Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Le-Jerome le 30 décembre 2015 à 15:31:16
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Bonjour tout le monde,
Ma nièce qui est étudiante âgée de 22 ans m'a demandé un spray de défense, compte tenu des nombreux stages SD ACDS auxquels j'ai participé (j'ai fais aussi un peu de NTTC et tireur sportif), je ne reviens pas sur le fait que tout outil de défense n'est que le prolongement de la volonté et que tout outil de défense doit être pris en main et déployé rapidement etc etc...
On est tous d'accord.
Mais voila, elle n'a "jamais le temps" (comprenez pas de volonté) de se préparer sérieusement avec moi, je lui ai proposé de passer 2 à 3 heures pour faire des drills, connaitre les limites du spray OC, apprendre à le déployer, à enchainer sur fuite ou frappes selon nos bons principes.
Et j'avais aussi investi dans un PAO exprès pour elle, pour lui apprendre quelques frappes en poing marteau, bref une préparation la plus complète possible. Lui expliquer le "situational awareness", et l'évitement aussi, au moins le principe.
Le résultat ? rien du tout.
Même en vacances, il n'y a pas de temps, ça passe après la discothèque, les copines, le jour de l'an, le shopping et toujours une bonne excuse.
Donc voila, je l'ai prévenu que sans une préparation un minimum sérieuse, sortir un spray risquait vraiment d'avoir de très mauvaises conséquences pour elle...
Et pour mon neveu de 19 ans, pareil je voulais lui proposer une après midi avec son oncle, ici question de PAO, de magazine plié et awareness etc... mais pas moyen, toujours une bonne excuses (et même plusieurs à la fois) : copains, jeux vidéos, devoirs.
Du côté des parents c'est évitement de ces sujets et silence radio.
A noter aussi qu'ils ont le profil de la victime type, surtout le garçon.
Mes neveux s'imaginent qu'il suffit d'acheter un outil de défense pour être en sécurité (c'est aussi un peu le mode de pensée des parents) et j'ai beau expliquer le contraire et pourquoi à tout le monde, c'est p.ss.. dans un violon. Résultat d'un environnement très cocooning et consumériste,surprotecteur.
Leur père me demandant une fois en voyant les fusillades à l'AK47 à Marseille "quelle était la meilleure arme à feu à acheter face à ça"
J'avais beaucoup de mal à reprendre tout à zéro et à expliquer ce que vous imaginez,mais le message ne passait pas, c'était bizarre...
Quand à proposer de venir à un stage ACDS, c'est pareil pour tout le monde : personne ni parmi les amis ni ailleurs, ne peut ce jour là, curieusement...
Donc voila, de votre côté, est ce que votre entourage à qui vous aimeriez parfois transmettre des choses vous pose le même problème ? (PP en stage : "vous êtes des enseignants en puissance")
Je travaille en lycée en milieu scolaire et je constate en général une sorte d'avachissement, et une manie de sortir son portable avec les écouteurs, exactement dans les lieux et les moments où il vaut mieux ne pas le faire.
je suis dégouté, donc leur oncle a renoncé à leur transmettre quoi que ce soit.
Jérôme
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Yo,
Résultat d'un environnement très cocooning et consumériste.
A mon avis tu te trompe dans ton analyse; j'vais te raconter une histoire:
Il était une fois....non...bon, on s'en fout!
Dans mon club d'AMHE, nous sommes arrivé au stade où, pour continuer à progresser, il va nous falloir augmenter en explosivité sur nos entrainement. Comme nous jouons avec des outils qui, même s'ils sont prévus à cet effet, restent dangereux, nous avons décidé de prendre quelques pièces de protection en plus. Parallèlement à ça, toujours dans se but de progression, j'ai voulu faire passer l'idée qu'il allait falloir aussi augmenter la préparation physique et - grosse erreur - transpirer! Là: levée de bouclier, "on est là pour apprendre des techniques, pas pour faire de la muscu" et j'en passe et des meilleurs.
Conclusion: dépenser du pognon pour acheter du matos ne demande aucun effort, parcontre, le gratuit mais qui demande de l'investissement personnel: houlalalala! Mon brave monsieur! Qu'allez vous demander là!
(bon, résultat, on va passer le truc différemment, mais on va le passer).
Tcho
Hugo
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Par cocooning et consumériste j’entends qu'ils sont surprotégés, qu'on leur évite la confrontation avec la notion d'effort physique, de prise d'initiative et d'autonomie, et qu'on les éduque dans le sens ou tout se résout en payant, y compris la sécurité personnelle.
Ils sont du niveau classe moyenne, sans plus.
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Hello,
La notion d'effort physique suppose aussi, potentiellement, une certaine douleur - j'entends, sortir de sa zone de confort. Tout le monde n'est pas prêt / ne souhaite pas la ressentir.
Dans le cadre du spray, peut-être a-t-on "naturellement" plus confiance en du matériel et son éventuelle capacité à s'en servir (même sans entrainement pour le coup), qu'en soi sans artifice ?
Est-ce qu'il n'y a pas non plus une façon voilée de dire "ça sert à rien je me débrouillerai sans et j'improviserai"
Après, j'ai réussi à faire faire de la boxe à ma Madame :doubleup:
Bien cordialement,
Troll
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Dans le cadre du spray, peut-être a-t-on "naturellement" plus confiance en du matériel et son éventuelle capacité à s'en servir (même sans entrainement pour le coup), qu'en soi sans artifice ?
Troll
Le matériel ne sert à rien si il n'y a pas derrière une volonté et une détermination, et un minimum de compétence justement. Dans le cas contraire ça peut même être un réel danger pour l'utilisateur, au risque de se retrouver avec le spray enfoncé à quelque part...
Je m'en tiens sinon au contenu du bouquin "autodéfense au spray" de fred perrin, assez bien fait.
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Peut-être offrir des exemplaires de Protegor (http://www.amazon.fr/dp/2851807358) et La Self Defense (http://www.amazon.fr/dp/B00B5RFJSA) qu'ils pourront explorer "quand ils auront le temps" et qui pourront ensuite servir de base à des discussions ou exercices ? La violence reste un sujet difficile à aborder dans notre société, tu devrais te réjouir que tes neveux aient fait ce premier pas ! PAVC
Les connaissant, le bouquin va aller dormir sur une étagère...
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de toute façon, on ne peut pas faire le bonheur des gens contre leur volonté........
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Un proverbe que j'aime bien : "tu peux amener l'âne à la fontaine, mais tu ne peux pas obliger l'âne à boire". :D
J'ai rencontré le même problème que toi avec amis, famille, collègues, etc.
Beaucoup vivent dans l'illusion. Peu ont déjà pris des vrais coups, qui font comprendre que la bagarre, ça fait vraiment mal. Sans parler de ressentir la peur qui paralyse au moment de passer à l'action.
C'est malheureusement après une mauvaise expérience que la prise de conscience a lieu.
C'est compliqué de faire ressentir la violence, tant qu'on y est pas confronté.
Guillaume.
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Un proverbe que j'aime bien : "tu peux amener l'âne à la fontaine, mais tu ne peux pas obliger l'âne à boire". :D
J'ai rencontré le même problème que toi avec amis, famille, collègues, etc.
Oui je pensais aussi à ce proverbe :)
Mais c'est dommage de se dire qu'avec quelques heures de préparation renouvelées une paire de fois (par exemple) on peut leur faire gagner énormément en sécurité. Et en faire autre chose que des gens qui seront de la bouffe.
Le pire si tu veux c'est que si il avait opposition de leur part, questionnement, débat je pourrais argumenter, mais là il y a juste des prétextes bidons, des mensonges et en définitive de l'évitement.
Ou alors pas de réponse du tout de leur part.
Je ressens de mon côté pas mal de frustration, parce que j'aimerais vraiment apporter quelque chose d'utile à la communauté, et à ma famille, mais je réalise que je me heurte à la passivité de la famille moderne dans toute sa splendeur.
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classique.
Pour ma part je ne prèche que les convaincus. Et encore, vu mon niveau je me contente d'indiquer des sources sures (ACDS, lee morrisson ... et pas sur youtube de préférence, même si c'est un début ...)
le pire c'est ceux qui se pensent compétents parce qu'ils font du "self défense" au cours de body karaté SANS CONTACT ... si si, c'est marqué sur l'affiche, je l'ai vue de mes yeux ... ;#
alors on peut toujours espérer pour eux que le malheur les évite, essayer d'attirer leur attention, mais après ...
pour l'anecdote j'ai même proposé à a copine qui fait du self défense de se tester avec moi, mais elle a refusé. Bin non, pas sur moi. elle veut pas me faire mal ... ::)
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Je vais aller à contre-courant... :-[
Existe-t-il une statistique fiable concernant l'occurrence d'une agression?
Quelle proportion de la population aura, une fois dans sa vie, à subir une agression réelle?
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Existe-t-il une statistique fiable concernant l'occurrence d'une agression?
Quelle proportion de la population aura, une fois dans sa vie, à subir une agression réelle?
Si cette statistique existe, je ne la connais pas. Elle est non nulle, mais je la souhaite la plus faible possible. Par contre, c'est pour ma part plus une question d'état d'esprit que de probabilité.
Se préparer à la survie en général, c'est vouloir comprendre comment les choses fonctionnent pour pouvoir agir. Cela va de l'agression...à la manière de conserver de la viande sur de longues périodes. :D
Et même si finalement la probabilité d'être dans une situation extrême reste heureusement faible pour une personne dans la normalité, avoir fait ce travail de préparation, de formation devrais-je dire, permet de progresser. En ayant conscience des potentiels problèmes et en ayant des pistes de solutions en tête, cela amène la confiance, et permet d'être plus utile à sa communauté au sens large.
Ma pensée du soir...
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Certes.
Ma question était plus formulée dans ce sens: si la probabilité est faible (ou est ressentie comme faible) alors l'investissement personnel nécessaire peut éventuellement paraître excessif à une personne lambda.
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AMHA Il ne peut pas y avoir de statistique selon moi, tout est au cas par cas : où tu vis, tes habitudes, ton âge, sexe, fréquentations, etc il y a énormément de paramètres qui rentrent en compte :closedeyes:
Etre une fille de 20 ans et sortir le soir tard, prendre le RER de nuit en habitant Evry n'a rien à voir en terme de probabilité avec avoir 45 ans, être un gaillard et un chasseur et habiter un village de Lozère et se coucher tôt chaque soir...
On pourrait dire la même chose au sujet des arrêts cardiaques : quelle est la probabilité de croiser un arrêt cardiaque devant soi au cours des prochaines années ?
Donc la personne lambda jugera inopportun de passer un simple PSC1, ou de suivre 2 heures d'initiation défibrillateur+massage+alerte, mais il n'en demeure pas moins que si chacun faisait ça, on sauverait de nombreuses vies chaque année.
Le problème est que très peu de gens parmi le grand public ont une préparation et une formation à l'autodéfense de base (disons le niveau en sortant d'un stage FAB/TAIMN d'un jour et lecture de REPERE)
Et que si plusieurs personnes dans un wagon de train ou bus étaient formées, on pourrait éviter bien des drames aussi.
Au lieu de cela, bien des gens préfèrent vitupérer et se rabattre sur des considérations politiques au lieu de se prendre en charge.
http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ligne-paris-melun-une-etudiante-violee-dans-le-train-16-02-2015-4538073.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr
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Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...
Tu pourrais peut-être laisser tomber le truc temporairement, leur proposer de participer à des activités anodines (jogging, natation, rugby, poterie, macramé...) et instiller ponctuellement une dose de SD par un biais détourné ? En général, on retient plus facilement un détail incongru qui tombe comme un cheveu sur la soupe qu'un exposé encyclopédique sur la SD concentré sur 3 heures (je caricature évidemment).
Le point qui me paraît critique dans ce cas précis, outre l'absence de volonté déjà évoquée, reste AMHA l'apprentissage du "contact" avec un agresseur.
Rammstein
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Il y a beaucoup d histoires, ou des gens non formés a quoi que ce soit touchant de prêt ou de loin a la survie ou a la self défense,ont été des survivants.
c est meme une majorité des cas.
Il ne faut pas tomber dans le cliché des scénarios de film Hollywoodien ;)il n y a pas que le vétéran de guerre qui peut survivre
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tu leurs proposes des réponses a des questions qu elles ne se posent pas.
tu as certes répondus aux tiennes mais pas aux leurs,par ta lecture , tes entrainements etc...
Cela ne sert a rien de proposer des réponses.
attitudes....
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Hello,
Dans ce cas, à minima peut-on apprendre à scruter son environnement de façon passive et sensibiliser aux règles de bon sens
Exemple:
=> telle personne a l'air "louche"
=> rester dans les lieux passant
etc...
Cela n'implique que de poser le regard et peut déjà éviter pas mal d'ennuis, amha.
Bien cordialement,
Troll
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J'ai trouvé un tableau de statistiques datant de 2014 ici: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/05/04/01016-20140504ARTFIG00171-la-hausse-preoccupante-des-violences-contre-les-personnes.php
Pour note un auteur en avait marre de voir les gamins élevés à coups de smartphones et a écrit un livre pour élever des "Honey Badgers": http://beforeitsnews.com/opinion-conservative/2015/12/team-honey-badger-raising-fearless-kids-in-a-cowardly-world-3088408.html
On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif... :huh:
Et c'est pas le talisman spray qui changera quelque chose, ce serais même un facteur aggravant si elle pense pouvoir se permettre des trucs avec qu'elle ne ferait pas sans.
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Hello,
Pour "anecdote":
Le père de ma Madame a un spray. Un jour, en sortant du travail (18h, devant la gare, heure passante), il se fait alpaguer. La lutte reste verbale et tout termine bien...MAIS...il avait le spray dans la poche.
De son aveu, sur le coup, il n'a même pas réfléchi au fait qu'il avait le spray. L'autre était trop prêt de lui pour l'asperger (temps de réaction "sortir viser appuyer" vs temps de mouvement de l'agresseur) d'autant plus qu'il n'avait pas la main dans la poche et n'était pas prêt. Il n'a jamais appris à s'en servir de toute façon.
Il est rentré à la maison après une heure de transport, tout blanc et encore tremblant. Bref, pas de volonté combative. Psychologiquement, il pensait être à l'abri... Maintenant ladite bombe est dans le sac à dos...donc encore moins utile.
Tout cela pour dire qu'à mon avis, la SD commence avec trois choses:
=> observation de l'environnement immédiat (et son analyse naturellement)
=> connaitre quelques drills DE BASE
=> avoir un esprit UN MINIMUM combatif au cas où...
Bref rien d'insurmontable je pense.
Bien cordialement,
Troll
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Yo,
Une autre solution: lui offrir la boite de son spray vide, avec un mot de dans: tu l'auras si tu m'accorde 10mn que je te montre comment t'en servir...
(On parlait d'âne: là, c'est la carotte ;# )
Tcho
Hugo
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Salut à tous,
Je pense que Ramstein a donné une solution pas mal du tout.
Sinon ne te décourage pas, on vit je pense, tous un peu la mm chose en cellule familiale.
Pour l'anecdote, j'ai de collègues qui se sont réveillés "policiers" après les attentats, et ils étaient du métier depuis 20ans !!!!
Donc faut persévérer mais en finesse, comme le suggère Ramstein...
Raaouw
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Une suggestion, qui vaut ce qu'elle vaut, et qui peut faire du sens uniquement si la discussion est ouverte par une personne que tu souhaites convaincre : si jamais vous évoquez un fait divers de ce genre, tu peux toujours lui demander ce qu'ils auraient fait à la place de la victime. Et de fil en aiguille, leur faire prendre conscience ou leur démontrer que sans préparation, ils restent dans l'illusion. L'exemple cité plus haut est caricatural : "je sors ma bombe et j'asperge l'agresseur." OK. Tu proposes un essai à blanc et ton interlocuteur découvre qu'avant qu'il n'ait pu atteindre sa bombe, tu l'as déjà attrapé et secoué, voire cloué au sol. Fin de l'illusion, en espérant que cela permette une prise de conscience.
Dans la même idée, tu attrapes ton interlocuteur, tu le secoues un peu et tu lui demandes de te faire lâcher prise. Des fois, ça suffit à faire prendre conscience de la réalité d'un contact physique un peu violent.
Mais là encore, cela doit se faire avec l'accord de la personne, pour lui faire sentir les choses.
Guillaume.
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Observer l environnement ok, maintenant apprendre a detecter des personnes dont le comportement est "louche" c est pas evident. La "louchete" c est quelquechose de vague.
deux exemples:
fin de nuit a toulon, on s apprete a rentrer dormir lorsque un homme sort d un immeuble, clope au bec et nous demande du feu. Rien de special dans son attitude ou son apparence mais quelquechose m etonne, une fois qu il est parti je suis chiffonné et je rentre dans l immeuble pour checker. Et bien il avait allumé un feu dans la cage d escalier...
2) je sors du metro a st denis vers 21h, devant moi, deux jeunes femmes, elles prennent le meme chemin que moi et au final je sens qu elles deviennent nerveuses. Elles me regardent moi et ma grosse barbe. Finalement, elles rentrent dans mon immeuble, et comme la porte se referme seule ( et lentement ) elles me claquent la porte a la gueule. Heureusement qu elles n avaient rien dans la poche sinon, je m en prenaisune: giclee de lacrymo, coup de matraque, décharge de tazer...j y avais droit.
Pourtant a part mon apparence physique et une sale gueule fatiguée, je ne pense pas avoir eu une attitude louche, je n ai pas pu leur en parler pour demander...
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Observer l environnement ok, maintenant apprendre a detecter des personnes dont le comportement est "louche" c est pas evident. La "louchete" c est quelquechose de vague.
deux exemples:
fin de nuit a toulon, on s apprete a rentrer dormir lorsque un homme sort d un immeuble, clope au bec et nous demande du feu. Rien de special dans son attitude ou son apparence mais quelquechose m etonne, une fois qu il est parti je suis chiffonné et je rentre dans l immeuble pour checker. Et bien il avait allumé un feu dans la cage d escalier...
2) je sors du metro a st denis vers 21h, devant moi, deux jeunes femmes, elles prennent le meme chemin que moi et au final je sens qu elles deviennent nerveuses. Elles me regardent moi et ma grosse barbe. Finalement, elles rentrent dans mon immeuble, et comme la porte se referme seule ( et lentement ) elles me claquent la porte a la gueule. Heureusement qu elles n avaient rien dans la poche sinon, je m en prenaisune: giclee de lacrymo, coup de matraque, décharge de tazer...j y avais droit.
Pourtant a part mon apparence physique et une sale gueule fatiguée, je ne pense pas avoir eu une attitude louche, je n ai pas pu leur en parler pour demander...
En ce qui te concerne, pour le type qui demande du feu tu as écouté ton intuition à juste titre, le fameux "gut instinct", quand aux 2 filles, les gens sont souvent soit complètement flippés pour rien, soit au contraire complètement déconnectés de leur environnement et dans un aveuglement qui confine à la niaiserie (tout le monde il est gentil).
Ma nièce n'est finalement même pas passé à la maison récupérer le spray, je me serai donc farci 45 min aller et autant au retour pour acheter cette petite TW 1000 de 20 mL, pour rien.
Et c'est elle qui me l'avait demandé.
A filer à quelqu'un d'autre de sérieux et qui le mérite, éventuellement.
A ce compte là c'est même inutile de vouloir offrir Protegor, ou un exemplaire imprimé de REPERES, de discuter "situationnal awareness", "grey man", "évitement", "self protection", "OODA", "gut instinct" etc...
C'est même inutile d’aborder les bases de tout ça sans aller aussi loin, de toute façon, j'ai compris qu'ils (mes neveux) ne voulaient rien entendre, ni leurs parents.
Et pourtant, tout ces concepts qui ne coutent rien à l'achat et qui permettent d'éviter 95 % des problèmes, si on les exploite vraiment à fond.
Et dire qu'avec un spray bien utilisé et préparé et un peu de préparation sérieuse à la self TAIMN et FAB, on peut élaguer encore un peu, une partie dans les 5 % qui reste.
Attention je ne dis pas que le spray est LA solution ultime, j'en parle comme d'un outil de défense avec ses particularités, son usage, ses risques et ses limites, mais d'une accessibilité certaine au regard de l'investissement en temps pour la prise en main et l'habileté requise, ainsi que les conséquences qu'en entraine l'usage.
Mais bon comme a dit quelqu'un plus haut, on peut conduire son âne à l'abreuvoir mais on ne peut pas le forcer à boire.
Ce que je ressens : un sentiment d'inutilité et de la déception, du temps perdu aussi.
Quant à moi, il me reste à attendre avec impatience le prochain stage avec PP ou autres, d'ailleurs j'envisage de faire un TED aussi :)
A ce sujet, j'aurais voulu pouvoir discuter de certaines questions que je me pose, même après une certaine recherche, mais à regret cela n'est pas possible sur le forum, car cela porte sur le choix de certaines armes/calibres, et que ce thème fait toujours dérailler la discussion.
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Je pense que ce sujet est à rapprocher de celui-ci (http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67265.0.html)
Je pense que tu projettes ta problématique et tes préoccupations sur des gens qui n'en ont pas grand chose à battre.
L'expérience est incommunicable pour la plupart tant qu'on n'a pas eu des emmerdes ou senti passer le vent du boulet.
Vu son peu d'empressement, c'est à se demander si ta nièce n'a pas accepté de te laisser lui procurer une gazeuse sur ton insistance et par lassitude. ;)
Le meilleur service à lui rendre ... Si tu y tiens vraiment... Est de lui faire subir un simulacre d'agression si tu as des copains très dévoués ... Et bons comédiens :lol:
Sinon, laisse tomber ... Et va plutôt mettre un cierge et prie pour que la vie lui apprenne sans trop de dégâts irrémédiables :bang:
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Et si finalement je le garde en EDC pour moi, le spray ?
Sachant que je n'ai pas une allure de client type de la police et que je ne fréquente pas les lieux moisis et le heures indues.
Les seuls "outils" de protection que je me suis résolu à porter et transporter, c'est stylo, magazine, lampe torche et gros sifflet.
En fait si après renseignement pris directement auprès d'un groupe de policiers municipaux (au détour d'une discussion sur le pas de tir où ils viennent souvent), c'est toléré en principe pour les femmes ou les personnes un peu âgées.
Moi par contre je n'ai pas envie d'avoir des ennuis en cas de contrôle, ou devoir justifier du port en cas d'utilisation.
Surtout par les temps qui courent avec l'état d'urgence.
Je suis d'un tempérament anxieux et si je peux éviter des jours/semaines d'attente d'un procès avec risques à la clé pour pour port d'arme de catégorie D non autorisé, je préfère éviter et les laisser à la maison pour la défense à domicile.
Je m'en tiendrai à ce qui est pratiqué et appris en stage, point (mains nues, armes improvisées, stylos lampe, magazine)
Il y a déjà des fils sur le forum, mais qui datent un peu.
Certains d'entre vous ont ils récemment et en tant que civil fait usage d'un spray/guardian angel sur la voie publique, quelles ont été les suites (policières) ?
Pour moi le seul avantage du spray est de riposter avec un peu de distance, comme 1 m ou 1,50 m.
Si on doit s'expliquer sur le fait qu'on portait un spray, qu'est ce qu'il faut dire à l'agent ?
Tout ça me donnera une idée. d'une décision à prendre.
Sachant que désormais on ne voit plus d'entrainement au spray dans les derniers stages.
Vos avis les anciens, les "Goranes" (et les autres) ;D ?
Jérôme
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Certains d'entre vous ont ils récemment et en tant que civil fait usage d'un spray/guardian angel sur la voie publique, quelles ont été les suites (policières) ?
Cet été avec un ami nous sommes tombés dans ce qui sentait foutrement une embuscade, en revenant d'une fête urbaine. Nous étions suivis à une cinquantaine de mètres par cinq bonhommes plutôt bruyants.
Devant nous une paire de gonzesses, plutôt mignonnes et court vêtues.
Elles sont rentrées dans un immeubles, les gus sont devenus plus silencieux, se sont rapprochés. Innocemment nous avons changé de trottoir, un coup d'oeil en arrière ils n'étaient plus que trois.
Au carrefour suivant, deux gars arrivent par la droite, en parlant fort (grosse impression qu'ils étaient essoufflés et qu'ils jouaient pour cacher ça). L'un d'eux à un truc qui ressemble à une teleco repliée dans la main droite (ou une grosse cigarette électronique).
Ils sont venus droit vers nous, toujours hilares, en se poussant gentillement du coude, mais toujours un regard droit sur nous.
A trois mètres j'ai poussé mon collègue, "court", et je leur ai vidé mon spray à la tronche, un beau Z à la Perrin, et j'ai couru en gardant le doigt sur la gachette. On s'est fait courser, ça a gueulé des "choppe le", des insultes, mais on s'est barrés.
J'ai tourné en rond pendant trois, quatre jours à ne pas savoir quoi faire, à me remettre la scène encore et encore. Sur le coup, j'étais absolument sur de moi. Après réflexion, j'en savais rien. Puis si. Puis non.
J'en ai parlé à un collègue flic, plainte ou pas? Il m'a dit "laisse courir", 6 mois et rien. Il a lorgné de son coté, rien non plus.
Je reste persuadé que mon spray nous a sauvé ce soir la. Il est dans un tiroir. Mais je ne l'ai pas remplacé.
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Yo,
je préfère éviter et les laisser à la maison pour la défense à domicile.
Alors, dépend si ton spray est à gaz ou en gel. Un gaz, dans un lieu fermé comme une barraque, c'est pas forcément l'idéal.... :blink:
Pour moi le seul avantage du spray est de riposter avec un peu de distance, comme 1 m ou 1,50 m.
Et, comme dans la situation vécu par Setrus (merci du témoignage :up:), de prendre la fuite! :)
Si on doit s'expliquer sur le fait qu'on portait un spray, qu'est ce qu'il faut dire à l'agent ?
Tu peux toujours leur dire que tu as confondu avec du dé-o....mais s'ils te demandent de leur montrer, t'es mal! ;# :lol:
Plus sérieusement, si tu te faisais chopper avec un spray, je pense qu'il faut jouer carte sur table: t'es pas vraiment dans une position où il faut les prendre pour des cons...après, dépend du contexte, des flics, de toi...
Concrètement, si tu es pris cagoulé dans une manif avec ça, t'auras plus d'emmerde qu'en rentrant chez toi et en expliquant que tu traverses des zones à la cons tout les jours et que tu préfères de donner des solutions de replis...
Tcho
Hugo
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+ 1 avec Hurgoz ... miser sur la franchise mais tu sais que c'est interdit ... tu peux "jouer" aussi sur le contexte anxiogène même si tu vas passer pour un con ( gaz contre kalach c'est pas très crédible)
Je n'ai pas de gazeuse car je ne traine pas en milieu urbain, et surtout parce que je n'ai jamais "drillé" avec ...
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Hello,
Ca fait un +2 avec Hurgoz et la franchise alors ;)
Ma Madame en a un dans son sac. Il y a un an, nous nous promenions dans Lens, pour visiter. C'était l'été, et nous étions tous deux très passe-partout : jean, basket, t-shirt, etc... De son côté, elle avait un sac à main.
Notre balade nous amène autour du stade de foot. Je précise qu'il n'y avait pas de match ni la veille, ni le jour, ni le lendemain.
Un policier arrive et nous contrôle. Elle doit lui indiquer (et sortir) le contenu de son sac. Elle tend naïvement la bombe. De là, le policier est surpris qu'elle la lui présente ainsi, sans avoir chercher à la cacher. Il explique que normalement, c'est interdit. Elle répond (honnêtement) qu'elle ne le savait pas et lui a proposé de la lui laisser en guise de bonne foi. Son honnêteté a dû se noter car il a laissé filer.
Cela dit cette situation est de ma faute car j'avais dit à Madame que c'était légalement interdit mais en général toléré dans la pratique...
Conclusion: être honnête, ne pas chercher à enfumer, être "sympa" et normalement, ça doit passer.
Bien cordialement,
Troll
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Salut!
Effectivement, on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif...
Le problème, c'est même qu'à trop insister tu risques de les braquer...
Après si tu y tiens vraiment, tu peux tenter quelque chose:
Une terrasse de café sur une place fréquentée; le prétexte de prendre une conso et l'exo de l'éveil à son environnement...
"Ah, regarde, celui /celle là qui passe! il/elle était tellement absorbé par son portable qu'ils se sont rentrés dedans avec l'autre! (la cerise, c'est lorsqu'en face le ton monte)"
"Tiens, il /elle ne fait pas attention à sa sacoche/sac à main sous la table, tout est par terre; il/elle va oublier quelque chose en partant"...
En général, ça fait marrer et avec un peu de chance, cela se passe comme cela... Et même parfois, tu pourras si vous assistez à des "incidents" te permettre d'aller plus loin (2ème étape) et prodiguer les conseils de base...
L'étape suivante sera de faire mettre l'autre dans la peau d'un éventuel voleur/agresseur qui choisirait sa victime en fonction des observations comportementales des autres personnes à proximité...
MAIS! A ne pas faire tout d'un coup! distille les infos à doses homéopathiques pour ne pas "saouler" ... Quoiqu'il en soit, même si ton entourage n'en retient ne serait ce qu'1 pour cent, ce sera déjà mieux que maintenant.
Après, de là à ce qu'ils franchisent le pas et en viennent à faire un stage ou entrainement il y a un monde et il faut qu'ils en ressentent réellement le besoin pour le faire.
Pour Madame, il m'a fallu des années pour que certaines choses passent et c'est un travail de longue halène mais j'ai obtenu quelques résultats et elle est même venu participer à 2 stages :doubleup:!
Pour ce qui est de la "gazeuse", arme de catégorie D, c'est une tolérance dans certains cas/personne; la franchise est appréciée par tout le monde et en découle généralement l'indulgence ...
@ Jérome: pour le reste: mp.
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Salut à tous,
Bon, je prends le fil en route, et je me permets de poser mon grain de sel parce que c'est une problématique qu'on rencontre tout le temps quand on doit former des gens qui n'ont pas choisi sciemment d'être formés. Typiquement, quand je bosse avec l'armée ou avec des groupes issus du service public "at large" je rencontre exactement la même attitude chez une majorité de gens.
En gros, ça se résume à "pourquoi je m'emmerderais, ça me servira jamais à rien ton truc"...
Et en clair, c'est une question de motivation.
Traditionnellement on a toujours plus ou moins fonctionné en mode "tu fermes ta gueule on te demande pas d'aimer ça". J'essaie de faire un peu mieux, en poussant les gens à comprendre l'intérêt de la chose. Après, pour les autres, il reste toujours le plan B, à savoir la règle de vie #4 : on te demande pas d'aimer ça, tu dois juste le faire.
La bonne question à se poser est "quelle est, pour vous, la source de motivation à vous faire chier pour ce genre de trucs" ? Et si on est honnête, ça revient très souvent plus ou moins à une appréciation du risque basée sur le vécu perso, ou de celui d'un proche. En gros, les gens qui s'emmerdent à se former à la self sont ceux qui ont déjà ramassé dans la gueule sérieusement, ou vu quelqu'un y passer. Le plus souvent, les deux. Ce sont aussi des gens qui ont suffisamment confiance dans leurs ressources intrinsèques pour arriver à se dire "je peux arriver à mourir moins souvent".
Si ces deux conditions là ne sont pas réunies, autant pisser dans un violon si on imagine faire bouger quelqu'un volontairement. Alors soit on contraint, soit on lâche l'affaire en espérant que le retour au réel ne sera pas mortel, et qu'il laissera ensuite une marge de progression possible (pas de décès ni de séquelles psy ou physiques trop handicappantes).
Tout se joue dans l'estime de soi et la confiance en soi, d'abord et avant tout. Et si vous voulez aider vos proches à avoir envie de se défendre, un bon point de départ c'est :
1) ne pas nuire à leur estime d'eux-mêmes en les enfonçant avec des "tu dois", "tu devrais" et "c'est nul que tu ne fasses pas"...
2) globalement, être un regard positif et une présence aimante / valorisante pour eux, plus que l'inverse...
Et vous devrez faire ça dans la durée.
Eh ouais, je sais. Vous attendiez un truc de mec, avec des grosses c*u!lles et des solutions où on peut contrôler l'intégralité du process. Manque de bol, la première chose à faire c'est juste de ne pas nuire.
Pour le reste, on ne peut pas tirer sur les fleurs pour les faire pousser plus vite. Utilisez votre énergie pour progresser et vous entraîner, ça sera plus utile que de casser les burnes à votre entourage ;)
David
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Yo,
Eh ouais, je sais. Vous attendiez un truc de mec, avec des grosses c*u!lles et des solutions où on peut contrôler l'intégralité du process. Manque de bol, la première chose à faire c'est juste de ne pas nuire.
Ben non: on s'attendait exactement à ça! C'est toi qui te fais une idée de l'idée qu'on se fait! ;# ;# :lol: :lol:
Plus sérieusement: en général, on ne peu pas changer autruit. C'est autruit qui boss pour changer....au mieux on peu servir "d'exemple", au pire de garde fou.
J'aime bien l'idée de la mise en valeur: niveau pédagogie j'ai jamais essayé, mais ça doit pas tant mal marcher. Faut juste pouvoir appliquer ça dans le temps. :up:
Tcho
Hugo
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Bonsoir,
je trouve que le titre de ce fil est super bien choisi, parce qu'il s'agit vraiment de la question de la peur ici.
Quand les personnes disent "pourquoi je m'emmerderai à apprendre à me défendre, ou à me servir d'un outil de défense, ou de survie, etc.", ce qu'elles ne disent pas, c'est qu'elles ont peur de se confronter à ce qui leur fait peur. (elles ont peur d'avoir peur)
Le fait de devoir toucher à un spray au poivre leur fait sentir leur peur de la situation d'agression et elles ne peuvent pas le supporter... C'est leur peur qu'elles évitent.
Du coup, parler de cette peur, même de façon bienveillante et chercher à les convaincre, c'est presque impossible, parce que cela leur fait ressentir leur peur d'en parler et qu'elles ont appris à se défendre en étouffant leur peur, ce qui est moins coûteux que de l'affronter. Mais il y a un autre problème.
Les personnes que j'ai rencontré qui étaient dans ce cas de figure étaient très mal à l'aise avec l'idée de toucher quelqu'un ou d'être touché.
Elles ont intégré un code éthique bien cadré et, si j'ose dire, bien huilé, qui fait qu'elles se sentent dans leur bon droit de ne pas toucher les autres (même quand il s'agit de leur venir en aide) et s'imaginent pouvoir interdire à quelqu'un de les toucher. Et là on a beaucoup beaucoup de chemin à faire pour les amener à l'idée d'être peut-être agressé, et encore plus à « se défendre »... mais il y a des solutions.
Entre parenthèse, l'interdit du toucher est un des premiers interdits que l'on inculque aux enfants et, dans une certaine mesure, c'est une bonne chose parce que toucher aux affaires des autres est à l'origine de beaucoup de conflits. Mais, s'il ne faut pas toucher aux affaires des autres, il faut pouvoir faire respecter les siennes dans le cas où c'est l'autre qui veut y toucher. Et ça beaucoup de parents ont du mal à faire passer le message...
Ces personnes réfractaires à la self préfèrent trouver des évitements pour ne pas avoir à toucher l'autre et, à leurs yeux, l'outil est efficace s'il leur permet de se tenir loin de l'autre, comme une arme de dissuasion par exemple. "Je sors mon spray et l'autre va partir..." (Dans leur idée, elles ne pensent même pas avoir à appuyer sur le bouton. Elles n'imaginent pas avoir à « toucher l'autre » avec le spray).
C'est quelque chose que j'ai finis par découvrir à force de discussion longues et pénibles, pour en venir à cette conclusion simple : la personne a juste peur de toucher l'autre.
Et du coup, dire à quelqu'un qui hait le contact physique de faire de la self... c'est précipiter les choses selon moi. D'ailleurs, sur la question du temps, il me semble qu'il vaut mieux y aller doucement mais sûrement, plutôt que de rater sans pouvoir recommencer. Certes, des dangers existent toujours dans l'immédiat, mais il va falloir aussi prendre tout le temps nécessaire pour passer de l'état de larve apeurée à celui d'humain combatif.
Du coup, il me semble que s'occuper de cette phobie du "contact physique" avant de parler self défense est une bonne stratégie.
Si elles se désensibilisent progressivement de leur aversion pour le contact, elles envisageront plus facilement le combat, avec le temps.
Après, il y a plein de moyens. Perso, avec mes filles (4 et 2 ans) j'en utilise deux principalement : les câlins et jouer à la bagarre.
Pour moi, un enfant qu'on a souvent pris dans les bras, à qui on a fait pleins de bisous, qu'on a fait tournoyer dans les airs, qu'on a poussé, tiré, coincé, secoué gentiment, tapé avec modération (juste pour qu'il intègre progressivement la force que peut avoir l'autre et qu'il s'autorise à en faire autant), etc... celui-là il aura beaucoup moins peur du contact et aura le goût de jouer de la bagarre.
Et si un jour ce n'est plus pour rigoler, il sera prêt parce qu'il aura déjà "lâché les chevaux" avec papa.
ça peut marcher aussi avec les adultes. combien de fois je joue à la bagarre avec mes potes ! et les copines aussi, surtout celles qui "n'aiment pas la violence", je les pousse un peu de temps en temps pour rigoler (pour les faire rigoler aussi), et si elles trouvent ça marrant, on s'amuse un peu à la bagarre aussi ! et c'est parti pour un "combat souple" avec "kick-balls" et "main dans ta face" ! ;#
Petit conseil : ne jamais afficher une posture de maître, d'enseignant. Cela inhibe leur agressivité et le côté "mec qui veut enseigner son art martial' les fait chier royalement !
Au contraire, il faut ressembler à "un-petit-cherche-m*rde-rigolo-qui-ne-demande-qu'à-se-faire-taper", parce que c'est ça l'objectif, qu'ils nous tapent bordel !! Apprendre à taper sur les autres, ça commence comme ça, avec quelqu'un qui a mérité de se faire taper en rigolant ! Un put**n de maso qui ne demande que ça !!
C'est très pédagogique ce que je dis là !
Un lasergame ou mieux un paintball, assez régulièrement, cela peut leur donner le goût de s'affronter, tout en respectant une certaine distance. (progressivité)
Ça peut aussi être un jeu de ballon, dans lequel il y a du contact physique.
Des trucs qui font qu'on touche les autres, qu'on se pousse, qu'on se tire, qu'on lance un truc vers l'autre pour le toucher ou lui faire la passe (en tout cas on vise)... et après, quand on aime ça, quand on aime les gens avec qui on fait ça, on peut passer à la self !
Après, c'est sûr que si la personne est du genre à serrer la main de son père pour lui dire bonjour, qu'elle passe son temps devant des écrans, qu'elle a autant de chaleur humaine qu'un ordinateur, ça sera vachement difficile d'amener un contact bienveillant avec elle... alors se taper dessus...
Mais bon, t'es super motivé et bienveillant, tu trouveras les occasions et les astuces pour renouer un vrai contact chaleureux avec eux et, ensuite, ils te suivront pour jouer à la bagarre !
En tout cas, je te soutiens à 200% dans ta démarche !
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En tout cas, je te soutiens à 200% dans ta démarche !
Merci !
Utilisez votre énergie pour progresser et vous entraîner, ça sera plus utile que de casser les burnes à votre entourage
J'ai vu avec Ensuquet en MP et je pense que je vais continuer à travailler quelques trucs seul de mon côté, bien que cette démarche soit mieux que rien on en voit rapidement les limites.
Mais bon je pense continuer à travailler à fond l'awareness car c'est fondamental, comme je le fais sérieusement depuis le début de cet été, donc 6 mois.
D'une façon générale et pour rebondir sur le sujet de l'awareness justement.
A ce sujet je constate un certain progrès dans la mesure où je me surprend à remarquer spontanément et involontairement certains détails (individu marchant avec une main dans la poche, attitude de groupe bizarrement louche, sortie de secours, personne connue identifiée dés que je la croise en voiture...)
En fait la meilleure description de ce que je constate serait que :
"je remarque que je remarque"
L'idée c'est aussi de réguler en fonction des 4 couleurs du code de Cooper, en poussant parfois volontairement l'attention au niveau orange pour faire travailler la machine, redescendre ensuite, capter la ligne de base ("monitor the baseline - general mood of the place").
Se placer judicieusement dans un resto sans perdre de temps, quand c'est possible.
Jouer à me poser des question simples sur les personnes autour de moi, aussi. Un peu comme expliqué plus haut.
Je travaille pas mal la vision périphérique aussi, et l'audition, les reflets dans les vitrines...
L'autre soir j'étais au restaurant avec un ami, derrière nous un couple se disputait assez durement, mais sans crier.
Je suis allé au toilettes et en revenant, mon collègue m'a expliqué qu'il avait remarqué la dispute en mon absence.
De mon côté j'avais repéré involontairement la scène en l'entendant, depuis 2 ou 3 minutes avant de me lever, mais tout en discutant avec mon collègue.
Précisions : le couple était derrière moi, donc en face de mon collègue.
De même avant d'arriver au resto, il n'avait pas remarqué qu'en me suivant il avait évité, en traversant, quelques individus arrivant 30 ou 40 m en face de nous sur le petit chemin sombre qui longe la route, derrière un buisson (j'en ai discuté ensuite avec lui).
Le collègue en question n'est pas quelqu'un de spécialement inattentif et distrait, il est dans la moyenne.
Donc j'ai l'impression que mes déplacements sont suffisamment anodins pour ne pas attirer l'attention mais que je reste capable de capter ce qui se passe autour de moi.
Évidemment tenu vestimentaire assez neutre mais propre pour moi, rien de valeur, ni attitude de victime, ni mâle alpha raté, ni beauf, déplacement plutôt rapide (ma façon de marcher à la base) j'essaie la notion de "grey man".
Ce sont des choses que l'on peut travailler effectivement soi même énormément, je précise que j'habite une ville du sud assez naze et réputée pour son insécurité.
L'évitement reste aussi une priorité fondamentale.
La self pour moi c'est :
- un système permettant de répondre à toute situation ne pouvant être évitée préventivement, ni désescaladée, ni fuit.
Mais aussi
- un système permettant de gagner en confiance et donc adopter inconsciemment un langage non verbal limitant le risque d'être choisi comme une victime.
Et également
- un moyen de prendre conscience des risques physiques et judiciaires de la violence.
Pour l'awareness, c'est une chose qui pour moi va plus loin que la simple connaissance en temps réel de mon environnement direct, c'est aussi la conscience de l'actualité, de l'ambiance de la ville où je suis, de "l'esprit du temps", de discussions avec un peu tout le monde, qui peut permettre de déceler une évolution de la situation globale et de pouvoir s'y adapter (économie, climat social etc...)
Sinon oui, c'est bien de peur dont il est question ici, peur du contact, peur de se confronter à des peurs, d'avoir peur, de se confronter à ses manques, mais aussi paresse, individualisme et je-m'en-foutisme, tout ça se mélange.
Peut être qu'un jour ce sera possible avec eux (mes neveux) mais en attendant rien ne peut être fait sans qu'il y ait une réelle demande de leur part.
J'ajoute que ce sont des gamins surprotégés.
Jérôme
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Nous sommes deux copines, mamans solos et assez débrouillardes en terme d'évolution en milieu urbain et de désescalade des situations potentiellement merdiques.
On a fait un bilan toutes les deux de ce que l'on savait gérer et de ce qui pouvait se transmettre, et comment faire pour que l'ado concernée apprenne par l'expérience gentille, mais expérience quand même.
Du coup, quand nous sommes en ville ( pour faire du shopping ( attrait ado +++)) nous avons pris l'habitude de marcher plusieurs mètres derrière elle ( et ses copines qd il y en a ) et de la laisser se débrouiller seule au départ.
Comment gère-t'elle le mec bourré-mais-pas-méchant à la Fête de la Musique ? Est-ce qu'elle a flairé le mec-pas-si-bourré-que-ça-et-entreprenant ? Est-ce qu'elle a percuté que reculer dans une impasse c'est se bloquer tout seul ?
Des que l'on voit/sent qu'elle ne va pas s'en dépatouiller, on intervient.
Le but n'étant pas de traumatiser la gamine...
Ensuite, on en reparle, on lui explique comment, nous, on a géré. Le pourquoi du comment de telle attitude ou tel discours et l'intérêt.
Le spray :
On a pensé à l'équiper au départ.
Puis on s'est rendu compte que, tant qu'elle n'aurait pas compris que se défendre c'est être déterminé à aller au contact si c'est nécessaire ( = frapper quelqu'un OMG ! ) c'était une fausse bonne idée.
Comme écrit par fabien8242, elle est justement dans le cas de figure ou le contact est tabou et la déstabilise complètement.
Or le type de comportement qu'elle doit gérer c'est justement le contact du mec-amical-avec-une-idée-derrière-la-tête qui lui passe innocemment, mais sans demander la permission, le bras sur l'épaule à un concert.
Donc on a pensé que l'équiper d'une bombe servirait surtout à lui donner un faux sentiment de sécurité (et un vrai moyen de se blesser ) et qu'on devait plutôt travailler sur son flair, son awareness (= si tu n'étais pas nez dans ton i-phone, tu l'aurais vu venir...), et sa capacité à garder la tête froide quand elle stresse.
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@Tekkel
Super pour ton éducation envers ta fille, ce serait bien si tout le monde pouvait faire cela.
Effectivement je pense aussi que les sales faits divers seraient nettement plus rares si les personnes de sa tranche d'âge pouvaient intégrer quelques éléments sérieux de protection personnelle (je ne vais pas me répéter).
Au delà de ça je crois que cela devrait faire partie de l'éducation du grand public dans les universités, comme aux états unis, dans certains campus comme celui d'Amarillo au Texas.
Le campus possède c'est vrai son propre poste de police, mais ils ont une politique de sensibilisation des étudiants à la sécurité personnelle via le programme "Whistles for life".
En clair l'attitude de protection perso s'accompagne d'un accord entre tous les étudiants et les policiers privés du campus, en cas d'utilisation d'un sifflet d'alerte, et chaque étudiant a son propre sifflet.
Si quelqu'un siffle, celui qui entend doit siffler aussi, se diriger vers l'origine de l'appel en sifflant lui aussi, et prévenir le poste de sécurité par téléphone.
Les autres qui entendent font de même.
https://www.youtube.com/watch?v=01Oidvt-u24
Bon le campus semble déjà très sécurisé et affiche un niveau quasi nul de délits et crimes.
Le port du sifflet a également un rôle "rassurant" et "d'aide mémoire", c'est un symbole pour ne pas oublier les principes de sécu perso, une sorte de pense bête.
On ne parle pas suffisamment aussi des lampes torches, dans le sens ou une petite lampe de qualité fonctionnant avec 1 pile LR6 et produisant 80 ou 100 lumens (parfois même un peu plus) pour 25 ou 35 euros permet de lever le doute en cas de zone sombre sur un parking, une entrée d'immeuble, un porche ou une cour, autour de sa voiture avant de s'approcher etc...)
Associé à une démarche sure et à des vêtements adaptés pour la course et la fuite, c'est à la portée de plein de monde et sans risque illégal.
ça peut aussi éblouir un court instant et donner une possibilité de gagner un instant pour fuir.
C'est un beau cadeau à faire à quelqu'un aussi, un sifflet et une torche. ::)
Surtout avec les puissances de maintenant, qui peuvent se compter en centaines de lumens tout en tenant dans une poche.
(on frôle même les 1000 lumens avec une Fenix PD 35 ou une Nitecore P 12 et un accu rechargeable)
En plus la torche est toujours utile ou pratique en plein de circonstances (panne de courant, en voiture, en vacances, pour chercher quelque chose dans la pénombre...)
@tout le monde : Une connaissance qui possède une petite maison de village en Lozère (dans un hameau de même pas une centaine de maisons) mais PAS la même personne que dans mon autre fil, rien à voir (celui qui s'appelle "tentative de vol, de l'utilité du bruit et de la lumière" - fil d'ailleurs mal démarré et au contenu décevant), est venu me trouver pour demander conseil car il craignait un peu un risque de vol, sans réelle raison ou sans qu'il y ait un précédent.
Au départ il voulait une arme de défense.
Après discussion entre nous et analyse rationnelle de la situation, il s'est entendu avec le maire et les 2 cantonniers, ceux là connaissant bien le lieu et les habitudes de chacun, le préviendront en cas de vol ou d'activité ressemblant à du repérage, et au besoin signaleront à la gendarmerie ce qui doit être signalé.
Auquel cas il a la possibilité d'aller sur place (2 heures de route) pour quelques jours quand il le souhaite, histoire de bien montrer que la maison est occupée.
Il va s'acheter une bonne lampe torche puissante, et peut être un bon sifflet.
Cette personne avait surtout besoin d'être rassurée, ce qui est chose faite avec quelques mesures simples et sans risques, et qui renforce le lien social et l'entente entre les personnes du village.
Ici juste quelques précautions basées sur l'entende de proximité et une lampe puissante.
Jérôme
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Bonjour,
Je ne suis pas aussi optimiste quant à l’usage du sifflet ou de la lampe… même si ce sont parfois des objets utiles c’est vrai.
Ces objets ne vont pas permettre d'éviter le contact physique. Ils ne vont pas empêcher physiquement l'agresseur de poursuivre son attaque. Dans ce cas, pour le drillophobe, c'est retour à la case départ... :(
Pour le sifflet, rien n'empêche l'agresseur de frapper quand même sa victime.
Et même si quelqu'un entend les coups de sifflets, encore faut-il qu'il interprète bien ce signal ("personne en détresse" et pas "enfant en train de chahuter") et qu'elle agisse ensuite.
C'est presque pareil pour la lampe, car rien n’empêche l’agresseur encore une fois de continuer d’avancer et de venir saisir au corps. A partir de là, si la personne ne sait pas se défendre, c'est cuit... :(
Fab
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En fait il faut bien distinguer :
la protection personnelle, qui est l'ensemble des habitudes, modes de vie, comportements au quotidien etc... et qui comprend l'observation de son environnement et l'évitement, entre autres choses, dans le but de prévenir une agression/altercation...
la défense personnelle, qui concerne le conflit à proprement parler, de la désescalade verbale jusqu'à la frappe par différents moyens (on peut inclure je pense la désescalade dans le self défense ou pas selon comment on voit les choses, mais pour moi à ce stade on est déjà dans un combat - la confrontation a déjà lieu à l'échelle verbale avec stress ++ et risque immédiat de confrontation physique).
Je vois d'abord la torche comme un moyen de protection personnelle, c'est à dire préventif et qui permet :
- de détecter/rechercher et "lever le doute" sur un chemin sombre, un recoin pas éclairé, etc afin de détecter si une présence s'y trouve, si il y a une "anomalie" et le cas échéant de contourner, partir fuir.
Le sifflet trouve sa place à ce moment là, pour faire du bruit, et pour souffler dans quelque chose donc respirer (très important). Toujours aussi pour attirer l'attention.
Je parle ici d'un lieu désert et mal éclairé, comme il existe de plus en plus avec les économies faites en matière d'éclairage public, et les défaillances de ces systèmes, depuis que l'économie se grippe (endettement des communes, mises sous tutelle de ces dernières etc) dans et à proximité des agglomérations.
- de véhiculer un message "je suis conscient de ce qu'il se passe autour de moi" (moyennant une attitude non verbale appropriée), et même d'être perçu un court moment plus facilement comme un agent de sécurité ou un policier, donc une cible dure, ce qui peut interférer dans le plan d'un prédateur, donc l'inciter à ne pas passer à l'acte et à aller voir ailleurs.
- de rassurer le porteur la nuit, de part le côté rassurant de la lumière, ce qui incite à adopter un comportement plus confiant etc...
- d'avoir un outil "éducatif" pour sensibiliser à la protection personnelle, comme l'est le sifflet d'ailleurs aussi, et qui permet aussi une entrée en matière, en ce sens je préfère passer 2 heures avec quelqu'un pour lui expliquer l'évitement, l'awareness et quelques trucs préventifs avec lampe et sifflet que de la voir faire 2 heures de self defense "de salon" à base de dérivés du judo pas du tout adaptés à la défense de rue.
Le côté défense personnelle de la torche commence par contre avec l'éblouissement momentané de l'individu qui permet d'enchainer sur fuite ou frappe (ou les deux) et qui concerne les personnes ayant franchi le cap de l'aptitude à cogner.
Ce sont 2 choses différentes.
Je voulais dire aussi qu'utiliser une torche et un sifflet de nuit depuis une fenêtre est une meilleure option que de descendre en criant dans son jardin parce qu'il s'y trouve quelqu'un qui n'y a pas été invité, à 23h en novembre.
Je m'inspire aussi de ceci :
http://lesurvivaliste.blogspot.fr/2011/11/la-lampe-tactique.html
que tout le monde connait
Effectivement on peut réfléchir aussi à la phrase suivante
Non seulement cette reconnaissance implique une perte de pouvoir, mais elle implique aussi une détérioration psychologique liée principalement a la culture du crime.
C'est la relation "lumière/ombre", "police/criminel", "bien/mal"…qui est impliquée et utilisée ici. Simplement, un prédateur n'est jamais dans son élément quand 200 lumens s'étalent soudainement sur ses intentions.
Les gens ont du mal à imaginer autre chose qu'une confrontation dehors face à face, mais qu'en est il si tu es à l'étage, au dessus de ta cour, derrière une porte solidement fermée au rez de chaussée (voire blindée), et que 2 voleurs sont dans la cour.
On suppose qu'on est en zone gendarmerie avec un délai d'intervention long.
Les individus commettant des vols sont souvent dans ce cas, criminologiquement parlant, non des bandes armées des cités mais des enfants de 12 ans d'origine roumaine par exemple.
Vaut il mieux que mr michu descende furieux (ce qui se passe en général) ou vaut il mieux qu'il commence par rester en haut ? tire avec son fusil ? ou fasse autre chose de moins risqué justement ?
On a vu des cas similaires ces dernières années en France qui ont été résolus au fusil et on valu au brave pépé ou au brave buraliste un aller simple en prison, alors que cela aurait très bien pu être réglé avec des méthodes de ce genre, doublées par exemple d'un usage de spray au poivre XL, ou guardian angel, ou piexon JPX, ou mini gom cogne 12/50, ou Flash ball éventuellement détenus légalement à domicile.
http://www.midilibre.fr/2015/07/04/rene-galinier-retourne-derriere-les-barreaux,1185740.php
http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/02/2079387-cambrioleur-tue-buraliste-albi-condamne-7-ans-prison.html
Si on explore des solutions nouvelles et adaptées, on peut sécuriser des gens et leur permettre de se défendre, tout en leur évitant ou limitant très sérieusement le risque de suites judiciaires.
D'abord derrière 500 lumens à 10 m de nuit, on ne sait pas qui est derrière :
- donc impossible d'être reconnu, de laisser savoir si on est balaise ou maigrichon, armé ou pas etc...donc par là même exploiter un doute dans l'esprit du visiteur nocturne, tout en n'étant pas reconnaissable par la suite.
- de bien identifier la menace : qui ? quel signalement ? combien ? qui est ce ? etc...
- la lumière puissante peut avoir (notez que j’emploie le conditionnel) un effet sur le comportement criminel peu déterminé, mettant mal à l'aise quelqu'un qui est "découvert".
- le sifflet peut véhiculer une idée-réflexe : police/patrouille/arrestation donc entrainer la fuite éventuelle. De plus un coup de sifflet est un coup de sifflet, qui que l'on soit.
- rien n'empêche de mettre sur le coup le voisinage dans ce plan là : plusieurs se mettent à éclairer et à siffler.
Les blog de sécu perso américains (en anglais) font référence aux lampes torches, un petit nombre d'entre eux au sifflet.
Rien ou presque en France.
Par contre après recherche en français et anglais, personne à nulle part n'a jamais pensé à associer les 2 systèmes simultanément, je me suis donc dis que cela pouvait apporter quelque chose de nouveau, pourquoi pas.
mes 2 centimes d'euro
Jérôme
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Le bouton "Merci" n'éxiste plus alors je l'écris, merci Le-Jerome pour cette intervention sifflet/lampe. :D
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J'ai aussi suivi la piste de la "lampe + sifflet" pour ma moitiée.
En insistant bien sur sur l'importance de l'awareness, de pas rester "bloqué", de fuir.
Prochaine étape: gestion du stress (en général, pas que pour les situations de ce genre, bien que ca puisse aider).
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Je remonte le sujet, car j'ai évoqué un peu plus haut le cas du buraliste de Lavaur, Luc Fournié, condamné à 7 ans fermes.
Ce dernier vient d'être condamné en appel à 10 ans, direction la cour de cassation maintenant...
http://www.leparisien.fr/faits-divers/tarn-au-proces-du-buraliste-de-lavaur-l-avocat-general-exclut-la-legitime-defense-09-12-2016-6436176.php
Dans cette triste affaire, ce n'est pas qu'une seule vie de perdue (celle d'un gamin de 17 ans qui s'est laissé entrainer à faire une grosse bêtise), mais aussi celle de sa famille qui est gâchée, celle du buraliste, celle de la famille du buraliste qui elle n'y est pour rien et voit un proche parents entrainé dans une culpabilité terrible.
La défense armée du domicile existe certes, mais elle ne s'improvise pas.
Je reste convaincu qu'il y aurait eu d'autres solutions pour éviter ce drame : pose d'une petite alarme volumétrique entre les 2 cambriolages, éclairage, lampe torche et sifflet, repli à l'étage et appel du 17, munitions caoutchoucs avec sommation de tir (voir le livre de PP, ou REPERES) ou emploi d'une arme type gel poivre en spray "extincteur" aurait parfaitement suffis à arrêter ce gamin, ou le mettre en fuite, très vraisemblablement et avec une très forte probabilité sans causer sa mort ni même de trop graves blessures.
Et une légitime défense reconnue ou pour le moins une peine très amoindrie en comparaison pour le buraliste.
Il n'y aurait pas eu 2 familles détruites et un gamin mort.
Comme quoi, former et informer son entourage n'est pas une vaine chose, et ce n'est pas en mettant publiquement la chape de plomb sur le sujet tabou de la défense personnelle armée qu'on empêchera les drames et les excès.
Au contraire, former, expliquer l'utilisation des armes, RESPONSABILISER les gens (arme= obligation de responsabilité et de compétence en contrepartie) à partir d'initiatives comme NDS, FAST ou l'ENIT de PP permettra justement d'éviter que les gens ne fassent n'importe quoi dans leur coin.
Peut être, qui sait, que ce post sera lu quelque part par quelqu'un, qui prendra la bonne voie et cela sauvera la vie et la l'équilibre d'une famille quelque part, qui sait, à bon entendeur...
Bonnes fêtes en famille, les choses les plus précieuses, on n'en mesure la valeur que quand elles ne sont plus là.
Jérôme
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Je suis allé lire cette histoire de buraliste. Il n'était pas en situation de surprise et de peur, mais avait prévu de rester là pour tirer. C’est une attitude de fond très différente de celle de se protéger. Ça me rappelle un motard qui discutait devant ma fenêtre: il rêvait qu'un jour un piéton déboule trop près sur la route et qu'il puisse l'écraser sans être accusé.
Je voulais aussi raconter pourquoi je n'imagine pas prendre des cours de self défense : toutes les personnes qui en parlent évoquent des situations où le corps à corps est quasi équivalent en force. Ou alors à l'avantage de l'attaqué. Les techniques me semblent complètement inutiles dans les cas réels : celui où les agresseurs s'en prennent toujours à plus faibles qu'eux. Il y a tout ce qui se désamorce car l'intimidation n'était pas une véritable intention de détruire. Il m'est plus agréable de ne pas penser encore plus que je suis vulnérable. Peut-être qu'apprendre à courir vite ou à grimper pourrait être utile, les trucs comme la torche citée ici, mais le reste ? Je ne vois pas, la première chose qu'on fait, instinctivement en cas de situation inquiétante c'est d'évaluer le rapport de force. Est ce qu'une vielle ou une gamine de 15 ans se fera agresser par un gars plus faible qu’elle ou de force équivalente, seul et pas armé ? Je crois que se perfectionner en "bagarre" est utile pour ceux qui ont le gabari où ça peut leur servir (ils auront le plus souvent à faire à plus faible qu'eux) mais les autres, à quoi ça sert ? A flipper encore plus de savoir à quel point ça ne servira à rien ? Il y a eu déjà quelques d'abrutis qui se sont amusé à me démontrer comme leur technique de self était efficace et comme ils pouvaient m'immobiliser, et oui, ces mecs plus forts que moi y arrivaient sans soucis. Et ça me servira à rien d'apprendre à faire la même chose. Parce que les cas où le rapport de force sera pile dans la tranche où ça peut faire la différence parait insignifiant. j'ai déjà aussi essayé de me battre contre plus fort que moi, et j'ai été très vite épuisée. j'ai aussi fait détallé un groupe d'ado, mais leur détermination n'était pas d'aller au problèmes. La situation qui est dangereuse, c'est lorsque l'agresseur est déterminé et qu'il se sait en situation supérieure.
Les mecs musclés ne se rendent pas compte qu'ils sont en haut du pavé dans les rapports de force. là où les techniques sont utiles, où leur séances sont un vrai gain pour eux.
Par contre, s'il y avait un cours pour les gens diminués, j'irai. Mais j'ai pas trouvé (ça existe seulement ? Plus je cherche et plus je me demande si la self-défence n'est pas un moyen de jouer à la bagarre ou une façon d'y être plus performant pour ceux qui aiment ça)
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C'est l'idée d'un bon cours de self défense, des techniques applicables simplement en état de stress et d'infériorité physique/numérique. Ça et tout ce qui viens avant bien sûr(Run Forest!). ;)
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Contrairement à ce qu'on peut croire ou entendre: on ne motive pas les autres. Tout au plus un enseignant/formateur/prof pourra montrer en quoi le participant est motivé.
Ce qui est agaçant, c'est que beaucoup viennent à la self après avoir eu une embrouille, et je sais pas comment attirer des gens avant une embrouille.......
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Pour ce qui est des cours à des gens diminués, j'imagine qu'une des problématiques sont les assurances...déjà rien que pour des mineurs...
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Les techniques me semblent complètement inutiles dans les cas réels : celui où les agresseurs s'en prennent toujours à plus faibles qu'eux.
Le but de la self c'est justement de devenir moins "faible". D'ailleurs la force brute c'est bien beau mais un coup bien placé dans la trachée marchera aussi bien sur un golgoth que sur une ablette et c'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Et c'est un petit pas très musclé mais (très très) teigneux (et qui était bien con à chercher les embrouilles il y a quelques années) qui le dit.
D'ailleurs en self on tournait régulièrement entre les différents gabarits, pour que chacun apprenne à se défendre contre grands, petits, gros, maigres...
Au final pour moi dans l'approche self défense le plus important c'est pas le but final mais le chemin pour y arriver. Chemin qui, au fur et mesure, va faire d'un individu une cible "dure" moins susceptible de se retrouver en situation où il devra se servir de ce qu'il a appris.
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Il est question en effet de prise de conscience de son environnement, puis de volonté, de mindset pour se former, à des principes universels.
La mise en pratique, ensuite, n'est qu'une question d'adaptation.
(https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/a7/55/3a/a7553a0a7e0bdc1ffff34b361054549d.jpg)
Manu.
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Cette réflexion ( plus le reste de ta tirade ) illustre à la perfection ce que je dis toujours à propos de la self défense ( valable pour tout d'ailleurs ).
Si on n'a pas l'état d'esprit nécessaire, aucune méthode ne conviendra jamais.
ce n'est pas du tout ce qui ressort des comptes rendu des cours, ni des démonstrations que j'ai pu voir. Dans ce fil l'inverse n'apparait que deux fois, une fois avec la torche, une fois en réponse à mon message. Je suppose que ce genre d'attitude doit être une minorité très nette et je ne m'inscrirai pas à un cours où les exercices ne sont pas de mon niveau physique. Voilà, c'est bien dommage que si vraiment comme votre mépris le laisserait supposer ça soit vraiment utile, qu'il n'y ait pas des cours prévu pour les gens diminués. Ca serrait déjà plus crédible en plus. Et je fais parti des gens qui cherchent à prendre des cours (adaptés), donc c'est vraiment agaçant ces remarques de mépris hautain.
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Tu parles de diminué et là tout de suite j'imagine quelqu'un qui a du mal a se déplacer et pourrait donc avoir besoin d'une canne.
Tiens ca n'existe pas de la self defense avec une canne ? ;)
mais je me trompe peut etre sur la notion de diminué :closedeyes:
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Le but de la self c'est justement de devenir moins "faible". D'ailleurs la force brute c'est bien beau mais un coup bien placé dans la trachée marchera aussi bien sur un golgoth que sur une ablette et c'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Et c'est un petit pas très musclé mais (très très) teigneux (et qui était bien con à chercher les embrouilles il y a quelques années) qui le dit.
D'ailleurs en self on tournait régulièrement entre les différents gabarits, pour que chacun apprenne à se défendre contre grands, petits, gros, maigres...
Au final pour moi dans l'approche self défense le plus important c'est pas le but final mais le chemin pour y arriver. Chemin qui, au fur et mesure, va faire d'un individu une cible "dure" moins susceptible de se retrouver en situation où il devra se servir de ce qu'il a appris.
Et bien, en fait, on peut tomber sur des personnes qui résistent aux coups dans la trachée... Ce n'est pas monnaie courante, mais ça arrive (et je sais qu'il y en a un ou deux ici dans ce cas, notamment !).
Mais pour le reste, tafdak avec Tompouss : le fait de "durcir" la cible est déjà, en soi, très profitable, a fortiori si, par ailleurs, on éveille la vigilance et qu'on apprend à reconnaître, pour les éviter ou les écourter, les situations à risque.
Ceci étant, la question de la motivation pour aller suivre des formations ad hoc reste entière...
Et je pense comprendre ce que veut dire Tong en évoquant la problématique, quand même assez fondamentale, du gabarit ou encore les démonstrations de self effectuées très souvent entre gros musclés (et tatoués, chauves et barbus, habillés en noir, en camo ou en kaki, si on peut et tant qu'à faire, c'est encore mieux ;D...).
A cela, on peut répondre avec des exemples concrets de personnes poids plumes pourtant particulièrement redoutables... Mais bon, là encore, s'il faut pour compenser un gabarit réduit faire 40 ans d'arts martiaux internes à raison de 10H par semaine, ou disputer 3 championnats du monde des poids coqs en boxe anglaise, on n'est toujours pas exactement dans l'expérience facilement transposable à tout le monde.
La vraie question critique à se poser, à mon avis, serait plutôt la suivante : si je devais défendre un être cher face à une menace de haute intensité, que serais-je capable de faire ?
En posant la question ainsi, on peut à mon avis plus facilement trouver la motivation pour aller chercher la formation ad hoc, et sans doute également l'aborder de façon plus réaliste et pragmatique.
Or des réponses pertinentes existent, en termes de formation. Elles reposent à mon sens principalement sur la préparation et l'utilisation du "Mindset", de l'état d'esprit, et sur l'analyse et l'utilisation du contexte et de l'environnement. Elles ne sont jamais vraiment faciles, elles sont rarement inaccessibles. Les bonnes pratiques étant cependant, bien souvent, aux antipodes de ce qui est classiquement proposé dans les clubs d'AM ou de SD les plus courants.
Cordialement,
Bomby
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Je voulais aussi raconter pourquoi je n'imagine pas prendre des cours de self défense : toutes les personnes qui en parlent évoquent des situations où le corps à corps est quasi équivalent en force. Ou alors à l'avantage de l'attaqué.
Tu n'a pas tort...statistiquement.
La majorité des cours de "self" ne sont que des cours où on s'entraine 20% du temps soit à la baston, soit (dans le meilleur des cas) à l'affrontement (plus ou moins codifié). Les 80% du temps restant servant à meubler, généralement en faisant de la culture physique adaptée.
Les techniques me semblent complètement inutiles dans les cas réels : celui où les agresseurs s'en prennent toujours à plus faibles qu'eux. Il y a tout ce qui se désamorce car l'intimidation n'était pas une véritable intention de détruire. Il m'est plus agréable de ne pas penser encore plus que je suis vulnérable. Peut-être qu'apprendre à courir vite ou à grimper pourrait être utile, les trucs comme la torche citée ici, mais le reste ? Je ne vois pas, la première chose qu'on fait, instinctivement en cas de situation inquiétante c'est d'évaluer le rapport de force. Est ce qu'une vielle ou une gamine de 15 ans se fera agresser par un gars plus faible qu’elle ou de force équivalente, seul et pas armé ?
La Self défense part justement du principe que l'on est moins fort que l'agresseur. Ne serait-ce que parce qu'il a l'initiative. On doit justement chercher à combler ce handicap.
C'est clair que si on la possibilité d'améliorer sa forme physique, il faut le faire. Le vide à combler sera moins grand. Mais ce n'est PAS le plus important.
me démontrer comme leur technique de self était efficace et comme ils pouvaient m'immobiliser, et oui, ces mecs plus forts que moi y arrivaient sans soucis. Et ça me servira à rien d'apprendre à faire la même chose. Parce que les cas où le rapport de force sera pile dans la tranche où ça peut faire la différence parait insignifiant. j'ai déjà aussi essayé de me battre contre plus fort que moi, et j'ai été très vite épuisée.
La self défense, ce n'est justement pas se battre avec l'autre. C'est ça qu'il faut dépasser. La SD, c'est utile pour se sauver les miches.
Cela peut passer par la prévention, l'évitement, la désescalade mais aussi par "faire face". Et là il n'est pas question d’immobilisation ou d'échanges de coups, ce qui compte c'est la détermination.
Essaye de maitriser un chat déterminé à ne pas se laisser faire et tu te rendras compte que ce n'est pas une question de gabarit. C'est juste un calcul gain/risque. Tu peux le maitriser mais tu sais que tu vas y laisser des plumes et que le gain n'en vaut pas la chandelle.
La majorité des BG vont comprendre cela. Certes il reste les autres, mais le pire n'est pas toujours certain. Et ce serait ballot de s'abstenir d'allumer une lanterne sous prétexte qu'elle n'éclaire pas tous les recoins de la pièce.
Les mecs musclés ne se rendent pas compte qu'ils sont en haut du pavé dans les rapports de force. là où les techniques sont utiles, où leur séances sont un vrai gain pour eux.
Par contre, s'il y avait un cours pour les gens diminués, j'irai. Mais j'ai pas trouvé (ça existe seulement ?
Comme écris ci-dessus : çà existe, mais c'est rare car le demande est finalement faible (c'est le thème de ce fil).
En effet si plein de gens voudrait avoir des super pouvoirs, finalement peu de gens sont prêt à se poser et à répondre valablement à la question : suis-je prêt(e) à planter mon stylo dans l'oeil de l'agresseur (...et à touiller jusqu'à ce que l'agression cesse, puis assumer lucidement la suite et les conséquences de mon geste).
Plus je cherche et plus je me demande si la self-défence n'est pas un moyen de jouer à la bagarre ou une façon d'y être plus performant pour ceux qui aiment ça)
Je le pense aussi (voir le début de la réponse). Cela peut être plaisant, ce n'est pas un mal en soi...tant qu'on est lucide et qu'on ne confond pas "bagarre" et "agression". Et surtout qu'on n'arrive pas à se tromper soi-même et, partant, à s'exposer.
:)
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Allez on va faire un pari:
-1 tu arrêtes de te voir comme "un gens diminué"
-2 tu cherches un cours de self intelligent(ACDS par exemple)
-3 tu fais l'effort d'y aller
-4 tu fais de ton mieux une fois sur place
-5 tu reviens nous dire si tu te sens mieux et plus capable
-6 tu recommences depuis le 1 et tu nous fais un retex sur les cercles vertueux
Participer c'est déjà 80% du succès . ;)
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Par contre, s'il y avait un cours pour les gens diminués, j'irai. Mais j'ai pas trouvé (ça existe seulement ? Plus je cherche et plus je me demande si la self-défence n'est pas un moyen de jouer à la bagarre ou une façon d'y être plus performant pour ceux qui aiment ça)
Alors,
1 - pas sûr que l'expression "gens diminués" soit pertinente, ni dans ce cadre, ni plus largement
2 - si tu as une vision de la self-defense comme étant un moyen de jouer à la bagarre, peut-être faudrait il revoir le modèle mental ? Ou alors participer à des cours de self-defense. Ceux auxquels j'ai participé étaient très loin de l'ambiance "jouer à la bagarre", et l'état d'esprit était plutôt de prendre en compte par défaut l'aspect "infériorité" numérique/physique/... : les cours payés par mon entreprise ont été suivis à 90% par des femmes et le moniteur a en permanence rappelé cette notion d'infériorité potentielle, ainsi que les points nécessaires pour EVITER de se retrouver à devoir jouer à la bagarre en infériorité)
3 - j'ai un pote en chaise roulante (jambes atrophiées) qui participe depuis peu à un cours de Krav-Maga dédiés aux infirmes. Dans la région genevoise. Donc ca existe bien les cours pour "gens diminués".
PS (je vois les réponses apportées que maintenant) : Et sinon, comme d'habitude, Kilbith a toujours une finesse et une précision dans ses réponses... Je te recommande sa prose :-)
finalement peu de gens sont prêt à se poser et à répondre valablement à la question : suis-je prêt(e) à planter mon stylo dans l'oeil de l'agresseur (...et à touiller jusqu'à ce que l'agression cesse, puis assumer lucidement la suite et les conséquences de mon geste).
Celle là, elle est priceless... je kiffe :-)
EDIT : Comme j'arrive visiblement après la "guerre" et avec peu de signal, je pense que ce sera un PAVC
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Bon, Tong, je vais faire court (enfin essayer)
Merlin Max a quasiment dit l'essentiel.
Je fais des arts marteaux depuis....longtemps.
J'aime ça; c'est mon hobby.
De la self j'en fais un peu. ( un cours par mois + 3/4 stages à l'année)
La self c'est simple.
C'est plus savoir pourquoi et quand on fait ce qu'il faut faire que quoi faire.
Les stages c'est bien.
La self en cours régulièrs , c'est compliqué parce-que pour en vivre il faut donner "à s'occuper" aux gens alors qu'en fait la self c'est simple. Donc pour occuper les gens on est obligé, pour en vivre, de diluer d'enrichir, d'aborder les solutions à tous un tas de problèmes qui n'ont aucune raison de se poser, de compliquer... Alors que c'est simple.
Edit : ...
[ J'ai viré le chapitre perso et familial parce-qu'en fait c'était perso ; - ]
Oublie les démos que tu a vu et ce que tes connaissances en disent pour se faire mousser.
Essaie, tu verras, la self c'est simple.
S'avouer vaincu(e) à l'avance c'est simple aussi. Mais la fin elle est pas terrible.
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Tu parles de diminué et là tout de suite j'imagine quelqu'un qui a du mal a se déplacer et pourrait donc avoir besoin d'une canne.
Tiens ca n'existe pas de la self defense avec une canne ? ;)
mais je me trompe peut etre sur la notion de diminué :closedeyes:
http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67480.0.html
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@tong :
Salut
Je crois que tu te pose beaucoup trop de questions, serais tu drillophobe toi même ?
Tout d'abord sur un forum nous ne pouvons pas savoir ce que tu entends par "physiquement diminué".
Peut être souffres tu d'un handicap lourd, nous ne savons pas.
D'après ce que je comprend (et des autres échanges que j'ai eu avec toi à propos des AM et de la self) c'est plutôt que tu t'estime trop limité physiquement et que la self serait finalement inutile pour toi.
Non tu te trompe, il y a manifestement beaucoup de choses que tu ne semble pas avoir compris en matière de défense personnelle, d'où le fait que tu te sous estime.
Dans les cours de self et les stages, il y a des gens de presque tout âge, des 2 sexes et de profils très différents qui vont de l'étudiante de 45 kg au gros loulou professionnel de la sécurité.
Pour moi, la self n'est pas un moyen de jouer à la bagarre, mais je met cet entrainement au même niveau que le secourisme, dans un état d'esprit un peu proche.
Commence par participer à un stage TAIMN/FAB avec nous et après (ou pendant) on en rediscute.
Assez parlé : du concret :)
Sans participation concrète, on ne fera que parler dans le vide au bout d'un moment.
Le but de la self (protection personnelle ET défense personnelle) c'est de faire en sorte d'apprendre :
- A prévenir le risque de violences par la détection, l'évitement, la désescalade (ou même seulement la non escalade - c'est déjà bien), la vigilance et la prise de conscience du risque.
- A répondre à une confrontation physique en faisant en sorte de t'en sortir le mieux possible, ou le moins mal possible.
- Et à côté de ça à gagner un peu plus d'assurance, et un langage non verbal qui permet de ne pas être une cible désignée.
Comme on t'a dit plus haut, planter les doigts dans les yeux de quelqu'un, ou le talon d'un magazine dans la gorge, ou mettre des grands slashs de magazine/bâton de marche dans la tronche d'un agresseur ne nécessite pas des années d'entrainement, mais surtout un volonté
Faire un "cover" en avançant violemment sur l'agresseur qui te balance des coups de poings circulaires (en harponnant au passage avec les coudes dans sa gorge) ne demande par des capacités surhumaines, ni une force exceptionnelle, et t'évitera de te prendre d'emblée une volée de coups de poings...
C'est juste un exemple.
Checker rapidement ton environnement dans une situation tendue, te positionner, te protéger d'un coup qui arrive, prendre la fuite à temps est à ta portée par exemple, et tu ne peux l'apprendre que par l'entrainement.
Il ne faut qu'une ou deux heures pour apprendre à se servir d'un spray au poivre si on a déjà quelques bases en self (stages).
La self c'est 20 % de techniques, pas plus, et 80 % de principes, l'ensemble sous tendu par un état d'esprit.
J'ai l'impression, à la lecture de tes différents posts, que tu cherche une justification pour ne pas entrer dans une démarche de défense personnelle (mais je me trompe peut être), on dirait que tu manque d'assurance.
Si tu veux y arriver, il faut surmonter cette hésitation, c'est justement le premier pas (et un grand) pour ne plus être une victime.
Et crois moi, on éviterait bien des drames sordides avec l'application des choses que je t'ai citées en exemple.
Tu sais quoi ? je serais pour que la self défense fasse partie de la formation courante du public en France, par exemple en l'enseignant à l'école, comme le secourisme désormais (mais il aura fallut 25 ans de volonté politique). Il serait temps que les gens apprennent Et le secourisme ET la self défense par les temps qui courent (insécurité croissante, effondrement de l'économie, terrorisme polymorphe, improvisé et low cost).
Il y a d'ailleurs un article de David qui va dans ce sens :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1450915-attentats-comment-reagir-en-cas-d-attaque-etre-attentif-et-sortir-de-la-sideration.html
Oui David, ce serait bien si la plupart des gens intégraient ces notions là et se formaient.
Mes 2 cents
Jérôme
PS : on fera abstraction de l'imbécilité de certains commentaires en dessous de l'article, traitant l'auteur de lecteur des "castor junior", il y a encore du boulot.
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Pour moi, la self n'est pas un moyen de jouer à la bagarre, mais je met cet entrainement au même niveau que le secourisme, dans un état d'esprit un peu proche.
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Tu sais quoi ? je serais pour que la self défense fasse partie de la formation courante du public en France, par exemple en l'enseignant à l'école, comme le secourisme désormais (mais il aura fallut 25 ans de volonté politique). Il serait temps que les gens apprennent Et le secourisme ET la self défense par les temps qui courent (insécurité croissante, effondrement de l'économie, terrorisme polymorphe, improvisé et low cost).
Très juste, c'est ce que je dis au gens qui m'entourent. Le simple citoyen est le primo intervenant, toujours, il a beau déléguer sa santé/sécurité à la société il doit quand même gérer les 5 premières minutes quoi qu'il arrive.
La volonté de l'état c'est plutôt fuir et se cacher comme un bon mougeon que riposter si possible et nécessaire comme un être humain.
Ou souvent abandonner, c'est plus facile. >:(
J'ajoute les techniques de survie à ce triptyque pour l'équilibre du citoyen responsable afin qu'il puisse détecter et gérer les situations de survie également, le temps que les secours arrivent.
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La volonté de l'état c'est plutôt fuir et se cacher comme un bon mougeon que riposter si possible et nécessaire comme un être humain.
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J'ajoute les techniques de survie à ce triptyque pour l'équilibre du citoyen responsable afin qu'il puisse détecter et gérer les situations de survie également, le temps que les secours arrivent.
Tu n'as qu'à voir sur les affiches diffusées dans les lieux public : "fuir, se cacher"
Aux USA c'est "fuir, se cacher, se battre"
Pas d'autres commentaires, on sait quoi en penser.
-> "fuir, se cacher, se battre, porter assistance"
Pour les techniques de survie, je les appelle "survivalisme" ou parfois même "résilience" qui est me semble t'il un terme plus approprié et précis.
Dans un passé vraiment pas si lointain (allez, disons 40 ans), quand pépé et mémé vivaient à la campagne, il y a avait le poulailler ou les lapins, le potager de pépé, le 12 au dessus de la cheminée (avec le gros sel), parfois le forage pour l'eau, les placards avec les réserves, le bois pour l'hiver et les bougies, et la "cabane au fond du jardin" chère à Laurent GERRA.
Si la permaculture remplace le potager, la frontale LED les bougies et l'AR15/VZ 858 le bon vieux 12, éventuellement la gom cogne le gros sel, et le WC sec ou chimique la cabane en question, on n'a rien inventé mais juste redécouvert le bon sens élémentaire de ne pas compter que sur les services publics.
D'où l'intérêt de ces séminaires "72 heures sans service public"
Mais il est vrai aussi que la croix rouge intègre maintenant le catakit dans la formation PSC1 (inititation à la réduction des risques IRR).
Je suis du même avis que toi pour intégrer à ces 2 choses (premiers secours et self) la résilience face à un risque majeur, même (et surtout) en ville.
Même dans un studio en ville et avec peu de moyens, il est facile de loger une couverture, des piles pour lampe et petite radio, une trousse de secours, de l'eau, pique nique froid, litière pour chat avec sac à gravats dans un coin de l'appartement et éventuellement un sac catakit (=sac d'évacuation organisée) par ailleurs.
Et acquérir un minimum de savoir faire.
Maintenant fais l'expérience suivante (fictive) :
Tu prends 100 personnes au hasard dans la rue en ville, tu leur fais passer un petit test avec une paire de cas secourisme basique à la suite, ensuite un petit test tranquille de self défense/sécu perso (posture, gestuelle, attitude et frappe sur un PAO), tu les emmène dans un stand de tir et leur file un révolver avec 6 cartouches à charger et à mettre dans une cible à 5 m (sans limite de temps mais en respectant les 4 règles de sécurité), et pour finir tu les confines chez eux pour 48 heures sans électricité nulle part en plein hiver (black out majeur par exemple).
Combien il t'en reste à la fin ?
Jérôme
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L ar 15 c est donc un fusil d assault. Je ne le savais pas donc merci de l info mais en ce qui me concerne, meme dans mon ile (c est MON Ile!) Je ne connais pas beaucoup de monde qui accrochent ce genre de choses au dessus de la cheminee...
Je pense que la self et la lutte contre le terrorisme c est comme le secourisme et deux jambes arrachees...c est bien si on utilise la formation pour prevenir.; observer , eviter les endroits a risque...maintenant sur la partie combattre...bof bof...oui ok si on n a pas d autres choix, tout ca tout ca...mais meme aux usa, lors des les attentats qu ils ont subis. Par qui ont etes tues les terroristes? Les forces d intrrvention ou des citoyens armes?
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@Boris: les forces d'intervention sont des citoyens armés, qui ont choisi ce métier. Mieux vaut prévenir que guérir, mais quand il faut guérir... ;)
@Le-Jerome: Je faisais allusion à cette affiche justement. Concernant le test ça dépend si c'est des potes à moi... Une portion grandissante de la population prends conscience et se forme, donc le résultat sera peut-être plus positif qu'imaginé. Pour être plus précis au moins la moitié des gens lambda refusera de faire ton test parce que "il va jamais rien m'arriver de toute façon", "l'état y pourvoira", "t'es complétement parano", "les armes c'est mal". On est dans une société de fragiles hors sol. ^^
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Beaucoup d'attaques aux USA ont lieu sur des cibles molles, dans des "Free gun zones" (universités, écoles, églises, etc...).
Pour une bonne raison, l'attaquant se sait en position de force, avec une très faible probabilité de rencontrer une résistance armée et déterminée, avant le délai d'intervention de la cavalerie (variable selon l'endroit)
Le débat (qui a aussi eu lieu en France après le Bataclan, permettant notamment aujourd'hui aux policiers/gendarmes de porter leur arme de service s'ils le souhaitent, hors des périodes de service) est celui du port d'arme citoyen: 10% de porteurs d'armes formés, dans une salle, n'empêcheront pas une attaque, mais avec un peu de volonté, pourront vraisemblablement limiter le bilan d'une telle attaque, et fixer l'attaquant (pour reprendre un terme militaire), le temps que la cavalerie arrive.
Un secouriste formé et déterminé peut sauver une victime avec les deux jambes arrachées, en tout cas la stabiliser un minimum dans l'attente d'un véhicule SMUR.
Ceci dit le débat port d'armes citoyen n'aura pas lieu sur ce forum, calibres et politique réunis, un poil hors charte... :)
Manu.
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Ceci dit le débat port d'armes citoyen n'aura pas lieu sur ce forum, calibres et politique réunis, un poil hors charte... :)
Pas mieux, c'est pas qu'on dérape un peu hors du sujet initial mais presque... :lol:
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De toute façon parler de tel ou tel calibre / modèle et marque d'arme, revient à discuter du sexe des anges et de la quadrature du cercle, et comment on confit la cerise qu'on va mettre sur le gâteau, le cas échéant ça passerait loin derrière les considérations tactiques et liées à l'entrainement ainsi qu'au mental.
Qui plus est, quelqu'un de réfractaire à la self et à toute préparation voire à l'idée même de la confrontation avec la violence, vouloir lui proposer d'utiliser une arme à feu, c'est peine perdue.
Un stage de sécu perso avec quelques notions de self (surtout basées sur la protection -cover etc - et la fuite + quelques coups de poing marteau et une petite histoire de sifflet et de lampe torche) seront infiniment plus efficaces.
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@Tong :
quelques idées qui peuvent peut-être te servir dans ta démarche de préparation :
- tu n'es pas obligé d'adhérer complètement à la philosophie du prof ou de la méthode de self pour t'entraîner. beaucoup de club tolèrent qu'un pratiquant ne fasse pas tous les exercices, ou les adaptent, faut juste prendre le temps d'en discuter avec le prof avant pour sonder son ouverture d'esprit en la matière !
de ce fait, tu peux t'entraîner pour avancer vers tes propres objectifs tout en étant dans un cours collectif, avec un prof qui mène la dance. Car si tu attends de tomber sur le "cours idéal" , je suis sûr que tu ne trouveras pas ! (personne ne trouve, la plupart des gens se font leur propre tambouille).
- si tu es très faible physiquement, peut-être penser ta protection personnelle de façon moins "individuelle", même si tu devras apprendre d'une façon "individuelle", en faisant toi-même. il s'agit peut-être d'accepter de dépendre d'autres personnes pour ta protection personnelle.
par exemple, s'organiser pour se déplacer "en groupe" pour certaines sorties. plusieurs personnes "diminuées" mais solidaires et entrainées peuvent constituer un bon groupe pour ne pas se laisser faire !
un gros ours peut rapidement abandonner s'il se fait harceler par une multitude d'abeilles bien énervées et outillées !
Fréquenter les clubs de self te permettra de te faire sans doute de précieux amis... ce qui est toujours utile en cas de pépin ! pourquoi ne pas encourager des amis à toi à venir s'entraîner, comme ça vous serez plusieurs?
L'union fait la force
- aucune méthode ne peut te protéger à 100% contre l'adversité ! Mais plus tu auras de cordes à ton arc, plus tu auras de chance de trouver des solutions. Tu as le droit d'être super malin !
bon courage à toi
FAB
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Bonjour,
j'ai mis très longtemps à revenir ici, je ne vous le cache pas, j'étais pas en forme pour affronter des retours musclés sur ma dernière intervention. Et ô ! surprise ! Je découvre pleins de messages TRES TRES encourageants. Et des remarques intelligentes...ça fait réfléchir utilement ça.
Ahh, je crois que je suis convaincue.
Je n'ai plus qu'à y aller.
Merci d'avoir pris le temps de clarifier tout ça, séparer l'utile de ce qui m'en faisait écran.
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Excellente nouvelle! Tiens nous au courant. :D
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@Tong : Excellent :doubleup: :doubleup: :doubleup:
@ Boris :
je n'ai pas dis qu'on trouvait l'AR 15 au dessus de la cheminée, je m'exprime souvent sur l'aspect conceptuel des choses et en général dans ce que j'écris, chaque mot compte et possède un sens précis.
j'ai expliqué qu'un principe ancien et connu dans les campagnes (le fusil de chasse au dessus de la cheminée, pour créer une image parlante et pittoresque) avait été redécouvert à travers un principe moderne : l'AR15 ou le 12 à pompe ou ce que tu veux de "taktikeule" dans le coffre (pour reprendre une image tout aussi pittoresque). Mais que dans le fond les principes qui sous tendent la démarche sont exactement les mêmes, revus au goût du jour.
On n'invente pas vraiment, on redécouvre et on modernise.
Et encore, parfois le simple Baïkal à 1 coup reste le préféré des survivalistes à faibles revenus (bon comme moi quoi ;) )
Par contre je ne vois pas très bien ce que ton ile vient faire là :huh:
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@ Le Jérome:
Je t'ai relu, et c'est bien ce que j'avais compris.
Plus haut dans ton post tu fais référence à avant et au fusil de chasse accroché au dessus de la cheminée et tu écris ensuite concernant aujourd'hui:
"Si la permaculture remplace le potager, la frontale LED les bougies et l'AR15/VZ 858 le bon vieux 12, éventuellement la gom cogne le gros sel, et le WC sec ou chimique la cabane en question, on n'a rien inventé mais juste redécouvert le bon sens élémentaire de ne pas compter que sur les services publics."
Et je te disais comme je ne savais pas ce qu'étais un AR15, je suis allé chercher et bon, c'est un fusil d'assault. Or, même là d'où je viens (la Corse), si j'ai souvent vu des fusils, des pistolets, ou parfois des fusils d'assaults, es derniers étaient souvent bien planqués et pas accrohés au dessus de la cheminée.
Voila, c'était une simple remarque sur l'exemple du calibre en question...
Par ailleurs, je ne sais pas si j'aime bien qu'on appelle un fusil, un" principe"...un fusil c'est une arme je pense.
Si je suis d'accord avec toi sur la question de ne pas compter que sur les services publics (mais bon, ils sont là et je pense qu'ils font le taff...)
J'ai l'impression qu'on oublie un peu trop souvent ( dans l'envie d'être tactique, de penser au principe de solidarité entre voisin...parce que lorsque il y 'a une panne d'éléctricité, et que mon voisin peut m'en procurer...je pense qu'il est plus sain qu'il accepte de m'aider plustot que je doive utiliser mon fusil pour l'en convaincre...ou vive versa...
Maintenant, recalé dans la discussion, je vois bien ou tu veux en venir.
Concernant le "c'est mon Ile!" C'est une référence... :D
https://www.youtube.com/watch?v=wK6doyc8H18
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Pour discuter un peu sur les cours de self, je pense que comme partout l'humain est au centre du processus. Je m'occupe de la formation des débutants dans mon club de Krav et bien j'essaie de cerner les motivations des gens présents, leurs attentes, leur état d'esprit, leurs blocages......et quand on fait des exercices qui sont à la base les mêmes pour tous le monde j'essaie dans la mesure du possible d'individualiser les conseils lorsque je passe de groupe en groupe.
Il y a des gens qui sont là pour apprendre à se battre : Eux je ne leur accorde aucune attention et on essaie plutôt de les virer (Mais c'est rare).
Il y a des gens qui ont subi des évènements et qui sont là car ils ont peur : Là je prend des pincettes et j'essaie de les orienter sur la prévention, l'observation, les habitudes......j'essaie de leur donner confiance en eux avec des techniques simples mais surtout sur leur attitude.
Ensuite on a des gens qui sont là pour apprendre des techniques magiques qui feront d'eux un Jedi : Même punition qu'au dessus mais sans les pincettes.
On a les gens qui veulent faire uniquement de l'exercice :Eh bien ils vont tapés comme des sourds dans les Pao pendant que j'essaie d’expliquer le reste aux autres. Ils sont contents et en redemandent.
Bref tous ça pour dire que je pense que l'on peut trouver ce que l'on cherche individuellement dans un cours de self et il n' y a pas que le moniteur/prof/initiateur/instructeur qui compte mais toutes les personnes présentes peuvent apporter aux autres.
Ce n'est pas forcément facile de déceler ou penser à ça quand on arrive tout neuf dans un cours mais essayez et trouvez votre place.
Par contre ne jugez pas sur un cours car je pense que cela n'est pas forcément représentatif.....à moins qu'il y ait vraiment des choses rédhibitoires....
Mes 2 cts.