Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Patrick le 17 novembre 2006 à 08:27:09
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Tous les penseurs martiaux ont beaucoup versés d'encre sur le sujet, mais je voudrais savoir si vous avez déjà connu de ces états de grâce ou vous êtes devenus infaillibles, exempts de doutes dans des situations périlleuses ou critiques.
Cela peut aller de l'examen crucial pour votre devenir professionnel, de votre attitude lors d'un accident, de votre réaction alors que l'accident de la route grave paraissait inévitable, du fait que vous soyez arrivé à vous défaire de plusieurs adversaires déterminés. Ce sursaut quasi magique, ce refus farouche de subir l'inaceptable ou la fatalité.
Certaines trechniques immémoriales permettent d'atteindre ces ressources cachées et notamment puisque c'est d'actulaité, le fameux AKAH des guerriers de polynésie et maoris, qui n'était pas tant destinés a effrayer l'adversaire mais plutôt à transcender les guerriers et sceller la cohésion du groupe de combat.
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Salut Pat :)
Je sens que ce sujet va être passionnant.
C'est "Haka" je pense.
Ka mate ka mate !
Ka ora ka ora ! Etc :)
Ils me filent les frissons à chaque fois, les all blacks :D Pas tellement parce qu'on voit deux tonnes de barbaque gueulent d'une même voix, mais bien parce que ça rejoint un peu les aspects plus "profonds", plus "psychologiques" de la confrontation.
Sinon pour répondre à la question plus spécifiquement, oui. Ça m'est déjà arrivé d'être dans un état un peu "second" où l'idée même d'échec n'était pas envisageable. Dans le jargon du sport US, on appelle cela "the zone". C'est cet état d'esprit bien particulier qui permet de penser plus vite, de percevoir plus vite, d'anticiper plus vite... Les sportifs de haut niveau (là je ne parle pas pour moi tout le monde l'aura compris :)) en font tous l'expérience à divers degrés, je pense.
Pour moi, ce genre d'état d'esprit peut être atteint seulement si la conscience "logique" tire sa révérence, pendant un temps, à "l'instinct", aux fonctions moins linéaires du cerveau. Certains font la distinction nette entre le néo-cortex (logique, langage), le cerveau mammifère (vie en groupe) et le cerveau reptilien (mouvement et survie).
Je ne vais pas entrer dans les détails, mais perso j'atteins souvent un état proche de l'état reptilien juste en courant dans la descente, en montagne. Dans une pente un peu raide ou instable ou dangereuse, au lieu d'y aller prudemment je saute en l'air pour atterrir dans la pente et je me lance comme un dingue. Résultat ? Le cerveau reptilien se dit "mais il est OUF celui-là, il va me tuer ! Je prends le relais !!!"... et me voilà en train de dévaler un pente caillouteuse à 45° à tout berzingue. Et là, pas le temps de réfléchir... ça va trop vite, y'a trop d'infos à gérer, et la pensée logique est vite saturée. Du coup elle laisse le cerveau "reptilien" gérer le truc sinon c'est la boîte assurée.
Attention... je ne dis pas que c'est sans risque. C'est comme ça que je me suis disloqué le péronnée l'an dernier, donc prudence !!!
Ce genre d'état d'esprit c'est pour les moments d'urgence, pour quand tout bouge super vite. On y accède d'autant plus facilement, je pense, qu'on a l'habitude de se saturer un peu la conscience logique sous stress.
Ciao ;)
David
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Salut Patrick,
Très intéressant comme sujet, :D
Je ne savais pas qu'il y avait toute une philosophie portée sur le sujet et entre autre dans les arts martiaux car je n'y connais rien.
En revanche j'ai connu plusieurs fois cet état de maitrise et d'efficacité absolue et sans aucun doute ni hésitation... dans le domaine professionnel, alors que j'effectuais des taches intellectuelles.
C'est une sensation totalement excitante générée par le stress mais lorsqu'il a un effet positif . J'avais l'impression que le cerveau travaillait à 200 % : toutes les capacités étaient à leur maximum et fonctionnaient à une vitesse nettement supérieure à la norme. Tous les problèmes techniques qui pouvaient se poser n'étaient plus des appréhensions mais des challenges excitants.
C'est très valorisant et plus rien ne fait dévier l'efficacité: faim, fatigue, peur ... tout ca n'existe plus pendant quelques heures.
C'est une sensation que j'appréciais beaucoup.
Je l'ai connu moins souvent dans des activités d'extérieur, mais c'est toujours arrivé dans des situations qui craignaient et ou il fallait se bouger le c*l ! Et là, l'image que j'ai, c'est plus un fonctionnement en pilotage automatique à haute vitesse... sans doute le cerveau reptilien dont parle David.
Je pense que c'est une forme de stress positif sans doute lié à des décharges d'adrénaline ... mais là je n'y connais pas grand chose.
C'est vrai que si quelqu'un avait des explications plus précises ce serait intéressant . Tu as l'air de dire que c'est un état dans lequel on peut se plonger volontairement par des techniques appropriées .
A+
Pierre
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Salut,
J'ai ressentis ça à plusieurs reprises, dont surtout lors de 2 gros accidents.
A ce moment, là il n'y a plus rien autours de soi et à l'interieur de soi.
Comme le dit Pierre, la faim, la fatigue, la peur n'éxistent plus, mais aussi la douleurs. On ne voit que le principal, que ce qui pourrait nous aider pour se sortir de cette situation. Nous avons aussi les reflexes necessaires afin de sauver une vie lors d'un accident, comme si nous avions répétés les gestes à faire afin d'être le plus performant.
Dans ces moments là, les personnes les plus faibles, peuvent avoir une force "surhumaine".
C'est l'instinct de survie. ;)
Il y à un bon chapitre à ce sujet dans le livre de Xavier Maniguet - Survivre, comment vaincre en milieu hostile. Le sujet s'intitule, Le stress ou les coulisses de la survie. :up:
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Oué bon sujet ! ;D
Le petit coup de volant salvateur est un bon exemple (c'est pas phénoménal ni magique mais ça m'arrive assez fréquemment). On pense être en vigilance faible, on conduit pépère et quand le piéton surgit de derrière la bagnole ou que le mec qui vient de se garer ouvre la portière juste devant ton capot, normalement l'accident devrait être inévitable. Et pourtant, on met le coup de volant et ça passe ... Je sais pas vous mais il y a même des fois où je me suis demandé si le coup de volant n'était pas parti avant que la situation (traversée d'un piéton, ouverture d'une portière etc) se déclenche.
Il y a aussi des fois où cet état de conscience arrive sans qu'on soit dans une situation critique ou dangereuse.
Lorsqu'on tire à l'arc par exemple. Il y a des flèches qui avant même de partir sont "déjà dans la cible". Au moment où on lache la corde, on sait que la flèche va aller exactement où on le souhaite.
Ca m'est aussi arrivé sur des énigmes super compliquées. Dès la fin de l'énoncé, j'avais la réponse et de façon certaine ... Le seul hic est que j'étais incapable d'expliquer le "pourquoi" de la réponse.
(NB : dans ces cas là la réponse est la bonne bien entendu sinon ce serait naze ;D ).
Les circuits inconscients ou instinctifs du cerveau sont parfois bien étranges (et bien utiles).
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C'est le fameux état "WU" tant recherché dans le Taoïsme... le "vide absolu"... quand l'Ego disparait avec les notions de Bien et de Mal, de réussite ou d'échec...
Il est l'évidence de l'instant qui fait jaillir le geste parfait au bon moment...
Bruce Lee disait "ça passe à travers moi"... ça fait appel à l'instinct, à l'Animalité... à la Nature de l'Être...
C'est souvent aussi ce qui motive les accrocs de l'Adrénaline... notamment dans le combat réel...
Il n'existe pas de bouton ON/OFF pour y accéder ! certains arrive à faire vivre l'animal qu'ils sont au fond au bon moment et d'autres pas...
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BRRRrrrr! Vous sentez l'odeur ?
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Salut,
En periode de stress intense ou de danger (accident, "gros gros gros" problème, agression, sport, études...), j'ai déjà éprouvé cette catégorie d'EMC : pas de doute ni d'hésitation, volonté unifiée, temps comme "ralentit", sensation de fluidité dans les actes, sentiment d'être à la fois acteur et spectateur de la totalité de la situation...
Je n'aime pas beaucoup cette expression : "états modifiés de conscience". Je m'en méfie. Elle a été et demeure beaucoup trop utilisée pour dire tout et n'importe quoi.
Pour mes propres repères personnels, je distingue les états de conscience modifiée actifs ou passifs, psychologiquement sains ou pathologiques. Tout en sachant que dans la réalité ces extrêmes s'entremèlent.
Une courte classification des multiples états de conscience modifiée :
http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm (http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm)
"Les réponses comportementales générées par exemple par la peur sont remarquablement bien conservées chez tous les vertébrés. Par exemple, si un rat entre dans la pièce où se trouve un chat, le rat s'immobilise, se tourne vers le chat, reste immobile jusqu'à ce qu'il tente de fuir ou, s'il est cerné dans un coin, essaie de mordre le chat qui l'attaque.
Chez l'être humain effrayé, on peut observer sensiblement les mêmes étapes : arrêt de l'activité en cours, comportement d'orientation vers la source menaçante et inhibition de toute action durant la phase où l'on tente d'évaluer la menace. Puis, si la menace se confirme, tentative de fuir ou de se cacher. Enfin, si la confrontation devient inévitable, la lutte contre la menace demeure l'option ultime pour tenter de défendre l'intégrité de son organisme.
Non seulement les comportements, mais les changements physiologiques qui surviennent dans l'organisme en proie à la peur sont aussi très bien conservés dans le monde animal. Il y a bien sûr tous les changements déclenchés par le système nerveux sympathique pour nous aider à faire face à la situation : augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, dilatation de la pupille, etc. Mais aussi des phénomènes plus subtiles comme la suppression de la douleur face au danger, un phénomène bien connu des soldats au combat qui permet de concentrer nos énergies là où il y a priorité."
"Le système nerveux végétatif, qui est principalement sous la gouverne de l'hypothalamus, se subdivise en deux groupes de nerfs. Ceux-ci ont une localisation anatomique distincte et rejoignent leurs organes cibles par l'entremise d'autres neurones situés dans des ganglions.
- LE SYSTÈME NERVEUX SYMPATHIQUE : Son activation prépare l'organisme à l'activité physique ou intellectuelle. Devant un stress important, c'est lui qui orchestre la réponse de fuite ou de lutte. Il dilatate les bronches, accélère l'activité cardiaque et respiratoire, dilate les pupilles, augmente la sécrétion de la sueur et de la tension artérielle, mais diminue l'activité digestive. Il est associé à l'activité de deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et l'adrénaline.
- LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE : Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. Ce dernier est associé à un neurotransmetteur : l'acétylcholine."
(http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_01/a_01_cr/a_01_cr_ana/a_01_cr_ana_2a.gif)
http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_01/a_01_cr/a_01_cr_ana/a_01_cr_ana.html#2 (http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_01/a_01_cr/a_01_cr_ana/a_01_cr_ana.html#2)
* * *
L’adrénaline : hormone produite par les reins sur ordre du cerveau, est libéré massivement dans le sang pour alerter tous les organes et les mobiliser à l'action intense (combat, sport...). A son signal, le cœur et la respiration s’accélèrent : l'organisme est mieux oxygéné. Son énergie est aussi plus disponible, car le foie est incité à libérer ses stocks de sucre.
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Adr%C3%A9naline (http://fr.wikipedia.org/wiki/Adr%C3%A9naline) : " L’adrénaline est sécrété pour provoquer un état de stress et l'activité physique, en entrainant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la force des contractions du cœur et une hausse de la pression artérielle. Elle répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger."
L’adrénaline, c'est le turbo de notre organisme. Comment ne pas épuiser les réserves disponibles? Comment atteindre le niveau d’activation optimale, entre le manque et l’excès de stress, entre nos facultés cognitives "anciennes" et "récentes" ?
UN CERVEAU OÙ LE NOUVEAU SE BÂTIT SUR L'ANCIEN : http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_05/a_05_cr/a_05_cr_her/a_05_cr_her.html (http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_05/a_05_cr/a_05_cr_her/a_05_cr_her.html)
Bye,
Stéphen. ;)
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Salut Kazar,
Merci pour les infos.
Une courte classification des multiples états de conscience modifiée :
http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm
J'ai lu avec attention les explications sur les EMC (avec un peu de mal à tout assimiler, je l'avoue) et effectivement ce que j'ai vécu ne rentre pas à proprement parler, dans ce qui est défini à travers l'article.
Je ne me retrouve pas non plus dans les explications liés à la peur qui sont si j'ai bien compris pour résumer " La peur donne des ailes" avec l'activation des systèmes sympathiques et parasympathiques.
D'un point de vue professionnel, ce que je vivais était lié au stress c.a.d. : avoir à régler des problèmes avec des enjeux importants dans un laps de temps très court. Je maitrisais le sujet concerné mais, en temps normal il m'arrivais de faire des erreurs, de m'en apercevoir de rectifier, de prendre le temps de réfléchir ... alors que là, dans ces périodes très particulières, j'arrivais à enchainer des réflexions et des actions intelectuelles à des vitesses bien supérieures et avec une quasi perfection halucinante et personnellement très satisfaisante. Une impression que le cerveau analyse, réagit, déclenche les réactions à une vitesse très supérieure à la moyenne et ce, sans défaillir ... un peu comme s'il reproduisait des séquences qui avaient déjà été efficaces sans que j'y réfléchisse. Comme disait Bullyson ..."C'est de la pure dope" .
D'un point de vue non professionnel c'est aussi dans des cas de stress lié à des situations vraiment m*rdiques, pas forcément dangereuses mais galère avec la necessité de régir au plus vite et là pareil , une efficacité suprenante et démultipliée par rapport à d'habitude, des perceptions de risques accrues et des réactions parfaitement adaptée que j'étais même surpris d'avoir.
Je pense que dans les deux cas il y a secretion d'adrénaline car je ressentais une sorte d'excitation, de plaisir si j'ose dire, mais pas vraiment la sensation d'accélération de la respiration et des battements du coeur que j'ai également ressenti par ailleurs !
Sans doute une question de dosage ... ? tu aurais d'autres infos la dessus ?
A+
Pierre
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- LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE : Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. Ce dernier est associé à un neurotransmetteur : l'acétylcholine."
Je vois pas trop à quoi peut servir ce système à part s'économiser. Lors d'un stress intense (combat...) ce système n'est pas utile, non?
a+
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D'aprés ce que j'ai lu il semblerait que, dans ces états particuliers, certaines substances chimiques telles que l'adrénaline et les endorphines soient davantages présentes dans le sang. Il semblerait également que durant ce laps de temps, l'activité des deux hémisphères cérébraux s'équilibre, les deux côtés paraissant agir de manière coordonnée.
D'innombrabes intéractions interviendraient, et ce phénomène ne peut être provoqué que de l'interieur du système, et non pas provoqué artificiellement. Selon certaines études il n'y aurait pas une seule substance ou une réaction que l'on pourrait rendre exclusivement responsable. Il s'agirait d'une activité parfaitement coordonnée de l'être global pour un comportement tout à fait inhabituel.
Lorsque l’on suit l’évolution du cerveau des poissons, des amphibiens, des reptiles, des mammifères et finalement des humains, on se rend compte que les régions qui ont le plus augmenté de taille chez notre espèce se situent au niveau du néocortex, et plus particulièrement au niveau du cortex préfrontal.
Nos facultés supérieures d'anticipation ou de planification viendraient davantage d'autres régions particulières du cortex et d'une inter-connectivité plus riche entre le cortex préfrontal et le reste du cerveau. D'ailleurs, la proportion légèrement plus grande du cortex préfrontal par rapport au reste du cerveau que l'on observe tout de même chez l'humain comparé à la majorité des autres espèces de primates est attribuée principalement à l'augmentation du volume de matière blanche dans cette région du cerveau. Matière blanche qui correspond à la myéline entourant les axones, et donc ici à une plus grande quantité de ces axones permettant la communication avec d'autres régions du cerveau.
Cette communication est essentielle au bon fonctionnement de notre mémoire de travail à laquelle participe activement notre cortex préfrontal. Cette mémoire de travail contribue à de nombreux processus cognitifs bien développés chez l’humain comme la capacité de retenir de l’information durant une tâche, d'en vérifier la pertinence, et de garder en vue l’objectif à atteindre au cours de cette tâche. La difficulté de planifier une action (donc à mettre en relation le passé, le présent et le futur) que l’on retrouve chez les patients ayant des lésions importantes aux lobes préfrontaux (le « syndrome frontal ») confirme le rôle de premier plan que joue cette région corticale dans l’anticipation et les choix de toutes sortes.
L’expansion récente du cortex préfrontal, en conjonction avec les capacités plastiques et associatives accrues du néocortex, semble donc être à l’origine de bien des capacités cognitives typiquement humaines.
Les différentes espèces ont aussi des spécialisations cérébrales particulières dues à des contraintes spécifiques de leur environnement. L'espèce humaine a beau avoir un cerveau environ trois fois plus volumineux que celui auquel on s'attendrait pour un primate de taille comparable, celui-ci n'est pas une réplique à l'échelle du cerveau des autres primates. Notre lobe olfactif ne fait par exemple que 30% de la taille prévue si les proportions de nos différentes structures cérébrales étaient les mêmes que chez les autres primates. Par conséquent, comme le cerveau humain est beaucoup plus gros que ce à quoi on s'attendrait pour un primate de notre taille, il faut donc qu'il y ait également des régions qui soient significativement plus grandes.
Rôles des endorphines :
. Atténuation de la douleur ;
. Réduction du stress ;
. Contrôle de la respiration ;
. Contrôle du transit gastro-intestinal ;
. Modulation de la réponse hormonale et immunitaire ;
. Sensations de plaisir ;
. Cause le sommeil
. Provoque le sentiment amoureux (autre état modifié de conscience).
Libérées en forte quantité, elles peuvent créer un sentiment d'euphorie.
Les coureurs de fond parlent même d'extase suite aux libérations importantes d'endorphines résultant de leurs gros efforts. Une sensation proche de la prise de drogue à la différence que les endorphines sont toujours bénéfiques pour l'organisme.
Extase ou pas, les coureurs de fond aussi se tordent les chevilles et se bouffent les cartilages des genoux.
Etats modifiés de conscience ou pas, le sentiment de toute puissance alors éprouvé ne doit pas faire perdre de vue que l'on peut tout de même l'avoir dans le cu*.
Oui : « L'individu n'est tout à fait lui-même que grâce aux ancêtres qui revivent en sa personne. » Lucien LEVY-BRUHL "L'âme primitive".
Et oui : l'être humain s'est évolutivement doté d'un CERVEAU OÙ LE NOUVEAU SE BÂTIT SUR L'ANCIEN.
Fruit de l'évolution, l'homme est un être mi-conscient. L'esprit est une forme évoluée de "l'esprit animal" préconscient (l'instinct).
La connaissance que, par exemple, le chasseur se forme de l'animal tue plus sûrement celui-ci que ne le ferait une simple flèche ou un simple corps à corps dont l'issue est incertaine. La connaissance est bien ici un moyen essentiel pour réaliser la maîtrise des processus naturels, tant internes qu'externes, qui engendrent le mouvement et la vie (cf. mon article non clos sur la psychologie de la motivation).
Stéphen.
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Donc, le système nerveux symphatique et parasymphatique ne se mette pas "route" à des moments différents mais il s'agit plutôt d'une fusion des deux?
C'est pas ça? :-[
a+
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Donc, le système nerveux symphatique et parasymphatique ne se mette pas "route" à des moments différents mais il s'agit plutôt d'une fusion des deux?
C'est pas ça? :-[
a+
Te casse pas trop la tête Guillaume. Je ne pense pas que l'on sâche précisément quel est le mécanisme exact à l'oeuvre dans les EMC. Beaucoup de théories, mais bien peu de certitudes.
Général :
(http://img70.imageshack.us/img70/1233/zc01av6.jpg)
Stéphen.
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Désolé mais j'aime bien essayer de comprendre >:D ^-^.
J'ai pas trop compris ton schéma, en fait je ne sais pas comment le lire.
a+
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C'est une sorte de "classement".
Plus on descend dans la liste de gauche, et :
-moins il y a de zones du cerveaux en activité,
-plus il y a de zones du cerveau bloquées,
-plus le champ de lucidité et de conscience se rétréci.
C'est d'ailleurs très intéressant comme schéma.
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Les zones du cerveau se bloque toutes uniformément ou c'est les différentes "couches" (reptielliennes et autres) qui se bloque l'une après l'autre?
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Bonsoir à tous !
Je viens mettre ma pierre à l'édifice en intervenant sur ce super forum à propos de l'endorphine (dont un membre à parlé un peu plus haut). Cette molécule qui plonge dans un état de conscience modifié.
Je suis un jeune coureur de fonds.
Notre corps sécrète naturellement une quantité d'endorphine chaque jour. Cependant il est possible d'augmenter cette sécrétion avec un effort physique, comme par exemple la course à pieds. La sécrétion d'endorphine se fait après 45min de course (peu importe votre allure), sachant que vous avez le droit - si vous débutez - de marcher quelques minutes durant la course. Cette sécrétion sera spontanée, suite à quoi le corps reprendra son taux de sécrétion habituel. Pour augmenter de manière constante la sécrétion en endorphine du corps il faudrait courir régulièrement un minimum de 3 fois par semaine.
Avant de courir je n'étais pas quelqu'un de vraiment motivé, je sortais peu, j'avais des problèmes de sommeil, j'étais toujours fatigué, je n'avais jamais la forme, je n'étais pas toujours de bonne humeur, ...etc. Depuis que je cours 3 fois par semaine, tout à changé. Je n'en étais pas conscient moi même, c'est ma famille qui m'a rapporté cela. Aujourd'hui je suis beaucoup plus vivant, je sors beaucoup en plein air, je suis toujours de bonne humeur, je ne stress presque plus, je dors bien, j'ai beaucoup plus confiance en moi, je me sens bien quoi ! :-)
Donc on peut voir le bien être d'une activité physique sportive sur le mental (et bien sûr sur le corps mais ce n'est pas le sujet !). Comme quoi le physique et le mental sont intimement étroitement lié !
Lorsque je cours de longue distance pour mon niveau, je ressens d'intenses douleurs dans les chevilles (l'impression que l'articulation va éclater) et dans le genou (l'impression que le tibia va se déboiter de la rotule). Parfois ces douleurs arrive très tôt, c'est très handicapant et le mental se plonge immédiatement dans une phase de "Pourquoi ça m'arrive ? Vais-je finir la course ? Suis-je nul ?". Toute la course devient noir et notre esprit se focalise sur cette douleur. Il est donc impossible de penser à autre chose - sans entraînement - et donc difficile de passer outre cette douleur. Il faut donc faire de gros efforts pour avancer. Chaque pas est un combat. Du coup on se fatigue énormément et pour RIEN. Et la tout d'un coup, vous l'attendiez avec impatience comme une bénédiction des Dieux, la montée d'endorphine. Elle monte progressivement, à chaque foulée, à chaque respiration. Votre esprit se détache de la douleur, vous ne la sentez presque plus. Un bien-être intense vous envahis, vos forces vous reviennent, votre vision peut être légèrement altéré et vous êtes... HEUREUX, lorsque vous atteignez le "pic". D'ailleurs il m'est déjà arrivé d'éprouver une émotion comme lorsque je regarde un film ou l'on voit des Vikings courir vers l'adversaire pour se battre héroïquement ; vous savez ce petit truc que l'on ressent alors que l'on est bien assis dans son canapé. Après quoi j'ai tendance à vouloir courir plus vite, plus fort, comme si j'étais un peu immortel. Mais c'est la que l'expérience permet de prendre du recule, car assouvir cette émotion d'héroïsme me fatiguerai plus qu'autres chose pour la suite. Ensuite cet état d'extase diminue, la réalité reprends le dessus. La douleur revient légèrement mais reste supportable grâce à l'action de l'endorphine. Après le "pic", je n'ai pas l'impression que l'endorphine soit toujours là. C'est seulement lorsque je rentre chez moi, que je prends ma douche et que je m'assois. Je me rends compte que l'endorphine est toujours là et fait toujours effet, j'ai une tendance à avoir sommeil, je ne peux pas réfléchir vite, je me sens mou (en même temps après avoir courus...) mais j'éprouve toujours cette sensation de plaisir et surtout je n'éprouve aucune anxiété.
En résumé, je ressens ce fameux "pic" durant peut-être 10 ou 15min (ça parait peu, mais lorsque l'on cours c'est énorme je trouve). Cependant je ne peux pas contrôler ni savoir si je vais le ressentir durant la course, c'est un peu de la loterie. L'effet de l'endorphine me permet de me surpasser. Après la course l'effet diminue en l'espace d'une heure ou deux. En courant 3 fois par semaine, si je passe 10 jours sans courir. Je ressens un manque de "je ne sais pas quoi". Et il me suffit de courir pour immédiatement combler se manque.
Voilà une anecdote personnelle sur ma relation avec l'endorphine. J'espère que mon intervention aura été constructive et utile.
Bonne soirée ! :-)
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Salut,
Bon ben bienvenue au club des junkies du sport. Comme tout bon junkie, tu négliges des signaux d'alarme importants, et la douleur en est un : ta douleur à la cheville et au genou n'est pas anodine. Ne court pas là-dessus. Va consulter un médecin du sport, stp... comme ça tu pourras te shooter aux endorphines longtemps, plutôt que de voir ta carrière de junkie se terminer abruptement à cause de lésions sérieuses...
Mes deux balles ;)
David
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Salut,
Bon ben bienvenue au club des junkies du sport. Comme tout bon junkie, tu négliges des signaux d'alarme importants, et la douleur en est un : ta douleur à la cheville et au genou n'est pas anodine. Ne court pas là-dessus. Va consulter un médecin du sport, stp... comme ça tu pourras te shooter aux endorphines longtemps, plutôt que de voir ta carrière de junkie se terminer abruptement à cause de lésions sérieuses...
Mes deux balles ;)
David
Un kiné m'a récemment dit que pour éviter d'être "addict" fallait arrêter sa séance de sport avant de ressentir ce pic d'hormone qui parait-il est 50 fois plus puissant que la morphine.
Quoiqu'il en soit, David a raison, je ne sais pas quel âge tu as mais je sais que tout ce qu'on fait et surtout ce qu'on fait mal, on le paye un jour...
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Bon je m'y colle. Puisqu'on parle d"EMC, peut-on parler de drogue dure?
J'espère ne pas être hors charte. Sur un autre fil, un intervenant développe sur le coup de sang de Joe Pesci dans Casino avec son stylo. Justement, hier soir on passait Scarface sur la TNT, avec cette scène finale fameuse où Al Pacino gavé d'alcool et de coco se prend plusieurs rafales dans le corps en rigolant.
Sur le coup tout ça m'a semblé très crédible...
Un cas d'EMC possible?
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Complètement.
La coco est un anesthésiant. L'alcool aussi. Les deux ensemble, les mecs sentent plus rien. Déshinibés ET speed. Insensibles à la douleur... un cocktail bien hard à gérer. EMC, ça c'est sûr. J'ai quelques "bons" souvenirs de motards shootés à la téquila sunrise + coke... pffff... Les mecs ils étaient comme des ballons lestés. Boum, sol, debout, boum, sol, debout, boum, sol, debout, etc.
...
David
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Ce genre d'état second m'est déjà arrivé lors de certains gros combats (+ ou - 600 personnes) en reconstitution historique (viking).
Peur+Adrénaline x Douleur+endorphine et ensuite, tout se passe comme sur des roulettes, les bons coups au bon moment, les parades voulues à l'instant T jusqu'à ce que le coup de hache de trop te mette K.O (et fasse éclater une de mes molaires dans mon cas).
Expérience grisante, mais il faut faire attention au "coups de trop" justement...
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Ce genre d'état second m'est déjà arrivé lors de certains gros combats (+ ou - 600 personnes) en reconstitution historique (viking).
Peur+Adrénaline x Douleur+endorphine et ensuite, tout se passe comme sur des roulettes, les bons coups au bon moment, les parades voulues à l'instant T jusqu'à ce que le coup de hache de trop te mette K.O (et fasse éclater une de mes molaires dans mon cas).
Expérience grisante, mais il faut faire attention au "coups de trop" justement...
:blink:
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Tain ça a l'air cool vos trucs de reconstitution là ;#
On peut jouer ? Dis ? ;D
David
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Tain ça a l'air cool vos trucs de reconstitution là ;#
On peut jouer ? Dis ? ;D
David
Oauip intéressé aussi !! Moi c'est sur scène que j'ai eu quelques EMC (3) en cours de théâtre et sur une reconstitution Viet nam. Sur une scène de Tchékov en scène d'examen. La scène finale pour Trèplev, à la fin il sort pour se suicider. Une scène un peu semblable sur Manon des sources. Ugolin déclare qui aime Manon devant tout le village, Quelques temps après le non de Manon il se pend. Sur ces deux scènes l'amour et la mort imminente sont présent.
En survie l'instinct pour résister à la mort peut provoqué un EMC je pense. En état de déshydratation et de faim ont est déjà plus le même alors si on est menacé par un danger en plus, on redevient un presque un animal sauvage.
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Tain ça a l'air cool vos trucs de reconstitution là ;#
On peut jouer ? Dis ? ;D
David
Oui c'est assez feune et ça procure des sensations assez uniques ! ;#
Il faudrait faire un atelier/stage "Survie et Combat au Moyen-Age" :lol:
(il faut savoir qu'il existait des système de self-défense avec ou sans armes à ces époques qui ressemble à du krav-mage/Close-Combat à s'y méprendre ! :up:)
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Bon je m'y colle. Puisqu'on parle d"EMC, peut-on parler de drogue dure?
gavé d'alcool et de coco se prend plusieurs rafales dans le corps en rigolant.
On rejoint l'exécution difficile et prolongée du moine Raspoutine gorgé de vodka*
*empoisonné, plusieurs balles dans le corps, c'est finalement l'eau gelée du fleuve ou son corps fut jeté qui le noiera d'après l'autopsie.
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On rejoint l'exécution difficile et prolongée du moine Raspoutine gorgé de vodka
Tout à fait.
C'est aussi le cas des condamnés à mort en Chine à qui on faisait fumer de l'opium pour les étourdir, ou des soldats de la guerre de 14 à qui on filait un coup de gnôle avant de partir à l'assaut.
Et ce concept d'EMC rejoint aussi sans doute le précepte du samouraï Musashi : "Eviter toute pensée perverse"
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Je ne sais pas si c'est en rapport avec le fil que Patrick a amorcé, mais autrefois au boulot ( smur) on avit des "interventions "comme ça.
Stress intense sur la route ( fallait aller vite, notamment sur les crises d'asthme "cognées") et découverte du patient en détresse vitale après avoir moné les 4 étages à fond les ballons.
Pas un mot, on déplie le matos. Pas un regard entre nous, les taches se répartissent seules entre nous ( rien de défini au départ, on est trois dont un toubib et les rôles peuvent s'interchanger, on est polyvalent), mais là, tout s'enchaine dans une logique bizarre. Mino tend la main, j'ai déjà préparé la sonde d'intub, le respirateur est prèt, Steph a perfusé le patient sur un grox tronc veineux; Mino tend la main sans regarder personne, le laryngoscope ( outil pour palcer la sonde d'intubation dans la larynx du patient) lui tombe dans la main, nickel pour sa main gauche, on a choisi d'emblé sans le savoir quelle lame ( gaucher ou droitier) il fallait lui donner. Les "drogues " sont prètes, aux bons dosages, aux bonnes dilutions. L'équipe, nous sommes "en phase" complète, totale. Un froncement de sourcil vaut mille mots. ENtre deux gestes, un sourire ( "tu m'as compris mon pépère ! On est bons, on va se le ramener vivant le loustic), en 7 ans ça m'est arrivé trois ou quatre fois, dont notamment Christine qui à fait un accouchement dans une bagnole toute seule( 1.64 m, pour 50 kg), ses "gorilles" ( 1.95 m pour 95 kg et des bêtes de guerre, vous pouovez m'en croire !) la servaient. Elle dit qu'on était de "robots", moi je dis qu'on avait ateint une symbiose rare entre nous, épidermique, totale. J'ai vécu ça également avec Guy en jouant de la guitare, on joue et chacunsit au préalable ce que l'autre va faire avant qu'il le fasse, l'attention est intense, la communion entre les être totale et sans faille. t on a se sentiment de simlicité d'évidence. On ne le comprend pas forcément, ça s'impose. On sort réellement transformé de ce genre d'expérience, pour le restant de ses jours je crois.
Ce sont des épisodes qui m'ont marqué profondément et c'est surtout le silence qui est frappant. On, est complètement "ouvert", receptif, j'allais dire en "communion" avec ses collègues ou se contemporains. Un autre épisosde : je viens e me faire larguer apr unpatient pour lequel je me suis vraiment dépouillé. Je suis déçu, très déçu, j'avais beaucpu donné moralement et physiquement, mais mon associée se barre sans crier gare, dujuor aulendemain et Maurice n'a même pas le curage de me dire qu'il préfère rester avec elle. Patoutnetvien le samesdi faire un peu de bordel avec moi dans l'atelier ( soudure et autre) silence, on bosse chacun dans notre coin, ça fait bien deux heures qu'on "bouine, lui sur sa moto, moi sur u polissage de lame quand tout à coup, on relève la tête de d'une seule voie : " quel enc*lé tout de même ce mec !" on en avait brièvement parlé quelques heures avant.
Je crois qu dans certaines situations ont ne peu que se "sublimer" en exlpoitant des automatismes qui deveinnent une seconde nature ou alors ells étainet dèjà là, ne demandant qu'à être exploitées. Enfait, jene me pose pas trop de qustion là-dessus, je prends comme ça vient et ma foi, ça me rends heureux quand ça arrive. Du coup, j'essais de m'ouvrir et de recevoir les émotions. La poignet de main du manitou qui t'attrape en te prenant l'avant bras en te tirant à l'intérieur de chz lui relève du même truc, l'accollade de Vincent, le regard de Stojk ( je sauraisj'avais l'ecride correctement, mais j'ai ton regard imprimé dans le ceour) c'st pareil;le ton de la voix du Gros Calou au tel, qui la gorge nouée d'un sanglot à peine retenu peste sur son imossibilité d'agir ou d'apporterune solution sont des moments remplis de Vie, de vai vie , sans faux semblants, avec les prises de risques de part et d'autre pour se réunir sur un moment fugace, imperceptble; mais qui donnent une veritable raison d'être. La vie, c'est comm ça qu je veux la vivre et soyez en convaincu, j' y trouve bien mon compte et mon content de bonheur ici...
En fait ce n'st palus de la conscience, je crois, c'est de la rencontre animale entre les êtres peu-être... ça me rend heuruex !
Voilà si un peu trop hs, je rectifie...
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Cet état où tout d'un coup la peur s'envole, tout devient limpide, on SAIT simplement ce qu'il faut faire, je l'ai connu.
Un accident évité: La voiture qui arrive en face à toute vitesse, le temps qui semble se modifier, s'étirer, en une seconde la vision objective de la manoeuvre à faire pour l'éviter en passant à quelques milimètres de la catastrophe. Ça n'a duré qu'une seconde mais j'ai perçu l'action comme dans un film au ralenti, extèrieur à moi.
Un enfant qui s'étouffe: J., trois ans, prends son petit déjeuner. Je relève la tête, elle est bleue, les yeux exorbités. Je ne ressens aucune émotion, je fais la manoeuvre de Heimlich, elle respire à nouveau. Après je me suis écroulée. C'était comme si quelqu'un d'autre avait su agir à ma place.
Accouchement: à la maison, seule avec les enfants qui dorment, le bébé va naître. Tout va très vite, je sais déjà que la sage-femme n'arrivera pas à temps. Tout devient simple, plus rien n'existe."JE" n'existe plus. Une connection totale avec mon corps et se bébé qui chemine en moi. Mon corps sait ce qu'il doit faire, mes mains savent comment l'attraper. Le bébé est là, il n'est pas très content, je le met contre ma peau bien au chaud... communion totale.
Ce sont les trois cas qui m'ont le plus marquée.
l'Humain
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Bonjour ,
Un article sur un champion de vélo Bosniaque participant a des épreuves le poussant aux limites de l'endurance humaine, et qui devient " fou" vers la fin de la course ( hallucination , paranoïa etc....).
L'article parle aussi de la différence entre fatigue perçue et réel.
http://www.nytimes.com/2006/02/05/sports/playmagazine/05robicpm.html?_r=1&pagewanted=all
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Cet état où tout d'un coup la peur s'envole, tout devient limpide, on SAIT simplement ce qu'il faut faire, je l'ai connu.
Un accident évité: La voiture qui arrive en face à toute vitesse, le temps qui semble se modifier, s'étirer, en une seconde la vision objective de la manoeuvre à faire pour l'éviter en passant à quelques milimètres de la catastrophe. Ça n'a duré qu'une seconde mais j'ai perçu l'action comme dans un film au ralenti, extèrieur à moi.
Un enfant qui s'étouffe: J., trois ans, prends son petit déjeuner. Je relève la tête, elle est bleue, les yeux exorbités. Je ne ressens aucune émotion, je fais la manoeuvre de Heimlich, elle respire à nouveau. Après je me suis écroulée. C'était comme si quelqu'un d'autre avait su agir à ma place.
C'est exactement ça. Rien à voir avec un état d'aliénement médicamenteux, psychotrope ou alcoolique qui sont des altération de la conscience.
Accouchement: à la maison, seule avec les enfants qui dorment, le bébé va naître. Tout va très vite, je sais déjà que la sage-femme n'arrivera pas à temps. Tout devient simple, plus rien n'existe."JE" n'existe plus. Une connection totale avec mon corps et se bébé qui chemine en moi. Mon corps sait ce qu'il doit faire, mes mains savent comment l'attraper. Le bébé est là, il n'est pas très content, je le met contre ma peau bien au chaud... communion totale.
:blink: une illustration supplémentaire, s'il en était besoin, que des gens qui se pensent ordinaires ont beaucoup à apprendre et ne le sont pas tant que ça. :akhbar:
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très intéressant post,
Je me demande si ces EMC qui nous arrivent parfois de manière fortuite et incontrôlable (accident, accouchement etc) pourraient en quelques sorte devenir "éduqués"?
Est ce qu'il existerait quelque part une ou des "méthodes", autre que la simple confrontation répétée avec des situations extrêmement stressantes, (souvent en forme d'un face a face avec la mort?), pour pénétrer et comprendre les EMC?
Est ce que par exemple, les traditions et les méthodes de nos ancêtres ("chamanes" , yogis, ermites et autres) seraient en fait des moyens de se mettre a l'unisson avec la VIE et d'acceder en quelque sorte à nos fameux EMC?
Si oui, est ce que l'étude rationnelle de ces "moyens" (méthodes) ne pourrait pas enrichir la démarche globale autour de la "survie" (étendre sa vie)?
j'ai un peu fouiné autour de ce sujet ... et il semble en effet qu'un travail de recherche spécifique et rationnel sur la conscience et de ces différents états est possible et très enrichissant.
Qu'en pensez vous?
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très intéressant post,
Je me demande si ces EMC qui nous arrivent parfois de manière fortuite et incontrôlable (accident, accouchement etc) pourraient en quelques sorte devenir "éduqués"?
Est ce qu'il existerait quelque part une ou des "méthodes", autre que la simple confrontation répétée avec des situations extrêmement stressantes, (souvent en forme d'un face a face avec la mort?), pour pénétrer et comprendre les EMC?
Est ce que par exemple, les traditions et les méthodes de nos ancêtres ("chamanes" , yogis, ermites et autres) seraient en fait des moyens de se mettre a l'unisson avec la VIE et d'acceder en quelque sorte à nos fameux EMC?
Si oui, est ce que l'étude rationnelle de ces "moyens" (méthodes) ne pourrait pas enrichir la démarche globale autour de la "survie" (étendre sa vie)?
j'ai un peu fouiné autour de ce sujet ... et il semble en effet qu'un travail de recherche spécifique et rationnel sur la conscience et de ces différents états est possible et très enrichissant.
Qu'en pensez vous?
l'orgasme permet un état modifié de conscience, ça peut s'apprendre avec le kamasutra.
Des bouquins évoquent par exemple les shamans, je pense à celui de Christine Le Scanff.
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Ils pourraient certainement l'être et d'ailleurs ils le furent soit par le conditionnement (spartiates, highlanders, lansquenets, gladiateurs, etc) pour quelques exemples de combattants par les substances et transes shamaniques (ashishins, guerrier moros). Ils le deviennent hélas à partir d'un certain temps de confrontation avec le danger ou on constate que le switch "on off" est particulièrement spectaculaire et soudain.
Toutefois, il me semble qu'il est dangereux de tenter ces "programmations" particulièrement difficiles à maîtriser hors le cadre d'utilisation souhaité et le risque de pêtage de plomb.
Au delà et comme toujours, il me semble que plus on nourrira la boite à outil du cerveau limbique (le cerveau primaire en charge de la survie) et moins on parasitera en nourrissant le néo cortex (reflexion, analyse), plus la capacité de basculer en EMC pour survivre sera possible.
Une expérimentation personnelle, en situation de stress aiguë pour sauver mes miches face à des méchants pas inhibés du tout, ce qui ressortit fut non pas ce qui fut analysé, soupesé et comparé mais ce qui fut répété et travaillé alors que la fatigue et la douleur ne permettaient plus aucune analyse.
Plus l'option sera basique et plus le mental de l'individu adapté, plus on a de chance de se retrouver sous EMC. Vivre/mourir ; tuer/être tué ; sauver/laisser mourir ; se relever encore/renoncer; etc...
Attention, un EMC ce peut être aussi reprendre une conscience normale et se retrouver avec du sang qu'on aura répandu partout illégitimement.
Attention aux apprentis sorciers qui souhaitent acquérir le mental des commandos du camp X ou des spetnatz et vivre en société, c'est pas vraiment fait pour ou alors il faut tout une éducation de longue haleine en parallèle pour contrôler la bestiole.
Mes deux gallots.
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Je voudrais quand même rapeller que nos capacités rationelle et donc de jugement permettent d'éviter bien des situations de survie, ou de s'y enfoncer .
La raison est trop lente pour nous sauver les miches quand la vitesse compte et trop fragile face a certaines contraintes ( froid, déshydratation, stress,fatigue, alcool,etc...).
Chercher a préserver les facultés rationelles en évitant un maximum de s'exposer a ces contraintes me semble une priorité sur le long terme.
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Question con comme ça, est ce que les Berseker et Ulfednar de l'Histoire n'étaient pas en fait des types qui savaient déclencher des EMC sur "commande" ? :huh:
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Question c*n comme ça, est ce que les Berseker et Ulfednar de l'Histoire n'étaient pas en fait des types qui savaient déclencher des EMC sur "commande" ? :huh:
Bof... si c'était sur commande, z'auraient pas eu besoin de se shooter...
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Question con comme ça, est ce que les Berseker et Ulfednar de l'Histoire n'étaient pas en fait des types qui savaient déclencher des EMC sur "commande" ? :huh:
Bein, si on peut parler des Moros et de leur amok, de la formation et des pratiques des Ashishins, beaucoup de dolcuments là dessus mais on est un peu emmerdé pour parler des autres là, vu qu'à part les sagas on en est un peu loin.
Il ya des documents sur leurs pratiques, formations ?
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Bof... si c'était sur commande, z'auraient pas eu besoin de se shooter...
On est de moins en moins sûr qu'ils se shootaient a quoi que ce soit en fait ! Il n'y aucune mention de substance dans aucuns des textes d'époque qui en parlent en tous cas.
Il ya des documents sur leurs pratiques, formations ?
Par les Sagas, on sait que les berserks vivaient entre eux et n'était pas mélangés au reste de la société. On ne sait pas non plus si on naissait berserk ou si cette capacité venait d'une formation particulière. On sait juste qu'il y avait semble t-il un rite de passage ou on laissait l'esprit de l'animal rentrer en soit pour ensuite lui laisser le contrôle dans les combat.
Par contre il y avait des familles de berserk, donc particularité génétique ? On ne sait pas... :glare:
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Oui, mais il faut se garder des "élevages" à usage spécialisé. Là on parle de la capacité de Monsieur et Madame Michu à faire en certaines circonstances.
Faut aussi se garder des idéaux sublimés ou phantasmés de certains "groupes" où on a des écrits pas forcément objectifs écrits il y a 1000 ans.
Par contre,
- Monsieur Albert, aide comptable et père famille qui attaque seul une sten dans chaque main un convoi de prisonnier, ça c'est du réel y'a 20 témoins
- ce chauffeur de taxi qui alors que des policiers sont en facheuse posture lors d'un braquo interpose le taxi et extrait les policiers blessés, c'est du réel
- cette humanitaire qui traverse les lignes rebelles seule pendant plusieurs jours sans rien sur elle pour arriver sur un poste de l'armée régulière, c'est arrivé
Ceux là c'est pas des berserk et des héroines de sagas ce sont nos parents, nos amis, des membres de ce forum, ce qui veut dire que les ressources, même insoupçonnées sont bien là, enfouies et certains parviennent à les exploiter. :akhbar:
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Faut aussi se garder des idéaux sublimés ou phantasmés de certains "groupes" où on a des écrits pas forcément objectifs écrits il y a 1000 ans.
Pas d'inquiétude de ce coté là, on me lyncherait dans ma branche si cela arrivait ^^
Ceux là c'est pas des berserk et des héroines de sagas ce sont nos parents, nos amis, des membres de ce forum, ce qui veut dire que les ressources, même insoupçonnées sont bien là, enfouies et certains parviennent à les exploiter. :akhbar:
Oui et ce n'en est que plus remarquable encore, car rien ne les prédestine à de telles actions. :blink:
Mais comme la question de provoquer sciemment un EMC a été avancée, je m'interrogeais...
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A mon tour de poser une question con:
Pourquoi j' ai l'impression en lisant les derniers posts, que pour beaucoup d 'entre nous EMC= transe guerrière? et survie= necéssairement combat avec un autre bipède?
Ca me semble réduire considérablement le champ de discussion.
Il existe d'autres exemples:
[mode flower power on... ;)]
Jill Bolte Taylor neuroscientifique Diplômée de Harvard, où son travail consistait à identifier les différences de connexions dans le cerveau (au niveau chimique et moléculaire)
En 1996, à l'âge de 37 ans, elle vit un accident vasculaire cérébral grave (dû à la rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau gauche) qui la rend incapable de parler, de lire, de marcher, et qui la coupe également de tous ses souvenirs. Elle aura une rémission complète, mais au bout de huit ans seulement.
Un accident vasculaire cérébral de ce type donne un moyen peu commun d'explorer les rôles dédiés de chacun des hémisphères cérébraux. En l'occurrence, ce dysfonctionnement (voire le non-fonctionnement) de l'hémisphère gauche s'est traduit par la focalisation sur le fonctionnement interne du corps, mais avec un regard comme extérieur, en perdant la notion des limites du corps, en ne percevant plus que de l'énergie.
Il faut toutefois noter que le récit de Jill Bolte Taylor est avant tout le compte rendu d'une expérience étonnante vécue de l'intérieur (un accident vasculaire cérébral), et des conclusions philosophico-spirituelles qu'elle en a tirées concernant sa vision du monde, et non un travail scientifique stricto sensu.
son récit ici (en anglais mais vous pouvez cliquer sur les sous titres):
http://www.ted.com/talks/jill_bolte_taylor_s_powerful_stroke_of_insight.html
Il existe donc des EMC autre que la transe du héros guerrier ou de l'assassin psychopathe et qui n'ont rien a voir avec un contexte de conflit avec d'autres humains.
On parlait d'assistance a l'accouchement tout à l'heure...on pourrais aussi parler de certains moines tibétains ou autre...
Je concède que les situations ou l'on se trouve proche de la mort on un effet déclencheur, ou bien encore certaines drogues, mais il y a peut être d 'autres approches plus saines et moins stressantes et certainement plus adaptées au contexte dans lequel nous vivons aujourd'hui.(c 'est à dire celui d'un monde beaucoup moins guerrier qu'au moyen age...sisi les stats sont avec moi...)
L'idée d 'y amener une rationalité (pas dans l'expérience elle même hein, mais dans la recherche ici sur le forum) est justement de pouvoir faire l'inventaire des méthodes existantes qui permettent ce genre de travail, à notre époque. c'est à dire pour une autre fin par exemple que de tuer son prochain.
J'aime la définition du manitou de la survie à savoir : savoir étendre sa vie....oserais-je ajouter, ...vers l'autre? (et ça aussi peut être que ça s 'entraine...au quotidien)
Je reste donc convaincu qu'il existe des "méthodes agiles" et rationnelles (c 'est à dire pertinentes) pour développer son esprit au delà de nos capacités cognitive ordinaires, sans pour autant tomber dans les réflexes de survie de notre animalité.
Est ce qu'on sort du contexte de la pure survie? ou bien au contraire s'agit il d'apprendre justement à étendre sa vie?...A chacun sa définition :)
La recherche est en route sur ce chemin la.
un chti lien pour illustrer un peu ;)
http://www.youtube.com/watch?v=FAsBEeny66Y (la présentation est un peu superficielle mais ça illustre le fond)
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Merci Stef. Ton post me fait l'effet d'un grand bol d'air. Ca fait du bien.
Les états modifiés de conscience, ça peut être n'importe quoi. Si tu picoles, t'es en EMC. Si tu médites, t'es en EMC (pas le même hein). Si tu es amoureux, à mon avis t'es en EMC aussi... etc. La transe guerrière est seulement UN état modifié de conscience et comme tu le soulignes fort bien, c'est pas nécessairement le plus intéressant, ni le plus utile.
Bref... :up:
Ciao ;)
David
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En même temps, il paraît plus pertinent aussi de parler des exemples expérimentés personnellement, fussent ils bourrins et appréciés comme vulgaires car personnellement je n'ai expérimenté de transe shamanique ou d'expérience totemique, ni expérimenté de techniques lamaïques. Si c'est le cas pour certains, elles sont les bienvenues.
Quand on survie à la violence d'autrui on porlonge la vie, la sienne ou celle de ses proches.
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Oui, comme le souligne justement Patrick, certaines EMC resteront de toutes façons étrangers à certaines personnes (par exemple, j'ai très peu de chances d'accoucher un jour ;#)
Mais il ne semble pas qu'il y ai un état plus intéressant qu'un autres, chacun étant le fruit d'un situation particulière et répondant aux paramètres de cette situation précise.
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Bonjour à tous,et merci à Patrick d'avoir "soulevé" ce fil de discution :up:
Quasiment tout a été dit sur les EMC,enfin au moins assez pour que ceux qui ne savaient pas ce que c'était se documente...
Ce que je trouve relativement domage,c'est que l'on parle(pas nous...En général)d'états MODIFIÉS de conscience.
Nous devrions plutot dire États NORMAUX de Conscience....
Car le fait que l'on comprenne que se soit un EMC,nous ramène forcément à cet état endormi dans lequel est l'homme"normal"de notre civilisation...Et ça c'est dommage!
Je pense que c'est un frein pour notre évolution.
Ne devrions-nous pas essayer de nous trouver le plus souvent possible dans cet état d'éveil de la conscience ?
Quoi qu'il en soit,de mon experience personnelle,un moyen(doux) de toucher du doigt cette sensation "merveilleuse" est(a été) le zen...
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En même temps, il paraît plus pertinent aussi de parler des exemples expérimentés personnellement, fussent ils bourrins et appréciés comme vulgaires car personnellement je n'ai expérimenté de transe shamanique ou d'expérience totemique, ni expérimenté de techniques lamaïques. Si c'est le cas pour certains, elles sont les bienvenues.
Quand on survie à la violence d'autrui on prolonge la vie, la sienne ou celle de ses proches.
Oui Patrick et j 'en profite pour te remercier d'avoir démarrer ce post, j 'y apprends beaucoup de choses intéressantes :)
J 'essayais d'exprimer que les EMC ont peut être différentes couches, un peu comme la pyramide de maslow. Aucune n'est inférieure à l'autre toutes sont utiles à différentes étapes de la vie...et y' a donc pas de mal à s'intéresser ....à toutes ;)
Perso, je suis venu vers le côté "méditatif" des EMC à partir des arts martiaux, et j'apprends énormément sur le forum à ce niveau (ACDS concepts etc)
Une de mes premières EMC à d'ailleurs eu lieu un katana dans les mains y a 20 ans.
Il me semble d'ailleurs que musashi notamment à pas mal transmit à travers ses quelques écrits sur les EMC durant ses nombreux duels au sabre au japon médiéval.
Dans son "Gorin no shō" divisé en 5 chapitres le dernier parle du vide: Un énoncé de l'idéal du samouraï ; la notion de vacuité en tant que but à atteindre est un thème récurrent dans les budō et l'aboutissement de la tactique de Musashi peut se résumer en un mot : Vide.
Musashi se rapproche pourtant davantage de la figure du sage que du technicien des armes. Son enseignement vise d’abord à remporter une victoire sur soi. C’est le sens de sa maxime : "Devenez l’ennemi". Dans son action, le guerrier doit atteindre en lui-même le point où cesse la violence. La maîtrise de soi, enseigne le traité, augmente les chances de maîtriser le monde.
Je pense que sa rencontre avec le moine zen Takuan au début de sa vie a du être un moment marquant pour lui.
Comme quoi le guerrier et le spirituel ne sont pas incompatible, mais peut être complémentaires. ;)
A propos des reconstitutions dont parlait Thanos, ça doit être un expérience intense et très intéressante...ça se passe où, quand? :)
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En même temps, il paraît plus pertinent aussi de parler des exemples expérimentés personnellement, fussent ils bourrins et appréciés comme vulgaires car personnellement je n'ai expérimenté de transe shamanique ou d'expérience totemique, ni expérimenté de techniques lamaïques. Si c'est le cas pour certains, elles sont les bienvenues.
Je ne voulais pas dénigrer la transe guerrière non plus, hein... je pense que tu le sais, mais je préfère le dire explicitement. Simplement, je ne voudrais pas qu'on s'enferme dedans et qu'on limite le sujet à ça. C'est pour ça que le post de Stef m'a réjoui ;)
David
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Une de mes premières EMC à d'ailleurs eu lieu un katana dans les mains y a 20 ans.
Il me semble d'ailleurs que musashi notamment à pas mal transmit à travers ses quelques écrits sur les EMC durant ses nombreux duels au sabre au japon médiéval.
Là encore l'extrème "ambiance" du champ de bataille peut être un calyseur d'EMC.
Dans son "Gorin no shō" divisé en 5 chapitres le dernier parle du vide: Un énoncé de l'idéal du samouraï ; la notion de vacuité en tant que but à atteindre est un thème récurrent dans les budō et l'aboutissement de la tactique de Musashi peut se résumer en un mot : Vide.
La notion de vide doit s'entendre ici comme une expulsion de tout ce qui peut parasiter, tout ce qui n'est pas essentiel, véritable et sincère. Toutefois, on remarque que les grand maîtres du passé on tous fait l'expérience d'une extrème violence avant de commencer une voie de sagesse.
Il est d'ailleurs très amusant de noter que l'élève ayant un passé martial qui avait le plus l'esprit en matière de SD que j'ai eu, était un pratiquant de Iai Do. Il allait toujours à l'essentiel sans hésitation, avec un esprit affuté comme la lame d'un sabre.
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La colère = EMC
On l'a tous expérimentée ...
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La notion de se sentir plus intelligent que d'habitude le jour J est bien connue de ceux qui ont passé des examens. Ca ne marche pas toujours, surtout si pas au niveau, mais la sensation de survoller un sujet ou on est d'habitude moyen a été éprouvée par bien des candidats un jour.
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La notion de se sentir plus intelligent que d'habitude le jour J est bien connue de ceux qui ont passé des examens.
Les EMC n'ont rien a voir avec l'intelligence, si ce n'est qu'il vaut mieux avoir un cerveau qui fonctionne bien pour savoir en tirer les enseignements.
Une EMC est une façon différente de faire fonctionner son cerveau.
Couper le filtre quotidient pour accéder à une vision différente et des sensations différentes, pouvant
déboucher sur une compréhension différente de notre existance et de notre environement.
C'est là aussi que je ne suis pas d'accord avec Fy, le fonctionnement NORMAL de notre conscience et
bien différent de quand il est modifié. Sinon à quoi bon. D'ou la différence d'appellation.
(ou j'ai pas compris ce que tu voulais dire....)
D'ailleur des enregistrements de l'activité du cerveau en mode "tout les jours" et modifié montre des zones d'activité différentes et des fréquences de fonctionnement différentes.
On entend souvent que l'on utilise qu'une petite partie de notre cerveau et certains s'interrogent sur ses
capacités réelles, il est donc possible que les EMC fassent fonctionner ces parties, ce qui expliquerait
les expériences vécues lors de trance.
Idem je trouve quand même un peu gros de comparer la colère qui est un sentiment à une expérience d'EMC.
Pour les guerriers "berseker" (dont ma seul source sont les BD de Bisley avec Slaine) je me demande
si on avait pas affaire avec des "fadas" pour faire simple. Un peu comme on maltraitait des chiens pour les rendre plus agressif au combat. Une EMC dépend tellement de l'état dans lequel
on se trouve (fatigué, pas content, triste, joyeux...) que compter la dessus pour répondre à un moment précis comme une bataille pour y faire appel, me semble stratégiquement risqué.
a+ :)
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Idem je trouve quand même un peu gros de comparer la colère qui est un sentiment à une expérience d'EMC.
Bonjour,
Lorsque l'on est en colère "on disjoncte" le cerveau fonctionne différemment, la preuve, on accomplit ou dit des choses que l'on regrettera plus tard lorsque la lucidité sera revenue donc oui c'est un état modifié de la conscience ordinaire...à contrôler.
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Idem je trouve quand même un peu gros de comparer la colère qui est un sentiment à une expérience d'EMC.
Peut etre pas la colère mais certains états de grosse "rage" où l'on ne contrôle plus grand chose ? :huh:
Pour les guerriers "berseker" (dont ma seul source sont les BD de Bisley avec Slaine) je me demande
si on avait pas affaire avec des "fadas" pour faire simple. Un peu comme on maltraitait des chiens pour les rendre plus agressif au combat. Une EMC dépend tellement de l'état dans lequel
on se trouve (fatigué, pas content, triste, joyeux...) que compter la dessus pour répondre à un moment précis comme une bataille pour y faire appel, me semble stratégiquement risqué.
Selon les textes, certains anciens Berserks sont devenu chef de guerre et même roi, je ne sais pas si on aurait confié de tels postes à de simple "fadas" :D (pas de réflexions sur les hommes politiques, merci)
Par ailleurs, ce sont les guerriers d'Odin/Wotan, il y a donc une dimension sacrée qui ne colle pas avec de simples dérangés.
Mais pour en revenir à la rage, c'était des types qui pouvaient se mettre dans une rage insensée sur commande.
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Bonjour,
Lorsque l'on est en colère "on disjoncte" le cerveau fonctionne différemment, la preuve, on accomplit ou dit des choses que l'on regrettera plus tard lorsque la lucidité sera revenue donc oui c'est un état modifié de la conscience ordinaire...à contrôler.
Salut :)
Je vais peut-être dire des bêtises, mais est-ce que la colère n'aurait pas pour principale proprièté de nous désinhiber? En colère, les digues intèrieurs de notre civilisation lâchent, et tout ce qu'on refoulait soigneusement déferle en un raz de marée dévastateur.
Est-ce vraiment une modification de la conscience, puisque c'est la conscience elle-même, qui à un moment ou à un autre de notre vie (et ceci même si on l'a oublié), nous à poussé à construire ces digues pour retenir des choses que l'on juge incorrectes par rapport à notre façon de vivre.
l'Humain
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Bonjour,
Lorsque l'on est en colère "on disjoncte" le cerveau fonctionne différemment, la preuve, on accomplit ou dit des choses que l'on regrettera plus tard lorsque la lucidité sera revenue donc oui c'est un état modifié de la conscience ordinaire...à contrôler.
Mais alors toutes expressions de nos émotions et sentiments sont des EMC. Et je suis pas d'accord.
Si j'exprime de la colère, je vais le faire en rapport à mon état d'esprit du moment, parceque une perturbation
qui dérange mon "moi" construit par l'éducation, les échanges avec les autres et les diverses expériences,
va me faire disjoncté. Mais ça se fait avec ma conscience de mon "Moi" t'elle qu'il est chaque matin quand je me lève, seulement enrichie de la dernière journée.
Hors si je modifie ma conscience (music, danse, auto-médicamentation...ect) je ne fonctionne plus de la même
façon. Ce qui veut dire que la perturbation qui te mêne à la colère avec ta conscience non modifié, ne va
peut être pas avoir de prise sur toi une fois ta conscience modifié.
D'ailleur tu peux décider d'entrer en EMC, mais tu peux pas dire "tient maintenant je vais être colère"
a+ :)
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Oulah... on peut très bien être en colère et ne pas disjoncter.
Ce qu'on entend habituellement par "EMC" n'est pas juste un changement de notre état intérieur. C'est plutôt une sorte d'effacement de la conscience au profit d'autres parties de notre "moi". Un trip de LSD est de cet ordre là : la conscience change et s'efface un peu, devient poreuse et laisse "entrer" des parties de nous qui sont généralement de l'ordre de l'inconscient ou du subconscient.
Pour utiliser une métaphore qu'un de mes profs de psycho nous avait envoyée un jour, on peut imaginer notre moi comme une grande pièce obscure, et notre conscience comme le cercle lumineux d'un spot. Ce spot, il est orienté par notre attention, et il peut seulement bouger de quelques degrés à gauche-droite, et quelques degrés haut-bas. Bref on peut juste éclairer un bout de mur de notre pièce, et on ignore grosso merdo tout ce qu'il y a ailleurs dans la pièce. Un EMC, c'est comme si subitement on faisait tourner le spot pour qu'il éclaire le plafond. Un bout de conscience complètement nouveau apparaît.
Ciao ;)
David
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Eh bien, aujourd'hui j'ai été tour à tour accablé, dans une rage noire, excité, amoureux, reconnaissant et même un peu paf quand mon Directeur a fait péter une boutanche (mais j'ai pas conduit hein :), je n'ai donc jamais été en état de conscience normal :blink:
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Ouais mais la conscience normale c'est quoi ? :-[
David
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Ouais mais la conscience normale c'est quoi ? :-[
David
Peut-être que ça n'existe pas. Peut être que notre conscience n'est qu'une succession d'états éphèmères et differents.
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... ou une propriété émergente dans un système ultra-complexe ?
David
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Salut :)
Je vais peut-être dire des bêtises, mais est-ce que la colère n'aurait pas pour principale propriété de nous désinhiber? En colère, les digues intèrieurs de notre civilisation lâchent, et tout ce qu'on refoulait soigneusement déferle en un raz de marée dévastateur.
Est-ce vraiment une modification de la conscience, puisque c'est la conscience elle-même, qui à un moment ou à un autre de notre vie (et ceci même si on l'a oublié), nous à poussé à construire ces digues pour retenir des choses que l'on juge incorrectes par rapport à notre façon de vivre.
l'Humain
Salut l'Humain,
Oui la colère un des résultat possible de l'inhibition de l'action dans la vie quotidienne dont parle le Professeur Laborit.
Évidemment il y a plusieurs niveaux de colère mais dans tous les cas la conscience est modifiée, c'est mon avis en tout cas, je pense qu'il y a plein d'EMC plus ou moins intéressants, un peu comme toi David quelques posts plus haut...?
D'ailleur tu peux décider d'entrer en EMC, mais tu peux pas dire "tient maintenant je vais être colère"
Non c'est la même chose, tu vas juste décider de danser, d'écouter de la musique ou de prendre un médoc le reste ne dépend pas de ta volonté.
Mais je veux bien un exemple ou ça marche autrement si tu en a un...
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... ou une propriété émergente dans un système ultra-complexe ?
David
Sans doute les deux à la fois...
l'Humain
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Non c'est la même chose, tu vas juste décider de danser, d'écouter de la musique ou de prendre un médoc le reste ne dépend pas de ta volonté.
Donc pour toi EMC et émotions c'est la même chose?
Pourtant ils n'ont pas la même définition.
Les émotions sont vécues dans notre état d'éveil ordinaire, alors qu'une EMC c'est tout le contraire.
Je peux essayer de te donner un exemple:
Les Bouddhistes essaye de supprimer les émotions car elles sont pour eux, ce qui éloigne du bonheur.
Hors jusqu'a aujourd'hui je n'ai jamais vu ou entendu un Bouddhiste parler de ne plus utiliser certaines EMC pour
y parvenir.
La volonté peut trés bien intervenir pour calmer et gérer tes émotions, comme elle peut
trés bien orienter ton EMC.
Tu as raison de dire "le reste ne dépend pas de ta volonté" mais une fois le moment critique du passage entre les 2 états, la volonté pourra faire une grande différence de résultat entre 2 personnes faisant l'expérience de la
même EMC.
Bon voila comment je vois le truc, ceci dit internet regorge de texte expliquant ce qu'est une émotion, une EMC,
la colaire et la volonté.
a+ :)
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Évidemment il y a plusieurs niveaux de colère mais dans tous les cas la conscience est modifiée, c'est mon avis en tout cas
Pour réellement savoir si la colère modifie la conscience et donc être mise en relation avec une EMC,
ce que perso je ne crois pas, mais je peux me tromper hein, il faudrait
enregister les ondes cérébrales pendant différent niveau de colère et voir si elles correspondent à c'elle
enregistré pendant une EMC....... ça je sais pas faire ;)
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Les moines bouddhistes renoncent bien aux relations sexuelles et donc aux orgasmes non?
L'orgasme est pourtant reconnu comme un EMC et peut être même plus...
La peur est également une émotion et personnellement je trouve qu'elle modifie profondemment la conscience et donc le fonctionnement du cerveau même sans voir l'EEG. (vigilance...)
Sous l'influence de la colère (ou rage?) un homme peut en tuer un autre, ce n'est pas rien quand même, sans avoir, sur le moment, conscience de la portée de ses actes. Il le réalisera après...
Je comprends que vous ayez du mal a classer la colère en EMC, c'est sûr que c'est totalement différent du rêve lucide par exemple.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que je m'intéresse aux EMC, j'ai plusieurs ouvrages sur le sujet et je m'était même acheté un appareil de biofeedback assez coûteux (environ 10000francs à l'époque) que je n'ai jamais pu vraiment exploiter.
Je me rappelle également avoir lorgné avec envie les appareils de mesures chez un neurologue (je crois), ceux là devaient être très fonctionnels :love:
La kétamine m'a également fait rêver à un moment mais elle m'a également fait très peur!
Je n'y ai jamais touché.
Tout ça pour dire que je comprends votre point de vue même si vos arguments ne m'ont pas convaincu.
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Finalement il y a quoi comme EMC pratique ?
Alexandra David Neel parlait des moines tibethains capable de generrer de la chaleur par la meditation.
http://www.nature.com/nature/journal/v295/n5846/abs/295234a0.html
Quelqu'un a t'il une expérience de la chose ?
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Il y a l'hypnose aussi, elle a été utilisée en chirurgie dentaire pour remplacer les anesthésiants , ce qui prouve qu'il y a quelque chose de vrai la dedans (quoique avec des boules Quies....). ;D
La encore expérience ?
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Finalement il y a quoi comme EMC pratique ?
Alexandra David Neel parlait des moines tibethains capable de generrer de la chaleur par la meditation.
http://www.nature.com/nature/journal/v295/n5846/abs/295234a0.html
Quelqu'un a t'il une expérience de la chose ?
oui...les moines kagyupas par exemple au Tibet travaillent pas mal la dessus. Il parait qu'il yaurait eu aussi un francais qui a vécu quelques années parmis les ascètes himalayens...
Certaines expériences ont mêmes étés faites en France, avec Maurice Daubard par exemple.
En 1935, le Dr. Th. Brosse était chef de clinique dans le service de cardiologie â l'hôpital Broussais lorsqu'une mission en Inde lui fut confiée par le Ministère français de l'Éducation Nationale, afin de poursuivre sur les yogis ses recherches de psycho-physiologie.Elle partie pour mesurer des Yogis à l’électrocardiomètre, au pneumographe, etc. elle y revient en 1952 et 1958.
Intriguée par les prouesses et la réputaion de krishnamacharya elle prit contact avec lui en 1935 et il put démontré son parfait contrôle sur les battements de son coeur.
L'experience eu lieu le 23 ajnvier 1936,
voici ce qu 'en dit le docteur Thérese Brosse:
"...Non seulement il a été capable de prouver, sans la moindre équivoque, qu'a la fois les actions mécaniques et électriques du coeur pouvaient etre modifiées volontairement, ce que l'occident considère comme impossible, mais il nous a permis de poser les fondations d 'une analyse, plus approfondie que nous l'envisagions au départ, des differents etats yogiques..."
Le livre de ses résultats fut publié aux éditions adrien maisonneuve par l'école francaise d 'extreme orient.il doit etre disponible a TGB.
Bref les possibilités de la conscience sur le corps sont réelles; mesurables mais encore mal étudiées.
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Tout ça pour dire que je comprends votre point de vue même si vos arguments ne m'ont pas convaincu.
disons que rien ne remplace l'expérience personnelle.
Les moines bouddhistes renoncent bien aux relations sexuelles et donc aux orgasmes non?
L'orgasme est pourtant reconnu comme un EMC et peut être même plus...
je n'ai jamais entendu dire que les Bouddhistes avaient renonçé aux relations sexuelles.
Comme il n'est pas nécessaire pour faire une EMC de passer par toute les EMC.
Sous l'influence de la colère (ou rage?) un homme peut en tuer un autre, ce n'est pas rien quand même, sans avoir, sur le moment, conscience de la portée de ses actes. Il le réalisera après...
mouaih bof, un homme peut tuer par amour (de quoi...), par haine, par colère, par jeu, par jalousie...
je pense en faite que tu veux rangé la colère dans les EMC car il y a une nette différence entre l'etat normal
d'un homme (pas en colère) et en colère. Mais c'est sans commune mesure avec une EMC.
Je comprends que vous ayez du mal a classer la colère en EMC, c'est sûr que c'est totalement différent du rêve lucide par exemple.
pour ma part, la colère est un sentiment et effectivememt j'ai du mal à classer les sentiments dans les EMC.
Peut être tout simplement parceque les sentiments ne sont pas classés dans les EMC....
Ce n'est pas d'aujourd'hui que je m'intéresse aux EMC, j'ai plusieurs ouvrages sur le sujet et je m'était même acheté un appareil de biofeedback assez coûteux (environ 10000francs à l'époque) que je n'ai jamais pu vraiment exploiter.
Je me rappelle également avoir lorgné avec envie les appareils de mesures chez un neurologue (je crois), ceux là devaient être très fonctionnels
La kétamine m'a également fait rêver à un moment mais elle m'a également fait très peur!
Je n'y ai jamais touché.
ben là du coup ça fait un peu léger comme expérience nan? ;)
a+ :)
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Stefalive, trés interressant....
Je me souviens avoir lu dans "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard, une expérience
similaire sur les reflexes.
Les réflexes qui sont rattachés à la partie "reptillienne" du cerveau, semblait ne pas être controlable.
Le test consiter à enregister les battements cardiaque, la production de transpiration et la
dilatation de la pupille, lors d'une détonnation (de mémoire) sans que les participants ne sachent
quand elle allait retentir.
Les participants venaient de toute horizon.
Seul les moines Bouddhistes arrivaient à avoir des enregistrements prouvant qu'ils pouvaient contrôler
leur réflexe.
Il me semble que le Dalaï Lama avait participé à l'expérience ou du moins si était interressé de prêt.
Je vais rechercher le passage..... non je vais me relire le bouquin tient...trés bonne lecture :closedeyes:
a+ :)
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Disons aussi plumok que personnellement je ne souhaite pas parler de tout sur le forum "à tous vents"
Certaines choses se gardent pour soi.
La colère EMC ou pas...on en parlera encore dans un siècle de ça? :D
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je n'ai jamais entendu dire que les Bouddhistes avaient renonçé aux relations sexuelles.
Les moines bouddhistes qu'il a dit ;)
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Alexandra David Neel parlait des moines tibethains capable de generrer de la chaleur par la meditation.
En même temps quand tu vois les pratiques de tumo logique que la chaleur augmente, c'est sportif comme pratique tout se passe pas dans la tête... L'esprit est capable de choses étonnantes, mais ne tombez pas dans les phantasmes esoterico-theosophico-bouddhique. D'ailleurs le bouddhisme authentique se fiche un peu des phénomène paranormaux qui sont considérés comme des marqueurs dans la progression, des phénomènes collateraux mais surtout pas comme un but. S'y attacher devient même un obstacle à l'eveil. (fin du HS)
Et si apparament tout est EMC, c'est quoi l'état normal de la conscience ? :)
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D'ailleurs le bouddhisme authentique se fiche un peu des phénomène paranormaux qui sont considérés comme des marqueurs dans la progression, des phénomènes collateraux mais surtout pas comme un but. S'y attacher devient même un obstacle à l'eveil.
Tout à fait, et les rejeter avec véhémence est encore une forme subtil d 'attachement... ;)
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C'est compliqué hein...
Bon, emc et émotions c'est pas pareil à mon avis. Je dirais plutot que l'emc permet de ressentir des émotions dont on ne s'apercevrait pas qu'elles existent autrement. Peut-on se mettre en situation d'emc ? D'une certaine manière je pense que oui, en se concentrant sur quelque chose par exemple ( orienter le "spot" dont on parlait plus haut).
Il m'arrive des trucs un peu "zarbis" de temps en temps que je n'explique pas : comment se fait-il quie le "courant" passe immédiatement avec certaien personnes que je rencontre et pas avec d'autres, du genre complicité immédiate ou attirance, envie d'être avec etc...
Je ne crois pas du tout, mais pas du tout aux "sciences ésotériques" ou assimilées mais j'ai une copine qui pratique ce qu'elle appelle" la décontraction et le zen, Reïki" ou un truc du genre( bon j'ai vu que ça n'avait pas bonne presse, mais la copine elle ne défend aucune idéologie...).
J'étais dans un tel état y'a 15 jours que je tente le coup ( on verra bien, si ça me fait pas de bien, ça me fera pas de mal de toute façon). Pièce sympa, ambiance un peu orange, lumière douce ( pas tamisée, bande de malfaisants, je vous voie venir...), pas trop chaud, bien. J'enlève la montre, les binocles, le protable, je m'allonge( habillé !) sur une espèce de table d'examen. Recouvert d'une fine couverture de laine toute douce, je suis bien. Elle pose ses mains deriière ma tête à la naissance du crâne, ses mains sont bouillantes et la chaleur m'irradie dans tout le dos. Elle a posé ses mains sur mon thorax, mes genoux enfin sur les endroits requis par cette pratique. A chque fois cette sensation de chaleur intense. Pas un mot n'a été échangé, en plus de l'effet physique l'effet "psy", plein de trcs difficiles que j'avais bien enfouis sont "revenus", j'au été boulversé ( les larmes et tout, le gros chagrin quoi...)
Je suis sorti complètement décalqué, crevé, il m'a fallu une bonne demi-heure pour récupèrer conduire immédiatement n'aurait pas été très prudent. C'est vous dire l'état du "vélo"... ça m'a fait un bien terrible, du coup, j'y retourne tout à l'heure...
Bizarre hein ?
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Bizarre? Oui d'une certaine façon mais c'est bien les effets du Reiki :doubleup:
Difficile à comprendre sans l'avoir expérimenter et difficile de mettre des mots sur cette expérience.
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en état d'EMC du moins ceux que j'ai pu expérimenter, pas d'émotions, peu d'analyse et de réflexion, de l'action claire et non parasitée.
L'état de vide, qui était expliqué plus haut, au sens vide de tout parasitage inutile.
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Barthes ( Roland) fait référence à ce truc là ( état de vide, action claire, non parasitée) dans "L'empire des signes" ( Champs Flammarion, ouvrage consacré au Japon, se lit très facilement, très agréable)
Au sujet de sumotori :
" Ces lutteurs forment une caste; ils vivent à part, ...., le combat ne dure qu'un éclair: le temps de laisser choir l'autre masse. Pas de crise; pas de drame, pas d'épuisement, en un mot pas de sport : le signe de la pesée, non l'éréthisme d'un conflit."
Au sujet des paquets cadeaux :
"... il n'est plus l'accessoire passager de l'objet transporté, mais devient lui-même objet..., cette enveloppe, recule la découverte de l'objet qu'elle renferme.... On dirait en somme que c'est la boite qui est l'objet du cadeau, non ce qu'elle contient...Le paquet n'est pas vide, mais vidé."
En fait, je ne sais pas si ça existe vraiment les emc, c'est un peu comme si il était nécessaire de "rajouter" quelqiue chose à notre état "normal" ( drogues, sentiments, émotions) pour découvrir des trucs qu'on a déjà en nous. C'est peut-être une manière compliquée d'aller vers l'essentiel, alors qu'il serait peut-être plus simple "d'enlever des couches" ou des trucs( je ne sais pas les qualifier) qui encombrent nos perceptions ou notre capacité à percevoir. A chaque nouvelle rencontre par ex, se "vider" de ses à priori afin de se laisser remplir, devenir un "contenant" en quelque sorte. Ensuite le domaine de l'action, ou de la non-action, ainsi le judoka( c'est comme ça que je l'ai compris) n'utilise pas une quelconque force contre son "adversaire", mais c'est l'adversaire qui par son action préliminaire chute, le judoka n'est qu'un point de pivot ( j'allais dire d'équilibre !) vidé de toute force ( bon, en théorie hein, je ne pratique pas, je n'ai qu'une approche intellectuelle du bidule), il "accompagne" son adversaire. En fait l'adversaire est seul à combattre...
Je suis un peu barré là non ? :lol:
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C'est peut-être une manière compliquée d'aller vers l'essentiel, alors qu'il serait peut-être plus simple "d'enlever des couches" ou des trucs( je ne sais pas les qualifier) qui encombrent nos perceptions ou notre capacité à percevoir. A chaque nouvelle rencontre par ex, se "vider" de ses à priori afin de se laisser remplir, devenir un "contenant" en quelque sorte. Ensuite le domaine de l'action, ou de la non-action, ainsi le judoka( c'est comme ça que je l'ai compris) n'utilise pas une quelconque force contre son "adversaire", mais c'est l'adversaire qui par son action préliminaire chute, le judoka n'est qu'un point de pivot ( j'allais dire d'équilibre !) vidé de toute force ( bon, en théorie hein, je ne pratique pas, je n'ai qu'une approche intellectuelle du bidule), il "accompagne" son adversaire. En fait l'adversaire est seul à combattre...
Je suis un peu barré là non ? :lol:
Encore une fois, je ne crois pas qu'il se puisse être un état permanent et certainement pas souhaitable. Les EMC que j'ai expérimenté, c'est justement une déconnexion du neo cortex, siège de l'analyse, de la reflexion et des aspects sociaux, rituels, etc..... Pour laisser parler le cerveau limbique qui "agit" dans des situations extrême de préservation de l'espèce (secours, naissance, mort, défense) dans le sens de la préservation.
C'est du moins comme cela que je l'ai vécu.
Ce n'est en aucun cas un état évolué et socialement acceptable de nature à favoriser les rapports humains. Cultiver l'accès à une boite à outils permettant de sauver ses miches, oui, mais ce ne peut être un état permament du strict point de vue de l'évolution de l'espèce. N'oublions pas aussi qu'un des EMC peut être aussi son propre sacrifice au profit de "l'espèce".
Je ne sais pas si je suis bien clair, je ne dors pas assez. :'(