BOnjour,
Je rejoins les points de vue de Campeur et Lélie et me demande si la question sous jacente importante ne serait pas: quelle importance accorder à tel ou tel signal de mon corps? Ou comment analyser les informations que mon corps me donne? (en considérant que la douleur est un signal, comme la sensation de faim ou de satiété en sont).
De là, l'importance de se connaitre,
de s'écouter PUIS d'analyser le message, de façon que (schématisons l'homme comme une machine

) : à un signal donné je sois à même d'attribuer une "gravité" et de là prendre les décisions idoines (possibilité ou non de continuer dans ma démarche, évolution dans ma façon d'agir..)
Bon tout ça c'est bien abstrait en lisant. Exemple:

En pratique, je fais de la muscu. Disons que j'ai arrêté depuis un certain temps, et que je m'y remette comme la dernière fois où je me suis arrêté dans l'entrainement. Comme ça fait un certain temps que j'ai pas fait de sport, je suis plein d'énergie, mes articulations sont nickelles, je crève la patate sur cette séance de reprise. Fin de la séance, lessivé, "bonne fatigue" , heureux. Le lendemain, malgré les étirements, ouille ouille, !! mal partout, fatigue générale. Pas bon. La réaction naturelle est de se dire, normal, je suis allé trop fort d'un coup pour une reprise, je douille. Bien fait pour moi, j'avais qu'à écouter les conseils de spécialistes au lieu de me croire supérieur. En calmant le jeu les prochaines séances, en m'appliquant dans les étirements et en faisant attention à la récupération, ça devrait rentrer dans l'ordre.
Autre cas de figure (quelques semaines plus tard disons), me voila installé dans ma routine d'entrainement, j'ai bien progressé au cours des quelques semaines passées et je m'entraine un jour sur deux. J'ai rarement de courbatures les lendemains d'entrainement, tout va bien. Seulement voila, à un exercice donné, mon épaule faible lache toujours, et je suis obligé de prendre des poids plus légers pour continuer mon entrainement. En plus de ça, quand je suis pas chaud elle craque alors qu'avant ce n'était pas le cas. Et puis comme si ça suffisait pas, le deltoïde gauche reste toujours tendu ou sous tension malgré les étirements, et ça me gène dans certains mouvements, mais à part ça tout va bien!
--> Cette fois, le piège réside dans le fait que j'ai intégré la douleur dans le cadre dans mon entrainement, et que c'est un effet secondaire "inévitable" parce que je m'entraine. Et c'est faux! Il y a quelque chose qui cloche, soit dans ma façon d'éxécuter les mouvements, soit plus gênant au niveau de mon corps . (anomalies, faiblesse...)
Pour résumer, il ne faut pas faire de ces douleurs une habitude, un pis-aller, mais peut être tenter d'en identifier la source et si possible de réagir en fonction.
(Et là je me dis que j'ai vraiment fait avancer le schmilblick!

)
Amicalement
Clemstout