Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: lejeune le 18 août 2014 à 01:17:37

Titre: Tout peut changer...
Posté par: lejeune le 18 août 2014 à 01:17:37
Bonjour,

A la vue des activités récentes dans nos pays voisins une  idée mais trotte et me fait un peu frémir.


Gaza,Ukraine,Fergunson.

Nous n'en somme pas a la mais dans dix ans qui sait ...

Supposons que dans dix ans nous soyons comme ces pays soit en guerre civile ou en guerre tout court ou encore en dictature.

Dans ces cas la que faire ?

Fuire, installer des camps de fortunes dans la forêt à l'abris de civilisation tel les maquisard ??

Se cloitrer chez soit ? en espérant qu il ne nous arrive rien ??

Ou aucun des deux juste vivre et s adapter sans savoir si demain une troupe militaire ennemi viendras nous reveiller ou tout simplement nous serions mort dans notre sommeil ??

Pardonner ma Paranoia mais au vue des événement actuel je ne peut m empêcher de  réfléchir a un avenir plus sombre.

Vous que feriez vous ?
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Tekkel le 18 août 2014 à 07:46:36
Un début de réponse ici :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64790.0.html
Le forum fourmille d'idées et de cas concrets sur le sujet  ;#.

Pour moi, ça sera simple : Maman solo d'un jeune enfant => Courage, fuyons !
1. Rester calme, pragmatique, observateur.
2. Essayer de prendre les décisions avec le maximum d'informations possible.
3. Mettre à exécutions les plans à court, moyen et long terme DEJA envisagés et préparés à l'avance.
4. Ne pas oublier que, "Quand c'est la m*rde, c'est la m*rde." et rester aux aguets : pro-actif, adaptable, débrouillard et opportuniste.
5. Revenir sans cesse aux points 1 et 2.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Black timber wolf le 18 août 2014 à 12:45:56
t’inquiète lejeune, le pire qui puisse  t'arriver, c'est que le front national sera élu  :lol:

Les choses ne commencent à devenir risquée que lorsque le pétrole de l'eau propre et la nourriture commencent à manquer.....nous sommes encore loin. Ca va venir certes mais je pense que nous avons peut-être plus que de 10 ans  ::)
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 18 août 2014 à 15:56:36
Bonjour,

Je suis aussi inquiet que toi, lejeune. :(

Si on suit un peu l’actualité, objectivement, on est à une période où ça peut déraper facilement ! La probabilité que des risques se concrétisent grandit de jour en jour.

Une récente analyse de risques ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Évaluation_des_risques , repris par David dans au moins un de ses cours ) à partir des infos qui me parviennent, m’amène à ce résultat, en commençant par les plus importants :



1- Conflit social majeur

Cela commence à devenir très gênant si il dépasse la semaine. Rupture d’appro dans la plupart des magasins dès les 1ers jours dans notre société où les flux tendus sont une « bonne pratique de gestion ».

L’eau et l’électricité ne me semblent pas menacés dans ce cas. (Service minimum assuré, a priori)



2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro

De plus en plus de voix estiment que c’est inéluctable. Je ne citerai que ceci pour étayer mon propos, mais il y en a beaucoup d’autres :
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/toujours-plus-de-nobel-d-economie-137178

Cela signifiera une fermeture temporaire des banques (3 à 15 jours) qui risque de générer une belle pagaille. (cf. Chypre en mars 2013)
http://www.lepoint.fr/economie/zone-euro-les-banques-rouvrent-a-chypre-28-03-2013-1646952_28.php



3- Conflit militaire

Le conflit Ukrainien où l’OTAN commence un bras de fer avec la Russie peut déraper.

Des missiles balistiques ont été tirés par Kiev contre les séparatistes, et interceptés par les russes :
http://www.lecontrarien.com/flash-special-4-missiles-balistiques-ukrainiens-tires-vers-les-zones-des-separatistes-31-07-2014-scoop
Info annoncée sur CNN et bizarrement pas reprise en France dans les médias mainstream, mais passons…


Si ça s’envenime (même si c’est déjà chaud, là), avec les jeux d’alliance de l’OTAN, on peut se retrouver de facto en guerre, contre juste la 2ème puissance nucléaire du monde… Sans en arriver à cet extrême une petite cyberattaque façon Estonie 2007…



4- Pandémie

Les messages alarmistes côtoient les messages rassurants au sujet d’Ebola.
Le Monde a fait une synthèse qui m’a l’air pas mal (mais je n’ai pas le bagage scientifique pour valider le contenu)
http://www.lemonde.fr/planete/video/2014/08/15/tout-savoir-du-virus-ebola_4472120_3244.html

A priori, la menace semble cantonnée à la zone tropicale mais ce n’est pas si certain que cela car des dispositions ont quand même été prises sur le territoire français.
Même si une pandémie européenne est à ce jour peu probable, on ne peut pas encore totalement l’écarter.

================

Paranoïaque ? Je ne pense pas que les gens qui craignent ces événements le soient.  :closedeyes: L’Histoire est remplie d’événements de cette nature ! Quasi toutes les générations ont à faire face à une crise majeure. En vertu de quoi le XXIème siècle serait subitement un long fleuve tranquille, alors même que les signes de tension se multiplient ?


Pour gérer tout ça, il faut un savant mélange de volontarisme et de fatalisme, et surtout ne pas tomber dans la psychose. (AAAAHH !! on va tous mouriiiiiiir !! :o)

On peut minimiser l’impact de beaucoup d’événements si l’on est préparé. Mais seul, on ne peut éviter que ce genre d’événements se produise.


Qu’ai je fait ?

J’ai récemment parlé de ces craintes à ma femme afin de pouvoir mettre à exécution mon petit plan de préparation, sans passer pour un taré.  :lol: Ca lui un mis un petit coup au moral pendant 2 jours mais elle comprend le bien-fondé de ma démarche.

Le maître mot est RESILIENCE. (je précise que je vis dans un appartement près de Nice) :
- J’ai porté mon stock de nourriture à 6-8 semaines, en veillant bien à équilibrer au maximum les repas. C’est beaucoup et peu à la fois. Tout dépend de ce qui nous tombe dessus…
- Je n’ai pas stocké d’eau mais j’ai de quoi filtrer et purifier l’eau de la rivière en bas de chez moi. Ma seule inquiétude concerne son niveau de pollution chimique. Je pense que là se situe notre point faible.
- On s’est acheté des vélos pour pouvoir se déplacer en cas de pénurie d’essence (en plus c’est cool, maintenant on fait des balades le soir…)
- J’ai acheté une petite radio à pile
- Je vais acheter un chargeur solaire pour pouvoir recharger mes piles.
- Je continue à faire du sport (course à pied, rando, piscine…) pour pouvoir faire face à des situations où le physique joue.


Bref, c’est du survivalisme LIGHT. Après, advienne que pourra !! Je ne vais pas m’arrêter de vivre !


Enfin et pour conclure, j’ai récemment pris conscience que survivre, ça commence par une participation active à la gestion du pays en tant que citoyen. Si on laisse carte blanche à nos « zélites », on peut se retrouver comme chair à canon dans je ne sais quel conflit ou à crever faute de soin parce que l’hôpital ou la Sécu n’a plus les moyens pour te soigner (cf. la Grèce). http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/24/1825794-grece-la-crise-est-aussi-sanitaire.html
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: musher le 18 août 2014 à 18:27:37
1- Conflit social majeur
Régulièrement il y a des grèves des camionneurs qui paralyse le pays, voir des grèves générales.

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est bien rentré sans trop de heurt. C'est pas la sortie mais l'après qui peut être inquiétant

3- Conflit militaire
On a connu la guerre froide, l'afganistan (à l'époque des soviétiques), la crise de Cuba

4- Pandémie
H1N1

Je pense pas que la situation soit pire qu'avant.

On a déjà connu ce niveau de risque et on y a survécu.

Pas la peine d'être parano.

Je crains plus le camion de produit chimique qui va se renverser sur la nationale à 3 km de chez moi car il en passe plusieurs par jour.

 
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Patapon le 18 août 2014 à 19:14:29
Yo,

J'vais pas être gentil  :'(

Concrètement, en cas de catastrophe qui couperait les lignes d'approvisionnements (de l'irruption solaire - 10% dans les 10 ans - à la guerre, et tout ce qui s'en suis) avoir une semaine de bouffe est souhaitable, plus c'est de la  :branleur: à mon avis: quand plus personne n'a rien, ceux qui ont peux deviennent des proies. Et puis sans en aller jusque là, vous vous voyez vraiment becter tranquillement votre bourguignon en boite dans votre salon pendant que vos voisins crèvent la dalle? Sans déconner?

Après, aller se planquer à la campagne, j'y ai pensé, mais il s'avère que les ressources dont nous disposons à l'état naturel sont relativement limitées. Donc, pour quelques personnes, why not, pour 65 Millions c'est illusoire!

Pour ma part, et sa n'engage que moi, la mort passera bien m'emmener danser une valse un de ces quatre; me planquer avec des rations ne fera que retarder le truc de quelques semaines. Du coup, je préfère essayer d'être utile aux générations d'après en participant à une reconstruction, qui, l'essaiera-t-on, ne sera pas trop con.

Tcho

Hugo
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 18 août 2014 à 19:35:44
1- Conflit social majeur
Régulièrement il y a des grèves des camionneurs qui paralyse le pays, voir des grèves générales.

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est bien rentré sans trop de heurt. C'est pas la sortie mais l'après qui peut être inquiétant

3- Conflit militaire
On a connu la guerre froide, l'afganistan (à l'époque des soviétiques), la crise de Cuba

4- Pandémie
H1N1

Je pense pas que la situation soit pire qu'avant.

On a déjà connu ce niveau de risque et on y a survécu.

Pas la peine d'être parano.

Je crains plus le camion de produit chimique qui va se renverser sur la nationale à 3 km de chez moi car il en passe plusieurs par jour.


1- Conflit social majeur
Il y a quand même la plus grave crise économique depuis 1929 qui s'amplifie avec un nombre de chômeurs record au niveau européen et des perspectives assez peu propices à faire rêver. C'est un fait. En général, ce genre de période débouche sur des mouvements.
Maintenant si ça bouge, c'est pas la fin du monde. Le tout, c'est de ne pas être pris au piège de la rupture avec 3 pauvres boîtes de haricots dans mes placards... Je ne sais pas quelle est ta situation personnelle, Musher. Tu as peut-être une certaine autonomie avec un jardin et une cave bien garnie. Pour un citadin comme moi, c'est vite la m*rde si les magasins se vident... ^-^

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est rentré sans trop de heurts parce que la préparation a été minutieuse et a duré des années. Une sortie moins planifiée se fera avec un peu plus de heurts. Là encore, c'est pas la fin du monde si ce n'est que quelques jours de fermeture des banques. Le tout est de savoir que ça peut se produire et prendre les dispositions qui s'imposent pour y faire face. Pas de quoi flipper non plus. :closedeyes:

3- Conflit militaire
Pour Cuba, c'est quand même passé pas loin de l'apocalypse... Maintenant c'est pas le scénario que je privilégie... Et si ça se produisait, j'irais pas bien loin avec mes 6-8 semaines de nourriture (si pas vitrifié sur place  ;#). Ce que je privilégie, c'est qu'un conflit militaire de basse ou moyenne intensité génère des perturbations plus ou moins volontaires sur notre fragile système de distribution ou nos services publics. Je répète, cf. Estonie 2007.

4- Pandémie
Le H1N1 est un très mauvais exemple. Ca n'était PAS une épidémie. Le lobby pharmaceutique a alimenté la psychose pour nous fourguer le max de de leur produits et faire des €€€€€€€... Je cite ce journal qu'on ne peut pas qualifier de gaucho-conspirationiste pour ne pas disqualifier la remarque :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00484-h1n1-une-enquete-epingle-l-oms.php
En revanche la grippe espagnole en était une...

Mais tu as peut-être raison, Musher. Peut-être que rien de tout ça ne se produira et ce sera tant mieux pour nous tous. Personnellement, je pense qu'il y a une probabilité suffisamment élevée que des perturbations sérieuses se produisent dans les mois ou années à venir. Ca ne m'empêche pas de dormir non plus...
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Van le 18 août 2014 à 19:53:07
je rappelle à tout hasard que nous vivons dans une opulence jamais égalée, certes elle ne durera pas éternellement, profitons en.

Absolument ! Il n'y a jamais eu autant d'opulence. N'avons-nous donc pas tout pour être heureux ? 
Pourtant la France (entre autres pays développés), et son taux de suicide et de consommation de psychotropes, figurant parmi les plus élevés d’Europe (sans même parler de l’alcoolisation et de la prise de stupéfiants à un âge de plus en plus précoce chez notre jeunesse), démontre que le matérialisme, seul, ne suffit pas au bonheur de l'homme.
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: guillaume le 18 août 2014 à 19:56:52
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/toujours-plus-de-nobel-d-economie-137178

Comme ce fil est à haut potentiel de création de bordel, merci de citer des sources sérieuses et de rester pragmatique.

Fil sous étroite surveillance par l'équipe de modération.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 18 août 2014 à 20:11:51

Très bien guillaume.

http://www.marianne.net/Sortir-de-l-euro-Impossible-pour-les-journalistes-mais-pas-pour-les-prix-Nobel-d-economie_a215893.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110816trib000642634/un-prix-nobel-d-economie-conseille-a-l-allemagne-de-sortir-de-l-euro-.html

C'est mieux ? Je m'arrête là parce que c'est pas le sujet du forum.

Pour être pragmatique, ce que je dis est que l'on peut avoir à faire face à une fermeture des banques pendant plusieurs jours. Point barre.
Titre: Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: fry le 18 août 2014 à 20:42:55
Deux précisions pour deux sujets de santé distincts.

1) D'abord corriger les erreurs à propos de H1N1:

4- Pandémie
Le H1N1 est un très mauvais exemple. Ca n'était PAS une épidémie. Le lobby pharmaceutique a alimenté la psychose pour nous fourguer le max de de leur produits et faire des €€€€€€€... Je cite ce journal qu'on ne peut pas qualifier de gaucho-conspirationiste pour ne pas disqualifier la remarque :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00484-h1n1-une-enquete-epingle-l-oms.php
En revanche la grippe espagnole en était une...

N.B de fry: tout ce que dit cet article du figaro c'est que les conflits d’intérêt des experts de l'OMS n'ont pas été alignés et qu'ils en avaient probablement avec les labos fabricants, ce qui a alimenté la psychose du grand public... ça ne veut pas dire que leur mesures ont été mauvaises.

La grippe H1N1 de 2009 était bien une épidémie, et une pandémie (http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE55A0EQ20090611) d'ailleurs. La réaction de l’État devant l'expansion rapide de ce virus inconnu ( calquée sur le H5N1 qui était paru un peu plus tôt en partant du principe que paré au plus grave, on sera paré au moins grave ) a été parfaitement adapté dans bien des domaines, en particulier du fait qu'on a pu dresser un profil épidémiologique rassurant de ce virus que des mois après son début, à une époque ou déclencher le branle bas de combat aurait été bien trop tard si gravité il y avait eu. De nombreuses autres choses ont été hautement critiquables dans ce dossier ( communication du ministère de la santé, organisation des campagnes de vaccination sans avoir recours aux médecins généralistes ), mais le grand public ne s'est braqué que sur d'autres points, souvent faux.

Ce virus n'a jamais été une fable des labos, éternel croquemitaine ésotériques tellement intelligents qu'ils seraient capables de manipuler les armées de virologues, épidémiologistes et autres médecins rompus à ce genre de crises, à coup de dollars.

Non, ce virus tout à fait nouveau sur son type de mutation a bien fait sa flambé pandémique, la plupart des réactions sanitaires mondiales ont été judicieuses, d'autres un peu moins mais ces derniers points sont plutôt anecdotiques d'un point de vue santé et concernent plutôt communication et gestion de l'information. Si ce même virus avait eu un profil plus virulent, il est clair que ç’aurait été une vaste catastrophe.

Le H1N1 est un très mauvais exemple.
[...]
En revanche la grippe espagnole en était une...

Sais-tu quel est le nom scientifique de la grippe espagnole ?
H1N1.

Comme quoi c'est un génotype parfois peu grave. Parfois.

Bref gardez l'esprit critique, mais n'allez pas croire pour autant ce que vous raconte onnouscachetout.fr ou le blog conspirationniste de l'URL d'à côté.

2) Ebola:

Le profil de ce virus en fait un très mauvais candidat à une pandémie mondiale et reste peu inquiétant pour les pays industrialisés.

Toutes les flambées épidémiques de ce virus ont jusque là été contenues dans des zones restreintes et rurales des pays frontaliers de l'actuel Congo ex-Zaïre, car c'est un virus si meurtrier qu'il fait rapidement le vide autour de lui et déclenche une série de mesures simples à mettre en œuvre pour en contrôler la propagation. Nécessité de transmission directe = facile à isoler.

Le seul élément qui permet sa propagation actuelle, est son développement dans une population extrêmement pauvre, nombreuse, et non compliante. Il est facile d'investir un village de brousse et d'imposer des quarantaines, des mesures d'isolation drastique et de dicter des conduites à tenir jusqu'à la fin de l'épidémie. Dans des grandes villes où le virus n'a jamais frappé auparavant, et où les croyances et les rites funéraires conduisent à des comportements irrationnels à la limite de l'incroyable, c'est une autre affaire. Fuite des hôpitaux et médecin pour y préférer le recours aux Marabouts, dissimulation des malades par leurs familles qui n'ont pas confiance dans les institution de santé de leur pays, voyages multiples des personnes malades pour les mêmes raisons avec dissémination du virus... et au pire comme aujourd'hui au Libéria, descente de foule en colère avec mise à sac d'un centre d'isolement car " Ebola ça n'existe pas ".
On pourrait en vouloir a ces jeunes à cause de leur ignorance, mais on peut plutôt les plaindre, car une grande part d'entre eux mourra probablement d'Ebola, via les draps et matelas contaminés qu'ils ont emporté suite à leurs pillages.

Dans un pays industrialisé, la mise en quarantaine de tout cas suspect fût-ce une simple fièvre à 38,5° et les mises en isolement immédiates et très agressives du sujet source et des sujets potentiellement exposés, ne présente un risque que pour les toutes premières victimes de l'épidémie à se phase silencieuse, qui sont par argument de fréquence des personnels soignants, infirmières et médecins.

On peut davantage craindre d'une future mutation de grippe, dont la contagiosité est majeure, que du virus Ebola aussi terrifiant soit-il.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: costa le 18 août 2014 à 21:51:00
Salut.

Pour conclure sur ce que dit Fry sur Ebola, j'ai eu exactement la même version de la part du médecin à côté du cabinet. Je l'ai vu ce soir, je l'ai d'abord retapé (ben oui, à la base, il est venu me voir pour ça  ;D), ensuite, j'ai refusé qu'il me paie (on bosse ensemble, m*rde quoi!), et donc du coup, il a insisté pour qu'on bouffe ensemble. Et le chacal que je suis lui a demandé son avis. Ben la réponse a été la même que Fry.

Voilà, si ça peut aider à dormir plus tranquille sur ce point...

A+
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 18 août 2014 à 21:54:43
Je ne connaissais pas le nom scientifique de la grippe espagnole qui est le H1N1. Autant pour moi. ::) Merci fry.

Ceci dit ça ne change rien sur le fond, un rapport d'enquête publié sur le site du Sénat Français (haut repaire de conspirationistes  :D) corrobore le fait que des gens en situation de conflit d'intérêt ont "un peu" forcé sur les moyens à allouer, notamment en médicaments, pour un virus qui n'était finalement pas si dangereux :
http://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-112.html#toc116

Pour Ebola, ton avis rejoint la video du Monde que j'ai postée plus haut : a priori, on a pas encore de quoi s'inquiéter.

Sur ce, je vais me pieuter (moins bête !  ;))
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: costa le 18 août 2014 à 22:05:02
Pour le reste, en ce qui me concerne:

- crise économique, voir effondrement. Je crois que la situation risque de se dégrader davantage, avec encore plus de chômage, insécurité grandissante (j'ai pas dis chaos et fin de la civilisation...), crise bancaire et perte de patrimoine gagné en bossant durement. Perso, je me prépare contre ça, c'est pour moi le risque le plus grand. Sans toutefois retomber dans des trips malheureusement à la mode en ce moment: retour à l'âge de pierre, chaos régnant dans les rues ou seules les personnes surarmées s'en sortiront (même si je suis tireur et que j'en possède), etc...
Ayant sorti du cash de mon compte et l'ayant mis en coffre, je commence à me poser des questions sur ce qu'il se passera en cas de sortie de l'euro (si vous avez des idées, n'hésitez pas...)


- Guerre.
Ben, il y a un bon bout de temps, j'aurais dit que c'est du fumage de moquette pour survivalistes extrémistes sous nos contrées. Mais quand on voit les différents conflits, dont le conflit ukrainien, on ne peut rien exclure.

A+
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Patapon le 19 août 2014 à 00:06:46
Re,

Au niveau épidémique, le gros risque aujourd'hui c'est le Chik (la Dengue aussi, mais je connais pas). On a le vecteur qui va bien implanté dans le sud et qui commence à bien remonter, une population indigène absolument pas immunisée et de surcroit absolument pas habituée à luter contre ce vecteur de contamination, une durée d'incubation qui permet la contamination discrète d'autres receveurs et des territoires outre-mère déjà infectés (facilité de déplacement des populations).....à tel point d'ailleurs que les chercheurs en sont à se demander comment n'y a-t-il pas eu épidémie...maintenant le Chik est relativement peu létal, mais handicapant à court, moyen et long terme. Donc, pour moi, les moustiquaires sont à envisager.

[Edit] Concernant H1N1, autant je ne suis pas fan de Bachelot, autant je pense qu'il y avait un conflit d'intérêt, autant je suis sûr qu'il n'y avait pas de solutions sans effets secondaires: pas prendre de vaccin et risquer une contamination sans rien pour la juguler aurait eu pour conséquence une sur-population dans les funérarium, et acheter des vaccins qui n'ont pas servis a été considéré comme une dépense inutile de l'argent des contribuables....j'aurais surement pris la même décision à ce moment là.....

Pour Ebola je suis de l'avis de Fry: trop agressif, trop mortel, trop rapide. Il se coupe lui même l'herbe sous le pied si j'ose dire.[/edit]

Après, une guerre, en Europe, je n'y crois pas, à moins que l'UE explose et qu'on commence à se mettre sur la gueule, là il y aura du soucis à se faire.

Tcho

Hugo
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: cosmikvratch le 19 août 2014 à 09:44:13
Je sais que le sujet a déjà été abordé sur ce forum, mais pour l'avoir étudié d'un point de vue médical et en terme de gestion des risques, le risque d'une pandémie grippale est bien réel, largement plus qu'une guerre civile ou je ne sais quel scénario catastrophe hollywoodien (même si sur ce point je ne suis pas un expert).
H1N1 était très contagieuse, mais heureusement peu virulente. lorsqu'un nouveau HxNx combinera les deux caractéristiques (contagiosité + virulence), ça fera très mal. Et comme nous disait notre prof d'infectiologie, la question n'est pas "est-ce-que", mais "quand".
d'un point de vue épidémio ça donnerait ça (remplacez H1N1 par HxNx):
http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1N1-flu/epidemiology/epidemiology-2.pdf (http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1N1-flu/epidemiology/epidemiology-2.pdf)

Si cette pandémie arrive dans les très proches années, les conséquences seront aggravées par l'antécédent H1N1, son côté pétard mouillé et sa mauvaise gestion par les autorités (retard dans l'application des mesures, mauvaises décisions concernant la méthode de vaccination, et retard dans la levée du dispositif lorsqu'il a été clair que cette grippe n'était pas "méchante). Ca a rendu la population défiante vis-à-vis des pouvoirs publics et des vaccins. Les gens suivront moins les consignes de confinement, et le défaut de vaccination rendra plus long l'endiguement de l'épidémie. Et ce malgré le fait que l'état prend le sujet au sérieux:
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_Pandemie_Grippale_2011.pdf (http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_Pandemie_Grippale_2011.pdf)

Pour reprendre un shéma de risque cher à DM (probabilité x gravité): une mortalité létalité à 0.5%, sur 1/4 de la population française (estimation basse du taux d'attaque), ça nous fait dans les 80 000 morts quand-même :o
Sans même parler de la mortalité, imaginez pendant plusieurs semaines 25% d'une population hors d'état de sortir de chez elle (on parle d'un absentéisme de 40%... y compris dans les hôpitaux, la police, les transports, les commerces...), ainsi que le nombre de cas graves embolisant les hôpitaux (faudra pas avoir de problème de santé à ce moment).


D'un point de vue plus général/philo, j'en profite pour vous conseiller un très intéressant ouvrage du spécialiste du risque Jean-Pierre Dupuy: pour un catastrophisme éclairé.
Un résumé correct ici:
http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf (http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf)
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: raphael le 19 août 2014 à 09:56:30
Ne pas oublier sur le long terme :

A partir du 19 août, la population mondiale est en "déficit écologique" pour 2014
http://www.boursier.com/actualites/economie/a-partir-du-19-aout-la-population-mondiale-est-en-deficit-ecologique-pour-2014-25001.html (http://www.boursier.com/actualites/economie/a-partir-du-19-aout-la-population-mondiale-est-en-deficit-ecologique-pour-2014-25001.html)
(Boursier.com) — A compter d'aujourd'hui, la population mondiale vit "à crédit" sur ses ressources naturelles 2014... Chaque année, l'ONG Global Footprint Network calcule "le jour du dépassement", c'est à dire "la date à laquelle l'empreinte écologique de l'humanité dépasse la biocapacité de la planète à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets", explique WWF France qui relaie les résultats de cette étude.

Un phénomène de plus en plus précoce

L'ONG s'inquiète de voir que "la date de dépassement" avance d'année en année. En 2000, elle se situait encore au 1er octobre seulement. En outre, la population mondiale connaît cette situation de déficit écologique depuis le début des années 1970.  Actuellement, Global Footprint Network estime qu'il faudrait "une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité". Par pays, 12,3 Emirats Arabes Unis seraient nécessaires pour absorber l'empreinte écologique de cet Etat ! La Chine dépasse également ses besoins en ressources naturelles. Il lui faudrait 2,2 "Chine" pour satisfaire sa population. La France se situe dans la moyenne (1,6). Enfin, l'étude montre qu'au Canada, en Australie, en Finlande ou encore au Brésil, l'empreinte écologique de l'homme est moins importante que les ressources naturelles disponibles.

Pas trop tard pour agir

Pourtant, l'ONG estime qu'il n'est pas trop tard pour agir. "C'est un phénomène qui nous inquiète (...) il faut aller à l'encontre", a expliqué ce mardi matin sur 'France Info', Christophe Roturier directeur scientifique chez WWF France. Il préconise de "protéger le capital naturel dont nous disposons", évoquant en particulier la lutte contre la pêche profonde. "Il faut aussi consommer différemment et produire mieux (...) considérer le capital naturel au même titre que le capital humain ou productif", explique-t-il. Passer massivement à l'énergie renouvelable, opter pour des régimes alimentaires moins riches en viande, viser une économie circulaire sur la base du recyclage et de la réutilisation, repenser l'urbanisme, la mobilité et la fiscalité sont autant de pistes évoquées par WWF.
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 19 août 2014 à 10:35:19
D'un point de vue plus général/philo, j'en profite pour vous conseiller un très intéressant ouvrage du spécialiste du risque Jean-Pierre Dupuy: pour un catastrophisme éclairé.
Un résumé correct ici:
http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf (http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf)

Excellent !  :doubleup:

Certaines citations résument parfaitement ce que je pense :
"une catastrophe est toujours impossible avant qu’elle n’advienne, mais elle apparaitra comme rétrospectivement tout-à-fait possible dès lors qu’elle se sera réalisée"
« Ce n’est pas l’incertitude, scientifique ou non, qui est l’obstacle, c’est l’impossibilité de croire que le pire va arriver » (p.142)."

Et pour finir sur une note d'humour, parce qu'on peut aussi rigoler de tout ça  :lol:
https://www.youtube.com/watch?v=-jcv6mh0uok
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Patapon le 19 août 2014 à 11:21:18
Yo,

Ne pas oublier sur le long terme :

A partir du 19 août, la population mondiale est en "déficit écologique" pour 2014

Et dans le même registre il y a l'acidification des océans :(

Enfin, j'ai l'impression qu'à force de tirer sur la corde on commence à arriver au bout ^-^

Tcho

Hugo
Titre: Re : Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Aleksi le 19 août 2014 à 21:02:02
Bien sûr, mais en attendant quand on ne manque de rien, il est quand même plus facile de se trouver son bonheur que quand on ne sait pas, en se levant le matin, si on sera encore vivant le soir.......

Salut Pierrot,

Je ne vois pas bien le rapport entre "ne manquer de rien" et savoir si l'on sera encore vivant le soir.
De même, peux-tu s'il te plait préciser ce que tu entends par "ne manquer de rien ?"

A plus !
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Aleksi le 19 août 2014 à 21:05:12
Yo,

Et dans le même registre il y a l'acidification des océans :(

Enfin, j'ai l'impression qu'à force de tirer sur la corde on commence à arriver au bout ^-^

Tcho

Hugo

Ou encore la disparation du lichen dans le Grand Nord, entièrement due à l'activité humaine, et pas au réchauffement climatique qui a, il me semble parfois, bon dos.  :)
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Aleksi le 19 août 2014 à 22:38:36
Je répondais à ceci ;

Ici en France je crois pouvoir dire que nous ne manquons de rien, pour la plus grande majorité de la population en tout cas.  Il y a des pays où, au pire,  quand tu te réveilles le matin tu ne sais pas si tu seras encore vivant le soir, au mieux tu ne sais pas si tu auras mangé dans la journée.

Par ne "manquer de rien" et bien c'est ainsi que je vois la vie actuelle, toujours en France, où bien que le système soit en train de se casser la gueule petit à petit, on ne peut pas dire que les gens soient très malheureux, de mon point de vue en tout cas.

Il y a des malheureux, mais je crois bien qu'ils seraient aussi malheureux ailleurs....

Salut Pierrot ! Merci de ta réponse, mais je n'ai toujours pas compris ce que tu entendais pas le terme générique "ne manquer de rien".
Pour ta dernière phrase, j'étais foncièrement malheureux ma dernière année passé à Paris et je suis foncièrement heureux ailleurs depuis deux ans, sur la Route.
Ne manquer de rien est, je le pense, malheureusement trop étroitement lié à ce que les autres ont. Attention, pas toujours.

A plus !
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Zoglou le 20 août 2014 à 13:38:20
Juste une petite réflexion, en fait deux, pour contribuer à la réflexion de cet intéressant fil de ce non moins intéressant forum :

1 - Le 17 Brumaire, peu de gens imaginaient ce qui allait se passer le 18 et l'état du pays était bien préoccupant. Tirons-en la leçon que l'on veut, mais Voutch en a fait une jolie synthèse avec le titre d'un de ses albums, "Même le pire n'est pas certain".

2 - Les réflexions de Dupuys sont tout à fait intéressantes, en particulier sur l'impossibilité d'envisager le pire. Pour avoir fait pas mal de plan de continuité d'activité en tant que consultant, sur une mission 80% de l'effort porte sur la recherche de l'adhésion des dirigeants au sujet, 10% à l'état des lieux et 10% à sa création. Avouons que le 11 septembre a grandement aidé la profession à passer de 99 à 80% le ratio d'évangélisme sur la prédictibilité des risques.
Après "mais on a toujours fait comme ça", la phrase que j'entend le plus dans mon travail est "oh mais vous envisagez le pire". Bin oui.
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 21 août 2014 à 19:25:23
Juste une petite réflexion, en fait deux, pour contribuer à la réflexion de cet intéressant fil de ce non moins intéressant forum :

1 - Le 17 Brumaire, peu de gens imaginaient ce qui allait se passer le 18 et l'état du pays était bien préoccupant. Tirons-en la leçon que l'on veut, mais Voutch en a fait une jolie synthèse avec le titre d'un de ses albums, "Même le pire n'est pas certain".

2 - Les réflexions de Dupuys sont tout à fait intéressantes, en particulier sur l'impossibilité d'envisager le pire. Pour avoir fait pas mal de plan de continuité d'activité en tant que consultant, sur une mission 80% de l'effort porte sur la recherche de l'adhésion des dirigeants au sujet, 10% à l'état des lieux et 10% à sa création. Avouons que le 11 septembre a grandement aidé la profession à passer de 99 à 80% le ratio d'évangélisme sur la prédictibilité des risques.
Après "mais on a toujours fait comme ça", la phrase que j'entend le plus dans mon travail est "oh mais vous envisagez le pire". Bin oui.

Donc Zoglou ton métier est d'être "prévoyant" ou "parano", c'est selon la perception de chacun... :)

As-tu appliqué cette façon de voir les choses à ta vie personnelle ? Une sorte de déformation professionnelle en quelque sorte... Si oui, quelle est ta vision de la situation et qu'as tu fait ?

Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Loriot le 21 août 2014 à 20:39:25
Tout peux changer effectivement.
En bien, en mal.
C'est pour cela qu'il faut s'aimer soit même. Aimer les autres encore plus.
Ne pas juger gratuitement. Porter son aide a qui en a besoin. Pardonner.
Prendre soins de son environnement (naturel, proffesionel, social, etc.) comme on prend soins de soi.

Peace and love quoi!

Christophe. (Qui a passé une superbe journée en montagne) ::)
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: DavidManise le 21 août 2014 à 21:08:12
Mon opinion en PJ (faut être connecté) ;)

Les réactions de panique ou d'évitement de diagnostic face au Virus Ebola ont désormais fait plus de morts que le virus lui-même...

Food for thoughts ;)

David
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: musher le 21 août 2014 à 21:39:17
Un formateur disait : L'image qu'on se fait de la réalité est souvent pire que la réalité elle même.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: kéké le 21 août 2014 à 23:09:45
En Belgique, on parle beaucoup de risque de coupure de courant cet hivers suite à la situation de nos centrales nucléaire.
http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_delestages-en-cas-de-penurie-d-electricite-des-coupures-seulement-en-dernier-recours?id=8337822.
Est ce que cette situation se représentera en 2015? Est-ce que des investissements sont fait pour éviter que ces situation se représentent. Quid dans 10 ans quand ces centrales seront encore plus âgées donc plus défaillantes...?
Pas d'électricité c'est pas mal de confort et de sécurité en moins.
Tout peu changer...
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: DavidManise le 22 août 2014 à 07:31:12
Sans déconner...  pas d'électricité.

J'ai vécu toute ma jeunesse au Québec.  Là-bas, en hiver, avec les tempêtes de neige c'était habituel d'avoir des coupures de 12, 24, 48h ou plus selon la possibilité pour les équipes d'accéder aux lignes coupées et de réparer.  Tout le monde avait juste un petit plan B...  un poêle à bois, quelques réserves qui se préparent facilement, etc.

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 

Cultiver une paranoia et des discours anxiogènes pour appuyer ses chouinements et donner de l'épaisseur à ses revendications, c'est la deuxième couche.

Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

PLANIFIEZ AU LIEU DE CHOUINER.  COOPEREZ AU LIEU DE PARANOIER.

David
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: musher le 22 août 2014 à 08:05:50
Sans aller au Québec  ;D

En France avec les tempêtes et les mini-tornades, le risque d'être coupé pendant 24 h ou plus n'est plus réservé qu'aux régions extrêmes.

On chauffe à l'insert, on cuisine au gaz et on éclaire au pétrole, au gaz ou à la bougie.

Le plus chiant, c'est le congel (et à la campagne, le congel, il est plein  ;D) et le frigo.
24 h avec des couvertures, on gère, au dela, faut investir dans un groupe électrogène (en espérant qu'il démarre le jour J  >:( )
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 22 août 2014 à 08:10:29
Sans déconner...  pas d'électricité.

J'ai vécu toute ma jeunesse au Québec.  Là-bas, en hiver, avec les tempêtes de neige c'était habituel d'avoir des coupures de 12, 24, 48h ou plus selon la possibilité pour les équipes d'accéder aux lignes coupées et de réparer.  Tout le monde avait juste un petit plan B...  un poêle à bois, quelques réserves qui se préparent facilement, etc.

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 

Cultiver une paranoia et des discours anxiogènes pour appuyer ses chouinements et donner de l'épaisseur à ses revendications, c'est la deuxième couche.

Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

PLANIFIEZ AU LIEU DE CHOUINER.  COOPEREZ AU LIEU DE PARANOIER.

David

J'ai l'impression qu'il y a comme un quiproquo sur ce fil. Beaucoup interprètent certains posts comme des appels à la paranoïa, à se "bunkeriser". Alors que le sujet est justement "les plans B". (enfin, il me semble  ::) )

Le tort a sans doute été d'amener le sujet à partir de l'actualité pour démontrer que ça pouvait partir en vrille à partir de pas mal d'événements différents (cf. posts de lejeune + moi-même).

Donc, si je peux me permettre, le débat n'est pas tellement de savoir si tel ou tel événement va se réaliser, ou de nous tourner des films. L'appréciation des risques est forcément assez subjective, même si on utilise une méthode cartésienne Probabilité x Gravité. Ce débat ne mènera nulle part et tout le monde se trompera plus ou moins.

Le sujet est plutôt : "quelles dispositions avez-vous pris dans les cas où ça part en cacahuète ?"

Non ?
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Tompouss le 22 août 2014 à 09:15:41
Mon cas, bien relou, un appartement mal isolé donc gardant mal la chaleur, où tout fonctionne à l'électrique (chauffage, cuisson).

Mes dispositions (ou plutôt un détournement en cas de pépin du type "rupture de service public, on reste chez soi au max" de ce dont je dispose déjà de par mes différentes activités et que j'ai toujours sous la main ) :
- 3 réchauds à gaz avec au moins une bonbone de gaz de rab pour chacun
- un barbecue plancha au gaz avec aussi toujours une grosse bonbone de gaz pleine de rab
- un barbecue sur élevé à bois (chauffer la pièce en maintenant les flux d'air puis éteindre le foyer, calefeutrer pour garder un max de chaleur)
- des grosses couettes, deux gros duvets : de quoi dormi sereinement dans un appart même en hiver sans chauffage
- des vêtements chauds pour deux, voire plus, de quoi vivre sans chauffage sereinement un bon bout de temps
- de quoi se défendre (pas besoin d'épiloguer)
- un stock de féculents (pâtes/semoules/riz..) et conserves suffisament important
- de quoi pêcher dans la rivière à 10m de chez moi pour avoir un complément alimentaire
- de quoi désinfecter/rendre potable la flotte de la rivière

Bref même sans le vouloir de par mon mode de vie j'ai de quoi être peu incommodé par une rupture de service public, et ça sans même faire d'investissement en temps ou en argent. Et si je dois me tailler hors de la ville : hop tout le necessaire vite fait dans la 306 et go. Après le tout c'est d'être inventif et surtout pas fataliste :
- m*rde je suis coincé chez moi sans télé, sans électricité : tant mieux ça nous fera du temps pour nous avec ma femme
- m*rde je suis licencié : tant pis ça me fais du temps pour moi et une occasion de prendre un autre départ si je le souhaite
- m*rde tel ou tel parti est élu : ça m'en touche une sans faire bouger l'autre dans tout les cas z'ont pas intérêt à venir me chier dans les bottes  :lol:
- m*rde on vient de m'apprendre qu'il me reste 6 mois à vivre : chérie fais tes valises on part en vadrouille il y a tout un monde qu'il me reste à contempler...

Bref toute chose négative offre aussi d'alléchantes possibilités, en tout cas c'est mon état d'esprit  :)
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: AC le 22 août 2014 à 10:18:35
Ce qui est préoccupant et bien résumé par le titre du fil, ce n'est pas la perspective de coupures de courant, mais l'idée que tout ce que nous considérions comme acquis peut être remis en question. Ça demande un changement d'état d'esprit, pas de moyen de chauffage. À moins que tout ceci ne soit qu'un nouvel épisode de sinistrose à la française qu'on aura oublié dans quelques années  :)
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Tompouss le 22 août 2014 à 10:41:31
Ça demande un changement d'état d'esprit, pas de moyen de chauffage. 


Pour l'état d'esprit j'ai toujours été un peu "roots", je ne suis pas particulièrement attaché à mon confort et je pense ne pas être le seul ici, mais quand on est en couple/famille on ne peut pas penser qu'à soi (avant la vie à deux je vivais un studio, sans meuble, cuisinait sur un réchaud à gaz 2 feux de camping et mangeait dans ma vaisselle de rando tous les jours, pas de télé, pas de téléphone fixe, un bon vieux matelas par terre et ça me convenait parfaitement). Mon post visait simplement à donner quelques exemples (à partir de mon cas) de ce qui est faisable.

À moins que tout ceci ne soit qu'un nouvel épisode de sinistrose à la française qu'on aura oublié dans quelques années  :)

Je pense que c'est le cas, mais ça ne m'empêche pas de réfléchir et d'anticiper sereinement une transition ou un pépin quelconque. "Sois prêt, pour ne pas avoir à te préparer le moment venu" disait je ne sais plus qui.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: DavidManise le 22 août 2014 à 16:01:12
Le sujet est plutôt : "quelles dispositions avez-vous pris dans les cas où ça part en cacahuète ?"

Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Karto le 22 août 2014 à 16:15:46
Perso à force d'entendre des gens insister pour me parler de leurs "préparations", j'ai fini par tracer une ligne empirique entre d'un côté la bonne foi dans la volonté de prévention (efficace ou pas, nécessaire ou pas, ça c'est un autre problème) et de l'autre côté la paranoïa.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec améliore du même coup ses conditions de vie actuelles => positif.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec fait des sacrifices sociaux et matériels => sacrifices sur l'autel du fantasme.

C'est peu précis, on me sortira plein de cas théoriques litigieux, mais en pratique ça permet de faire assez efficacement le tri entre les gens avec qui on peut parler et ceux avec qui on perd son temps.
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 22 août 2014 à 17:10:31
Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)

Au moins on sait ce que tu penses !!  Y a pas de langue de bois :D

T'as sans doute raison... Si c'est pas pour faire qqch de constructif, c'est pas la peine de continuer. ;)
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Merlin06 le 22 août 2014 à 18:12:14
Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)

J'ai ri, merci. :D
T'as oublié le meilleur couteau et le meilleur AM...
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Phil67 le 22 août 2014 à 18:26:21
En "préparant" un scenario hypothétique le mec améliore du même coup ses conditions de vie actuelles => positif.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec fait des sacrifices sociaux et matériels => sacrifices sur l'autel du fantasme.

C'est peu précis, on me sortira plein de cas théoriques litigieux, mais en pratique ça permet de faire assez efficacement le tri entre les gens avec qui on peut parler et ceux avec qui on perd son temps.
J'aime bien ce critère de tri pouvant donner des résultats différents selon les contextes individuels pour un même cas "litigieux".

P.ex. la recherche d’autonomie totale (permaculture, énergétique...) pourra être à la fois :
   - positive pour quelqu'un ayant un métier permettant de trouver un emploi dans presque n'importe quelle région (ou de travailler à distance) ou quelqu'un ayant de faibles ressources (zones isolées = faible coût des terrains au m²)
   - une régression "sociale et matérielle" pour d'autres ayant des métiers plus spécifiques et suffisamment rémunérés pour vivre correctement mais insuffisants pour se lancer dans un trip "base autonome"


Le comble serait de sacrifier le présent pour d'hypothétiques crises majeures futures... et qu'il ne se passe finalement rien qui ne soit insurmontable sans "préparation lourde" !
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Patapon le 22 août 2014 à 19:14:58
Yo,

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 
Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

Dans l'attitude, je suis parfaitement d'accord avec toi: il est toujours plus facile d'attendre des autres que de se sortir les doigts. Qui plus est, une mesure publique ne fonctionne que si tout le monde joue le jeu. Exemple: recommandation ministère du développement durable: chauffer les pièces de vie dans une maison à 19°.....combien ici l'appliquent? Pourtant, niveau économie d'énergie, il y a de l'idée.

Après tout dépend de quoi on parle: si on parle de 4 jours sans électricité, c'est pas pareil que 4 mois...

Dans le premier cas, oui, il y a plein de solutions niveau individuel.

Dans le deuxième il faut commencer à se serrer les coudes et mettre en place des structures publiques (je ne parle pas nécessairement "étatique"), de façon à mutualiser les ressources et à ce que le plus grand nombre s'en sorte. Je trouve par ailleurs parfaitement ridicule la pensée qui veut qu'on sauve égoïstement son cul en laissant les autres derrière: tous, autant qu'on est, on est pas arrivé là où on est tout seul: il y avait des gens autour de nous, et faudrait pas trop l'oublier; qui plus est, s'en sortir seul, c'est faisable, mais pour faire quoi au bout du compte? :blink:

Tcho

Hugo
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Pouçot le 23 août 2014 à 00:35:31
Puisque c'est un peu le fil fourre-tout ou tout le monde vient donner son opinion, j'y vais de la mienne. Et je vais être concis.

Ce que je constate de plus en plus, c'est qu'on a d'un côté ceux pour qui l'Etat doit tout prendre en main, éplucher nos patates et venir border nos morveux le soir, et de l'autre, ceux qui sont préparés à sauver leurs miches si l'Etat vacille. Leurs miches. En se foutant éperdument du pain des autres.

Généralisation abusive, mais généraliser, c'est un exercice de maths comme un autre, et grossièrement, c'est ce que je vois de ma fenêtre.

Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: raphael le 23 août 2014 à 11:12:44
C'est vrai que c'est un peu fourre tout. Mais il est toujours utile de rappeler quelques notions de base comme tu viens de le faire Poucot  :up:. Pour ceux qui sont ici depuis longtemps cela devient une évidence mais pour les nouveaux ça peut leur facilité leurs démarches.
Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait . ;D
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: psydomos le 23 août 2014 à 18:41:12
Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.
Salut tous le monde!

D'où la nécessité primordiale de créer en premier lieu un climat social favorable à une vrai vie communautaire, caractérisée par un ensemble rhyzomatique (voir Deleuze et Guatari "mille plateaux) d'interdépendances suffisamment dense et constructif pour que tout le monde y trouve son intérêt.

Il existe de nombreux exemple en anthropologie.
Je pense entre autre à notre père à tous (les anthropologues hein!), Malinowski qui démontre un tel système d'échange dans les iles Trobrian du pacifique, terrain à partir duquel il créa  sa théorie du don/contre don.

Un autre bon exemple est celui des éleveurs Nuers observé par E. Evan Pritchard, ils ont tissé un système de liens de classe d'age, de groupe de profession et de structures familiales tellement complexe qu'il devient quasiment impossible de faire une guerre sans se retrouver à devoir se battre contre des alliés, de sang, de classe ou de profession.
Mais cela exige beaucoup de temps et d'abnégation, au risque de parfois se trouver un peu bloqué dans certaines situations. Amenant ainsi certains éléments à ce mettre à l'écart par gout de "liberté"....

C'est un sujet super vaste et très intéressant qui mérite d'être d'avantage étudié dans le monde des "Survivalistes résiliants"!

A+
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Zoreille le 23 août 2014 à 21:49:10
Yop,

Je rejoins les raisonnement solidaires, maillages sociaux etc.. C'est valable dans n'importe quelle situation.. Seule, une cellule fait pas grand chose; à plusieurs, elles créent des organismes, perpétuent la vie.

Quant aux spéculation catastrophes, je pense que du moment qu'on a les bagages nécessaires pour se débrouiller le moment venu, qu'on est conscient de les avoir (ce qui permet d'être serein), pourquoi se prendre la tête plus loin que ça?
  On peut rien savoir d'exact à l'avance, donc sauf anticipation, ça sert pas à grand chose de se pourrir avec des prédictions. On a une magnifique capacité qu'est l'adaptation, alors autant s'en servir plutôt que de construire des schéma psychorigides/anxiogènes par avance..
Ça me ferait limite penser aux principes de SD, avec la théorie des 12 ninjas.
Vivons le présent et sachons l'apprécier, le futur viendra de lui-même.


Zoreille
Titre: Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: musher le 23 août 2014 à 23:25:57
Salut tous le monde!

D'où la nécessité primordiale de créer en premier lieu un climat social favorable à une vrai vie communautaire, caractérisée par un ensemble rhyzomatique (voir Deleuze et Guatari "mille plateaux) d'interdépendances suffisamment dense et constructif pour que tout le monde y trouve son intérêt.

Il existe de nombreux exemple en anthropologie.
Je pense entre autre à notre père à tous (les anthropologues hein!), Malinowski qui démontre un tel système d'échange dans les iles Trobrian du pacifique, terrain à partir duquel il créa  sa théorie du don/contre don.

Un autre bon exemple est celui des éleveurs Nuers observé par E. Evan Pritchard, ils ont tissé un système de liens de classe d'age, de groupe de profession et de structures familiales tellement complexe qu'il devient quasiment impossible de faire une guerre sans se retrouver à devoir se battre contre des alliés, de sang, de classe ou de profession.
Mais cela exige beaucoup de temps et d'abnégation, au risque de parfois se trouver un peu bloqué dans certaines situations. Amenant ainsi certains éléments à ce mettre à l'écart par gout de "liberté"....

C'est un sujet super vaste et très intéressant qui mérite d'être d'avantage étudié dans le monde des "Survivalistes résiliants"!

A+

Sans aller chercher si loin, j'ai eu la chance de connaître quand j'étais gamin les battages (pas la fête des battages pour touristes).
On louait la batteuse et le tracteur et tout le hameau amenait sa récolte sur la place de battage et tout le monde mettait la main à la patte. Les vieux, les moins vieux, les jeunes, les gamins, chacun ayant une tache adapté à son niveau : la cuisine, amener les bouteilles de rouge ou d'eau sur l'air de battage, défaire les gerbes, monter les sacs de grains dans le grenier, ramasser la paille et monter les meules, ramasser ce qui tombait, graisser les engrenages avec le pinceau et le seau de suif...

L'entraide était naturelle et nécessaire car personne pouvait survivre sans l'aide des voisins.

Aujourd'hui, le travail agricole se fait en solitaire mais en cas de coup dur, cet état ressort.

Après le passage d'une mini-tornade, tout le hameau s'est retrouvé dans les rues, à 3 h du matin, pour dégager les rues et les routes, voir qui avaient besoin d'aide tandis que les enfants, d'eux même, ont fait le tour des personnes agées pour voir si ça allait. Et à 6h du mat, on s'est tous retrouvés à table comme à un repas de battage.

Si on se dit bonjour le matin en se croisant, qu'on prend 5 minutes à discuter de rien, ben en cas de coup dur, c'est plus difficile de dire non, que si le voisin est un parfait inconnu.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Ulf le 23 août 2014 à 23:52:52
Même si cela a un rapport éloigné avec le cœur du sujet... (je vous avoue ne pas avoir tout lu.)

Il n'y a pas si longtemps, nos régions vivaient en quasi autarcie.

Un livre assez intéressant décrit ce mode de vie. Attention, c'est lourd, chiant et pas sexy car ça c'est écrit par deux ethnologues (je ne suis pas certain de la relation de cause à effet. Mes excuses aux ethnologues  ;# ). Par exemple, vous avez tout un chapitre sur la culture et les variétés des pommes de terre (oui mais c'était leur nourriture de base...).

Perso je l'avais acheté pour en extraire des indications sur l'usage des plantes médicinales et d'autres trucs de grand mère... Qui n'ont pas été transmis... Petite digression: je considère que notre peuple a été détruit par le même vice qui attaque aujourd'hui les indiens d'Amazonie. Bigouden et étui pénien, même combat  :D.

http://www.amazon.fr/Sagesses-Vosgiennes-savoirs-naturalistes-vall%C3%A9e/dp/2296117848

PS: qui est partant pour ouvrir un sujet "survie" à propos de la culture des patates ?  ;#
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: DavidManise le 24 août 2014 à 17:00:27
Ce que je constate de plus en plus, c'est qu'on a d'un côté ceux pour qui l'Etat doit tout prendre en main, éplucher nos patates et venir border nos morveux le soir, et de l'autre, ceux qui sont préparés à sauver leurs miches si l'Etat vacille. Leurs miches. En se foutant éperdument du pain des autres.

Généralisation abusive, mais généraliser, c'est un exercice de maths comme un autre, et grossièrement, c'est ce que je vois de ma fenêtre.

Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.

Tu viens de résumer en un paragraphe le projet des communautés résilientes, copain.

Les braises sont encore chaudes.  Suffirait de les déterrer, de poser du bois sec dessus et de souffler un peu...

Bises ;)

David
Titre: Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: B3n le 25 août 2014 à 11:46:12
Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.

Pour participer un peu,
Je reprends l'avis de Poucot, et pour préciser par rapport au sujet de base, je dirais que je n'ai rien écrit sur un potentiel plan "au cas ou" mais ça n’empêche pas d'y réfléchir "activement".

Le jour ou ça part en sucette, il faudra tout d'abord gérer l'humain, vos femmes, vos gosses, vos parents, vos amis proches. On est plus fort ensemble, donc autant s'organiser dès le départ. D'autres part, avoir ses proches et/ou un nombre de personnes connu/de confiance autour de soit et toujours un plus en situation de crise et un soucis en moins (savoir ou ils sont, comment ils vont).

Si un cercle élargi n'est pas possible, répartition géographique ou autres, il faut viser un cercle restreint, femme enfant, voisins. L'idée est d'être entouré de gens avec qui une vie en collectivité est possible sans problème immédiat et les voisins sont un exemple du quotidien.  L’idée suivante est de ne pas passer par milles étapes, il faut viser une autonomie rapide, le jour ou le magasin est vide et ou la pompe à pétrole n'est plus approvisionné il n'y aura pas beaucoup de solution. Organisation avec des conserves sur un maximum de quelques semaines tout en préparant le terrain en vue d'une récolte ou autres et envisager d'autres moyen de se nourrir, chasse, cueillette.

Avec ce discours je ne parle pas de survivalisme qui pour moi tiens plus d'un delire que d'autre choses, mais plutôt d'une capacité d'adaptation à un changement radical. Et ça n'a rien a voir, ni dans l'esprit, ni dans les faits.

On ne sera jamais prêts le jour ou sa pétera, il faut bien l’accepter (ce n'est pas à souhaiter/espérer), et ce n'est pas les stock de nourriture pour plus de 6 mois qui feront quoi que ce soit, si ce n'est attirer une convoitise. L'idée est de maintenir ses compétences, sa logique, pour pouvoir s'adapter. Il faut vivre pleinement aujourd'hui et pouvoir continuer à vivre pleinement le jour ou sa saute. Prévoir un plan de rassemblement est pour moi une des premières choses à faire afin de pouvoir travailler mieux, et plus vite ensemble. La suite est liée aux compétences de chacun, et à l'organisation.

Après peu importe la situation, rester humain et être toujours prêts à aider son prochain nous mèneras toujours plus loin que se taper dessus à la première occasion venu.

Mais d'un point de vu terre à terre, même si penser à toutes ces choses est stimulant tant pour le cerveau que pour le corps et participe à une recherche de mieux; il faut rationaliser et bien comprendre qu'en France, avec l'Europe et les accords avec l’étranger (OTAN etc...) toutes ces choses on peu de "chances" d'arriver.
Comme dit plus haut, il vaut mieux craindre à mon sens, un problème météo plus ou moins étendu ou une épidémie ou autres problème bactériologiques.

Titre: Re : Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: psydomos le 25 août 2014 à 23:48:08
Sans aller chercher si loin, j'ai eu la chance de connaître quand j'étais gamin les battages (pas la fête des battages pour touristes).
On louait la batteuse et le tracteur et tout le hameau amenait sa récolte sur la place de battage et tout le monde mettait la main à la patte. Les vieux, les moins vieux, les jeunes, les gamins, chacun ayant une tache adapté à son niveau : la cuisine, amener les bouteilles de rouge ou d'eau sur l'air de battage, défaire les gerbes, monter les sacs de grains dans le grenier, ramasser la paille et monter les meules, ramasser ce qui tombait, graisser les engrenages avec le pinceau et le seau de suif...

L'entraide était naturelle et nécessaire car personne pouvait survivre sans l'aide des voisins.

Aujourd'hui, le travail agricole se fait en solitaire mais en cas de coup dur, cet état ressort.

Après le passage d'une mini-tornade, tout le hameau s'est retrouvé dans les rues, à 3 h du matin, pour dégager les rues et les routes, voir qui avaient besoin d'aide tandis que les enfants, d'eux même, ont fait le tour des personnes agées pour voir si ça allait. Et à 6h du mat, on s'est tous retrouvés à table comme à un repas de battage.

Si on se dit bonjour le matin en se croisant, qu'on prend 5 minutes à discuter de rien, ben en cas de coup dur, c'est plus difficile de dire non, que si le voisin est un parfait inconnu.

Salut Musher et les autres!

Loin de moi l'idée de verser dans un quelconque exotisme hein, ou un mélancolique "c'est mieux chez les autres"!
Si je citais ces 2 exemples c'est d'abord parce que ce sont des cas extrêmement bien documentés, avec des retours sur plusieurs générations de chercheurs qui sont retournés sur place pour voir l'évolution des comportements et des structures social de ces groupes.
Parce que comprendre les logiques de viabilité sociétales à l'échelle de l'individu et du groupe, c'est le fondement de l'Anthropologie moderne.
Ça offre plutôt des pistes de lectures et permet aussi de comprendre que ces types de comportements sont plutôt communs dans les groupes humains ayant un relation forte avec les aléas de la nature dans le cadre de leurs quotidien en faisant des parallèles avec ce que l'on connait.

Le fait est que l'on trouve des situations très similaires un peu partout et pas seulement dans le passé.

D'ailleurs le système d'entraide que tu décris Musher, j'ai observé exactement la même chose lors des grandes récolte de manioc dans les communautés indigènes que j'étudie.

 Ces rassemblements ayant aussi pour effet de créer des liens plus "physiques" quand les hameaux travaillent en groupe et que la sensualité et la proximité des corps en action  provoque la nuit venu, quelques soupirs mal contenus. ::). Les jeunes ont là une des rares occasions de pouvoir tisser des liens entre eux et donc entre les groupes, dans l'obscurité ténu autour des campements improvisés (la récolte puis le traitement du manioc en farine demande généralement 3 ou 4 jours de travail continu, deux trois fois l'an).

Et le plus important c'est que ce ne sont pas des organisations sociales spontanées liées à des situations de survie, mais de vie, de personnes qui ont l'habitude de se prendre en mains tous seul et de n'attendre aucune complaisance de l'environnement dans lequel ils évoluent. Sans pour autant devenir des sectarismes et même plutôt super généreux envers l'étranger du moment qu'il est respectueux et sait en retour offrir ses propres compétences dans ce que j'ai pu voir. la capacité d'adaptations aux nouveaux paradigmes quand ils apparaissent est assez bluffante même.

Attention, c'est lourd, chiant et pas sexy car ça c'est écrit par deux ethnologues (je ne suis pas certain de la relation de cause à effet. Mes excuses aux ethnologues  ;# ).

Tudieu! On a déjà demandé aux pajé d'envoyer des tsensak en Europe pour moins que ça tu sais Ulf :lol:

A+!
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Arnaud le 26 août 2014 à 21:00:52
Plop,

J'ai envie de partager ça avec vous, c'est un peu politique forcément, mais fondamentalement c'est plutôt une analyse économique.

Attention, ça fait de la lecture...
 
http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/9313-nous-assistons-a-l-ecroulement-d-un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d-etre-dechainees-frederic-lordon

Arnaud.
Titre: Re : Re : Re : Tout peut changer...
Posté par: Zoglou le 04 septembre 2014 à 11:21:09
Donc Zoglou ton métier est d'être "prévoyant" ou "parano", c'est selon la perception de chacun... :)

As-tu appliqué cette façon de voir les choses à ta vie personnelle ? Une sorte de déformation professionnelle en quelque sorte... Si oui, quelle est ta vision de la situation et qu'as tu fait ?

Je suis vraiment désolé j'avais raté ton post.. En fait oui tu caractérises pas mal ce que je fais :-) Ce qui est le plus intéressant est que ce sont les gens qui me font intervenir qui ont le plus de mal à envisager (je ne dis pas "croire à" mais bien envisager, imaginer) qu'un événement hors norme peut arriver.

Difficile de ne pas être influencé par son travail, même si en l’occurrence je fais la part des choses, une entreprise a plus de points de faiblesse et de risques de subir un impact externe sur sa capacité de fonctionner que des individus. Aussi me concernant j'ai toujours appliqué le niveau 0 de la préparation : avoir des médicaments pour les risques les plus évidents, 3 jours de nourriture, un véhicule et de l'essence pour rejoindre ma maison dans le Sud qui serait notre abri en cas de problème dans les villes, laquelle est entouré par des exploitations agricoles dont les exploitants sont devenus soit des amis, soit en tout cas des relations, avec qui je me suis entendu et avec qui j'ai discuté de la conduite à tenir en cas de besoin de fonctionner en autarcie restreinte.

Je ne suis donc pas un préparationniste à l'américaine, s'il y a une leçon que j'ai retenu de 20 ans de mon métier de consultant c'est que dans le cas d'une entreprise plus la menace est forte plus le recours à des ressources externes est vital. C'est vrai dans l'IT (besoin en infrastructure, énergie, locaux spécialisés, personnels qualifiés, etc) comme dans des composants plus simples à mettre en oeuvre comme l'accueil ou le service client. Donc je pense que pour moi il faut aussi constituer un biotope alternatif et ne pas pou autant stocker nourriture et arme en se disant que ça suffira.
Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Axelvanik le 04 septembre 2014 à 13:53:47
Zoglou, ton plan B est exactement ce que je souhaiterais mettre en place, si j'avais les moyens de me payer une résidence secondaire. Ou alors, il faudrait que je plaque tout pour aller vivre à la campagne, mais ce ne serait pas une décision rationnelle. (boulot, famille, etc...)

Donc le plan d'action se limite à du stockage pour amortir le choc éventuel. Non pas que ça me fasse triper, loin de là. J'ai de bonnes relations avec tous mes copropriétaires ou d'autres connaissances du quartier et on se rend des petits services de temps en temps. Mais techniquement, on ne peut pas mettre en place de biotope en ville...

Titre: Re : Tout peut changer...
Posté par: Patapon le 04 septembre 2014 à 22:31:02
Yo,

C'est un problème assez épineux si on y réfléchis bien:

La sédentarisation (et donc l'agriculture, l'élevage) a permis à notre espèce de croitre. Toutefois, ce mode de vie est un gouffre à ressources, et la ville est un peu l'extrême de la sédentarisation.

Du coup, en cas de coupure d'accès aux ressources, sur une semaine c'est assez facilement gérable (exception faite des déchés) avec un peu de préparation, mais quand on commence à atteindre les 15j, c'est plus la même.

Une idée serait de s'inspirer des plans de gestion de crises pour les expat' français dans d'autres pays (par exemple le plan de sécurité pour le Népal: http://www.ambafrance-np.org/IMG/pdf/Manuel_de_securite_KTM_A4_WEB_V3.pdf (http://www.ambafrance-np.org/IMG/pdf/Manuel_de_securite_KTM_A4_WEB_V3.pdf)). J'attire votre attention de la page 4 et suivante: le pays est découpé en îlots indépendants. Ca permet une gestion décentralisée des problèmes. Il y a peut être à creuser de ce côté là ;)

Tcho

Hugo