D'une part, dans la vraie vie, c'est comme le dit Patrick extrêmement difficile de contrôler, même à plusieurs, un individu rebelle, tout particulièrement si on ne veut pas le démolir au passage...
Je ne sais pas qui tu as pu observer en situation, mais peut-être se posaient-ils trop de questions: à partir du moment où les forces de l'ordre interpellent un individu, toute réaction violente de sa part est une agression et est supposée être traité comme tel... il n'est plus temps de finasser! Un coup de bâton de défense est en général suffisant pour calmer les ardeurs belliqueuses de l'interpelé, sauf dans quelques rares cas:
- individus fortement alcoolisés et/ou drogués. exemple: pour stopper un individu dans cet état et particulièrement agressif, un gendarme a dû user de son bâton de défense télescopique à plusieurs reprises, exclusivement sur les membres. Après maitrise de l'individu, l'examen médical a révéla qu'il souffrait de 14 fractures! L'absence de sensation de douleur rend effectivement ces personnes très dangereuses, mais malgré tout maitrisables!
- individus équipés pour affronter les forces de l'ordre (protection des membres renforcés de cornières métallique et de rasoirs, etc...). Dans ce cas, difficile de mettre un terme à l'affrontement sauf usage sévère de la force brutale!
je comprends cependant que les forces de l'ordre rechignent à faire usage de la force, ce qui choque le français moyen toujours prêt à charger les képis!
D'autre part, le niveau d'entraînement de nos gendarmes et policiers peut parfois, de toute évidence, sérieusement laisser à désirer et les techniques proposées ne sont peut-être pas forcément pertinentes... Et là, je ne pense pas que le débat se positionne en une opposition entre les "brebis galeuses" et les "fiables", mais plutôt entre ceux qui se contentent de l'entraînement minimal officiel et ceux qui vont compléter par eux-mêmes...
Pour avoir pu régulièrement observer les deux corporations en situation, plus particulièrement les gendarmes, il y a clairement une différence entre ceux qui sont entrainé et ceux qui "se contentent du minimum syndical"... mais ont-il le temps de faire plus? Pour certains, oui, assurément, pour d'autres c'est plus compliqué vu les horaires. malgré tout, est-il normal que, pour faire son boulot correctement, un policier se retrouve dans l'obligation de prendre sur ses heures de repos pour s'entrainer???
Il y a ceux, (plus nombreux dans la police, souvent dans les BAC, vu aussi chez les CRS) qui ont des difficultés à gérer le niveau de violence des confrontations, ce qui fait que situation dégénère souvent, avec un risque de bavure. La formation reçues dans les écoles de formation initiale dans un cadre militaire prépare mieux les gendarmes à gérer ce genre de situation. J'ai pas mal observé les mobiles qui sont rarement mis en difficultés. dans la départementale, c'est fonction du milieu...
Tout ce que j'écris n'est pas un jugement de valeur à l'emporte pièce et à la gueule du client, mais fondé sur des observations et du vécu qui me permettent de tirer quelques conclusions statistiques
Dans tous les cas, il y a une constante: ceux qui savent maitriser le niveau de violence dans une situation et rester maitres de leurs émotions ont en général beaucoup de plus de facilité à venir à bout d'une interpellation musclée!