Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Mind le 21 décembre 2007 à 00:34:04
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Bonsoir à tous.
J'ai récemment utilisé une bombe lacrymogène sur un individu qui menacerait de porter plainte contre moi, jugeant que cet usage aurait été abusif.
Je vous resitue le contexte dans lequel cela s'est passé:
Un jour de semaine, j'arrive à ma fac'. Bloquée. Une fois encore, par une minorité d'individus qui veut faire sa loi sur le campus. Avec quelques amis, on tente quand même de retirer les tables et chaises empilées dans les entrées principales. Je signale que cette minorité n'était pas assez nombreuse pour former une chaine sur toute la longueur du bâtiment; il a donc fallu que suite à mon intervention, un de ces individus (appelleons le A) me ceinture, sans avoir exprimé son intention de me relâcher.
A ce moment là, je lui demande 2 fois de me lâcher tout en me débattant. Il ne veut pas s'éxécuter. Craignant pour ma sécurité, je sors alors une bombe au poivre Oléoresine Capsicum (OC) d'une contenance 75 mL et le neutralise à l'aide d'une brève projection de cette substance en plein visage, quasiment à bout portant, mais je n'avais pas le choix vu qu'il me ceinturait.
Suite à cela, 15 de ces individus devenaient tellement agressifs que je devais quitter le campus. L'un d'entre eux (B) m'a d'ailleurs attrapé le cou et voulait me maintenir courbé pour que les autres puissent me tabasser, mais mes amis sont intervenus à temps pour que je puisse quitter les campus en sécurité.
Je suis parti déposer plainte immédiatement contre (B) pour violences volontaires légères. Depuis ce jour, (B) m'a ensuite agressé à 2 reprises dans les locaux de l'université (provocations, petites claques, voire coup de poing au visage la dernière fois); non content d'être plus grand et plus imposant que moi physiquement, il vient accompagné d'autres individus pour que si l'envie me prenne de me défendre, il me passerait à tabac avec ses amis de façon certaine (à ce moment là, il ne savait pas que j'avais porté plainte contre lui et croyait que cela se faisait gratuitement).
Certaines personnes de mon entourage me disent de me défendre, de foncer dans le tas quitte à me faire défoncer, et qu'après, (B) ne viendrait plus me chercher.
Suite aux deux dernières agressions, je suis allé déposer 2 compléments de plainte, assortis d'une transmission aux services juridiques de l'université. Je n'ai jamais rien fait à (B), jamais touché ni quoi que ce soit d'autre; je l'ai ensuite averti que j'avais déposé plainte et que je suis parvenu à récupérer son nom auprès de l'université.
Depuis ce jour, l'un de ses "collègues" bloqueurs me dit que si je ne retire pas ma plainte, (A) va déposer plainte contre moi suite à l'utilisation de la bombe lacrymogène. Il me dit également que parmis son groupe, certains ont des parents "hauts placés" et que cette situation doit se régler entre étudiants. Selon ses dires, (A) a du prendre une ITT, et cela a été constaté par un médecin. Il m'a même dit que je risque de la prison avec sursis...
Je précise que certains individus, parmis cette minorité ont sorti discrètement à un moment donné des barres à mines et des couteaux, pour bien montrer qu'ils étaient armés, mais n'en ont pas fait usage. Je peux obtenir un témoignage écrit en ce sens au cas où.
Bref, je voulais avoir votre avis sur cette situation particulière; car je n'ai franchement pas envie de retirer ma plainte au risque de subir d'autres provocations gratuites. L'usage que j'ai fait de ma bombe lacrymogène était-il réellement abusif? Peut-on avoir un casier pour ce genre de faits?
Merci de m'éclairer.
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Je trouve que tu as tres bien reagit et je ne pense pas que "foncer dans le tas" soit la solution. Une mauvaise chute ou un coup de couteau même accidentel et tu peux te retrouver en fauteuil ou dans une caisse en bois.
Je pense que tu devrais porter plainte contre A pour aggression (ceinturer) et contre tous ceux qui t'ont menacés. Il serait peut etre interressant de te rapprocher d'un avocat. Si t'es revenus sont faibles tu as droit à l'aide juridictionnelle.
Maintenant je laisse la parole a ceux qui ont une reelle experience des situations merdique. Bon courage a toi.
Deux reflexion quand meme : je comprends que ca ennerve, mais etait ce bien malin de tenter de forcer le blocus (je ne juge pas). Et "A" pourra toujours dire que tu étais venu en découdre et que c'est pour ca que tu as amené ta bombe lacrymo (raison de plus pour aller voir un avocat ! )
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Mind, es que A, appart te ceinturé, t' a porter des coups ? :-\
Si non, je crois, malheureusement, qu' ils on raisons :( .
Je peux aussi me tromper ;) ( et je l' espère :) )
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En droit francais le simple fait de bousculer ou de saisir quelqu'un est une aggression.
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Le port de la bombe lacrymogène est effectivement problématique, et je pense que tu aurais du, de suite, après les faits aller au commissariat expliquer l'intégralité des faits, quand bien même une procédure de port d'arme de 6ème catégorie aurait pu être diligentée à ton encontre.
Pour ce qui est de retirer la plainte; effectivement tu peux le faire, mais le parquet est maitre de l'opportunité des poursuites; autrement dit, le procureur peut décider de poursuivre tout de même l'individu contre lequel tu as déposé plainte.
Tout en prenant conseil avec un avocat (assure toi qu'il soit pénaliste), tu peux effectuer une première démarche avec le doyen de la faculté en lui racontant tout depuis le début.
Pour ce qui est de l'ITT: le type a du être examiné par son médecin traitant; s'il avait déposé plainte, il aurait été orienté vers les urgences médico judiciaire, et tu aurais été convoqué pour t'expliquer.
Pour ce qui est de la prison avec sursis: le port d'arme de sixième catégorie est délictuel, donc garde à vue possible, donc sanction de ce type possible. Maintenant, le juge appréciera en fonction du contexte, de tes antécédents.
Edit: ça s'est passé où et quand?
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En droit francais le simple fait de bousculer ou de saisir quelqu'un est une aggression.
Ha bon ^-^. Pas en Belgique en tout cas :(
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Ha bon ^-^. Pas en Belgique en tout cas :(
Un ami avec le bras immobilisé a voulu stopper un voleur, le garcon l'a bousculé pour passer. Comme il ne pouvait pas le saisir (et que ca faisait deux fois qu'il se blessé en 5 jours dans des circonstances similaires) il lui a mis une manchette (arcade ouverte, 1min d'inconscience). Le voleur a été poursuivi pour vol et aggression, mon ami a eu droit a la legitime defense apres visionages des videos.
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si il veulent que tu retire ta plainte c'est qu'ils sont pas si sur que ça, genre deja un casier etc...
ne retire pas plainte et dit leur que dans 2 mois tu la retire si ils ont montrés des signes de bonne fois (plus de provoques etc) et dit leur que tu ne tolerera aucune autre menance et que depuis 2 mois avec les peines plancher on vas facilement en prison, et que tu estime que c'est pas leurs place, ca serais dommage pour eux, pourquoi semmerder pour rien, et on en reste la. d'un ton ferme !
legalement si ils son connu et en effet armés de couteau a plusieurs et barre a mine tu a l'avantage.
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legalement si ils son connu et en effet armés de couteau a plusieurs et barre a mine tu a l'avantage.
En fait pas tellement: manifestement les faits datent un peu, et les forces de l'ordre n'ont pas pu constater que les individus étaient équipés de couteaux.
Quant au fait qu'ils soient connus: des antécédents de police ne sont qu'une information ne veulent absolument pas dire que les intéressés ont été reconnus coupable.
Reste qu'ils peuvent faire l'objet d'un casier judiciaire, éventuellement pour des faits similaires, et là ça pourrait faire tiquer, et encore...
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Bonjour,
Comme d'autres forumeurs je te conseille de ne surtout pas retirer ta plainte. Dans la mesure du possible essaye d'éviter ces individus dont les méthodes de brutes reflètent leurs convictions politiques. Ne te laisse pas démonter par leur "bluff". Avec un peu de chance l'affaire va se tasser, et je sais d'expérience (collage d'affiches qui tournent mal) qu'il vaut mieux éviter d'avoir affaire au couple police/justice dans la mesure du possible.
Tu es manifestement motivé pour étudier, ne laisse pas ces types te pourrir ton année.
Garde ta bombe au poivre à portée de main pour te dégager en cas d'embuscade, évites d'être seul, ne retire pas ta plainte et attends que ça se tasse...
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Perso, sur ce coup là, je peux pas laisser dire "garde ta bombe au poivre à portée de la main".
C'est vous qui voyez...
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Bien. Donc débarasse toi de ta bombe au poivre.
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bonjour,
EN premier ne pas accentuer les faits... ne le prends surtout pas mal... mais à la lecture de ton message, j'ai l'impression que la "situation" s'emballe... surtout avec l'histoire des couteaux et des barres à mines. Tu as eu une situation de stress et donc les choses se voient un peu différemment.
Tu as porté plainte. Bien. :doubleup:
La retirer ne fera que te re exposer. :down:
Parles en au Président de l'université.
Si tu es dans une fac avec vigile (il y en a !) tu va voir le responsable des vigiles, et tu lui expliques.
Tu te fais petit.
Tu évites de te balader avec des objets dangereux genre couteau, barre, matraque... à toi de prendre tes responsabilité avec la bombe. Garde en mémoire qu'ils s'attendent à ce que tu l'ai, donc il vont agir, s'ils le font, afin de te la prendre et de te la faire avaler.
Moi je ferai :
EVITE LES
EVITE LES RISQUES.
GARDE TA PLAINTE
RELAXE TOI, cela va surement se calmer
Et je papote avec les potes d'autres sujets afin de ne pas flipper plus que ncecessaire.
Bon noel et amitiés
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Un dernier conseil : dans la mesure du possible, renseignes toi sur leur identités, leurs habitudes, cursus universitaires etc...
En cas d'embrouille un caméraphone est bien pour constituer une preuve.
Mais bon, évites-les le temps travaille pour toi.
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Bonjour,
Je vais te donner mon avis sur la question, mais avant il faut avoir à l’esprit deux ou trois choses :
Les universités sont trop souvent des zones de non droit , les forces de police y sont interdites par décret du 15 novembre 1811 ( vous avez bien lu ) décret qui est repris par le décret du 31 juillet 1985 sur l’ordre dans les enceintes des universités , la président de l’université est autorité de police administrative et peut faire appel aux forces de l’ordre par réquisition écrite si besoin .
Les blocages sont une forme de contestation relativement nouvelle dans les universités, pour le CPE il y a deux ans , le mot d’ ordre était ont laisse faire , pas touche aux étudiants , le problème est que monsieur CHIRAC a retiré la loi et du coup nos petits bloqueurs pensent que la méthode va fonctionner tout le temps , d’où les blocage pour la LRU actuellement .
Lorsque tu es bloqué , empêché l’aller en cours , tu dois demander au président de l’université d’agir pour faire débloquer ( courrier , pétition etc …. ) , si il refuse de le faire pour différentes raisons , tu l’assigne devant le tribunal administratif , cela a marché dans deux universités ( Amiens je crois et Tours ) , le juge ordonne l’usage de la force si besoin .
Cela pour te dire que tu ne peux pas te substituer aux forces de l’ordre et casser un blocage toi-même, d’autant que la justice peut t’être rendue.
Concernant ton affaire , évidement que tu a eu tord de transporter une bombe sur toi , de venir avec dans ton université et encore plus de l’utiliser , bon la connerie est faite il y a pas mort d’ homme non plus .
Je te conseil de maintenir ta plainte de toute façon le proc peut poursuivre sans toi comme te la justement dit BISON solitaire , donc tu va au bout de ta logique , tu dépose plainte et tu lâche pas , je te conseil même de demander à l’université de se porter partie civile dans cette affaire , voir de réunir le conseil de discipline ( 1er juridiction administrative ) si ton agresseur est un étudiant . Si le gazé dépose plainte contre toi et bien assume , explique ton cas , si tu n’a pas de casier tu risque pas grand-chose en pratique ( la théorie du code est une autre chose) , si une telle chose t’arrive contact moi , je te fournirai un argumentaire pour expliquer ton attitude , j’en ai tellement entendu des histoires …………..
Ne rentre pas dans les conneries du styles « cela doit se régler entre étudiants » , rien du tout cela regarde la justice , la police et les autorités de l’université , tu n’es pas seul dans cette histoire et justice doit t’être rendue .
Je te déconseille vivement de continuer à te promener avec une bombe , si tu a des problèmes tu informe la police et les autorités universitaires , tu fais des MC si besoin , tu ne laisse rien passer , tu passera sans doute pour une balance aux yeux de tes agresseurs mais cela importe peu , ton égo est ton pire ennemi dans une affaire comme celle-ci , alors ne va pas foncer dans le tas pour te faire massacrer , laisse faire ceux qui sont payés et entrainés pour cela.
Que cela ne t'empêche pas de passer de bonnes fêtes jeune homme , tu rira de cette aventure dans quelques années.
cordialement
JL
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Salut Mind,
Je crois utile d'ajouter que Bison et Force999 sont tous deux, de par leur profession et leur vécu, sans doute de meilleurs conseils que pourraient l'être d'autres forumeurs, moi y compris...
Passe de bonnes fêtes,
Manu.
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Et avec Force999, tu as l'historique, la pédgogie et même le soutien... Autant dire que j'ai pris des notes...
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Juste pour signaler: je n'ai jamais caché le fait d'avoir usé d'une bombe lacrymogène. Cela est mentionné en toute lettre dans la plainte, vu que j'assume parfaitement cet acte. Toutes mes dépositions ont été faites les jours où les faits se sont déroulés.
Sauf que...
Aujourd'hui, 2 de mes camarades ont "arrangé" le coup avec (A) et (B) et ont organisé une entrevue à mon insu afin de régler cela "entre étudiants". En gros, lors de la pause de mon dernier cours du semestre, j'ai vu (A) et (B) ainsi que mes deux camarades qui ont voulu arranger l'histoire. On a été dans une salle; j'ai pu obtenir des "garanties" de la part des deux énergumènes. Je ne sais pas ce qu'elles valent, mais sur le coup, j'ai accepté de la jouer "pacifiste".
Néanmoins, après coup, et après avoir lu les messages du forum, je me dis que c'est vraiment mal joué de retirer la plainte. Ce que je crains, ce sont les représailles de (B) si je la maintiens. Que l'autre dépose plainte contre moi ne me fait ni chaud ni froid; je saurai préparer ma défense (avec l'aide de force999... merci;-) ).
Donc voilà où on en est: la plainte est toujours là, et je n'ai plus envie de la retirer car à mon sens, (B) n'a rien à faire dans une université, et on aura l'air bien malins quand il sera le premier à rebloquer la fac' quelques mois ou années plus tard...
Ce que je crains, ce sont les représailles. Je ne me trimballe plus avec ma lacrymo et les services de sécurité ont été mis au courant au sujet de cet individu. Par ailleurs, je n'ai aucun casier et j'ai fait toutes les démarches possibles afin de débloquer la fac' avant cet incident: -entrevue avec le Président de l'Université
-référé conservatoire auprès du Tribunal Administratif
Il est à noter que le Président a envoyé la police une foi et que cela a été particulièrement houleux. Déjà que ces personnes prises individuellement ne sont pas vraiment évoluées, mais alors une foi réunis en foule, leur niveau de bêtise dépassait tout ce que j'ai pu imaginer.
La foi suivante, il n'a pas envoyé les forces de l'ordre, d'où notre réaction assez vive pour pouvoir entrer dans les locaux avec l'incident mentionné plus haut.
Après, je suis d'accord sur le fait d'être réexposé si je retire ma plainte. On m'a ensuite parlé de mesures d'éloignement du campus de cet individu si jamais il était exclu etc. Bref, je ne sais pas ce que ça vaut, mais j'avoue que ça me fait un peut ch... de me faire tout petit, comme si je n'avais plus l'entière liberté de circuler dans ma fac'.
Mais sur le fond, je suis ok pour garder la plainte. Mais je voulais avoir des infos sur les représailles: cela est-il fréquent? Y a-t-il des mesures de protection efficaces des personnes ayant déposé plainte?
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Quel a été la teneur de votre entrevue ?
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Négociation au sujet du retrait de la plainte. J'ai donné mon accord de principe pour la retirer si jamais tout était définitivement terminé; c'est-à-dire, comme si l'on ne se connaissait pas et qu'il ne s'était jamais rien passé; mes camarades ont d'ailleurs dit qu'ils n'hésiteraient pas à témoigner si jamais cela recommençait. L'issue a été plutôt positive donc le contexte n'est plus vraiment ce qu'il était. A votre avis?
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Bonjour Mind ,
Pour info, le président de l’université ne peut pas envoyer la police , il peut tout au plus faire un acte écrit de réquisition , ensuite le préfet et lui seul décide après avis du DDSP de l’intervention des forces de l’ordre , donc la première fois la police est intervenue sans doute parce que le préfet était sommé par le juge administratif d’intervenir . La deuxième fois si la police n’est pas intervenue il y a peut être plusieurs explications :
Le président ne prend pas de réquisition
Le président fait une réquisition mais le préfet pour raison technique ( manque d’effectif par exemple ) refuse d’intervenir
Le ministère fait pression pour empêcher l’intervention car des négociations sont en cours.
Comprend bien que si tu veux une intervention à chaque fois qu’un blocage est installé , il te faut une intervention en justice administrative à chaque fois . Tu a bien fait d’aller devant le juge des réfères et tu dois poursuivre dans cette voie si cela recommence ( et cela va recommencer ) .
Sur l’intervention houleuse , pour reprendre ton expression , de la police , sache qu’intervenir dans une université est particulièrement difficile pour une CRS ou une GM , il y a ceux qui sont pour la police et contre les bloqueurs , ceux qui sont contre les bloqueurs mais aussi contre la police , ceux qui sont pour le blocage et contre la police , enfin le bordel quoi , en plus il ne faut pas ignorer les ordres qui sont de ménager les bloqueurs , donc tu frappe plus sur ton bouclier que sur les fesses des petits et ton intervention se résume à pousser pour dégager , faut savoir que dans le cadre universitaire utiliser une simple gazeuse demande l’accord de la hiérarchie , car n’oublions pas que tu le fais devant les caméras de télévision et des centaine de portables , donc pour qu’une intervention se passe bien en milieu universitaire un DDSP demande 2 policiers pour 1 bloqueur , sinon problème d’effectif , ( dans la réalité je te dégage 300 bloqueurs avec 50 mecs ) .
Concernant plus particulièrement ton affaire :
Pour les représailles , honnêtement j’y crois pas beaucoup , les bloqueurs que je connais en région parisienne sont des jeunes des mouvements politiques ( extrême gauche ) , ils viennent de familles plutôt aisées , sont inscrits dans des filières comme la socio ou l’ histoire , si le profil correspond tu n’a pas grand-chose à craindre , dans les mouvements d’ extrême gauche tu peux craindre les mouvances de certains groupes comme les autonomes , ils sont capables en groupe , dans une action , de te frapper par derrière , idem pour la mouvance BLACK BLOCK habillé de noir ( la marque de fabrique ) très fort à 200 contre 10 et spécialiste des pillages de magasins . Pour les mesures efficaces de protections des personnes ( victimes ) dans notre beau pays , n’y crois pas , surtout pas , nous sommes nuls , voir plus .
Je te conseil de maintenir ta plainte, en sachant que tu peux la retirer au dernier moment c'est-à-dire à la barre devant le juge , tu explique la situation au juge et si cela te semble judicieux tu retire ta plainte et tu peux demander la clémence prétextant le contexte , la situation , cela te laisse une marge de sécurité envers ceux qui pourraient te mettre la pression . A la barre tu n’a rien à craindre tu es la victime et la victime peut agir efficacement si besoin ( demande de clémence , pas de dommage et intérêt etc … ) , n’hésite pas à demander l’assistance de ton université en justice
Retirer ta plainte t’exposera , tu peux en être sur .
Tu dois comprendre une chose dans cette situation , la seul chose qui fasse vraiment flipper , le préfet , le président de l’université et les bloqueurs s’est l’arrivée de la justice dans le conflit , le juge administratif et ( ou) le juge pénal . Il faut bien comprendre que les histoires de réquisition des forces de l’ordre et tout le cinéma qui va avec , cela ne concerne que la police administrative , pas du tout la police judiciaire , un OPJ lui en a rien à foutre des réquisitions , la justice passe partout et pour elle les universités ne sont pas des zones de non droit , déjà la loi de 1811 l’indiquait , l’interdiction d’aller dans une université s’applique à la police sauf en police judiciaire , lorsque tu a déposé plainte tu a déclanché une action judiciaire et tu es parfaitement dans ton droit ( tu peux pas savoir comme la séparation des pouvoirs énerve nos dirigeants ) .
Maintenant pour les blocages à venir ( mars avril mai après les examens ) je vais te donner la marche a suivre :
Formez un comité anti blocage ( tu peux même le faire dans la cadre associatif loi 1901 , cela vous permet de mutualiser les dépenses en justice ) , à chaque fois que votre fac est bloquée , courrier individuel au président demandant le déblocage ( faire un courrier type envoyé par chaque anti bloqueur ) suggérer au président l’intervention de la police , mais aussi un constat d’ huissier , demandé que les bloqueurs étudiants puissent être identifiés et traduit devant la section disciplinaires etc …….. , donner une limite dans le temps pour l’intervention par exemple 24 heures , demander une entrevue au président et sans réaction faire une action devant le TA en réfère . A savoir que le juge du TA peut ordonner au président d’engager des sanctions disciplinaires à l’encontre des bloqueurs ( à méditer ) .
Parallèlement en justice judiciaire pénale , si vous êtes insultés , menacés , bousculés et à plus forte raisons agressés , écrire en direct au procureur de la république pour expliquer la situation et déposer plainte , dans la plainte nommer les personnes que vous connaissez , joindre des témoignages écrits , avec noms prénoms adresses et qualités des témoins .
Parallèlement en justice judiciaire civile , tu assigne ( chaque personne bloquée ) l’université et les bloqueurs solidairement, pour rupture de contrat , en effet n’oublie pas que tu a payé des droits d’ inscription et que cela te donne droit à un service d’enseignement , dés que tu peux prouver ton préjudice ( par exemple ton examen qui est dévalorisé par une année bidon , ou pas d’examen du tout car plus le temps de rattraper les cours) , tu peux demander réparation pour rupture de contrat , il appartient ensuite à l’université d’expliquer pourquoi elle n’ a pas été capable de remplir sa part du contrat , tu assigne solidairement les bloqueurs car ils sont la cause , mais tu n’ est pas obligé de la faire , le juge civil s’en occupera au besoin . Concernant l’action civile tu devrais pouvoir la financer avec une protection juridique ( genre celle de ton assurance habitation , qui couvre ta responsabilité civile ) renseigne toi , tu peux pas savoir les protections juridiques que chacun de nous possède sans le savoir ( carte bleu , assurances etc … ) différentes des assistances juridiques à distance .
voilà j’espère avoir répondu a tes interrogations , mais je ne suis pas sur le terrain et je connais pas ta fac , ni tes potes , ni tes agresseurs , donc cela reste théorique , défendre sa liberté demande souvent un investissement personnel qui implique une prise de risque et bien des contraintes , tu peux , comme la plupart des gens te plaindre et attendre le secours de l’état les mains dans les poches , ou tu peux agir en citoyen libre et responsable et défendre ta cause avec les moyens légaux que la république te donne , si tu choisi l’agir dans la légalité et dans l’honneur , tu peux compter sur mon aide .
Bien cordialement
JL
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JL / Force 999,
C'est un post magnifique que tu viens de nous donner là... :up:
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bé!!!!
Sur ce coup là, je crois que je vais imrprimer plutôt que de prendre des notes, d'une part pour ma culture et d'autre part pour pouvoir renseigner plus efficacement les gens.
Merci patron :D
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Très beau post....Et je m'associe aux conseils avisés de force999, jeune étudiant.
Ayant une vision "intériorisée" de la situation au sein des Universités, je me permettrais d'ajouter quelques commentaires :
1. Le mécanisme du "blocage" est simple.
Dans un premier temps quelques étudiants (ou assimilés) organisés bloquent la fac, souvent avec la "complicité" explicite/implicite d'une partie du personnel technique. Il faut quand même qu'il y ait matière à mécontentement dans la communauté universitaire. Mais ça, actuellement, ce n'est pas difficile comme condition préliminaire...
Dans un deuxième temps, le Président de l'Université, sous prétexte d'éviter les problèmes (violences, dégradations), suspend les enseignements et donne interdiction aux enseignants chercheurs et aux administratifs d'assurer les enseignements. C'est particulièrement pénible de se faire dire par un "bloqueur" que si on assure les cours, on se place dans "l'illégalité" du fait du communiqué du Président de l'Université.....
2. Le post de Force999 est plein de sagesse.
Par tradition, et la tradition est très importante dans la culture universitaire, toute intervention des forces de l'ordre dans une enceinte universitaire rique d'être perçue comme une aggression par l'ensemble de la communauté universitaire. sans distinction de rang ou d'opinion. C'est un fait.
Malheureusement les "bloqueurs" le savent bien : ils en usent et ils en abusent......
Si les bloqueurs respectent certaines conditions "implicites" (que je ne commenterais pas ici afin de ne pas leur faciliter le travail) ils ne seront pas l'objet d'action les freinants ou les contrant de la part des la technostructure et du système de pilotage d'une Université.
S'ils commettent des erreurs (et cela a été le cas dans certains endroit dernièrement), dans ce cas la structure réagit avec vigueur et opiniatreté.....dans la tradition pluri-centenaire qui est la sienne.
Nous avons vécu lors des derniers blocages cette situation dans certaines Universités. AMHA, c'est ce qui explique en partie l'échec stratégique de ce mouvement.
Did, ;)
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force999 est sur son terrain d'expertise et c'est une chance pour tous de bénéficier d'informations et de conduites à tenir aussi bien argumentées et documentées. Merci à lui pour la justesse de ses propos et son humanité. :doubleup:
Bien à lui,
Christian
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Salut,
Je souhaiterais reprendre un aspect de cette discussion — c'est d'ailleurs le titre du fil —, le sujet du port et de l'usage d'un spray OC, thème bien sûr secondaire par rapport aux infos et conseils essentiels qui nous sont offerts — en particulier par force999 :up: —, mais qui me pose question, ce qui fait que je la pose à la haute assemblée ;). Je cite :
Le port de la bombe lacrymogène est effectivement problématique
Concernant ton affaire , évidement que tu a eu tort de transporter une bombe sur toi, de venir avec dans ton université et encore plus de l’utiliser, bon la connerie est faite il y a pas mort d’ homme non plus.
Je sais bien que les sprays OC sont tous classés comme armes par nature — 6e catégorie §2 —, de port et transport interdit "sans motif légitime".
Ce qui m'étonne, c'est de voir sur ce forum ces "réprobations" acceptées comme une évidence (pas d'avis contraire argumenté).
Jusqu'à présent, j'avais cru comprendre ici qu'il valait mieux dans le cadre de la "survie urbaine" — si l'on n'avait pas pu ou su mener à bien les étapes successives d'évitement, désescalade, négociation etc. — utiliser un spray OC plutôt que tout autre moyen potentiellement générateur d'ITT (pour simplifier), dans la mesure aussi où il ne nécessitait que peu ou pas de compétences techniques, physiques et psychologiques, et que son déploiement sous stress n'était guère problématique.
J'ai vu à de nombreuses reprises conseiller ici par shamans et autres sachems (et en donner l'exemple perso) le port de ces sprays genre "ASP Key Defender".
Or, récit de Mind : « ... il a donc fallu que suite à mon intervention, un de ces individus (appelons-le A) me ceinture, sans avoir exprimé son intention de me relâcher.
A ce moment là, je lui demande 2 fois de me lâcher tout en me débattant. Il ne veut pas s'éxécuter. Craignant pour ma sécurité, je sors alors une bombe au poivre Oléoresine Capsicum (OC) d'une contenance 75 mL et le neutralise à l'aide d'une brève projection de cette substance en plein visage, quasiment à bout portant, mais je n'avais pas le choix vu qu'il me ceinturait.
Suite à cela, 15 de ces individus devenaient tellement agressifs que je devais quitter le campus. L'un d'entre eux (B) m'a d'ailleurs attrapé le cou et voulait me maintenir courbé pour que les autres puissent me tabasser, mais mes amis sont intervenus à temps pour que je puisse quitter les campus en sécurité. »
Passons sur ce que Mind n'aurait sans doute pas dû faire en amont : mais pourquoi a-t-il eu tort d'avoir un spray sur lui, et de l'utiliser dans ces circonstances ?
Je répète : pas de doute qu'au regard des textes, détenir un tel spray est délictueux. Mais quand je regarde ici les photos exposées de tous ces couteaux à blocage de lame (voire à lame fixe !) portés sur eux dans le civil ou dans leurs différents kits urbains et EDC, par nos maîtres vénérés (http://4fxearth.net/phpBB2/smilies_mod/upload/2d90b895dd45ed3cc55332ea0ccf5f2b.gif), quand je vois par exemple récemment proposer par ces mêmes à une étudiante novice de s'en équiper à Paris, alors que ce sont potentiellement des armes létales et en tout cas bien plus craignos à porter en ville qu'un spray, je me dis qu'il y a encore un truc ou deux que je n'ai pas pigés... Merci pour tout éclaircissement ! :)
jl.
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Le port d'un couteau un indispensable, non pas pour se défendre mais pour un tas d'autre chose ne serais-ce que pour l'aspect pratique. (couper une ceinture de sécurité, emballage...)
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Concernant le couteau et surtout son utilisation en self défense, je crois qu'il est souvent dit ici, que c'est vraiment le truc à éviter.
Pourquoi on en porte: surtout parce qu'on aime l'outil avant tout.
J'en porte depuis que j'ai 15 ans (j'en ai 35): je n'ai encore pas eu l'idée de m'en servir contre quelqu'un, lorsque je le tend à quelqu'un c'est par le manche, je le l'exhibe pas à longueur de journée, et je n'ai encore à ce jour fait l'objet d'aucun contrôle, et je fais en sorte de n'avoir à faire l'objet d'aucun contrôle.
Pourquoi à blocage de lame: parce que nos doigts se sentent plus en sécurité.
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Beaucoup de gens pensent que "couteaux en ville" = défense. (dans ma famille, amis...) D'autre pensent tout simplement "couteaux en ville" =pour couper, sa fonction première.
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J'imagine que, même au-travers d'une communauté d'esprit et d'intérêts, chacun sur le forum de David reste maître de sa pensée, et souverain dans ses choix.
Donc, dans l'absolu, des réactions à un post sont personnelles et doivent être considérées comme l'émission d'opinions qui le sont tout autant.
On peut tracer des lignes, ou des principes généraux de conduite et/ou de pensée sur ce forum, mais il me semble que cela n'altère pas la primauté du choix individuel, tout en en soulignant régulièrement l'obligation de s'attendre à devoir en assumer toutes les conséquences, parfois.
En ce qui me concerne, je participe très peu aux échanges visant, publiquement, à conseiller ou déconseiller le port et l'usage de tel ou tel objet. Conséquemment, je m'aventure peu à critiquer quoi que ce soit, en la matière.
L'unique moto qu'il m'arrive de souligner consiste à dire que pour " porter ", il faut être prêt et entraîné à user, ainsi qu'à assumer pleinement. Si un de ces éléments manque à l'appel, on ne porte pas.
Par une fois, cependant, j'ai conseillé à un forumeur de ne pas porter, tellement l'immaturité de celui-ci était criante.
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Force999, je prend note de tout ça, merci ;)
J'ai eu droit à 3 semaines de blocage :o même en sciences y avait des des mecs motivés ;D
La on en chie un peu pour rattraper le temps perdu, et franchement si le blocage avait duré 1 semaine de plus on aurait été vraiment dans le caca pour rattraper les TP et les cours.
Je m'arrête là pour ne pas faire de politique ;D
C'est un peu dommage, j'aurai aimé connaître vos avis sur tout ça. Un peu comme les profs de la fac qui on un droit de réserve et se sont très peu exprimés sur le mouvement qui est donc resté assez flou.
Au vu du vote de la dernière AG, la fac ne sera pas rebloquée au 2nd semestre (800 contre le blocus, à peine 200 pour), et surtout aucun étudiant ne sera d'accord pour rattraper ses cours en juillet car c'est le moment des petits boulots et des vacances ;D
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Le port d'un couteau un indispensable, non pas pour se défendre [...] Beaucoup de gens pensent que "couteaux en ville" = défense.
Concernant le couteau et surtout son utilisation en self défense, je crois qu'il est souvent dit ici, que c'est vraiment le truc à éviter.
Je n'ai pas parlé du tout de défense au couteau (j'écris vraiment de façon aussi incompréhensible ?! (http://fwc493.250free.com/8/BulletWeep_A.gif)), qui est en effet, bien sûr, sans cesse ici déconseillée au moins aux non-experts ou professionnels. J'ai voulu poser la question de la "condamnation" dans ce fil du port (et de l'usage) d'un spray OC, alors que ce port est largement présenté par ailleurs comme "bon", voire évident sur un porte-clés !
Puisque la question était sur l'aspect légal, j'ai ajouté que même des trucs "bien plus illégaux", considérés par les forces de l'ordre et les juges comme véritablement des armes létales (et certainement pas des outils !) sont très souvent recommandés ici à des "utilisateurs lambda" pour le port urbain, avec toutes les conséquences à assumer pour ce seul port en cas de contrôle, ou de fouille post altercation etc., selon les circonstances et le "profil" du porteur. Comme ça me paraît un peu contradictoire à première vue, je souhaitais un éclaircissement là-dessus.
[** Serge **, je comprends bien ta position, et j'ai pu en voir souvent des exemples. Aussi ne faisais-tu pas exactement partie des "destinataires" de mon questionnement !]
jl.
Edit : quant à l'intérêt d'avoir un couteau sur soi, et sur les systèmes de verrouillage à pompe, liner-lock, lockback, frame-lock, axis-lock & so on, je suis bien au courant de leur valeur digitale objective par rapport aux 'deux clous' ou aux 'cran forcé', mais la législation (française en tout cas) ne voit pas les choses ainsi :)
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Bonjour Julicorg,
Comme tout membre de la communauté humaine, nous avons chacun sur ce forum nos contradictions, l'important c'est de les assumer....
Il me semble qu'il n'y a jamais eu sur ce forum de recommandation explicite de port d'arme illégale sur le territoire français. J'en suis certain en ce qui me concerne. Parfois, l'intérêt éventuel pour la défense personnelle de certains outils de circonstances, comme les couteaux par exemple, est mis en avant dans certaines discussions.
Sur le point particulier consititué par ce fil de discussion :
La question initiale est "lacrymo usage abusif ou pas". Il me semble que la réponse a été claire : il appartient au juge d'apprécier si l'usage de ce procédé était justifié ou pas. Le problème du "port" est à dissocier de l'usage me semble-t-il. Ici encore, il appartient à la justice de sanctionner ou pas.
Encore une fois il y a confusion entre arme, arme par destination, violence légitime ou non:
Ce n'est pas parce que j'ai le droit de porter un fusil de chasse en action de chasse que j'ai le droit d'en faire usage pour régler un léger différent.
Ce n'est pas parce que j'ai eu la nécessité impérieuse d'employer une pelle (par exemple une pelle cold steel) pour stopper l'agression dont j'ai été victime....que je dois justifier le transport d'une pelle. Encore que le juge puisse s'étonner de la présence de cette outil entre mes mains selon les circonstances...
Enfin, si j'ai un différent au restaurant avec le serveur au sujet de la température de la bière et que je lui plante la fourchette dans la main. Le juge estimera vraisemblablement que j'ai fait usage d'une arme par destination au cours d'une agression. Même si la fourchette est d'un port et d'un usage légitime au restaurant.
Il n'appartient pas à un forum d'inciter les personnes à déroger à la loi du pays dans lequel il est référencé. Encore moins d'inciter à la violence. Ceci dit, il est possible d'exprimer une opinion citoyenne, même vis à vis de la loi. Les lois réglementant l'acquisition, le port et l'utilisation des armes ne font pas exception.
Comme le faisait remarquer Serge, le "centralisme démocratique" n'est pas à l'ordre du jour sur ce forum. en conséquence il est normal que les opinions divergent et parfois se contredisent.
De même, ces propos n'engagent que moi :
Si je suis agressé ou si quelqu'un est agressé en ma présence, ne serait-ce que par souci d'efficacité, l'urgence de la situation repousse les spéculations légales au second plan.
Lorsque la décision d'agir est prise, il convient de conclure, ce n'est plus le temps de la réflexion. Même si la phrase est un peu brutale : il me semble qu'il est préférable d'être jugé par douze, que porté par six.
Quel que soit le dénouement d'une confrontation, les conséquences seront pénibles : blessures, handicap, problèmes avec la justice.... C'est la raison pour laquelle la prévention, l'évitement, la desescalade, mais aussi la préparation sont autant abordés sur ce forum dans la section "survie urbaine". Et que j'y participe, dans la mesure de mes faibles moyens. Je ne suis pas pour autant d'accord avec tout ni avec tous.
Avant tout préserver la vie....et d'abord la mienne dans son intégrité
J'ai été long et vraisemblablement peu clair. :-\
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Hello Kilbith, merci pour ta réponse détaillée, et que je trouve claire !
Il me semble qu'il n'y a jamais eu sur ce forum de recommandation explicite de port d'arme illégal sur le territoire français.
recommandation explicite, OK ;D Pour ne pas remonter loin, le fil un couteau idéal.... (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5110.0.html) commencé le 14-12-2007 : à part le douk-douk et le SAK de base qui sont de port indiscutablement légal en France, on n'y présente — on va donc dire comme ça — à Chester, qui cherche un utilitaire pour ses déplacements et activités, entre autres dans Paris, que des couteaux classés armes de 6e catégorie (Opinels à virole (!), plein de pliants à verrouillage, et même des petits fixes de FP et des scandinaves)... Naturellement, plusieurs mises en garde très nettes sont émises déconseillant formellement l'utilisation dans un contexte de défense, mais encore une fois, ce n'est pas ce dont je voulais causer.
il appartient au juge d'apprécier si l'usage de ce procédé était justifié ou pas. Le problème du "port" est à dissocier de l'usage me semble-t-il. Ici encore, il appartient à la justice de sanctionner ou pas.
Yep.
Il n'appartient pas à un forum d'inciter les personnes à déroger à la loi du pays dans lequel il est référencé. Encore moins d'inciter à la violence. Ceci dit, il est possible d'exprimer une opinion citoyenne, même vis à vis de la loi. Les lois réglementant l'acquisition, le port et l'utilisation des armes ne font pas exception.
Comme le faisait remarquer Serge, le "centralisme démocratique" n'est pas à l'ordre du jour sur ce forum. en conséquence il est normal que les opinions divergent et parfois se contredisent.
On est bien d'accord. Juste je m'étonne — mais une fois de plus j'ai un peu l'impression que je ne devrais pas... — que personne n'ait jugé pertinent et utile de présenter une opinion différente au sujet du port et de l'usage d'un spray OC par Mind dans ce fil, vu que pleinplein de gens très estimés évoquent sur ce forum le fait que ce port pourrait éventuellement parfois dans certaines circonstances et pour certaines personnes être envisageable ;). Si on lit les commentaires sur le récit de Mind, il semble à un blaireau comme moi qui ne comprend sans doute pas tous les implicites et les silences significatifs, qu'il y ait consensus (avis négatifs non relevés) sur le fait qu'il n'aurait pas dû porter un spray.
Ou alors c'est vraiment des trucs dont il ne faut pas causer ici sans afficher un disclaimer à l'intention des Q+1F+1, de la D*T ou autres po*ices de la p*nsée ?
Avant tout préserver la vie....et d'abord la mienne dans son intégrité
C'est bien la "devise" qui fait toute l'originalité et le grand intérêt de ce forum.
jl.
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On est bien d'accord. Juste je m'étonne — mais une fois de plus j'ai un peu l'impression que je ne devrais pas... — que personne n'ait jugé pertinent et utile de présenter une opinion différente au sujet du port et de l'usage d'un spray OC par Mind dans ce fil, vu que pleinplein de gens très estimés évoquent sur ce forum le fait que ce port pourrait éventuellement parfois dans certaines circonstances et pour certaines personnes être envisageable .
Dans ce cas précis, tu ne devrais pas t'étonner. Tu m'accorderas que la question initiale portait sur l'usage et non le port...Mais en ce qui concerne le port, si on s'en réfère aux usages du forum, il ne pouvait être cautionné :
1. La démarche de Mind a conduit à l'exposer au danger. Vraisemblablement volontairement puisqu'il s'y était préparé (port du spray). Le fait de s'exposer au danger va à l'encontre des recommandations du forum.
2.Il existait une solution légale alternative exposée par force999. C'est la solution préconisée systématiquement sur le forum.
3.Mind allait plus ou moins consciemment à l'affrontement. Les conseils tactiques exposés sur ce forum vont plutôt dans le sens de rechercher une supériorité ponctuelle maximale avant d'engager une action, tout en respectant la légalité. Ne serait-ce que pour minimiser les conséquences.
4. Ce dernier point a été affirmé. C'est par exemple, me semble-t-il la règle d'engagement des forces de l'ordre, du moins de la hiérarchie telle qu'elle est décrite pas force999 : ne pas agir s'y on n'est pas en mesure d'atteindre l'objectif.
Or, l'objectif des forces de l'ordre n'est pas de tabasser les contrevenants (même les universitaires). Il est d'arriver à les stopper dans leur activité délictueuse, de les arrêter et de les remettre à la justice afin qu'ils soient jugés. Le tout dans le respect de la loi française. Ce faisant, les policiers renforçent "l'état de droit", base de leur légitimité.
Le pouvoir exécutif étant chargé de coordonner l'ensemble et de faire appliquer les décisions des justice prise au nom du peuple français. au pouvoir exécutif, seul élu par les citoyens, de juger des moyens les plus adaptés pour ce faire dans le cadre de la loi, de la constitution et de nos engagements internationnaux. Si la loi ou la constitution sont jugées inédéquates, il a la possiblité de prendre l'initiative pour les modifier.
Voili, voilou... :)
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Voili, voilou... :)
Kilbith vainqueur par KO technique :doubleup:
jl.
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Bonjour les amis,
Concernant le port d’arme , je suis légaliste et mon boulot est de faire appliquer la loi , donc je en peux pas inciter au port d’armes même de 6 catégorie , pourtant je comprends bien le désarrois des citoyens que je croise dans une cité et qui me disent avoir l’impression d’être des moutons désarmés passant devant des loups aux griffes acérées , en principe le mouton ne devrait rien avoir à craindre puisque qu’il paye et donne ses pouvoir à une police et une justice pour le protéger , la réalité vous et moi la connaissons , alors chaque cas est un cas particulier , et je vais vous raconter une histoire vécue .
Il y a 15 mois environ , une jeune femme passe me voir , elle me parle d’ une de ses amies qui va selon elle mourir si personne ne fait rien , je rencontre cette jeune femme , elle est étudiante , grande , brune , fière , avec des yeux qui parlent tellement que je n’ai pas besoin qu’elle m’explique sa vie , elle est défigurée , son visage est tuméfié ( pour les connaisseurs elle aura 50 jours d’ ITT en globalité ) , elle m’ explique qu’elle est pourchassée par sa famille , que son frère va lui faire la peau car elle ne peut fournir un certificat de virginité , depuis deux mois elle avait un petit copain , alors pas de certificat possible . Après renseignement , j’apprends que sur trois frères 2 sont en zonzon pour attaque à mains armées et le 3 est un petit caïd de cité , cette petite risque évidement sa peau .
Alors le truc habituel, elle refuse de déposer plainte car elle pense que cela va aggraver les choses et que son petit copain va y passer , elle accepte toutefois que je rencontre le frère encore en liberté , un chef crapaud abject , arrogant , agressif , mais très au courant des lois , sachant très bien qu’il est en dehors de mon secteur et que je pourrais même pas lui pourrir la vie , à la fin de notre entrevue , il me dit très clairement « toi t’es un keuf , tu comprends rien , ma sœur elle est morte et toi tu y peux rien » , enfin du classique quoi . J’ai alors pris une décision lourde de sens, cette petite allait se faire défoncer voir tuer et je ne pouvais rien y faire , notre système de protection des victimes n’ existe tout simplement pas , ALORS JE L’AI ARMEE , je lui ai fourni une bombe du service , je lui ai fais prendre en compte officiellement et je lui ai appris à s’en servir .
Deux semaines plus tard , elle s’en servait pour se défendre contre deux crapauds qui venaient la tabasser de la part du frangin , le hasard à voulu que cela se passe dans un centre commercial en parking et que la police intervienne , embarque tout le monde et que les deux lascars déposent une plainte pour agression , alors tout ce petit monde s’est retrouvé en comparution immédiate au TGI . La jeune femme a dit qu’elle avait achetée la bombe dans sa cité , elle a pas voulue me mouiller , pourtant , informé par l’OPJ qui avait trouvé ma carte dans ses affaires , je me suis rendu au procès et j’ai apporté mon témoignage à la barre .
Je ne vous cache pas que cela a jeté un froid lorsque j’ai dis que je lui avait fourni une arme pour se défendre , car je n’avais pas d’autre possibilité pour la protéger , un malaise palpable, comme m’a dit un collègue , tu les a fais descendre sur le terrain à coup de pied au cul , j’ai posé le problème , tout expliqué et dit voilà en mon âme et conscience , moi un fonctionnaire d’état qui toute ma vie a été au service de la république et qui défends nos valeurs avec acharnement comme les milliers de policiers et gendarmes de ce pays , je ne pouvais livrer une enfant à ses bourreaux sans rien faire , alors oui j’ai enfreins nos lois et j’assume , mais une loi est faite pour protéger , pas pour fabriquer des victimes , sinon elle est mauvaise , je pense avoir agit en "bon père de famille " tel que le code civil le défini et puis sous nos uniformes il y a des hommes d' honneur qui ne peuvent pas non plus tout laisser faire .
(savez vous qu’une loi visant à la protection des victimes est votée depuis plus d’un an ? elle est attendue pas les juges d’instruction , les OPJ , les proc etc … , elle est bloquée car toujours pas de décret d’application , il y a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent . )
Dans cette affaire je n’ai rien eu et la petite non plus, de toute façon une bombe est pas une arme bien puissante , alors pas très grave . je relève l’embarras des juges , qui n’approuvent pas , pas ne désapprouvent pas non plus s’agissant d’un risque réel etc …. , si l’occasion se représente je le ferais à nouveau sans hésiter . Alors porter une arme ( enfin une bombe un couteau … ) ou pas , chaque situation est une situation particulière et je continue à vous dire droit dans les yeux faite comme je dis , pas forcement comme je fais .
bien cordialement
JL
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P*tain, s' est beau cette histoire :'(. l en faudrais plus des " comme toi " dans les rues :D ;)
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:akhbar: :akhbar:
Est ce que la jeune fille est hors de danger ?
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oui j'ai envie de dire pour l'instant oui , dans l'avenir je sais pas , elle est partie très loin de la region parisienne , mais elle a due couper les ponts avec sa famille , pas facile pour une gamine de 20 ans de faire une croix sur sa mère , la vie est pas un long fleuve tranquille pour certain d'entre nous , heureusement les travailleurs sociaux de notre pays sont souvent à la hauteur de ta^che comme celle la , j'ai passé le temoin à plus compétant que moi pour le social.
JL
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je vais vous raconter une histoire vécue .
Chapeau bas. Merci.
jl.
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Remarquable... en tous points... :up:
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Ce qui m'a étonné quand la police est arrivée à l'université, c'était l'étonnement de ceux qui la bloquaient. Comme si on pouvait faire ce qu'on y voulait en toute impunité, comme si c'était une sorte de "cocon" à l'abri des lois, une zone de non droit par excellence (ce qui est la réalité, il faut l'avouer...)
Il y a même eu une tentative de viol il y a quelques mois dans les locaux de l'université; la fille avait les cheveux arrachés par mèches et le visage tuméfié. Son agresseur est venu en cours le lendemain, comme si de rien n'était et les flics sont venus le chercher dans l'amphi. Il a dit que c'était pour "rigoler"... No comment.
Je pense finalement que je vais garder ma plainte; même si je la retire, la machine administrative est déjà en route et donc, je ne peux plus faire grand chose à mon niveau.
Il est à noter que (B) n'est pas issu d'un milieu favorisé, mais a plutôt internalisé des habitudes de "voyoux"; un bloqueur m'a même dit qu'ils le "cadraient" afin qu'il ne sombre pas dans la violence par rapport à leur mouvement; d'où ma question sur les représailles...
Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est cette "prudence" à l'égard d' "étudiants" qui sont dans l'illégalité. Tous ceux qui ont bloqué la fac' durant 3 semaines échapperont au conseil de discipline, malgré l'immense désagrément causé aux étudiants et à la réputation de l'université. Il a un énorme sentiment d'impunité qui plane au-dessus de leurs têtes et qui leur donne des ailes pour les actions à venir (je précise que ceux qui mènent ces actions ne sont pas les plus avancés dans leurs cursus).
Et on en a vraiment vraiment plein le cul...
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Là, je découvre qu'un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu'un bon procès... On est en train de négocier un protocole d'accord à l'amiable avec excuses écrites de la part de (B) afin que je retire ma plainte en toute sécurité et que lui même ne soit plus inquiété d'éventuelles poursuites de la part de l'université.
Régler cette affaire de façon civilisée ne signifie pas forcément le faire devant un tribunal. Par ailleurs, pour répondre à Jibouille, je me suis frotté à ces "gaillards" sans avoir de lacrymo dans ma poche dès le départ, et j'ai employé tous les moyens civilisés et imaginables légalement pour débloquer la situation.
Résultat: Malgré le recours administratif que j'ai rédigé et transmis au TA, je n'ai même pas été convoqué pour exprimer mon point de vue, et faire valoir ma liberté d'étudier.