On n'est pas dans le champ politique mais dans celui de la survie pure. Je le précise d'emblée.
Survie en tant que société, parce que tout le monde n'est pas tenu de partager la saine aspiration énoncée dans ma signature ( ;#) et que la cocotte sociale est sur le point d'exploser. Puisque plus personne ne semble enclin à se débarrasser totalement de l'économie politique et du politique même, il faut bien se résoudre à créer et réfléchir à de nouvelles manières de les transformer (qui a dit une fois de plus ... ?).
Sur un forum de survie, je vois mal comment continuer à éluder ces questions économiques qui sont les seules à présenter encore un intérêt certain.
J'invite les bisounours mondialistes pour qui le monde est un village et les crispés identitaires pour qui la nation est en péril, les ordo-libéraux de bacs à sable et les trotskistes du Dimanche, les CSP++ qui se chauffent aux bons du Trésor et ceux qui survivent des redistributions sociales, à se prendre la main et à réfléchir ensemble à cette alternative, la seule qui soit crédible et qui présente les prémisses d'une solution pérenne à long terme pour se débarrasser du vrai parasitisme.
Un podcast pour ceux que le format ne rebute pas :
https://www.youtube.com/v/uhg0SUYOXjw
Une ITW de son concepteur et plus ardent promoteur, Bernard Friot :
https://www.youtube.com/v/8MWQBbLLwg4
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Synthétiquement, le salaire à vie, kézako c'que c'est ?
Le salaire à vie repose sur les mécanismes anticapitalistes de la Sécurité sociale (adoptés en France grâce au programme du CNR en 1945, après la seconde guerre mondiale) et les étend considérablement. Point fondamental : il se finance donc par la cotisation et non par l'impôt.
D'autre part, il accorde à tous, et ce dès la majorité politique atteinte, une majorité / maturité économiques par le biais d'un statut social de producteur de richesse via la qualification à la personne (alors que dans le modèle capitaliste actuel, c'est le poste de travail qui est qualifié, ce qui est une atteinte au bon sens : tel niveau d'études ne suppose pas telle rémunération, et études = travail est une idiotie).
Le salaire à vie repose également sur l'abolition de la propriété lucrative au profit de la propriété d'usage, permettant ainsi de reprendre au Capital à la fois l'outil de travail et le contrôle de la production. Pour cela, établir la copropriété d'usage des travailleurs au sein des entreprises.
Puisqu'il supprime également le marché de l'emploi, il annihile dans le même temps le second outil de domination du Capital : le moyen par lequel ce dernier contrôle les travailleurs et les salaires en même temps, par le chantage à l'emploi et à la délocalisation.
Le salaire à vie considère que toute activité est économique, il ne fait pas la différence entre valeur d'usage (un père de famille qui fait son ménage, une ménagère qui fait ses courses, bibi qui tape ces mots, etc.) et l'activité économique. Le Capital, pour sa part, ne reconnait comme producteur de valeur QUE celui qui se trouve dans le marché de l'emploi et qui valorise un capital.
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Il existe une idée alternative au salaire à vie qui fait son chemin : le revenu de base. Or, le revenu de base est une m*rde et un allié objectif du Capital en mouvement. Il n'est donc pas souhaitable.
L'idée même du revenu de base repose sur le fait que chacun est considéré comme étant un être de besoin devant nécessairement recevoir une aide de l'état sous forme d'un revenu de base (un revenu minimum, ce qui existe plus ou moins déjà via le RSA, autrefois RMI), ce sans s'attaquer ni aux revenus maximums ni à aucun mécanisme du Capital.
De même et dialectiquement, comprenons qu'un revenu est le produit d'une rente, donc un terme capitaliste par excellence, tandis que le salaire est la compensation d'un travail, donc la reconnaissance d'une activité productrice de valeur.
Il faut bien comprendre que le revenu de base supprime et remplace le modèle de la Sécurité sociale (qui gère plus du tiers du PIB depuis 1945 en dehors de toute mécanique capitaliste), tandis que le salaire à vie, pour sa part, en étend et en applique la philosophie à bien plus que la Sécurité sociale seule.
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Bon, on peut aussi s'en battre les c*u!lles. Mais maintenant, vous savez qu'une alternative existe. :)
Ce serait bien d'avoir une causerie -si causerie il y a- simple; siouplé.
Le jargon économique est juste pète-burnes et inutile, et n'est pas souhaité. Je veux que n'importe qui puisse donner son opinion simplement, c'est une névrose du narcissisme intellectuel spectaculaire de faire croire qu'il faut posséder tel ou tel niveau de connaissances pour s'exprimer sur un sujet. Donc, les "Au cours des trois vagues de détente des taux longs d'août et septembre dernier, les marchés ne pouvaient suivre l'accélération des papiers d'Etat du core européen, et les spreads papiers privés contre benchmarks gouvernementaux France ou Allemagne augmentaient." sont pas les bienvenus.
(http://i45.servimg.com/u/f45/12/15/99/03/concie11.jpg)