Vie Sauvage et Survie
Premiers secours et santé => Premiers secours et santé => Discussion démarrée par: Sylvain74 le 09 mars 2008 à 21:43:39
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Salut à tous,
Suite au stage ACDS de samedi dernier, Vaness74, ma douce et moi nous sommes entraînés aux points de compression. A trois c'est plus facile, puisqu'un sert de victime, un de secouriste et le troisième de témoin, en prenant le pouls du malheureux cobaye.
Remarque de Marylène : "je suis pas sûre de pouvoir tenir plus de 5 minutes comme ça...".
Question des 3 :
Est-ce qu'on peut "passer le relais" sur certains points de compression, pour attendre les secours, si le secouriste flanche ?
Du coup on a essayé.
Sur du point de compression brachial, sans reprise du pouls. Donc à priori satisfaisant.
Sur le point vers la clavicule, ça semble difficile (pas réussi sans refaire taper le pouls, en tous cas).
On n'a pas essayé sur le point à l'aine, pour la simple et bonne raison qu'à 3 personnes, on n'avait pas les moyens de contrôler le pouls (pour le bras, la victime peut s'en charger). Donc pas la peine de "charcuter" le cobaye (moi, sur le coup...) pour rien, même si j'adore me faire manipuler par deux jolies filles.
Y'a des personnes compétentes ? Pat, Cubitus...
Sylvain.
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même si j'adore me faire manipuler par deux jolies filles.
Eh!
Ya ta sœur dans les 2 quand même :lol: :lol: :lol:
Mais c'est une bonne question que je me suis aussi posé...
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Salut à tous,
Suite au stage ACDS de samedi dernier, Vaness74, ma douce et moi nous sommes entraînés aux points de compression. A trois c'est plus facile, puisqu'un sert de victime, un de secouriste et le troisième de témoin, en prenant le pouls du malheureux cobaye.
Remarque de Marylène : "je suis pas sûre de pouvoir tenir plus de 5 minutes comme ça...".
Question des 3 :
Est-ce qu'on peut "passer le relais" sur certains points de compression, pour attendre les secours, si le secouriste flanche ?
Du coup on a essayé.
Sur du point de compression brachial, sans reprise du pouls. Donc à priori satisfaisant.
Sur le point vers la clavicule, ça semble difficile (pas réussi sans refaire taper le pouls, en tous cas).
On n'a pas essayé sur le point à l'aine, pour la simple et bonne raison qu'à 3 personnes, on n'avait pas les moyens de contrôler le pouls (pour le bras, la victime peut s'en charger). Donc pas la peine de "charcuter" le cobaye (moi, sur le coup...) pour rien, même si j'adore me faire manipuler par deux jolies filles.
Y'a des personnes compétentes ? Pat, Cubitus...
Sylvain.
Salut sylvain...
La réponse est dans la question... Si le secouriste flanche(*),bein as tu vraiment le choix?? ;)
(*)et il va flancher... tenir un point de compression,c'est physique!
Maintenant il y a des t'it trucs que l'on n'est plus trop censé enseigner,mais qui peuvent aider si on est seul dans la pampa avec une victime... Un point de compression peut pouvait être fait avec autre chose que la main...
@++
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Un point de compression n'est pas très dur à tenir. A moins d'être à genoux dans du gravier (ça,ça fait très mal très vite), on peut tenir sans trop forcer 15 min (je pense notamment à point de compression à l'aine), largement le temps que les secours arrivent. Si on n'arrive plus à le tenir, il peut y avoir passation entre deux secouristes, c'est tout à fait faisable mais le geste devra être rapidement effectué et correctement il va de soi, de sorte que la victime perde le moins de sang possible. Suivant les endroits, c'est faisable sans que le point ne soit relaché. Sur l'aine non car c'est tout le poing qui appuie pour bloquer, donc c'est particulièrement dur de pouvoir faire un glissé entre deux secouristes, d'autant que ce point de compression étant assez douloureux pour la victime, il est probable qu'elle bouge à ce moment.
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Salut à tous, et merci pour vos réponses.
Je précise la question. Patrick a porté notre attention sur le fait qu'un point de compression lâché brutalement sur un blessé presque sec comme un pruneau d'Agen pouvait, simplement par une espèce d'onde de choc dans la tuyauterie, faire flancher un coeur qui pompe déjà quasiment dans le vide.
Et donc qu'en aucun cas il ne fallait relacher le point, sous peine de catastrophe. Pas forcement pour une question de quantité de sang (le relai peut se faire vite) mais pour une question de pression dans les tuyaux. Je sais pas si je m'exprime bien...
L'enjeu, si j'ai bien compris, et donc de passer le relai le plus souplement possible, pour ne pas que la circulation artérielle reprenne.
Si je vous ai bien lu, et d'après mes expériences :
--> en brachial c'est OK (et heureusement par-ce qu'une petite minette qui doit tenir un point sur un costaud ne pourra peut-être pas le faire sur 20 minutes),
--> à la clavicule c'est un gros point d'interrogation,
--> et à l'aine c'est pas possible. Mais c'est le point qui est peut-être le plus facile à tenir.
J'attends vos éventuelles réactions avec impatience !
Sylvain.
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A l'aine, c'est faisable mais très difficile. ca va dépendre plus je pense de la taille du poing des sauveteurs, de leur habilités et de l'aine de la personne à sauver que d'une réelle technique approuvée et fiable.
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A l'aine, c'est faisable mais très difficile.
Pasdak, sorry.
Tu fous le poing dans le pli de l'aine avec tout ton poids et bras tendu. Si ça s'arrête de pisser, c'est que t'es bon. Sinon c'est que t'es à côté et qu'il faut ajuster. Pression plein pot, bras tendu, on farfouille au besoin... mais dans tous les cas, la sanction est immédiate : soit ça s'arrête de pisser, soit t'es à côté, et tu recommences.
Je vois pas ce que ça a de difficile concrètement. C'est un des rares trucs, cependant, qui est presque plus difficile à l'entraînement qu'en live. Enfin si je fais abstraction du contexte de risques éventuels et du stress, bien sûr :-[
Ciao ;)
David
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Plus simplement un autre secouriste doit pouvoir appuyer sur la main ou le pouce de celui qui a commencé le point j'imagine.
Un pompier m'avait raconté comment il tenait un point carotidien avec son pouce sur une fille égorgée. Au bout de 20 minutes il n'y arrivait plus ; d'autres pompiers se sont alors relayés pour appuyer sur le pouce du mec qui avait commencé.
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Pasdak, sorry.
Tu fous le poing dans le pli de l'aine avec tout ton poids et bras tendu. Si ça s'arrête de pisser, c'est que t'es bon. Sinon c'est que t'es à côté et qu'il faut ajuster. Pression plein pot, bras tendu, on farfouille au besoin... mais dans tous les cas, la sanction est immédiate : soit ça s'arrête de pisser, soit t'es à côté, et tu recommences.
Je vois pas ce que ça a de difficile concrètement. C'est un des rares trucs, cependant, qui est presque plus difficile à l'entraînement qu'en live. Enfin si je fais abstraction du contexte de risques éventuels et du stress, bien sûr :-[
Ciao ;)
David
Bah c'est simple, on ne parle pas de faire ce point de compression qui est effectivement simple, mais de faire une passation entre deux secouristes sur ce point de compression SANS que le point de compression ne soit relaché, ce qui est vachement plus dur...
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Oups. Pardon. J'avais pas tout lu :-[
David
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On peut faire de la même façon que l'on fait en médecine quand on apprend à palper un organe ou autre (pouls,etc...). Le deuxième met son doigt ou sa main juste sur les doigts du premier, pour que le repère soit bon, puis le premier retire sa main et le deuxième se retrouve tout de suite dans la bonne position.
Sur un point de compression à l'aine, comme cela se fait avec le poing, il faut approcher le poing contre le poing du premier secouriste, dos du poing contre la peau de la victime, et faire "rouler" le poing en bonne position quand le premier l'enlève... je ne sais pas si je suis clair.
A démontrer en live...
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Salut à tous, et merci pour vos réponses.
Je précise la question. Patrick a porté notre attention sur le fait qu'un point de compression lâché brutalement sur un blessé presque sec comme un pruneau d'Agen pouvait, simplement par une espèce d'onde de choc dans la tuyauterie, faire flancher un coeur qui pompe déjà quasiment dans le vide.
Et donc qu'en aucun cas il ne fallait relacher le point, sous peine de catastrophe. Pas forcement pour une question de quantité de sang (le relai peut se faire vite) mais pour une question de pression dans les tuyaux.
Sylvain.
Patrick à raison,il est fortement déconseillé de relâcher un point de compression.
Un t'it truc. Toujours en revenir aux règles de base..
Les REGLES D'OR...
Tout faire pour stabiliser le patient. Et (si possible) améliorer son état!
Toujours protéger LE PRONOSTIQUE VITAL du patient...
Si tu en es là.(situation surlignée)
Si tu te retrouves dans le cas d'un patient qui jute à ce point...
Son pronostique vital est fortement en jeu. Un membre passe après dans l'échelle des priorités.
C'est une des indications dans la pose d'un garrot.
Pour rappel face à une hémorragie,
Compression directe(manuelle,ou pansement compressif)
Si inefficace (où impossible)
Compression indirecte
Si inefficace où impossible
Garrot..
Là c'est de la théorie,c'est bien... mais si tu es seul,où accompagné d'une personne non formée. Le fait de t'engager directement a faire une compression manuelle te "fige" dans une position.
Si la personne a une telle hémorragie,il faut bienss la stopper en premier,mais ce n'est pas tout,loin de là. Elle EST en choc et c'est mortel.(Donc geste)
Elle ne va sûrement pas rester consciente longtemps... ça aussi c'est mortel.(donc geste)
La pose d'un compressif efficace(où si impossible d'un garrot) elle n'est pas mortelle,et te libère pour faire autre chose.
Entre 2 maux il faut choisir le moindre.
Ne vous focalisez pas sur une technique,même si elle est TRES bonne... Il faut TOUJOURS (et en secours c'est très rare que j'utilise ce mot)avoir une vision d'ensemble du patient et aller aux priorités..
Ex: c'est super t'as réussi a stopper une hémorragie avec un point de compression(direct où indirect).Mais ton patient qui était en choc et nauséeux vient d'inhaler son vomit... Tu n'étais pas à sa tête. Résultat,en plus d'être en choc hypovolémique(gros besoin d'oxygène quand même...) il est dyspnéique.. bein sans une prise en charge médicale canon et super rapide,il sera bientôt mort... Mais avec tout ses membres (sans jeu de mot,ça lui fait une belle jambe)
voili,voilou...
Juste pour info,j'ai commencé à rouler en Samu à 21 ans, j'en ai 35, le SI où je travaille gère 8024 courses d’ambulances par an, soit un départ toutes les 66 minutes,en plus de ça,nous assurons 1678 missions SMUR/an....
Et je n'ai JAMAIS du faire un point de compression indirecte...
Voili,voilou
@++
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Tu n'as jamais eu le cas d'une hémorragie avec fracture sortante ? :blink: j'ai pas du avoir de bol alors...
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Bein,si... pourquoi,vous faites des points de compression sur membres fracturés??
@+
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bah accident de la route sur cycliste, fémur éclaté près de l'épyphyse, sortant et hémorragie de prime. A part le point de compression à distance, je vois pas. C'est que qui avait été fait à l'époque.
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bah accident de la route sur cycliste, fémur éclaté près de l'épyphyse, sortant et hémorragie de prime. A part le point de compression à distance, je vois pas. C'est que qui avait été fait à l'époque.
Bein retour case départ...
Les REGLES D'OR...
Tout faire pour stabiliser le patient. Et (si possible) améliorer son état!
Toujours protéger LE PRONOSTIQUE VITAL du patient...
Si tu me parles d'os sortant bein il y a toujours hémorragie... je vais supposer alors que tu avais affaire à une "grosse" hémorragie peut-être de type artérielle..
Donc,dans ce cas en mettant en avant une action pour la stopper,tu protèges le pronostique vital du patient...Et "Entre 2 maux tu as choisi le moindre". Rien à dire,c'est bon..
J'ai bien surligné que c'était selon moi une très bonne technique.
Là c'est une indication pour faire venir un smur(chez nous) le doc quand il sera sur place va sûrement investiguer la plaie et si possible clamper ce qui doit l'être. RAD dans le même cas,en attente du toubib,je poserais le même geste...
Maintenant,la même fracture,la même hémorragie(fémorale??) sur un pote en montagne... nous ne sommes qu'a 2... s'il y a encore la place pour placer un garrot. Je le place.
Les secours seront trop long à venir,il y aura trop d'autre choses à gérer..
C'est ce que je veux exprimer dans le fait de toujours garder une vue d'ensemble... Même lésion ne veut pas toujours dire même réaction..
@++
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Juste pour info,j'ai commencé à rouler en Samu à 21 ans, j'en ai 35, le SI où je travaille gère 8024 courses d’ambulances par an, soit un départ toutes les 66 minutes,en plus de ça,nous assurons 1678 missions SMUR/an....
Et je n'ai JAMAIS du faire un point de compression indirecte...
Voili,voilou
@++
+1 ;)
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+1 ;)
Bein moi, j'en ai fait trois dont deux à titre professionnel sur fracture ouverte et jeune passager encastré sous le tableau de bord avec siège de l'hémoragie inaccessible. Mon aide monitrice en a fait une en deux ans de formation sur son voisin qui s'est très porfondément ouvert la guibole avec sa tronçonneuse.
Moi ça me fait l'effet de ceux qui disent, "jamais eu de problème de violence en 30 ans". Bein OK alors ne prends pas de précautions et n'apprend pas non plus en priant pour que les stats te soient favorables jusqu'au bout.
Donc pour résumer, se priver d'un moyen de préservation du pronostic vital facile à apprendre et à mettre en oeuvre même par des personnes peu formées est, selon moi, une hérésie.
Aussi, je continue à les enseigner et j'emmerde le référentiel national Français et tous ces gens très importants et hyper qualifiés qui en décide entre les croissants et l'apéro. Pourquoi ? tous simplement parce qu'il n'y a aucun risque à faire, mais un gros risque à ne pas faire et que nous n'avons tout simplement pas le droit de ne pas mettre tous les moyens en oeuvre pour sauver une victime. Je ne parle pas du droit licite qui nous le permettrait désormais, mais du droit moral de tout faire pour prolonger la vie.
Ca tombe bien, c'est exactement l'objet du forum.
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Salut !
Alors Pat, en fait, après mûre réflexion et moulte argumentations avec des formateurs croix rouge et autres personnes, je me dois de considérer l'option suivante, dans le cadre d'un certificat de premiers secours qui se veut de plus en plus grand public : faut désormais partir du principe que ça va aussi être enseigné à des débiles légers, qui ne sauront pas bien gérer leur stress et tout... et DONC : les points de compression à distance (même pour un débile léger) ne sont pas très difficile à trouver... mais il peuvent être difficiles à GARDER. Or, tu sais comme moi ce qui se passe sur un mec qui est déjà un peu en hypovolémie, et sur qui on relâche brusquement un point de compression : la pression sanguine chute un grand coup, et le coeur n'aime pas bien... autant, si tu relâches un point de compression comme ça accidentellement, tu désamorces la pompe. Donc le faire c'est une chose, mais encore faut-il BIEN le faire, et BIEN le garder. Ca, pour un mec normal c'est parfaitement possible. Pour un débile léger (qui est désormais l'une des cibles des formations premiers secours), ca peut être difficile.
Le but du PSC1 est de devenir plus ou moins obligatoire pour tous... Ca devrait être au programme des collèges et lycées un de ces 4. Vu comme ça, en fait, tout le monde saura faire les trucs les plus basiques et absolument pas dangereux même pour un débile léger : éviter les suraccidents, appeler à l'aide, et appuyer là où c'est rouge quoi...
Les points de compression à distance sont encore enseignés dans les brevets plus avancés, comme le PSE. Pour rappel, les PSE 1 et 2 sont désormais à peu près aussi longs que ne l'était le BNS de base d'il y a quelques décennies... bref il y a clairement une tendance à simplifier et à niveler par le bas tout en élargissant la masse des secouristes dans la population. Je ne sais pas si c'est mieux ou pire au final... ce que je sais c'est qu'il serait souhaitable que les gens intelligents se formant autant qu'ils le peuvent au secourisme, en tendant plus ou moins vers des compétences réelles en fonction de leurs capacités... et moi j'aimerais qu'il existe des formations plus poussées au secourisme qui ne soient pas non plus des cours de médecine, mais qui permettent de bosser en milieu éloigné, seul et sans matos... et a défaut qui permette de comprendre comment fonctionne le corps humain et qui favorise la prise de décisions éclairées.
Ciao ;)
David
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Mon plantigrade adoré, que l'on veuille faire une formation de secouriste pour le plus grand nombre ne me gêne pas, mais que cette formation soit aujourd'hui celle exigée pour accompagner un groupe en moyenne ou haute montagne ou canyoning ou autre activité potentiellement risquée et que ledit accompagnateur soit seul en attendant l'hélico, là, ça me gêne énormément vois-tu.
Alors une formation rasibus pour tout le monde OK, mais surtout pas pour des encadrants qui, eux vont devoir gérer tout seul tous les imprévus de la création et dieu sait que ladite création est imaginative :o
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et moi j'aimerais qu'il existe des formations plus poussées au secourisme qui ne soient pas non plus des cours de médecine, mais qui permettent de bosser en milieu éloigné, seul et sans matos...
Le CEETS pourrait faire ça ?
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que cette formation soit aujourd'hui celle exigée pour accompagner un groupe en moyenne ou haute montagne ou canyoning ou autre activité potentiellement risquée et que ledit accompagnateur soit seul en attendant l'hélico, là, ça me gêne énormément vois-tu.
Moi aussi, j'avoue :'(
Mais c'est la tradition : jeunesse et sports demande le brevet de secourisme de base pour faire ça. Avant, c'était le BNS (35h de formation le BNS hein...). Maintenant c'est le PSC1, qui est à mon sens absolument pas adapté. D'où mon intérêt pour un cours intermédiaire qui ne soit pas du PSE (en équipe avec matos) mais bien des premiers secours en milieu merdoyant.
Merdoyant c'est comme verdoyant qui devient brun, oui.
Allez ciao ;)
David
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Le CEETS pourrait faire ça ?
Oui, il pourrait avec l'aide nos urgentistes de choc et infirmiers, eux-même formateurs secouristes déjà, mais sans reconnaissance "officielle" et sous sa seule responsabilité et si un jour y'à un blème, bein c'est bibi qui va au gnouf et au resto du coeur après la vente de la piaule pour payer les frais d'avocat, la perte de mon job public (pour condamnation pénale) et le divorce qui va s'en suivre.
Bah, le CEETS fera bien alors une formation de reclassement pour vieux Président en rupture de ban et de société. ;D
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c'est bien que ce soit enseigné à tous, je me rappelle avoir eu le tous premier trucs d'initiation (je sais plus le terme, c'est celui ou justement tu apprends les trucs hyper-basiques, le PAS, les points de compressions, la PLS etc...) en CM2 et j'avais trouvé ça extra, c'était en école privée catho et c'était dispensé par les pompiers... j'en garde un trés bon souvenirs et des démarches théoriques et pratiques trés clairs (même si elles ont été renforcées aprés), et je pense que plus cette formation et faites tôt plus ça "marque" (dans le bon sens), c'est une éducation necessaire (au même titre que les démarches incendie, sécurité, protections qu'on devrait inculquer à tous les enfants)...
Tout ça pour dire que dans la formation reçue en CM2 dans les années 80 (tout début je suis né en 70) les points de compressions à distance étaient enseignés (et comme les enfants psychote pas trop et qu'à cet âge l'aura de l'homme en bleu dans le camion rouge est trés forte, je crois que le message passe bien... plus on commence à driller tôt les choses plus elles entrent non ? (la répétitions étant une clef des théorie de l'enseignement).
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Le CEETS pourrait faire ça ?
Pour l'instant, non. En tout cas pas formellement (risque juridique, tu penses bien...). Mais j'aimerais bien que ça devienne possible un jour, sauf que pour ça on aurait gravement besoin d'aide pour être appuyés par un organisme d'état qui nous couvre, quitte à faire le truc entièrement avec eux...
Ceci dit ça existe déjà hein... je sais d'ailleurs pas comment ça marche au niveau responsabilités et tout. Faudrait que je me renseigne.
Ciao ;)
David
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Pour l'instant, non. En tout cas pas formellement (risque juridique, tu penses bien...). Mais j'aimerais bien que ça devienne possible un jour, sauf que pour ça on aurait gravement besoin d'aide pour être appuyés par un organisme d'état qui nous couvre, quitte à faire le truc entièrement avec eux...
Ceci dit ça existe déjà hein... je sais d'ailleurs pas comment ça marche au niveau responsabilités et tout. Faudrait que je me renseigne.
Ciao ;)
David
On peut évenuellement monter un dossier avec la Préfecture de la Drôme avec une convention, avec les qualifs des formateurs (niveau instructeur premiers secours) le programme, les objectifs pédagogiques, etc.. Moralité, on risque totu l'appareil d'état qui verra d'un très mauvais oeil l'aveu que sa formation n'est pas adpatée au public dont je parlais plus haut.
Il faudrait de plus que le CEETS soit organisme de formation agréé pour déjà les formations de base.
Mais bon, on peut toujours rêver.
A moins qu'avec le Sous-Préfet de Die, homme avisé et de terrain s'il en est ....
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Mon plantigrade adoré, que l'on veuille faire une formation de secouriste pour le plus grand nombre ne me gêne pas, mais que cette formation soit aujourd'hui celle exigée pour accompagner un groupe en moyenne ou haute montagne ou canyoning ou autre activité potentiellement risquée et que ledit accompagnateur soit seul en attendant l'hélico, là, ça me gêne énormément vois-tu.
Alors une formation rasibus pour tout le monde OK, mais surtout pas pour des encadrants qui, eux vont devoir gérer tout seul tous les imprévus de la création et dieu sait que ladite création est imaginative :o
Effectivement le PSC1 est le seul prérequi en "secourisme" pour les BEES, y compris montagne ou parapente (mon cas). Vus les risques de blessures grâves de ce type de sports, je suis très largement resté sur ma faim, là... D'où mon intérêt pour la rubrique "Premiers secours" du Forum... Et les éventuels stages qui pourraient être mis en place.
Sylvain.
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Salut :)
De mon pays loin là-bas je plussoie : ce souhait, voire ce projet, intéresse toute personne soucieuse de survie mais éloignée d'infrastructures de secours avancés ; en cela, les terrains reculés européens partagent exactement les mêmes caractéristiques que beaucoup de pays du monde ; accompagnateurs de montagne, randonneurs, sports extrêmes, pleine nature, guides, grands voyageurs et expatriés sont exactement dans le même besoin de formation poussée et spécifique, leur donnant une autonomie de réflexion et daction supérieure : stabiliser sur place pour permettre le transport, voire organiser le transport, à des durées pouvant dépasser 12 heures avant un service d'urgence compétent.
J'ai vu ici une foule littéralement achever par bienveillance un piéton renversé par une voiture, le relevant et le secouant dans la volonté fatale d'oublier l'accident. J'ai aussi frôlé un accident de voiture (sortie de route et tête à queue) et je cauchemarde encore à imaginer ma chérie ou moi-même coincés dans l'habitacle et agonisant peinards sous l'oeil impuissant de flics incompétents récitant des prières, à 6 heures d'accès à l'hôpital...
Bref, le manque et le besoin sont bien là et identifiés.
à plus
vince
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Question..
Et par la tangente,est ce envisageable en France??(Sorry c'est l'habitude des compromis"à la Belge")
Ex1: le 7's n'organise pas une formation de premiers soins,mais vends une boite de secours bien pensée et un peu poussée,ET dans le prix de cette boite est inclut une formation A L'UTILISATION DE CELLE CI...
Un peu comme les grosses boites d'extincteur chez nous..
Ex2: Le 7's organise une formation en premiers soins "catégorisée" milieux et conditions extrêmes... Dans le style de l'ACDS... Tu utilises,tu connais les conséquences...
voili,voilou..
@++
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Le problème étant que si on applique ce qu'on aurait appris lors de ces stages, ça n'aura aucune valeur juridique si tu vois ce que je veux dire...
J'y connais pas grand chose mais je crois que ce genre de formation doit-être reconnue par l'état et "décernée" par celui-ci (qui de ce fait va te protéger dans la limite de ce qu'il t'as enseigné).
Je ne sais pas si je suis clair...
a+
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Un peu comme les grosses boites d'extincteur chez nous
Même les boites d'extincteur sont agréés pour la formation à l'extinction (et l'évacuation).
Nous sommes dans un pays qui est extrèmement règlementé et c'est souvent très bien au regard des charlatans et de ceux qui se bombardent formateurs du jour au lendemain, mais ce qui empêchent aussi les bonnes initiatives isolées.
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A moins qu'avec le Sous-Préfet de Die, homme avisé et de terrain s'il en est ....
Si on procède par étapes... déjà faudrait que je devienne instructeur de premiers secours. Outre mon envie de faire du bénévolat, c'est l'une des raisons qui me pousse, j'avoue, à retourner faire du secourisme pour la croix rouge de Die. L'idée étant de passer le PSE cet automne, puis les formations pour devenir formateur dès que je pourrai. Après, déjà, ils me casseront moins les c*u!lles si j'enseigne la PLS.
De là, en étant dans le circuit, ça sera vachement plus facile de voir si y'a des gens ouverts d'esprits et avec un baggage technique suffisant pour mettre en place des programmes de formation plus chiadés, même si ça doit être informel. Concrètement, outre le fait de ne pas vouloir que ça soit toi tout seul, Pat, qui assume un risque juridique éventuel, j'aimerais bien AUSSI que le projet soit nourri et rehaussé en qualité par l'expérience de terrain et les connaissances pratiques de secouristes confirmés. J'aimerais bien aussi, tant qu'à faire, que dans dix ans nous ne soyons pas les seuls à offrir ce type de programme ;)
Mais bon... ca, ça serait encore un truc à faire dans le cadre du CEETS. Faudrait qu'on en parle là bas. On pollue le fil là ;)
Ciao ;)
David
P.S.: Oui Guillaume, tu es parfaitement clair. Avec une formation reconnue et qui tienne compte des histoires juridiques, on pourrait plus facilement poser les gestes qui s'imposent sans se faire taper sur les doigts... c'est mon rêve de pouvoir faire passer ce genre de compétence jusque dans la jurisprudence... mais je rêve en multicolor là :)
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Hummm,Hummm... c'est pas évident alors tout ça....
Comme il a été dit plus haut alors... tenter un rapprochement avec des services de secours et voir la réponse... ça par contre en Belgique ce ne serait pas gagné...
@++
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Ouais... faut y aller doucement hein. Déjà, on va se faire connaître, montrer nos intentions réelles, faire nos preuves tout doucement... dans ma tête c'est un projet sur plusieurs années ça...
Ciao ;)
David
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Ouais... faut y aller doucement hein. Déjà, on va se faire connaître, montrer nos intentions réelles, faire nos preuves tout doucement... dans ma tête c'est un projet sur plusieurs années ça...
Ciao ;)
David
C'est pour ça que Samedi, j'en ai profité pour chourer ton passeport. Tu es à moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ;D
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Bein moi, j'en ai fait trois dont deux à titre professionnel sur fracture ouverte et jeune passager encastré sous le tableau de bord avec siège de l'hémoragie inaccessible. Mon aide monitrice en a fait une en deux ans de formation sur son voisin qui s'est très porfondément ouvert la guibole avec sa tronçonneuse.
Moi ça me fait l'effet de ceux qui disent, "jamais eu de problème de violence en 30 ans". Bein OK alors ne prends pas de précautions et n'apprend pas non plus en priant pour que les stats te soient favorables jusqu'au bout.
Donc pour résumer, se priver d'un moyen de préservation du pronostic vital facile à apprendre et à mettre en oeuvre même par des personnes peu formées est, selon moi, une hérésie.
Aussi, je continue à les enseigner et j'emmerde le référentiel national Français et tous ces gens très importants et hyper qualifiés qui en décide entre les croissants et l'apéro. Pourquoi ? tous simplement parce qu'il n'y a aucun risque à faire, mais un gros risque à ne pas faire et que nous n'avons tout simplement pas le droit de ne pas mettre tous les moyens en oeuvre pour sauver une victime. Je ne parle pas du droit licite qui nous le permettrait désormais, mais du droit moral de tout faire pour prolonger la vie.
Ca tombe bien, c'est exactement l'objet du forum.
aucun risque pas vraiment.
Le point de compression entraine les même effet que le garrot . ( j'ai posé la question à un médecin urgentiste aprés sa disparition dans les formations que ce soit au niveau PSC1, SST ou PSE).
Le point est rarement utilisé: environ une centaine sur 3 an fais par des sapeurs pompier de la BSPP ( ce n'est pas un sondage officiel : c'est suite à une discution sur un forum de secourisme prlant de cette disparition.
Les participants en oublie ou ne savent plus les faire correctement ( constatation personnelle suite auxx recyclage SST.
Mais rien n'empêche à les utiliser pour sauver une autre. Mais je pense que le médecin du SAMU ou les pompiers te diront de faire autre chose.
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aucun risque pas vraiment.
Le point de compression entraine les même effet que le garrot . ( j'ai posé la question à un médecin urgentiste aprés sa disparition dans les formations que ce soit au niveau PSC1, SST ou PSE).
Non M'sieur, le garrot entraîne toute forme d'irrigation sanguine et donc une nécrose et le garrot entraîne lui une interruption du flux artériel seulement.
Et ce que me disent des pontes qui interviennent toujours en équipe et avec du matériel alors que nous serons seul avec notre victime et quelques secondes pour réagir, je m'assoie dessus.
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seul avec notre victime et quelques secondes pour réagir, je m'assoie dessus.
:lol: :lol: :lol: c'est ta nouvelle méthode de "compression" ? :lol: :lol: :lol:
Effectivement, va y avoir du taf avant que le CEETS ne soit reconnu si on y enseigne çà ;D ...
Allez, plus sérieusement, juste pour info ; j'ai passé le PSC en novembre dernier (pour actualiser mon "ancien" AFPS auprès de la FFKAMA), avec des pompiers, et je viens (lundi) de suivre mon traditionnel recyclage annuel SST (avec un formateur interne "formaté" INRS) : dans les 2 cas, on a abordé le pb de la "disparition" des points de compression, on l'a regretté, et les formateurs ont convenu en mode [off] que si on savait les faire, on n'était pas obligé de les oublier ;).
D'autant plus que d'après eux, il peut arriver (il arrive ?) que l'interlocuteur-régulateur du 15-18-112, informé qu'un SST ou PSC intervient, lui demande si il sait les faire, et dans ce cas, le "mandate" pour les faire. Mais c'est du non-officiel ...
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Et ce que me disent des pontes qui interviennent toujours en équipe et avec du matériel alors que nous serons seul avec notre victime et quelques secondes pour réagir, je m'assoie dessus.
Faire simple...Revenir à la base...
Stabiliser et si possible améliorer l'état d'un victime!
Le point de compression est UNE solution.
Tafdak avec Patrick,tu observes et tu t'adaptes.
Si ça saigne tu stoppes le saignement... Point barre
Dans l'ordre, compression directe(manuelle ou pansement),si échec(ou impossibilité),tu passes à la compression indirecte(point de compression),puis garrot..
Si tu ne fais pas ça,le patient se retrouve exsangue,mais avec un beau membre non nécrosé.... Dans son cercueil,ça va lui faire une belle jambe(sans jeu de mots) La nécrose sera totale!
@++
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De toute façon, contrairement au SST, le titulaire d'une AFPS ou d'un PSC n'est pas tenu (stupidité !) de se recycler régulièrement (alors que c'est annuellement pour les SST), même si c'est évidemment recommandé.
DONC, il n'est pas tenu de connaître les nouveaux programmes.
DONC, il n'est pas tenu ... de "ne pas connaître" les points de compressions, puisqu'ils étaient au menu quand il a suivi la formation avant 2008.
DONC, en situation, il les utilise. Point barre. Personne ne pourra lui en faire le reproche.
Pour la pose du garrot, je serais plus circonspect, car il me semble que c'est considéré comme un acte médical, qui doit donc pouvoir être justifié. Ceci pour éviter des nécroses "évitables" en raison de garrotteurs trop zélés. Mais je me fais un peu l'avocat du diable, car en situation, on fait ce qu'on peut, pas ce que les formulaires-trucmuche et règlements machin-chose dictent. Si mon gamin se vide de son sang devant moi, et si je juge (en fonction de mes capacités de jugement dans ce genre de circonstance :'() que le garrot est justifié, je le ferai. Même si ce n'est plus au programme ...
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Allez, plus sérieusement, juste pour info ; j'ai passé le PSC en novembre dernier (pour actualiser mon "ancien" AFPS auprès de la FFKAMA), avec des pompiers, et je viens (lundi) de suivre mon traditionnel recyclage annuel SST (avec un formateur interne "formaté" INRS) : dans les 2 cas, on a abordé le pb de la "disparition" des points de compression, on l'a regretté, et les formateurs ont convenu en mode [off] que si on savait les faire, on n'était pas obligé de les oublier ;).
D'autant plus que d'après eux, il peut arriver (il arrive ?) que l'interlocuteur-régulateur du 15-18-112, informé qu'un SST ou PSC intervient, lui demande si il sait les faire, et dans ce cas, le "mandate" pour les faire. Mais c'est du non-officiel ...
Heureux quand même que le règne de la connerie ne s'étende pas partout, tellement c'est évident :up:
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Non M'sieur, le garrot entraîne toute forme d'irrigation sanguine et donc une nécrose et le garrot entraîne lui une interruption du flux artériel seulement.
Juste pour corriger, car là ta phrase n'est pas très claire ! ;)
- le garrot empêche toute circulation sanguine
- le point de compression empêche uniquement la circulation artérielle
C'est ce que tu voulais dire, non ?
En fait, c'est plus compliqué que ça :
- un point de compression est souvent à la fois artériel et veineux (meilleur exemple = en fémoral).
- la nécrose est due à l'arrêt de la circulation artérielle, pas veineuse
Au final, je rejoins totalement Pics : le point de compression est UNE solution, parmi d'autres.
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Le problème étant que si on applique ce qu'on aurait appris lors de ces stages, ça n'aura aucune valeur juridique si tu vois ce que je veux dire...
J'y connais pas grand chose mais je crois que ce genre de formation doit-être reconnue par l'état et "décernée" par celui-ci (qui de ce fait va te protéger dans la limite de ce qu'il t'as enseigné).
Je ne sais pas si je suis clair...
a+
les gestes que tu as appris ( je ne sais pas ce que tu as appris ) peuvent sauver une victime . Il n'y a pas besoin de diplome pour sauver quelqu'un.
Mais si tu as reçu un diplome suite à cette formation, sache qu'il n'a aucune valeur.
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De toute façon, contrairement au SST, le titulaire d'une AFPS ou d'un PSC n'est pas tenu (stupidité !) de se recycler régulièrement (alors que c'est annuellement pour les SST), même si c'est évidemment recommandé.
DONC, il n'est pas tenu de connaître les nouveaux programmes.
DONC, il n'est pas tenu ... de "ne pas connaître" les points de compressions, puisqu'ils étaient au menu quand il a suivi la formation avant 2008.
DONC, en situation, il les utilise. Point barre. Personne ne pourra lui en faire le reproche.
Oui c'est vrai et même s'il était au courant , on ne pourra pas lui reprocher de les avoir utiliser. Au contraire d'un titulaire de PSE1 et 2 ( pompier , secouriste associatif) qui va en faire de même. il risque d'avoir quelque ennuis car ils sont considérer come occupant un emploi . bon, ça s'est si ça se passe mal et qu'il y a plinte derrière mais c'est une autre histoire.
Les pts de compressions , ils ne sont plus enseigné en équipe ( PSE) depuis janvier 2007, en grand public depuis août 2007 et en SST depuis fin 2007. Les nouveaux secouristes ne les connaissent pas. Les qui les connaissaient ne vont plus s'entrainer avec et ne plus les faire correctement à la longue. Ils vont finir par être un lointain souvenir comme la RCP de 1 compression et 1 insufflation d'il y a tres longtemps ( pt être à l'époque ou les médecins venaient juste d'autoriser les non-médecin à faire du massage cardiaque).
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Pour l'instant, non. En tout cas pas formellement (risque juridique, tu penses bien...). Mais j'aimerais bien que ça devienne possible un jour, sauf que pour ça on aurait gravement besoin d'aide pour être appuyés par un organisme d'état qui nous couvre, quitte à faire le truc entièrement avec eux...
Ceci dit ça existe déjà hein... je sais d'ailleurs pas comment ça marche au niveau responsabilités et tout. Faudrait que je me renseigne.
Ciao ;)
David
voilà quelque chose qui pourrait t'aider:
http://www.secourisme.info/fichespratiques/final.php3?IDfiche=10
http://www.secourisme.info/fichespratiques/fichiers/formationfrance2.pdf
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En fait, c'est plus compliqué que ça :
- un point de compression est souvent à la fois artériel et veineux (meilleur exemple = en fémoral).
- la nécrose est due à l'arrêt de la circulation artérielle, pas veineuse
Je ne pense pas que tu te sois gourré donc pour le coup, je ne comprends pas : comment peut-on comprimer 2 vaisseaux avec 1 seul point de compression (à distance hein).
La nécrose interviendrait donc dans tous les cas d'hémorragie stoppée par compression artérielle (à distance ou non)?
a+
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Salut Guillaume !
Quand tu fais le point de compression en fémoral, tu utilises tout ton poing, en travers de l'aine. Tu comprimes donc sur environ 10 cm de large. Dans le pli inguinal passe l'artère fémorale et juste à côté la veine fémorale. D'où la compression artérielle et veineuse.
Pour ce qui est de la nécrose, oui, elle finira par arriver quelque soit la technique. Mais encore une fois, il vaut mieux nécroser une jambe que de se vider de son sang sur le goudron. D'autre part la nécrose n'est pas instantanée, dans l'intervalle on peut raisonnablement espérer que le relais sera pris par les secours médicalisés.
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De toute manière, si la fémorale est coupée, la jambe est relativement privée de sang frais, non ? Donc en gros, même si on contrôle l'hémorragie on a une patte qui est en train de mourir, ou une partie de patte au minimum. L'idée dans un cas aussi extrême c'est surtout d'éviter que ça ne soit tout le bonhomme qui se nécrose... donc y'a pas vraiment de débat possible sur les détails, si ? :-[
Mais bon. Ca reste un cas extrême une fémorale coupée non ? C'est l'exemple qu'on cite le plus souvent mais concrètement j'ai plus souvent vu des petits saignements superficiels, ou à la limite des gros saignements périphériques (un pouce ouvert déjà ça pisse bien)... déjà de savoir contrôler ça sans en foutre de partout et laisser le mec se vider d'un litre pour rien c'est pas mal non ?
Ciao ;)
David
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la fémorale coupée et bien coupée c'était "courrant" il y a 20-30 pour les bouchers et le personnel d'abattoir parce qu'ils prenaient appui sur le plis inguinal pour dessosser, ça reste une possibilité en grosse traumato, en particulier les fractures de fémur qui peuvent pisser pas mal, même à foyer fermé (c'est lié à l'anatomie de la zone mais aussi à la vascularisation propre du fémur)... mais de toute façon c'est dur à évaluer dans ce cas. J'avais appris les points de compressions (à l'école primaire puis à l'armée), je saurais pas faire autre chose (pansement compressif à la rigueur, mais j'ai aussi des bonnes notions d'anat et je sais ou chopper les différents pouls, je ne saurais pas faire ce n'est pas une question d'idéologie mais avant on rabacher tellement qu'en dehors du point de compression pas de salut que j'ai oublié le garot...
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L'idée dans un cas aussi extrême c'est surtout d'éviter que ça ne soit tout le bonhomme qui se nécrose... donc y'a pas vraiment de débat possible sur les détails, si ? :-[
+1000
@++
Ps:
Pour le reste et les hypothétiques conséquences juridiques... Rarement "pour ne pas dire jamais" vu une plainte aboutir pour avoir sauvé qqun..)
Bein.... lisez ce post,ça inspire!!!
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,8827.msg161249.html#msg161249
@++
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Histoire vraie:
c'est arrivé il y a longtemps dans ma ville:
un camion de livraison en zone pietonne, en maneuvrant l'arriére du camion casse la vitrine d'un commercant. Le conducteur descend et aide le commerçant à dégager les morceaux. Un morceau en triangle se détache du cadre supérieur...et rencontre la cuisse du chauffeur...hémorragie fémorale.
Pas de point de compression fait, secours ralentis car pietonnier et jour de marché,
déces du chauffeur.
Jonathan
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il est mort car il n'y avait pas de secouriste à proximité.
pour le point de compression, rien ne précise s'il y avait besoin de l'utiliser. ( ça veut pas dire qu'il aurait été inefficcace ou éfficcace ).
le bout de verre est resté planté? le chauffeur l'a-t'il retiré par réflexe?
99% des personnes à qui ont enseigne ces points ne l'utilisent jamais. les 1% restants ne savent plus les faire le moment venu. Seul une personne qui s'entraine règulièrement aurait pus être éfficcace avec l'utilisation de ces points. Mais en aucun cas pas les personnes qui passaient l'AFPS et ensuite ne revoyaient plus les gestes de leurs vie.
345002 personnes ont passé l'AFPS en 2006 ( souces: ministère de l'intérieur). Que reste-t'il de leurs connaissances 6 mois plus tard? 1 an aprés ? aujourd'hui ? quelque chose sans doute mais pas beaucoup. mais en aucun cas , ils ne seraient éfficcace le jour venu.
345002 personnes formées par an ? A se rythme là , il faudrait 200 ans pour former la population entière. Alors de là à recycler ceux qui sont déjà former ...
- Il ne faut oublier que les moniteurs font ces formation sur leurs temps libre et ce temps libre n'est pas extensible à l'infini.
- Les personnes formées ont besoin du PSC1 pour faire quelque chose ( etre animateur, rentrer à l'IUFM, etc ...) et ensuite, on ne les revoit plus. Il y a, c'est vrai, des personnes qui le passe pour connaissance personnelle, pour venir en aide à leurs proches, qui vont se faire formées mais on ne les voient pas plus ensuite.
- Est-ce un problème de prix ? Faux : les formations étaient gratuite il y a 20 ans ( dans ma élégation ) et il y avait beaucoup moins de personnes qui venaient se former. Je fais également passer l'AFPS à des personnes sur une journée et demie alors que ces même personnes pourraient le passer prche deleurs domicile. Cela leur éviter les frais de déplcement et les frais de repas.
Pour former les gens et qu'ils soient éfficcace le jours venus , il faut les prendre par la main ( euh c'est pour dire les emmener de force avec le fusil ) et les obliger à ce faire former.
" Oh j'ai pas le temps ", " j'ai pas envies de m'ennuyer avec " voilà quelques remarques faites à des personne qui viennet se former et qui voulaient ne pas venir seules.
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en aucun cas pas les personnes qui passaient l'AFPS et ensuite ne revoyaient plus les gestes de leurs vie.
c'est bien pour çà que le SST est plus "civique" que l'ex-AFPS néo-PSC1 et futur je-sais-pas-quoi : on le "repasse" chaque année, et au fil des ans le vernis des connaissances s'épaissit peu à peu ...
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99% des personnes à qui ont enseigne ces points ne l'utilisent jamais. les 1% restants ne savent plus les faire le moment venu.
Sans remettre en cause tes dires, tu t'appuies sur quoi ? ;) Parce que, si seulement 1% des personnes à qui on enseigne ces points les utilisent, c'est peut-être que très peu de personnes ont l'occasion de mettre en pratique ce qu'ils ont appris pendant leur AFPS. De plus, devant la rapidité d'action des secours en France (même si ça dépend des endroits), les secours peuvent déjà être présent sur les lieux alors qu'on est toujours à compresser la plaie et qu'on a pas encore envisagé de points de compression. Bien sûr, ça peut être du à un manque de rapidité. Mais, à choisir entre pas de secours et des secours lents, personnellement, je préfère des secours lents. Il est vrai qu'une personne bien formée devrait peut-être voir immédiatement lorsqu'on a besoin d'un point de compression... ? :-\
345002 personnes ont passé l'AFPS en 2006 ( souces: ministère de l'intérieur). Que reste-t'il de leurs connaissances 6 mois plus tard? 1 an aprés ? aujourd'hui ? quelque chose sans doute mais pas beaucoup. mais en aucun cas , ils ne seraient éfficcace le jour venu.
Il ne fallait pas te sentir la peine de généraliser. J'ai passé mon AFPS en 2005, j'ai eu l'occasion de me recycler il y a quelques mois. Désolé de t'apprendre que je m'en souvenais très bien, en tout cas, aussi bien qu'à la fin de la première formation. J'ai juste eu à me mettre au goût du jour : 30 compressions au lieu de 15, nouvelle PLS, etc. Et pourtant, je ne vaut pas plus qu'une personne lambda.
(Je ne pense pas que faire 15 compressions au lieu de 30 le rendait totalement inefficace?)
345002 personnes formées par an ? A se rythme là , il faudrait 200 ans pour former la population entière. Alors de là à recycler ceux qui sont déjà former ...
Calcul un peu rapide non ? Tu ne tiens pas compte de l'évolution de nombre de personnes passant l'afps. Ni du fait que la population contient des enfants (les plus jeunes) et des personnes agées qui n'ont pas tellement l'aptitude à le passer, ce qui enlève 10 millions de personne.
Puis certaines personnes n'arrivent pas à réagir positivement devant une situation à risque (panique, stress, etc), donc il est normal qu'elle n'envisage pas de passer l'afps qui leur serait bien inutile en situation. Bien sûr, on pourrait se dire que l'afps est un moyen de les tranquiliser face à des situations critiques. Oui pour certaines, non pour d'autres. C'est comme le lycéen qui oublie tout ce qu'il a appris à un passage oral.
Mais sur le fond, je suis d'accord qu'il n'y a pas assez de personnes formées.
Quant au sujet initial (les points de compression). Lors de mon dernier recyclage, on m'a bien dit de ne plus les utiliser. Mais si un jour peu probable, je me retrouve devant une victime sur laquelle la compression de la plaie est inefficace et avec des secours qui n'arrive pas, je n'hésiterais pas à l'utiliser. Peut-être que je me ferais trainer devant la justice pour pratique illégale d'actes médicales ou quoique ce soit, mais au moins, j'aurais fait ce que je pensais être le plus logique. Peut-être que je suis un danger public, je ne sais pas.
PS je ne sais pas si j'ai adopté un ton très ouvert au dialogue. Mais je ne demande qu'à faire évoluer mon opinion, peut-être trop éloigné de la réalité...
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Quant au sujet initial (les points de compression). Lors de mon dernier recyclage, on m'a bien dit de ne plus les utiliser. Mais si un jour peu probable, je me retrouve devant une victime sur laquelle la compression de la plaie est inefficace et avec des secours qui n'arrive pas, je n'hésiterais pas à l'utiliser. Peut-être que je me ferais trainer devant la justice pour pratique illégale d'actes médicales ou quoique ce soit, mais au moins, j'aurais fait ce que je pensais être le plus logique. Peut-être que je suis un danger public, je ne sais pas.
Non ne t'inquiète pas pour ça. Tu ne vas pas te retrouver en prison parce que tu as fais un point de compression. Même si qq1 porte plainte contre toi, soit il y aura non-lieu ou tu seras acquitté au tribunal. Un juge ne condamnera jamis q1 pour avoir sauver une autre personne.
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Je reviens du recyclage de mon monitorat SST et celui-ci nuance un peu le programme du PSC1 puisqu'il est dit que si le médecin du travail estime que si le risque de plaie trop large, amputation, corps étranger et pregnant il peut expressément demander par protocole aux moniteurs secouristes d'enseigner aux secouristes de la boite en question les points de compression à distance.
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put**n c'est bien ça. Un peu de neurones dans ce monde de brutes :up:
Je pense que pas mal de gens, notamment les secouristes qui font ça de manière impliquée et sérieuse, sont capables de circonstancier un minimum et d'appliquer les points de compression à distance uniquement quand c'est nécessaire ET correctement...
Mais bon... mes deux balles hein...
David
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Bonsoir les secouristes :up: !
Patrick, tu emploies le mot "nuance", et tu fais bien, car si on détaille la situation des SST, je crains fort qu'il n'y en ait pas beaucoup qui puissent bénéficier de cette exception ... Entre le tertiaire, où il va être difficile de persuader un médecin d'un risque de plaie grave ::), et tous les cas où la médecine du travail se fait à distance, sans visite approfondie sur le terrain, dans l'atelier, la cuisine ou autre (je ne généralise pas, mais çà existe :'(, et j'en sais quelque chose ...), au final, combien de protocoles d'exceptions seront mis en place pour les moniteurs SST ?
Enfin bon, c'est toujours çà de (re)pris ;) !
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j'ai tenté de suivre un peu ce débat (fort intéressant) mais pas mal de terme au niveau de vos formations m'échappent (je suis suisse, ca doit être pour ça :-) )
Alors, point de compression à distance ou pas ?
Grande question.
Le gros problème de la médecine d'urgence c'est que c'est une médecine qui évolue très rapidement, souvent par effet de mode. Personnellement, c'est cela qui me motive et me passionne jour après jour dans mon job.
Comme pour la réa cardiaque (15:2 vs 30:2 , cordarone vs lidocaïne, etc) la prise en charge des hémorragies extériorisées évolue pratiquement à une rythme annuel.
Depuis mes débuts d'interne, je suis passé par garrot, compression à distance, élévation du membre, pansement compressif, plus de garrot, plus de compression à distance, compression direct sur la plaie, etc.. etc.. etc.. bref, c'est un peu le zouk tout ça.
Pour simplifier les choses et pour éviter d'inventer le fil à couper le beurre une 2e fois, on a réussi en Suisse à bien standardiser les formations et les méthodes de prise en charge hospitalières et pré-hospitalières. Pour ceux qui connaissent un peu ce pays c'était pas partie gagnée. Pour vous rendre compte, il y a 26 lois sur la santé publique (une par canton) plus une au niveau national. Sans compter 4 langues nationales et donc tout autant de susceptibilités. Mais on y a est presque arrivé.
La totalité du monde anglo-saxon et une grande partie de l'Europe du nord travaille selon des guide-lines américaines.
ACLS : advanced cardiac life support - http://www.americanheart.org
BLS : basic life lupport
PBLS : pediatric basic life support
PHTLS : prehospital trauma life support
ATLS : advanced trauma life support
PALS : pediatric advanced life support
AMLS : Advanced medical life support
pour les plus connues.
Les cours BASIC sont des cours grand public: le BLS(-AED - défibrillation auto) est enseigné aux enfants dès l'âge de 8 ans et touche les thèmes de l'évaluation primaire du patient et de la réanimation cardio-respiration.
Le cours PHTLS est destiné avant tout aux intervenants de l'urgence pré-hosp
Et les cours advanced sont des cours pour les intervenants de l'urgence hospitalière et pré-hospitalière. Paramedic, infirmier-ère et toubib reçoivent la même formation dans des cours donnés en commun.
Ces formations existent depuis plus de 20 ans aux USA , sont reconnues au niveau international et se basent sur un concept appelé Evidence-Based Medecine - principe de médecine factuelle.
Pour en revenir au sujet de base.
J'ai sous les yeux, la dernière édition du PHTLS (6e édition française aux éditions Elsevier - http://phtls.fr ) et la dernière édition de l'ATLS (8e édition en anglais, publié par l'American College of Surgeons - http://www.facs.org/trauma/atls/index.html )
Dans les 2 cas, la guideline de prise en charge des hémorragies extériorisées est la suivante :
- Compression direct sur la plaie
- Pose d'un pansement compressif (en cas de fatigue du secouriste ou besoin de ses mains pour pratiquer un autre geste genre libération des VAS, etc,,)
et si impossibilité de contrôler l'hémorragie : Garrot.
Aucune étude n'a été faite et publiée sur l'utilité de l'élévation du membre ainsi que sur la compression artérielle à distance.
Comme je l'ai dis plus haut, ce qui est valable aujourd'hui, ne le sera peut-être plus demain. Ces guidelines sont une approche, une vérité, pas LA vérité. De plus, il s'agit d'une littérature orientée vers les professionnels de la santé. Je reste d'avis que la pose d'un garrot par un non-professionnel devrait être évité dans la plupart des cas. Pas tous.
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Bonjour,
Pour effectuer une compression directe dans l'aine en gardant les 2 mains libres pour pouvoir farfouiller dans la trousse on utilise le genou pour presser (avec une certaine technique pour ne pas exploser les cou***** du blessé).
Pour Patrick74 on peut vérifier si la pression dans l'aine est suffisante en prenant le pouls à la cheville...
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Pour Patrick74 on peut vérifier si la pression dans l'aine est suffisante en prenant le pouls à la cheville...
Un truc encore plus simple, la plaie qui va continuer à pisser ou moins ou plus. ;D