Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: emmuel le 15 avril 2008 à 12:01:18
-
http://www.youtube.com/watch?v=JXeVxf4c0Rk
http://www.youtube.com/watch?v=FQ-fL2XjCFE&feature=related
-
1) Analyser
2) Agir
;)
David
-
Waouh ! C'est impressionnant ! Je ne sais pas trop quoi en penser.
Pas très malin de la part du farceur si il connait le gars à qui il fait la farce ( seconde video), c'est le genre de truc qui peut également provoquer des réactions pathologiques ( infarctus par ex) sur des sujets fragiles. Bon là en l'occurence ça me fait un peu l'effet de l'arroseur arrosé. De toute évidence la réaction des deux gars est une réponse à ce qu'ils interprètent comme une menace. Effet de surprise, réaction, ce genre de plaisanteries, telles qu'elles sont orchestrées ici sont , pour moi ( et pour moi seulement hein !) sujettes à risques pour le farceur. Dans la seconde vidéo, le gars porte un coup et se sauve. Pour moi donc le fait qu'il porte un coup permet par l'effet de sidération de l'adversaire supposé ( le farceur) de s'aménager une porte de sortie rapide avec une marge de manoeuvre pour fuir relativement large.
Je dirais, mais je peux être dans l'erreur, que dans les deux cas, les gars qui portent les coups ont une réaction adaptée car tous les deux, ils ont un mouvement de recul (ou de fuite) après le coup porté qui n'est pas ( je vois ça du haut de mon vélo) destiné à terrasser definitivement l'adversaire. Donc dans l'intention, c'est juste protection puis fuite.
Vous me reprenez si j'ai faux hein !
-
Je suis d'accord avec ton analyse.
Cependant, je reste persuadé qu'à force de driller des réactions violentes à l'entraînement on en vient vite à les "faciliter" dans la vraie vie, dans des situations de surprise comme ceci, par exemple.
Moi j'ai déjà pété le nez d'un pote exactement dans cette situation là. Planqué dans une poubelle. Il ouvre en gueulant, il retombe en gueulant... mais plus pour la même raison :( Je lui ai EX-PLO-SE le nez et les gencives du haut. Ses deux incisives et sa canine ont fini par tomber. Bref... PAS COOL :-[
A l'époque, je m'entraînais à avoir des réactions très agressives et très vives, et en fait j'ai reproduit dans la réalité exactement ce que je faisais à l'entraînement. Au moindre doute : sblah !
C'est très dangereux. Il faut faire TRES attention à la manière dont on bosse à l'entraînement, justement pour éviter de faire des choses débiles ensuite. Concrètement, maintenant, je bosse avec "le sens critique toujours allumé". La petite veilleuse au plafond qui surveille et qui essaie d'analyser AVANT de lâcher les chevaux. Je pense que c'est ça qu'Emmuel veut dire. On doit bosser, à l'entraînement, AUSSI pour en pas être un danger public.
A l'ACDS j'ai déjà drillé ça une fois ou deux. Sur des saisies notamment. Les yeux fermés. Un mec te tourne autour et te saisit. Tu ANALYSES et ensuite... bah tu frappes. Et c'est là que le drill peut devenir pervers. C'est qu'il faut AUSSI driller le fait de NE PAS frapper. Il faut que de temps en temps le mec ne soit pas agressif, que tu analyses, et que t'aies pas besoin de frapper. Et que tu ne le fasses pas.
Bref.
Plus facile à dire qu'à faire ça. D'autant que dans les stages, les mecs ils viennent souvent pour friter hein. Ne pas friter c'est ce qu'ils ont fait toute leur vie. Ils pensent qu'ils savent faire... :(
David
-
Bien lu, donc si un jour on se voit, je ne me cache pas dans une poubelle et si je te saisis, c'est juste pour te faire un bisou ou un calin ! Va pas faire le fou hein !
Trêve de plaisanterie, l'entrainement et la mise en situation est sans aucun doute la manière pour développer des conduites "réflexogènes", mais une vigilance vis à vis de l'extérieur et de l'intérieur de soi doit être difficile et éreintante. Question à deux ronds, une telle discipline peut elle être source d'isolement ( ou de marginalisation de durée "n" vis à vis de l'entourage) de part la concentration qu'elle exige ?
Mais bon, pour certain d'entre nous ici, ces conduites sont celles d'un métier, donc appellent un professionnalisme évident, c'est peut-etre ce qui fait la différence ?
J'avoue j'ai du mal à cerner tout ça, les concepts se bousculent un peu...
Euh "driller" ça veut bien dire simuler ?
-
Je suis d'accord avec ton analyse.
Cependant, je reste persuadé qu'à force de driller des réactions violentes à l'entraînement on en vient vite à les "faciliter" dans la vraie vie, dans des situations de surprise comme ceci, par exemple.
Moi j'ai déjà pété le nez d'un pote exactement dans cette situation là. Planqué dans une poubelle. Il ouvre en gueulant, il retombe en gueulant... mais plus pour la même raison :( Je lui ai EX-PLO-SE le nez et les gencives du haut. Ses deux incisives et sa canine ont fini par tomber. Bref... PAS COOL :-[
A l'époque, je m'entraînais à avoir des réactions très agressives et très vives, et en fait j'ai reproduit dans la réalité exactement ce que je faisais à l'entraînement. Au moindre doute : sblah !
C'est très dangereux. Il faut faire TRES attention à la manière dont on bosse à l'entraînement, justement pour éviter de faire des choses débiles ensuite. Concrètement, maintenant, je bosse avec "le sens critique toujours allumé". La petite veilleuse au plafond qui surveille et qui essaie d'analyser AVANT de lâcher les chevaux. Je pense que c'est ça qu'Emmuel veut dire. On doit bosser, à l'entraînement, AUSSI pour en pas être un danger public.
A l'ACDS j'ai déjà drillé ça une fois ou deux. Sur des saisies notamment. Les yeux fermés. Un mec te tourne autour et te saisit. Tu ANALYSES et ensuite... bah tu frappes. Et c'est là que le drill peut devenir pervers. C'est qu'il faut AUSSI driller le fait de NE PAS frapper. Il faut que de temps en temps le mec ne soit pas agressif, que tu analyses, et que t'aies pas besoin de frapper. Et que tu ne le fasses pas.
Bref.
Plus facile à dire qu'à faire ça. D'autant que dans les stages, les mecs ils viennent souvent pour friter hein. Ne pas friter c'est ce qu'ils ont fait toute leur vie. Ils pensent qu'ils savent faire... :(
David
ça mériterait un topic dans le sujet survie urbaine ça je trouve, qu'est ce que tu en penses David ?
tu soulève là un point essentiel :up:
Trop souvent à l'entrainement on a tendance à "démarrer" trop vite, à frapper à la première intonation agressive, la première insulte, dès que le mec te touche etc...
On a bossé avec Rich la semaine dernière sur des scénaris où il ne servait à rien de taper... où l'évitement était possible.
-
Ne vaut il mieux pas développer et conditionner le reflexe d'esquive, qui laisse le temps a l'analyse...tout en se protégeant?
A préparer des reactions de frappe, un jour de fatigue on explose la petite vieille qui tourne au coin du couloir et là difficile de se justifier,
envers elle (dans la mesure ou elle en réchappe) envers sois, envers la justice aussi....la réaction doit être proportionnée...
Enfin ce n'est que mon avis pas bien experimenté hein ;)
-
On a bossé avec Rich la semaine dernière sur des scénaris où il ne servait à rien de taper... où l'évitement était possible.
PAF doublé par Bullysson ;D
-
C'est en partie pour le point que développe David que j'ai cessé de m'entrainer à une époque : surentrainement / conditionnement...
Explosé un copain d'un grand coup de coude au visage alors qu'il m'attrapait dans le dos à la sortie des toilettes pour rigoler... par fier - honteux de ma connerie - très. :-\
Rien que le fait d'"armer" le bras par habitude est une erreur, même si c'est un réflexe : ça reste un geste menaçant.
Mais il n'est effectivement pas évident de concilier explosivité et impact, avec temps de latence et d'analyse, voire choix de non-réaction...
-
Ne vaut il mieux pas développer et conditionner le reflexe d'esquive, qui laisse le temps a l'analyse...tout en se protégeant?
Ca dépend.
Concrètement, c'est EXTREMEMENT RARE -- sauf à avoir des potes débiles ;D -- de se prendre un stimulus 'agressif' aussi violemment dans le champ de vision et que ça ne soit pas une vraie menace. Ceci dit, pour remplacer les gestes purement REFLEXES (exemple le "flinch response" où spontanément quand on va prendre un truc dur dans la gueule on détourne la tête en grimaçant comme des cons, et où on lève instantanément la main...) par un coup de poing, faut vraiment bosser ça longtemps hein. Ca ne se fait pas en quelques semaines ni même en quelques mois.
Mon avis c'est surtout juste de ne pas déprogrammer nos réflexes innés... spontanément si tu fais ce genre de coup débile à un gamin il fait quoi ? D'abord un mouvement de recul bref et instantané, puis dès qu'il constate qu'il a de la marge, il tourne les talons et il se CASSE.
Pour moi, ça, c'est un truc qui ressemble vachement à de la survie pure et dure non ? Au moins, en tout cas, sur la première partie. A un stimulus effrayant et inattendu, un mouvement de recul (protection initiale REFLEXE) et L'ANALYSE de la situation sont les points clé. Des fois le gros truc qui arrive à donf dans notre champ de vision, c'est un bout de taule arraché par le vent. On évite et ensuite on fait quoi. On cogne dedans ? ;D Nan. On évite. Peu importe ce que c'est. Ensuite on analyse. C'est QUOI, ca vient d'OU, et est-ce qu'il y en a d'AUTRES ?
Anke : non. La vigilance n'isole pas des autres du tout, au contraire. La vigilance c'est pas éreintant. Le code jaune, c'est juste d'avoir les yeux ouverts, les oreilles débouchées, et de s'en servir. Bref c'est juste de ne pas être en train de faire l'exploration de sa cavité ombilicale en permanence. C'est pas être toujours aux aguets, prêt à déployer des surins sous stress quoi :) C'est JUSTE, et VRAIMENT JUSTE être conscient de son environnement. Regarder la vie, le cul des filles, le ciel gris, ou bleu, ou rose avec des millions de dégradés dans le coucher de soleil... c'est aussi regarder avant de traverser la rue, et se rendre compte qu'on a la braguette ouverte quoi. Tu vois ? C'est pas fatiguant. C'est juste être présent. Attentif à tout (beauté, détails, rares menaces, opportunités)... mais DETENDU.
Ca, c'est CODE JAUNE.
Après, si tu repères un danger, CODE ORANGE...
Si le danger vient jusqu'à toi et que tu dois agir en urgence : CODE ROUGE.
CODE BLANC, c'est le mec qui explore sa cavité ombilicale toute la journée.
CODE NOIR : c'est ce qui arrive quand t'es en code blanc et que tu percutes un mur.
CODE ROSE : c'est ce qui arrive quand t'es en code jaune et que tu repères un individu du sexe que tu trouves attirant.
Sinon j'ai aussi inventé le code BLEU. Ca c'est quand tu déboules à 120 dans une zone de 90 et que tu vois les jumelles et qu'il est trop tard, et au même moment tu réalises que t'as pas tes papiers sur toi...
Y'a le code MARRON. Ca c'est quand t'as pas bien purifié ta flotte en rando et que tu dois vite trouver des chiottes (et là d'avoir été en code jaune avant t'a permis de remarquer qu'il y a des chiottes publiques à tel endroit... :))
Bref :)
Ciao ;)
David
P.S.: ce ramassis de conneries LA, c'était mon 7000e post. Put... je passe trop de temps sur cet ordi moi...
-
Regarder la vie, le cul des filles...
...CODE ROSE : c'est ce qui arrive quand t'es en code jaune et que tu repères un individu du sexe que tu trouves attirant.
Et quand je me bugne un mur par ce que je suis trop vigilant en code rose ;D , ca compte aussi comme un code noir :-[ ?
...quand je serai sorti, fermez pas a clef derriere moi quand meme, on est qu en avril :'( ...
-
Ce qu'il est également intéressant d'analyser ici, c'est l'amplitude de réactions possibles par rapport
au stimuli de pseudo agression.
Face à ce genre de démonstration (on joue à se faire peur, à se surprendre), il n'est pas rare d'observer chez des pratiquants sérieux & chevronnés en arts martiaux ou self défense, des réactions surprenantes....comme s'ils n'avaient jamais rien pratiqué de leur vie ;D Et voir même de les retrouver dans des situations de panique, confuse totale avec grosse vexation bien méritée à la clef :lol:
Et se cela se trouve, et qui ne me surprendrait pas, les mecs des deux vidéos du dessus n'ont peut-être jamais rien pratiqué comme discipline de combat...
Alors effectivement, avoir le geste juste au bon moment demande du discernement, de la préparation et du bon sens.
Mais si l'on peut fuir, ne pas hésiter, mais dès que cette possibilité s'amenuise aussi vite que votre vision semble rétrécir, il ne faut pas trop attendre non plus !
En salle, si on bosse la fuite, autant aller en pleine nature et se taper des séries de fartleks et fractionnés, des cotes et de la récup active. Là encore, si certains s'illusionnent en imaginant que la fuite est une option "facile", qu'ils commencent à s'entrainer sur des 100 m/200m en sprint, aprés on en reparle ;D
Et puis des mecs ne lachent pas si facilement au run. Car si courir pour échapper à un danger donne des ailes, courir pour aller vers une situation bien moisie confére des kilos de plombs dans ces mêmes ailes et ses poumons (adrénaline etc...) :o
Ce qu'il est intéressant de retenir à travers ces vidéos, c'est que de s'entrainer en extérieur, dans la vraie vie à se surprendre et se faire surprendre à n'importe quel moment, ne peut être que positif ;)
Autre exemple vécus :
- Déambulant dans une rue à forte fréquentation, un collègue vient vous ceinturer ou vous saute dessus à l'improviste.
- Assis confortablement au resto, on tente de vous passer par surprise un étranglement.
- Et l'attaque nocturne bien endormi dans le pieu, hein, j'vous laisse imaginer :lol:
Je pense que c'est à partir de ce genre d'expériences imprévues que l'on peut commencer à mesurer si l'entrainement et le parcours emprunté portent bien leurs fruits :)
-
Autre exemple vécus :
- Déambulant dans une rue à forte fréquentation, un collègue vient vous ceinturer ou vous saute dessus à l'improviste.
- Assis confortablement au resto, on tente de vous passer par surprise un étranglement.
- Et l'attaque nocturne bien endormi dans le pieu, hein, j'vous laisse imaginer :lol:
C'était donc toi…
http://www.youtube.com/watch?v=FKfXSh_CC5c&feature=related
-
@ Emmuel, excellent :lol: :lol:
-
Euh "driller" ça veut bien dire simuler ?
Non, sauf si c'est Madame ;D. Driller c'est répéter, s'entraîner à une pratique.
-
Ouaipe. Driller, c'est faire un truc de manière répétitive jusqu'à ce que ça soit automatique.
En gros.
Ciao ;)
David
-
Bien lu, c'est bien clair maintenant ( c'est aussi un langage hein , faut s'y faire !) Merci les gars. :D
-
Cool que le topic soit remonté en Survie Urbaine. :doubleup:
En effet il est intéressant de noter que trop souvent lorsque l'on travaille les techniques de self défense à propremment parlé, on oublie de les insérer dans un tout qui engloberait la prise de contact (qu'elle vienne de nous ou d'un individu lambda), le dialogue, la montée de la prise de conscience d'un éventuel danger (si il y a lieu), la tentative d'évitement et seulement si avortée la défense/ attaque.
Il est biensûr nécessaire de travailler spécifiquement la technique, l'enchainement de coups simples sur différents niveaux... cela pour gagner en aisance, fluidité, vitesse etc.. mais quand c'est possible il est bon de travailler aussi sur des scénaris qui englobe la situation dans sa globalité.
On l'a dit et répété, la self c'est d'abord une affaire de communication... qu'on donne l'heure à quelqu'un, qu'on essaye d'apaiser un péquin un brin énervé, qu'on indimide un agresseur ou qu'on lui démonte la tête, c'est toujours de la com'...
Il est donc bon d'envisager la situation d'agression dans tous ses canaux de communication en essayant d'utiliser l'un pour l'autre... la parole, la gestuelle peut énormément aider à préparer la passage en mode "tactile"... De ce fait le défenseur compétent saura utiliser TOUTES les armes à sa disposition et mettra encore plus de chances de son côté.
Pour revenir au topic, à l'entrainement, on évitera aussi de travailler toujours sur des scénari où la "frappe" est toujours la solution... des fois l'individu qui vient nous parler demande juste une cigarette, puis passe son chemin par exemple... Des fois on arrive à calmer un individu au départ très agressif et menaçant juste par les bons mots, un sourire, des gestes qui apaisent.... L'essentiel est d'être sincère, si on arrive à se dire après le drill : "franchement si j'avais été un agresseur, je ne t'aurai pas frappé, t'avais vraiment l'air cool et sympa quand tu m'a répondu..." etc c'est tout bon on a tout gagné.
un combat évité est un combat gagné.
Ce type de travail affine nos capacités de lecture des comportements et au bout de quelques drills on parvient déjà beaucoup plus à cerner l'individu qui quoi qu'on dise voudra en venir aux mains et on saura donc plus à même de lui couper l'herbe sous le pieds en le séchant au milieu d'une phrase...
Nos amis Belges bossent comme ça... je suis sûr qu'ils sauront mieux en parler que moi alors Eric, Rod ? ;)
Gardez le sourire.
A+
-
puré t'es un vrai ours toi DavidManise :o :o :o Il y a pas eu de suite tu est resté bon ami avec lui alors ?
Perso une foi je me suis prit un coup de tete au nez au college, le lendemain matin j'ai pas pu m'empecher de lui tendre une ambuscade (caché derriere un mur) et lui defoncer son pif par surprise a la déloyal par derriere par vengeance et le marraver a terre lachement (un ex boy scoot rouquin, ct pas le fauve enrager des cités m'enfin), pas de pardon sans justice, et a 14-15 ans la justice républicaine existe pas dans nos tête :)
Sinon vous savez pas qu'elle est le 1er signe gestuel qui indique qu'une personne va frapper du poing dans votre visage ? mouvement d'epaule suspect ? position de 3/4 et pas de face
[edit de David : je lui ai envoyé un mail, merci de ne pas attiser]
-
Ben je te souhaite juste que demain il casse pas la tete a ton petit frere, par justice.
Enfin, je comprend. C'est humain, je suppose.
-
Nos amis Belges bossent comme ça... je suis sûr qu'ils sauront mieux en parler que moi alors Eric, Rod ? ;)
Je n'ai pas eu le temps d'écrire une réponse structurée ce soir mais j'y reviendrai demain... ;)
-
Perso une foi je me suis prit un coup de tete au nez au college, le lendemain matin j'ai pas pu m'empecher de lui tendre une ambuscade (caché derriere un mur) et lui defoncer son pif par surprise a la déloyal par derriere par vengeance et le marraver a terre lachement (un ex boy scoot rouquin, ct pas le fauve enrager des cités m'enfin), pas de pardon sans justice, et a 14-15 ans la justice républicaine existe pas dans nos tête :)
Mouais. Là on s'éloigne franchement à la fois du sujet, de la légitime défense et de tout ce qui nous intéresse ici... déjà que le faire c'est pas malin, mais de s'en vanter sur un forum public, avec le smiley en plus, je trouve ça plutôt limite.
Fin de la parenthèse. Foxus je t'envoie un mail.
David
-
Bon ca m'a fait reflechir tout ca :)
David, Bully, crotal etc.. trés interessants vos commentaires....
Certainement que cet été une fois fermé la porte du dojo je proposerais a quelques amis de travailler a nous tester... histoire de se poser les bonnes questions et justement utiliser le tatami pour peut etre travailler sur les questions qui inévitablement vont surgir... le mur se matérialise lorsque tu en goute le plâtre.
Je plussoie sur la question de la communication. D'ailleurs nous devrions a mon sens encourager tout ce qui peux aller vers la non adhérence à la situation.
(et eviter les :il parle fort, je parle plus fort, il me pousse je résiste plus fort, il me tappe, je le tappe plus fort...) ... qui ne ferra qu'avancer un peu plus dans la dangerosité de l'événement.
Donc, conserver et d'améliorer nos reflexes naturels (plutot que de développer le coup, se protéger le visage par exemple dans le cas d'attaque boite _à_ressort peut en particulier éviter de tomber dans l'engrenage de l'adhérence a la violence a qui tappera le plus fort sans compter le risque de rater son coup)
D'ailleurs un reflexe de protection bien exécuté va surement étonner le voleur de casquette ou de sac a main et désamorcer direct la situation... et puis je ne pense pas necessaire de défoncer la tête d'un voleur de casquette, cela me semble un peu disproportionné.
Enfin, peut être est il plus facile et plus efficace (??) de travailler notre vigilence (code Jaune) pour limiter les risques de surprise? (déplacements, stationnement du vehicule, lampe...). Enfin pour le commun des péquin moyen que je suis... surement que certains cas justifient une préparation plus agressive...?
-
ben le plus étonnant, c'est que j'avoue que lors du drill pendant le séminaire de Rich, la première fois que le stagiaire qui faisait l'agresseur est reparti sans attaquer, parceque mes paroles, gestes l'avait apaisé... ben ça m'a fait tout drôle... j'étais content parceque je remettais ça dans le contexte et qu'en situation je préfère ça que d'avoir à démonter le gars... mais j'avais l'impression un peu bizarre l'aller contre le cours naturel du scénario.. ::)
C'est d'ailleurs assez marrant quand tu fais l'agresseur de voir quand le défenseur attaque, ce qui le déclenche... quels mots, quels gestes ? tu voix les réaction suivant les caractères, la formation, le boulot etc... on n'est pas tous fait pareil, loin de là. C'est pareil quand tu es défenseur tu comprends ce qui peut apaiser, faire cogiter, faire diversion, intimider etc..
Perso ce qui m'a un peu (bcp) étonné c'est de voir que beaucoup de mes co-stagiaires étaient vraiment très perturbés au début du stage par un language cru, volontairement rabaissant et agressif... comme ça se pratique pourtant tous les jours dans la rue... je voyais les réactions sur leur visage, c'était très instructif de voir comment réagit quelqu'un qui n'a pas l'habitude du language de banlieue etc... bon j'avoue j'ai fait au plus proche du réel dans mes propos, donc des fois j'allais volontairement chercher là où ça fait mal à l'égo...
Enfin bref tout ça pour dire que la capacité à apaiser quelqu'un par le geste et la parole est un véritable savoir-faire, aussi utile que de savoir vriller un nez avec le sabre de la main ou de péter un genou du plat du pieds... c'est comme le reste ça se travaille et perso j'y ai pris beaucoup de goût, parceque ça fait aussi appelle à la psychologie, à la lecture des micro- mouvements, à la rythmique du corps, etc, etc... c'est comme pour l'éducation des chiens en fait (on ne se refait pas) ;D
C'est pareil ce n'est pas souvent facile au début de vraiment échanger avec le gars qui fait l'agresseur, de vraiment argumenter, trouver des parades pour faire diversions, trouver les mots qui vont apaiser cette personne là en particulier et peut être pas une autre, etc... au début tu as tendance à dire tout le temps "non je ne veux pas d'enm*erdes, tiens toi à bonne distance, si je t'ai offensé je m'en excuse".. etc, et puis après tu deviens plus inventif, tu endors le mec avec une histoire, tu peux même plus ou moins être sympathique et créer de l'empathie chez lui... c'est vraiment très plaisant comme exercice, parceque tu sais que dans la plupart des cas, c'est ce que tu feras dans la réalité.
Faire ça, c'est mettre un pas de géant dans la réalité... et arrêter de croire que tu casses la gu**le au premier mec qui te parle mal, qui rentre dans ton espace vital ou qui te touche du bout du doigt.... ça c'est de la foutaise, dans la plus part des cas, les mecs arrivent à s'approcher et dans la plupart des cas tu te demanderas si tu dois frapper ou pas... savoir dialoguer, lire les comportements c'est aussi une manière de déceler les réelles intentions de ton interlocuteur et donc de savoir si et quand frapper..
-
:)
C'est trés clair tout ca.
Un prof nous ramenait un jour une anecdote perso, dans un parking un type viens à l'embrouille...visiblement surexité (pas trés clair surment?)... le prof lui a balancé un sourrire énorme en lui lachant "oh mais on était en classe ensemble hein???"
Ca a du être tellement peu a propos et tellement franc, ben que l'autre s'est retrouvé tout c** et s'est barré... ;D
-
Bully : tafdak.
Ciao ;)
David
-
Il se défend pas mal le Bully, c'est vrai... 8)
Il était même des fois tellement gentil qu'il se faisait shredder quand même... par jalousie. ;D
Manu. :)
-
Perso ce qui m'a un peu (bcp) étonné c'est de voir que beaucoup de mes co-stagiaires étaient vraiment très perturbés au début du stage par un language cru, volontairement rabaissant et agressif...
Je suppose que tu te souviens de celui que je ne connaissais pas et auquel j'ai évoqué devant tout le monde le fait que j'avais eu des relations sexuelles avec sa petite Maman... ;) ;D
Enfin bref tout ça pour dire que la capacité à apaiser quelqu'un par le geste et la parole est un véritable savoir-faire, aussi utile que de savoir vriller un nez avec le sabre de la main ou de péter un genou du plat du pieds... c'est comme le reste ça se travaille et perso j'y ai pris beaucoup de goût, parceque ça fait aussi appelle à la psychologie, à la lecture des micro- mouvements, à la rythmique du corps, etc, etc...
Et oui... Tout cela se travaille et permet non seulement d'apprendre l'art délicat de la communication et de la négociation (car c'est bien de cela qu'il s'agit) mais aussi de relativiser la motivation de celui qui insulte... Un peu comme quand j'ai recadré le débat avec celui dont j'avais justement insulté la Maman... Je ne le connaissais pas, je ne connaissais pas sa Maman donc mon agression verbale n'avait pour seul but que de susciter chez lui une réaction... Et même dans le cadre du stage, le mec était limite.
Bref, pour revenir plus largement sur le sujet, l'entraînement chez nous est le plus souvent divisé en 2 parties distinctes (même si la longueur de celles-ci varie voir même si on privilégie l'une par rapport à l'autre sur certains cours):
- les applications techniques: travail des angles au couteau ou avec d'autres objets, des TAIMN, travail au sol ou de type "combat libre" voir de self plus classique sur certains types de saisies ou d'étranglements. Celles-ci ont pour but de développer les fondamentaux des élèves et les formes de corps bref la boîte à outil... Les élèves sont encouragés à sentir les mouvements et à les adapter à leur morphologie. La pratique occasionnelle du sparring leurs permet de se rendre compte de la douleur d'un coup pris et augmente leur capacité à gérer.
- les applications tactiques ou le travail en scénario ou avec dialogues: travail de la passive stance face à 1 ou plusieurs adversaires, analyse de situation, détection d'armes dans un groupe. Là le but est de permettre aux élèves de travailler leur réflexion, leur capacité au désamorçage verbal et à gérer l'environnement.
Lors du travail en scénario, l'élève est toujours réactif bref il doit s'adapter à ce qui se passe et pas systématiquement se dire qu'il faut ou ne faut pas frapper... Bref on lui apprend à régler des problèmes pas à se focaliser sur des actions. Il doit gérer un contexte global qui le plus souvent dicte la réponse (présence d'acolytes intervenant directement ou pas, de témoins éventuels ou d'accompagnant comme femme, enfants, amis ou parents...). Bref on se refuse à l'enfermer dans un cadre strict du si on te fait ça tu fais ça en retour car ce genre de canevas crée des blocages mentaux lorsque l'application ne fonctionne pas ( du type "Tiens à l'entraînement mon partenaire se tord de douleur et ici pas?" ::) ). Lorsque le travail démarre, l'élève possède des informations minimum sur ce qui l'attend, les consignes les plus précises étant données à ceux qui vont lui faire bosser sur son scénario. Scénario qui doit être +/- réaliste et adapté à son type de vie (pas la peine de faire bosser une bagarre de bar au mec qui ne va jamais boire un verre ou l'agression en bagnole au mec qui ne prend que les transports en commun...
Perso sur notre groupe d'élèves, je trouve qu'ils ont fait beaucoup de progrès sur leur réactivité face à des agressions verbales (ce qui représente la majorité des démarrages de conflit il faut bien l'avouer plus que la défense sur l'attaque surprise par un ninja armé d'une tronçonneuse au coin d'une rue sombre :lol:).
Bien à vous,
Rod
-
Voici un texte intéressant de Richie Grannon, à ce propos :
I just completed an article on dealing with Verbal Conflict that summarises some of the key points from the CD Course, thought you would be interested to see it:
How to Deal with Verbal Confrontation
-What is verbal confrontation?
Verbal Confrontation is that range of disagreement where there is no physical threat present or implied (yet) and the threat is solely a non physical, psychological threat to the ego.
-What does dealing with verbal confrontation effectively imply?
Dealing with verbal confrontation effectively means standing your ground, getting your point across in a calm, assertive fashion whilst not unduly harming the other persons ego (or starting a fight).
It DOES mean diffusing the situation verbally before it becomes a fight.
It DOES NOT mean walking off in a bad state and pretending you have been the " bigger person" when you know and feel you should of actually said something and its eating you up inside causing you to spend at least an hour before falling asleep staring at the ceiling and questioning your own manhood.
Other symptoms may include waking up at 4 am to repeat this process of insecurity driven " dwelling impotently meditation".
It is NOT simply and genuinely choosing to not engage the other person in dialogue because they are just a tiny spec in your reality tunnel and without consequence. That is a valid, but different, response to the issue dealt with on this course.
-Why do we find confronting people verbally a problem?
Richard Bandler once told me (I was 20 and on my first NLP course) that he thought I was trying to look big and tough but that he knew I was secretly scared and couldn't even talk to girls I liked. Damn him and his mind reading, he was absolutely right !
People involved in Self Protection, Martial Arts, Combat Sports and Security can often be very skilled and capable and confident in situations of high risk, but crumble in medium risk confrontational scenarios.
Can you think of an example of a " tough guy " who is scared to say "no" to his wife or girlfriend ?
Or a really "hard b@$stard" who can fight ten brickies... but cant walk over to a girl he likes and introduce himself?
What is the issue here?
Well what is any human beings single greatest fear?
Death?
Spiders?
Pain?
The Unknown?
Ghosts?
Spice Girls Reunion gigs?
Nope,
It' s HUMILIATION!
Verbal Argument leaves a much wider opportunity for humiliation than a physical fight does so your nervous system acts like the argument is the bigger threat than a physical fight.
Sounds ridiculous doesn't it?
But at an unconscious level that is exactly what an argument is, a larger threat.
Your Autonomic nervous system is governed by unconscious drives that will not and can not distinguish between a Sabre Tooth Tiger attack and some Public Speaking scenario.
But as a martial artist with some training you know that you can end a physical "argument" with the ultimate "put down": multiple elbows to the jaw (I joke!)
So you feel more in you confident comfort zone when a physical fight is imminent no matter what is said.
So we end up with the bizarre scenario of experienced, trained men who can fight off attackers with skill and finesse yet who feel sweaty and get shaky voiced when telling people not to jump in front of them in a queue.
-What can we do about it?
There are various techniques and processes that need to be reprogrammed into your unconscious to help but here are some common sense guidelines to dealing with Verbal Conflict:
1. Know that you are right.
Sounds non consequential I know but this one powerful first step can allow you to completely "reframe" how you experience the whole Verbal Conflict.
Ask yourself "How do I know that I am Absolutely right to feel this way?"
The more of a sense of certainty you get about your absolute right to do something about this situation the stronger, calmer and more resolved you will feel.
How does knowing you are in the right empower you and make you feel more resolved?
Im not 100% sure why this works so powerfully, but I do know that one of the fundamental principles of human psychology is:
" People will do ANYTHING if they have a good enough reason."
So as you sit there stacking all the reasons you know that you are absolutely right to engage in a verbal conflict you feel stronger and stronger and more motivated to just get it done.
Another reason might be that it will bring clarity to your situation.
Some social situations are ambiguous and as we have moved from village to city life we are encouraged more and more to interact less and less with our fellow humans.
The result?
We are less certain nowadays about what we have the right to say and get involved in.
A Counter Example:
You are looking after your 4 year old niece, you are walking along happily when from out of nowhere someone runs past picks her up and attempts to run off with her.
Do you need an instructional CD to tell you how to react at this point ? I'll bet not ! But most social situations aren't that unambiguous so we need to bring that level of crystal clarity to them ourselves.
2. Stay Right. Be Professional.
I know that you, like me resist the idea of someone thinking you are using your training or size to "bully" them. You abhor the notion at an unconscious level. In fact the sweating and shaky voice you feel in verbal conflict could be a manifestation of your neurology rebelling against this violation of your ìrules" and self image.
" This just isn't who I am I punch people, I don't argue with them!"
Well Mr. Martial Artist: don't be a bully in any way, shape or form.
Be the opposite and you will blameless in your own eyes ad others.
The key word here is ìprofessionalism".
Be really friendly, stay in a good state, be polite, be clear and communicate in your body language and tone of voice that you are only looking for a mutually beneficial solution.
Reframe the situation. Use your imagination in whatever way works best for you. Be Ghandi or Kofi Annan. Sober, dignified, reasonable but utterly resolved.
Think of Cesar Milan with his "Pack Leader" Dog Psychology of calm, assertive energy for training unruly dogs. No barking or threats.
Be like Gandalf in the Lord of the Rings: " You shall not pass."
(I know he looks like a floppy hatted bearded old git, but he fought a 20 foot steroid injecting fire breathing whip weilding demon... and totally kicked his ass.)
If it goes physical at least you know morally and ethically in your heart of hearts you were in the right. You gave them every chance.
Legally it looks much better in front of witnesses to have been seen to be the reasonable, unprovocative party even if the only thing perceived was your volume of voice, your facial expression and body language as is often the case in reports of fights.
3. Be Zen
Being Zen in this scenario has 3 parts:
Perception and Reality are two different things.
The map is not the territory.
Make as few assumptions as you can about the situation, stay in the moment, externally focused and switched on.
4. Be Detached.
Be detached from the outcome of the conflict. The more detached you are the more intelligence you will be able to access for its successful resolution.
Do NOT take anything personally. The person isn't talking to YOU, they cant be as they donít know YOU. They are talking to themselves and to the projection in their sphere of reality that you represent. Leave your precious little ego to one side.
5. Believe and trust in Karma.
Karma is not necessarily a religious faith based concept, it is also Newtonian Physics: cause and effect.
If someone is being manipulative, bullying, confrontational, aggressive with you do you think you are the only person theyíve done it to? Very unlikely. Its more likely a little game or programme of psychodrama they are impelled to play out again and again.
Now think of them like a blind robot, with no choice but to waddle out into the big bad world with that horrible attitude programme running inside their little heads. How long before that little blind robot hits a wall?
Are they hitting a wall right now?
This is where compassion for their plight can come in, by having a clearer sense of what is really happening.
But don't be too merciful.
2008 - Richard GRANNON - http://www.streetfightsecrets.com
-
Il est où le smiley avec les ptits coeurs ?
Parce que ce texte, là, c'est du bon. :)
-
donc pour ma question personne ne sais ? position 3/4 c'est que le type vas taper ou autre signe post-action ?
-
donc pour ma question personne ne sais ? position 3/4 c'est que le type vas taper ou autre signe post-action ?
Pose toi devant le miroir de la salle de bain... Chauffe toi un peu avec ton reflet... "c'est à MOI que tu parles?"... puis décroche un bonne droite à ton reflet (prends un peu de distance avec le lavabo, je voudrais pas que tu te blesses... :))...
Reproduis ce geste, avec un départ très énergique et en figeant ton corps à différents moments...
Tu vas répondre tout seul à ta question.
Manu.
-
Merci pour ce texte serge, interressant ça rejoint ce qu'on disait... et moi les exemples me parlent bien : César Milan etc.. :doubleup:
A+
-
Voici un texte intéressant de Richie Grannon, à ce propos :
-What is verbal confrontation?
Verbal Confrontation is that range of disagreement where there is no physical threat present or implied (yet) and the threat is solely a non physical, psychological threat to the ego.
-What does dealing with verbal confrontation effectively imply?
Dealing with verbal confrontation effectively means standing your ground, getting your point across in a calm, assertive fashion whilst not unduly harming the other persons ego (or starting a fight).
It DOES mean diffusing the situation verbally before it becomes a fight.
It DOES NOT mean walking off in a bad state and pretending you have been the " bigger person" when you know and feel you should of actually said something and its eating you up inside causing you to spend at least an hour before falling asleep staring at the ceiling and questioning your own manhood.
Other symptoms may include waking up at 4 am to repeat this process of insecurity driven " dwelling impotently meditation".
It is NOT simply and genuinely choosing to not engage the other person in dialogue because they are just a tiny spec in your reality tunnel and without consequence. That is a valid, but different, response to the issue dealt with on this course.
Salut :)
Bon j'avais bloqué sur ce texte lorsque Serge l'a uploadé, je prends maintenant le temps de dire pourquoi il continue de me laisser dubitatif. D'où parles-tu camarade : mes connaissances en self-protection s'arrêtent à la lecture de Vout et Repères. Je n'ai pas d'expérience professionnelle en la matière, par contre j'ai pas mal roulé ma bosse ailleurs qu'en Europe sur des terrains sensibles.
Et je décèle ici une confusion dommageable entre confrontation verbale et altercation où l'idée d'assertiveness (self-confiance, capacité à s'affirmer) semble une priorité pour l'auteur, là où j'ai pris de sérieuses leçons d'humilité par mon vécu et par les lectures sus-citées : savoir se défiler, pas mettre l'ego au mauvais endroit, accepter de passer pour lâche, CFC, s'écraser, etc.... alors oui ça laisse parfois un gout amer dans la bouche, ça peut empêcher de dormir quelques nuits, mais on peut aussi se dire qu'ainsi l'on ne dort ni en prison ni sous les pissenlits, bêtement, pour une bête altercation.
Je colle en la matière à la jurisprudence Patrick, encore le contexte cher à Serge mais que je vois pas distingué ici : bien différencier ce qui ressort de la confrontation verbale avec un inconnu dans la rue, pour une queue au supermarché, un accrochage, etc... et une confrontation verbale dans un cadre quotidien répétitif, où le fait de ne pas marquer sa place et de s'écraser peut rapidement mener au cauchemar et au harcèlement. Vala vala mes deux pins.
à plus
vince
ps : et je ne sais toujours pas réagir aux incivilités, le cas typique du gars qui coupe la file d'attente : qui a une politique fixe, raisonnable et praticable en la matière ? Est-ce que ça vaut le coup de prendre le risque d'une bagarre ? etc... Moi j'ai connu tous les cas de figures : intervention, écrasement, etc... en fonction de mon humeur, de ma fatigue, du contexte, etc...