Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Ulf le 14 février 2013 à 13:28:02
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J'ai du mal à dormir en bivouac. La raison ? Je me fais des films de tueurs en série.
A la base, j'ai toujours eu du mal à m'endormir (et à me réveiller =). Mais le fait de scruter l'environnement sonore à le recherche de bruit réguliers comme des pas humains maintient en veille et empêche l'endormissement. De + se dire que si on est capable de pister des gens, les "autres" peuvent aussi me pister. Non, effacer ses empreintes, ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air.
Le sac de couchage, si il me sauve la vie contre le froid, me gêne dans mes mouvements... Comme celui par exemple de devoir faire volte face rapidement ;#. Surtout lorsque j'utilise ce sursac sans ouverture zippée... Tu es un oiseau, je suis un asticot.
Je sais que ça a l'air ridicule comme ça mais bon. J'habite quand même au pays qui a vu naître des ptis gars bien comme Francis Holm. Je peux ajouter qu'en plus du mobile "psychotique", je dispose de matériel photo qui pourrait attirer les convoitises. J'adore ce que je fais, je n'ai pas envie de changer de méthode de travail: à savoir faire comme certains, dormir à l’hôtel et se lever à 4h pour être à temps sur les lieux. Ma démarche étant fondée sur l'immersion et la discrétion (donc limitation au maximum des allées et venues)...
Et vous, vous vous faites des "trips" dans ce goût là ? Vous avez des idées pour faciliter l'endormissement (à part dormir avec un poignard en guise de doudou =) ?
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Si tu te poses dans un endroit difficile d'acces, et bruyant d'acces, ca devrait le faire pour toi non?
Tu fais un feu? Lumiere+ odeur... Sans compter que ca t'occuppe ( te distrait ), et fait une certaine couverture sonore qui te gene dans le scan audio ( et visu )...
Quand je suis dans un lieu dangereux, je fais pas de feu, je me fais pas voir en allant vers le lieu de bivy, et je donne pas l'impression que je pars bivouaquer.
Pas de matos coloré. Peu de bruit, et je me deplace lentement pour mieux capter les alentours.
Je mets des barrieres autour de mon lieu: typiquement des trucs secs qui font du bruit.
L'acacia est parfait pour ca!
En général, je m'installe juste dans un endroit casse c*u!lle. Tu prends un endroit ou t'as pas envie d'aller, et t'y vas ;D
Vous emportez du matos spécifique SD, genre lacrymo?
Vous emportez du matos d'origine SD, en remplacemment de matos outdoor, genre lampe a couronne crenelée+ strobo?
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Merci VERDUGO. Je fais pas mieux sauf que je ne suis pas dans un lieu dangereux (pas au sens où tu l'entends =). Tiens, une astuce: dans les magasins de pêche, tu trouveras des grelots soudés à des pinces crocos. Ca sonne dès que la canne bouge sous l'effet d'un poisson qui aurait mordu à l'hameçon.
(http://www.equipeche.fr/assets/product/prod3250.jpg)
Je n'emporte pas d'outil spécifique SD.
J'ose même pas imaginer le jour où je devrai aller à la rencontre de l'ours :lol:.
@Hurgoz.
Il y a des naturels anxieux ;)
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Évidement. Je raisonne et place les choses dans leurs priorités. La flippette à probabilité faible, même si elle fait chier, ça vient en dernier. Je ne vais pas camper à 10m de haut ou au milieu d'un champ de queues de cochon.
(http://5e.img.v4.skyrock.net/3854/10453854/pics/226940012_small.jpg)
Une queue de cochon. C'est un élément de fortification de la ligne Maginot.
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Ca te fait la même chose quand tu dors dans une tente ?
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Ca te fait la même chose quand tu dors dans une tente ?
C'est pire encore.
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J'ai connu un peu cet appréhension tout au début de mes bivy, j'ai résolu ce problème en dormant dans un hamac sans moustiquaire, vision dégagée, rapidité pour se lever et le sac de couchage tombe tout seul des que tu récupère la position verticale. Ce peut être une solution...... ;)
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J'vais pas me trimballer avec une clochette ;D
Si tu dors dans un endroit chiant d'acces, deja tu reduit la probabilité, mais en plus ca rends quasi sur que tu entende le truc approcher, et que tu aies le temps de te lever.
Si un quelqu'un traine dans le coin tu l'entendras ;)
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Je te comprends Ulf, j'ai souvent fait face à ce type de problème en solo, qui de plus, est lié à un trauma de jeunesse.
Pas de solution miracle mais quelques trucs qui apaisent mes craintes en bivouac solo:
_Je m'éloigne des chemins et pistes (sur le terrain mais aussi sur la carte).
_Je m'assure autant que possible que je ne suis pas suivi
_J'essaye de trouver un endroit difficile d'accès et bien touffu.
_J'installe ma bâche cam dans une dépression du terrain (tranchée par ex.) que je re-camoufle si nécessaire.
_Pas de feu (juste un réchaud sous bâche), pas d'allées et venues non nécessaires.
_Avant de dormir je plante mon Kbar sur ma droite à hauteur de la main et je pense à des choses agréables.
_Le matin, démontage avant le jour.
Y a que comme ça que ça marche pour moi
;)
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à part dormir avec un poignard en guise de doudou
Why not?
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Comme je le disais dans le premier sujet, je dors toujours avec mon fixe à portée de main.
Si jamais cela devait se gâter je ne l'utiliserais surement pas mais il m'apporte une certaine sérénité lorsque je m'endors ;#.
Et dis toi que les probabilités de tomber sur un branque en plein milieu des bois sont extrêmement faibles.
Le plus effrayé risque surement être le mec qui viendra te déranger en pleine nuit.
Sinon l'idée des clochettes est pas mal :doubleup:.
Tu détermines un périmètre autour de ton bivouac avec du fil de pêche (par exemple), placé à une trentaine de centimètres de hauteur
et y suspends une ou deux clochettes histoire d'être averti de la moindre intrusion dans ce dit périmètre.
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Comme je le disais dans le premier sujet, je dors toujours avec mon fixe à portée de main.
Si jamais cela devait se gâter je ne l'utiliserais surement pas mais il m'apporte une certaine sérénité lorsque je m'endors ;#.
Pour ce qui peut tenir lieu d'arme : Si tu ne comptes pas t'en servir, ne souhaites pas t'en servir, ne souhaites pas assumer les conséquences de son utilisation : ne permet pas cette possibilité. On peut choisir avant, pas pendant, encore moins après.
Cette loi d'airain ne supporte pas d'exception. :closedeyes:
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Sinon l'idée des clochettes est pas mal :doubleup:.
Tu détermines un périmètre autour de ton bivouac avec du fil de pêche (par exemple), placé à une trentaine de centimètres de hauteur
et y suspends une ou deux clochettes histoire d'être averti de la moindre intrusion dans ce dit périmètre.
Elles ont pourtant toutes les chances de sonner, chevreuil sanglier blaireau et autres compagnons a quatre pattes...... et là le flip.....
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Salut Kilbith, sur le principe je suis d'accord.
Comme je disais cela n'a qu'un rôle psychologique (c'est bête je sais mais ça marche).
Etant conscient des conséquences judiciaires et psychologiques d'un tel acte j'espère ne jamais devoir en arriver à une telle extrémité.
Je suis persuadé que l'on peut éviter ce genre de situations en prenant garde à avoir l'attitude appropriée en fonction de son environnement.
Cela ne vaut pas uniquement lors de bivouacs mais en toutes circonstances.
Pour en revenir au sujet de base, c'était juste pour donner une astuce qui a fonctionné avec moi et qui aurait pu aider notre ami à se sentir plus en sécurité lors de ses sorties.
Pour la clochette, cela aura surement (car non testé personnellement) tendance à sonner toute la nuit à cause de l'activité animalière et pour effet de faire flipper comme le disait Bushiben.
Mais à choisir je préfére flipper avec une distance de sécurité honorable plutôt que de me faire réveiller par un sanglier se frottant contre mon duvet ;#
Bon la c'est vraiment au gout de chacun selon sa sensibilité et sa résistances aux arrêts cardiaques :o
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salut tu as pence a un hamac? comme ca tu serais en hauteur donc peus etre le temps de te retourner si quelqu'un'arrive et la sensations de hauteur peut te faire te sentir moin vulnerable
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Une question: tu bivouacs toujours en solo ou tu as le même problème en camps à plusieurs?
J'ai toujours été seul en bivouac...
Je pense qu'en groupe, je n'aurai pas du tout la même appréhension.
Sinon l'idée des clochettes est pas mal :doubleup:.
Tu détermines un périmètre autour de ton bivouac avec du fil de pêche (par exemple), placé à une trentaine de centimètres de hauteur
et y suspends une ou deux clochettes histoire d'être averti de la moindre intrusion dans ce dit périmètre.
En fait j'attache les clochettes à mon matériel photo afin de l'empêcher de partir sans moi ;#
Le coup du périmètre, avec la faune ça irait à l'encontre de mon idée de discrétion.
Parler d'armes dans mon contexte... ça n'est pas pertinent. Et je n'ai pas franchement envie que ce sujet dérive en "la SD des bois". C'est avant tout dans la tête que le combat se déroule ;). J'ai plus de chances de mourir d'un accident de voiture que de la lame d'un shizo. D'où ma demande de conseils et le simple fait d'en parler. Je sais DM n'est pas une succursale de aufé (à moins que ce ne soit l'inverse :D)
salut tu as pence a un hamac? comme ca tu serais en hauteur donc peus etre le temps de te retourner si quelqu'un'arrive et la sensations de hauteur peut te faire te sentir moin vulnerable
Je n'ai pas de hamac. Du fait du poids du matos photo, j'ai retiré tout surplus.
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Ulf, l'hiver dernier on t'avait recommandé les mines antipersonnel pour sécuriser ton camp, ça n'a pas fonctionné ?
La peur et le bivouac (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,55449.0.html) et suite sur Bivouaquer chez les ours (http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=55509.0).
:D Désolé, pas pu résister. En plus moi aussi ça m'angoisse de dormir sans protection dans un lieu accessible au public, et aussi sous tente en camping entouré d'inconnus alcoolisés. Mais pas du tout dans le train ou dans l'avion (probablement l'illusion d'être invisible au milieu du troupeau).
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^ ^ On ne se refait pas.
La différence, c'est que je n'ai plus de soucis avec les sangliers.
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AMHA, en France, le danger provient presque exclusivement de mammifères à deux pattes. Contre eux : S'éloigner des axes de passage, être discret. (Agir en amont, parce que la gestion de l'agression sera DANS TOUT LES CAS déplaisante.)
Si on fait un peu attention (Pas trop de lumière de nuit, pas de vêtements jaunes vifs, pas de bruits inutiles) se faire surprendre, qui plus est par quelqu'un avec de mauvaises intention, c'est vraiment une preuve de malchance.
Pour ce qui est de la gestion d'une agression dans cette situation : Dans tout les cas, c'est la m*rde. Vous êtes en train de dormir tranquillement, dans un sac de couchage. Le seul fait de se lever sera déjà difficile. Pas de chaussures non plus, du coup les déplacements ne sont pas aisés.
L'usage d'un chien permet d’être averti avec un peu d'avance, le chien entendant bien avant nous l'arrivée d'un intrus. Pour ce qui est des clochettes, j'ai un sérieux doute. Le vent ne risque t'il pas de les faire tinter ? (Auquel cas, effet nul voir négatif, d'autant que le bruit peut attirer les gens)
Faut pas dramatiser non plus... Aux USA, le FBI pense qu'il existe environ 500 tueurs à gage. Rapporté à la population, ça n'en ferait qu'une centaine en France, la plupart n'ayant aucune envie de vous agresser. La probabilité d'en croiser un au fin fond d'une foret perdue et silencieuse, dans le noir, n'est pas bien grande. 8)
Sinon, une technique pour diminuer l'appréhension qui marche bien pour moi, c'est d'écouter (avec des écouteurs, bien entendu) de la musique. On n'entend plus tout les petits bruits de la brousse, la peur disparait. ;)
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Mon paternel fait de la photo animalière, il a toujours un petit hamac filet avec lui, cela pèse une poignée de grammes, et c'est pratique pour te faire un siège d’appoint (longues heures d'attente) ou un filet de camouflage lorsqu'il est agrémenté de végétaux divers et variés pour dissimuler ton matos et ta forme de bipède chasseur d'images :D.
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Salut c'est vrai que c'est assez angoissant de se retrouver seul au fond des bois, mais d'un autre cotés à chaque fois je me dis que je suis super chanceux d'être aussi proche de la nature (ouvrir les yeux sur une sapinière c'est franchement plus fun que la garde robe de mamy :up: )
Pour me rassurer, j'ai toujours sur le cotés de l'ouverture du bivy, mon couteau, ma lampe frontale et mon GSM
J'utilise uniquement des tarps camouflés (comme le bivy) que je tends assez bas (moins voyant), j'essaye de me trouver un endroit assez "reculé" et je camoufle un peu les alentours histoire que si qqn sort des sentiers, il ne puisse pas repérer mon bivouac de trop loin.
Et puis j'essaye d'avoir les pieds sur terre: dans 95% des cas je pars camper en dehors de l'été, je m'éloigne (bcp) des lieux fréquentés, et enfin, je ne crois pas être suffisament intéressant comme gars, pour que qqn me suive et me cherche au fin fond des bois pour me faire la peau ;)
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J Donc prévoir aussi un moyen rapide et facile à mettre en oeuvre pour se rendre visible ou audible
C'est toujours le même problème : Si on est facilement secourable, c'est qu'on est facilement emmerdable. A chacun de voir ce qu'il préfère. Le sifflet, c'est bon si on est à portée de cris, le signal visuel si on est à portée de vue... Dans ces deux cas, c'est qu'on est aussi suffisamment proche pour être vu par un curieux l'avoir voulu.
(Pour ma part, je préfère dormir sur mes deux oreilles dans un coin difficile d’accès/invisible, que de dormir dans un coin où les secours éventuels n'auront pas de difficulté à me trouver, et où je passerai tout mon temps à me demander si le fermier qui pourrait entendre mes coups de sifflets n'est pas la réincarnation de Pierre Chanal.)
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Dors quelques mètres plus hauts !!! hors d'atteinte.
Le "Portaledge"
Système de couchage monoplace en paroi le plus fiable et le plus robuste du marché, le Single Portaledge de Black Diamond est un portaledge stable et confortable destiné aux grimpeurs en solo et aux cordées de trois (deux + un). En aluminium anodisé résistant et léger et en nylon robuste double ripstop 210d, le Single Portaledge est d’une grande facilité de montage et de réglage. Il est équipé de 4 sangles de levage et d’un système de boucle à 6 points pour des réglages faciles et rapides.
(http://a406.idata.over-blog.com/500x375/2/36/90/61/-t--2009/nuit-dans-l-arbre/-t--2009nuit-dans-l-arbreP0645.jpg)
(http://www.decouvertes63.com/wp-content/uploads/2011/12/Portaledge_2.jpg)
ex: http://www.blackdiamondequipment.com/fr-fr/shop/climb/big-wall/single-portaledge/ (http://www.blackdiamondequipment.com/fr-fr/shop/climb/big-wall/single-portaledge/)
::)
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Mais attention au mauvais système.
(http://cascadeclimbers.com/plab/data/500/christophe_huet_portaledge.jpg)
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L'interet c'est que la plateforme donne une surface vivable: on peut bouger et tout. Et un seul point d accroche.
Maintenant, c'est pas spécialement light...
Ah, et si le gars en question a le vertige ce sera encore pire ;D
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[HS]
Mon paternel fait de la photo animalière, il a toujours un petit hamac filet avec lui, cela pèse une poignée de grammes, et c'est pratique pour te faire un siège d’appoint (longues heures d'attente) ou un filet de camouflage lorsqu'il est agrémenté de végétaux divers et variés pour dissimuler ton matos et ta forme de bipède chasseur d'images :D.
Hey mais c'est une bonne idée, ça ! Si quelqu'un à une bonne référence pas chère à me conseiller... ;) (par MP pour ne pas pourrir le fil)
[/HS]
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Donc prévoir aussi un moyen rapide et facile à mettre en oeuvre pour se rendre visible ou audible (balise de détresse, bâche rouge, alarme sonore, etc), qui continuent à fonctionner même si on tombe dans le coltard. ;)
Oui d'accord. Mais le principe c'est de choisir quand être vu / ou entendu et par qui. Signaler à ses proches précisément où on va et/ou leur communiquer ses coordonnées GPS par tel est à mon avis une bonne démarche pour le bivouac en forêt.
Après si on est très mobile (ski) c'est une autre histoire.
* Sifflet, gilet ou brassard fluo, lampe qui fait "sos".
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Petite précision la dessus: si dans ton cas, tu penses qu'il est plus probable d'être victime d'une agression ou d'un vol, que de te blesser, avoir une attaque, etc c'est pas moi qui vais te dire que tu as tords ou raison: c'est ta propre expérience et les déductions qui en découles...
Pour ma part, je me borne à souligner des points qui peuvent avoir une conséquence sur ta longévité qui n'auraient pas déjà été cités. J'apporte de l'eau au moulin en gros.
De là, on est tous adultes et responsables: chacun place ces priorités là où il l'entend ;)
Tout à fait d'accord avec toi !!! :)
Tout dépend à chaque fois de la situation. Et dans nos contrées, il est vrai que les conditions climatiques/les accidents sont souvent plus dangereuses que les inconnus se trouvant au bord d'un bois. ;)
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Bon beh, de bonnes remarques AMHA, mais rien qui puisse résoudre un problème plus d'ordre psychologique qu'autre chose.
Je ne vais pas plus insister et je vous remercie quand même pour votre attention.
(A l'année prochaine) -> dédié à AC
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Il te reste les bouchons de tir (boule quiès) qui t'empêche d'entendre (trop) les bruits inquiétants de la forêt et te permet de dormir de manère plus cool :)
Pour répondre au niveau visibilité j'ai sur mon sursac ( au verso) un énorme carré orange réfléchissant plus une veste fluo dans le sac juste au cas oû ;)
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J'ai du mal à dormir en bivouac. La raison ? Je me fais des films de tueurs en série.
Après tout on est de grands enfants...
Tu as plus peur de ne pas pouvoir faire face à un danger ou du danger en lui même ?
Pour un homme normalement constitué tu n'as à peu près rien à craindre à part d' être là au mauvais moment. Un psychopathe ne passera pas sa vie à sillonner la forêt en attendant qu' un brave type (qui en plus peu se défendre et est au moins armé d' un couteau) vienne camper pour l' égorger dans son sommeil. Le plus à craindre c'est la bande d' ivrognes ou de camper dans un endroit qui parait tranquille mais qui en réalité est mal famé (trafic en tout genre même si la plupart laissent des traces). C' est vrai que les forêt en proximité de grandes villes sont parfois carrément craignos pour ça. Là c' est méfiance totale.
Je randonne seul et pour ce qui est du sommeil, il va complètement dépendre de la situation. Dans la forêt ou assimilé je ne m' attends pas à un sommeil de plomb. Je me réveil toujours plusieurs fois la nuit, je reste aux aguets quelques temps puis me rendors doucement. Un bruit que je ne parviens pas à identifier me réveillera tout de suite (c'est sûrement pour ça que les premières fois sont plus compliqués, quand on a pas encore les connaissances pour se faire un modèle). Si j' identifie à une présence potentiellement gênante je reste éveillé jusque' à identifié ce que c'est. Si c'est un animal qui s'approche de mes affaires je réagis, j'allume ma lampe et regarde s'il est susceptible d'en vouloir à ma bouffe). Si c'est un homme je me lève le plus silencieusement possible, met mes pompes (toujours prêtent, à leur place avant de me coucher) prends ma lampe, mon bâton et mon couteau (pas le sortir et surtout le cacher mais l' avoir au cas ou, ça coute rien). Ensuite je guette sans me signaler et essaye de pas perdre son sang froid si ça se complique.
Parfois les condition météo ne permettrons pas d' avoir une alerte à l' approche satisfaisante et là y a rien à faire.
Ce qui y a le plus à craindre à mon sens et qui n'a pas été mentionné c'est l'incendie (pas en hiver) et la tempête que je n'ai jamais vécu mais qui en forêt doit être très risqué sans compétences adéquates, à commencer par savoir estimer les arbres.
Surtout ne jamais compter sur personne pour d' hypothétique secours d' urgence, et ne pas de prise de risques inconsidérés.
C'est pas une erreur d' avoir peur mais c' en est une de pas avoir peur des .
Il te reste les bouchons de tir (boule quiès) qui t'empêche d'entendre (trop) les bruits inquiétants de la forêt et te permet de dormir de manère plus cool :)
Je ne considère pas que faire abstraction de ses sens soit une solution. Ca t' empêchera d'assimiler les différents bruits qui t' entoure et par là même de discerner. Dans le pire des cas c'est dangereux même si à priori ça craint rien (tout comme dormir dans une forêt).
Si ton imagination te fait peur elle doit aussi être en mesure de te rassurer. Pour l' anecdote la première fois que j'ai dormi dans ce qu' on peut assimiler à une forêt j' imaginais qu' un fauve veillait sur moi. Bon j' ai quand même passer une nuit de m*rde mais ça m'a permis de me reposer suffisamment pour repartir le lendemain.
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Il te reste les bouchons de tir (boule quiès) qui t'empêche d'entendre (trop) les bruits inquiétants de la forêt et te permet de dormir de manère plus cool :)
Les bruits de la forêt ne m'inquiètent plus. Je suis aux aguets de bruits de pas, nuance. Me boucher les oreilles ne ferait qu'augmenter la quantité de films (quelle tête à claques ce Ulf). ;#
Malgré votre aide, je crois que mon problème n'est pas soluble dans l'internet. A force d'habitude et d'introspection j'arriverai à me détendre .
Merci quand même.
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Très sympa. Tu as déjà testé? Quel intéret par rapport à un hamac? :)
C'est dur comme un lit de camp, tu peux te mettre à genou ou même debout. Mais si tu l'installes haut, tu dois porter un harnais d'escalade, qui est bien assuré à un ancrage différant du portaledge.
J'ai déjà essayé une fois, un ami en a un, mais pas en paroi, c'est dans un camp, à la place d'un lit de camp.
C'est plus gros et lourd qu'un hamac. C’est comme une tente et un lit de camp ensemble.
Dany
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Salut Ulf,
Tout d'abord, je te tire mon chapeau d'avoir soulevé cette "problématique" personnelle, et je suis certain qu' elle est loin d'être aussi personnelle que tu le penses. Pas à pas dans tes réponses, ton analyse s'affine, et tu as bien compris que ni les clochettes, ni le surin à portée de main (avec à la clé une excellente remarque de Kilbith) , ni quelque autre gri-gri ne t'apportera de solution...viable et pérenne.
Ta démarche me plait. Sur un forum de "durs", ou nombre de vrais et de faux se mélangent, tu as fait le choix de ne pas être caméléon. Chapeau! Et bravo, parce que ce faisant, tu es déjà sur la voie, celle que tu as choisie, la difficile: tu ne fais pas semblant. Sans complaisance, tu refuses de porter le masque et tu continues d'avancer.
Que te dire de plus... :) Ben je pense, non, je sais que ton symptôme, ce petit prétexte à la con, va disparaitre. Parce que t'es un gars bien, parce que tu choisis de prendre le taureau par les cornes, et en plus ce fichu bestiau du vas lui faire une clé et le rétamer. Tu as compris ce que j'apprends à mes enfants de 8 et 10 ans quand on file dans les bois: l'animal le plus dangereux, c'est eux. Et là, l'animal le plus dangereux, c'est toi.
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Déja t es certainement pas le seul ;) et moi perso, meme si je n ai pas peur a proprement parler, il m est impossible de dormir la nuit dans les bois; que je sois seul ou a plusieurs..Du coup, je préfere de loin les siestes dans le hamac , pendant une petite pause en journée.
J arrive a gérer mon sommeil.
Mon plus gros flip, c est quand mon pote c est sentit mal en pleine nuit, et qu une tempete s est levée en meme temps.. la quand il a fallut ranger le matos,parcourir la foret en pleine nuit , avec mon pote qui partait en vrille, j ai flippé!
Un truc qui fait du bien, c est de se faire une grosse marche de nuit, ça rsasure car t as l impression d etre seul au monde .
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Pour vous rassurer vous pouvez "piéger" votre bivouac avec une petite sonnette et du file de pèche.Cela vous permetra de vous sentir en sécurité sachant que si il y a danger vous serrez prévenu.
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Malgré votre aide, je crois que mon problème n'est pas soluble dans l'internet. A force d'habitude et d'introspection j'arriverai à me détendre .
Merci quand même.
Ulf a tout dit les gars ...
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Bonsoir,
j'arrive komdab en retard, Ulf a brillamment conclu son fil, que je trouvais des plus judicieux.
Je vais quand même ajouter quelques petites choses, au sujet de l'appréhension du biv solo dans la Verte (ou la blanche).
1. Statistiquement, je me dis que je crains beaucoup moins de rencontrer un (ou des) prédateur(s) à deux pattes dans la Nature que dans n'importe laquelle de nos autres situations de vie, citadines, routières, etc.
Suis sûr et certain qu'il y a eu infiniment moins de campeurs sauvages emmerdés que de [piétons, touristes, promeneurs, travailleurs se rendant au taf, noctambules, etc.], emmerdés, voire agressés, et plus si affinités, en milieu urbain ou péri-urbain.
Je sais, ça ressemble à la méthode Coué, mais n'empêche, une fois ce principe de base posé, tu te sens plus à l'aise sous ta tarp ou ta tente, que dans la plupart des endroits où la vie t'amène.
2. Financièrement, la voiture que tu as vraisemblablement dû laisser à quelques km de ton bivouac, au point de départ de ton itinéraire, craint infiniment plus que toi.
Qu'elle soit bien en évidence sur le bord de la route (l'hiver, c'est souvent la seule soluce en montagne ou moyenne montagne, pour cause de "murets" de neige déposés par les chasse-neige, qui bloquent parkings et chemins), ou au contraire bien planquée après un ou deux virages dans la piste forestière ou le chemin carrossable, invisible de la route, AMHA elle attirera plus les mal intentionnés qu'un gaillard habillé en kaki ou en camo installé plus loin.
Donc tu peux voir ça comme un "contre-feu" : pendant que "ton" mal intentionné fracasse ta lunette arrière pour fouiller ta bagnole, il ne s'occupe pas de toi (les pessimistes diront au contraire que la voiture est l'indice de ta présence quelque part dans le coin ...).
3. Evidemment, et malheureusement, certaines parmi nous sont plus exposées, à d'autres types d'agression, c'est une évidence. Mais je ne crois pas que ce soit ton cas, Ulf :).
4. Ma modeste expérience perso m'a prouvé jusqu'à maintenant que le "prédateur à deux pattes" le plus plausible quand tu bivouaques en sauvage, c'est le proprio du terrain où tu t'installes. Et il est dans son droit. Mais si tu t'es fait discret dans ton approche de l'emplacement retenu (je ne détaille pas, vous en savez tous autant sinon plus que moi sur ce thème), ou au contraire si tu as carrément demandé l'autorisation auparavant, no souci.
5. Une dernière remarque : en ce qui me concerne, dans la mesure du possible, je bivouaque seulement sur des sites repérés auparavant (parfois plusieurs mois avant, lors d'une rando, je déniche un "spot" qui conviendrait pour un biv, je le marque au GPS, et parfois c'est seulement dans les heures qui précèdent le biv.). Ça permet d'éviter les mauvaises surprises au réveil (vécues il y a longtemps :D). Genre terrain d'entraînement de la Légion (près de Corte en Corse : installés à l'arrache tard dans la nuit, et réveillés au petit matin par le doux son des VAB s'approchant : on a pulvérisé le record du Monde de vitesse de démontage de bivouac ::)), ou voisinage gênant.
Bref, au fil de l'expérience, l'appréhension (légitime) s'estompe, voire disparaît.
Mais après tout, cette petite montée d'adrénaline, au moment de se glisser dans le sdc au milieu de rien, en pleine pampa, des fois par des conditions météo olé-olé, ça fait partie du plaisir de sortir de nos murs, non ;) ? ...
Qui parmi nous ne s'est jamais dit, dans ces circonstances, "P****n, qu'est-ce que je fous là au lieu d'être au chaud dans mes draps ?", pour se réveiller le lendemain fier comme un bar-tabac de "l'avoir fait" ? :D ...
Bons bivs à tous ;) !
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Ulf, tu as vu un chien se coucher ?
il fait d'abord un tour complet sur lui même pour voir son environnement.
c'est con, mais ça marche bien.
tu peux aussi essayer la combine suivante:
de jour, tu te rends sur un lieu où tu prépares ton bivouac( abris, feu, etc..).
tu reconnais bien les lieux et tu les mémorises bien( s'il faut, tu en fait un dessin, tu mesure les lieux, etc...)
puis, tu t'en vas et tu reviens en pleine nuit.
tu allumes ton feu et tu te couches.
le fait de connaitre les lieux, de les avoir reconnus de nuit avant de s'endormir, d'être sur d'être seul et de pouvoir entendre ce qui s'approcherait, devrait t'aider à te rassurer.
enfin, je dirai que c'est plus facile, si tu identifies bien pourquoi tu bivouaques, et surtout si ça s'inssére dans une démarche de travail sur soi.
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Bonjour,
J'ai rencontré ce problème au début de mes randonnées, ici à Taiwan, les nuits dans les forêts de montagne peuvent parfois impressionner: avec la variété des animaux qui y vivent....bref, au début je dormais très mal lors de la première nuit, puis, la fatigue aidant, très bien à partir de la seconde. Se raisonner en se disant que statistiquement les chances d'avoir des soucis avec des personnes mal intentionnées sont faibles, c'est une chose, mais il est aussi vrai qu'on peut être quelqu'un d'anxieux et projeter autour du bivouac ces angoisses. Là, en ce qui me concerne, c'est la connaissance de cet environnement que je fais miens pendant le temps de la randonnée qui peut aider. Je sais pas trop comment l'expliquer, mais la forêt vivante là nuit peut avoir quelque chose de très attachant, de très vivant, on peut aussi s'y sentir "chez soi" tout simplement en tant qu'être vivant lié à cette terre. J'ai toujours trouvé ca triste de partir en forête et de n'y voir qu'un milieu hostile. La distanciation avec l'environnement, pour moi, c'est l'origine du non respect et de la destruction de l'environnement. Quand je vois des momes ici qui savent programmer un ordinateur, mais ne connaissent rien des fantastiques espèces animales qui vivent ici (Taiwan: 2/3 de montagnes équivalant à 1/4 de la surface de l'ensemble des Alpes, mais 4 fois plus d'espèces animales et végétales!). En général, c'est aussi du à l'excitation du départ en randonnée, mais j'ai deux petits trucs: boule-quies (des genres de cones de mousse orange) ce qui ne te donne pas l'occasion de te faire de films puisque tu n'entends rien! et puis, grâce au post sur les huiles essentielles, j'ai de l'huile essentielle de lavande qui est formidable pour moi pour m'aider à dormir. La qualité du couchage y fait beaucoup aussi. Perso, je méfie des systèmes d'alerte et autres armes qui non seulement peuvent provoquer plus de problèmes qu'ils n'en résolvent, mais aussi vont sans doute décupler des angoisses qui n'ont pas lieu de prendre ces proportions.
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vous me faites flipper avec vos boules Quies les gars :blink:
même chez moi , je trouve ça imprudent, alors a l exterieur :huh:
étant donné que je n ai pas la vue d un chat , ni la truffe d un Labrador, mes oreilles sont mes deux meilleures alliées dans la nuit...perso , je compte a 100% sur elles.
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Salut,
pour ne pas relancer ce qui a déjà été dit, je vais m'en tenir à ma petite astuce pour faire descendre ma tension avant le gros dodo dans la verte.
On conviendra que la probabilité de tomber sur un deux-pattes vilain-pas beau en pleine foret est assez limitée mais soit, supposons que ce jour là le taré du coin soit de sortie. Il me parait logique, et ça n'engage que moi, qu'il va plutôt tenter une approche-observation en début de nuit plutôt qu'à 4 ou 5h du matin, quitte à passer à l'acte plus tard dans la nuit.
Du coup, j'installe mon bivouac, je fais mon feu si nécessaire, ou je laisse une lampe allumée près de mon barda pour créer une visibilité. Je vais juste me poser un peu plus loin pendant un temps, pour voir mon spot et ses environs sans être vu. Si approche il y a, je l'entendrai et je pourrai commencer à penser à une solution. Et comme en général il ne se passe rien, je suis rassuré et je dors tranquille.
Pour l'anecdote, je me suis fait aborder une seule fois en pleine nuit: un mec qui randonnait de nuit et qui voulait profiter du feu pour réchauffer son café. Sur mes gardes jusqu'à son départ, à l’écoute un moment après et puis dodo tranquille.
Et pour le concours de pliage de bivouac en vitesse, connaitre le calendrier des périodes de chasse du coin ca peut aider. On est content d'avoir prévu le gilet fluo rapidement accessible :D