Salut !
Mû par une impulsion venue d'on ne sait où,

je me suis mis à monter des lames… J'habite en ville, je suis pas du tout bricoleur à la base, j'ai pas de matos, enfin j'avais… J'ai les conseils que je trouve sur ce forum et ceux d'un membre par "chat".
Je me propose donc de partager ici l'évolution des choses, les difficultés, les questions que je peux me poser etc. Avec l'avantage de partir du zéro absolu. (Enfin, là j'ai déjà monté une lame, mais je vais essayer de rattraper le retard). Si ça peut inspirer des bonnes volontés et en décoincer certains, c'est parfait. Comme le dit Maxi, le but est de démontrer que n'importe quel âne bâté peux monter des lames si il veut.

Ca reste à prouver. Je me lance. Comme le disait bully avant de me défoncer la cage thoracique à coup de genoux : "j'ai réussi parce que je voulais te le mettre."

Par ailleurs, si vous avez des conseils à me donner, je suis très preneur.
L'"atelier" sur un coin du bureau.
Un mini étau. Je l'adore. 9 euros en grande surface.

- sinon, j'ai fini par me payer une perceuse (30 euros, 750 w, à percussion) avec un jeu de forets (10 euros)
- un jeu de râpes à bois pour perceuse (pas indispensable, mais 20 euros),
- le vieux marteau familial,
- du papier de verre. et aussi du papier de verre en bande, pratique pour faire des va et viens sur le manche pour lui donner une forme ronde.
- une mini rape brisa
- une mini scie brisa
- une scie pliante
- je me sers aussi de mon multitool, pas sur la tof
- et d'une scie à métaux. Pas sur la tof.
- une bouteille d'huile de lin
- une bouteille d'essence de therebentine.
Bref que des trucs de base, mais si on a rien , il faut investir un peu. Moi j'avais rien. Ca coûte direct plus cher qu'un couteau tout fait, autant prévenir… Mais maintenant, je peux monter des bibliothèques chez moi.
Le premier c'est une lame enzo carbone commandée il y a plus d'un an. J'ai profité d'une promo lame et des mois plus tard de plaquettes déja coupée avec le contrefort rouge.
Et je me suis lancé un peu au pif. Trou dans les plaquettes pour les rivets, au petit bonheur la chance pour l'emplacement. Erreur : j'ai fait le trou de l'intérieur vers l'exterieur. Ca a arraché le bois sur le manche, ça va pas faire joli. Pagrave. Collage des plaquettes non coupées d'abord. Erreur : j'ai pas charcuté mes plaquettes pour améliorer l'adhérence, et j'ai pris de la colle epoxy à prise rapide. Ca tiendra moins bien. J'ai laissé sécher dans l'étau. Sans protéger le manche. Erreur : ça a laissé des traces. Pagrave. En suite, dégrossir le manche à la rape à bois sur perceuse. Ca marche bien. En revanche, j'ai rippé plusieurs fois sur la lame (cf photos : tranchant à reprendre) là, à part en faisant plus doucement, je ne sais trop comment régler le problème. Finitions à l'huile de coude et au papier de verre. La partie la plus chouette ! Trempé 48 heures dans l'huile de lin. Erreur, je ne l'ai pas diluée avec un solvan. Ca pénètre moins bien.

On voit aussi nettement que, pensant avoir du mal à couper les rivets je n'ai pas laissé dépasser les deux cotés. Sur une face du couteau, on voit donc les pas de vis. Dommage…


Un exemple de manche mal ajusté

En suite, refaire le tranchant. J'avais commandé une lame scandi, mais avec un mini affûtage en plus. Comme le tranchant était foutu à cause de la râpe, j'ai décidé de reprendre le tout en scandi pur, à la DC4. Beaucoup d'huile de coude, et on voit bien que ce n'est pas fini. En revanche, ce qui m'inquiètes : je me demande si je ne l'ai pas rendu plus fragile en faisant une pente plus aigüe. J'ai l'impression que après avoir bien aiguisé, un mord-fil se crée à l'usage. Hallucination ?


Temps total passé : environ 6 heures.
Puisse quelqu'un bénéficier du récit de mes conneries. C'est à ça que ça sert.