La rusticité c'est donc pour moi la capacité de s'adapter aux nécessités du moment. Mais cela ne veut pas dire "subir", cela veut dire "faire au mieux". Il s'agit avant tout d'une attitude mentale. Elle nécessite un mental fort et résilient. De ce fait ce n'est pas obligatoirement les gens "rustiques" qui le sont le plus une fois déplacé de leur "milieu naturel" (familial, social, environnemental).
Merci Kilbith pour cette intervention qui met au clair les points sur lesquels je ne suis pas d'accord.

Pour toi le mental d'acier et l'attitude sont les points cardinaux de la rusticité. Autrement dit, se forcer à supporter des situations dégradées est une attitude signe de rusticité.
Pourquoi pas. Mais alors je pose la question, en quoi la rusticité comme concept est-elle différente ou apporte t'elle quelque chose de nouveau face à tout ce que l'on a déjà dit sur le forum ? Car le
mindset on l'a déjà débattu et on le débat encore en long, en large et en travers.
Deuxième remarque : si le mental est si prépondérant à la notion de rusticité, que dire de l'individu qui en plus du
mindset détient une condition physique supérieur à celui qui n'a que le premier ? C'est un
über rustique ?

Que fais-tu alors de la notion selon laquelle ce serait le terrain, la nature peu clémente, qui aurait façonné les Hommes en rocs sans leur demander leur avis, c'est à dire par une sélection naturelle des individus les plus forts capables de supporter les climats les plus durs ?
Est-ce que la volonté peut permettre d'arriver à remplacer les capacités que la nature à injecté insidieusement dans la chair de ces Hommes pendant des années voir plus ?
Pour moi la rusticité est dans cette authenticité autoritaire avec laquelle les corps (et les âmes) ont été forgés pour résister et pas dans une volonté artificielle de faire "comme si".
C'est ce qui me rend incrédule face à la possibilité d'un programme physique qui augmenterai la rusticité.
Notez que je comprendrai aisément qu'on me reproche un certain purisme (et lyrisme ?) dans ma définition.
