Bonjour à tous,
Tout le monde doit normalement être rentré sain et sauf de ce magnifique WE plein de rebondissements. Je pense que personne dans le groupe ne s'attendait à ça...
Tout a commencé samedi matin. Un problème de voiture empêche Fox d'être au rdv. Plumok et moi rejoignons Nävis (qui n'est pas venue avec son voisin Fox et est donc, à notre grand étonnement, sur place) et PHM.
On se prépare, et la montée est attaquée à un rythme tranquille. On a la journée.
Casse-croute au chalet (merci M. Roselli pour votre hache si efficace pour casser la glace accumulée au pied de la porte), Fox nous rejoint. Le groupe est au complet !
On attaque la construction d'abris. Un trou dans une congère, et un abris tranchée.
La tranchée est rapidement réalisée par Plumok et Nävis. Certainement bien moins efficace pour l'isolation thermique que la "caverne", mais bien moins fatigante, plus rapide à construire. Et les constructeurs restent secs...
Ce qui n'est pas le cas de la caverne : à l'intérieur, c'est la "fournaise". Les fringues sont vite trempées malgré la la couvrante sous le genoux. Mais quel luxe à l'intérieur ! Nous pourrions y dormir à 4, voir avec Kaïa, la chienne de Plumok. Le long tunnel nous isole de l'extérieur. La hauteur sous plafond est confortable.
Pendant la construction, Nävis pousse le dévouement en nous faisant ce qui ressemble fort à un début de petite hypothermie. Elle n'a pas l'air au top de sa forme, la miss... Après avoir enfilé toutes ses couches de fringues, elle a encore froid. Et décide de rentrer. Plumok, en bon gentleman, l'accompagne.
PHM, Fox et moi lui promettons un bon petit thé chaud à son retour. C'est là que ça devient marrant...
Retour au chalet. En bois, comme tout chalet qui se respecte. 1er étage avec échelle. Je monte le réchaud à essence, le seul restant efficace par les -10°C ambiants (le réchaud gaz de PHM refuse de s"allumer, celui de Plumok est presque vide). Quelques coups de pompe, un coup de firesteel, préchauffage, toussotements, ronronnement. Ca chauffe du tonnerre. Un premier petit thé, puis une grosse gamelle d'eau pour remplir les thermos. Un petit coup de pompe de temps en temps pour relancer. Ca baigne.
Enfin ça douche ! PHM, en pompant, dirige le faisceau de sa frontale vers la bouteille. Et s'aperçoit avec effroi qu'un léger aérosol d'essence gicle. Moment de flottement. 3 secondes. Il prend son courage et la bombonne à deux mains pour resserrer le corps de pompe sur la bouteille. Et...
Wooooooof !
Le pantalon et un gant flambent. Feu à la bouteille. PHM file vers la gamelle du chien, en zone dégagée, pour se rouler au sol et s'asperger d'eau. Je crois me souvenir m'être rué sur la couverture du chien pour la plaquer sur PHM. Fox choppe une seconde couverture pour étouffer le feu de la bouteille. L'un d'entre nous arrose le tout avec le contenu de la gamelle. Ca pue l'essence. Extinction des bougies (pas trop proches mais tout de même, avec cette odeur !!!).
Fox jette un coup d'oeil à l'étable en dessous. Le plafond est en feu. L'essence a réussi à filtrer à travers le plancher. Vite, l'échelle pour descendre via la trappe qui descend du fenil (vide de son foin ; où nous étions) à l'étable. Ce serait en effet un peu con de descendre en sautant, sans moyen de remonter. Nous y descendons, Fox et moi, et éteignons le feu à grandes brassées de neige.
Je repère un seau. Remontons l'échelle. La remettons à sa place, vers la sortie. Je cours à la source. Retour au pas de course pour arroser avec délectation la zone du réchaud et s'assurer que tout est fini.
Nouveau moment de flottement...
Les gamelles sont inutilisables. Elles ont été aspergées d'essence. Un seul réchaud utilisable mais faiblard du fait de la température, et avec peu de gaz. Moral en berne (surtout moi, je suis un grand sensible, que voulez-vous...

). Après rapide concertation, nous plions bagages.
Quand Plumok arrive, après avoir fait 2 fois les 580 m de montée, il commence par nous féliciter de notre prudence : "ça sent l'essence, les gars, vous avez bien fait de démarrer le réchaud à l'extérieur !" Tu parles... Son regard se pose sur les sacs.
La suite dans un instant...