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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Ecouter son corps ou s'écouter.  (Lu 12016 fois)

11 mai 2012 à 11:18:26
Lu 12016 fois

Patrick


Ça fait quatre mois maintenant que j'ai décidé de contrebalancer les effets invalidant d'une affection articulaire par une hygiène de vie améliorée et, effectivement l'amélioration du rapport masse maigre/masse grasse fait du bien physiquement et moralement.

Par contre, j'ai du faire envers et contre l'avis des médecins et envers et contre mon corps qui me traite de salopard à chaque mouvement, façon bulle de BD avec éclair et tête de mort.

Cette expérience personnelle qui consiste à faire toujours un peu, même les jours sans, m'amène à reconsidérer la notion d'écoute entre "écouter" un corps qui me renvoie des messages que je ne peux ni veux accepter au risque de "m'écouter", c'est à dire trouver toutes les bonnes raisons de ne pas faire.

Cette analyse est encore renforcée par la fréquentation régulière de cabinets de kinés et ostéopathes ou j'en chie des ronds de chapeaux à chaque fois mais où je me sent mieux après.

Ce fil ne consiste pas à parler de mon expérience perso, sauf si elle sert à d'autres mais à recenser vos expériences et analyses diverses en la matière.

11 mai 2012 à 11:27:33
Réponse #1

Corentin


Quand j'ai commencé la course à pied en septembre dernier, tout allait bien, je tenais des délais corrects pour un débutant et je me sentais à l'aise en courant. ... au début.

Je n'ai jamais eu de grosses galères ou douleurs mais parfois un gros manque de motivation en pleine course et des douleurs aux genoux et aux chevilles (rien de bien méchant mais de quoi décourager et se dire "Dans 5mn je fais demi-tour". J'ai quasiment tout le temps résisté et me suis motivé à continuer jusqu'à ce que les endorphines prennent le relais sur ma conscient et là ... quel bonheur !

Une vraie récompense à l'effort plus souvent mental que physique finalement et là, on se dit que l'on à bien fait d'insister !


11 mai 2012 à 11:35:45
Réponse #2

BULLYSSON


Le corps écoute souvent la tête, au final.
Il y a des douleurs qui s'estompent si la volonté est au rendez-vous. J'ai traîné au sale blessure au genou pendant des mois et c'est quand j'ai eu vraiment besoin de celui-ci que la sensation de douleur est parti. J'avais essayé mésothérapie, kiné, et aucun changement. Puis saoulé, j'ai fait plus d'étirement, bu plus d'eau, marché... de plus en plus, j'ai repris le footing et couru plus longtemps que je ne l'avais jamais fait. C'était il y a des années, aujourd'hui R.A.S mon genou va bien.
Comme quoi !
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

11 mai 2012 à 11:48:36
Réponse #3

DavidManise


Mmmm...

Typiquement, si on décide de ne pas écouter une sensation douloureuse, il faut savoir ce qu'on fait. 

Ca m'est arrivé de marcher sur une vilaine entorse, de bosser dessus, et rien à foutre.  C'est pas ma cheville qui allait me dicter ma vie.  Ben aujourd'hui les cartilages sont niqués à cause des ligaments trop laxes, et de l'effet de tiroir, et d'ici maximum 5 ans je suis bon pour le bloc. 

Idem pour mon épaule droite, démise trop de fois, qui commence à sérieusement être limitée dans son amplitude de mouvements...

Après, dans certains cas, la douleur est le résultat d'une inflammation contre laquelle on ne peut pas grand chose.  Dans ces cas là, et en l'absence de contre indication mécanique ou physiologique, la douleur peut s'avérer être la porte d'entrée dans un cercle vicieux : moins on fait, plus ça s'inflamme, etc.

Ce qui importe, c'est de comprendre que la douleur est une information.  Parfois, l'info est utile.  En général, même.  Dans de rares cas, elle est fausse, ou faussée, ou inutile.  Mais de faire la différence n'est pas évident, même pour un médecin...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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11 mai 2012 à 13:04:45
Réponse #4

caillou



Bonjour,

comme il s'agit de recenser les expériences :

j'ai régulièrement de douleurs de genoux type tendinite.

les fois ou j'ai du continuer à marcher ou courir se limitaient à : "je suis de l'autre côté de la montagne de toute façon il faut bien que je rentre"
j'en est toujours payé les frais. douleurs intenses et prolongées sur plusieurs jours par la suite.

quand un mouvement fait mal y'a des raison, il faut que le corps se repose et se "répare" cela ne se fait qu'avec du repos

je pencherai plus "selon mon expérience" pour une écoute de son corps (quand on a le choix bien sur)

bonne journée



11 mai 2012 à 14:39:01
Réponse #5

Lily


Hors accouchement, je ne sais pas ce que c'est que la douleur. En particulier celle qui provient de maladies qui limitent les mouvements, les déplacements, la vie, quoi. Donc je parle sans savoir et j'arrive avec mes questions de bleue :

Ca m'intrigue, cette formulation en "écouter son corps" comme si on écoutait une autre personne. Je la comprends, parce qu'on doit se sentir sacrément en désaccord avec son corps quand il nous lâche. Mais sur le fond, ça m'interroge.

Patrick, de ce qu'on se connaît, je sais un peu la force (fort peu commune) de ton caractère et ton mental de combattant. Du coup, je me dis que, pour toi, effectivement, se sentir mieux, c'est se dépasser et ne pas se laisser faire. Mais il n'y a pas forcément de mal à "s'écouter". Parce que le corps effectivement dit des choses (il y a des pathologies malheureusement où il dit n'importe quoi...) et qu'on est ce corps.

Je ne milite pas pour "s'écouter", juste pour un peu de bienveillance avec le corps, qui fait ce qu'il peut. C'est pas lui l'ennemi, c'est la maladie.

Encore une fois, c'est facile de parler sans savoir. Juste quelques réflexions comme ça.
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

11 mai 2012 à 15:21:41
Réponse #6

wash


On rentre dans un domaine qui est pas evidant et je vais essayer de donner mon point de vue.
Pour faire simple dans une articulation il doit y avoir un equillibre de tension entre les differents groupes musculaires et tendieux de part et d autre de cette meme articulation.
De plus il faut aussi un equillbre general du corps qui doit osciller autour de son centre de gravité , tout en tenant compte que le corps a un imperatif ... garder le regard horizontal .
Lors d un desequillbre , on va avoir soit une contrainte en compression d un coté de l articulation ce qui va donner de l arthrose
ou alors une contrainte en tension qui va donner une inflamation des tissus mous (ligaments , tendons etc ...)
et tres souvent il s agit d un mix au niveau de la meme articulation .
C est le meme principe qu en mecanique dans un engrenage , il faut un jeu pour que les pieces puissent bien bouger , que les axes soient bien paralleles , une bonne lubrification .

A partir de la , on peut forcer sur une articulation desesquillibrée , si on le fait dans le bon sens (reequillibrer les tension musculaires ) on a des chances que cela aille mieux ... mais sans avis medical c est la loterie .....(l exemple de la contracture musculaire qui va etre reduite par le mouvement , ou la faiblesse musculaire qui va se reequillibrer par de la musculation), et encore le principe d augmenter les tensions au sein d une articulation , c est pour moi une aberation , il vaut mieux les diminuer en fesant des etirements.
 Et meme si ça va mieux y a de grandes chances que cela soit due a une compensation de l articulation desesquillibrée vers une autre .... par exemple , un desequillibre de la cheville va donner une douleur et une usure au niveau du genou

Logiquement si on prenait grand soin de son corps , il ne devrait pas y avoir d arthrose qui est un consequence et non une cause ...

Bref la douleur n est pas la pour nous faire chier , mais c est un signal d alarme que le corps fonctionne mal et qu il est grand temps de savoir pourquoi ..... 
Apres y a la solution de faire comme avec une voiture quand le voyant rouge du moteur s allume ....... virer le fusible du voyant ...... et continuer sa route .



11 mai 2012 à 15:39:08
Réponse #7

Jas


Apres y a la solution de faire comme avec une voiture quand le voyant rouge du moteur s allume ....... virer le fusible du voyant ...... et continuer sa route .

Salut à toutes et à tous.

Je rebondis sur cette phrase en vous proposant cet article:

http://www.20min.ch/ro/news/insolite/story/Il--court--pres-de-40km-avec-une-jambe-cassee--30538539

"Il «court» près de 40km avec une jambe cassée!

Un Anglais de 37 ans se souviendra de son premier marathon. Il a parcouru la quasi totalité de l'épreuve avec une fracture du péroné de la jambe gauche. Une blessure dont il ignorait la gravité!"


11 mai 2012 à 18:35:06
Réponse #8

Cham


Bonsoir,

Il y a 16 ans un rhumato m'as dis que je ne ferai plus jamais de sports de ma vie... aujourd'hui j'ai 50 ans et je bouge encore comme un jeune ou presque (moins vite peut être).

En 1995 environ suite à un vaccin on m'a diagnostiqué une poly arthrite, avec toutes les conséquences connues : douleurs, ankyloses, morals en berne... des médicaments qui soulagent un peu la douleur mais qui détraquent le reste.

En 1997 j'ai eu un régime drastique : j'ai supprimé tous les produits laitiers et tous les aliments à base de farines de blés, maïs...
En quelques mois j'ai retrouvé une certaines mobilité et un soulagement des douleurs. J'ai perdu pas mal de kilos. Avec ma femme qui m'a énormement aidé nous avons repensé notre alimentation.

En quelques années j'ai arrêté tous les médicaments, et je pratique muscul et krav à bonne dose.
Maintenant à part quelques écarts volontaires, je suis ce régime, et je me porte à merveille.
Bye
Cham

11 mai 2012 à 18:41:29
Réponse #9

AD


Perso, je pars du principe qu'une douleur est un signal et qu'il faut savoir écouter pour en tirer des informations.
Bien sur certaines maladies dérèglent le système censé envoyer ces signaux. Exemple bénin : pour une allergie, le corps à une réaction à quelque chose qu'il considère comme "mauvais" mais qui ne l'est pas forcément. Bref, il faut savoir faire le tri.

Juste un petit exemple que j'aime beaucoup ... dès fois il vaut mieux écouter son corps que sa tête  ;)

Tiré de l'ouvrage "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber.

"La pensée humaine peut tout

Dans les années cinquante, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de Madère en provenance du Portugal, vient débarquer sa cargaison dans un port écossais. Un marin s'introduit dans la chambre froide pour vérifier que tout a vien été livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l'extérieur. Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons mais personne ne l'entend et le navire repart pour le Portugal.

L'homme découvre suffisamment de nourriture mais il sait qu'il ne pourra survivre longtemps dans ce lieu frigorifique. Il trouve pourtant l'énergie de saisir un morceau de métal et de graver sur les parois, heure par heure, jour après jour, le récit de son calvaire. Avec une précision scientifique, il raconte son agonie. COmment le froid l'engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils. Il décrit comment la morsure de l'air se fait brûlure intolérable.

Lorsque le bateau jette l'ancre a Lisbonne, le capitaine qui ouvre le conteneur découvre le marin mort. On lit son histoire gravée sur les murs. LE plus stupéfiant n'est pas là. Le capitaine relève la température à l'intérieur du conteneur. Le thermomètre indique 19° C. Puisque le lieu ne contenait plus de marchandises, le système de réfrigération n'avait pas été activé durant le trajet de retour. L'homme était mort uniquement parce qu'il ” croyait ” avoir froid. Il avait été victime de se seule imagination."


11 mai 2012 à 19:04:24
Réponse #10

wash


Bonsoir,

Il y a 16 ans un rhumato m'as dis que je ne ferai plus jamais de sports de ma vie... aujourd'hui j'ai 50 ans et je bouge encore comme un jeune ou presque (moins vite peut être).

En 1995 environ suite à un vaccin on m'a diagnostiqué une poly arthrite, avec toutes les conséquences connues : douleurs, ankyloses, morals en berne... des médicaments qui soulagent un peu la douleur mais qui détraquent le reste.

En 1997 j'ai eu un régime drastique : j'ai supprimé tous les produits laitiers et tous les aliments à base de farines de blés, maïs...
En quelques mois j'ai retrouvé une certaines mobilité et un soulagement des douleurs. J'ai perdu pas mal de kilos. Avec ma femme qui m'a énormement aidé nous avons repensé notre alimentation.

En quelques années j'ai arrêté tous les médicaments, et je pratique muscul et krav à bonne dose.
Maintenant à part quelques écarts volontaires, je suis ce régime, et je me porte à merveille.
Bye
je suis dans le meme style ....a 23 ans on m a interdit de competitions vu que j avais autemps d arthrose dans les genoux qu une personne de 70 ans ..sic
A l epoque j arrivais difficilement a descendre un escalier , et mon genou droit (rupture du ligt croisé anterieur ) se derobait souvent ... j ai pris les choses en main avec une muscu qui va bien pour gainer l articulation et j ai jamais arreté de faire du sport depuis , faut juste que je fasse gaffe a ne pas trop me solliciter de façon intensive ...
Tout ça pour dire que oui il y a des solutions faut juste se pencher sur le probleme ... et non pas faire une generalitée , car chaque cas est different .
Et surtout il y a toujours une solution ....
Je dis ça car je sors de chez le cardio ( j ai fait un infarctus y a 10 jrs ) et en fait il m a  prit pour un protocole et non pas une personne ... donc je change de cardio ......

11 mai 2012 à 19:11:02
Réponse #11

Gros Calou


Patrick, de ce qu'on se connaît, je sais un peu la force (fort peu commune) de ton caractère et ton mental de combattant. Du coup, je me dis que, pour toi, effectivement, se sentir mieux, c'est se dépasser et ne pas se laisser faire. Mais il n'y a pas forcément de mal à "s'écouter". Parce que le corps effectivement dit des choses (il y a des pathologies malheureusement où il dit n'importe quoi...) et qu'on est ce corps.

Tafdak avec Lily, te connaissant, tu es comme le chevalier dans "Monty python sacré Graal" qui les bras coupés et les jambes coupées envoyant des giclées de résinet dans tout les sens tu continus à insulter ton adversaire "allez viens te battre lavette" etc...
Je pense aussi que le corps envoi des signaux, mais je pense aussi qu'a un certain stade de douleur et d'handicape lié à la douleur, il faut essayer autre chose.

Là j'ai une gastro et bien je m'écoute et ne m'éloigne pas des toilettes  ;#

 ;)

11 mai 2012 à 20:00:57
Réponse #12

Gros Calou


Des mecs courageux, j'en connais, des mecs comme Pat.....J'en connais pas des masses  ;)

11 mai 2012 à 20:18:41
Réponse #13

Campeur


Cette expérience personnelle qui consiste à faire toujours un peu, même les jours sans, m'amène à reconsidérer la notion d'écoute entre "écouter" un corps qui me renvoie des messages que je ne peux ni veux accepter au risque de "m'écouter", c'est à dire trouver toutes les bonnes raisons de ne pas faire.

tout dépend d'ou on part en fait... si je suis un sportif accompli habitué à l'effort physique, je sais faire la différence entre les douleurs "de confort" et les douleurs qui m'assurent qu'au delà ça va casser.

si à la moindre courbature, au moindre muscle un peu maché, je ne fais pas, je m'écoute, plus que je n'écoute mon corps... j'écoute ma paresse naturelle et évite de faire ce qui risque de me couter un tout petit peu d'énergie.

Si par contre, en pleine possession de mes moyens et fort mentalement, mon corps me crie stop, via une déchirure musculaire, un malaise... j'ai plutôt intérêt à l'écouter et à lever le pied.

je pense malgré tout qu'il faut faire les deux... écouter de temps en temps, sa paresse naturelle, pour tout simplement reposer son esprit, poser sa force mentale dans un coin... son âme de guerrier et se laisser aller... ça permet de durer.

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

11 mai 2012 à 21:45:55
Réponse #14

Clemstout


BOnjour,

Je rejoins les points de vue de Campeur et Lélie et me demande si  la question sous jacente importante ne serait pas: quelle importance accorder à tel ou tel signal de mon corps? Ou comment analyser les informations que mon corps me donne? (en considérant que la douleur est un signal, comme la sensation de faim ou de satiété en sont).

De là, l'importance de se connaitre, de s'écouter PUIS d'analyser le message, de façon que (schématisons l'homme comme une machine  :-\ ) : à un signal donné je sois à même d'attribuer une "gravité" et de là prendre les décisions idoines (possibilité ou non de continuer dans ma démarche, évolution dans ma façon d'agir..)

Bon tout ça c'est bien abstrait en lisant. Exemple: ;#
 En pratique, je fais de la muscu. Disons que j'ai arrêté depuis un certain temps, et que je m'y remette comme la dernière fois où je me suis arrêté dans l'entrainement. Comme ça fait un certain temps que j'ai pas fait de sport, je suis plein d'énergie, mes articulations sont nickelles, je crève la patate sur cette séance de reprise. Fin de la séance, lessivé, "bonne fatigue" , heureux. Le lendemain, malgré les étirements, ouille ouille, !! mal partout, fatigue générale. Pas bon. La réaction naturelle est de se dire, normal, je suis allé trop fort d'un coup pour une reprise, je douille. Bien fait pour moi, j'avais qu'à écouter les conseils de spécialistes au lieu de me croire supérieur. En calmant le jeu les prochaines séances, en m'appliquant dans les étirements et en faisant attention à la récupération, ça devrait rentrer dans l'ordre.

Autre cas de figure (quelques semaines plus tard disons), me voila installé dans ma routine d'entrainement, j'ai bien progressé au cours des quelques semaines passées et je m'entraine un jour sur deux. J'ai rarement de courbatures les lendemains d'entrainement, tout va bien. Seulement voila, à un exercice donné, mon épaule faible lache toujours, et je suis obligé de prendre des poids plus légers pour continuer mon entrainement. En plus de ça, quand je suis pas chaud elle craque alors qu'avant ce n'était pas le cas. Et puis comme si ça suffisait pas, le deltoïde gauche reste toujours tendu ou sous tension malgré les étirements, et ça me gène dans certains mouvements, mais à part ça tout va bien!
--> Cette fois, le piège réside dans le fait que j'ai intégré la douleur dans le cadre dans mon entrainement, et que c'est un effet secondaire "inévitable" parce que je m'entraine. Et c'est faux! Il y a quelque chose qui cloche, soit dans ma façon d'éxécuter les mouvements, soit plus gênant au niveau de mon corps . (anomalies, faiblesse...)

Pour résumer, il ne faut pas faire de ces douleurs une habitude, un pis-aller, mais peut être tenter d'en identifier la source et si possible de réagir en fonction.

(Et là je me dis que j'ai vraiment fait avancer le schmilblick!  :-[ )

Amicalement

Clemstout
Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.--Marc-Aurèle--

12 mai 2012 à 20:46:59
Réponse #15

Lio


Récemment, j'ai eu des maux de dos (visiblement inflammation des lombaires) à en chier un matin (trop de marche courbée la veille en spéléo) Après m'être fait "craqué" plusieurs faux mouvements qui me lançaient comme pas possible dans la matinée et quelques étirements, j'ai eu une légère activité physique l'après midi en faisant gaffe à mes mouvements et je pense que ça a permis aux lombaires de s'étirer. De toute façon, à rester assis, je finissais par courber le dos ou contracter pour ne pas courber donc ça fatiguait plus qu'autre chose.

J'ai entendu dire qu pour le musculaire, l'articulaire, le tendineux, une activité physique normale aidait à a guérison. Des infos là dessus?

Lio ;)
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages.
Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer:" jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien"
Mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage. (La Haine)

13 mai 2012 à 09:07:46
Réponse #16

Patrick


Typiquement, si on décide de ne pas écouter une sensation douloureuse, il faut savoir ce qu'on fait.
Je ne compte plus les professionnels de santé consultés, rhumatos (12 différents), neurologues, kinés, ostéos et je dois en oublier qui m'ont dé"montré qu'ils savaient, dans mon cas très peu.

Ce que je constate c'est que quand je m'écoute et j'arrête pour faire passer la douleur, je ne vais pas foncièrement bien mieux. J'ai aussi souvent constaté qu'àprès un premier avis franchement hostile à une activité quand je retourne vers eux pour rapporter une amélioration je m'entends souvent dire :

  • soit :"pourtant ça ne devrait pas"
  • soit : "ok bein alors continuez"

Donc comme le dit David j'essaye de me connaître mieux et sur un plan largement au delà du simple aspect physique car on est dans ces cas là le plus souvent livré à soi-même.

13 mai 2012 à 09:56:12
Réponse #17

Nathan-Brithless


Typiquement, si on décide de ne pas écouter une sensation douloureuse, il faut savoir ce qu'on fait. 

bien d'accord, mais il n'y a pas que la douleur..sensation de froid, de soif...(ça me fait penser à un AMM qui n'écoutait pas la soif de ses clients..une vraie burne, le mec...)
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

13 mai 2012 à 10:11:55
Réponse #18

DavidManise


Donc comme le dit David j'essaye de me connaître mieux et sur un plan largement au delà du simple aspect physique car on est dans ces cas là le plus souvent livré à soi-même.

Ouaipe.  Et donc pour moi, tu sais ce que tu fais.  

Il faut une volonté immense pour parvenir à faire malgré les douleurs que tu as.  Et je pense que si la littérature médicale n'a pas les infos, c'est probablement parce que peu ou pas de gens arrivent à tester l'activité physique malgré tout ça.

Ce qui serait sympa c'est que tu puisses leur communiquer les résultats ensuite, si t'en trouves qui sont assez ouvert d'esprit...  

Ciao ;)

David
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13 mai 2012 à 10:55:50
Réponse #19

dan11


Bonsoir,

Il y a 16 ans un rhumato m'as dis que je ne ferai plus jamais de sports de ma vie... aujourd'hui j'ai 50 ans et je bouge encore comme un jeune ou presque (moins vite peut être).

En 1995 environ suite à un vaccin on m'a diagnostiqué une poly arthrite, avec toutes les conséquences connues : douleurs, ankyloses, morals en berne... des médicaments qui soulagent un peu la douleur mais qui détraquent le reste.

En 1997 j'ai eu un régime drastique : j'ai supprimé tous les produits laitiers et tous les aliments à base de farines de blés, maïs...
En quelques mois j'ai retrouvé une certaines mobilité et un soulagement des douleurs. J'ai perdu pas mal de kilos. Avec ma femme qui m'a énormement aidé nous avons repensé notre alimentation.

En quelques années j'ai arrêté tous les médicaments, et je pratique muscul et krav à bonne dose.
Maintenant à part quelques écarts volontaires, je suis ce régime, et je me porte à merveille.
Bye

Tu as eu ou su suivre les bons conseils, c'est pas facile mais on me disait "condamner" et bien le problème venait d'ailleurs
et tiens donc, comme par hasard on retrouve les céréales et les produits laitiers.... (pourtant bien vantés à la TV)
mais va expliquer ça à un médecin........
You can fool one people one time
You cannot fool all of the people all of the time

13 mai 2012 à 11:12:03
Réponse #20

dan11


je fais très gaffe à la douleur, non pas que je ne la supporte pas
mais je suis avant tout mon instinct...c'est lui le chef
si l'instinct me dit qu'à court terme, cela ne risque pas de fragiliser
une des composantes de la règle des 3,
donc de m'entraîner dans une situation potentiellement pire
que la "réalité" connue de l'instant T, alors je "peux" passer dessus

sinon, méfiance !!! :glare:
par exemple, je vais m'arrêter, bien envelopper mon genoux ou ma cheville
en cas de douleur naissante et d'une descente qui s'annonce, (et pas jouer les fiers)
=> ne pas surenchérir sur une difficulté à venir donc, hein ?!

Il y a aussi l'aspect long terme, pour moi la survie n'est pas
qu'une affaire de survie à court terme !
si une récurrence de douleur a lieu, il y a théoriquement une menace ....
et qui peut affecter le long terme ! (handicap ??)
(et ce n'est pas acceptable pour moi moralement
de laisser sciemment le truc s'installer si on peux agir de manière pro active)
Il conviendra donc de trouver la source,  :ohmy:
alors ca peut être d'ordre mécanique, mauvaise position, habitude, alimentaire...etc
You can fool one people one time
You cannot fool all of the people all of the time

13 mai 2012 à 12:03:32
Réponse #21

Patrick


Le problème, c'est qu'on finit par s'habituer à la plupart des douleurs régulières mais que cette habitude peut générer d'autres affections plus tard et parfois plus graves.

Un autre des problèmes est que la médecine moderne consiste à s'en remettre pour notre santé aux professionnels et non à prendre en charge notre santé sur le long terme.

Par ailleurs et même si on peut affirmer que la plupart des professionnels sont des gens honnêtes guidés par le souci de l'autre, personne n'a intérêt à ce que les visites cessent, que la consommation médicinale se réduise car c'est un pan entier de notre économie que la santé à  défaut de NOTRE santé. En celà, je ne privilégie pas plus les disciplines alternatives qui ont strictement les mêmes intérêts, la concurrence étant rude.

13 mai 2012 à 17:48:51
Réponse #22

Joe l indien


Idem pour mon épaule droite, démise trop de fois, qui commence à sérieusement être limitée dans son amplitude de mouvements...

Si j'puis permettre :
J'ai "subit" le même problème. Vieille blessure au foot, suite à un gros choc.
Puis les années sont passées, de temps en temps l'épaule sortait, un petit coup sec la faisait se remettre en place.
Le lendemain on a mal mais quelques jours après ça passe. Donc on est loin d'une blessure style "croisés du genou" qui est vraiment beaucoup plus handicapante.
Puis avec le temps l'épaule sortait de plus en plus souvent : bloquer un mawashi devenait TRES dangereux.

J'ai fini par écouter mon corps et donc à me résoudre à l'opération. 1 an 1/2 après je m'en félicite car j'ai l'impression d'avoir récupéré mon bras gauche à 95%, le reste étant plus mental.

J'en ai ch** 3 ou 4 mois, mais le risque est un arrachement des ligaments, là ça devient bien plus lourd.  :down:

@ bientôt

Horizon pas net, reste à la buvette

13 mai 2012 à 18:03:44
Réponse #23

DavidManise


Toujours plus facile d'éteindre le feu de suite avec un verre d'eau que plus tard avec 14 flottilles de canadairs ;)

David
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13 mai 2012 à 18:46:59
Réponse #24

wash


Le problème, c'est qu'on finit par s'habituer à la plupart des douleurs régulières mais que cette habitude peut générer d'autres affections plus tard et parfois plus graves.

Un autre des problèmes est que la médecine moderne consiste à s'en remettre pour notre santé aux professionnels et non à prendre en charge notre santé sur le long terme.

Par ailleurs et même si on peut affirmer que la plupart des professionnels sont des gens honnêtes guidés par le souci de l'autre, personne n'a intérêt à ce que les visites cessent, que la consommation médicinale se réduise car c'est un pan entier de notre économie que la santé à  défaut de NOTRE santé. En celà, je ne privilégie pas plus les disciplines alternatives qui ont strictement les mêmes intérêts, la concurrence étant rude.
IL faut en fait trouver le professionnel qui cherche la cause et non pas ceux qui traitent les symptomes  ....
Par exemple , je trouve debile de donner un antalgique a quelqu un, temps que l ont a pas trouvé la cause de ses douleurs , apres oui biensur , ça sert a rien d avoir mal pour rien vu que la douleur a remplie son role ...
Mais des fois trouver la cause peut etre complexe et demande au patient d etre a l ecoute de son corps car se sont de petits details qui donnent la solution ..... et c est toujours lui qui detient la clef .
C est pour ça qu il ne faut pas se limiter a un style de "medecine" ...ni a un praticien .
La ou je te rejoints c est qu il y a des praticiens et des industries qui se sont specialisées dans le traitement des symptomes ... et la on devient une rente .

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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