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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Rusticité... une définition ?  (Lu 53055 fois)

16 août 2011 à 22:00:53
Réponse #25

yamabushi


bonsoir,
Pour suivre B@s, c'est à ce genre de personne-attitude auquelles je pensais.
Adaptabilité et aussi capable de supporter dans le temps. Supporter le quotidien meme s'il est difficile sans trop savoir si cela s'arrangera ni quand. Utile dans la vie de tous les jours et aussi quand on attend, par exemple des secours, sans savoir quand ils vont arriver.
Comme dit ma mère :"s'il y en a c'est bien, s'il n'y en a pas....bahh c'est bien aussi!"

16 août 2011 à 22:48:05
Réponse #26

Sieg


Je pense pas, au contraire, sortir volontairement de sa confort-zone reviens potentiellement à prolonger sa vie, à l'instant T.  De plus, personne ne parle de le faire sans filet de sécurité. J'ai pas encore eu la chance de faire un stage avec David, mais c'est typiquement ce qu'ils font: Faire un bivouac avec les instruments offerts par la nature, complètement rustique, et avoir des sac de couchage juste à côté, une voiture à 3 minutes, etc.

 Yep qu'on soit bien d'accords, s'entrainer et habituer son corps à un effort prolongé ou intense, bref à fonctionner est quelque chose de bon, aucun doute là dessus.

 Mais comme le redis Corin, c'est le principe de s'endurcir en se confrontant fréquement à ses limites, et à fatiguer son organisme entier ( parce qu'on ne parle pas simplement du corps mais aussi de l'esprit ) de manière très intense qui me pose question.

 Après c'est vrai que si on veut trouver une définition du mot rustique, c'est à dire la façon dont il est employé dans la vie courante ca va vite, on voit tous je pense ce qu'est un individu rustique. Maintenant si on s'interesse à la rusticité en tant que concept alors il est peut être nécessaire de réactualiser tout ça. Oui il y a quelques siècle ( à peine ), la rusticité consistait à répondre positivement aux agression de mère nature. Mais sans vouloir jouer de mes dons de voyance et en étant pragmatique ( parce que l'homme rustique comporte aussi sa dose de fantasme ) se dire "Si la guerre éclate demain lui il sera pépère, il est rustique" nous place bien bien loin dans l'improbable.  

 Alors est il possible de trouver une nouvelle façon d'être rustique, donc d'encaisser aisément les agressions extérieurs, qui puisse s'appliquer à l'homme du XXI siècle et à ses nouvelles problématiques ?

 Je suis bien conscient d'être surement HS et que la rusticité auquel on aspire ici reste avant tout celle qui consiste à évoluer confortablement en milieu rurale/naturel. Hésitez pas à recadrer  ;)

16 août 2011 à 22:56:48
Réponse #27

mrfroggy


je pense a mon oncle;
70 ans cette année;
la semaine dernière il a encore coulé je ne sais pas quelle quantité de béton; tout seul.
Il se tient droit. tres rarement malade. 1m75 .75 kilos.
Il mène une vie des plus simple, qui ferait penser a une vie "rustique" justement.je veux dire des plus simples.
Le travail c est la santé pour lui. il a été marin, routier, et monteur de pneu en genie civil...
Pas un seul arrêt de travail.
Il mange bien. simplement. pas de tabac; pas d alcool ou tres peu.Couché a 20h . levé a 5 h.toute l année.
Il s intéresse a la nature, aux sciences, mais discrètement, dans son coin.
Je n ai jamais vu mon oncle avoir peur de quoi que ce soit.
Mais ce qui lui donne ce coté bien rustique bourru, c est qu il ne se fait jamais de soucis pour quoi que ce soit.
Tant que le soleil se lève, c est une bonne journée pour lui. point barre.

Je pense a un truc:
en hiver il me disais qu il ne faut jamais foutre le chauffage dans la voiture; si il y a une différence avec l extérieur, c est pas bon.
Le confort tue pour lui.
je dis ça parce qu il m emmenait au lycée le matin. je me gelai les miches!
Lui c est un rustique, un vrai.

(Sinon on dit d une Lada que c est rustique ;D)


Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

17 août 2011 à 09:10:20
Réponse #28

Nathan-Brithless




- capacité d'adaptation
- seuil de douleur élevé ?
- ne se plaint pas ?
- résiste même quand c'est difficile, continue de faire le boulot malgré tout ?
- attitude "I'll do it or die trying" ?
- acclimatation thermique ?
- capacité à manger peu, de manière inégale ?
- endurance ?
- résistance à la douleur ?
- aspects psychologiques (s'adapter à l'inconfort, manque d'hygiène, manque de sommeil, stress) ?

Tu n'as ici QUE trois ensembles:capacité Physiques((augmentables par l'entrainement), capacité Psy(idem.dans une certaine mesure, typiquement, c'est l'un des but d'un entrainement commando bien pensé...ce qui reste...hum!), et des capacité intelectuelle..
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

17 août 2011 à 09:43:21
Réponse #29

Bomby


Oui, j'allais proposer plus formellement: capacité à continuer à fonctionner loin de son régime nominal.

Le vieux moteur diesel qui brûle n'importe quoi est plus rustique que le moteur moderne qui s'encrasse dès que la composition du carburant s'éloigne un peu trop de l'optimum.

Un individu rustique, c'est un individu dont les performances restent satisfaisantes même quand les conditions s'éloignent de son ordinaire (température, hygrométrie, quantité et qualité de l'air / de l'eau / de la nourriture, cycle de sommeil, fatigue, blessures, douleur, bruit, stress, découragement, isolement, etc).

Je ne sais pas si il faut identifier ça à l'adaptabilité. Quand la température chute brutalement, l'individu adaptable va maintenir son niveau de confort en changeant sa tenue, voire en se construisant un abri. L'individu rustique, c'est celui qui va supporter le froid sans rien faire de tout cela.

À rapprocher plutôt de "robustesse" et "résilience".


Personnellement, j'irais dans la même direction qu'AC, qui me semble d'ailleurs correspondre logiquement avec les définitions initiales du terme, rappelées plus haut par Lily.

J'ajouterais d'ailleurs volontiers la nuance que "rustique" induit une certaine autonomie (la relative autarcie du campagnard), et une dépendance réduite voire nulle à la technologie et à tout schéma social ou logistique complexe...

D'où souvent une meilleure capacité à continuer à vivre et à "fonctionner" (à exercer sa fonction, qu'il s'agisse d'une personne ou d'un matériel) en conditions dégradées...

A propos de l'entraînement militaire, une idée parfois rencontrée, à tort ou à raison d'ailleurs, est que les méthodes de l'armée américaine ne seraient pas assez "rustiques", l'efficacité des soldats américains étant trop dépendante de la technologie et donc d'une chaîne de maintenance et de logistique complexe et fragile... Ceci jusqu'à la caricature, avec l'exemple parfois évoqué de la panne de climatisation rendant l'équipage du char beaucoup moins performant... Par contraste, les militaires français ou britanniques seraient plus "rustiques"...

Vrai ou faux, ceci illustre assez  bien à mon avis le point de la capacité à endurer et fonctionner dans la durée, en conditions dégradées, sans être trop dépendant de tel ou tel équipement...

Par exemple, un triathlète peut être très performant, mais s'il est dépendant de telle ou telle paire de chaussures, de tel ou tel vélo, de tel ou tel vêtement, etc, voire de telle ou telle alimentation spécialisée le jour de l'épreuve, pour pouvoir simplement finir l'épreuve, il n'est pas vraiment rustique...

Quant à développer un entraînement à la "rusticité", ne s'agit-il pas d'une part d'une préparation mentale développant la capacité à persévérer dans l'effort malgré l'accumulation de contrariétés "techniques", d'autre part du développement de l'aptitude à faire beaucoup avec peu d'équipement transporté?

En tous les cas, en ce sens, et pour évoquer un post récent (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,46640.80.html), il n'est pas très rustique de partir en stage de survie avec sa grille de barbecue...

Cordialement,

Bomby

17 août 2011 à 10:11:07
Réponse #30

DavidManise


Je ne sais pas si il faut identifier ça à l'adaptabilité. Quand la température chute brutalement, l'individu adaptable va maintenir son niveau de confort en changeant sa tenue, voire en se construisant un abri. L'individu rustique, c'est celui qui va supporter le froid sans rien faire de tout cela.

C'est presque parfait...

L'individu rustique c'est celui qui va supporter ça sans DEVOIR faire tout ça.  

Et de fait être à la fois rustique ET adaptable, c'est le top.

Je dis souvent qu'il faut distinguer la préparation du vrai truc.  Dans ma vie de tous les jours, je me prépare.  Je m'expose, je me fais un peu mal, je me fatigue, etc.  Le jour J, je fais subitement attention à moi.  Ce précieux capital de rusticité que j'ai développé, soudainement j'en prends soin.  Il sera ma réserve d'urgence.  Et elle sera énorme.

Ciao ;)

David
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17 août 2011 à 10:34:41
Réponse #31

Patrick


C'est presque parfait...

L'individu rustique c'est celui qui va supporter ça sans DEVOIR faire tout ça.  

Et de fait être à la fois rustique ET adaptable, c'est le top.
Sauf  que j'ai pu observer que les individus rustiques ne sont pas toujours très adaptable svoire qu'ils nourrissent une certaine antinomie pour l'adaptabilité au profit de la rusticité érigé en véritable mode de vie. Sauf que quand l'individu rustique atteint ses limites bein il crève là où celui qui l'est moins aura oprocédé depuis longtemps à une adaptation de bon aloi.

17 août 2011 à 10:48:34
Réponse #32

Karma


D'accord avec Patrick, les plus rustiques ne sont pas les plus adaptables, par exemple quelqu'un habitué au froid va vraiment avoir du mal dans un endroit très chauffé.

Sinon moi quand j'entend rustique, la première chose qui me vient à l'idée c'est resistance aux maladie. Qu'elles soient liées à la bouffe, l'eau, le manque d'hygiène.
C'est d'ailleurs la première caractéristique des animaux d'élevages rustques.

17 août 2011 à 11:07:03
Réponse #33

DavidManise


Sauf  que j'ai pu observer que les individus rustiques ne sont pas toujours très adaptable svoire qu'ils nourrissent une certaine antinomie pour l'adaptabilité au profit de la rusticité érigé en véritable mode de vie. Sauf que quand l'individu rustique atteint ses limites bein il crève là où celui qui l'est moins aura oprocédé depuis longtemps à une adaptation de bon aloi.

"Les" individus rustiques ça ne veut rien dire dans un raisonnement où on cherche, par souci d'adaptabilité, à développer sa rusticité ;)

David
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17 août 2011 à 11:22:02
Réponse #34

DavidManise


Ok...   Merci à tous :love:

Donc je reprends un peu tout ce qui a été dit, et je trie, et j'organise à ma sauce...

Définition de rusticité : capacité d'adaptation passive à une situation dégradée.  L'adaptabilité étant l'adaptation active, à savoir par le comportement adapté.

Exemple : j'ai froid.

Le rustique -- adaptation passive : mon corps réagit tout seul, je suis acclimaté, je contracte mes vaisseaux périphériques, je frissonne un peu, je survis.
L'adaptable -- adaptation active : j'allume un feu, je mets ma doudoune, je me mets à l'abri du vent, etc.

La rusticité est de divers niveaux.  

- Rusticité physique : solidité du corps, bonne santé générale, système immunitaire en ordre, acclimatation (chaud ou froid), VO2 Max, force physique, souplesse, endurance, capacité à jeûner, etc.

- Rusticité psychologique : sérénite (capacité à rester en paix même si ça chie autour : exemple être capable de dormir sur le canapé même si on s'est pris le chou avec madame, et arriver en forme au taf le matin), calme, capacité à se motiver, à trouver du sens à sa souffrance, capacité d'adaptation au changement, résilience, contrôle de soi, capacité à s'exprimer, jugement...  capacité à supporter le manque de sommeil, l'inconfort, la frustration...

Plus je décris le mec rustique au possible, plus je vois mon prof de yoga...  ;)

Merci à tous...  je vais gamberger à tout ça et je vous reviens avec plusieurs nouveaux fils où on cherchera des exercices spécifiques pour un peu tout ça.  On peut continuer à papoter bien sûr ;)

Ciao ;)

David
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17 août 2011 à 12:19:17
Réponse #35

Mad Max


Pour paraphraser "La culture, c'est ce qu'il reste quand on a tout oublié",
je définirais la rusticité par "c'est ce qu'il reste quand on a plus rien" ou "dis moi ce dont tu as besoin, je te dirai comment t'en passer".

En zappant, je suis tombé sur une "biographie" (déjà !) de Kate et William qui se terminait par la demande du rouquin, au milieu de la savane kenyane, devant une tente équipée de tout le folklore colonial, tapis, mobilier de style... J'ai aussitôt repensé à ces fantassins anglais que j'ai croisé un jour sur Igman, qui avaient installé leur PC entre les murs en ruines d'une maison et qui ont passé trois semaines sous leurs tarps en attendant que la logistique arrive (Mais quand elle est arrivée, ils nous ont fait passer pour des clodos)
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17 août 2011 à 12:42:32
Réponse #36

h


Bonjour,

Je crois que la rusticité, ou sa définition telle qu'on la cherche ici, c'est avec : peu de moyen... le lecteur de ce forum ou de celui des Mul deviendra rustique au fur et a mesure qu'il s'acquitera des matériels et autres surplus que l'on met dans son sac. Deviendra rustique( et sera dit comme tel) celui qui dormira habillé, en chien de fusil sous un sac plastique de 100l, plutot que confortablement installé sur un matelas gonflable dans son sac de couchage avec une bonne température limite, mangera froid une boite de ravioli plutot qu'un bon liophylisé avec de l'eau frémissante.... On devient rustique par obligation ou par jeu (attention à la régle des 3) si on part avec le minimum  . Après l'entrainement , le mental...

17 août 2011 à 23:18:25
Réponse #37

Schlomo


Pas la peine de vouloir réinventer la vase... ne à so...er les mouches voici une excellente définition :  ;#

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/rusticite/70303

Bien cordialement


17 août 2011 à 23:40:09
Réponse #38

DavidManise


En somme, pas la peine de réfléchir ?  Pas la peine de comprendre, et pas la peine d'aller plus loin ?  ;)

Cerner toutes ces qualités qui forment la rusticité, de manière à pondre des programmes qui vont éventuellement permettre aux gens de les développer, et donc d'améliorer leur rusticité... c'est pas inutile pour un instructeur de survie, si ? ;)

David
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17 août 2011 à 23:45:41
Réponse #39

Schlomo


Je reconnais aisément que j'y suis allé un peu fort  ;)

En fait je voulais, bien maladroitement j'en conviens, signifier que pour moi la rusticité,c'était en quelque sorte un état d'esprit que je pourrai résumer ainsi :

"Qui peut le plus doit surtout s'attendre à devoir faire un jour ou l'autre  avec le moins..."


Bien cordialement

18 août 2011 à 01:11:10
Réponse #40

Agronome


Merci à tous...  je vais gamberger à tout ça et je vous reviens avec plusieurs nouveaux fils où on cherchera des exercices spécifiques pour un peu tout ça.  On peut continuer à papoter bien sûr ;)

Vu sur la toile à propos d' "exercices pratiques" :

- H2H FIGHTING: Can the Average Suburban Living Joe Learn how to Become a Tough Guy?
- exercices autour du thème "savoir bien nager"

Pour la rusticité psy :

- la presse grand public décrit parfois nos pays (France, Benelux, etc.) comme pas mal accro aux béquilles chimiques et aux soutiens psys . Je serais intéressé par une très petite micro-synthèse sur les soutiens psy, parce que je ne différencie pas très bien :
  • faire une psychanalyse (il faut d'office être malade ?)
  • aller chez un psychologue (il faut d'office avoir subit un traumatisme ?)
  • suivre une thérapie cognitive et comportementale où on s'expose petit à petit à des sensations difficiles (faut-il d'office avoir une phobie ?)
  • faire de la pnl (= précédent ?)
  • aller dans un club (acds, senshido, etc.) pour ancrer des sensations lors de drills et s'habituer (= précédent ?)
  • faire de la sophrologie à la maison (=contrôle de la respiration + visualisation d'images sympathiques ?)
  • faire des arts martiaux internes (pour moins vite se sentir atteint ?)
  • le neurologue est-il utile quelque part ?
  • mister nice guy peut-il être autre chose que mister nice guy ?
  • etc.

Qu'est-ce qui est possible pour s'armer au niveau psy ? Comment, et par où commencer ? Parce que sur google, ça part dans tous les sens...

Bonne soirée.

18 août 2011 à 01:16:20
Réponse #41

Nathan-Brithless


En somme, pas la peine de réfléchir ?  Pas la peine de comprendre, et pas la peine d'aller plus loin ?  ;)

Cerner toutes ces qualités qui forment la rusticité, de manière à pondre des programmes qui vont éventuellement permettre aux gens de les développer, et donc d'améliorer leur rusticité... c'est pas inutile pour un instructeur de survie, si ? ;)

David
Si, mais peut etre tenter d'aller vers les simplifications:le physique reste important, mais pas besoin d'etre plus entrainé que la "normale";l'intelect??pas forcément besoin d'etre sortit de Polytech:une capacité gognitive standard devrait suffire pour assimiler des techinques simple.
D'après moi, on est purement dans la capacité morale, le mental pur
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

18 août 2011 à 01:32:50
Réponse #42

Corin


Je serais intéressé par une très petite micro-synthèse sur les soutiens psy, parce que je ne différencie pas très bien :
  • faire une psychanalyse (il faut d'office être malade ?)
  • aller chez un psychologue (il faut d'office avoir subit un traumatisme ?)
  • suivre une thérapie cognitive et comportementale où on s'expose petit à petit à des sensations difficiles (faut-il d'office avoir une phobie ?)
  • faire de la pnl (= précédent ?)
  • aller dans un club (acds, senshido, etc.) pour ancrer des sensations lors de drills et s'habituer (= précédent ?)
  • faire de la sophrologie à la maison (=contrôle de la respiration + visualisation d'images sympathiques ?)
  • faire des arts martiaux internes (pour moins vite se sentir atteint ?)
  • le neurologue est-il utile quelque part ?
  • mister nice guy peut-il être autre chose que mister nice guy ?
  • etc.

Qu'est-ce qui est possible pour s'armer au niveau psy ? Comment, et par où commencer ? Parce que sur google, ça part dans tous les sens...
Je me permets une boutade en forme de clin d'oeil: je serai curieux de voir la psychanalyse version ACDS ("elle chausse du combien ta bouche?").

Plus sérieusement, la question sous-jacente, à celle que tu poses, est celle de la confiance en soi. Pour tout le monde, ça dépend du contexte. Chacun de nous a sa limite dans chaque circonstance de l'existence et le meilleur thérapeute est nous-même (pour peu qu'on soit toujours en prise avec le réel).
Donc, chacun peut trouver sa méthode.

Pour en revenir à la rusticité, il y a plusieurs aspects psy qui rentrent en ligne de compte, amha.
A commencer, par l'expression des ressentis. On sait que des gens ne ressentent aucune douleur. Donc, nous ne sommes pas égaux dans ce domaine. Ca doit être pareil pour le froid.
A partir de là, l'éducation, l'expérience vont modeler la manière d'exprimer ce ressenti.
Je suppose que déjà, à ce niveau-là, on peut trouver des vraies différences entre les gens.

A+

18 août 2011 à 07:27:49
Réponse #43

Moleson


....

Qu'est-ce qui est possible pour s'armer au niveau psy ? Comment, et par où commencer ? Parce que sur google, ça part dans tous les sens...

Bonne soirée.

Une bonne semaine de survie d'école d'officier, ça développe certainement une forme de rusticité psychique. En ce qui concerne le physique, c'est probablement une bonne partie d’acquis mais avec un fonctionnement rustique dans la durée.



Moléson

18 août 2011 à 07:52:55
Réponse #44

Criss Kenton


J'ai loupé un peu le brainstorming, mais j'y vais de mon petit grain de sel  ;D

Pour moi la rusticité tombe sous la coupe du "Savoir faire plus avec moins."

- Savoir faire plus avec moins  de confort
- Savoir faire plus avec moins  de sommeil et de temps de récupération
- Savoir faire plus avec moins  de nourriture
- Savoir faire plus avec moins  de moyens (vêtements, matos, masse musculaire, etc.)
- Savoir faire plus avec moins/sans  aide extérieure (logistique, soins mais aussi soutient psy).
- Etc.

Tout ça impose de solides connaissances (générales et de son propre corps) et un certain "entrainement" puisque ça ne s'improvise pas du jour au lendemain, il y a une différence entre savoir et faire. L'entrainement peut être comme dans le cas de l'oncle de Mfroggy ou de beaucoup ici le fait d'un effort quotidien. Sans oublier bien sûr la faculté d'adaptation qui permettra de faire face aux conditions nouvelles.

Je sais par exple que mes voyages m'ont rendu plus rustique. Pour cet été en Laponie mes connaissances sont la somme de beaucoup de lecture et de mon expérience de terrain passée (validation ou infirmation de la théorie, connaissance du corps et de ses limites), l'entrainement s'est fait sur le terrain au fur et à mesure du cheminement et progressivement (augmentation progressive de la difficulté pour apprendre à connaitre les spécificités du milieu, m'acclimater et me réadapter au rigueurs d'un voyage à pied longues durées et distances). Quant à ma faculté d'adaptation elle se nourrit de mes expériences passées aussi bien au niveau des connaissances que du corps; Elle dépend beaucoup de la connaissance objective que j'ai de mes limites car pour pouvoir s'adapter de façon efficiente il faut amha être pleinement conscient de notre marge de manoeuvre.

Enfin voilà quoi, je développerai peut-être un peu plus si j'ai le temps, ou pas  ;#


Le confort tue pour lui.
D'un point de vue perso: 100% d'accord. Pour moi le confort rend fainéant, c'est un terreau fertile pour la flemme et "la flemme tue;)

Pour anecdote là quand je suis rentré en France j'ai eu le droit à un bon lit avec un super matelas, résultat: grasse mat jusqu'à 8h à chaque fois alors que sur le terrain je me levais entre 5 et 6h. Il y a une semaine j'ai balancé mon sac de couchage wiggy par terre (sans matelas donc), fenêtre grande ouverte, résultat: levé entre 5h30 et 6h30 tous les matins :closedeyes:

Je compte appliquer ce principe à ma vie de tous les jours, ainsi que la démarche MUL, la technique des trois tas, etc. Liberté et Rusticité Yeah!  :trash:

L'exemple de ton oncle me motive encore plus, c'est cool! Merci  :)

18 août 2011 à 07:55:43
Réponse #45

DavidManise


Qu'est-ce qui est possible pour s'armer au niveau psy ? Comment, et par où commencer ? Parce que sur google, ça part dans tous les sens...

Je ne pense pas qu'il soit possible ni utile de "s'armer", au niveau psy.  Ce qui est sympa, par contre, c'est de connaître ses propres points de fragilité, de manière à comprendre comment on fonctionne dans tel ou tel contexte, et de pouvoir gérer ou accepter ses propres réactions un peu moins mal.  Le propre d'une personne vraiment robuste psychologiquement, à mon avis, étant justement qu'elle ne déploie pas une énergie importante à s'armer et à se blinder la tête, et qu'elle peut vivre les choses, même intenses, avec un niveau de stress élevé et tout, et revenir rapidement au calme et à la sérénité...  sans que ça laisse trop de traces...  et sans qu'elle ne se crée un problème supplémentaire avec le fait même d'avoir des émotions ou des réactions fortes.

Apprendre à accepter les états émotionnels vraiment intenses pour ce qu'ils sont, apprendre à les reconnaître, les laisser passer, les nommer, les comprendre...  les vivre pleinement, même...  Peur, joie, tristesse, colère, culpabilité...  pour beaucoup, d'aller loin dans ces émotions est surprenant.  Pourtant c'est humain, et c'est utile.  

Malheureusement on vit dans le mythe du James Bond toujours cool, jamais un pet de transpiration sous les bras, qui devrait se retrouver face à la mort avec un petit sourire en coin et une blague subtile à sortir.  C'est de la m*rde, ça...  La réalité, c'est qu'on se chie tous dessus dans ces cas là.  Et c'est très bien.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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18 août 2011 à 08:07:41
Réponse #46

DavidManise


D'après moi, on est purement dans la capacité morale, le mental pur

Justement.

Le mental pur, ça veut juste rien dire.  En fait, tu fais référence à plein de capacités psychologiques : capacité à se motiver, capacité à supporter la frustration, capacité à se calmer, capacité à relativiser l'importance de telle ou telle sensation, ou la préciosité de telle ou telle morceau de notre corps qui fait mal à un instant T...  capacité à se projeter dans le temps aussi, même quand on en chie, pour se dire "ça ne durera pas toujours"...  etc.

En fait, "le mental pur" c'est un domaine de recherche en soi.  C'est super vaste.

C'est là que je vais.  Tout seul s'il le faut ;#

David
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18 août 2011 à 09:03:40
Réponse #47

Déodat


Je serais assez tenté de corréler "rusticité" et "équilibre". La rusticité pour moi peut s'entendre comme la capacité d'un individu à conserver son équilibre (physique, psychologique, émotionnel...) quelles que soient les conditions environnementales qu'il subit, une forme donc d"intelligence situationnelle" ce qui inclut adaptabilité, sens pratique, endurance...
Par ailleurs je ne crois pas que la rusticité relève du don ou de l'inné mais je suis assez certain que cela s'entraîne ou en tous cas s'acquiert...

18 août 2011 à 09:23:21
Réponse #48

Nathan-Brithless


Justement.

Le mental pur, ça veut juste rien dire.  En fait, tu fais référence à plein de capacités psychologiques : capacité à se motiver, capacité à supporter la frustration, capacité à se calmer, capacité à relativiser l'importance de telle ou telle sensation, ou la préciosité de telle ou telle morceau de notre corps qui fait mal à un instant T...  capacité à se projeter dans le temps aussi, même quand on en chie, pour se dire "ça ne durera pas toujours"...  etc.

En fait, "le mental pur" c'est un domaine de recherche en soi.  C'est super vaste.

C'est là que je vais.  Tout seul s'il le faut ;#

David
la sophrologie est elle une piste?
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

18 août 2011 à 09:27:41
Réponse #49

Patrick


Je reconnais aisément que j'y suis allé un peu fort  ;)

En fait je voulais, bien maladroitement j'en conviens, signifier que pour moi la rusticité,c'était en quelque sorte un état d'esprit que je pourrai résumer ainsi :

"Qui peut le plus doit surtout s'attendre à devoir faire un jour ou l'autre  avec le moins..."


Bien cordialement
On va finir en devise ou ode à la rusticité. Allez je me lance "Qui peut le plus avec peu, va et fait". Les notes de l'hymne commencent même à germer dans ma tête.  ;D

Ce que je sais de la rusticité c'est aussi qu'elle se perd assez vite et insidieusement si on ne la cultive pas. Je me susi apperçu aussi que l'inconfort mental est déterminant dans l'appréciation de la rusticité. Si on choisit de se mettre en situation peu de problème sauf pour le bobo du 16ème qui se croit en situationd e survie s'il n'a pas son crème en terrasse. Par contre, une situation d'inconfort prolongée subie génère souvent une intolérance plus accrue.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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