Be the Grey Human = arrêter de marquer le territoire

Démarré par ** Mathieu **, 11 Novembre 2008 à 17:59:02

garfield

Pour Camoléon,

En fait monsieur Plee explique (désolé, pour la précision, l'article date de juillet 2009 je pense) que le bushcraft et la survie font partie de l'arsenal de tout vrai combattant (dans le sens complet)..

Apprendre-Rassembler-Transmettre

Kilbith

Citation de: jeantroovpa le 29 Mars 2010 à 19:26:02
j'avais vu la vidéo il y a quelques temps, et si je me souviens bien, c'était présenté comme "Karaté VS WingChun"
Le type qui avait écrit ça n'avait jamais croisé les gants avec un adepte printanier de la boxe.  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

Moniot van Moeren

Salut les p'tits gars.
Je viens de prendre le fil en cours... Bien bien intéressant... Ne connaissant le principe de GreyMan, j'aimerais participer au débat bien avancé pour en glâner un peu plus... 8)

Quant aux capacités, pas de problème particulier. La problématique que je relève est ici :

Je m'appuie sur...
Tactique :
Citation de: Mathieu le 11 Novembre 2008 à 17:59:02- rester discret, casser sa présence

... associé à...

Apparat :
Citation de: Mathieu le 11 Novembre 2008 à 17:59:02- langage parlé
- langage corporel
- apparat vestimentaire
- Des vêtements passe-partout, dans des teintes neutres.
- être discret
- la manière dont on "habite le vêtement". A mon avis, il faut surtout être en harmonie intérieure avec son style, et pas en guerre avec les autres. A partir de là, la tenue importe, mais de manière plus relative, et inversement, si on essaye de bricoler son apparence pour faire du low profile au forceps, ça pourra sonner faux.
- le vêtement est un vecteur important d'adaptation et il doit être étudié avec soins.
- le camouflage a ses limites et peut aussi être une manière de se faire repérer comme étant activement défensif et non pas agressif.  Bref la non-communication volontaire de signes ostentatoires est un signe ostentatoire du fait qu'on n'est pas ostentatoire.

En déplacement urbain, c'est le paramètre qui pourrait colorer notre GreyMan, non ? Si le déplacement est intramuros, comme par exemple le type de vie en mégapole (Paris, Lille, etc), pas de problème, ça se tient. Dès qu'on commence à se déplacer, c'est autre chose, ce rien que dans un même pays ! Je pense à l'accent, la culture de quartier et de pays (appelons ça région pour faire GreyMan de l'"Hexagone")... mais je pense surtout au déplacement entre type d'agglomération : Le citadin à la campagne peut passé comme aussi DÉGUISÉ que le rural à Panam' (cf."Un idiot à paris" avec J.Lefevre  ;))...
Le vêtement est, en effet, à travailler... mais pas forcément général, non ?
MvM

N.B.:
Citation de: Mathieu le 11 Novembre 2008 à 17:59:02- rester humble
: je pense que toutes les qualités présentées dans le MindSet sont dans cette vertu O combien inexistante dans notre grande culture occidentale basé sur l'Ego !
"Avant notre venue, rien de manquait au monde ; après notre départ, rien ne lui manquera.", Omar Kheyyam
"N'ayons pas peur d'être en contradiction avec le monde !" mère Teresa.

jeantroovpa

#178
je crois qu'il y a plusieurs greymans avec plusieurs "objectifs" et attitudes correspondantes

le GM qui va chercher à pas se faire emmerder
le GM qui va chercher à passer inaperçu
le GM qui va chercher à ressembler à tout le monde
le GM qui va chercher à être "simple" (genre "sage taoiste")
le GM qui va avoir peu de comportements artificiels mais va passer inaperçu
le GM qui va se fondre dans la masse en ayant l'air d'un mouton qui flâne
et j'en passe

ces cas de figure vont sans doute correspondre à diverses personnes:
l'agent de police qui veut éviter de se faire repérer
le paramilitaire qui veut éviter de se faire repérer
le gars lambda qui veut être en harmonie avec lui et les autres
le gars qui a des grosses c*u!lles mais veut être en harmonie avec les autres
le survivor qui "calcule" sa survie et adopte un comportement "limitant les risques"
le greyman né comme ca mais lucide et qui trouve ca très bien de n'être "personne"
et j'en passe

ils ont tous un point commun, celui de chercher à être indifférenciés des autres et/ou à passer inaperçu (voir autre chose)

là encore les techniques vont être différentes:
-en boite de nuit, vaut mieux danser
-dans la rue, on peut "flâner", "regarder les boutiques"
-dans la rue, on peut "se la péter" (si tout le monde "se la pète" autour de soi, pour passer inaperçu c'est pas forcément l'idéal d'avoir un comportement calme, posé, mature, ...)


je crois qu'on a là un sujet extrêmement complexe du fait de sa diversité, que l'on pourrait le développer dans une optique ou une autre mais que cela va demander soit de centrer précisément le sujet (à ce moment là on pourra parler de techniques appropriées, de contexte, et d'intention), soit de cataloguer les diverses modalités du greyman pour savoir qui parle de quoi

on pourrait aussi parler de l'impact de l'attitude greyman sur soi-même et les autres (gain de sérénité, aptitude à calmer les excités), bref du greyman non en tant que moyen mais que fin

je pense que le concept peut être encore très approfondi et a de beaux jours devant lui mais pour creuser efficacement, me semble qu'il va falloir être précis et compartimenter ;)

finalement, prendre des exemples concrets devrait pouvoir faire avancer le schmi...schimi...li...lilimblik, on peut détailler des personnes réelles ou imaginaires, faire une description générale de la dite personne, essayer de définir ces intentions, objectifs, techniques, aptitudes, ... bref le contexte "psychologique" dans le quel la personne évolue. Procéder de la sorte serait sans doute un bon moyen de détailler des cas de figure, et parler de techniques en fonction de l'intention/objectif/contexte, ca me semble pouvoir être très pédagogique.

Je pense qu'on peut aussi creuser le "pourquoi l'attitude greyman évite les emmerdes", là aussi il me semble y avoir plusieurs points de vues possibles en fonction des contextes, des intentions, attitudes, etc. En détaillant dans ce sens, je pense que la discutions peut déboucher sur des aspects "inattendus" et en apparence éloignés de la survie mais finalement au combien intéressants et utiles pour la survie.  ;)

Reste les problématiques inhérentes à l'attitude greyman: que faire si on se fait repérer, que faire face à quelqu'un qui a l'oeil, par extrapolation: comment "assumer" et devrait-on "assumer" d'être/de faire le greyman.

Bien à vous

P.S.: si mon post vous emmerde, que vous n'y voyez pas d'intéret et puis même si il vous intéresse, désolé :-\
PP.S: théorie seul - pratique seul - théorie+pratique - pratique de la théorie - théorie de la pratique - yadkoi...

Nathan-Brithless

je me pose tout de meme la question:quand on parle de "greyman", ce qui n'est sans doute qu'un terme neuf pour "low-profile", un concept déja ancien?on se rapproche tout de meme assez(il y a une différence, encore que ténue) du concept de "proie facile", non?
Quelle est la nuance fine entre le "mec-pas-assez-interressant-pour-mériter-une-agression"..et "mec-pas-assez-interressant-pour-qu'on-lui-prète-attention"?
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

Kilbith

Le concept me fait penser à la remarque de monsieur zedong :

"Le soldat doit être parmi les paysans comme un poisson dans l'eau".

source : http://www.alternatives-internationales.fr/zones-a-proteger_fr_art_823_42961.html
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

Nathan-Brithless

#181
si mes souvenirs sont exact, il parlait du "peuple", pas seulement des paysans...et il était question des guerilleros plus que des soldats...
il s'agissait d'un principe de guerre révolutionnaire sur le concept de l'homme du peuple, ouvrier ou paysan le jour, soldat la nuit(par exemple), destiné,car c'est dans ce contexte là que Mao écrivait à l'époque,à contrecarrer l'action contre-révolutionnaire par l'appui tout échelons de la révolution par le peuple..
maintenat, si tu le sort de son contexte..
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

Euburon

The people are like water and the army is like fish
Mao Ze Dong, Aspects of China's Anti-Japanese Struggle (1948)
« L'impossible n'est pas forcément le contraire du possible ; ou bien alors, puisque l'opposé du possible, c'est assurément le réel, nous serons amenés à définir le réel comme l'impossible » Jacques Lacan

Moniot van Moeren

... tous les types de rebelles qu'ils soient : mineurs de fond durant le poste, coursier (contrebandier disait l'occupant et le collabo') en rideau ou commerçante en façade et cache de résistant en arrière boutique... C'est du vécu dans la famille...
MvM
"Avant notre venue, rien de manquait au monde ; après notre départ, rien ne lui manquera.", Omar Kheyyam
"N'ayons pas peur d'être en contradiction avec le monde !" mère Teresa.

raphaelh

Citation de: bison solitaire le 11 Novembre 2008 à 19:31:47
- ne pas afficher ostensiblement de symboles
C'est une des raisons pour lesquelles je n'ai pas encore voulu me faire tatouer. A mon sens, ça vaut aussi pour les symboles religieux. Après faudrait aussi savoir pourquoi on affiche ostensiblement des symboles: être reconnu comme appartenant à, faire savoir qu'on veut être soi-même, faire croire qu'on veut être soi-même, recherche tribale/éthnique... mais aussi simple désir de provocation.

appartenance à un groupe, mais pas forcément un groupe défini (Hell's Angels, Yakuza,...), désir de conformité (les tatouages suivent une mode)

ulysse

tout le monde a besoins de communiquer son identité à travers ces symboles, médaille, bijoux ou tatouages. Cette identité se communique de toute façon par nos maniere d'etre, maniere de parler notre language corporel. C'est une necessité humaine il me semble. Communiquer cette identité de façon agressive dans un contexte communautaire est un probleme different.

raphaelh

Citation de: DavidManise le 11 Novembre 2008 à 20:42:43
Sinon pour l'anecdote : Je dis souvent que les seuls mecs qui me font vraiment peur sont ceux qui se marrent tout le temps ;)

pourquoi ?

PS : http://www.youtube.com/watch?v=DvFIxEwj_8M :)

raphaelh

Citation de: DavidManise le 11 Novembre 2008 à 21:21:31
Je trouve que le fait d'être en mesure d'arrêter d'être esclave de son statut social ou de ses pulsions de primates est quelque chose de très très libérateur.  Autant que d'arrêter d'être esclave de sa peur, en fait.  

Une étude très intéressante montre que la situation joue un rôle plus important que notre personnalité sur notre comportement.

Pour ceux qui lisent l'anglais : When Situations Not Personality Dictate Our Behaviour


raphaelh

Citation de: lambda le 12 Novembre 2008 à 01:22:51
en terme relationnel, il compte pas pour moi, ce qu il dit ou fait a mon egard (bousculade involontaire), je m en moque, meme si il y a un manque de respect evident a mon egard, je m en moque. Il existe pas, il n appartient pas a ma "tribu" (famille, amis). c est un peu sec dit comme ca, mais c est pour bien illustrer mon etat d esprit dans ces situations potentielles de conflits, qui de toute facon ne meneront a rien de bon...

Ressentir de l'énervement quand on se fait bousculer est souvent un automatisme. Se retenir de réagir violemment lorsque ça arrive est déjà un premier pas. Mais encore mieux, c'est de ne pas s'énerver.

Quand on s'énerve après s'être fait bousculer, c'est qu'on le prend personnellement. Mais la plupart du temps la bousculade était involontaire, ça n'a rien de personnel. Quelqu'un d'autre aurait été à notre place, voire même un pilier en béton, ça aurait été pareil.