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Auteur Sujet: Solution hydroalcoolique  (Lu 48402 fois)

08 octobre 2009 à 12:34:47
Réponse #75

Humain


Joban...
Je pense que j'ai eu tord d'être sarcastique envers la condescendance mal placée dont tu as fais preuves à mon égard. Ça ne fait avancer personne. Quant à ton dernier message... je suis navrée que tu aies aussi mal interprété mes propos et que tu m'aies preter des intentions et des habitudes qui ne sont pas les miennes. Cependant je n'essairai pas de te détromper car j'ai l'impression que ton regard est trop focalisé sur un seul aspect de la réalité pour pouvoir se détourner.

Je te souhaite une bonne continuation.

  l'Humain
« Modifié: 08 octobre 2009 à 12:41:01 par Humain »

08 octobre 2009 à 18:53:18
Réponse #76

Patrick


Bon, viré, pas polie, suffisante, pas patiente et, en plus insultante.

Moralité dehors et, en plus si j'ai aussi bien compris xénophobe et sure de la supériorité d'une partie des francophones. :o

Peut-être une inversion de cachets au cours d'une permission, je ne sais pas.

08 octobre 2009 à 20:08:24
Réponse #77

DavidManise


Et je tâcherai de me délivrer de mon scepticisme pour m'ouvrir à la lumière merveilleuse de la foi.

:lol:

Humain 1, Joban 0 ;D

Merci Patrick d'avoir laissé filer ce fil juste assez pour que je puisse me payer une tranche de bonne grosse rigolade.  Ca égaye ma journée passée à copier des adresses et à faire des enveloppes et à gratter dans excel :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Weblog

09 octobre 2009 à 11:39:17
Réponse #78

kikou92


Salut à tous,

J'ai plusieurs petites bouteilles de ce genre de solutions chez moi. En regardant les compositions et ce qu'il y a d'écrit dessus, je constate que certaines sont :
- des gels nettoyants
- des gels anti-bactérien
- des gels anti-bactériens, antifongiques et actif sur certains virus.

Questions bêtes : seul le troisième type de gel serait donc a priori efficace en cette période de pandémie grippale ?

Que penser du "gel nettoyant" qu'avait Guillaume au dernier bivouac et dont Anke s'est servi pour se nettoyer les mains avant d'aller soigner un bobo à qqun d'autre ? Je me trompe peut-être mais je ne me souviens pas avoir lu qui que ce soit de plus que "gel nettoyant sans rinçage"...

A+
Alexis

09 octobre 2009 à 12:08:27
Réponse #79

Kilbith


Bis repetita placent.... ;)

Humain : tu m'as fait bien plaisir.     :love:

Notes que je n'ai rien contre les HE, et je dois dire que la lecture du forum m'a incité à en utiliser quelques unes régulièrement pour certaine affection bénigne. Toutefois, force est de reconnaitre l'absence de publication scientifique concernant de nombreuses propriétés revendiquées, sauf exception (thym par exemple).

Mais concernant le lavage de mains, d'une part je me réfère aux protocoles de "bonnes pratiques" que j'ai eu le loisir de découvrir quand je (co)supervisais des responsables de CLIN dans le cadre d'une formation s'intéressant à la qualité dans les services de soin. D'autre part mes restes (très lointains désormais) de Maîtrise de microbiologie m'incitent à faire confiance aux normes et protocoles de tests (même si ce n'est pas une confiance aveugle...c'est le moins mauvais choix qui s'offre à moi).

Plusieurs posts ci-dessus font état de personnes fiables (sur leurs références) qui précisent que l'on doit se référer à une composition et/où à la présence de normes précises. C'est ce que j'ai fait :

Devant moi j'ai un flacon de "baccide" de la marque Cooper sur lequel il est précisé "nouvelle formule" (ils ont renforcé l'éthanol conformément à ce qui est dit ci-dessus).

Composition : Ethanol (750,7 mg/g) , 2-phénoxyéthanol (0,6mg/g), excipients.

Il est précisé :

anti bactérien : NF EN 1040, pr EN12054, NF EN 1500 (30s) pr EN 12791
anti fongique : sur Candida albicans et Aspergillus niger NF EN 1275
actif sur virus : Adénovirus, BVDV, Coronavirus, Herpès virus type 1, HIV-1, Influenza virus (H1N1-H5N1) , Rotavirus SA11 (gastro entérite), Polio virus type 1, PRV.

Le flacon précise le protocole : Actif en 30s (voir norme). "Verser une noisette de gel dans le creux de la main et frotter jusqu'à séchage complet. Ne pas rincer."


J'ai sous les yeux un autre flacon "stérilium gel" de marque Bode.

Composition : Ethanol 850mg/g (conforme à la recommandation de l'interview, fourchette haute, excellent allume feu).
Mode d'emploi : appliquer au minimum 3ml et frotter pendant au moins 30 secondes.
Bactéricide, fongicide, tubercolicide, virucide contre les virus enveloppés : inclu les HBV, HIV, HCV-30s. ; Adeno 2min. ; SARS -30s ; Polio -3min. ; Rota -30s. ; EN 1500  -30s. ; EN 12791 -1,5min. .

Vous remarquerez que l'efficacité maximale exige jusqu'à 3 min. (virus de la poliomyélite).


De mes expériences professionnelles et études antérieures :
*Il est nécessaire de s'entrainer aux lavages des mains (technique délicate à apprendre et à maitriser. Par exemple en absence de robinet à spécial, il faut laver le robinet pendant le lavage des mains afin d'éviter de se réinfecter au moment où l'on ferme l'eau.. ) et que les ongles doivent être courts, pas de bijoux. Pensez à désinfecter le bouchon de votre flacon de gel aussi...
*Il est aussi important d'avoir les bonnes pratiques d'hygiène préventive. Par exemple, il est inutile de se laver les mains dans les toilettes publiques si on saisit la poignée de la porte à pleine main lorsque l'on sort : pousser de l'épaule, utiliser un mouchoir ou le dessus de la main...


Bref faisant partie, par profession, de l'union rationaliste : "tout ce qui existe se mesure". Sinon on n'est pas dans la science mais dans le credo. C'est totalement respectable à titre individuel le credo, mais le prosélytisme est chose dangereuse.


Conclusion : en l'absence de meilleur moyen, lisez les étiquettes.

Did,


Sur les normes : http://www.irm.fr/normes.htm
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 octobre 2009 à 12:28:28
Réponse #80

DavidManise


Bonjour,

J'utilise énormément les huiles essentielles, et avec des résultats (sur moi hein, je ne soigne pas autrui) qui vont du très bon au catastrophique.  Le truc, c'est qu'il y a vraiment, mais alors là vraiment "huile essentielle" et "huile essentielle".  

Tu prends une huile essentielle classique, ultra-connue pour ses propriétés antiseptiques et cicatrisantes : le ti tree (melaleuca alternifolia).  Ben j'ai utilisé des huiles de ti-tree sans le moindre effet (autre que de laisser une infection s'installer dans une plaie, alors que normalement ça marche super bien sur moi).  Des huiles pas chères achetées vite fait sur un marché.  Elles sont désormais utiles à une seule chose : arroser mes godasses pour éviter les odeurs.  Y'a que là que ça marche un peu.

Les huiles essentielles sont des trucs délicats, qualitatifs, extrêmement difficiles à produire.  Une huile de bonne qualité, ça se paye, et c'est difficile à trouver...  c'est tout un savoir-faire.  Tout se joue dans les détails...  et ça, on le voit à la chromatographie des huiles.

Entre une bonne huile essentielle et une médiocre, parfois seul un détail change dans la méthode de fabrication.  Exemple : le pin sylvestre.  Tu coupes les branches en sève montante, tu réduis le bois en copeaux juste devant l'alambic, et tu distilles dans les règles, t'as une huile magnifique.  Tu coupes les branches en sève montante, tu réduis le bois en copeaux sur place et tu transportes les copeaux 30 minutes jusqu'à l'alambic, et t'as plus que du parfum de pin.  Tous les trucs efficaces sont évaporés...

Et à la chromato, ça se lit.

Et au nez aussi.

Et en clinique, idem.

Non, franchement, y'a huile et huile.  Faut connaître, faut critiquer, faut analyser...  et faut savoir ce qu'on fait avec.  Y'a rien de mystique dans le truc.  C'est juste extrêmement complexe.

Ciao ;)

David
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Stages survie CEETS - Weblog

09 octobre 2009 à 12:49:14
Réponse #81

Kilbith


Disclamer : D'abord, attention aux dangers de l'automédication. Dans la mesure ou notre pays assure une couverture médicale sérieuse à un prix limité : le jeu n'en vaut pas toujours la chandelle. Réservons ces choses au affections bénignes. Consultez les hommes de l'art, si possible les bons. (je dis ça alors que je rechigne un max à aller chez le toubib...la trouille débile certainement)


C'est certain que la qualité du produit est essentielle....

C'est justement un des intérêt des "médicaments" au sens de la Loi. Depuis l'horrible affaire du "Talc Morange", les médicaments ne peuvent être mis sur le marché qu'après de nombreuses études, tests et accompagné d'un dossier reprenant les aspects "assurances qualité" lors de la phase de production (AMM). Ce faisant, les lots de fabrication sont homogènes et la traçabilité est assurée. Le coût est énorme bien sûr.

Quand un produit n'est pas un médicament au sens de la loi, quasiment rien est obligatoire. On a le pire et le meilleur.

J'ai par exemple le cas précis de jeunes gens en stage assurant la production de "médicaments" après une formation de....quelques minutes. Au passage je vous dis pas les maxi bénéfices. Et les gens qui produisaient ce truc (heureusement principalement du sucre mélange à de l'eau secoué) se faisaient appeler "Laboratoire", avec évidemment la blouse blanche afférente.  :down:


L'herboristerie est une pratique ancienne et sérieuse, plein de molécules actives se trouvent dans les plantes. Les huiles essentielles sont des concentrés de molécules. Certaines ont prouvées (au sens scientifique) leur efficacité. Reste à s'assurer de la qualité de la production...quand je vois la difficulté pour trouver en magasin ou pharmacie du "thym à thujanol" (à chaque fois on veut fourguer quelques chose d'autre, thym à linanol le plus souvent).  :-\

Pas de miracle.  ;)




"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 octobre 2009 à 20:34:15
Réponse #82

Nävis


Depuis l'horrible affaire du "Talc Morange", les médicaments ne peuvent être mis sur le marché qu'après de nombreuses études, tests et accompagné d'un dossier reprenant les aspects "assurances qualité" lors de la phase de production (AMM). Ce faisant, les lots de fabrication sont homogènes et la traçabilité est assurée. Le coût est énorme bien sûr.

Suite à l'affaire du talc Morhange (erreur de manipulation lors de la fabrication), c'est la production des cosmétiques qui a été mise en cause. 3 ans plus tard, les bonnes pratiques de fabrication et la tracabilité des lots a été reglementée. Et surtout la responsabilité du fabricant est désormais engagée.
Mais les produits utilisés en cosmétique ne sont pas soumis à des études du niveau de celles exigées pour les médicaments. Souvent même, ce sont les associations de consommateurs qui mettent en cause les produits et paient de leur poche les études nécessaires pour en apporter la preuve.

09 octobre 2009 à 20:39:59
Réponse #83

DavidManise


+1

Par ailleurs, les huiles essentielles étaient largement considérées comme cosmétiques il y a encore peu (utilisées notamment en parfumerie), mais beaucoup (si pas toutes ?) sont désormais classées dans le monde des médicaments en France.  Donc exit les HE dans les parfums, et obligations beaucoup plus strictes de la part des producteurs, qui doivent fournir la tracabilité des lots, une chromatograhie de chaque huile et de chaque lot, les données pour le centre antipoison et tout et tout...

Les copains qui font des huiles à Barnave ont dû faire agréer toutes leurs huiles.  Ca plus le labal AB (agriculture biologique), ça fait un put**n de cahier des charges...  et tant mieux.  C'est comme ça qu'on peut assurer un peu au niveau qualité.

Par ailleurs, eux ils distinguent clairement thym à thujanol, thym à thymol, thym à linalol, etc.  Trois chromato différentes pour trois produits différents aux propriétés différentes...  à partir de la même plante en plus !!!

David
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01 novembre 2009 à 16:48:30
Réponse #84

fry


Salut, pour en revenir aux solutions hydro-alcooliques elles-mêmes en insistant sur deux points très particuliers, je voulais simplement apporter une contribution issue d'expérience personnelles, à classer dans la catégorie " les erreurs à ne pas commettre ". Tout ce que je vais dire est - en principe - écris noir sur blanc sur le dos des flacons ou sur les notices, mais parfois on ne réalise pas forcement ce que ça implique en pratique:

- A utiliser sur des mains sèches et non souillées:
Si on a des mains manifestement sales, il faut impérativement se laver les mains à l'ancienne, au savon doux par exemple, avant de penser utiliser une solution hydro-alcoolique. Celle-ci est totalement inefficace sur les matières organiques et autres liquides biologiques ( urine, sang, ou encore des mains pleines de terre ou de boue, etc... ). Le " non souillé " est souvent occulté par les utilisateurs qui remplacent tous leur lavages de main par un coup de SHA, en pensant que " ça revient au même mais en encore plus efficace ", et ce même quand leurs mains sont manifestement souillés.

- Les SHA sont inutiles sur les surfaces inertes !:
Et là j'ai été ( avec pas mal de gens de mon entourage ) le premier a mettre les deux pieds dedans. On utilise pas de SHA pour desinfecter ( par exemple, puisqu'on parle de survie ) son couteau, ou n'importe quel autre materiel.

Ces deux grosses erreurs sont vraiment légion dans la pratique courante ( l'une que j'ai commis moi-même avant de recevoir la remarque d'une personne travaillant au CLIN, l'autre que je vois régulièrement, surtout depuis le boom des SHA avec la grippe A ).


01 novembre 2009 à 19:44:01
Réponse #85

alios


Salut, pour en revenir aux solutions hydro-alcooliques elles-mêmes en insistant sur deux points très particuliers, je voulais simplement apporter une contribution issue d'expérience personnelles, à classer dans la catégorie " les erreurs à ne pas commettre ". Tout ce que je vais dire est - en principe - écris noir sur blanc sur le dos des flacons ou sur les notices, mais parfois on ne réalise pas forcement ce que ça implique en pratique:

- A utiliser sur des mains sèches et non souillées:
Si on a des mains manifestement sales, il faut impérativement se laver les mains à l'ancienne, au savon doux par exemple, avant de penser utiliser une solution hydro-alcoolique. Celle-ci est totalement inefficace sur les matières organiques et autres liquides biologiques ( urine, sang, ou encore des mains pleines de terre ou de boue, etc... ). Le " non souillé " est souvent occulté par les utilisateurs qui remplacent tous leur lavages de main par un coup de SHA, en pensant que " ça revient au même mais en encore plus efficace ", et ce même quand leurs mains sont manifestement souillés.

- Les SHA sont inutiles sur les surfaces inertes !:
Et là j'ai été ( avec pas mal de gens de mon entourage ) le premier a mettre les deux pieds dedans. On utilise pas de SHA pour desinfecter ( par exemple, puisqu'on parle de survie ) son couteau, ou n'importe quel autre materiel.

Ces deux grosses erreurs sont vraiment légion dans la pratique courante ( l'une que j'ai commis moi-même avant de recevoir la remarque d'une personne travaillant au CLIN, l'autre que je vois régulièrement, surtout depuis le boom des SHA avec la grippe A ).



Bonsoir

Diverses solutions désinfectantes maison ont été évoquées dans ce sujet.
Que pensez vous de l'efficacité désinfectante d'un mélange d'alcool modifié à 70 % avec une petite quantité d' huile d'amande douce ?


01 novembre 2009 à 20:08:36
Réponse #86

fry


Bonsoir,

Aucune idée pour l'amande douce ( entraîne-t-elle une action inhibitrice sur les propriétés de l'alcool en matière de desinfection ? Il vaudrait mieux poser la question a un pharmacien ou un chimiste... ), mais je sais qu'à choisir et si on a pas la possibilité ou l'envie d'utiliser une SHA, il vaut mieux prendre l'alcool a 70° effectivement, que les alcools à 90. Dans cette indication, ça ne fonctionne pas a la manière " plus on monte le degré, mieux ça marche ", et pour les soins de désinfection c'est l'alcool à 70° qui est le plus utilisé en milieu hospitalier et qui est le plus efficace.

01 novembre 2009 à 23:24:45
Réponse #87

Dudulle


Bonjour

Il y a pas mal d'idées reçues sur ce fil, en particulier le fait que le gel hydro-alcoolique est utile en prévention contre la grippe A. En réalité l'alccol n'est d'aucune utilité sur les virus.

En ce qui concerne la composition du gel j'avais donné une recette simple sur futura (le lien est donné quelques pages avant), mais comme l'on souligné plusieurs personnes un alcool non gélifié a le même effet désinfectant, mais peut dessécher la peau si on en utilise souvent. Pour éviter ça on peut ajouter de la glycérine.
Pour qu'un gel soit efficace il ne doit pas contenir trop d'alcool (l'alcool à 90° désinfecte moins bien qu'à 70°; l'optimum est vers 60°)
Ajouter des huiles essentielles ne servira à rien, si ce n'est parfumer un peu, et apporter une certaine quantité de composé actif sans raison. Bien sur l'effet est modéré, mais il est inutile et illogique (un peu comme si on prenait des dolipranes sans avoir mal à la tête).

Pour information nous avons analysé des gels du commerce il n'y a pas longtemps (je travaille dans une boite qui fabrique des alcools et solvant, ainsi que de l'éthanol pharmaceutique); ils contiennent essentiellement de l'éthanol, de l'eau, de la glycérine et de l'alcool poly-vinylique.

Pour terminer je donnerai une recette de désinfectant bien plus efficace que le gel hydro: De l'eau avec 10% d'eau de javel. Malheureusement ce n'est pas aussi cher, ce qui est synonyme d'efficacité pour beaucoup de gens...

01 novembre 2009 à 23:34:50
Réponse #88

fry


En réalité l'alccol n'est d'aucune utilité sur les virus.


Pour ce qui est des solutions hydro-alcooliques, j'ai sous les yeux un flacon de Stérilium© où on peut lire: " activité virucide démontrée in vitro sur Adenovirus h5, orthopox virus de la vaccine, herpès virus 1 et 2, papovirus ( SV 40 ) et Rotavirus ".

Rien de probant sur la grippe elle-même donc, mais concernant l'activité virucide en tout cas, on a bien quelque chose.
Pour finir, les documents officiels du ministère de la santé et des sports recommande l'usage de solutions hydro-alcooliques en cas d'impossibilité de se laver les mains à l'eau ou au savon.

Après à chacun d'adapter son hygiène quotidienne en fonction de ses choix, mais les infos sont là  ;)

02 novembre 2009 à 00:08:45
Réponse #89

Dudulle


Oui, l'alcool est efficace en test in vitro sur les virus (du moins sur certains). Non il n'est pas efficace in vivo; pour ceci il faudrait se laver les mains dans l'alcool avec une brosse de façon à ce que le produit soit en contact avec toute la surface des mains : entre les doigts, sous les ongles etc.

02 novembre 2009 à 02:43:38
Réponse #90

wolf




Pour terminer je donnerai une recette de désinfectant bien plus efficace que le gel hydro: De l'eau avec 10% d'eau de javel. Malheureusement ce n'est pas aussi cher, ce qui est synonyme d'efficacité pour beaucoup de gens...

Pas cher et pas dangeureux en plus   quand le dosage est pas bon :crazy:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_de_Javel


Le site officiel de l'eau de javel donne une autre dilution pour une utilisation ponctuelle et non pluriquotidienne.

150 ml d'eau de javel à 2.6% et 850 ml d'eau  ;)


http://www.eaudejavel.fr/pages/utilisations/precautions.asp
http://www.eaudejavel.fr/pages/utilisations/documents/EDJhygienehospitalieredesinfectionspecifique.pdf







« Modifié: 02 novembre 2009 à 03:13:36 par wolf »
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

02 novembre 2009 à 04:43:13
Réponse #91

lilou6201


Question bête et si tu es allergique à l'eau de javel tu fait comment? :glare:

02 novembre 2009 à 04:56:21
Réponse #92

lilou6201


Je pense que c'est le chlore, mais je n'en suis pas sure.Certaines personnes sont allergiques à l'eau de javel mais à quels composants je ne sait pas.

02 novembre 2009 à 05:07:41
Réponse #93

wolf


Question bête et si tu es allergique à l'eau de javel tu fait comment? :glare:

Tu te lave les mains à l'eau ou au SHA........
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

02 novembre 2009 à 10:15:08
Réponse #94

Wapiti


Bonjour Dudulle

« Il faudrait se laver les mains dans l'alcool avec une brosse de façon à ce que le produit soit en contact avec toute la surface des mains : entre les doigts, sous les ongles etc

Les brosses à main de ménage ne conviennent pas : leurs poils trop durs strient la peau, chaque strie est un refuge à microbes. Les chirurgiens le font avec des brosses spéciales à poils très mous (qui ne strient pas la peau), imprégnés de bétadine scrub.

L'alcool est un fixateur (il fixe certaines bactéries), dès qu'il est étendu au contact de l'eau, il les libère.

Pour être efficace, il doit être concentré à au moins 60 %.

Et l'alcool sur une plaie n'est pas recommandé, il détruit (nécrose) les cellules nouvelles qui amorcent le processus de cicatrisation.

La solution hydroalcoolique bien qu'efficace dans le plupart des cas est un substitut temporaire à un lavage soigneux à l'eau et au savon, en l'absence de ces moyens conventionnels et ça évite de manipuler robinets et essuie-mains douteux dans quelques endroits.

À +

02 novembre 2009 à 19:49:48
Réponse #95

Dudulle


Bonjour Dudulle

« Il faudrait se laver les mains dans l'alcool avec une brosse de façon à ce que le produit soit en contact avec toute la surface des mains : entre les doigts, sous les ongles etc

Les brosses à main de ménage ne conviennent pas : leurs poils trop durs strient la peau, chaque strie est un refuge à microbes. Les chirurgiens le font avec des brosses spéciales à poils très mous (qui ne strient pas la peau), imprégnés de bétadine scrub.

L'alcool est un fixateur (il fixe certaines bactéries), dès qu'il est étendu au contact de l'eau, il les libère.

Pour être efficace, il doit être concentré à au moins 60 %.

Et l'alcool sur une plaie n'est pas recommandé, il détruit (nécrose) les cellules nouvelles qui amorcent le processus de cicatrisation.

La solution hydroalcoolique bien qu'efficace dans le plupart des cas est un substitut temporaire à un lavage soigneux à l'eau et au savon, en l'absence de ces moyens conventionnels et ça évite de manipuler robinets et essuie-mains douteux dans quelques endroits.

À +

Bonjour

Je n'ai pas parlé de brosse de ménage; j'ai simplement spécifié "brosse". Pour une désinfection complète une brosse, même à poil durs, est mieux que rien du tout. Quand à "strier la peau" ce n'est pas très réaliste, sauf peut être en utilisant une brosse avec des poils en métal.
Pour ce qui est du mécanisme de l'alcool ce n'est pas tout à fait comme ça que ça marche; certaines bactéries laissent passer l'alcool à travers leur membranes cellulaire, d'autre non. Pour avoir un large spectre la dilution de l'éthanol doit se situer vers 60/70°GL. Un alcool à 90° est beaucoup moins efficace.
Je suis d'accord pour dire qu'il s'agit d'un substitut, mais ne vaux pas un lavage au savon.

Citer
Pas cher et pas dangeureux en plus   quand le dosage est pas bon Crazy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_de_Javel


Le site officiel de l'eau de javel donne une autre dilution pour une utilisation ponctuelle et non pluriquotidienne.

150 ml d'eau de javel à 2.6% et 850 ml d'eau  {$default_wink_smiley}

Beaucoup de dosages peuvent se révéler dangereux si ils sont mal effectués; il suffit de savoir ce que l'on fait. Cette dilution de 10% ne présente pas de risque en externe. La dilution que tu cite est à 15%.
"Le site officiel de l'eau de Javel", c'est amusant comme expression, sachant que l'eau de Javel existe depuis des siècles; c'est un peu comme si tu parlais du site officiel de l'amadou ;)

02 novembre 2009 à 20:37:34
Réponse #96

Wapiti


Si, si Dudulle les brosses pour les mains strient la peau, je n'ai pas dis scarifient. Ça ne se voit pas à l'œil nu, mais c'est bien réel. Demandes à un médecin, ou mieux à un chirurgien.

À +

04 novembre 2009 à 08:30:55
Réponse #97

wolf


Bonjour

Je n'ai pas parlé de brosse de ménage; j'ai simplement spécifié "brosse". Pour une désinfection complète une brosse, même à poil durs, est mieux que rien du tout. Quand à "strier la peau" ce n'est pas très réaliste, sauf peut être en utilisant une brosse avec des poils en métal.
Pour ce qui est du mécanisme de l'alcool ce n'est pas tout à fait comme ça que ça marche; certaines bactéries laissent passer l'alcool à travers leur membranes cellulaire, d'autre non. Pour avoir un large spectre la dilution de l'éthanol doit se situer vers 60/70°GL. Un alcool à 90° est beaucoup moins efficace.
Je suis d'accord pour dire qu'il s'agit d'un substitut, mais ne vaux pas un lavage au savon.

Beaucoup de dosages peuvent se révéler dangereux si ils sont mal effectués; il suffit de savoir ce que l'on fait. Cette dilution de 10% ne présente pas de risque en externe. La dilution que tu cite est à 15%.
"Le site officiel de l'eau de Javel", c'est amusant comme expression, sachant que l'eau de Javel existe depuis des siècles; c'est un peu comme si tu parlais du site officiel de l'amadou ;)

On est bien d'accord.
Ceci dit pour le site officiel c'était de l'humour.
La ou je suis moyennement d'accord c'est sur l'inocuité de ta solution. Rien qu'a respirer tout les jours je suis pas sur que ce soit top. Faut que je retrouve un doc sur ca. On en reparle
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

04 novembre 2009 à 19:38:59
Réponse #98

Dudulle


On est bien d'accord.
Ceci dit pour le site officiel c'était de l'humour.
La ou je suis moyennement d'accord c'est sur l'inocuité de ta solution. Rien qu'a respirer tout les jours je suis pas sur que ce soit top. Faut que je retrouve un doc sur ca. On en reparle

Le composé actif de l'eau de javel est l'hypochlorite de sodium; il n'est pas volatil, donc on ne peut pas en respirer les vapeurs.
Par contre ce composé se dégrade lentement au fil du temps et produit du chlore, qui est effectivement nocif par inhalation.
Après il faut quand même garder le sens des proportions; on ne va pas être plus exposé au chlore en se lavant les mains à l'eau de javel diluée qu'en buvant de l'eau du robinet. Bien sur ce composé n'est pas totalement sans effet sur la santé, mais statistiquement on peut quasiment les considérer comme négligeables devant des produits que l'on mange souvent ( par exemple les chips ou les viandes cuites au barbecue).

16 mars 2010 à 00:09:45
Réponse #99

Rod


http://www.slate.fr/story/18571/desinfectants-hydro-alcooliques-protegent-pas-virus

Citer
Les gels désinfectants ne servent à rien

surtitre:
santé
Titre d'appel:
Les gels ne servent à rien
Plusieurs études montrent que se laver les mains avec des gels hydro-alcooliques ne protège pas des virus.
Darshak Sanghavi [1]
Monday, 15 March 2010
Vous vous croyiez en sécurité à la maison ou au bureau? Erreur. Vous êtes en danger de mort. Dans un récent - et terrifiant [2]- exposé présenté aux bureaux de la Food and Drug Administration [3] (FDA), le microbiologiste Charles Gerba, auteur de centaines d'articles scientifiques traitant des microbes du foyer, nous explique pourquoi.

Attention: Gerba est un véritable passionné (simple exemple: le deuxième prénom de son fils est Escherichia –le «E.» de «E. coli»). Dans cet exposé consacré aux horreurs de la vie domestique, il explique qu'une éponge à vaisselle et qu'un évier recèlent plus de bactéries qu'un siège de toilettes. Que 10% des torchons de cuisine sont porteurs de salmonelles. Qu'après avoir joué avec d'autres enfants, vos bambins ont plus de bactéries fécales sur les mains que vous lorsque vous sortez des toilettes publiques. Toilettes qui, soit dit en passant, répandent tant de gouttelettes à chaque tirage de chasse que Gerba compare leur dispersion aux confettis «du 14 juillet». Par ailleurs, à chaque fois qu'il a eu l'occasion d'analyser l'eau d'une piscine publique, celle-ci contenait des virus pouvant provoquer de multiples maladies.

Protéger la famille de la saleté?
Tout consommateur désirant contrer cette menace invisible a l'embarras du choix: plus de 700 produits [4] lui proposent de tuer toutes bactéries, champignons et autres virus présents à la maison et au bureau (des appareils à UV sensés débarrasser nos brosses à dent des bactéries aux lave-vaisselles à chaleur stérilisatrice en passant par les paillassons antimicrobiens). Trois Américains sur quatre utilisent quotidiennement six produits de ce type.

Même avant l'épidémie de grippe H1N1, les solutions désinfectantes à base d'alcool connaissaient une croissance annuelle de 53% aux Etats-Unis; les Américains y consacraient chaque année un budget de 117 millions de dollars. Avec l'arrivée de la pandémie grippale, notre microbophobie nationale est tout naturellement montée d'un cran. Le site Web d'information sur la grippe des Centers for Disease Control [5] recommande de désinfecter régulièrement les plans de travail, les meubles des chambres à coucher, les jouets, et autres «surfaces». (En langage marketing, on a donc conseillé aux consommateurs de multiplier leurs «opérations d'essuyage».)

Les responsables de la santé publique ont recommandé un lavage des mains complet et fréquent à l'aide de gel désinfectant. Les fabricants de savons et de désinfectants hydro-alcooliques ont lancé des campagnes de publicités massives pour nous pousser à nous laver les mains encore plus souvent qu'à l'accoutumée. Ces produits, nous disaient-ils, pouvaient protéger nos familles de la saleté qui les menace. Un slogan poétique de Purell [6]rassure ainsi les pauvres microbophobes, vraisemblablement paralysés par la peur: grâce au désinfectant, il est enfin possible d'«imaginer un monde qu'on peut toucher».

Peu ou pas d'effet sur les infections
La vérité est moins lyrique. En 2005, des médecins de Boston ont publié [7] le premier essai clinique portant sur l'utilisation des solutions désinfectantes dans les foyers; ils ont pour ce faire observé environ 300 familles ayant toutes de jeunes enfants en crèche. Pendant cinq mois, la moitié de ces familles a reçu des lots de solutions désinfectantes, en s'engageant à respecter un programme de lavage des mains «des plus vigoureux». Au final, les taux d'infections respiratoires n'ont pas baissé dans ces foyers, ce qui a «quelque peu surpris» les chercheurs. Une étude de l'Université de Columbia n'a pas non plus constaté de réduction des infections [8] les plus communes dans des familles habitant en centre ville –les chercheurs leur avaient fourni des lots de savons antibactériens, de détergents et de matériels de nettoyage. La même année, l'épidémiologiste Allison Aiello (Université du Michigan) a, pour la FDA, résumé les données disponibles [9] sur l'hygiène des mains; dans son exposé, elle souligne que trois études sur quatre montrent que les désinfectants hydro-alcooliques ne permettent pas d'empêcher les infections respiratoires.

En 2008, le groupe de recherche de Boston a répété l'expérience [10] –cette fois dans les écoles primaires– en mettant des lingettes désinfectantes Clorox à la disposition des élèves dans les salles de classe. Une nouvelle fois, les taux d'infections respiratoires demeurèrent inchangés; en revanche, ceux des infections gastro-intestinales (qui sont moins fréquentes que les infections respiratoires) baissèrent quelque peu. Enfin, en octobre dernier, un rapport commandé par la Public Health Agency of Canada [11]a affirmé qu'il n'existait aucune preuve tangible du fait qu'une bonne hygiène des mains permettait de prévenir la transmission de la grippe.

Mais alors, comment en sommes-nous venus à penser que les désinfectants étaient la pierre angulaire de la prévention? L'importance du lavage des mains est bien évidemment prouvée dans certains contextes; en médecine, cette pratique peut même sauver des vies.

En 1847, le médecin hongrois Ignaz Semmelweis [12] a découvert que le fait de se laver des mains à la chlorine entre chaque accouchement permettait de prévenir les infections fatales dans les maternités. (Ses collègues ont rejeté sa théorie, et l'ont finalement envoyé en hôpital psychiatrique; il y mourra des suites de mauvais traitements).

Aujourd'hui, un grand nombre d'études montrent que lors d'essais effectués de façon aléatoire, un lavage des mains méticuleux (lorsqu'il est associé à d'autres mesures anti-infectieuses comme le drapage chirurgical et les gants stériles) permet de réduire les taux de maladies mortelles contractées pendant un acte chirurgical ou lors d'un séjour en unité de soins intensifs. Mais dans les hôpitaux, en dehors de ces essais cliniques, seule la moitié des médecins et des infirmièr(e)s se lavent régulièrement les mains avant de dispenser un soin –et ce en dépit des campagnes d'information. Plus inquiétant: dans les hôpitaux réceptifs aux directives d'hygiène –là où le taux de lavages des mains est passé de 40 à 70%–  les chercheurs n'ont pas observé de réduction globale des taux d'infections. En somme, même dans les hôpitaux –environnements hautement réglementés s'il en est–, les vertus tant vantées de l'hygiène des mains sont loin de tenir leurs promesses.

Faut-il pour autant perdre tout espoir en l'hôpital? Bien sûr que non. Il nous faut simplement relativiser l'efficacité des désinfectants hydro-alcooliques, et ce en particulier dans le cadre de la lutte anti-grippe, que ce soit à la maison ou à l'extérieur. Il faut tout d'abord savoir que le virus de la grippe se transmet dans l'air via des micro-gouttelettes (lors d'éternuement, par exemple); peu de risque de l'attraper en serrant une main ou en touchant une surface sale, donc, ce qui limite de fait l'utilité du gel.

Un plan marketing
Par ailleurs, même si la grippe se transmettait par le toucher (ce qui est le cas de la plupart des infections dues à des rhinovirus), les désinfectants n'empêcheraient pas sa propagation. Ils éliminent ces virus dans les laboratoires, mais dans la vie de tous les jours, c'est une toute autre histoire. Un enfant touche sa bouche et son nez toutes les trois minutes en moyenne; adultes et enfants entrent en contact avec trente objets différents chaque minute. Si les hôpitaux sont incapables de forcer leur personnel soignant à se laver les mains entre chaque soin, il serait proprement impossible d'obliger les employés des crèches, les parents et les instituteurs à laver les mains des enfants vingt fois... par heure.

Les fabricants de produits antimicrobiens ont bien évidemment tout intérêt à alimenter notre peur des microbes. Le problème, c'est que pendant l'épidémie de grippe H1N1, les acteurs de la santé publique ont soutenu leur plan marketing sans être certains de l'utilité de ces produits. Une partie des utilisateurs de désinfectants hydro-alcooliques pensaient sans doute en faire assez pour se prémunir de la grippe; ils ont donc remis leur vaccination à plus tard –c'était pourtant la meilleure façon d'empêcher la propagation du virus.

Alors de deux choses l'une: soit vous tombez dans le panneau des publicitaires et vous finissez comme Howard Hugues [13], le milliardaire obsessionnel; soit vous vous faites vacciner, vous vous lavez les mains avec bon sens (en sortant des toilettes, avant et après les repas), et vous arrêtez de vous ruiner en gel désinfectant. A moins, bien sûr, que vous ne travailliez dans un hôpital.

Darshak Sanghavi

Traduit par Jean-Clément Nau

 


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