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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: C’est devenu un rituel, trois jours Bouse craft !  (Lu 6246 fois)

23 janvier 2012 à 17:26:08
Lu 6246 fois

Nirgoule


C’est devenu un rituel, trois jours Bouse craft !
… ou 5 puis 6 en janvier sur le plateau des «  milles et unes vaches ».

Aurons-nous le froid et la neige ? Aurons-nous la pluie ?

Nous avons eu le froid et la pluie. Après tout c’est ce que nous recherchions, donc bien fait !

Après réunion sur Paris et descente en train, montée dans les voitures et arrivée des n°1, n°2 et n°3 sur place vers 20h30. 6°, du brouillard pas (encore) de pluie, tout va bien.
Les sacs sont dans la voiture. On se change et on part pour 5 à 6 km de moyenne montagne (800m) vers 21h 30.

La nuit est noire pas moyen de se passer des frontales. Malgré, il y a deux mois une reconnaissance partielle de jour, l’orientation n’est pas aisée. Les notes écrites durant le repérage facilitent pourtant la progression. Mais Les points de repères semblent ne plus être tous là. Ce qui paraissait évident de jour prend une autre dimension la nuit. Le pas est lent. Les haltes pour faire le point sont fréquentes. Ayant emporté quatre cyalumes, je compte des disposer aux endroits clef. Déjà l’un d’eux ne s’allume pas ! Faut donc se limiter.

 Nous arrivons sur zone vers 23h 30. Bord d’un lac, sous bois de hêtres et sapin. Nous montons le camp à la lueur des lampes. Le sol est bien mouillé, il y a un léger vent, 3°. Nous avons tous trois nos cagoules et gants. Les sardines s’enfoncent dans l’humus comme dans de la neige, elles ne tiennent pas. Nous taillons donc des piquets de bois pour encrer les haubans.

N°4 et n°5 arrivant au parking à 1 heure, deux d’entre nous repartent les chercher. Nous laissons donc une personne au camp. Ca fait de l’entraînement (sans les sacs malgré tout).
Revenir sur ses traces s’avère plus facile que prévu, les 3 cyalumes nous aident mais aussi et surtout l’attention portée à l’aller sur les points de repère en se retournant souvent. Je pose néanmoins une petite lanterne rouge à pile à un croisement. Puis nous arrivons au point de départ.

Il est 2 heures, nos deux amis ont eu le temps de se changer eux aussi. Nous repartons donc rapidement. Cette fois-ci il n’y a pas d’hésitation à tracer la route, je ramasse mes bâtons lumineux et la lanterne. Le camp est atteint à 3 heures du matin. Nous n’avons pas mangé grand-chose mais l’envie de dormir nous tire vers les sacs de couchage, 3h30 les premiers ronflements se font entendre…

Je m’éveille vers 9 heures, notre petit monde se prépare lentement, il a plu toute la nuit pratiquement, il fait 4° et un vent de NO. Corbak filtre et fait chauffer l’eau du thé, nous échangeons les victuailles. Le thème était, cette année, non pas préparer un animal, mais manger sa cuisine de produits de saison et locaux. Il y a eu, malgré tout, quelques exceptions je dois dire !

Un des exercices du samedi matin en vue était la traversée, en ligne droite, d’un gué et d’un marécage sans en connaître vraiment la teneur. Nous nous étions préparé au pire : sacs plastiques et le duct tape, chaussettes étanches, voire pieds nus. L’obstacle est différent de l’attendu, de la végétation aquatique peu d’eau hormis à certains endroits, mais de la boue. Puis un joli ruisseau que nous enjambons facilement. Déception. En revanche le spectacle de la nature en hiver est là, avec ses contrastes de couleur : le rouge des feuilles de hêtre, le vert des mousses au sol et du lichen dans les arbres, le gris de la roche granitique et nos accoutrements en dominance vert olive.
« Modifié: 24 janvier 2012 à 14:58:17 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

23 janvier 2012 à 17:27:26
Réponse #1

Nirgoule


Nous suivons un chemin, puis une petite route, le vent se lève et des bourrasques de pluie s’abattent sur nous, il est temps de déjeuner, nous nous abritons du vent dans une sapinière en contre bas. Nous allumons un petit feu. Coton vaseliné et résine font prendre le petit bois pourtant bien humide.

Après être reparti nous voilà devant notre deuxième tout droit. Deux sommets à relier. Premier problème, une quadruple rangée de barbelés qui nous font faire une entorse à la géométrie. Peu après ce détour, nous attaquons un bois de genets mêlé à des hautes ronces. La seule machette dont nous disposons est un peu lourde pour trancher efficacement la forte densité de ces lianes souples et piquantes. Nous nous obstinons malgré tout. Un observateur étranger trouverait la situation cocasse car une petite route parallèle à notre cap est à seulement trente mètres !!
Justement une camionnette de gendarmerie s’arrête et un des occupants nous demande ce que nous faisons là et où nous allons. « Nous sommes en randonnée un peu extrême » explique Laurent.  Réponse du gendarme : « mais là ce que vous faites, c’est pire que les chasseurs ! ».
Après quelques griffures aux mains, la troupe descend une coupe de bois, toujours en ligne droite en suivant les 120°. La pente s’accélère sous les douglas et nous débouchons sur un torrent. L’eau est abondante, nous le longeons et le traversons plusieurs fois en fonction du degré de pénétration de la végétation, car là aussi les ronces s’en donnent à cœur joie. Saut de pierre ou de rochers, passages sur les arbres couchés en travers du cours d’eau. Les pieds sont le plus souvent trempés.



Il se fait tard, nous n’arrivons pas à entrer en contact avec N°6. La nuit ne va pas tarder, il faut abandonner le torrent dont le parcours nous ralenti et nous fatigue, nous remontons et rejoignons une petite route et très vite le site visé, à savoir un bois de douglas au bord du ruisseau.
N°006 est bien là, il nous apporte quelques échantillons de sa cuisine et de sa production, le tout est bienvenu.
La nuit tombe, nous avons juste le temps de monter les tarps. Nous cherchons le bois sec en vain, le feu s’allume difficilement, il peine à sécher nos vêtements et guêtres. Il pleut toujours, la température avoisine les 5°.
Pains d’épice, petits pains aux raisin, compote de kiwi, noix, baies, pommes, scones, pâte de coin, nous procédons aux mêmes échanges. S’y ajoutent désormais enchaud et pâté de cochon. Le repas frugale néanmoins se termine sur de très petites notes d’alcool autrichien : tous ne sont pas fort en géographie dans notre groupe.  
Le feu moyen sèche quand même un peu ma M65 nouvellement acquise, à l’aise dans les ronces mais lourde sous la pluie. Il est 21h30 cette fois-ci et c’est dodo pour tout le monde.

Il pleut toute la nuit. Réveil vers 9h, l’effort a été non négligeable : dénivelé, ronciers et divers sauts d’obstacles toute la journée de la veille. Nous méritions de récupérer ces heures de sommeil. Le feu reprend difficilement. Nous finissons nos vivres, puis chargés des sacs nous remontons vers le Sud afin de terminer la boucle.

En moins de deux heures nous voilà au parking du village. Le petit restaurant associatif et généreux nous propose porc aux olives et  assiette frites-jambon-salade-camenbert au four. C’est du délire. Les sangliers du limousin, que nous étions devenus, se jettent à corps perdus dans la civilisation, inconscients des dangers dont elle regorge ! Le spectacle fait peine à voir.

Pourtant tout avait bien commencé.
« Modifié: 09 février 2012 à 16:34:56 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

23 janvier 2012 à 20:55:08
Réponse #2

athlon


"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

24 janvier 2012 à 04:27:20
Réponse #3

gmaz87


Bjr,
Je n'ai fait pour ma part qu'un bref passage le samedi en fin de journée et je suis resté pour casser la croute avec les copains.
Comme d'habitude, toujours une superbe ambiance même pas altérée par cette pluie fine et si typique du coin qui tombait, tombait...
Je ne peux parler que de ce que j'ai vu: la bouffe  ;D
Très bien, le plus de trucs fait maison, bref un bon moment de partage.
@ Athlon, moi aussi (les autres itou j'en suis sur) j'ai bien regretté ton absence.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

24 janvier 2012 à 11:08:40
Réponse #4

Nirgoule


Vous m'avez manqué !
 :'(

Manque partagé  :( , une autre fois je l'espère.

Je n'ai pas parlé d'un exercice très difficile auquel s'est livré Corbak : un feu par friction. Taille des outils et essai presque réussi (vu l'humidité ambiante) de la production de braises. La technique était là et nous étions tous attentifs à la position, une image de la mise en pratique.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

24 janvier 2012 à 16:47:28
Réponse #5

Nirgoule



Habillement de haut en bas

Chapeau à bords en feutre de laine***. Bien dans le froid, canalise l’eau hors du cou.
J’ai souhaité essayer des sortes de lunettes balistiques- pour me protéger des branches basses. Je les ai retiré à cause de la  buée.
Cagoule laine****, la clim en rando fraîche.
Foulard coton – soie* retiré également, trop chaud.
Veste M65 coton polyester**. Bien taillée et accessoirisée (4 poches extérieures et deux intérieure), elle n’est pas conçue pour se porter sous un sac de rando, la ceinture obture les poches basses, les bretelles ferment en partie celles du haut. Dommage car la veste excelle dans les ronciers. Sous la pluie et traitée convenablement, elle tient quelques heures mais finie par se charger en eau et demande à être séchée chaque soir face à un bon feu. Pas d’effet carton.
Chemise d4 de chasse** *2 poches poitrine fermantes à pression, coton et doublure polaire. Très pratique et discrète.
Sous vêtement d4 en laine**, la laine mouillée finie, le troisième jour de suite, par sentir la laine mouillée. Sèche plus difficilement qu’un tissu technique.
Boxer ascics ** tissu technique, bien mais sans doute pas assez absorbant.
Mitaines-gants lowe alp*** en tissu molletonné technique, compromis entre les gants et les vrais doigts coupés. Pas idéal comme tous les compromis mais évite d’enlever sans cesse les gants pour travailler en précision.
Pantalon en G1000***, 7 poches. Je me sers d’une poche couteau, 1 carte, 1 pochette survie, 1 mouchoir. Compromis solidité, feu et séchage rapide. Ce n’est pas un pantalon étanche après le 1er lavage. Serrage au bas bien pratique.
Chausettes rywan en laine****. Que du positif.
Chaussures GTX montante****. Idéale sous la pluie.
Guêtres montante coton VCamp***, la quatrième* si la boucle était plus solide ; Sèchent vite et laisse passer la transpiration, pas de condensation donc. L’étanchéité est suffisante pour qu’un pied posé à mi mollet dans l’eau boueuse reste sec. 

Le matériel


Sac krimor 60L**. Bonne contenance, commence à dater côté confort et accessoirisation. Etanchéité à refaire. Tissu cordura excellent sous bois.
Sursac de couchage exped***, la quatrième étoile si l’accès était plus facile. Bien respirant et imper.
Duvet d4 0°***, bon rapport qualité prix pour ces températures, avec le sursac et un matelas therm je peux descendre à -5°.
Thermarest 120cm***, toujours pas crevé et toujours aussi isolant. Prend peu de place dans le sac. Un investissement de long terme.
Polycree****, léger et solide, tient même en montagne. Un indispensable.
Tarp 3x3***, un peu lourd (1300) mais idéal pour deux ou trois. Les 8 boucles tissus permettent un bon ancrage, manque une boucle au centre.
Sardine alu---, en terrain d’humus et de feuilles, les piquets fins ne servent pas. Il faut se tailler des piquets dans des branches de bois sec.
Coton vaseliné et résine****, idéal pour le bois trempé.
Porte carte ortlib****, étanche, Solide et bien transparent. Roulé il tient dans la poche cuisse.
GPS 60csx**. Précision, solidité, économie des piles mais faible lisibilité.
Tasse en plastique vert***, accrochée au sac, pas fragile. Ne brûle pas les lèvres.

Voilà vous en savez des choses. Surtout pas de question des fois que vous vous fassiez mal voir  ;#
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

06 février 2012 à 22:37:18
Réponse #6

corbak


Très belle sortie, très bon retex de Nirgoule, qui m'a fais revivre la sortie une deuxième fois  :)

Mon équipement:

Woolpower ulfroté 400 sur une première couche en polartec de chez Halglöf (merci Rod),
troisième couche une veste polaire bas de gamme et un truc genre kway pas super respirant par dessus le tout.

Une autre polaire légère en back up, un uffrotté 200 et le poncho d4.

Pantalon helicon, le kaki, en polycoton... l'étiquette est effacé à force de m'en servir.
Une couture à quand même lâché à l'entre jambe, ça fait à peu près un an que je le porte souvent pour faire pas mal de saloperie, donc je ne lui en veux pas des quelques coup d'aiguille que je dois lui mettre.
Caleçon ulfrotté 200 pour la nuit.

Chaussette chaude de chez d4 (x2) et chaussure montante de chez d4 aussi qui sont lourdes et de moins en moins étanche, et qui ne sèche pas bien vite. Guêtre bas de gamme.
Tour de cou, bonnet et gant (acrylique).

Sac à dos norrona combat pack 35l, le même que le berghans mais en mieux fini, costaud et
pour les 12 ou 13 kg que je transportais, confortable.

Def 4 avec sac à viande en soie , tarp D4,

matelas thermarest, le jaune et gris alvéolé, avec en plus un isolant initialement fait pour refléchir la chaleur des convecteur, de chez liddle (à usage unique),
couvrante de survie légère.

Bivy bag de chez medical adventure que j'ai voulu tester en sursac...Scie pliante et couteau. matos pour affutage.
Nalgène et msr 2L.


Une poche Plce, qui contenais de quoi manger (noisette,amende, baie de goji, pate de coin, thym et miel) , tasse plastique, un jetboil, ma trousse de secours, poche à eau 2L D4 et paille filtrante.

Dans les poche, frontale, feu, couteau et deux trois bricole.


Bon point pour la polartec, en combinaison avec la veste ulfrotté 400 et la polaire. J'ai été bien au chaud tout du long, même humide. En statique comme en dynamique.
Il me manque un truc qui pourrait remplacer la polaire en troisième couche et le genre de kway.
Un truc solide, respirant et pourquoi pas imperméable...Une genre de Smoke peut être en plus léger.

Bon point pour la paille filtrante, les rivière ne manquant pas j'ai pu me réapprovisionner en eau tout du long peinard.

Bon point pour le jetboil (merci Calou) j'ai pu faire des infusions de thym très rapidement lors des pauses. C'est vraiment agréable de pouvoir boire quelques chose de chaud presque tout de suite.

Bon point pour le Def 4... temps de m*rde sac de couchage humide, j'ai testé le bivybag en sursac la deuxième nuit, ça a condensé à mort (et c'est même pas comme si on me l'avais pas dis... :-[) et du coup le Def 4 étais trempé, j'ai quand même eu chaud. J'aurais bien voulu le testé une troisième nuit pour voir...

Bon point pour le pantalon helicon, qui sèche super vite.

Bon point pour le prémontage du tarp, inspiré de celui de Guillaume, montage en canadienne, avec mousqueton et cordelette déjà fixé, y a plus qu'à. Bon j'ai quand même besoin d'un peu d’entraînement... ;#

Mauvais point pour mes chaussures qui sont vraiment trop lourde... Une paire montante, imper et pas lourde c'est mon rêve. Avec des guêtre, des vrai qui respirent... j'étais mouillé à cause de la condensation.  

Bon le matos ça fait pas tout, mais entre la première sorti et celle ci, il y a quand même une nette amélioration en terme de confort, mais peu faire mieux.

Un petit essais de feu par friction, qui c'est avéré un échec, mauvais choix du bois (du hètre, y a mieux...) j'aurais du prendre du pin, mais dur de trouver quelque chose de sec. la préparation du kit pas vraiment top, mais je me vengerais...

Reste le plus important la magie du lieu... À chaque fois je suis sur le cul !!!
C'est magique


























 :love:

Un très mauvais point, l'absence de Athlon... :'(

Sans ses ronflements en même temps c'était sympa, j'ai pu dormir... ;#


« Modifié: 06 février 2012 à 22:47:26 par corbak »

06 février 2012 à 22:47:32
Réponse #7

athlon


Bon point pour le Def 4... temps de m*rde sac de couchage humide, j'ai testé le bivybag en sursac la deuxième nuit, ça a condensé à mort (et c'est même pas comme si on me l'avais pas dis... :-[) et du coup le Def 4 étais trempé, j'ai quand même eu chaud. J'aurais bien voulu le testé une troisième nuit pour voir...

Je ne me marre pas en douceur.... non....

Reste le plus important la magie du lieu... À chaque fois je suis sur le cul !!!
C'est magique

Comme la dernière fois.... un sentiment de la comté de bilbo....


Un très mauvais point, l'absence de Athlon... :'(
Ouais, moi aussi il m'a manqué !


Sans ses ronflements en même temps c'était sympa, j'ai pu dormir... ;#
Foiré !


"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

07 février 2012 à 18:19:35
Réponse #8

Nirgoule


Je reviens un instant sur 3 enseignements de la marche sous la pluie en hiver.

1 On remarque que l’on a pris notre temps notamment pour dormir le matin.
Du coup nous arrivions au point convenu à la tombée de la nuit.
Pas idéal pour monter le camp, repérer les places, le bois mort, etc.

Là, sachant le point d’arrivée à 1 jour de marche, on avait aucune pression. Marcher les pieds trempés une journée ça passe, même l’hiver.

Mais on s’est dis, avec le groupe, qu’il aurait pas fallu continuer comme ça pendant une semaine. Genre 6 jours dans les highland en hiver comme c’est prévu en 2013.

Ainsi, en cas de marche éloignée de plusieurs jours d’un site de replis :
- se lever de façon à arriver au moins 1h 30 avant le coucher du soleil pour …
- avoir le temps repérer les emplacements,
- monter le camp,
- faire une grosse provision de bois (de façon à donner du volume au feu pour sécher tout le matériel trempé).

2 L’humidité
dans les vêtements pompe les calories du corps à grande vitesse. C’est pratique pour faire fondre la bedaine, mais c’est crevant à la longue. Rester sec est impératif, je dirais à partir du troisième jour et cela d’autant plus que la température avoisine les 0°.

Aussi j’évacuerai les tissus hydrophiles (coton)  pour ne garder que des produits techniques, séchant vite, respirant ou imperméables.
En cas d’incertitude sur les conditions climatiques hivernales, je conseillerai de choisir une tente au détriment du tarp, toujours lorsque les accès aux villages sont à plusieurs jours.

3 En conditions difficiles, la convivialité aide à passer le froid, la faim, la fatigue. Les moments passés autour du feu sont importants pour le groupe. On blague, on échange des expériences, on est bien ensemble. Sous la pluie, même avec un feu, on choisit de rester ensemble même mouillé.
J’ai repéré quelque tipi qui offrirait peut être l’avantage à 5 ou 6 personnes de se garder au sec et à l’abri du vent le temps des repas du matin et du soir. Un genre de tente mess rapidement montée et malgré tout légère et permettant de faire un feu au milieu idéalement !

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

07 février 2012 à 18:36:09
Réponse #9

jeanjacques


En cas d’incertitude sur les conditions climatiques hivernales, je conseillerai de choisir une tente au détriment du tarp

Vu que ton scénario se base sur l'apport du feu, autant privilégier la tarp qui te permet de dormir à l'abri de la pluie et du vent et en plus d'avoir le brasier en face de toi.

Là le problème ce n'est pas l'hiver, c'est justement le fait que ca ne soit pas un véritable hiver. La plage de température entre -5 et +5 est vraiment la plus difficile à gérer.

L'intérêt de démarrer tôt est également d'éviter cette période la plus froide de la journée. Il peut être intéressant également de minimiser la pause le soir. Dans un cadre de rando particulièrement (pas de bushcraft). Profiter d'être encore chaud pour entrer dans son SDC et partir tôt le matin sont des solutions idéales pour quelqu'un qui souhaite maximiser le temps de marche et emporter le strict nécessaire de matériel (en plus extreme on peut choisir de marcher la nuit et de dormir la journée).

Penser au VBL peut être une bonne solution quand les conditions pourries ont tendance à s'étirer.

- se lever de façon à arriver au moins 1h 30 avant le coucher du soleil

Eviter de se fixer un objectif à atteindre absolument, c'est le meilleur moyen de se mettre dedans... On marche, si on y arrive c'est bien, si ce n'est pas le cas pas grave (d'où l'intérêt d'être le plus autonome possible, ne pas compter sur la cabane que l'on est sur d'atteindre...).

C'est bien de compter sur le social, mais parfois chacun dans son duvet avec chacun son petit réchaud face à soi, c'est pas mal aussi ;)

Et au faite, les photos du haut du fil ne s'affiche pas chez moi, je suis le seul ?

Edit: Concernant les pauses, on peut par exemple le soir manger à la dernière source d'eau, reprendre la marche et arrivé au moment d'arrêter il n'y a rien d'autre à faire que de monter l'abri et de se glisser dans le duvet.
Le matin également, se lever, plier le camp rapidement et manger un peu plus tard quand il fait un peu plus chaud.


« Modifié: 07 février 2012 à 19:03:24 par jeanjacques »
Adhérent Unpact.

07 février 2012 à 18:41:51
Réponse #10

Gros Calou


HS ON

Yo mon Cyril pour sortir des couleurs aussi  :love: tu filtres ????

HS OFF

 ;)

07 février 2012 à 18:59:59
Réponse #11

corbak


Vi avec ma frontier pro.... ;#

Non en fait les couleurs sont comme ça, je filtre rien, je prend les photos avec mon tel, allez disons que le téléphone à tendance à saturé un peu les couleurs, et moi je met un leger coup de contraste dans Gimp (5).
Mais faut y être, les couleurs et l'ambiance des sous bois sont  :love:


Là le problème ce n'est pas l'hiver, c'est justement le fait que ca ne soit pas un véritable hiver. La plage de température entre -5 et +5 est vraiment la plus difficile à gérer.

Oui c'est vraiment galère, surtout quand ça reste entre 0 et 5 avec la pluie et le vent...

Et au faite, les photos du haut du fil ne s'affiche pas chez moi, je suis le seul ?

non moi non plus je ne les ais plus.




07 février 2012 à 19:26:30
Réponse #12

athlon


J’ai repéré quelque tipi qui offrirait peut être l’avantage à 5 ou 6 personnes de se garder au sec et à l’abri du vent le temps des repas du matin et du soir. Un genre de tente mess rapidement montée et malgré tout légère et permettant de faire un feu au milieu idéalement !

Salut
J’utilise un tipi shangri-la 3 que tu connais, et je suis de plus en plus adepte.... même juste sans la cellule interne... juste le tipi comme sur la photo :

J'ai déja fait dodo seul avec un petit feu... tant qu'il reste raisonnable c'est jouable... en revanche j'ai gardé la "porte" ouverte.... SINON, une lampe bougie accrochée cela réchauffe bien au bout d'un moment.
Pour dormir, c'est sympa à deux, avec le poteau centrale, sinon à trois si une suspensions centrale extérieure est possible.

Il existe une version 5... ici en photo avec la cellule interne...
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

08 février 2012 à 01:50:33
Réponse #13

Jérôme A


 :lol:

Nous sommes en randonnée un peu extrême

 :lol:

et le coup d’être à 30 m de la route

 :lol: les extraterrestres pioouuu  :lol:

super retex merci  :doubleup:
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

08 février 2012 à 08:51:35
Réponse #14

guillaume


Merci pour Retex les gars :up:.

Genre 6 jours dans les highland en hiver comme c’est prévu en 2013.

- faire une grosse provision de bois (de façon à donner du volume au feu pour sécher tout le matériel trempé).


Y'a beaucoup de bois dans les Highland ?

a+

08 février 2012 à 09:12:27
Réponse #15

Karto


Y'a beaucoup de bois dans les Highland ?

Nan y'a que d'alle. Les mecs font des pieds et des mains pour replanter, et les parcelles de forêt, souvent petites, sont presque toujours entourées de clôtures contre les cerfs. Les cerfs sont surabondants, alors que les forêts manquent. Bref, si t'as froid, crâme plutôt un cerf ;)
Mais sérieusement il est malvenu d'y faire du feu, à cause de ça, même si c'est légalement autorisé par le Scottish outdoors access code (y'a une jolie blonde en robe et bottes au bout du lien pour récompenser ceux qui s'intéressent au règlement), contrairement à chez nous.

Pi t'façons en hiver comme partout il neige plus qu'il ne pleut. Quand j'y vivais, on tapait du -25°C la nuit à Braemar (en vallée). Sur la côte ouest c'est un peu plus doux.


A part ça, joli récit, Nirgoule. J'ai bien rigolé  ;D
« Modifié: 08 février 2012 à 09:45:41 par Karto »

08 février 2012 à 10:00:46
Réponse #16

Karto


En fait pour l'instant culturel, dans les highlands traditionnellement les voyageurs pauvres campaient dans les bruyères en utilisant leur kilt comme petite tente.

Hé ouais... le kilt, à l'époque, n'était pas une jupette. Celui là ne date que du 19 ème siècle, car il était moins dangereux pour travailler près des machines.

Le kilt d'origine était une énorme bande de laine genre 4 x 1.50 m portée un peu comme une toge, qui s'enroulait autour des hanches et autour du torse. Les voyageurs en avaient souvent deux. La seconde était retirée lors du bivouac et disposée dans les bruyères de manière à faire un abri précaire contre la pluie et le vent. Avec un feu minuscule "dans" l'abri, ils passaient la nuit comme ça.

De nos jours on peut voir des "reenactors" comme Berhthramm se ballader et camper comme ça...

08 février 2012 à 10:54:56
Réponse #17

Aïki


Pour fixer les idées sur le kilt à l'ancienne http://youtu.be/CglGKvutjjo

Diverses façons de le porter sont montrées
Luc
jabber/gtalk lbo@jabber.belnet.be

09 février 2012 à 16:26:15
Réponse #18

Nirgoule


Salut à tous,

(J'essaye de résoudre le problème des photos)

Y'a beaucoup de bois dans les Highland ?

Alors oui j'ai un peu mélangé là.
je suis allé sur le West Highland way il y a déjà qq temps et effectivement il est pas bien vu de faire du feu, mais si on ne le savait pas à l'époque (1987).
C'est pourquoi, si je me relance l'année prochaine sur un parcours similaire (plus au Nord et à l'ouest de F. Williams), je souhaite porter des fringues les plus hydrophobes possibles, et peut être disposer de : (merci Athlon)
Il existe une version 5... ici en photo avec la cellule interne...


J'insiste sur la convivialité car on n'embarque pas avec soi que des Rambo. Certaines personnes peuvent nous accompagner et être surpris par le côté "engagé" (pour de vrai  ;#) et imprévu de la météo et des obstacles. Ainsi nous devrions avoir quelques passages de rivière, comme nous avons eu là, et bien ce n'est pas évident pour tous.
Pour un organisateur, il est nécessaire de prévoir d'éventuelles chutes de tension chez quelques participants. Des WE comme ici sont là pour tester aussi la résistance morale.
Mon expérience modeste m'a appris que rassembler le groupe au chaud est un vrai plus après un moment difficile. Alors autour d'un feu ou si ce n'est pas possible dans un tipi par exemple.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

09 février 2012 à 17:02:31
Réponse #19

Karto


plus au Nord et à l'ouest de F. Williams

Knoydart ?   :o
Trois à cinq jours de ligne droite dans les collines absolument sauvages, sans croiser âme qui vive, et avec au bout le mythique pub auquel ne mène aucune route et où l'ambiance, dit-on, est complètement timbrée ?  :love:
« Modifié: 09 février 2012 à 22:43:42 par Karto »

09 février 2012 à 17:25:26
Réponse #20

Nirgoule


Knoydart ?   :o
Trois à cinq jours de ligne droite dans les collines absolument sauvages, sans croiser âme qui vive, et avec au bout le mythique pub auquel ne mène aucune route et où l'ambiance, dit-on, est complètement timbrée ?  :love:

Knoydart ?   :'( arrgh !
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

09 février 2012 à 17:28:36
Réponse #21

Karto


Knoydart ?   :'( arrgh !

Bah chaipas, tu dis "pas loin au N-O de Fort-William".
Et je me dis "ce Nirgoule, il planifie deux ans à l'avance, un mec comme ça il laisse sûrement rien au hasard, à tout les coup il a repéré la péninsule de Knoydart, ce qui se fait de mieux dans ce secteur là"  ;D

« Modifié: 09 février 2012 à 22:42:27 par Karto »

10 février 2012 à 01:35:17
Réponse #22

corbak


Knoydart ?   :o
Trois à cinq jours de ligne droite dans les collines absolument sauvages, sans croiser âme qui vive, et avec au bout le mythique pub auquel ne mène aucune route et où l'ambiance, dit-on, est complètement timbrée ?  :love:



C'est bon ça  :love:

10 février 2012 à 15:05:55
Réponse #23

Nirgoule


Le NO parce que le chemin en ligne droite FWilliam Inverness semble trop proche de la route et (relativement) blindé de monde. En revanche il y a des chemins à l'ouest plus tranquilles, faut que ça tienne en 5 à 6 jours.
 
Alors si on passe près d'un pub sympa...
           - il y aura un petit diable qui nous dira : "Entre! tu le mérites bien. Après quatre jours de flotte, tu peux bien prendre un peu de bon temps, entre."
            - et un ange qui, lui au contraire, dira : "passe ton chemin, ne compte que sur ton cameback et tes hydropures, passe ton chemin"

« Modifié: 10 février 2012 à 15:31:29 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

10 février 2012 à 15:23:27
Réponse #24

Karto


Le NO parce que le chemin en ligne droite FWilliam Inverness semble trop proche de la route et (relativement) blindé de monde. En revanche il y a des chemins à l'ouest plus tranquilles, faut que ça tienne en 5 à 6 jours.

Ouaip effectivement ça laisse de la marge de manoeuvre :)
Knoydart, Skye, Fisherfield (avec les "remote five"), Ullapool ou carrément pousser jusqu'à Cape Wrath ;) C'est pas les bons coins qui manquent. Ou redescendre et revisiter l'Argyll sans la pollution du west highland way. Pi des bons pubs y'en a partout. C'est juste que le "Old Forge Inn" à Inverie, au bout de Knoydart, est carrément mythique.

(édité : Listed as one of only 3 of “Scotland’s bloody good pubs by Peter Irvine “The Best Of Scotland 2011” and with no roads in or out, an 18 mile hike over munros or a 7 mile sea crossing, the pub is the remotest on mainland Britain (Guinness book of records). -- j'ai des potes exigeants en pubs qui y étaient allés à pied depuis Fort William et n'en disent que du bien)

Si ta seule expérience de ce coin c'est le WHW, tout le reste te paraîtra peinard de toutes façons, tu peux pas te tromper. Le WHW c'est vraiment l'autoroute à tout point de vue.

Bons préparatifs, j'arrête de t'emmerder  :-[

On a hâte de voir les photos, d'ici deux ans ;)
« Modifié: 10 février 2012 à 15:42:37 par Karto »

 


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