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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Un mois en Jordanie, retex  (Lu 16253 fois)

11 juillet 2009 à 11:23:19
Lu 16253 fois

rafaf


Comme promis, CR de mon voyage en Jordanie ! Et comme vous pouvez le constater, je suis rentrée vivante, malgré tous les risques que j’avais envisagés avant de partir, et auxquels je n’ai finalement pas été confrontée (j’étais presque déçue, c’est bête…).
………….
Si j’y arrive, je vais juste vous partager les meilleurs moments de ce voyage, et quelques petites choses en lien avec la nature de ce forum (en gras).
Je vais essayer de faire rapide mais c’est dur !

Début du périple : 12 juin, Sinaï, Égypte. J’y retrouve ma cousine, arrivée de Paris par Sharm el Sheikh, tandis que j’étais moi-même arrivée au Sinaï deux jours avant depuis Jérusalem par Eilat-Taba. Après l’ascension du Mont Sinaï dans la soirée, la nuit au sommet, et la redescente au petit matin, nous partons vers Nuweiba, sur la côte de la Mer rouge. Nous passons la nuit dans un camp au bord de la mer, complètement paradisiaque, et vide.

(photo 1)

Snorkeling pour découvrir la barrière de corail et ses trésors. Chaleur écrasante. On nous dit de faire attention aux poissons-tigres qui paralysent leur proie s’ils la piquent, et qui provoquent donc la noyade. Je demande donc : comment leur échapper ? Eviter de leur foncer dedans. Technique de survie vraiment géniale non ?[/b]

Le lendemain matin nous partons très tôt à pied vers le port de Nuweiba, à une dizaine de kilomètres, en longeant le bord de mer (sans aucune clôture nous barrant la route). Je me bénis d’avoir pris des sandales de marche, qui me permettent d’aller marcher dans l’eau pour me rafraîchir quand l’ai l’impression qu’il fait 50°C à l’intérieur de mon corps. Paysage magnifique. On a bien essayé d’ouvrir la Mer rouge pour éviter d’avoir à prendre le bateau, mais échec.

(photo 2)


Nous finissons par arriver au port et là débute la grande aventure consistant à prendre le ferry pour Aqaba, en Jordanie. Nous avons passé une bonne heure à chercher la baraque où acheter des tickets, puis deux bonnes heures encore à savoir à quelle heure partait le bateau, bref c’était un bordel hallucinant, je n’avais jamais vu ça. Personne ne savait rien sur rien, tout était complètement absurde. Dans l’immense hangar où tout le monde attendait le bateau, un soldat égyptien s’est tout à coup mis à hurler sur la foule avec une violence inouïe, j’ai cru qu’il allait fusiller quelqu’un. Je ne sais toujours pas de quoi il s’agissait, en tout cas tous les gens (Egyptiens, Jordaniens, Saoudiens…) se sont assis illico presto dans un grand silence, et les quelques 5 ou 6 étrangers que nous étions, nous nous sommes littéralement décomposés. Un soldat a fini par venir nous chercher pour nous mener à l’embarcadère, et un jeune Egyptien qui parlait anglais nous a pris sous sa protection pour toute la traversée. Il ne comprenait pas ce que ma cousine et moi, 26 et 21 ans, Françaises donc supposées riches et menant une vie confortable, foutions là dans cet endroit pourri, d’autant plus que nous étions dans un piteux état, pas encore habituées à la chaleur. Nous lui expliquons que ce sont nos vacances et que nous avons donc besoin de sortir de notre cadre habituel, de nous éprouver un peu physiquement, de découvrir d’autres réalités… Il nous répond : « Ah je comprends… moi pendant les vacances je joue à la PlayStation… vous, être crevées et marcher, c’est votre PlayStation à vous ! ». Il a tout compris !

Une fois entrées dans le bateau, encore deux heures d’attente à quai, puis une traversée de 4 ou 5 heures. Voyant beaucoup d’hommes portant une serviette de toilette sur les épaules, j’en demande à quelqu’un la raison ; il me répond que c’est au cas où le bateau coule… Je suis perplexe… Alors voilà, retenez cette technique de survie en mer : la serviette de plage sur les épaules en cas de naufrage.
Chaleur horrible. Tout les passagers dégoulinant de transpiration, tout le monde vautré par terre, dormant n’importe comment, pieds nus, les uns sur les autres, puis les hommes se groupant pour faire leur prière… Cette traversée a été vraiment impressionnante, un vrai choc culturel. Nous étions les seules étrangères (nous avions perdu de vu les 4 Portugais croisés dans le hangar), tout le monde nous observait, nous prenait en photo à la sauvette. Une femme voilée de noir de la tête aux pieds (on ne voyait que ses yeux) comme la plupart des passagères s’est avancée vers nous pour nous questionner ; elle était intriguée de voir deux étrangères correctement habillées (nous avions des voiles sur la tête, pas mis à la musulmane, mais bien couvrants) et nous avions acheté des djellabas en Egypte (vous verrez pourquoi…). Je lui explique que nous sommes chrétiennes, alors elle commence à me faire le catéchisme musulman pour m’inciter à la conversion. Nous avons bien discuté, même si c’était un peu difficile pour moi car elle parlait un arabe très riche tandis que je connais plutôt celui de la rue qui est beaucoup plus limité. Mais je n’oublierai jamais cette fille, dont je n’ai vu que les yeux, et qui s’appelait Mina.

(photo 3)

Nous finissons par arriver à Aqaba. Un policier nous fait signe de le suivre. Il nous fait descendre du bateau les premières. Nous nous retournons vers le bateau et avons alors cette vision :


(photo 4)



11 juillet 2009 à 11:32:56
Réponse #1

rafaf


Après cette traversée, les temps forts du voyage sont :

-à cheval dans le splendide désert du Wadi Rum.

(Photos 1 et 2)

-deux jours à dos de chameau entre le Wadi Rum et un village sur la route des Rois.

(Photo 3)

-chasser des pigeons et les mangers rôtis sur le feu, avec des bédouins de Pétra. Comme d’habitude, tout nous tombe tout cuit dans les mains… Nous nous promenons dans Pétra, nous admirons la magnifique cité du désert. Nous croisons des bédouins qui nous proposent de nous emmener à dos d’âne jusqu’à leur village et de passer la soirée avec eux dans la montagne. Sur la route, nous voyons des pigeons dans le ciel. Le bédouin avec lequel je partage le dos d’un âne m’explique qu’ils en chassent souvent. Je lui dis que c’est génial. Alors il me dit qu’on va chasser ensemble. Il change de direction, va vers une grosse pierre, la bouge un peu, creuse dans le sable, et en sors un vieux fusil enroulé dans un keffieh râpé.
 
(Photo 4)

11 juillet 2009 à 11:37:43
Réponse #2

rafaf


Avec ça, nous tuons quelques pigeons (dont il arrache la tête avec les dents, car ils n’étaient pas tout à fait morts… j’imagine que c’était pour faire le malin). Puis nous allons dans la montagne faire du feu et manger les pigeons avec des légumes. Nuit superbe, plus d’étoiles que jamais. Ils nous ramènent en ville jusqu’à notre hôtel dans un pick up pourri, vrais chevaliers servants, et nous proposent d’aller le lendemain chasser du plus gros gibier (gazelle) dans le Wadi Araba, en 4x4 et surtout… au M16 !!! Argggggggggggg…  la tentation est grande d’accepter cette proposition si alléchante. Mais demain nous devons partir, c’est dimanche et il n’y a pas de paroisse à Pétra, nous devons aller plus au nord pour trouver une messe. Adieu M16, gazelle, bédouins…
Autres moments mémorables :
-pêcher au filet avec des bédouins de Madaba dans le Wadi Mujib, petit Eden, à la lumière du soleil couchant puis de la lune. Manger les poissons sur le feu sous les étoiles, agrémentés de quelques tomates cueillies sur la route (non non je ne romance pas !).
-galoper à cru sur les monts au-dessus de la Mer morte, passer deux jours dans un campement bédouin de manière inattendue comme d’habitude (on les rencontre sur la route, ils nous font essayer leurs chevaux, du plus mou au plus vif, et finalement ils nous emmènent dans leur campement où l’on dort, et le lendemain nous accompagnent à pied par la route du djabal jusqu’à la Mer morte).

-descendre dans un souterrain croisé au cœur d’un château situé sur une haute colline perdue dans la campagne, et au bout d’environ 250 mètres de descente à pic, se retrouver au fond d’un puits (avec eau très claire au fond). Remonter la petite échelle de ce puits et se retrouver au niveau de la route. Voir passer juste à ce moment-là une voiture d’Américains médusés qui demandent qu’est-ce qu’on fait dans ce puits et pourquoi on est couvertes de poussière et avec une lampe frontale sur la tête…

(Photo 1)
(Photo 3: ptit-déjeuner sur la margelle du puits)

-être suivies par les « shebab » de la police secrète jordanienne, essayer de leur échapper pour pouvoir dormir dans la montagne alors qu’ils ne le veulent pas.

-dormir avec la police dans le site même des ruines de la cité antique de Jérash (un vrai bijou).

(Photo 2)


11 juillet 2009 à 11:46:23
Réponse #3

rafaf


Les situations où on a pu être en difficulté :

-après une journée de marche, ma cousine se retrouve paralysée au bord de la route par un mal de dos très aigu qui la cloue sur place. C’est la 1ère fois que ça lui arrive, elle ne sait pas ce que c’est, et moi non plus. Elle ne peut plus avancer. La nuit tombe, il faut donc qu’on dorme là. Je lui prend son sac et la laisse se reposer, toujours pliée en deux un peu en contrebas de la route. Il fait déjà noir et j’ai peur de tomber dans le ravin qui n’est sûrement pas loin puisqu’on longe le Wadi Araba. Avec la torche j’arrive tant bien que mal à descendre dans une sorte de trou où j’installe un pseudo-bivouac, en enlevant les pierres et les petits buissons épineux, en essayant d’aplanir le sol pour y dormir à deux, et en remuant toutes les pierres autour pour pas se retrouver avec des serpents et des scorpions dans le sac de couchage. Je fais un petit feu pour finir d’éloigner les bêtes, mais pas trop gros pour pas attirer l’attention, car la route est au-dessus de nous et j’ai peur que des gens descendent nous voir (police y compris, mais surtout jeunes chieurs plus ou moins dangereux). Une fois que tout est prêt ma cousine me rejoint, elle va un peu mieux, je lui fais un super massage et finalement on passe une nuit pas mauvaise du tout. Et quand on se réveille au petit matin, on a ça devant nous :

(Photo 1)

Et on réalise qu’on est qu’à deux mètres du ravin… Heureusement que je ne le savais pas car j’aurais eu peur de tomber toute la nuit.
-autre situation où on a un peu douté : en plein milieu du désert, juste une route toute droite devant nous, on croise deux bédouins (on ne sait vraiment pas d’où ils sont sortis) qui nous avertissent qu’on passe dans une zone infestée de « deub ». Je ne sais pas ce que veut dire ce mot en arabe alors je leur demande de les décrire. Ca a l’air d’êtres des très gros chiens sauvages agressifs. Ils nous disent que nous devons prendre une voiture, ils ont l’air très inquiets. D’un autre côté, ils n’ont pas l’air hyper débrouillards, on a du mal à croire à ce qu’ils disent. Finalement pour les rassurer nous leur montrons nos couteaux, et ils nous les accrochent au bout de nos bâtons en baïonnettes. Ils font du bon travail, nous sommes maintenant bien armées. Ma cousine a aussi sa bombe à poivre dans la poche (je ne sais pas trop ce que ça vaut ce truc mais c’est idéal pour rassurer les parents). Avant de reprendre la route ma cousine et moi définissons ensemble la procédure à suivre au cas où on rencontrerait ces terribles « deub », et on part. Les bédouins nous regardent, interloqués, mettre du sel dans notre eau. Ils nous supplient une dernière fois de les laisser nous conduire (gratos) et nous partons enfin. Nous n’avons pas croisé l’ombre d’un caniche, et encore moins d’un « deub ». Mais, sous un soleil de plomb, après quelques heures de marche, nous apercevons une tente de bédouins. Encore bien occidentales dans nos manières, nous n’osons pas trop nous diriger vers elle, nous avons peur de déranger, de débarquer à l’improviste. La fatigue a raison de nos hésitations et finalement on fonce droit sur elle, timidement mais sûrement. Arrivées à quelques mètres de la tente, j’aperçois le visage souriant jusqu’aux oreilles d’un jeune bédouin qui nous fait signe d’entrer. En fait, toute la famille nous attendait, ça faisait déjà un moment qu’ils nous voyaient aux jumelles, et ils avaient tout préparé pour nous accueillir. Là nous avons mangé, bu et dormi. Chose intéressante, nous étions très couvertes, les bédouins nous ont mis des couvertures énormes sur le dos pour dormir, juste à côté du feu au centre de la tente, et nous avons bu du thé brûlant au lieu d’eau fraîche, et malgré les 40°C à l’extérieur, ça allait ! Je ne pige pas… Plus il fait chaud plus ils se couvrent, c’est impressionnant, et ça marche ! Si nous avons passé presque tout notre séjour en djellaba, c’est tout simplement parce qu’il y fait bien plus frais qu’en débardeur (et aussi pour des raisons de pudeur en zone musulmane).

Très amusant d’écouter les conversations des bédouins pendant notre sommeil. J’avais les yeux fermés mais je tendais l’oreille. Le petit garçon dit : « vous avez vu : elles dorment comme nous ! », alors son grand frère réplique « ben oui bien sûr », puis l’aîné dit : « de loin je pensais que c’étaient des hommes », et sa mère lui réplique sur un ton très docte « non, elles marchent comme des femmes »… etc.

(Photo 2)

-autre moment bizarre : la nuit nous surprend dans un wadi, ma cousine, moi, un bédouin et nos chevaux ; nous rentrons donc à cheval vers le camp dans l’obscurité ; tout à coup on entend des mecs qui gueulent un peu plus loin et des bruits de moteurs ; et là je vois notre bédouin sortir de sous son tee-shirt un grand couteau et avancer d’un pas déterminé avec la lame en main ; mais bon un peu après les voix et moteurs se sont tus, il ne s’est rien passé ; même pas drôle, je sais.

-mais enfin à part ça, le dos coincé et les féroces « deub », rien du tout. Ah si, j’oubliais quand même : on s’est fait cracher dessus et balancer quelques cailloux dans une zone extrêmement hostile (on l’a découvert en la traversant) : que des femmes entièrement voilées, tout le monde nous regardait en silence, on avait l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe. C’est le seul endroit de Jordanie où nous n’avons pas trouvé des gens accueillants. C’est la raison pour laquelle la police secrète est venue nous cueillir en fin de journée afin de nous interdire d’y passer la nuit.

En fait il y aurait des milliards de trucs à raconter sur ce voyage extraordinaire mais j’ai déjà été trop longue.
Je profite de ce CR pour dire à tous ceux qui auront eu le courage de le lire jusqu’ici que le peuple jordanien est un peuple exceptionnellement accueillant et généreux, plein d’humour et de joie de vivre. La police quant à elle est remarquable. Elle s’est préoccupée de nous pendant tout notre trajet, a veillé à notre sécurité en nous évitant toute lourdeur dans la mesure du possible, et toujours avec une classe et une droiture impressionnantes. Pendant un mois nous avons été logées et nourries gratuitement par la population sans que nous n’ayons rien demandé, et il s’est même trouvé des gens pour nous proposer de l’argent pour nous aider (je crois qu’ils n’avaient jamais vu des étrangers aussi piteux, ils devaient s’imaginer que nous étions très pauvres pour voyager de cette manière).

11 juillet 2009 à 11:46:55
Réponse #4

Aerazur


 ;)...un vrai régal, aussi bien pour le texte que pour les photos!

Mille merci de nous faire partager cette experience assurement rare et précieuse!

11 juillet 2009 à 11:50:22
Réponse #5

rafaf


Et quand même, pour rester dans le thème de ce forum, quelques petits trucs à noter, même si je doute fort que vous ne sachiez pas déjà tout cela depuis fort longtemps :

-le sel dans l’eau c’est pas très bon mais c’est vraiment efficace contre la déshydratation.
-avoir une couverture pas trop lourde avec soi est un bon plan : ça fait un tapis de sol la nuit, un abri contre le soleil le jour, et ça permet aussi de préparer facilement le bivouac (pour arracher les buissons épineux c’est génial par exemple, car à mains nues c’est un truc de maso).
-les bâtons ça aide vraiment à marcher, c’est bien pour se faire un abri contre le soleil, pour taper le sol pour faire fuir les bêtes, pour attacher un couteau au bout, pour effrayer les bandes de gamins un peu collants dans certains villages, et pour les chiens et autres mauvaises rencontres j’imagine, mais bon je n’ai pas pu tester.
-les sandales de marche c’est absolument génial : très peu d’ampoules puisque moins de contact avec la chaussure, aération bien agréable par grande chaleur. Par contre pour les dénivelés avec sol pas stable genre descente dans un wadi, ça ne tient pas assez le pied.
-deux chemises pour un mois c’est vraiment très largement suffisant.
-en Jordanie nous avons tout bu et tout mangé sans jamais tomber malades (il y a des gens qui hurlent et disent qu’il faut tout éplucher et laver, purifier son eau ou boire de l’eau minérale, ne pas boire dans la même coupe que les bédouins etc., mais nous avons fait tout ça car c’était trop compliqué de faire autrement, nous pensions chopper quelques maux d’estomac ou diarrhées mais finalement, absolument rien).
-les camel-bag c’est vraiment très pratique (1ère fois que j’expérimente, je suis conquise).
-le chèche sur la tête est suffisant pour éviter l’insolation.
-on peut marcher le ventre vide, et serrer la ceinture de son sac est un coupe-faim très efficace.
Allez je m’arrête là avec tous ces lieux communs. Je pensais  l’occasion de ce voyage apprendre des trucs de survie ou expérimenter des situations délicates qui auraient pu servir à tout le monde sur ce forum mais ce n’est pas le cas…


Epilogue
Passer un mois en pleine nature au contact de gens si merveilleux, être pieds nus, manger avec les doigts, mener une vie toute simple, ne pas avoir de téléphone, d’internet, de rdv… Chaque jour était plus beau que le précédent. Je n’en reviens toujours pas de ce que nous avons vécu et qui est si difficilement racontable. Avec ce genre de voyage on réalise à quel point la vie que nous menons en Europe est absurde. Pardon de partir dans ces considérations mais vraiment en Occident la vie nous passe sous le nez, nous nous embourbons dans des obligations sans fin et nous ne vivons pas. En Jordanie nous avons vu des gens heureux, au regard pétillant (même les 80 ans et plus), toujours prêts à rire, le cœur sur la main, ayant toujours le temps de tout, dans des paysages grandioses, et tout ça, tout simplement. Ils vivent !
Vive la Jordanie ! Et surtout, hommage aux bédouins, qui sont des gens fabuleux.

Encore quelques photos pour finir :

11 juillet 2009 à 11:53:37
Réponse #6

rafaf


Comme vous voyez, on s'amuse bien en Jordanie...

11 juillet 2009 à 18:48:20
Réponse #7

lepapat


Magnifique voyage  :love:

Par contre je voudrais savoir a quoi sert cette espèce de ceinture rouge avec brettelle ?
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


11 juillet 2009 à 19:48:30
Réponse #8

lepapat


John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


11 juillet 2009 à 22:18:27
Réponse #9

Moleson


Très jolie description. Ca fait envie de rajeunir..... :doubleup:

C'est toi avec le fusil, si oui, c'est manifestement pas la première fois.


Moleson

12 juillet 2009 à 01:20:32
Réponse #10

Tyler


Super voyage, super CR merci!

Par contre marcher le ventre vide sous le cagnard au point de devoir serrer la ceinture pour faire compression si on peut éviter... :o

13 juillet 2009 à 16:05:16
Réponse #11

rafaf



Par contre je voudrais savoir a quoi sert cette espèce de ceinture rouge avec brettelle ?

C'est une cartouchière en fait, sauf que là elle est vide. Je crois que c'est la tenue traditionnelle de la police du désert, qui est uniquement constituée de bédouins, chargés de faire régner la paix entre les diverses tribus.

13 juillet 2009 à 16:06:29
Réponse #12

rafaf



C'est toi avec le fusil, si oui, c'est manifestement pas la première fois.

Moleson

Exact   ;D

13 juillet 2009 à 16:10:14
Réponse #13

rafaf



Par contre marcher le ventre vide sous le cagnard au point de devoir serrer la ceinture pour faire compression si on peut éviter... :o

Oui on peut éviter... et on faisait gaffe. Par exemple on n'a jamais joué aux idiotes en ce qui concerne l'eau. Et quant à la nourriture, avec la chaleur on n'avait pas très très faim, et même lorsqu'on avait faim, et ben ça finissait par passer.

13 juillet 2009 à 18:02:19
Réponse #14

C.E.F.T.- 974


Beau trip en tous les cas...
J'ai eu l'occasion de trainer mes "guetres" par la bas, avec le Brésil c'est LE pays ou j'ai eu le meilleur accueuil de la part de la population.
Du halawa dans le sac, des patisseries dans le ventre les reserves etaient suffisantes et
"vogue la galére"...
Aqaba, Petra et....Wadi Rum, le desert, la paix, le silence.... :love:

Merci de m'y avoir fait replonger... :up:


"Ah si, j’oubliais quand même : on s’est fait cracher dessus et balancer quelques cailloux dans une zone extrêmement hostile (on l’a découvert en la traversant) : que des femmes entièrement voilées, tout le monde nous regardait en silence, on avait l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe. "

Ah bon, de quel coté...?

13 juillet 2009 à 18:42:12
Réponse #15

Moleson


Exact   ;D
Alors si je peux te donner un petit conseil.

- Ramène la main faible en arrière, à peu près au contact du chargeur
- Contracte des abdominaux et penche toi légèrement en avant
- Essaye d'avoir les épaules, le thorax et les hanches sur un plan.

Avec ces petits détails tu vas gagner en distance et précision.


Moléson

13 juillet 2009 à 22:41:54
Réponse #16

Kilbith


Un grand merci pour ce récit et les magnifiques photos...  :up:

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 juillet 2009 à 23:11:08
Réponse #17

François


C'est votre playstation à vous  ;)  ...  Elle est sympa, la playstation  :doubleup:
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

14 juillet 2009 à 11:17:49
Réponse #18

French Kiss


"Là nous avons mangé, bu et dormi. Chose intéressante, nous étions très couvertes, les bédouins nous ont mis des couvertures énormes sur le dos pour dormir, juste à côté du feu au centre de la tente, et nous avons bu du thé brûlant au lieu d’eau fraîche, et malgré les 40°C à l’extérieur, ça allait ! Je ne pige pas…"

Les grosses couvertures (et les multiples epaisseurs que les bedouins portent habituellement) servent de protections thermiques, ca protege aussi bien du froid que du chaud, par ailleurs boire tres chaud quand il fait chaud, ca reequilibre simplement les sensations de chaleur interieur/exterieur au corps. Evidemment l'inverse (boire tres froid quand il fait froid) ne marche pas, sauf si on cherche a precipiter le phenomene d'hypothermie ;)
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

14 juillet 2009 à 12:18:47
Réponse #19

Karto


Les grosses couvertures (et les multiples epaisseurs que les bedouins portent habituellement) servent de protections thermiques, ca protege aussi bien du froid que du chaud, par ailleurs boire tres chaud quand il fait chaud, ca reequilibre simplement les sensations de chaleur interieur/exterieur au corps.

Tu peux expliquer exactement comment ?

14 juillet 2009 à 15:06:52
Réponse #20

rafaf





"Ah si, j’oubliais quand même : on s’est fait cracher dessus et balancer quelques cailloux dans une zone extrêmement hostile (on l’a découvert en la traversant) : que des femmes entièrement voilées, tout le monde nous regardait en silence, on avait l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe. "

Ah bon, de quel coté...?


Du côté de Al-Tawfile. Après cet épisode, beaucoup de gens ont confirmé la très mauvaise réputation de ce village. Visiblement il y a deux zones pas très accueillantes comme ça en Jordanie: celle-ci, et celle de Ma'an.

14 juillet 2009 à 15:11:27
Réponse #21

rafaf


Alors si je peux te donner un petit conseil.

- Ramène la main faible en arrière, à peu près au contact du chargeur
- Contracte des abdominaux et penche toi légèrement en avant
- Essaye d'avoir les épaules, le thorax et les hanches sur un plan.

Avec ces petits détails tu vas gagner en distance et précision.


Moléson

Merci pour les conseils!! ::) Mais là c'était juste pour la photo, avec ce vieux fusil allemand avec lequel on n'a pas tiré, ce qui explique une position de tir pas très efficace... Jvous rassure, pour un tir Famas jme tiens pas comme ça!
« Modifié: 14 juillet 2009 à 15:38:04 par rafaf »

14 juillet 2009 à 15:30:20
Réponse #22

French Kiss


Tu peux expliquer exactement comment ?

Quoi donc? les epaisseurs de vetements ou le coup du the chaud? (ou les 2 mon capitaine?)
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

14 juillet 2009 à 15:34:55
Réponse #23

Moleson


Merci pour les conseils!! ::) Mais là c'était juste pour la photo, avec ce vieux fusil allemand avec lequel on n'a pas tiré, ce qui explique une position de tir pas très efficace... Jvous rassure, pour un tire Famas jme tiens pas comme ça!

Bof avec le Famas tu peux te tenir comme cela, c'est pas grave... :lol: :lol:
Ouille aille arrêtez de taper.... :calin:

Moleson

14 juillet 2009 à 15:42:10
Réponse #24

rafaf


Quelle horreur un FAMAS pour un Suisse  :lol: Par ailleurs Rafaf, un jour quelqu'un pourrait t'apprendre un truc que tu ne sais pas déjà et, même si tu le sais déjà, tu pourrais ne pas hausser les épaules et même que ça ne nuirait pas à ton aura de baoudeuse  :)

Ya des fois où jpige pas trop le ton des répliques en fait... Je ne croyais pas avoir haussé les épaules (d'ailleurs j'étais même pas bien sûre que les conseils sur la position de tir se voulaient désagréables, mais un membre du forum que je remercie ;) m'en a informée)... j'ai même essayé d'être gentille (j'ai échoué?).
On pourrait pas inventer un forum où on voit la gueule des gens quand ils parlent? Ou au moins on entendrait le ton de leur voix?
Ou alors il faudrait juste que je m'invente un peu plus de finesse...

C'était juste génial ce voyage, et contente de voir qu'il y a des membres sur le forum qui ont apprécié le CR, c'est ça qui compte!
« Modifié: 14 juillet 2009 à 15:47:13 par rafaf »

 


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