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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Sous les pavés la plage, sous la poignée...  (Lu 24451 fois)

30 juin 2009 à 16:32:32
Réponse #50

Anke


Effectivement Vagabond, on peut craindre que le métal se retractant au contact du froid ( voir les fils électriques qui pendouillent en été et qui sont tendus en hiver) les rivets voire la colle s'en prennent "plein les dents". Le prochain plate-semelle que je fais je vérifie ça avec le congélateur ( - 18°, ça devrait être une bonne indication), j'ai quand même un petit doute, car meêm si le métal se retracte, c'est l'ensemble qui va se retracter en m^me temps. A vérifier. Par contre les grosses chaleurs peuvent avoir des effets néfastes sur les colles : j'ai eu à l'époque de mes "heures de gloires" ( si, si j'en ai eu  :lol:) une guitare sur laquelle le manche ( bien que monté en queue d'arronde) s'est complètement décollé ( elle avait passé beaucoup de temps derrière la vitrine du marchand).

Maintenant pour ton pote, quand il gèle, une plate-semelle à un avantage si la ferraille colle au doigts : le couteau ne glisse pas ! Parade : mettre des gants... Pas futé ton pote ! :lol: :lol: :lol:

Bon j'arrète de galèger. Pour les scandis, on constate que beaucoup d'entre eux sont des montages à empilements.
Au niveau forge et assemblage : En l'abscence d'outils électriques ( à l'époque hein !) il était plus facile de forger une soie que d'usiner une plate semelle. Au niveau montage, il est également plus facile de travailler la "spongiosa" d'un bois de renne ou un os, quitte à mater la soie sur le pommeau. C'est plus long et demande plus d"habileté et de précision. En fin c'est ce qu'il me semble, je ne fais pas "autorité" en la matière.
Les leukus sont, me semble-t-il les couteaux scandinaves( ontages sur soie traditionellement) les plus proches de ce que nous appelons " couteaux de camp" et ma foi, ils ont fait leurs preuves.
Pour l'avoir testé sur deux paranke, un sur soie, et un plate-semelle, il m'a semblé que celui monté sur soie transmettait moins de vibrations à la main ou au bras. Mais pareil, je ne fais pas "autorité" sur la question... ;)

30 juin 2009 à 17:02:42
Réponse #51

Kilbith



Celui là n'a pas de plate semelle, ni de soie traversante, ni d'acier d'extra-terrestre et pourtant les utilisateurs réguliers de ce type de lame étaient meilleurs que les meilleurs d'entre nous pour la vie sauvage,hein...

Gardez le sourire ;)
@++


Moi j'aime pas les lames avec des serrations.  :down:

Et puis une lame double tranchant, cela ne permet pas de bâtonner.  :down:

Et puis la pointe n'est pas assez "drop point" quand tu veux préparer le gibier c'est un coup à percer les tripes.  :down:

M'étonne pas que les mecs qui utilisaient ça n'avaient pas internet. Les cromagnons c'était tous des vieux c*n.   :blink:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

30 juin 2009 à 17:08:17
Réponse #52

Pics (Vincent.D)



Moi j'aime pas les lames avec des serrations.  :down:

Et puis une lame double tranchant, cela ne permet pas de bâtonner.  :down:

Et puis la pointe n'est pas assez "drop point" quand tu veux préparer le gibier c'est un coup à percer les tripes.  :down:

M'étonne pas que les mecs qui utilisaient ça n'avaient pas internet. Les cromagnons c'était tous des vieux c*n.   :blink:
MDR... :lol: :lol: :lol:
@++
Pics
KISS

30 juin 2009 à 17:42:15
Réponse #53

vagabond


Bonjour,

Anke, je te concède que mon copain devrait mettre des gants, mais j'ai quand même tendance à lui faire confiance question je m'en sors avec les moyens du bord  :doubleup:.

Quand au montage sur soie, c'est effectivement celui qui m'a posé le moins de problème, et je ne veux surtout pas partir dans cette réflexion avec ce genre d'a priori.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la nette sensation que je passe à coté d'une évidence mais je n'arrive pas à comprendre laquelle.

Si quelqu'un a un cerveau en rabe ...  ;D

Vagabond

30 juin 2009 à 17:44:56
Réponse #54

Kilbith


Re,  :)

Les discussions sur plate semelle versus soie me paraissent le plus souvent "hors sujet". Je n'ai aucunement la prétention de me présenter comme un utilisateur expérimenté ni même avisé, mais sur ce sujet je vous propose quelques réflexions issues de quelques unes de mes activités pro :

Le mode de construction est avant tout issu d'un contexte économique.

*Par le passé la matière était rare et chère, les outils rares et chers mais la main d'oeuvre était abondante et peu onéreuse.
Dans ce contexte le montage à soie était bien adapté. Il permettait une grosse économie de matière et se réalisait avec une forge, une enclume, une paire de pinces et un marteau.

*De nos jours, le montage plate semelle est le plus simple et le moins cher à réaliser.
Même moi je peux acheter une barre de XYZ999, la couper à la meuleuse, l'user au touret pour faire la plate semelle et la pointe, meuler les bords pour faire une émouture sabre, percer trois trous dedans pour riveter et coller à l'araldite des plaquettes kapla. Je vais polir selon ma patience. Avant de monter le manche je fais un traitement thermique trouvé sur internet, même si c'est approximatif ce sera toujours assez solide/coupant pour ce que j'en ferais en réalité.

J'aurais gaspillé 40% de la matière initiale mais honnêtement : who care ?


Le mode de construction est avant tout issu d'un contexte socio technique.

* Aujourd'hui, la main d'œuvre experte est rare et les machines à commande numérique bossent 24h/24h et 7j/7j sans être en grève. Leurs seules défauts c'est qu'elle coute très cher à l'achat et qu'elles sont difficiles à programmer : il faut amortir les couts sur de longues séries homogènes.
C'est parfait, la globalisation permet de fabriquer des milliers de couteaux en Patagonie Extérieure et de les réexpédier pour pas grand chose partout dans le monde. Ce faisant j'amortis facilement mon investissement en machine et minimise les réglages.

Le mode de construction est avant tout issu d'un raisonnement de type "analyse de la valeur" mâtiné de marketing .

Je vais économiser sur ce qui ne se perçoit pas, et mettre l'accent sur ce qui se remarque en économisant sur le reste. Les couteaux "wildsteer" sont exemplaires sur ce point : on fabrique plein de squelette de couteau homogène (cf. ci-dessus) et on "habille " selon le segment de consommateur solvable identifié.


Le mode de construction est avant tout issu de l'étude de marché

*Si les utilisateurs veulent du "plate semelle parce que c'est solide", on fait du plate semelle.
*Si les utilisateurs veulent des manches en "kraton parce que cela ressemble aux crosses de combat pachmayr" on fait du Kraton.
*Si les utilisateurs veulent des soies (intégrale ou partielles) parce que c'est léger : on fait des soies.
*Si les utilisateurs veulent une lame yatagan parce que cela fait peur : on fait du yatagan.
...


En revanche, si on s'intéresse à l'utilisation que l'on va faire du couteau alors ce n'est pas important le mode de fabrication. C'est juste un moyen de concrétiser un projet, là on s'adresse à un artisan où, si on de la chance d'en trouver une, à une petite boite dont on partage la philosophie.

*Si on regarde un couteau comme un outil indestructible, la plate semelle s'impose.
*Si on regarde un couteau comme un objet tranchant, une soie même partielle est parfaite.
*Si on privilégie l'ergonomie, une soie permet des manches de forme infinie.
*Si on privilégie le poids, la soie est adaptée.
*Si on privilégie l'aspect...


Au final ce qui compte c'est la qualité de la réalisation : le bonne géométrie (cf: karto), la bonne fabrication, le bon TT, un acier adapté, le tout bien ajusté.

Et, avant tout, c'est comme pour le choix d'une compagne : il faut que vous fassiez un couple. Ce qui est bon pour l'un est mauvais pour l'autre.


Citer
PS 2 : merci de ne pas m'insulter si mon message est incorrect ou incomplet.
Karto : Je suis bien obligé de m'abstenir si je veux enfin lire le CR sur la veste "double ventile".  :closedeyes:
« Modifié: 30 juin 2009 à 18:45:45 par kilbith_2 »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 juillet 2009 à 22:22:09
Réponse #55

vagabond


kilbith_2, je trouve que ton analyse est une piste à creuser, mais comme je suis hors des courrants commerciaux depuis déjà quelques années, je peux garantir que je ne choisi mon matériel qu'avec mon expérience.

Je ne suis pas objectif, mais je trouve que les deux systèmes se valent s'ils sont bien réaliser, et je reste un amoureux des soies qui vont bien, mais ce n'est qu'un coup de coeur  :love: :love: :love: :love: :love:

Vagabond

18 août 2009 à 01:13:57
Réponse #56

Kazar


"The man who does not exercise the first law of nature --that of self preservation-- is not worthy of living and breathing the breath of life."

--John Wesley Hardin--

18 août 2009 à 09:20:31
Réponse #57

DavidManise


Ouais mais là si t'es en train de dire qu'on doit oublier la polyvalence de certains outils et qu'on doit se contenter de lames fragiles car trempées à 58 rc et + parce que ça vend mieux, ça va presque commencer à m'énerver ;)

Un couteau comme le RAT 7 fait 5mm d'épais au dos et sur 5cm de large environs.  S'il peut pas encaisser des coups de maillet, y'a vraiment un problème.  Selon moi le problème vient du choix de l'acier (le D2 résiste bien à l'usure mais pas trop bien aux chocs surtout si le traitement thermique est orienté vers la dureté au lieu de la résilience), et de la mode de la dureté trop haute.

Un couteau de camp comme ça doit et peut rester un outil vraiment polyvalent.  Surtout un gros couteau comme ça.  Un opinel reste un outil spécialisé pour couper, et ça il le fait superbement bien.  Mais là put**n si on peut plus bâtonner des lames de 5mm d'épais, où va le monde :down:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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18 août 2009 à 09:22:55
Réponse #58

Pics (Vincent.D)


Surtout qu'elle n'est pas bien grosse non plus la bûche là... :o
@++
KISS

18 août 2009 à 09:26:09
Réponse #59

DavidManise


Bah non...  probablement une paille dans l'acier.  C'est pour ça que je malmène toujours mes surins longtemps avant d'en avoir vraiment besoin : pour découvrir ce genre de détails chiants avant que ma vie en dépende ;)

David

P.S.: grillé par PsychoPat ;)
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18 août 2009 à 09:43:29
Réponse #60

crotale


Ce type de constat est surprenant, mais trés intéressant, suscitant le doute et l'effroi chez les amateurs de belles lames utiles.

Mais bon, même les excellentes lames ne sont pas fiables à 100 %, surtout si la tendance à les détourner de leur fonction originelle
prend le dessus ;). De trés grands couteliers ne savent pas comment leurs lames réagiront lors de phases tests d'utilisation extrêmes, détournées...

Une pelle Cold Steel est extrêmement robuste, je peux la lancer sans crainte, fendre à tout va branches & buches, par contre je n'irai pas tenter de déguster un petit suisse avec ;D :lol:

Pour que j'effectue de gros travaux de batonnage avec mon couteau, il faut vraiment que je n'ai rien d'autre sous la main, j'ai trop de respect pour mes lames :)

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

18 août 2009 à 09:48:40
Réponse #61

pieton


La photo date d'il y a un an et est connue.

Ce genre de photo c'est à la fois une preuve de la casse et en même temps le peu de photos de ce genre qu'on voit (la photo date d'un an et c'est à peu près la seule que je connaisse) peut aussi être interprété comme un signe positif suivant comment on regarde.

La taille du morceau de bois fendu n'a qu'une importance très relative, personnellement je m'inquièterais plus du type de bois, de sa densité, de la disposition des fibres.

Sinon vu le beau croissant de lune de la rupture ça ressemble plus à un traitement thermique mal fait et/ou mauvais choix d'acier/dureté qu'à autre chose.

Je vais être mesquin et remarquer que le full-tang et l'épaisseur de la lame n'auront été d'aucune aide.
Par ailleurs un couteau plus fins aurait peut être été moins bloqué pris moins de stress et peut être pu passer au travers plus facilement.

18 août 2009 à 10:34:43
Réponse #62

pieton


Toutefois les lames sont généralement forgées
Les lames ne sont généralement pas forgées

Citer
pour supporter des torsions sur la longueur moins pour faire levier sur la largeur,
Quand un couteau a une épaisseur de 5mm on est en droit d'espérer qu'il résiste aux stress latéraux.

Citer
la trempe se polarise essentiellement sur le tranchant, logique un couteau est en principe fait pour couper.
La trempe des lames industrielles est intégrale.

Citer
La découpe à l'emporte-pièce (matrice), la trempe en série des fabrications industrielles expose à des qualités irrégulières.
Je suis pas persuadé que la fabrication en grandes série soit plus irrégulière que la fabrication artisanale.

Citer
Pousser les essais au-delà des limites indiquées par le fabricant est destructeur et onéreux et on a jamais de matos puisqu'il est détruit à chaque fois.
Bâtonner avec un couteau de ce genre devrait être dans les limites proposées par le fabriquant. Par ailleurs bâtonner ce genre de bûche avec un couteau de ce genre c'est pas un test destructif c'est une utilisation normale.

Citer
Rien ne résiste au-delà de ce qu'il peut.
C'est vrai c'est même une tautologie.

18 août 2009 à 10:40:03
Réponse #63

vik


Néanmoins je suis d'accord avec toi! (Wapiti)
Voilà, après avoir eu mon PH15 (15 cm de lame donc) j'ai remarquer que je coupais de plus grosses sections, des batonnages vraiment costaud etc...
La je me trimballe depuis deux moi avec mon Farmer, et mon PH11 (11cm de lame) et franchement, je ne fais pas autant de boulot, de grosses coupes, de batonnage excessifs etc..mais je n'en ressens pas le besoin et je me débrouille aussi bien!
C'es un peu le même principe que le grand sac a dos, la ou on le bourre de trucs inutiles car on a la place de les mettre
"More you have, more you want" (ou un truc approchant  ;D )
Bref pour moi un couteau n'est tout d'abord pas obligé d'être un couteau de survie pour être utilisé, mais encore moins d'être capable d'encaisser des charges de rhinocéros pour être bon

18 août 2009 à 11:05:57
Réponse #64

Patrick


Néanmoins je suis d'accord avec toi! (Wapiti)
Voilà, après avoir eu mon PH15 (15 cm de lame donc) j'ai remarquer que je coupais de plus grosses sections, des batonnages vraiment costaud etc...
La je me trimballe depuis deux moi avec mon Farmer, et mon PH11 (11cm de lame) et franchement, je ne fais pas autant de boulot, de grosses coupes, de batonnage excessifs etc..mais je n'en ressens pas le besoin et je me débrouille aussi bien!
C'es un peu le même principe que le grand sac a dos, la ou on le bourre de trucs inutiles car on a la place de les mettre
"More you have, more you want" (ou un truc approchant  ;D )
Bref pour moi un couteau n'est tout d'abord pas obligé d'être un couteau de survie pour être utilisé, mais encore moins d'être capable d'encaisser des charges de rhinocéros pour être bon
Je suis même sur que les campeurs et randonneurs ne comprennent même pas de quoi on cause avec nos gros couteaux. "Pfffffffffff et les aut' gros mythos avec leurs couteaux pour attaquer les ours"  ;D. c'est même à se demander si l'aut' là le Manitou il est si compétent que ça avec sa manie des gros coutoches (pao, si tu nous lis  ;))

Vik, on se débroulle très bien avec un SAK, un opinel, ou un Laguiole même made in Pakistan dans la plupart des cas................. ou tout se passe bien. C'est quand l'ami Murphy nous régale de toute son imagination qu'avoir un gros et bon couteau se révèle primordial, comme il est primordial d'avoir un feu qui ne vas pas s'éteindre si on s'endort et qu'on est seul et que les grosses buches se révèlent utile, ou s'il faut se servir de son coutal comme marche pied ou pour creuser car on a plus le sac à dos avec tout le matos qu'on a du larguer vite fait parce qu'on s'est retrouver accroché après.

L'avantage c'est qu'un RAT 7 ou un CAMP TRAMP (un jour j'en aurai un  :love:) de par son émouture plate et la largeur de sa lame peut aussi faire des choses plus précises. L'inverse, n'est pas possible.

18 août 2009 à 11:11:06
Réponse #65

vik


C'est sur Patrick! je ne dénigre pas non plus les utilisateurs de gros couteaux! (moi même j'aime bien ça)
Seulement, avec un couteau fixe, solide et pas forcément très grand, on arrive a des résultats qui se valent!
Je ne pense pas qu'en situation de survie, tailler des grosses buches soit indispensable! (de plus on a quand même une tendance a prendre du bois mort que l'on a pas besoin de couper, dans mon cas du moins)
C'est vrai que des buches sont plus durable pour le feu,par exemple, mais cela nécessite que l'on soit quand même en "forme" pour débiter de grosses sections!
Enfin bon, a mon avis, les deux types d'outils coupant se valent

18 août 2009 à 12:38:36
Réponse #66

voodoo


salut,
Par rapport à la photo:
Quand j'ai cassé des couteaux exprès, notamment en tapant au marteau le tranchant à plat sur la table de l'enclume (comme si tu forge mais la lame est froide trempée, aiguisée), en coupant de l'incoupable, en fendant les cranes de mes ennemis à la volée et autre joyeuseutés ; très souvent les morceaux qui se détachainent du tranchant prenaient cette forme de courbe .
Forme à rapprocher de la forme des éclats d'un verre que l'on casse en faisant la vaisselle par ex. Ou d'un éclat de silex.
L'acier trempé est cristallin, il casse +- comme un autre truc cristallin. Ceux qui connaissent le sujet me corrigerons si j'ai dit une énormité là   ;)
Après les pailles, les défauts dans l'acier...c'est des la fabrication que l'on voit que quelque chose cloche, souvent au forgeage ou à la trempe, ou encore lors de la finition.
Bien sur c'est des généralités et y'a des contre exemples.

Ensuite faut pas oublier la fatigue d'une pièce, qu'elle soit une lame ou autre.
Un jour ça cassera, sans prévenir, et pas forcément sur le plus gros stress. C'est juste de la matière, qui ne se régénère pas...Ils ne sont pas vivants...(quoique...  :huh: )...mais ils vieillissent quand même. Si le fabricant à bien fait son métier, le "capital de solidité" est assez large.

A traitement thermique, acier et construction équivalente dans son ensemble, il est logique qu'un couteau format tank (busse, rat  par ex ) aie un capital de solidité supérieur, puisqu'il ne se courbe même pas lors du fendage d'une buche.
Par contre si vous affinez son tranchant pour qu'il pèle correctement une pomme ou qu'il puisse faire des copeaux, ce tranchant sera aussi fragile que celui d'un couteau fin, il se déformera en suivant les fibres du bois..et cassera un jour. Comme celui de la photo.
Pour résumer un couteau à beau faire 6mm au dos, si le tranchant est assez fin pour effectuer correctement les taches de la vie courante, alors ce tranchant ne sera pas plus solide que s'il repose sur un dos de 6mm ou 4mm. Surtout si la géométrie de l'ensemble ne permet pas une transmission progressive de la flexion maximum du tranchant jusqu'à celle minimum du dos (émouture irrégulière, pas progressive, creuse etc)

Bref si vous m'avez suivi jusque là...y'à des bons couteaux et des mauvais couteaux...voilà, c'est dit, la vérité étalée au grand jour   :o

18 août 2009 à 12:49:34
Réponse #67

Pics (Vincent.D)


Bjr Patrick et Vik.

J'avoue ne pas vraiment voir l'intérêt de dépenser du temps et de l'énergie pour fendre des bûches d'un tel diamètre. Pour faire une échelle, je veux bien, mais il faut qu'elle soit beaucoup plus longue et avoir une tarière dans son bagage pour percer les trous destinés aux barreaux. C'est vrai le bois fendu s'enflamme plus facilement parce qu'il offre des angles de prise aux flammes, mais de ce fait il brûle plus vite que du bois rond : le bois rond de gros diamètre s'éteint plus facilement n'ayant que peu de prise aux flammes, sauf en bout, et est souvent humide, voire détrempé, sur sa périphérie. Par grand froid, il peut être gelé à cœur.

Ce qui ne remet pas en cause l'intérêt du gros couteau pour de gros travaux occasionnels, c'est un pis-allé faute d'outils spécialisés qu'il faudrait porter.

La défense contre l'attaque de gros animaux en fait fantasmer beaucoup, ce n'est pas un couteau qui protégera contre la charge d'un sanglier ou de la caresse d'un ours, avant de pouvoir réagir, ils seront en piteux état, sans parler des grosses bébêtes* africaines.

Même en forêt dense, je n'ai vraiment eu besoin d'un tel couteau, le bois de récolte suffisant aux feux de cuisine, d'éclairage et de chauffage, comme pour la construction d'abris provisoires. Si on veut construire une maison en rondin, c'est sûr, il ne suffira pas.

Comme tous j'en ai, même plusieurs, plus le temps passe, moins je m'en encombre, ayant constaté que ceux de dimensions plus modestes sont bien plus polyvalents dans 95 % des cas. Les 5 % restant en valent-ils vraiment la peine, pour des activités sommes toutes sans réels dangers majeurs ?

Vik (les autres aussi). Si tu veux en savoir plus sur le bois de chauffage, procures toi le bouquin Feux et cuisines de camps, de Patrick Euvrard, aux édition CLD, il comporte une étude très intéressante sur le combustible bois.

* Pas le terme québécois qui désigne les insectes.

À +

Bienss nous transportons et préconisons le port d'un couteau de camp pour la défense contre annimaux ::) ::)
Nous poussons tout le monde à construire des maisons en rondins sur pilotis avec l'échelle indispensable
Et il ne sert à rien de fendre le bois et ainsi atteindre le coeur du bois sec pour démarrer un feu.
Nous savons avec des incantations magiques préparer du bois cru et le faire démarrer avec la technique du feu par friction ou du briquet acier/silex. :closedeyes:



Un peu de sérieux svp... :glare:

KISS

18 août 2009 à 13:50:46
Réponse #68

DavidManise


Bah on est surtout pas d'accord...  mais comme on est dans un pays libre, c'est permis ;)

Perso, ça m'est déjà arrivé d'avoir UNE grosse bûche à disposition pour me réchauffer.  Partout autout des arbres vivants.  Une bûche, bien sèche, posée là, m'a sauvé la vie.  C'était une bonne grosse bûche de merisier.  Tu vois ce que ça donne, la fibre de merisier avec un bon gros noeud ?  Bon ben heureusement pour moi, j'avais un couteau sur lequel je pouvais vraiment compter, un Camp Tramp en l'occurence, qui coupe bien mais qui peut AUSSI servir de coin.  Le traitement thermique devait être ben fait -- comme quoi c'est possible -- parce que même par une température de -18 environs, le couteau a tenu le choc, et j'ai pas cogné avec une autre bûche, mais bien avec le dos de ma hachette.

Pourquoi j'ai pas utilisé ma hachette pour refendre ?  Parce que le surin était plus solide :nana:

Faut arrêter de s'enfermer l'esprit dans des trucs artificiels.  "Un couteau c'est fait pour couper"...  c'est un truisme creux, ça.  Ca ne veut rien dire, en fait.  Bien sûr qu'un couteau est fait pour couper, et alors ?  Il est aussi fait pour piquer, cogner, et se faire cogner dessus jusqu'à un certain point.  Bien sûr que si on dépasse ses capacités mécaniques il va péter ou se tordre...  surtout s'il est mal foutu.  Mais je peux plus blairer ce discours qui voudrait qu'on ne peut pas fabriquer des couteaux qui résistent au bâtonnage ET qui coupent bien.  C'est archi-faux.  En revanche, pas mal de couteliers voient le bâtonnage d'un très mauvais oeil parce que ça les oblige à soigner les traitements thermiques réellement. 

J'ai bâtonné comme un goret sur plein de customs de Fred Perrin, de Tony Lopez, de Anke, de Voodoo, de Lambda...  et de moi, accessoirement...  et j'en ai jamais pété un seul. 

L'intérêt de pouvoir refendre des bûches assez grosses ?  Ben quand ça fait trois semaines non-stop qu'il pleut, parfois c'est le seul endroit où on trouve du bois sec.  Ou peut-être qu'on veut faire un arc.  Ou peut-être qu'on a juste envie de ne pas subir une limite artificielle et inutile imposée par je ne sais quel dogme qui voudrait qu'un couteau coupe, qu'un coin coigne ou qu'un machin machine.  Moi avec un Glock je touche à 200m, et je touche aussi à 0m, et je peux aussi l'utiliser comme outil d'impact, cale-pied pour un canapé bancal ou lest à ziploc pour planquer 2000 euros dans une cuvette de chiottes.  Après, si on me traite de dangereux intellectuel, franchement je m'en bats les steacks ;)

Allez sans rancune non plus...  faut juste pas nous en vouloir quand on résiste aux moules (et qu'on ouvre lesdites moules avec un Opinel quand-même) ;)

Ciao !

David
« Modifié: 18 août 2009 à 14:01:22 par DavidManise »
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18 août 2009 à 14:05:50
Réponse #69

Pics (Vincent.D)


Sans rancune, et non je ne réagissait pas à chaud...

Mais faire passer comme message qu'un couteau de camp ne pourrait servir qu'a fabriquer une échelle, fabriquer une maison de rondins, ou pire servir à la défense contre un animal sauvage, ça c'est de la désinformation!! Et ce sur un ton plus qu'ironique.(Ma réponse a été faite dans le même sens)
Manquait plus que tu parles de Rambo et le tour des stéréotypes survivoresques que nous aimons tant était fait.

Une lame moyenne sert largement dans 95% des cas , je suis parfaitement d'accord avec toi
Quand au 5% restant TANT QUE TOUT VA BIEN on sait s'en passer, mais SEULEMENT quand tout va bien!!
Et tout ne va pas toujours bien, le savoir c'est le prévoir.

@++

Pics: Fan de scandi....






KISS

18 août 2009 à 14:43:07
Réponse #70

kodiak


Bonjour,
Si je peux me permettre, je m'immisce dans la conversation ( rien que dans la conversation promis  :closedeyes: )

Dans un premier temps, j'ai apprécié la démarche de Kazar  :up:, il me semble que, pour faire le bon choix dans un outil, de maniére à limiter la perte de temps et d'argent, il soit utile de rassembler le plus d'infos possibles sur les différrentes piéces de matos disponibles (pas seulement qur les couteaux donc); çà évite les déconvenues résultants de mauvais choix ou d' achats intempestifs.

Il est compréhensibles que, pour certains, le couteau ne soit pas LA piéce d'équipement la plus importante, pour moi il n'en demeure pas moins que cet outils et celui dont l'absence se fera le plus cruellement ressentir en cas de besoin.
RAT7 D2 :





http://www.konrakmeed.com/webboard/upload/lofiversion/index.php?t7269.html
http://www.bladeforums.com/forums/showthread.php?t=581630

Stef.

Malheureusement, ce type d'éxpérience malhaureuses, n'apporte pas  vraiment d'arguments remarquables, pour cette raison:

Citer
Détourner une phrase de son contexte n'est pas objectif

Ok , il ne s'agit pas d'un phrase, mais d'un image, en voyant çà je serait tenté de dire que l'association D2 + grande lame + mauvais TT + utilsation douteuse = désastre  ( soit pour l'égo du type qui viens de péter son supersurin, soit pour la survie du gars dans la panande qui devait compter sur cet outils )

Ce n'est pas la premiere fois que nous sont présentées des images, ( combien cruelles  :'( ) de couteaux cassés net, tordus, fendus, Cependant, je dirais qu'à partir du moment ou, aucunes infos ne perçent sur les condittions d'utilisations réelles, à l'instant de la casse, il est difficile de se faire une idées précise des causes,
Tellement de critéres peuvent jouer :huh:
le montage, l'acier, le TT,  l'angle de travail, le type de bois, la température, les contraintes et chocs passés encaissé par la lame???
Sûrement que sur les milliers d'exemplaires de RAT7 en D2 distribués,seule une fraction est passée a travers les mailles du contôle qualité pour finir exposée à la vindicte sur un forum.

Je suis d'accord pour dire qu'un SAK sera largement suffissant dans 90% des; cas; lorsque j'étais en kaki, je n'utilsais pratiquement qu'un SAK (du genre modéle RUCKSAC) mais j'évoluais dans un contexte parfaitEment encadré, ou nous avions des lots pionners à disposition (en dépits de la facheuse traditions militaire voulant qu'aucuns outils ne devait couper   :glare:).

Il m'est arrivé de me demm*rder avec un Douk :love:, de batonner avec une tramon  :blink: (certes modifiés par Tony ), je ne consteterais pas l'utilité d'une grande lame,
Il faut aussi considéré que nos solutions n'appartienneNt qu'a nous, que nous devons adapter notres matos en fonctions de nos activitées (rando, chasse,..) et des régions ou nous évuoluons ( climat, hygrométrie, température...).

Je pense que l'essentiel c'est d'établir une liste d'équipements possédant un cahiers des charges bien connus tout en tenant compteune marge d'erreurs, d'oublies ou de merdouilles possibles.
Je pense aussi que le vrai "talent" en matiére de survie, n'est pas de disposer d'un couteau à tout faire et indestructible, mais de savoir évaluer rapidement les possiblitées offertes par le matos en présence, à l'instant T?





Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences.

18 août 2009 à 15:12:34
Réponse #71

lambda


Salut a tous...

Je me permets un leger HS, mais bon... restons un peu positif sur ce type de mesaventure...
si une bonne grosse lame de couteau de camp doit pouvoir, a mon humble avis, un peu tout faire sans broncher: batonnage, coupe a la volee, pelletage, levier, calle pied, ancrage... on est jamais a l abri de tomber sur un mauvais numero. bon, ca rien de nouveau...  :-[

mais primo:
- si on reconsulte la foultitude d article sur les couteaux de camps ou assimilé dans le forum, pour ne parler que de lui, on obtient quand meme vite un set de marques avec une haute probabilite d avoir entre les mains un bon matos fiable...

neamoins, secondo:
- peut etre ne pas focaliser sur la peur de peter sa "grosse lame" et ce quelque soit l usage qu on en fait, parce que sur cette photo, perso, je vois a present 2 outils:
un opoincon, pic, raccloir, plane a bois, et avec le bout encore coince dans le bois, une petite lame pour ecorcher, couper...

peut etre ne pas bloquer toute sa psyche la dessus, et continuer a fonctionner, ca serait pas mal la dessus. le gros coutal n est pas une fin en soi, juste un outil qui a pete dans ce cas, mais qui de par la quantite de matiere qu il represente, permet de se retrouver finalement avec 2 outils "de circonstances" qui peuvent quand meme aider a faire le boulot...

ex rapide: faut que je batonne pour du feu... j ai pete mon gros surin comme ci dessus, fait chier, bon, avec les 2 morceaux, vais bien trouver le moyen de me tailler des coins en bois pour l avoir, cette buche...

bref, rebondir, voir le verre a moitie plein plutot qu a moitie vide...

fin de HS...  :-[

a+,
Lambda


"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

20 août 2009 à 09:33:31
Réponse #72

cardoso5fr



Les aciers agricoles ( dont font partie les lames de tondeuses) sont du 55s7 ( ou du 45s7), tout comme les barres de suspension de

Attention aux lames de tondeuse.... Sur une dizaine que j'ai testée aucune n'a pris la trempe..... En plus j'avais cru comprendre que ces lames étaient pas trempées pour éviter de casser lors de la rencontre avec des pierres.

Sorry pour le HS, mais si un bricolo veut reprendre une lame de tondeuse en base, il faut rappeler qu'il faut tester la trempe avant de bosser.
@ + Ben (Dremeltingpote steel dust junky)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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