En boucle sur BFM et consort depuis vendredi "le droit au port d'arme" mais justement le gars en question n'avait pas, j'imagine, l'autorisation de "porter" un AR15 (qui ne lui appartenait même pas). Le problème n'a rien à voir avec le droit au port d'arme.
Dans le cas présent la législation sur les armes aux Connecticut est plutôt proche des législations restrictives européennes, donc à priori il y a pas a discuter sur la loi sur les armes des autres états des US qui énervent tellement nos hoplophobes local.Le problème de fond semble plus être lié aux législations hétéroclites entre états : il suffirait simplement de changer d'état pour avoir accès à des armes de guerre (à confirmer).
- Pistolet à partir de 21 ans avec un cours obligatoire sur la sécurité et un background check. Validité 5 ans.
- Armes longue libre, sauf des restrictions sur les semi-automatiques qui ressemblent à des fusil d''assaut
- Port d'arme avec permis
Ceci dit le meurtrier à d'abord tué sa mère avant de lui voler ses armes et commettre son meurtre de masse. Je ne suis pas vraiment convaincu que quelque législation que ce soit stoppe ce genre de psychopathe.C'est une question encore peu soulevée mais liée à la "culture des armes" américaine : comment un parent responsable peut laisser de telles armes à la portée de son enfant visiblement en grande instabilité ?
La seule discussion qui va être ouverte aux US hormis ceux qui veulent réintroduire le "assault ban" en vigueur en fait au Connecticut ou l'interdiction des foires aux armes également interdite pour la vente sans permis aux Connecticut est le port d'arme pour le personnel enseignant.Ce qui serait bien dommage, vu qu'il y a une "opportunité historique" (je ne trouve pas de meilleur terme) pour remettre à plat une législation hétéroclite et archaïque en vue de limiter la prolifération actuelle sans pour autant faire sauter totalement le 2ème amendement. Le président actuel n'ayant pas de 3ème mandat en vue a donc plus de marge de manœuvre parallèlement au "combat législatif" d'autres personnalités politiques de premier plan (p.ex. Bloomberg à New-York).
Effectivement si un enseignant avait eu une arme et avait abattu le jeune d’homme dès le début, le nombre de victime aurait été beaucoup faible. Ceci dit ça suppose non seulement la volonté des enseignants de s’armer ce qui est loin d'être évident, mais ça suppose aussi de suivre un entraînement ad-hoc, dont le but est en fait d'agir très agressivement pour mettre rapidement une balle dans la tête du meurtrier. Déjà avec les policiers ce genre de procédure n'est pas vraiment apprécié par la majorité, environ la moitié déclare "off record" qu'il n'entreraient pas, alors avec des enseignants... J'ai un doute.Effectivement ce genre d'argument tombe de lui-même ! C'est un peu le monde à l'envers : un enseignant doit être sélectionné en fonction de ses capacités pédagogiques et sa motivation plutôt que ses aptitudes au port et maniement des armes. Sinon autant confier tout le système enseignant aux marines style major Hartmann (cf. Full Metal Jacket) !
De toute façon on va se retrouver avec l'éternel débat dos à dos: Interdisons les armes et le meurtrier n'aurait pas tué ces enfants avec une cuillère à café vs permettons le port d'arme, pour pouvoir stopper rapidement le meurtrier. Je pense que l'on ne va pas mettre d'accord les personnes.On ne peut évidemment pas concilier tous les avis sur ce genre de question aussi délicate et clivante. En revanche on doit pouvoir faire tomber certaines idées reçues (des deux bords) et dépasser le niveau souvent très basique des débats médiatiques vu les compétences de certains dans ce "domaine" sur le forum. C'est un sujet de discussion sensible pouvant se transformer en appeau à trolls mais qui peut être enrichissant pour tous.
Personnellement je préfère avoir le choix de pouvoir me défendre que le non choix de ne pas pouvoir me défendre.Mais ce "choix libre" dicte indirectement aux autres un "choix imposé" : le fait de porter des armes librement va en réaction inciter d'autres à faire de même alors qu'ils préfèreraient peut-être s'en passer. Le port d'arme va en lui-même engendrer une impression d'insécurité auprès des autres avec effet d'amplification.
Il y a 30 ans l'accès aux armes était plus facile, même l'accès aux explosifs. Des enfants avec des difficultés de communications, mobé ou avec des atteintes psychiatrique de type psychose existaient déjà.Les "mass murders" et autres "super suicides" (comme ici) sont quasiment spécifiques à la société américaine et ne sont pas récents : l'attentat de Bath Consolidated School (http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_Bath_Consolidated_School) remonte à 1927 (et n'était pas la première attaque contre une école) et on recense 191 tueries dans des écoles entre 1979 et 2011.
Et pourtant on n'avait pas de meurtre de masse ritualisé comme aujourd'hui. Donc quelque part il y a autre chose que le simple aspect matériel qui est en jeu.
Les "mass murders" et autres "super suicides" (comme ici) sont quasiment spécifiques à la société américaine et ne sont pas récents : l'attentat de Bath Consolidated School remonte à 1927 (et n'était pas la première attaque contre une école) et on recense 191 tueries dans des écoles entre 1979 et 2011.
Il n'y a pas si longtemps en milieu rural en France on pouvait avoir un fusil de chasse à domicile sans que cela ne gêne personne.
Il semble que la législation ait changée ?
C'est totalement subjectif (différence entre impression d'insécurité et insécurité réelle)L'insecurité est une peur, a l'opposé du sentiment de securité.
Aux PAYS BAS les lois sur la détention d’armes chez les particuliers sont nettement plus sévères qu’en BELGIQUE. Pourtant cela n’a pas empêché que PIM FORTUYN a été assassiné par un PACIFISTE AVEC UNE ARME ILLEGALE, qui avait d’ailleurs déjà servie auparavant lors d’un autre meurtre. Cela n’a pas empêché non plus que THEO VAN GOGH y a été assassiné par un islamiste extrémiste avec une arme à feu ILLEGALE. Cela n’empêche pas non plus que régulièrement des « hommes d’affaires » sont assassinés en pleine rue. Et cela n’empêche sûrement pas qu’à plusieurs reprises des passants sont battus à mort dans la rue « pour le plaisir » ou parce qu’ils passaient au mauvais moment au mauvais endroit !
Ce point a d’ailleurs déjà été prouvé par les faits dans des pays comme la SUISSE et la NORVEGE où la détention d’armes par les particuliers et très importante (il y a pratiquement une ou plusieurs armes par ménage) et le taux de criminalité très bas.
Je comprends mal que la loi autorise l'achat d'armes de guerre aux USA.Les armes automatiques sont interdites aux USA comme dans à peu près tout les pays sauf exceptions très particulières.
Ces armes automatiques n'existaient pas à l'époque de création du fameux deuxième amendement.
Il n'y a pas si longtemps en milieu rural en France on pouvait avoir un fusil de chasse à domicile sans que cela ne gêne personne.
Il semble que la législation ait changée ?
En Chine également il y a des attaques dans les écoles. Cependant, du au contrôle par le gouvernement, il y moins d'information sur ces cas.Il y a visiblement quelques différences avec les "phénomènes américains" : d'après l'article de Wikipedia en Chine il s'agit essentiellement d'attaques (aux armes blanches) d'adultes souffrant de maladies mentales et mal pris en charge par une société en perte de repères. Aux États-Unis il s'agit principalement de "tueries suicides" perpétrées par des mineurs ou jeunes contre d'autres de leur propre communauté : ils retournent leur violence intérieure contre leurs proches (au sens large) avant de la retourner contre eux-mêmes.
School attacks in China (2010–2011)
http://en.wikipedia.org/wiki/School_attacks_in_China_(2010–2011)
L'insecurité est une peur, a l'opposé du sentiment de securité.Ma formulation était effectivement ambigüe : je me sentais plus mal à l'aise dans certains comtés ruraux avec une très faible criminalité mais autorisant le port d'armes visibles n'importe où alors que j'avais moins d'appréhension dans des quartiers de villes ayant objectivement des taux de criminalité plus élevés mais pas d'armes portées ostensiblement. Sur le plan statistiques mes impressions étaient donc purement subjectives. Je n'ai pas vécu aux US mais j'aurais vraiment du mal à devoir côtoyer des armes au quotidien.
L'insecurité c'est un sentiment, c'est subjectif.
"Il combine le danger réel ou imaginé et la perception de sa gravité (tolérance ou aversion au risque, résistance au changement, aliénation ...). "
. Le professeur John Lott (Université de Chicago) et David Mustard démontrent que le taux de criminalité aux ETATS UNIS est le plus bas dans les états où les lois sur la légitime défense sont les plus permissives.Ce qui ne prouve rien en soi : les législations sont plus fréquemment permissives dans les zones rurales avec une faible criminalité et inversement.
20% des meurtres sont commis dans les villes où les lois sur les armes sont les plus strictes et qui n’hébergent que 6% de la population, notamment : New York, Chicago, Detroit et Washington DC.Rebelote : poule / œuf.
Une des conclusions de l’office de justice juvénile et de prévention de la délinquance est que les adolescents ayant appris à manipuler des armes et à chasser en tenant compte de toutes les règles de prudence, avaient plus de maturité et étaient nettement moins impliqués dans des actes criminels que les autres adolescents du même âge."Les adolescents ayant appris à manipuler des armes et à chasser en tenant compte de toutes les règles de prudence" grandissent très certainement dans un milieu privilégié culturellement ou socialement par rapport à ceux qui côtoient des armes sans bénéficier de cette formation ou ceux n'ayant pas tout ce budget à consacrer aux armes.
Curieusement, ces 5 dernières années, une diminution permanente de la criminalité générale et du nombre des meurtres est constatée aux E.U., alors que dans 43 états (contre 8 états en 1985) le droit de port d’armes, sous certaines conditions dans la plupart des cas, a de nouveau été autorisé. L’augmentation du nombre d’armes a été estimée à plus de 5 millions d’armes. Les organisations anti armes avaient crié scandale et avaient prédits des bains de sangs……..qui n’ont pas eu lieu. Bien au contraire !Qu'est ce qui permet de lier cette baisse de criminalité dans un sens ou dans l'autre au port d'armes ? Rien en tout cas à partir de tels chiffres sans plus de détails ! Tant qu'à faire des statistiques non corrélées rien n'empêche de dire que la criminalité n'aurait pas baissé 2x plus sans port d'armes.
(HS)
Fusil de chasse, la plupart tombe en 5 ème catégorie -> nécessite permis de chasse ou license de tireur sportif, + enregistrement en pref.
Les canons trop courts ou les fusils à pompe tombent en 4 ème cat.
Pour le reste, je me tiens hors du débat ci-présent.
(/HS)
En boucle sur BFM et consort depuis vendredi "le droit au port d'arme" mais justement le gars en question n'avait pas, j'imagine, l'autorisation de "porter" un AR15 (qui ne lui appartenait même pas). Le problème n'a rien à voir avec le droit au port d'arme.Tout à fait. J'ai constaté, une fois de plus, la propension des médias et leaders d'opinion français à accuser, d'emblée, la législation US, avec une pointe de donneur de leçons...
D'une manière générale j'ai du mal à concevoir que le port d'armes (et non la détention) ait un lien mesurable dans un sens ou dans l'autre avec la "criminalité traditionnelle" :
- une interdiction du port d'armes ne va en rien gêner un "criminel motivé"
- une autorisation du port d'armes ne va pas non plus le dissuader d'agir
- paradoxalement l'autorisation du port d'armes peut compliquer le travail préventif de la Police
...Comme tu l'as dit sur l'aspect factuel il semble difficile, sinon impossible, de montrer une corrélation évidente entre port d'armes et hausse ou baisse liée de la criminalité "quotidienne" (à part éventuellement l'aspect "opportuniste" de la "petite criminalité" dans des zones déjà peu sécurisées).
A ceci s'oppose le sentiment subjectif d'être confronté à des personnes potentiellement armées. Ce qui m'étonne est que la vue d'un policier ou d'un militaire ne provoque pas la même réaction.Leurs professions reconnaissables à leurs uniformes sont censées garantir un comportement responsable et mature vis-à-vis des armes. Il y a tout un encadrement législatif et professionnel qui vise à contrôler leur usage et prévenir les risques de dérapage (avec si besoin suspension provisoire).
D'ou mon sentiment est qu'il s'agit plus d'un problème de confiance en l'individu vs l’état que d'un problème purement d'arme.C'est effectivement une différence fondamentale entre les États-Unis et l'Europe, plus qu'une différence de culture entre anglo-saxons et latins.
Historiquement en Europe, c'est plus les États qui ont massacrés leurs citoyens avec l'aide de Nervis armés que les Individus entre eux.La géopolitique intra-européenne est nettement plus complexe que celle des 51 états qui ne se sont plus battus entre-eux depuis la fin de la guerre de sécession : on n'efface pas plus de 1000 ans de guerres avec autant de voisins et de différences culturelles en un demi-siècle.
C'est moi ou on est en train de se foutre les deux pieds dans un sujet hautement politique, là ?Effectivement mon message aborde le sujet sous un angle plus géo-politique et historique que "politique" au sens gauche / droite / libéral / conservateur / démocrate / whatever...
C'est moi ou on est en train de se foutre les deux pieds dans un sujet hautement politique, là ?
David
C'est moi ou on est en train de se foutre les deux pieds dans un sujet hautement politique, là ?
David
Le "contrat" qui lie états et citoyens semble intimement lié à la législation sur les armes :
Le port d'armes généralisé ne fait qu'augmenter la probabilité statistique de ce genre de passage à l'acte (personne n'est infaillible).Ça par exemple est relativement typique de peurs qui ne trouvent aucun fondement dans la réalité. S'il y a bien un chiffre observé et regardé avec acribie aux USA, c'est les crimes commis par des porteurs d'armes légaux. S'il y a une raison que sur ces dernières 20 années, le port d'arme c'est répandu aux USA, c'est que nulle part on a observé une recrudescence de pétage de plomb sur la voie publique suite à l'introduction du CCW.
Finalement est-ce que la question du président Obama n'est pas la plus pertinente?
"est-ce qu'on en fait assez pour la sécurité de nos enfants?"
Elle permet d'élargir le débat et de ne pas se focaliser sur un seul des aspects...
Du coup en sous-entendu:
- de quels enfants parle-t-on quel âges, quel quartier, quel état?
- quid des autres citoyens (pareil quel quartier...)?
- quid de l'accès aux armes ( moins aisé, plus de contrôle côté "capacités psychologiques")?
- si l'intéressé avait utilisé une voiture pour écraser les mômes, devrait-on revoir l'accès au permis de conduire?
- quid de la formation des enseignants en cette matière (ou comment les sensibiliser en évitant éducation nationale vs police)?
...
Bref que des questions pour l'instant plutôt que des stats et des affirmations...
-Les Etats-Unis font partis des sociétés qui favorisent le plus l'anomie dans leur fonctionnement
Les enquête forensiques ont montrés que la totalité des meurtriers avaient longuement étudié leurs prédécesseurs.
Raison pour laquelle ces meurtriers arrivent toujours avec des vêtements noirs, de type para-militaires et nouvellement s'équipent avec des gilets pare-balle (qui ne servent à rien car ils se suicident majoritairement dès le premier contact avec une opposition armée).
Je vais devenir un serial killer, un forcené qui tue. Pourquoi ? Parce que le frustré que je suis ne veut pas mourir seul, alors que j’ai eu une vie de m*rde, je veux me sentir une fois puissant et libre
Sérieusement dans le cas présent on a un jeune homme avec des troubles importants de la personnalité, enlevé de l'école par sa mère pour faire du home-schooling en raison de problèmes à l'école, qui à 20 ans n'a pas de vie propre.Je rebondis juste sur ce point spécifique :
On est vraiment en présence d'un cas psychiatrique.
State Statistics: Connecticut
Mental Illness Is Common
• Of Connecticut’s approximately 3.5 million residents, close to 109,000 adults live with serious mental
illness and about 39,000 children live with serious mental health conditions.
Untreated Mental Illness has Deadly and Costly Consequences
• In 2006, 292 Connecticuters died by suicide. Suicide is almost always the result of untreated or
under-treated mental illness.
• Nationally, we lose one life to suicide every 15.8 minutes. Suicide is the eleventh-leading cause of
death overall and is the third-leading cause of death among youth and young adults aged 15-24.
• During the 2006-07 school year, approximately 32 percent of Connecticut students aged 14 and older
living with serious mental health conditions who receive special education services dropped out of high
school.
Public Mental Health Services are Inadequate to Meet Needs
• Connecticut’s public mental health system provides services to only 24.5 percent of adults who live
with serious mental illnesses in the state.
• Connecticut spent just $170 per capita on mental health agency services in 2006, or $591.6 million.
This was just 2.6 percent of total state spending that year.
• In 2006, 59 percent of Connecticut state mental health agency spending was on community mental
health services; 30 percent was spent on state hospital care. Nationally, an average of 70 percent is
spent on community mental health services and 28 percent on state hospital care.
Criminal Justice Systems Bear a Heavy Burden
• In 2006, 498 children were incarcerated in Connecticut’s juvenile justice system. Nationally,
approximately 70 percent of youth in juvenile justice systems experience mental health disorders, with
20 percent experiencing a severe mental health condition.
• In 2008, approximately 3,400 adults with mental illnesses were incarcerated in prisons and jails in
Connecticut.
Many Residents Rely on Public Services for Needed Care
• Approximately 11.5 percent of Connecticuters are enrolled in Medicaid.
• Approximately 334,000 Connecticuters are uninsured.
Housing is Unaffordable for People who Rely on SSI or SSDI
• The average rent for a studio apartment in Connecticut is 96 percent of the average Supplemental
Security Income (SSI) payment, making housing unaffordable for adults living with serious mental
illness who rely on SSI.
C'est moi.
Il m'est apparu que nous n'allions pas y couper.
Donc, je me suis permis de le mettre à l'eau. Jusqu'à présent, les participants se limitent à fournir des informations basées sur des études, statistiques, etc ... sans trop débattre des politiques en gestion derrière le CCW. Comme le sujet est récurrent, purgeons l'abcès, mais donnons l'exemple en nous imposant l'obligation d'un sujet à haute teneur qualitative. Les dérapages et conversations de comptoir seront gérées avec rigueur.
Au besoin, en cas d'échec, nous aurons éventuellement la possibilité de bloquer et virer.
Il me semble toutefois que l'on peut informer, éviter le politique, même en le frôlant inévitablement.
Mais c'est une attitude que l'on ne peut pas régler par voie législative, et qui demande comme souvent une part de prise de responsabilité individuelle.
Moléson
Il ne faut pas généraliser, ne pas faire d’un cas particulier et atypique la démonstration d’une loi générale…
A message read at the funeral of 6-year-old Noah Pozner by his uncle Alexis Haller, of Woodinville, Wash.:
On Friday, Dec. 14, we tragically lost a most beloved member of our family. Noah was a 6-year-old little boy, and he was so dear to all of our hearts.
Words cannot express the unfathomable loss we feel.
Noah was a wonderful son and a loving brother. He was kind, caring, smart, funny, and sometimes even a little mischievous. He liked to tell his sisters that he worked in a taco factory; when they asked him how he got to work, he would give them a funny look as if to say he knew something that they didn’t.
Noah was a little kid. He loved animals, video games and Mario Brothers. He was already a very good reader, and had just bought a Ninjago book at a book fair that he was really excited about reading. He was also very excited about going to a birthday party he had been invited to. It was to take place on Saturday, Dec. 15.
Noah loved his family dearly, especially his mom, his dad, his big sisters Danielle and Sophia, his big brother Michael, and his dear twin Arielle. He called Arielle his best friend, and she was — and always had been.
If Noah had not been taken from us, he would have become a great man. He would been a wonderful husband and a loving father. He would have been a backbone of our family for years to come. His loss, and our loss, are deep indeed.
It is unspeakably tragic that none of us can bring Noah back. We would go to the ends of the Earth to do so, but none of us can.
What we can do is carry Noah within us, always. We can remember the joy he brought to us. We can hold his memory close to our hearts. We can treasure him forever. And all of us, including the family, the community, the country and the world, can honor Noah by loving each other and taking care of each other. That’s what Noah would have wanted.
Noah, we love you so much, we miss you dearly, and we will never, ever forget you.
....
=> Les États-Unis sont totalement gangrénés par le nombre d'armes en circulation à un point que je ne soupçonnais pas (quasiment 2x la Suisse alors qu'une grande partie des armes est constituée par les réservistes et quasiment 3x la moyenne européenne) !
=> Contrairement aux clichés, aux États-Unis seulement 25% de la population détient des armes, mais 89 armes pour 100 personnes : il y a donc un surarmement massif d'une population minoritaire qui impose son choix à la majorité !
=> Je suis tombé sur le c** en voyant les chiffres comparés de la Suisse et de la France (les clichés ont la vie dure) ! :blink:
=> Il n'est apparemment pas si mauvais de laisser l’État réguler l'usage des armes à feu (cf. chiffres en Europe).
(PS : Pas de politique-politicienne ou de notions de valeurs ici, juste des chiffres "bruts de fonderie" pour avoir quelques ordres de grandeur dans la discussion.)
Bonjour,
Je suis ce fil avec attention ( et dont je salue la tenue par ailleurs ) et j'ai une question à propos des chiffres mis en avant.
De ce que je comprends ce sont des chiffres fiables, donc officiels et donc tirés des listings officiels des armes enregistrées.
Quid de celles qui sont dans le gris?
Je ne parle pas de trafic d'armes mais plus d'armes conservées dans les familles suite aux guerres, changement de législation et autres.
Je pense que en Europe leur nombre n'est pas négligeable, aux USA il doit en être de même, et idem dans pas mal d'endroits de par le monde.
C'est très difficile à chiffrer bien sur, mais existe t il des estimations? Car du coup ça doit pas mal bousculer les stat.
Merci
a+
Gérard
"If you dont like guns, dont buy one... And most of all if you dont like me having my guns (AR-15, Romanian AK-47, Glock model 22, Winchester .270, various .22's, and my next investment: Barrett M99 .50BMG), then leave this country (or at least this state). I didnt spend years of my life in Afghanistan to have whiney pussies like you bitching about a right our citizens have had since this nation was founded. EVERY CITIZEN HAS THIS RIGHT.
And shame on the cock bag for slamming a guy posting a pic of his daughter shooting, people have only been passing down lessons and responibility of firearms to their children for the last 300 years, so dont be a cynnical ass because nobody gave you the attention when you where a wee child.
And who the fuck talks about mandatory military service? They wont ever bring back the draft much less make a mandatory service obligation. And the point I made about "cops in Moscow", is a reference to illegal weapons importing. Meaning that if your wet dreams come true and our people can't possess firearms, someone will just do it illegally to kill you.
States you will want to go to if you dont like guns:
California (currently bans all high capacity weapons and configurations of tactical nature, what an upcoming ban would entale, and microstamping on semi-auto handguns)
New York (slightly less drastic in ban categories from CA)
New Jersey (similar to CA)
Washington D.C.
Conneticut (bans posession in public places, has minor level assault weapon ban, purchasing involves Law Enforcement)
Massachussets (Bans assault weapons, but less background checking requirements)
Alaska is the bottom of the Brady scorecard, more precisely we rest among the safest half of the country when it comes to crime, so you are in the true land of the free and there has been absolutely NO gun violence on a large scale. Also stay away from Arizona and Utah.
Its on you haters, leave now before all firearms dealers are sold out from the idea of tightened regulation."
Salut,
Débat for intéressant et constructif. De ce que j'ai pu lire de ci de là, il y a au moins un exemple de succès dans la limitation de la criminalité suite à des restrictions sur les armes, c'est l'Australie.
Je ne vais pas étoffer le fait avec des chiffres ou autre, les médias en parlent beaucoup en ce moment, par contre j'ai vu un reportage où les propriétaires ou candidats à la propriété d'une arme à feu trouvent cela très lourd...
Est-ce la solution ? Je ne sais pas...
The lack of effect of a massive buy-back and associated legislative changes in the
requirements for obtaining a firearm licence or legally possessing a firearm has significant
implications for public and justice policy, not only in Australia, but internationally.
It is tempting to equate strict firearm legislation with effective firearm legislation. If
policy is to be truly effective, it must have clearly defined outcomes and it must be able
to bring about those outcomes. The desired, and implied, outcome of firearms legislation
is to achieve an improvement in overall public health and safety by minimizing firearms
abuse and misuse. Such aims may be difficult to achieve when legislation is drafted in
the political arena. Consequently, we recommend that firearms policy development
should be based on empirical data, careful evaluation of that empirical data, and community
understanding and acceptance of proposed legislation (Baker and McPhedran
2004). There is insufficient evidence to support the simple premise that reducing the
stockpile of licitly held civilian firearms will result in a reduction in either firearm or
overall sudden death rates.
Le professeur Gary Mauser de l'Université Simon Fraser en Colombie-Britannique publiait récemment une intéressante étude comparant le Canada, l'Australie, la Grande-Bretagne, avec les États-Unis en ce qui a trait à la criminalité et à la possession d'armes à feu, dont j'aimerais rapporter ici les faits saillants en y ajoutant des commentaires et informations additionnels.
Je me permets de souligner.
Un pays n'a sans doute pas plus que d'autres le monopole en matière de disfonctionnements sociétaux.
De même, citez vos sources et fournissez de la matière pour étayer vos propos.
- Les Etats-Unis font partis des sociétés qui favorisent le plus l'anomie dans leur fonctionnement.
Selon qui ? Sources ?
La situation en Angleterre est particulièrement frappante à cet égard. Même pour la législation canadienne de 1977, une analyse statistique de Mauser tend à démontrer que si la législation sur les armes à feu d'alors a eu un effet sur la criminalité, cet effet a été positif en... l'augmentant.
Mauser rappelle que Marc Lépine (de son vrai nom Gamil Gharbi, son père était algérien arabe et un batteur de femmes)
la conclusion est édifiante. En résumé des solutions simples pour des problèmes compliqués ne marchent pas.
Mauser rappelle que Marc Lépine (de son vrai nom Gamil Gharbi, son père était algérien arabe et un batteur de femmes)
Je ne sais pas quel degré de pertinence il faut accorder au site suivant mais je vais le citer en contrepoint à l'étude de Gary Mauser.
On trouve d'autres sites "critiques" envers l'étude de Gary Mauser sur le net.
Gary Mauser, un professeur de marketing à la retraite, est un membre actif et de longue date du Parti conservateur et le directeur sortant de l’association de circonscription conservatrice de New Westminster–Coquitlam. En 2006, le professeur Mauser a présidé le comité de nomination du Parti de cette circonscription. Il a personnellement fait des dons supérieurs à 11 000 $ au Parti conservateur ainsi qu’à ses prédécesseurs.
Opposé au registre des armes à feu depuis le début, le professeur Mauser a énormément écrit pour soutenir le port d’armes en cas d’auto-défense et ses premiers travaux de recherche ont été en partie financés par la National Rifle Association.
"MachproDuguidon, un professeur de philosophie à la retraite, est un membre actif et de longue date du Parti Libéral et le directeur sortant de l’association de circonscription Libérale de New Westminster–Coquitlam. En 2006, le professeur MachproDuguidon a présidé le comité de nomination du Parti de cette circonscription. Il a personnellement fait des dons supérieurs à 11 000 $ au Parti Libéral ainsi qu’à ses prédécesseurs.
Opposé à la libre circulation des armes à feu depuis le début, le professeur MachproDuguidon a énormément écrit pour soutenir l'interdiction de l'usage des armes, même en cas d’auto-défense et ses premiers travaux de recherche ont été en partie financés par l'association "No Arm At all".
Je rebondis juste sur ce point spécifique :
- a postériori ce cas semble relever de la psychiatie
- néanmoins cette famille à eu facilement et légalement accès à des armes ayant une puissance de feu démesurée pour un particulier
- le voisinage mentionne les comportements étranges et reclus du fils mais la mère était visiblement bien intégrée
- le fils aurait été initié aux armes par sa mère et a nécessairement suivi une formation au maniement du M4
- absolument personne ne s'est inquiété de leur collection d'armes qu'ils ne cachaient pas
- ce genre d'arme coûterait entre $700 et $1200
- au Connecticut seulement ~25% de patients souffrant de sérieux troubles mentaux sont pris correctement en charge par le système de santé
:blink:
Dans ce cas précis il y a au moins 2 pistes de prévention clairement identifiées !
=> http://www.nami.org/ContentManagement/ContentDisplay.cfm?ContentFileID=93484
Psychologiquement les gens favorables au port d'arme citoyen en Europe sont dans la situation de ceux qui se sentent plus en sécurité dans leur automobile que dans un avion parce qu'ils ont l'impression de pouvoir agir :
Néanmoins, le risque d'accident quand on conduit sa voiture pour aller à l’aéroport est bien plus grand que celui d'un crash quand on prend l’avion. Mais au volant, les gens se sentent plus rassurés car ils ont l’impression de mieux maîtriser ce qui leur arrive que dans un avion.
http://www.1001crash.com/index-page-securite-lg-1.html
En conclusion je suis satisfait de vivre dans un pays qui a une législation restrictive en matière d'arme à feu.
Le fait est que si on ne maitrise pas tout au volant, on maitrise tout de même plus de paramètres qu'en étant le simple passager d'un avion. Donc l'impression ici me parait très réelle.De la même façon qu'on se sentira plus en sécurité chez soi qu'au volant de sa voiture alors que les statistiques sont impitoyables : le risque d'accidents et la mortalité sont supérieurs à domicile que sur la route. Statistiquement il y a également moins de risques de se faire agresser dans la rue que chez soi (cf. violences intra-familiales).
Ressenti purement personnel: les endroits où je me sens le plus en sécurité sont les salons d'arme.Simplement parce que tu dois être habitué à côtoyer les armes et qu'en plus çà doit être 100x mieux surveillé que le salon du tricot et du macramé.
Conclusion personnelle: je me méfie des statistiques :DPourtant le commandant de bord aux commande de l'avion est beaucoup mieux formé au pilotage de son engin que toi aux commandes de ta voiture (sais tu rattraper un aquaplanning à 130km/h ou une voiture qui part en luge sur une plaque de glace dans une descente de montagne en épingle ?). De la même façon l'avion sera mieux entretenu et vérifié que ta voiture (malgré les contrôles techniques), les procédures de contrôle et de régulation du trafic sont nettement plus strictes que toutes les polices de la route, les autres avions en vol et pilotes sont soumis aux mêmes critères stricts, chaque cas d'accident fait l'objet d'une étude détaillée et de mesures correctives, chaque pièce mécanique est soumise à des critères de certifications drastiques, etc...
Pensez-vous que ce débat armes-pas armes puisse être rapproché de violence-pas violence?La comparaison est intéressante : comme après chaque tuerie de ce style les ventes d'armes US montent en flèche et les ventes d'armes style AR15 explosent depuis qu'Obama envisage de les réguler. C'est à chaque fois la même réaction de surenchère alors que les statistiques semblent montrer qu'on ne peut pas établir de relation directe entre les deux : çà contribue donc à une prolifération a minima improductive (ou contreproductive selon le point de vue).
Encore tout récemment, j'ai entendu la phrase suivante: "ça ne sert à rien de répondre par la violence, la violence entraine la violence".
Par contre dès que qu'on essaie de dire que les libertés ne se sont finalement pas souvent gagnées sans les armes, les arguments sont plus hésitants...Pourtant il y a des arguments simples : quasiment toutes les révolutions récentes (hors décolonisation) se sont faites sans prises d'armes massives !
« Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. » [1]
La codification du droit de porter des armes dans le Bill of Rights fut influencée par la peur que le gouvernement fédéral pourrait désarmer le peuple afin d’imposer des règles par l’intermédiaire d’une armée de métier ou d’une milice, puisque l’histoire avait montré la façon dont les tyrans éliminaient la résistance en retirant les armes au peuple et en rendant illégal le fait d’en conserver afin de supprimer les opposants politiques. [2]
Il parait qu'entre 1870 et 1935, on pouvait se procurer une arme de poing très facilement, c'était même offert en cadeau lors de l'achat d'un bijou ou d'un vélo (vélo dog). 1870 parce qu'il parait que la perte de la guerre était en partie due au manque d'armes qui étaient déjà importées des Etats Unis et qui coutaient très chères, et 1935 à cause d'un décret de Laval limitant l'accès aux armes et poussant les gens à se déclarer en préfecture quant à leur possession sur cette matière. Est-ce à cause de la manif du 6 février 1934 (qui a tiré en premier?) ou Laval envisageait-il de recenser les potentiels résistants?Si on parle de soulèvement politique ou social plus ou moins "organisé" (type révolte de banlieues), le problème ne se résout pas par les armes des citoyens lambda, mais par un travail de prévention quotidienne (sociale et policière) et en amont de renseignement intérieur sur les éventuelles filières d'approvisionnement ou organisations en bandes armées.
Alors on peut comprendre qu'un accès restreint aux armes rassure, mais comment concilier accès restreint pour les gens qui la jouent "légale" et la réalité d'un accès facile à des armes que le citoyen lambda ne pourrait même pas commander pour des gens qui n'ont pas du tout les mêmes valeurs...
et là c'est l'inverse: je ne suis pas rassuré de vivre dans un pays qui limite autant l'accès aux armes, connaissant par ailleurs la quasi absence d'entrainement des forces de l'ordre (à ce point que je me demande s'il ne vaudrait pas mieux désarmer la police... Ok là c'est pour choqué un peu)En fait tu mets le doigts sur ce qui a déjà été cité précédemment : le lien de confiance qui lie le citoyen à l’État. En voyant les statistiques d'homicides (toutes armes confondues) au minimum doubles aux US par rapport aux autres pays occidentaux (hors zones "chaudes" spécifiques), on comprend mieux que ce lien de confiance y soit nettement plus ténu !
Le sujet concerne le port d'arme mais il me semble que c'est difficile de dissocier le port d'arme à feu des conditions d'achat et de détention d'armes à feu.Il manque des infos fondamentales dans ces "comparaisons", notamment :
Le graphique ci-dessous indique clairement que le pays dans lequel il y a le plus d'armes à feu en circulation est le pays dans lequel il y a le plus d'homicides (meurtres et suicides)
Et pour revenir sur le côté "port d'arme citoyen"...Intéressante réflexion...
Non seulement chaque pays, voire chaque état doit définir par exemple ce qu'est un homicide, mais il faudra aussi définir ce qu'est un citoyen, et pas de manière conceptuelle, mais bien de manière pratique; par exemple à travers une nouvelle question: "est-ce que le citoyen peut être appelé à défendre sa communauté?" "Si oui en a-t-til les moyens?" "Si non, que peut-on mettre en oeuvre?"; "c'est quoi le port d'arme?" et puis "de quelle arme parle-t-on?"...
Si le citoyen c'est "juste" avoir le droit de vote, payer des impôts et appeler maîtresse quand ça va mal, c'est même pas la peine qu'on se pose la question du port d'arme... en dehors d'un salon de philosophe...
A l'inverse le massacre de masse dans les écoles est spécifique d'un jeune homme blanc, provenant d'une classe moyenne aisée dans un milieux très peu criminogène. Je pense qu'il y a quand même des pistes à chercher pourquoi les massacres de masse ne se produisent pas dans un milieux ou les armes circulent facilement et illégalement avec un fond très violent et criminogène.J'y vois deux raisons: