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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Maintenant je sais pourquoi j’emmène mon fond de sac.  (Lu 6627 fois)

02 novembre 2011 à 14:37:51
Lu 6627 fois

batopirat


Depuis le temps, que je me disais que ça sert à rien, c’est du folklore, samedi dernier je m’étais même dis que je ne l’emmènerai plus pour les randos à pied à la journée.

 En canoë, en kayak  ou en vélo sur plusieurs jours ok  mais à pied à la journée ….halte au sketch !

Pourtant j’avais bien cogité dessus pour ne prendre que ce qui me parait utile :

Un ziplock comprenant :
- gel pour les mains,
- petite pelle au manche télescopique creux dans lequel on peut ranger des sacs poubelles
- un paquet de mouchoirs papier

Second ziplock :
-réchaud esbit +tablettes
-sachets thé/café/choco en poudre /lait /soupe
- un peu de paracorde
-ductape
-mora classic
-mini briquet bic
-petzl elite
- wetfire et bois gras
-batons lumineux 1jaune et 1 vert
-firesteel
- bandana

A cela j’ajoute des gants de travail en cuir, un sursac (qui ne prend pas de place), un poncho Golite, quelques sardines titane et de la corde déjà préparée pour amarrer le poncho en cas de besoin d’abri.
Le tout est rangé dans un sac imperméable (pas étanche, imperméable).


Je ne vous parle ni de la pharmacie, ni de la couverture de survie qui elles n’entrent pas dans le questionnement.

J’emporte également un petit kit de survie avec des allumes feu des allumettes étanches, des lames de cutter, de la corde , un bougie chauffe plat, un peu de ductape, une miniboussolle des puritabs et un minibic, le tout dans une petite boite métal étanche.
Ce kit est fait pour être porté dans une poche de gilet de flottaison en canoë et en kayak mais je le prends quand même en rando à pied à la journée.



Voila vous savez tout sur ce matériel que je remettais en question .Et pour cause !
Si en plus il faut prendre de l’eau, de la bouffe, une polaire plus une protection antipluie  (veste et surpantalon)….. Ben ça commence à faire beaucoup !
Jusqu’à maintenant je me disais, bon ça fait de l’entraînement pour l’été en montagne.
Ici (Nord Pas de Calais zone tempérée très peu sauvage) j’ai un sac proche de 7-8kg, en montagne j’en suis à 12kg pour 3 jours en autonomie.

 Et puis samedi dernier je me dis ben si tu prends que ton poncho et pas le reste c’est ok, tu survivras quand même … c’est pas faux non plus….


Et puis il y a eu hier…..Une randonnée du coté de l’Avesnois, c’est moins peuplé, y a des forets, des bois, du bocage et une  ou deux rivières sympa . Bref en famille on aime bien y aller ce n’est qu’à 45mn de route.

On avait regardé la météo, soleil au matin, pluie l’après midi. On part tard dans la matinée, c’est férié, on ne se stresse pas, on commence vers onze heures, au bout d’une heure de marche  on se pause pour le pic nic, ça nous prend une petite heure et nous voila repartis.

Vers 14heures on pénètre en foret de Mormal, le ciel s’assombrit, aux premières gouttes on enfile les vestes les surpantalons les protections des sacs à dos et roule. On suit le balisage, ici on tourne à droite, ok normal. On fait gaffe aux flaques d’eau, on suit ce grand chemin forestier évident.

Mais au bout de cette route ce n’est pas la sortie de la foret comme prévu, mais un mur végétal avec un ancien chemin d’exploitation à gauche et une autre route à droite .
Il pleut des cordes ! Je sors ma carte protégée dans un porte carte mais je ne suis plus sur la partie visible. Il faut que je sorte la carte pour la replier. Je demande à ma douce son poncho, je regarde la carte mais ma capuche goutte sur la carte, ça y  est elle est trempée. Je vois mal ou on est, je me dis qu’on a du suivre cette diagonale qui file Nord Est au lieu d’aller plein Nord , c’est pas grave on va prendre le chemin à gauche pour retrouver notre route .

On emprunte ce chemin par le sous bois car il est rempli d’ornières détrempées je consulte ma boussole on file plein sud ! Ma douce me confirme en consultant la sienne !

 C’est pas normal. On décide de retourner d’où on vient. Chemin faisant je sors le GPS il m’indique le bon chemin à 40 mètres de notre position. On a perdu plus d’une heure !
J’enrage , dans nos capuches, les yeux rivés sur les flaques d’eau ,on a raté le balisage qui reprenait tout de suite à droite plein nord et on suivi cette route forestière évidente !
La carte et le topo dans la poche sous la couche imperméable, et dans le sac n’incitent pas non plus à les consulter régulièrement……quel c** !

Ce n’est pas si  grave on n’est plus très loin, on trouve même un bolet !
Mais, le petit a les pieds trempés, ma douce a un regard que je connais et qui dit bien des choses.
Il pleut moins, nous sommes sortis de la forêt. Le petit avance moins vite avec ses pieds détrempés, sa mère commence à fatiguer un peu, la météo la démoralise.

Je propose donc de les laisser dans une pâture avec mon fond de sac, ce qui me reste de bouffe le temps d’aller chercher la voiture pour les récupérer. C’est un oui sans appel.

Bon je les laisse, je file. Je dois en avoir pour une demie heure si je me dépêche alors je trace
au pas de course j’atteins la voiture au bout de 30minutes.
La pluie retombe de plus belle il ne faut pas tarder. En voiture je peux les rejoindre en moins de 5 minutes.

Je retrouve le chemin, j’arrive à hauteur de la pâture. Ils ne sont plus la. Pourtant je suis sur qu’il s’agit de la bonne pâture à coté du champs de maïs qui vient d’être cultivé.
Je scrute, la, au fond de la pâture, ma douce arrive en courant.
« C’est bon tu peux passer en voiture le sol n’est pas si meuble»

Je m’engage jusqu’à une haie dont ma douce a tiré profit pour installer le poncho en
 « lean to » tandis que le petit, à l’abri, se réchauffe en mangeant du chocolat près d’un thé myrtille en préparation.
De la route on ne les voit pas.
J’entends encore ma douce me dire «  on part pas tout de suite ? Tu prendras bien un thé avec nous ? »

Ce que j’en retiens :
On se trompe de chemin plus vite qu’on ne le croit et pourtant sans me vanter je ne suis pas une quiche en lecture de carte et je pratique l’orientation régulièrement.

On aurait pu s’enfoncer dans la mauvaise direction et tout aurait pu s’enchaîner, mauvais temps, baisse de la luminosité, stresse, fatigue, blessure, hypothermie allez savoir.

Mais surtout maintenant je sais pourquoi j’emmène tout ce bric à brac dans mon fond de sac.

02 novembre 2011 à 15:10:41
Réponse #1

dixplat


Merci pour ce ptit résumé.
Ton fond de sac a bien servi, surtout le poncho pour s'abriter de la pluie, qui était une des priorités.
Ta petzl elite aurait pu servir aussi surtout lorsque le soleil se cache ou se couche..

d.

02 novembre 2011 à 15:24:23
Réponse #2

kovaks



J’entends encore ma douce me dire «  on part pas tout de suite ? Tu prendras bien un thé avec nous ? »
[...]
Ce que j’en retiens :

J'ajouterais un truc à ce que tu peux retenir : tu as une douce en or. ;)

02 novembre 2011 à 16:26:47
Réponse #3

Chris-C


Salut,

merci pour le partage.
Content pour vous que cette expérience n'est était que formatrice  ;)

ça va vite, trés vite. Un fond de sac bien cogité n'est pas lourd, car les items ne sont pas forcément redondant, mais c'est
un sacré plus psychologique quand ça commence à glisser vers le coté obscur de la ballade.....

Du coup ça fait penser au fond de poche... quand tu as laisser ton matos pour aller chercher la voiture, tu avait quoi sur toi?

a+

02 novembre 2011 à 17:46:46
Réponse #4

Eremos


J’enrage , dans nos capuches, les yeux rivés sur les flaques d’eau ,on a raté le balisage qui reprenait tout de suite à droite plein nord et on suivi cette route forestière évidente !

Ça c'est classique quand je vais au champignons, je suis super vite désorienté, un vrai boulet. Regard "microscopique" (je regarde par terre) et filtre sur "recherche de champignons", plutôt que "macroscopique" (voir l'ensemble) et filtre sur "recherche d'orientation".  :-[

Merci pour ton retex. et je suis sûr que ton petit n'en gardera que les bons souvenirs, grâce à ton fond de sac.  :doubleup:

02 novembre 2011 à 18:46:39
Réponse #5

guillaume


Merci pour le partage !

Et oui, le fond de sac me casse aussi les c*u!lles 99.9 % du temps. Mais les 0.1 % restant effacent vite mes médisances ;#.

a+

02 novembre 2011 à 22:25:30
Réponse #6

Itop


Intéressant ce récit, surtout son évolution...pluie, pas envie de sortir la carte sous la pluie...et progressivement désorientation, horaires dépassés, fatigue....
Je retiens aussi la difficulté avec une grande carte sous la pluie...J'ai déjà eu ce problème lors de voyage à vélo mais là on trouve souvent et facilement un abri sur le bord de la route...y a il des astuces? imperméabiliser une carte ou autre???
Qui vole un boeuf a de grandes poches.
ma dernière rando: http://flickriver.com/photos/--yep--/

03 novembre 2011 à 08:27:31
Réponse #7

batopirat


Bonjour à tous,
alors dans l’ordre :

@DIXPLAT, c’est vrai que l’on s’est félicité d’avoir une frontale chacun. Quant au poncho ça a tellement été utile qu’on pense s’en acheter un de la même marque pour qu’ils soient compatibles.

@KOVAKS, et j’en suis pas peu fier, c’est pas de l’or c’est du platine…mais ça c’est une autre histoire ;)

@PLUMOK, avec le recul je ne regrette pas mon choix de fond de sac, l’expérience le prouve. Quand je suis parti j’avais mon sac sur le dos avec polaire et doudoune dans le sac, vêtements de pluie sur moi, lampe sifflet boussole dans ma poche ainsi que la petite boite et son contenu dans une autre poche. Pour être complet j’avais un petit suisse (le couteau) et mon fidèle Enzo Trapper. S’il le fallait j’avais même une mule bar ( chocobanane mais je conseille pas) et de l’eau et une couverture de survie ( type space blanket)

Mais bon je les ai laissés à moins de 500 mètres des premières maisons. Apres 5 min de marche j’abordais le village. Ce jour la je n’étais pas en situation de danger.

Mais ta réflexion est juste et me conforte dans le choix d’emmener toujours au moins cette petite boite.


@EREMOS , le petit est du même métal que sa mére, il a toujours le moral surtout quand le thé, le chocolat sont accompagnés de bonbons en forme de bouteilles de coca et que ses parents sont occupés…
Mais c’est vrai qu’à se promener en baissant la tête on perd vite le sens des réalités.

@GUILLAUME je suis d’accord avec les pourcentages ;)

Et @ ITOP,
Oui la carte m’a –POUR LA PREMIERE FOIS- posé un problème. Ca me frustre un peu parce que j’estime que c’est un domaine ou je suis à l’aise. Mais la avec mon porte carte trop petit j’ai galéré à la sortir pour la replier sur le bon secteur à la remettre vite fait. Mais en la manipulant je l’ai mouillée et quelque peu déchirée.
On peut sans doute les imperméabiliser ou les plastifier mais c’est un travail sur lequel je ne me suis pas encore penché. Quant aux photocopies couleurs c’est bien sur un itinéraire défini longtemps à l’avance. La on s’est décidé la veille au soir.
J’ai vu qu’en grande surface de sport ils vendent des portes cartes assez grands mais assez souples (on peut les rouler) je crois que je vais opter pour cette solution.


Merci à tous, pour votre intérêt et contents que notre expérience puisse servir.

A+

« Modifié: 03 novembre 2011 à 08:47:04 par batopirat »

03 novembre 2011 à 09:01:20
Réponse #8

StormX


Salut,  :)

Merci pour le retex.

Pour l’imperméabilisation de la carte, il y a des astuces donné sur ce forum qui fonctionnent trés bien !  ;)

Ta réflexion sur le fond de sac me fait sourire car je suis justement en train d'avoir le même genre de réflexion.
Force est de constater que lorsque je sors, le fond de sac sur le dos, je n'utilise rien ou presque rien de ce qui se trouve sur mon dos (je parle de randonnée à la journée).

Si je devais retenir les items en fonction de leur nombre d'utilisation cela serait :

- le poncho
- bonnet / cagoule / buff
- woolpower 200
- une mini boussole

En gros quatre items qui combattent efficacement les quatre ennemis du randonneur en France en moyenne montagne : la désorientation, la pluie, le vent et le froid

Avec l'hiver, le fond de sac s'alourdit automatiquement, et cela m'encourage encore plus à réfléchir à du toujours plus léger. L'on est confronté ici au dilemme poid / sécurité, et ce, pour chaque item. Bonne réflexion !  ::)

ça va vite, trés vite. Un fond de sac bien cogité n'est pas lourd, car les items ne sont pas forcément redondant, mais c'est
un sacré plus psychologique quand ça commence à glisser vers le coté obscur de la ballade.....

Et inversement, un fond de sac "qui vous lâche" parce que passez réfléchit, relié à la réalité (cf vos premier fond de sac delamortkitue de vos débuts  ::)) ou en lien avec vos compétences (et non celles du mec du forum qui est trop fort pour allumer un feu par friction).
J'en ai fait l'expérience il y a quelque mois, combiné au froid, à la pluie et leur conséquences, voir plusieurs de ses items ne pas fonctionner comme on l'avait réfléchit (et non testé  :() vous mène droit à la catastrophe psychologique (ou pire  :-\).

Réfléchir à son fond de sac c'est bien, sortir avec, le mettre en oeuvre, tester ses limites et les siennes c'est mieux.  :)
« Modifié: 03 novembre 2011 à 09:11:40 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

03 novembre 2011 à 10:54:19
Réponse #9

Kilbith


Sans rentrer dans des discussions oiseuses et que je trouve ch**ntes au final  :closedeyes:

Dans mon esprit un "fond de sac" c'est un ensemble de fonctionnalités (réponse à des problèmes) que je prends à chaque sortie quand je fais mon sac.

Tout simplement parce que lors d'une sortie ces problèmes se posent quasiment toujours.
Ce n'est pas l'équivalent d'un "kit de survie" qui lui a pour objectif de gérer des conditions anormalement foireuses.

*Pour chaque sortie on retrouve les Fonctionnalités suivantes (les items varient mais par leur nature) :

- de quoi m'abriter de la pluie et du vent (ex : raincut)
- de quoi me réchauffer (ex : tshirt ML)
- de quoi me couvrir la tête (ex : buff)
- de quoi garder les pieds au sec (ex : chaussettes)
- de quoi purifier l'eau (ex : micropur forte)
- de quoi allumer un feu  (ex : briquet)
- de quoi accrocher (ex : morceau de corde pouvant servir de lacet par exemple)
- de quoi me signaler (ex : sifflet, gilet orange...)
- de quoi m'éclairer (ex : briquet)
- de quoi déféquer (ex : papier bio, briquet, alcool gel)
- de quoi garder mes papiers et objets délicats au sec (ex : ziploc)
- de quoi couper quelque chose. (ex : opinel)

- de quoi me soigner
- de quoi me démerder.

*Le "de quoi me démerder" recouvre ce que l'on appelle souvant le "kit de survie" celui-ci comprend :
- soit de la redondance dans l'hypothèse où quelque chose de fondamental casserait ou serait perdu dans mon équipement.
- soit un truc très polyvalent résistant et léger qui m'élargirait "l'univers des possibles" en cas de problème imprévu.

*Le "de quoi me soigner" c'est ce qui me permet gérer (bobologie) et/ou de durer jusqu'à ce que la grosse artillerie intervienne dans des délais raisonnables (donc le lieu intervient), modulo mes compétences médicales et la criticité des risques probables (AMDEC).


Après mon sac est constitué en fonction de ce qui est prévu comme conditions de sortie. Il peut donc inclure des items spécialisés en fonction du terrain : piolet, cordes, cartes, GPS, crampons, scie, hache, plein d'allume feu....qui viennent naturellement compléter mon fond de sac.

C'est vrai que par le passé le "fond de sac" c'était ce que l'on "oubliait au fond du sac et pouvant servir au cas où". Pour les montagnards une doudoune en duvet et du fil de fer par exemple.

 ;)
« Modifié: 03 novembre 2011 à 13:01:20 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 novembre 2011 à 11:09:48
Réponse #10

Bison


Bonjour batopirat,

Non seulement nous sommes voisins, mais nos pratiques semblent également très voisines!
Faudra un jour que l'on fasse un truc ensemble!

Citer
Oui la carte m’a –POUR LA PREMIERE FOIS- posé un problème.

Bienvenue au club!
Membre d'honneur :  un certain navigateur anglais dans "La grande vadrouille"   :D
Plus sérieusement :  oui, la carte peut "faire défaut", ou, plus souvent, induire en erreur. J'ai quelques bons exemples sous le coude !
Comme peuvent faire défaut d'ailleurs ...  tout le reste!

Perso, j'aurais sorti le GPS beaucoup plus tôt ...
Il n'est pas dans mon sac, mais sur mon épaule.
Sur mon Dakota actuel :  d'un seul coup d'oeil j'ai orientation, altitude, position sur la carto embarquée.
C'est plus du jeu, d'accord ...
L'orientation est un jeu que j'adore, mais auquel je refuse de perdre.
"Toujours tricher, toujours gagner"  ;#

PS.
Il en est de la carte comme du reste :  rien n'empêche d'en avoir deux, ou trois ...
En montagne, je marche à la 25.000ème, éventuellemnt en "copie" (impressions A4), mais j'ai la 50.000ème en back-up, dans le sac, bien protégée. Sans parler de la carto "embarquée" dans le GPS, qui est toujours mieux que rien.

Ceci dit, s'il y a une erreur sur la 25.000ème, cette erreur est vraisemblablement reproduite sur la 50.000ème et sur la carto gps ... Si on compte vraiment sur quelque chose (abri, passerelle ...) il m'est opportun de vérifier sur Google Earth, sur Geoportail ou sur les orthophotos de Bayo (Bayo photo explorer).

Bonnes randos familiale, et un grand merci pour le partage!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

03 novembre 2011 à 12:43:35
Réponse #11

batopirat


@KILBITH,

je vais sans doute faire un lieu commun, mais le fond de sac ( terme assez générique) répond , pour moi , aux besoins que l'on pourrait avoir au cas ou. (bon j'avais prévenu pour le lieu commun)

J'ai réfléchi le mien sur le thème de la randonnée à pied, sur l'eau à vélo.
Quant au "kit de survie" il est surtout prévu en cas de chavirage de l'embarcation . Puisque j'ai toujours mon gilet sur l'eau et qu'il est toujours dans une poche tout comme ma pharmacie.

Tout ce qui est couche de vêtement anti pluie ou couche thermique supplémentaire est automatique ( a part les chaussettes , j'y avais jamais pensé..j'avoue)

Mon post porte surtout sur une partie de mon matos qui me paraissait inutile.
Je voulais en plus insister sur l'enchainement des événements qui finalement ont abouti à l'utilisation de tout ce bazar.

Quant au matériel spécifique ...chez nous...à pied ...la question se pose pas trop.
A+

03 novembre 2011 à 12:59:24
Réponse #12

batopirat


@bison,

je savais pas qu'on était aussi voisin (MP)
Je suis toujours dans la philosophie GPS=GADGET=ULTIMA RATIO .
Bon la sur le coup j’étais bien content de l'avoir mais j'essaie toujours de me débrouiller avec ma boussole et ma carte . un peu par peur de tomber dans la facilité.
Comme tu dis l'orientation est  un jeu, tant que je peux j’essaie d'y jouer , si je ne peux plus la je sors le GPS....et la ça veut dire que j'ai perdu.
Pour la consultation des autres cartes ou photos ou Googleearth, je ne le fais que pour des randos de plusieurs jours ou je cherche surtout des endroits pour bivouaquer.....jamais à la journée car j'en décide souvent la veille, c'est sans doute un tort auquel il faudra remédier.
A bientôt.

03 novembre 2011 à 17:42:57
Réponse #13

Chris-C


@bison,


Je suis toujours dans la philosophie GPS=GADGET=ULTIMA RATIO .


je suis pas d'accord avec ton calcul.....  ;)

quand tu trimballes du matos que tu qualifies "ultima ratio" ça doit être tout sauf un gadget.

Bison la dit, redit, reredit sur ce forum, le GPS c'est pas un gadget, c'est un des outils pour l'orientation et la navigation.
La carte sous la pluie c'est nul! imagine une triangulation ou une prise d'azimute dans ces conditions. Avec du vent c'est pas mal non plus. Là le GPS c'est quand même le truc qui aide.

Citer
Bon la sur le coup j’étais bien content de l'avoir mais j'essaie toujours de me débrouiller avec ma boussole et ma carte . un peu par peur de tomber dans la facilité.

là encore par experience je ne suis pas d'accord. Il faut, comme c'est un de tes outils, l'utiliser régulièrement au risque de zapper certaine fonction et de perdre du temps à se souvenir de la bonne manip.
A chaque fois que l'on a BESOIN de son matos c'est toujours que l'on est en limite entre ça va aller ou ça va glisser.

Chaque sortie doit être l'occasion de faire un peu de carte, un peu de boussole, un peu de GPS.....  c'est comme les noeuds, ceux que tu pratiques pas régulièrement ne ressortiront pas en situation pourrie.

a+





03 novembre 2011 à 17:59:32
Réponse #14

Ishi


La carte sous la pluie c'est nul! imagine une triangulation ou une prise d'azimute dans ces conditions. Avec du vent c'est pas mal non plus. Là le GPS c'est quand même le truc qui aide.

Le Gps est loin d'être un gadget.
Il m'a déjà sorti de 2 grosses galères en sortie hivernale.
Une en traineau, ou suite à une erreur de concentration, j'ai perdu mes repères et en pleine tempète il m'a permis de retrouver mon chemin alors que je me trouvais dans une forêt où toutes les pistes se ressemblent et où aucune triangulation était possible.
Une en raquette, suite à une nuit dans un buron du coté du plomb du Cantal, grosse chute de neige non prévu par la météo, aucune visibilité et gros risque de rater le col pour revenir à Prat de Bouc. Il m'a suffit de rentrer les coordonnées du col et de la station pour rentrer indemme à la voiture.
Et comme dis David et Kilbith:
Toujours tricher! Toujours gagner!
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

03 novembre 2011 à 18:31:21
Réponse #15

Serval92


salut
juste pour vous informer que sur le site de l'IGN
il est possible de "fabriquer" sa propre carte
c'est a dire de prendre un point centrale ou l'on veut et la carte ce fait d'elle meme
ce qui a l'avantage d'avoir une carte au lieux de plusieures surtout si le point ce trouve sur le bord de 2 ou 3 cartes
de plus il est possible de l'avoir en papier etanche et de plusieur echelles
regarde la
 http://loisirs.ign.fr/21/carte-a-la-carte/gamme-carte-a-la-carte.htm
c'est pratique a faire si on randonne toujours dans le meme coin
A+
cougar

04 novembre 2011 à 07:36:22
Réponse #16

batopirat


Bonjour,
merci COUGAR 92 pour l'info , je ne connaissais pas je vais creuser.

@PLUMOK et ISHI:

le pire c'est que je sais que vous avez raison. Je ne suis pas défendable.
En canoë, me compagnons utilisent tous le GPS, moi je l'ai en poche mais je ne l'utilise pas.C'est juste au cas ou.
IL faut avouer tout de même que je l'ai depuis peu et que je l'utilise principalement sur la route.
C'est sans doute une question d'habitude.
Pour ma part j'ai un nuvi550 de garmin. Il permet une utilisation route et piéton mais la cartographie n'est pas celle d'une carte IGN.
Vous même quel GPS utilisez vous?
A+

04 novembre 2011 à 08:49:56
Réponse #17

DavidManise


Salut :)

Toujours tricher, toujours gagner, oui...  ceci dit, j'aime pas dépendre uniquement du GPS parce que ce c*nnard il tombe souvent en rade.  J'aime pas dépendre uniquement de la carte non plus, surtout si elle n'est pas imperméabilisée.  Les cartes ign "cartes à la carte" ont une option un peu plastifiée plutôt pas mal pour ça.  A voir ;)

Sinon un mot sur le fait de séparer un groupe : quand on scinde un groupe en deux lors d'une rando ou autre, c'est souvent la source de plus grosses emmerdes.  Je passe sur le délire du "ils avaient les piquets on avait la toile de tente" et "ils avaient la carte on avait la boussole"...  Plus souvent on se fout dedans parce qu'on ne sait pas où sont les autres, ce qu'ils font, si on doit les aider ou pas...  quand on bouge pour aller les aider on n'est plus au point de RV prévu, etc, etc.  C'est la m*rde.  Si les sous-groupes ne peuvent pas communiquer entre eux, c'est très risqué de scinder.  Alors question : vous aviez tous les deux un téléphone, ta femme et toi ? ;)

Pour le reste, effectivement les kits c'est comme le matos d'escalade.  C'est relou jusqu'au jour où ça te sauve la vie...

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

04 novembre 2011 à 10:05:34
Réponse #18

kovaks



Sinon un mot sur le fait de séparer un groupe : quand on scinde un groupe en deux lors d'une rando ou autre, c'est souvent la source de plus grosses emmerdes. 

+ 10. On dépense alors beaucoup d'énergie à gamberger, chercher l'autre, s'inquiéter éventuellement, et on perd le fil du but principal. Si on le fait, il faut que ce soit avec des instructions précises, des lieux, des horaires, des plans de repli, et un moyen éventuel de communication (ou que celui qui quitte le lieu qui lui a été assigné avant l'heure éventuellement prévue laisse un message). On reconnait qu'on est vraiment dans la m*rde quand on ne peut PAS faire autrement. ;D

04 novembre 2011 à 10:09:38
Réponse #19

Arthurus


« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » In: L'usage du monde. Nicolas Bouvier

04 novembre 2011 à 10:36:35
Réponse #20

batopirat


@DAVID et KOVAKS
Alors pour le coup de la séparation, je ne l'aurais pas fait si nous n'étions pas sortis de la foret, si je ne savais pas enfin précisément ou nous étions et surtout si je ne voyais pas à moins d'un km les toits du village d'arrivée.
C’est l'inconvénient et l'avantage du Nord de la France c'est qu'il n'y a jamais un village bien loin.
Je crois que j'aurais plus hésité à le faire (voire carrément pas) en milieu moins "civilisé" pour ne pas dire plus sauvage.

Quant au portable, oui, ça c'est un truc dont on s'assure toujours :c'est d'en avoir chacun un.

La base de l'histoire est celle d'une rando en famille, dans un milieu tempéré, peu sauvage mais qui se dégrade et aurait pu partir en vrille.
Quand on était dans la voiture ma douce m'a dit :"ben c'est bien la 1ere fois qu'on rate une rando".
Moi j'avais un point de vue différent "ratée...faut voir, on a plutôt bien géré"
( je suis tout de même très fier d'eux)
C’était donc le point de départ d'une réflexion qui a duré tout le trajet du retour et qui continue ici avec vous.
Merci de faire part de vos remarques . ;)
@ARTHURUS: merci pour le lien , justement je le cherchais.
A+


04 novembre 2011 à 10:49:32
Réponse #21

Bison


Citer
Moi j'avais un point de vue différent "ratée...faut voir, on a plutôt bien géré"

Tafdak!

C'est en gérant bien les petites mésaventures que l'on apprend le plus!
Surtout quand on prend le temps d'y réfléchir, de se "débriefer" comme vous l'avez fait.
« Modifié: 04 novembre 2011 à 11:06:09 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

04 novembre 2011 à 10:57:00
Réponse #22

DavidManise


Alors pour le coup de la séparation, je ne l'aurais pas fait si nous n'étions pas sortis de la foret, si je ne savais pas enfin précisément ou nous étions et surtout si je ne voyais pas à moins d'un km les toits du village d'arrivée.
C’est l'inconvénient et l'avantage du Nord de la France c'est qu'il n'y a jamais un village bien loin.
Je crois que j'aurais plus hésité à le faire (voire carrément pas) en milieu moins "civilisé" pour ne pas dire plus sauvage.

Je me doute, mais vu qu'il y a des néophytes qui lisent, je m'adressais surtout à eux hein ;)

Vous avez effectivement super bien géré :akhbar:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

04 novembre 2011 à 11:00:23
Réponse #23

Itop


Je suis allé voir le lien sur le forum à propos de l'imperméabilisation des cartes et en cherchant nikwax map proof j'ai trouvé ça: http://www.youtube.com/watch?v=M0Rqgfww2u0
Qui vole un boeuf a de grandes poches.
ma dernière rando: http://flickriver.com/photos/--yep--/

04 novembre 2011 à 11:23:55
Réponse #24

Spire


Merci pour le lien sur l'imperméabilisation.
Je retiens aussi la difficulté avec une grande carte sous la pluie...J'ai déjà eu ce problème lors de voyage à vélo mais là on trouve souvent et facilement un abri sur le bord de la route...y a il des astuces? imperméabiliser une carte ou autre???
Quelques pistes :
1/ faire des photocopies de la carte morceau par morceau à la taille de l’étui ou on les range (on peut bien sur se servir d’un scanner et d’une imprimante)
2/ déplier et replier la carte sous un poncho (pour ça rentrer la tête dans le poncho)
3/ avoir un parapluie (éventuellement attaché à la bretelle du sac à dos)
4/ avoir un très grand chapeau  ;)


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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