Salut à tous!
J'ai le plaisir de vous présenter mes premières réalisations personnelles.
Je vous remercie pour tous vos conseils.
J'avais commencé à me renseigner sur forgeFR.com, mais j'ai rapidement préféré la convivialité d'ici.
Ca ne m'empêchera pas d'aller poster le même message là-bas, cependant, car j'y ai beaucoup appris...
J'ai réalisé les 3 de front, par soucis "logistiques".
J'ai réalisé les traitements thermiques à l'occasion de visites chez mes parents en Normandie, le reste a été fait en bonne partie dans ma cave.
Pour les généralités, j'ai dégrossi à la disqueuse (disque à tronçonner, puis disque à ébaber et enfin disque à poncer), sué sang et eau à la lime et terminé au papier de verre (du 180 au 1500).
Les aciers ont d'abord été détrempés (dans le cheminée parentale), normalisés 2x, trempés, puis renvenus 2x (dans mon four conjugal).
Le percage a été éffectué avec une perceuse à colonne premier prix de chez bricochoz (comme la meuleuse d'ailleurs).
les rivets proviennent de tiges de laiton de 4mm, l'oeillet d'un tube laiton de 6.
J'ai terminé ces couteaux juste avant de partir en vacances, mais je n'ai pas eu le temps de poster avant.
N'ayant pas (encore) de pierre à aiguiser digne de ce nom, l'affilage reste très perfectible mais ils sont néanmoins tout à fait fonctionnels.
Je pense acheter une pierre Falkniven rapidement.
Cependant, une semaine de rando dans le morvan a été un bon test en conditions réelles.
En premier lieu, une photo de famille (le couteau suisse n'est là que pour l'échelle). pardonnez la qualité des photos...
Le camp, pour usage perso:
Travaillé dans une râpe de maréchal ferrand
Montage sur soie (celle de la râpe)
manche taillé dans une branche de buis (traité à l'huile de thun)
garde taillée dans la râpe
intercalaire en cuir
longueur totale: 35 cm
longueur lame: 22,5 cm
largeur lame: 4 cm
épaisseur lame: 5 mm
J'ai fabriqué l'étuis à partir d'une sangle de guitare, ce qui lui donne ce look un peu... chicanos

A l'usage, malgré un affutage médiocre, il est trèèès efficace en shopping et en batonnage, et m'a surpris lors d'un court layonnage pour nettoyer une portion de chemin envahi par les ronces.
En revanche, le shopping a créé un très léger jeu dans le manche. Je vais y remédier en soudant la garde (simplement emboitée) et en noyant le manche de résine époxy (le trou pour la soie a été fait au ciseau à bois, à la précision bien éloignée du laser!)

Jack, the saucissonneur!J'ai fait celui-ci pour ma femme. Son usage se limitera certainement aux saucissons et aux champignons!
Issu d'une lame de tondeuse à gazon
Plates semelles en buis
intercalaires en cuir
longueur totale: 24 cm
longueur lame: 22,5 cm
Largeur lame: 2 cm
épaisseur lame: 0,2 cm
Etuis réalisé dans un vieil étuis d'appareil photo. Ma première couture en point de sellier (et ça se voit!

)
A l'usage, l'affutage méthode papier de verre en fait un très bon coupeur de saucisson!
La côte de boeuf de fin de rando n'a pas résisté bien longtemps non plus!


En complément du camp:Réalisé dans le reste de la râpe de maréchal ferrand
manche en bout nylon stabilisé à l'époxy
longueur totale: 18 cm
longueur lame: 8,5 cm
largeur lame: 3,5 cm
épaisseur lame: 0,4 cm
L'étuis a été réalisé dans une sangle de guitare, le bouton provient de la boite à couture de madame. J'ai cousu 2 passants de manière à pouvoir le porter horizontalement ou verticalement.
Celui-ci n'a pas connu la souffrance de la lime, je l'ai entièrement stock-removalé avec le disque à poncer (composé d'une succession de lamelles de papier de verre). Le tranchant n'est pas terrible, j'attends d'avoir une bonne pierre pour le fignoler. Contre toute attente, la prise en main est excellente, les saucissons ne la ramène pas trop, les côtes de porc non plus! Les tomates, en revanche, se marrent bien... jusqu'à ce qu'elles terminent en purée...



En réalité, j'en avais un 4è à vous montrer (fait dans une veille lime), mais je l'ai terminé après la séance photos.
J'en a fait cadeau à un copain, mais j'ai déjà un SAV à assurer.
Cet abruti, lors de la rando, s'est retrouvé seul face à un tronc d'arbre...
Des séquences de rahan et de blueberry lui sont passées par la tête et il a voulu lancé le couteau!
Lancé qui s'est terminé par un magnifique planté de manche, qui n'a pas résisté... une plate-semelle à refaire...
Au final, je suis conscient qu'il y a encore beaucoup de progrès à faire sur la finition (marques sur les manches, rayures un peu trop profondes difficiles à atténuer, etc...), mais surtout, je suis quand même assez sceptique sur mes traitements thermiques qui restent assez empiriques, même si j'ai tenté de suivre au mieux les divers conseils, faute d'installation et de matériel adapté.
J'en ai déjà démarré un autre dans une vieille lime, et j'aimerais beaucoup me réaliser un camp à plates semelles, largement inspiré des Fehrmanmais, mais là, je vais être à court de matière première...