Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Mani le 07 novembre 2011 à 18:58:49
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Salut,
Je ne sais pas si je poste dans la bonne section, donc au cas ou je m'excuse.
J'ai fais une recherche sur le forum avec le mot solitude, je suis tomber sur beaucoup de post traitant de la solitude a long terme et de ses impacts psychologiques ( règle des 3 - Trois mois sans contact social). Mais ce n'est pas de cette solitude la dont il est question ici. J'aimerai parler de cette solitude que l'on recherche tous quand nous partons seul en forêt ou en montagne. Vous savez le moment ou vous ètes assis au coin du feu au coucher de soleil ou sous votre tarp pendant une forte pluie. A quoi pensez vous, comment votre corps et votre esprit réagissent? Petites angoisses, abandons total devant le spectacle que nous offre la nature? La solitude en bushcraft est elle pour vous un des but de vos voyages?
Je trouverai ca intéressant de connaitre le coté spirituel que chacun aime dans le bushcraft. Bien sur chaque personne ne ressent pas les choses de la même manière et je pense aussi qu'on ne recherche peut être pas les même choses non plus.
Personnellement j'aime me retrouver seul dans la nature ( sans mauvais jeu de mot ;# ), pour moi la solitude ( je ne parle pas de solitude permanante ) est essentiel a ma vie. J'eprouve le besoin de me retrouver seul pour mon bien être. Et si cela se passe dans la nature alors la!!!! Royal!!!
Bien que je ne le sois pas dans la vie de tout les jour dans la nature je suis assez " contemplatif " quand je suis dans la nature, je pourrai rester des heure la, a regarder un arbre en laissant mon esprit partir souvent autour de la même idée : " la nature est grande, belle et nous nous sommes tout petit, si petit... " . Dans ces moment je suis appaisé je pense que c'est le mot. Mon corps et mon esprit sont detendus et je pense ( pour ma part ) que c'est dans des moment comme ca que mon esprit s'adapte de plus en plus a la nature et a ce qui m'entoure.
Pour ma part il n'y a que dans la nature que j'arrive a ressentir ca que se soit en bushcraft ou quand je fais de la plongée.
J'espère que le sujet va vous inspirez!!
Mani
« Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel. » Camille Belguise, Echos du silence
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C'est marrant que tu parles de ça, parce que hier sur TF1 dans l'émission "sept à huit" il y avait justement une interview d'un homme qui à disparue volontairement dans la forêt durant plus de 5mois.
ici : http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-emission-du-6-novembre-2011-6808762.html chapitre 6
J'ai beaucoup aimé son interview, sur le plaisir d'être seul dans la nature! Lorsqu'il c'est retrouvé seul dans la nature il a su pourquoi il aimait ça, ça répond entre autre à ta question.
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Bien vu soldmac !!! Impressionnant le gars. Les seul trucs qui lui manquer c'est ses enfants ( normal ) et les match de l'OM ( ca, ca l'est moin ;D )
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Bien vu soldmac !!! Impressionnant le gars. Les seul trucs qui lui manquer c'est ses enfants ( normal ) et les match de l'OM ( ca, ca l'est moin ;D )
En tout cas sa femme ;D elle lui manque pas! On pourrait généraliser en disant que le poids de la société ne lui manque pas (les contraintes, les obligations conjugales, dire oui à tout, etc)
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C'est vrais!! Pétage de plombs bénéfique pour le monsieur! :)
Il a l'air d'aller beaucoup mieux maintenant!!
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Rester seule dans la nature c'est juste le moment où je peux rassembler tous mes morceaux épars. Entre mes patients, mon fils, un mec parfois (première, deuxième et troisième journée), les mille trucs à gérer en dehors (quatrième journée : celle qui occupe mes insomnies et me permet d'être un peu utile à d'autres), la maison... enfin bref osef... il arrive un moment où je me dis que peut-être je suis en train de me fuir ou de me perdre.
Je me regroupe le cul posé dans l'herbe (les cailloux ça fait mal). C'est le seul moment où je peut enfin sentir, dans le silence, que j'appartiens au Tout, que j'ai ma juste place ici et que le monde peut aussi être beau, que ça vaut la peine. C'est LE moment où l'écheveau des pensées en boucle se démêle un peu et que des chemins se tracent vers la suite.
Seule dans la nature pour moi c'est prendre le temps de se souvenir du but... et éventuellement en changer lorsqu'il ne convient plus ou qu'on a trop dévié pour revenir en arrière... je peux pas vivre sans être seule souvent (et sans parasitage, donc... la nature est le seul lieu valable).
Il y a des soirs où je prendrais bien une tente et un duvet pour aller me caler dans la forêt (dit-elle en bonne geek sur son ordi à minuit passé), quand le bruit du monde est trop fort en fait... et que j'entends plus le bruit de ma petite voix dedans.
Le hic c'est que c'est dangereux, y'a des tarés partout... (j'aimerais parfois ou même souvent être un mec et ne rien craindre du tout, savoir me défendre, pouvoir faire mes petits trucs perso, mes petites virées, sans risquer gros...).
edit pour ajouter une chose : être seule dans la nature c'est aussi cette liberté-là, cette sorte de libération de soi, son soi profond, son soi planqué, son soi intime, habillé chaque jour d'habitude comme une fille en hiver... seul on peut être soi sans entrave, la nature ne juge pas, la nature n'a pas besoin qu'on lui oppose un masque, ou qu'on enrobe ses paroles, d'ailleurs pas besoin de parler, la nature n'a pas d'attente... rhaaaaaaaaaa j'ai vraiment besoin d'un break ;#
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Si tu aimes la solitude, Mani, et la plongée, je te conseille le kayak. Pratiquant assidument l'apnée et la csm également (et la solitude est ici des plus complètes), je fais mes sorties chasse en kayak, et là, ça réuni tout : la solitude, le silence, la contemplation, l'autonomie.
Et le top du top, j'ai nommé la rando en kayak, partir plusieurs jours en bivouac en kayak, et manger ce qu'on pêche. 5 jours de ce régime 2 à 3 fois par an vous offre une place à la table du Bon Dieu. :love:
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@ Rosetta
Salut Rosetta. C'est une véritable introspection que tu nous fais la!!! C'est bien de se servir de ces moment la pour analyser sa vie et son futur.
Moi par contre j'essaie de laisser tout ca avant de partir, j'essaie de ne pas m'encombrer de mes problèmes de la vie de tout les jour quand je pars dans la nature!!!
J'espère pour toi que tu te fera un break bientôt!! :)J'en aurai bien besoin moi aussi...
En tous cas merci de ta réponse!!! :)
@ kovaks
Salut Kovaks. J'imagine bien ce que tu doit ressentir, cela doit être très agréable, mais j'ai un probleme avec les kayak ( les canoé aussi enfin tout ces trucs la....). J'en ai une peur bleue!!! :o
J'adore faire du bateau mais les kayak c'est trop petit pour moi, je sais pas j'ai voulu essayer une fois mais je ne me suis vraiment pas senti a l'aise. Pourtant j'ai eu plusieurs opportunités ( quand je suis en vacance sur la cote) , mon oncle insiste a chaque fois pour me prêter son kayak pour mes sorties csm mais je peux pas c'est vraiment un truc qui me fais peur.
Par contre c'est vrais que la sensation de plénitude, de sérénité et de solitude se fais fortement ressentir pendant une descente en apnée surtout lorsque elle se passe super bien, tu dois connaitre ca, la descente plaisir uniquement, quand tu te sens bien et que tu n'as pas envie de respirer ( en contradiction avec la règle des 3 lol). De grands moments dans la vie d'un homme ( ou d' une femme ) et celle d'un apnéiste.
Merci pour ta réponse.
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Bonjour Rosetta,
Le hic c'est que c'est dangereux, y'a des tarés partout...
Meuh non ... tu dois trop regarder la télé !
En fait, plus tu "vises" un endroit bien isolé, plus tes risques de rencontrer un taré deviennent absolument négligeables.
Tu en imagines, un ou des tarés, en train de parcourir la forêt en pleine nuit pour se payer une bivouaqueuse isolée?
Même les gardes forestiers dorment dans leur lit, sauf "patrouille" en 4*4 à la recherche d'autres 4*4 suspects ...
@ Kovaks
Et le top du top, j'ai nommé la rando en kayak, partir plusieurs jours en bivouac en kayak, et manger ce qu'on pêche. 5 jours de ce régime 2 à 3 fois par an vous offre une place à la table du Bon Dieu.
"Une place à la table du Bon Dieu"! Merci pour cette belle image!
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Tu en imagines, un ou des tarés, en train de parcourir la forêt en pleine nuit pour se payer une bivouaqueuse isolée?
D'un autre côté, j'ai cru entendre qu'il ne faisait pas bon tenter le bivouac dans certains coins comme la forêt de Sénart par exemple ;#
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D'un autre côté, j'ai cru entendre qu'il ne faisait pas bon tenter le bivouac dans certains coins comme la forêt de Sénart par exemple ;#
Menteurs que vous êtes !!! ;# vilégiatures pour vous autres, avec services extras ... :lol: :lol: :lol:
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+1 avec kovaks pour le kayak.
Rester seul dans la nature volontairement c’est n’être plus. N’être ni moi, ni un élément de la nature, ni même une partie d’un quelconque ensemble.
Rester seul dans la nature c’est perdre conscience de ses membres, de leur mobilité.
Rester seul dans la nature c’est perdre conscience de ses sens.
Rester seul dans la nature c’est perdre conscience tout court, ne pas penser, ne pas réfléchir et laisser place à l’instinct.
Je ne pense pas à marcher, je bouge.
Je ne pense pas à regarder, je vois.
Je ne pense pas à écouter, j’entends.
Mais surtout je ne pense plus.
C’est proche de ce que l’on peut ressentir quand on court, le regard se porte au loin, on entend son souffle et l’environnement se trouble un peu comme une peinture impressionniste qui de prés ne ressemble pas à grand-chose mais qui, lorsque l’on prend du recul, représente un décor grandiose.
Le vide se fait et au retour les réponses sont évidentes.
Bon je précise, que je ne fume pas de substances illicites (ni même licites d’ailleurs), que le whisky peut, sous certaines conditions, vous faire atteindre cet état. Mais pour cela vous devez disposer d’un brut de fût, écossais (et de nulle part ailleurs) avec une maturité suffisante. Pour ma part je préfère les Speyside iodés mais un tourbé (pas trop) speyside ou Islay fera très bien l’affaire ;)
Enfin le whisky n’est pas une obligation, si vous êtes entraîné(e)s préférez les endorphines.
A+
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C’est proche de ce que l’on peut ressentir quand on court, le regard se porte au loin, on entend son souffle et l’environnement se trouble un peu comme une peinture impressionniste qui de prés ne ressemble pas à grand-chose mais qui, lorsque l’on prend du recul, représente un décor grandiose.
Le vide se fait et au retour les réponses sont évidentes.
Canto, sors de ce corps! Perso quand je cours, ce que je fais régulièrement, j'ai jamais aucune réponse, je vois pas de toile de Turner, rien de grandiose, et la seule réponse que j'ai, c'est que, décidément, je ne suis pas éthiopien <Iiiiiiiirhhhh-uhhhhhh-iiiiiihr-uhhhhhh> (respiration sifflante) ;#
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Personnellement j'aime me retrouver seul dans la nature
Regarde encore bien autour de toi, ouvre ton esprit, dans la nature, c'est peut-être l'endroit où tu es le moins seul ;)
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Regarde encore bien autour de toi, ouvre ton esprit, dans la nature, c'est peut-être l'endroit où tu es le moins seul ;)
Mais ca j'en suis sur Gros Calou, mais je ressent une certaine solitude, c'est peut etre plus exact dis comme ca :)
Comme quand je plonge je suis loin d'etre seul, mais l'envirronement fais que...
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Canto, sors de ce corps! Perso quand je cours, ce que je fais régulièrement, j'ai jamais aucune réponse, je vois pas de toile de Turner, rien de grandiose, et la seule réponse que j'ai, c'est que, décidément, je ne suis pas éthiopien <Iiiiiiiirhhhh-uhhhhhh-iiiiiihr-uhhhhhh> (respiration sifflante) ;#
Ben moi, si ça ne m'arrivait pas ça ferait longtemps que j'aurais arrêté de courir...parce que naturellement, sans coup de pied au C*l , je resterais dans mon canapé! Normal :popcorn:
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Moi c'est justement le fait de me faire mal (enfin on se comprend...) qui m'attire ;#. Et chez moi, y'a pas de canapé, et y'a pas de télé... ça facilite.
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Moi c'est justement le fait de me faire mal (enfin on se comprend...) qui m'attire
ah non ! Moi avoir mal , c'est déjà 8heures par jour alors pour le reste je fais que par plaisir!
mais bon on s'comprend! ;)
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Meuh non ... tu dois trop regarder la télé !
Ce genre de propos est à la limite du criminel. Pour un modérateur de forum de survie, je ne te félicite pas.
Pourtant, au moins deux cas dont un jugé aujourd'hui nous rappelle que s'il n'y as pas de tarés partout il y en a suffisemment pour générer des drames atroces et qu'ils ont la tronche de nos voisins.
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je ne te félicite pas
Et moi, j'assume pleinement ce que je dis.
Le télé nous montre - te montre - les atrocités du jour.
Sans perspective, sans réelle analyse - juste pour faire de l'audience.
Et on aurait bien une tendance à croire que ce que l'on voit à la télé, c'est la réalité qui nous pend au nez ...
Résultat, certains ont peur de leur ombre.
Alors que l'immense majorité de la population ne verra jamais ces atrocités de près.
Et certainement pas au fond des bois en cours de bivouac.
Libre à chacun de se focaliser sur certains dangers, soit suite à une expérience personnelle traumatisante, soit plus raisonnablement, en fonction de l'environnement dans lequel on vit ou on travaille.
Mais celui qui se focaliserait sur tous les dangers, toutes les parades aux catastrophes montrées à la télé, celui là ne vivrait plus.
Le citoyen normal n'est pas obligé de sombrer dans la paranoïa .
Et, franchement, ne ne me sents pas criminel d'énoncer cela.
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(...)
Le télé nous montre - te montre - les atrocités du jour.
Sans perspective, sans réelle analyse - juste pour faire de l'audience.
Et on aurait bien une tendance à croire que ce que l'on voit à la télé, c'est la réalité qui nous pend au nez ...
Résultat, certains ont peur de leur ombre.
Alors que l'immense majorité de la population ne verra jamais ces atrocités de près.
Et certainement pas au fond des bois en cours de bivouac.
Libre à chacun de se focaliser sur certains dangers, soit suite à une expérience personnelle traumatisante, soit plus raisonnablement, en fonction de l'environnement dans lequel on vit ou on travaille.
Mais celui qui se focaliserait sur tous les dangers, toutes les parades aux catastrophes montrées à la télé, celui là ne vivrait plus.
Le citoyen normal n'est pas obligé de sombrer dans la paranoïa .
(...)
D'accord avec toi, Bison, sauf, très précisément, sur le "certainement pas au fond des bois en cours de bivouac"...
Et je crois que c'est tout le propos de Patrick qui, régulièrement ici, nous rappelle à juste titre que ce n'est pas parce qu'un risque est statistiquement hautement improbable qu'il est inexistant et que ce n'est pas parce que certains drames sont particulièrement affreux qu'ils n'arrivent jamais...
On sait tous qu'au vu des probabilités statistiques, on a par exemple bien plus de risques de décéder d'un accident de voiture sur un trajet quotidien que de mourir agressé lors d'un bivouac isolé en pleine nature (sauf, naturellement, dans les films pour ados américains...).
Ce n'est pas pour autant que l'on renonce à nos trajets quotidiens, et a fortiori ce n'est donc pas une raison pour renoncer à des bivouacs isolés...
Il n'empêche que, même pour les trajets quotidiens des précautions élémentaires s'imposent et, de même, pour les sorties en solitaire dans la nature et bien des précautions s'imposent également, naturellement...
Vivre sans tomber dans la paranoïa, oui, bien sûr, c'est plus qu'important... Et un des grands enjeux de ce forum me semble-t-il est justement de parvenir à anticiper même l’imprévisible et l'improbable sans tomber dans la paranoïa...
Mais se persuader qu'on ne risque rien, parce que la télé ne raconte que des c*nneries (ce qui n'est pas totalement faux), qu'on n'est pas à Bogota (ce qui, en tout cas pour moi, est également vrai), et que les psychopathes dangereux ne courent quand même pas les rues (ce qui est encore vrai) est en toute rigueur évidemment erroné.
Et il me semble qu'ici, ce sont des nuances qui comptent, même si, encore une fois, je partage pleinement ton invitation à vivre plutôt qu'à rester cloîtré chez soi paralysé par la paranoïa...
Cordialement,
Bomby
EDIT : Derrière, cette petite discussion légèrement HS, je me demande quand même s'il n'y a pas un vrai sujet... On a tous, chacun, nos petites peurs particulières et nos petites paranoïas... Mais dans ce qu'écrit Rosetta, et qui fait écho à ce que j'ai déjà souvent entendu ailleurs, je retrouve la contradiction dans laquelle sont enfermées pas mal de femmes aujourd'hui (plus que d'hommes), qui aspirent à pouvoir se balader, courir, randonner, le cas échéant seules, dans la nature, ce qui est au moins très "régénérant", mais qui renoncent à le faire par crainte d'agressions... L'intensité et l'impact supposés du risque imaginé l'emportent généralement, malgré sa faible probabilité statistique... Et ça ne me semble pas du tout illégitime, et l'appréhension, dès lors qu'elle est là, ferait de toutes les façons perdre à l'intéressée le bénéfice du caractère régénérant de la "promenade"...
A mon avis, un vrai problème et un vrai sujet...
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Ma réflexion sur ce sujet:
Ce n'est pas dans le bivouac qu'il y a le plus de risque, mais pendant le trajet pour le rejoindre.
Une personne isolée, avec un sac à dos qui sort d'une ville à pied, parcourt la campagne, un bois, attire forcément l'attention des résidents; et c'est là qu'une ou des personnes opportunistes et ayant des mauvaises intentions peuvent décider de la suivre.
En milieu de journée, le risque est faible.
De nuit, sans lumière également, sauf passer dans le territoire de chiens.
A la tombée de la nuit, l'étranger intrigue...
Faut-il appliquer les techniques EE* pour bivouaquer tranquille, that's the question
*Evade & Escape
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D'accord avec toi, vieux Mora.
Faut-il appliquer les techniques EE* pour bivouaquer tranquille, that's the question
J'aurais tendance à répondre oui ... toujours sans sombrer dans l'excès :
- pas de feu (dommage ...)
- ni de frontales au max de lumens (moins dommage : on "perçoit" mieux l'environnement sans lumière artificielle)
- pas de bruit ...
- lieu de bivouac discret, caché du regard, suffisemment éloigné des sentiers
- vérifier si on n'est pas suivi, au moment de passer en hors piste ...
- idem avant de monter l'abri
- faire sa popote du soir une heure ou deux avant d'arriver au bivouak, si on est en été ...
Car, bien avant d'être menacé par un hypothétique taré, il y a quand même le risque (risque acceptable pour moi) d'être remarqué par un garde forestier mal luné, susceptible de faire appliquer la lettre de la loi - ceci dans certaines régions plus que dans d'autres. Ce n'est évidemment pas un risque vital, et, de mon vécu perso, cela se passe plutôt bien en général, dès lors que le garde comprend qu'il n'a pas affaire ni à un braconnier, ni à un "raver".
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D'accord avec toi, vieux Mora.
J'aurais tendance à répondre oui ... toujours sans sombrer dans l'excès :
- pas de feu (dommage ...)
- ni de frontales au max de lumens (moins dommage : on "perçoit" mieux l'environnement sans lumière artificielle)
- pas de bruit ...
- lieu de bivouac discret, caché du regard, suffisemment éloigné des sentiers
- vérifier si on n'est pas suivi, au moment de passer en hors piste ...
- idem avant de monter l'abri
- faire sa popote du soir une heure ou deux avant d'arriver au bivouak, si on est en été ...
Tu oublies:
- marcher pieds nus pour pas faire de bruit
- les 3 couteaux (un dans le pantalon, un dans la chaussette et un dans le sac)
- un 9 mm
- la kalachnikov toujours utile en cas d'attaques de zombies ;#
- le char leclerc en cas d'embuscade de terroristes
Je plaisante mais les plus grands dangers du randonneur ne sont pas dans l'insécurité de probables prédateurs psychopathes mais dans le mauvais matos ou la mauvaise préparation physique ou logistique.
On se met beaucoup de barrières psychologiques à force de regarder 90 minutes enquête ;)
J'ai déjà vu quelques femmes randonner seules même si c'est rare.
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On se met beaucoup de barrières psychologiques à force de regarder 90 minutes enquête ;)
Si tu permet qu'on sorte de la caricature, mes opinions me viennent rarement de la télé poubelle. Plutôt de longue années à travailler dans la sécurité et avoir été aussi SP volontaire. Dire à des gens qu'il ou elle ne risquent rien parce que les statistiques leurs sont favorables relève soit de l'inconscience, soit de la malhonnêteté, soit de la stupidité. Car les dites statistiques étaient dans notre pays infiniment plus favorables pour toutes les victimes que ne le fut leur sort funeste.
Ais fe dit pour autant qu'il ne fallait pas faire, je ne crois pas ? J'ai juste rappelé que toute sortie, ici comme ailleurs, nécessite des mesures de prévention et de protection.
J'ai connu quelques personnes qui donnaient facilement du"parano" et du "cool", voire des leçons hautaines et un peu méprisantes et qui ont malheureusement changé de discours suite à un drame.
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Hmmm... La solitude enrichissante...
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...
L'introspection ne nécessite pas forcément la "coupure" physique avec le monde des "humains". Certes, le silence, le vent dans les branches des arbres, le bruit de vagues, sont autant de moyens, de vecteurs qui peuvent aider à cette introspection.
La reflexion sur soi-même, sur ce que l'on est profondément, nécessite un Travail, une approche sans condescendance, sans faux-fuyants, sans excuses ou justifications de quelque ordre qu'elles puissent être.
Je crois qu'il est difficile d'être honnète avec soi-même.
Les méandres de notre psyché sont complexes, et il n'est pas rare de se retrouver "prisonnier", englué dans des spirales mentales qui ne peuvent déboucher que sur des sentiments mélancoliques, de la peine, voire du desespoir, ou au moins une espèce "d'anesthésie" de la possiblité de ressentir les choses ou encore pire, de fuir les réalités. C'est ce qu'il me plait d'appeler le "repli sur soi-même". A ce stade, la déshumanisation est proche. C'est un piège terrible, car cela même à la solitude extrème, absolue..; et là, c'est la mort...
La solitude "utile" est pour moi cet espèce d'état d'âme qui me permet d'envisager mon environnement, ma vie en état de conscience.( càd que cet état me permet de "mesurer", d'apprècier, de remarquer, le tout fait au calme).
Ma solitude ne sert en fait qu'à m'aider non seulement à me recentrer sue ce que je suis, bien evidemment, mais aussi et j'allai dire surtout... à reconstruire, à ....envisager l'autre... avec peut-être plus de "paix" en moi.
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Revenat sur le HS des peurs de Rosetta ...
Finalement tout ceci relève de la saine gestion des risques de la vie.
Si je me prive d'un plaisir, d'une joie, d'un bonheur, parce que il y a un risque insignifiant inhérent à cela, je me priverai de tout : il y a toujours un risque. Les risques insignifiants, ce n'est pas les risques nuls, ok. Ce sont les risques que l'on peut, que l'on doit (?) considérer comme nuls. Histoire de se simplifier la vie. Parce qu'il y a d'autres priorités!
Prendre le train? Il y a un risque réel, mais insignifiant. Rien ne sert d'angoisser quand on prend un train.
Une saine gestion de ce risque, c'est de ne pas y penser, de faire comme s'il n'existait pas, de le considérer, dans la vie journalière, comme "nul". Certainement pas de prendre la voiture, hein ...
Le bon sens veut que l'on établisse une priorité au niveau de la prévention de ces risques, et que l'on établisse un bilan risque<> bénéfice.
Encore faut-il "gérer" en connaissance de cause.
Pas sur les craintes induites par les histoires "à faire peur", ni par celles distillées chaque jour par les média - et qui nous influencent bien plus que l'on ne voudrait l'admettre.
N'en déplaise, les outils statistiques sont les premiers outils utiles, parce que les stat, c'est vraiment une bonne approximation des probabilités. Surtout quand on se donne la peine de "raisonner juste".
Mais raisonner sur les stat, ce n'est pas raisonner sur les cas particuliers ...
C'est même s'interdire de raisonner sur les cas particuliers.
(Sauf bien entendu qu'il y a tout lieu d'analyser les cas particuliers, pour en apprendre quelque chose.)
Et cela peut effectivement s'avérer difficile, quand on est touché de près ...
Il y a eu une catastrophe ferroviaire, il y a un an en Belgique.
Quelques personnes de ma commune y ont laissé la vie.
C'était un train que mon fils aurait pu prendre.
Evidemment que cela donne froid dans le dos!
Mais cela n'invalide pas les statistiques : le train reste un moyen de transport sûr, même en Belgique.
Il faut savoir taire ses angoisses, même quand le sang s'étale en première page des journaux, écrits et télévisés, pendant une semaine, du matin au soir.
Bref, que l'on fournisse les stats nationales des bivouacs en solo au fond des bois, qui ont mal tourné. Cela sera un bon point de départ.
Bon, évidemment, je ne crois pas que l'on puisse en trouver.
Reste les stats "d'échantillon".
Aucune embrouille parmi mes connaissances.
Aucune embrouille relatée sur RL, où il y a quand même un bon nombre de randonneurs et même de randonneuses en solo.
Aucune embrouille relatée sur C2C, ni, si je ne m'abuse par ici - et pourtant, on a, et on a eu au moins un sacré numéro, question chercheuse d'embrouilles ...
Me rappelle une discussion entre mecs un tant soit peu machos et d'autres plus cool (ouais, j'étais parmi les cool), à propos d'une randonneuse qui allait entreprendre la HRP en solo. Elle l'a faite sa HRP, d'une traite, en solo, et en autonomie partielle (caches ravitos). Quelque temps après elle finalisait son brevet d'A.M. et aujourd'hui elle fait aussi du parapente.
Ce petit bout de femme, j'ai eu l'occasion de la rencontrer par la suite.
Ce n'est pas une "trompe-la-mort", pas le genre à prendre des risques inconsidérés.
Elle est devenue une vraie pro de la montagne.
Mais elle ne se prend pas la tête, tout simplement.
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Fin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques ;#
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Le bon sens veut que l'on établisse une priorité au niveau de la prévention de ces risques, eFin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques ;#
Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.
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Fin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques
Arfff il suffit de changer le titre du post LOL :D
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Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.
Salut :)
Dans ce cas là, concrètement, tu proposes quoi ? En quoi est-ce que Bison ne réduit pas le risque ou ne mitige pas les conséquences ?
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Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.
Je n'ai pas l'impression à la lecture de Bison qu'il nie ces risques, il parle juste de probabilités pour un souci donné. Quand on voit justement, dans les entreprises, le fric dédié à la prévention de risques hautement improbables et justement dûs à la *s*onnerie d'un ramolli du bulbe, ça m'agace. De toute façon, il est IMPOSSIBLE de faire un système à l'abri des abrutis. Les abrutis sont bien trop ingénieux. Quand je sors de ma cave, dehors, je *peux* prendre une météorite sur l'occiput. Peu probable, mais possible. J'ai un casque en Spectra sur le bureau, je le mets jamais. Bon, je charrie, mais je suis Bison quand il dit qu'il faut faire avec les risques les plus "probables", sinon on reste en position catatonique dans son lit. Tout est question de juste milieu. Ne pas faire l'autruche, et ne pas non plus être speedé. Zen, quoi...
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Quand on voit justement, dans les entreprises, le fric dédié à la prévention de risques hautement improbables et justement dûs à la *s*onnerie d'un ramolli du bulbe, ça m'agace.
Le but n'est pas de s'inspirer des mauvaises pratiques ;) La gestion du risque dans la plupart des boîtes françaises me laisse un sentiment à mi-chemin entre l'abattement et la crise de rire.
Et si un ramolli du bulbe peut faire des dégâts, alors il faut en tenir compte. Malheureusement.
Sur le fond, Patrick a raison. Ce qu'on ne partage pas, par contre, c'est l'évaluation du risque et des mesures pour le gérer.
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Pour avoir déjà pas mal abordé ce sujet avec Patrick par le passé mon point de vu est déjà bien connu et se situt clairement du côté de bison. C'est un sujet qui me tient à coeur.
Jvais pas me lancer dans du tartinage donc vais essayer d'être concis.
-Déjà quand il s'agit de faire fi des risques jugés "nuls" ( à la volée comme ça un cas sur 100 000 ) il ne s'agit pas de dire qu'ils sont impossibles, qu'ils n'existent pas. C'est un choix de non prise en compte, de se dire que même si l'existence de ces risque est réelle, leur probabilité est tellement faible que je peux partir du principe que je ne les rencontrerais pas.
-Patrick m'a souvent dit que le principe de la SP c'était d'appréhender tous les risques sans tomber dans la paranoïa ( chose que je considérais jusqu'alors). Je veux bien l'admettre, et je pense sincèrement que toi Patrick ( et d'autres ) tu parviennes à mener une vie totalement équilibrée et heureuse en ayant à l'esprit cette omniprésence du risque. J'ai pas mal réfléchi à ça et plus ça va plus je me dis que c'est quelque chose qui n'est pas à la portée de tout le monde. Moi perso si j'envisage tous les risques existants ( mais extrêmement peu probables) dans toutes mes activités...bah je stress. Alors je ferais surement toujours des choses mais avec ce stress et cet esprit focalisé sur tout ce qui pourrait m'arriver SI, tout le temps. Autant dire que le plaisir en prendrais un coup.
-L'application de la politique interne d'une entreprise en matière de sécurité transposée aux loisirs. Dans la continuité de ce que j'ai dit au dessus c'est pour moi impensable, ce genre de politique se fait sur une base de recul constant, de pragmatisme et de rationalité total. Je ne voudrais en aucun cas que l'ensemble de mes loisirs soit régit par ça, j'ai trop besoin de légèreté, de lacher prise, de laisser aller, d'improvisation et surtout d'inconnu !!
- Même si des cas contraires et douloureux existent, les stats gardent une pertinence énorme dans le calcul coût/bénéfice que chacun fait rapidement tous les jours : plus le degré d'occurrence d'un évènement est faible, plus le temps qu'on investira pour le prévenir se révèlera coûteux. Le tout est finalement d'être bien renseigné sur les possiblités qu'un évènement X se produise, pour pouvoir faire son choix.
Alors est ce qu'on pourrait se servir de cette réflexion sur la perception et la gestion des risques pour prolonger des vies ?
Selon moi oui. Car je pense que cette volonté d'adopter un comportement afin de prolonger sa vie ( et celle des autres ) pourra germer bien plus facilement dans l'esprit d'un individu qui n'aura pas l'impression d'y sacrifier une partie de sa vie. En revoyant ce paradigme voulant que "les stats ne doivent pas être considérés et tous les risques doivent être pris en compte, il y a des chances non négligeables que des choses graves vous arrive n'importe où" qui est à mon sens générateur de stress et donc de rejet, on pourrait diffuser plus largement des principes de bases et efficaces.
Finalement vous avez ( dans une certaine mesure ) fait ce choix pour le nom ACDS. Transformer l'image d'une méthode afin qu'elle soit réceptionnée positivement par d'avantage de personnes et donc améliorer la diffusion de son contenu.
Je ne suis pas du tout expert du domaine de la survie, j'ai pas de légitimité pour proposer des solutions qu'on soit d'accords hein. Mais mon simple avis est qu'il faut se poser la question :
Un enseignement de pratique "dur" et extrêmement approfondie voir contraignant pour une poignée, ou quelque chose de toujours aussi pertinent et efficace mais d'avantage vulgarisé, moins contraignant, et diffusé à une échelle infiniment plus vaste. Qu'est ce qui au final prolongera le plus la VIE ?
Au passage la recherche et la tenue de formations complexes et approfondies pour les pros du secteur serait évidemment toujours de la partie.
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Je ne veux pas ajouter une digression complémentaire ou polluer le fil de Mani13 (désolée par avance), mais dans le HS je voulais apporter quelques précisions par rapport à ce que j'avais en tête (pas dit que ça mérite d'ouvrir un nouveau fil donc je réponds ici, si les modérateurs estiment que ça n'a rien à y faire, virez ou dites moi, je ferai un nouveau sujet).
Le truc qui a fait tilt dans la tête de plusieurs c'est le "j'aimerais parfois ou même souvent être un mec et ne rien craindre du tout, savoir me défendre, pouvoir faire mes petits trucs perso, mes petites virées, sans risquer gros...".
J'aurais dû développer, mais ça ne me paraissait pas être le sujet du fil.
Précisions donc : il ne s'agit pas de peurs irraisonnées et de parano, et cela ne me cloue pas pour autant chez moi. Je ne regarde pas particulièrement la télé (peu de chaînes trouvent grâce à mes yeux) et ne suis pas pétrifiée à l'idée d'aller me balader ou bivouaquer seule, MAIS
- depuis que je suis maman, j'ai une responsabilité qui me contraint à éviter autant que faire se peut les situations qui peuvent mettre en péril autant mon corps que mon psychisme, aussi je pèse les risques différemment, et travaille à les minimiser.
- je crois sincèrement que le risque est différent pour une femme, et je préfère le prendre en compte.
1 : minimiser les risques quand je pars seule (et ça ne concerne pas que la pleine nature) pour moi ça veut dire (en plus du fait de me munir du matériel adéquat et de ma tête = conscience du potentiel danger):
- être invisible le plus possible et effectivement vérifier que je ne suis pas suivie
- prévenir (mon frère en général) du périmètre dans lequel je compte me rendre et de la durée de l'escapade (je l'appelle dès expiration du délai pour lever la "vigilance" ou prolonger le délai)
- en projet : des cours de self défense
2 : l'inégalité face au risque réside à mon sens dans le caractère potentiellement sexuel de l'agression. Un mec ne craint pas RIEN, il a simplement beaucoup moins voire peu de chances de subir ce type d'attaque. On pourra me dire que toute agression sexuelle ne débouche pas forcément sur une atteinte à la vie (physique), mais cela débouche TOUJOURS sur une perturbation du psychisme. Un exemple, par ici, des agressions de ramasseuses de champignon ont déjà eu lieu. Vous-mêmes les mecs, sondez un peu les filles de votre entourage, vous verrez qu'il n'est pas rare que ce type d'agression ce produise, sans aller forcément jusqu'au viol (et pas forcément chez des filles dont le string dépasse du pantalon)....
(j'aurais bien mis tout ça en spoiler, mais il semble que le forum n'offre pas cette possibilité)
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Je ne veux pas ajouter une digression complémentaire ou polluer le fil de Mani13 (désolée par avance)
Oh, la pollution tu sais y' en a partout aujourd'hui, un peu plus ou un peu moins lol :)
Non je déconne, tant que cela apporte de l'info, provoque des discutions et " enrichit " le forum c'est cool non?
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Je sais que ça ne se fait pas mais je vais m'auto-citer, le dernier livre de Tesson et juste dans le sujet ! http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,289.380.html
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Alors est ce qu'on pourrait se servir de cette réflexion sur la perception et la gestion des risques pour prolonger des vies ?
[/quote]
Bien entendu. C'est même la BASE de toute chose en survie.
Je commence le cours fondamentaux quasiment par ça, d'ailleurs ;)
David
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Bien d'accord avec toi Rosetta.
Ma remarque "tu regardes trop la télé" était à prendre avec humour évidemment.
Pourtant, il est vrai que nous sommes tous, insidieusemnt, affectés par les médias, et par leur propension à exposer les mauvaises nouvelles. Faut se lever tôt pour trouver une bonne nouvelle dans les médias généralistes!
Et avant les médias modernes, il y avait le cinéma, les légendes ...
Le simple bonheur, la non-aventure, la non-violence ... n'ont jamais été des thèmes vendeurs!
Il faut du drame, et il faut des mecs costauds pour protéger les pauvres et si fragiles héroïnes ...
Tout cela construit un subconscient collectif.
(Je pourrais vraiment disserter sur le sujet pendant longtemps!)
Mon intervention portait sur le "c'est dangereux", en parlant du bivouac solo au fond des bois, pour une fille.
Pas besoin de faire un dessin pour comprendre qu'une fille possède, en tant que proie, un attrait supplémentaire.
Mais elle a aussi des atouts à jouer, dans certains cas d'embrouille moins dramatiques.
Bien des hommes ne sont pas à l'aise non plus en pleine forêt, dans le noir et dans les bruits de la nuit ...
Hors, en pleine forêt - et en pleine nuit - c'est vraiment un des lieux les plus sûrs que l'on puisse trouver ! Le "c'est dangereux" c'est donc d'abord dans l'imagination. En se fixant sur ce qui pourrait arriver d'atroce, mais qui a tellement peu de chance de se produire, en fait. Probablement moins de chance que ce qui pourrait arriver d'atroce chez soi ...
Evidemment, le risque zéro n'existe pas ...
Le risque négligeable, oui.
Même le risque d'un péril grave, on peut le considérer comme négligeable, si la probabilité d'occurence de ce risque est vraiment insignifiante (exemple : voyage en train)
Bon, un risque négligeable, on peut encore - parfois - le diminuer.
Dans le cas du bivouac, la discrétion est le meilleur moyen, vraisemblablement. Ainsi que le choix du "spot", à choisir suffisemment à l'écart des grandes villes et même des villages.
Et puis, quand il subsiste un risque non négligeable mais néanmoins faible (voyage en avion), alors il convient de mettre en balance le rapport cout/bénéfice.
Et là, c'est très personnel.
1. Si on décide d'y aller, mais que l'on reste sous l'emprise de la peur ... vaut mieux pas.
En fait, si on décide d'y aller, autant en profiter pleinement et faire abstraction du risque encouru.
Oui, oublier carrément qu'il existe.
Panick switch off, et on se concentre sur le reste.
2. Si on décide de ne pas y aller ... vaut mieux rester pleinement sincère et objectif
- "Cela me fait peur" - pour moi c'est OK, c'est respectable comme raison ...
- "Cela ne me tente pas assez", c'est OK aussi, quand la partie "bénéfice n'est pas assez attrayante par rapport au risque encouru, réel ou "gonflé".
Par contre, "C'est dangereux", sans une vraie analyse, là cela me fait toujours réagir !
C'est un argument qui, tel quel, n'est pas recevable.
Quand tes enfants grandiront, dis leur "c'est dangereux", sans plus argumenter, et tu vas voir ...
Bon, cette exigence d'analyser les risques aussi "froidement" que possible, c'est en partie une déformation professionnelle.
Détecter les vrais dangers, négliger ce qui est négligeable, utiliser au mieux les ressources (budget) disponibles pour arriver à des opérations aériennes sans accident ... j'ai baigné la-dedans pendant 40 ans .
En assumant pleinement mes choix, mes décisions.
En étant totalement impliqué moi même par ces arbitrages.
Sans que jamais l'autorité de tutelle ne me désaprouve.
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Quelques pistes de réflexion complémentaires ...
1. J'ai déconseillé à ma fille d'aller se balader, seule avec ses enfants, dans un petit bois pas loin de chez elle. Pas assez isolé, pas vraiment assez fréquenté non plus ...
Pas "mal fréquenté", mais ...
On a eu un dépeceur, là chez nous, qui a fait une demi-douzaine de victimes - pas des randonneuses, hein, plutôt des sdf paumées fréquentant un certain quartier en ville.
2. J'ai déjà rencontré un mec un peu dérangé dans les bois. Zone urbanisée, le long d'une grande allée, en pleine après-midi. Un grand jeune homme d'allure sportive, plutôt simple d'esprit d'ailleurs. Pas un taré agressif, mais ... Mon petit fils (8 ans à czette époque?) qui m'accompagnait avait bien remarqué quelque chose de bizarre!
3. Si ma fille m'annonçait qu'elle part sur le GR5 seule, ou avec ses enfants, on en discuterait certainement. Mais certainement pas pour la décourager ! C'est juste une hypothèse, hein ... mon beau fils est un papa présent.
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En fait, si on décide d'y aller, autant en profiter pleinement et faire abstraction du risque encouru.Oui, oublier carrément qu'il existe.
Panick switch off, et on se concentre sur le reste.
Il ne faut JAMAIS faire abstraction d'un risque ou l'oublier. C'est vraiment hallucinant de lire de tels conseils ici d'une personne censée justement en donner, des conseils. :closedeyes:
Un risque s'évalue, entraîne des mesures d'adaptation qui si elles sont intelligentes ne sont en aucun cas des peines à jouir mais permettent de le gérer, tout simplement, comme tous les risques.
Le dénie ou l'incantation peuvent s'abriter tant qu'ils le veulent derrière la statistique, il n'ont jamais rien apporté. Bien au contraire.
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Aujourd'hui, j'ai rencontré un mec qui me disait qu'il était ateint de Alzeihmer, mais qu'il tremblait qu'a l'approche de jolie fille, il a eu peur de ma réaction >:(, un autre qui est venu me peloter en me disant j'aimerais être aussi balèze que vous, là il a eu la peur de sa vie ;# J'ai accompagné un proche à l'hôpital ce matin, un mec essayait de brancher la personne, il a eu très peur (vu à l'allure où il s'est barré) lui aussi ;# Je donne des conseils tout les jours sur le fait qu'il ne fait rien laisser au hazard, résultat je passe pour un extraterrestre de la planète parano, je redoute le jour où on me dira " Calou tu avais raison".
;)
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Il ne faut JAMAIS faire abstraction d'un risque ou l'oublier. C'est vraiment hallucinant de lire de tels conseils ici d'une personne censée justement en donner, des conseils. :closedeyes:
Un risque s'évalue, entraîne des mesures d'adaptation qui si elles sont intelligentes ne sont en aucun cas des peines à jouir mais permettent de le gérer, tout simplement, comme tous les risques.
Le dénie ou l'incantation peuvent s'abriter tant qu'ils le veulent derrière la statistique, il n'ont jamais rien apporté. Bien au contraire.
Oui, en poussant à l’extrême, c'est aussi avec ce genre de raisonnement, sous couvert de prévention, qu'on a cautionner:
- les courses à l'armement dans bon nombre de pays depuis des décennies (et on se rappelle des armes de destruction massives en Irak? plus récemment l'affaire Iranienne)
- la paranoïa post-11 septembre et toutes les lois liberticides qui en ont découlé et qui sont sensées nous protéger...
J’arrête le digression car je frôle bientôt le point godwin ;#
Pour ma part, je trouve bien plus dangereux (pour la santé mentale) de passer 8 heures par jour 5jours/7 dans un petit bureau devant un écran que de randonner en complète solitude même si les risques sont différents.
un lien en passant qui relativise (car toute chose est finalement risquée) : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/09/1211848-cancer-rester-assis-augmente-les-risques.html
Désolé Mani13 d'avoir polluer davantage ton post rafraichissant initial. J'ai la même vision du bushcraft: contemplation de la nature, relaxation et retraite philosophique (la recherche des grandes questions: qui, que, quoi, que fait on là, être ou ne pas être, tout ça tout ça... et surtout la plus grande question philosophique que tout le monde se pose sans doute ici: comment chier tranquillement dans les bois)
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Bon j'avais posté un message qui parlait des motivations philosophique ou autre d'aller en pleine nature bein je l'ai supprimé.
J'ai quasis traversé la france en vélo et c'est clair que notre pays est plutôt calme, en tout cas pour moi, il est beaucoup plus calme en vrai qu'a la télé. Il suffit pour moi de ne pas bivouaquer au milieu d'une grande ville...
Pour moi c'est dommage d'avoir pollué ce fil...
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Oui, en poussant à l’extrême, c'est aussi avec ce genre de raisonnement, sous couvert de prévention, qu'on a cautionner:
- les courses à l'armement dans bon nombre de pays depuis des décennies (et on se rappelle des armes de destruction massives en Irak? plus récemment l'affaire Iranienne)
- la paranoïa post-11 septembre et toutes les lois liberticides qui en ont découlé et qui sont sensées nous protéger...
Loin de la position politique militante qui voudrait me faire passer pour un adhérent des tee parties ::) c'est surtout de cette façon qu'on préserve des vies tous les jours dans le monde du travail.
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J’arrête le digression
Ouais, ça vaut mieux, parce que là c'est déjà n'importe quoi. Les choses que tu évoques ont des raisons politiques, sont motivés par des intérêts particuliers, et n'ont somme toute rien à voir du tout avec la sécurité au sens où nous l'entendons et on le sait.
Au lieu de râler et poster des commentaires du même niveau que ceux sur 20minutes.fr ("et pendant ce temps des gens meurent en Afrique..."), si on pouvait trouver une issue constructive au débat on aurait peut-être l'impression d'avoir réfléchi utile aujourd'hui.
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Je recentre un peu (étonnant venant de moi!) mais le Monsieur Anke il à dit des choses qui sont amha très intéressantes!
Hmmm... La solitude enrichissante...
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...
L'introspection ne nécessite pas forcément la "coupure" physique avec le monde des "humains". Certes, le silence, le vent dans les branches des arbres, le bruit de vagues, sont autant de moyens, de vecteurs qui peuvent aider à cette introspection.
La reflexion sur soi-même, sur ce que l'on est profondément, nécessite un Travail, une approche sans condescendance, sans faux-fuyants, sans excuses ou justifications de quelque ordre qu'elles puissent être.
Je crois qu'il est difficile d'être honnète avec soi-même.
Les méandres de notre psyché sont complexes, et il n'est pas rare de se retrouver "prisonnier", englué dans des spirales mentales qui ne peuvent déboucher que sur des sentiments mélancoliques, de la peine, voire du desespoir, ou au moins une espèce "d'anesthésie" de la possiblité de ressentir les choses ou encore pire, de fuir les réalités. C'est ce qu'il me plait d'appeler le "repli sur soi-même". A ce stade, la déshumanisation est proche. C'est un piège terrible, car cela même à la solitude extrème, absolue..; et là, c'est la mort...
La solitude "utile" est pour moi cet espèce d'état d'âme qui me permet d'envisager mon environnement, ma vie en état de conscience.( càd que cet état me permet de "mesurer", d'apprècier, de remarquer, le tout fait au calme).
Ma solitude ne sert en fait qu'à m'aider non seulement à me recentrer sue ce que je suis, bien evidemment, mais aussi et j'allai dire surtout... à reconstruire, à ....envisager l'autre... avec peut-être plus de "paix" en moi.
Je suis juste tafdak avec ce que tu dis, il n'y a pas besoin d'être coupé de tout le monde pour éprouver cette solitude. Je dirais même qu'il n'y a pas besoin d'être solitaire pour éprouver la solitude (un jour on me citeras je vous jure! :lol:).
J'ai vécu exactement ce que tu viens de décrire, c'est quelque chose qui peut se révéler extrêmement positif comme néfaste, être complètement anesthésié, replié j'ai connu, le retour au contact social fait souvent sévèrement mal et conforte dans ces idées.
Néanmoins je connait l'opposé, apprendre à se connaitre, savoir se passer des autres, connaitre ses faiblesses et ses défauts mais aussi ses qualités. Parfois ça peut virer dans l'excès inverse, ego sur dimensionné, complexe de supériorité, la aussi les dérives sont faciles.
A titre personnel, ça m'a appris à me débrouiller seul, ne pas craindre l'avenir, enfin pas pour moi, savoir ce qui est important pour moi. Ça m'a également appris que je peux être la pire crapule, un c***ard égocentrique et manipulateur.
Bref, on change le point de vue en passant d'un état dépressif à un ego hypertrophié, avec ses bon cotés comme ses mauvais, mais finalement on reste toujours centré sur soi dans la solitude. Normal me direz vous, mais en y pensant, je me demande pourquoi? Je veux dire par là, pourquoi dans sa solitude, on envisage pas le retour à l'échange social "normal"? Enfin, c'est mon cas, je ne devrais probablement pas extrapoler trop facilement, mais bon vu l'heure tardive, je divague un peu, et puis après tout, je ne suis probablement qu'un gros c** de plus dans la moyenne ::)
Néanmoins, merci Anke de poser ces réflexions!
-
...... si on pouvait trouver une issue constructive au débat on aurait peut-être l'impression d'avoir réfléchi utile aujourd'hui.
Je tente une synthèse:
-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)
-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)
-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)
-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )
-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace )
-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)
-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
(CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
-
Je tente une synthèse:
-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)
-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)
-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)
-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )
-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace )
-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)
-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
(CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
Remarquable. Vieux Mora Shaman :doubleup:
-
Anke
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...
Solstice
Je suis juste tafdak avec ce que tu dis, il n'y a pas besoin d'être coupé de tout le monde pour éprouver cette solitude. Je dirais même qu'il n'y a pas besoin d'être solitaire pour éprouver la solitude (un jour on me citeras je vous jure! lol).
Salut, ce n'est pas le besoin de" se dégager physiquement de son biotope" ou d'être "couper du monde" qui a motivé mon post. On ne peut pas tous se sentir bien, serein et apte a une introspection aux mêmes endroits ou aux mêmes moments. Je pense que c'est propre a chacun d'entre nous. Ce n'est pas vital que notre solitude se passe en foret ou montagne, certes, mais j'ai beaucoup plus de mal a me relacher mentalement au travail ou sur le toit d'un immeuble en plein milieu d'une ville poluée de toute part ( pollution visuelle, sonore, etc... ) que dans la nature. De toute façon c'est une solitude relative nous ne sommes jamais vraiment seul dans la nature comme me l'a fait remarquer Gros Calou ni même a la ville, mais je prefere cent fois la présence appaisante des écureuils et d'un sanglier ( oui oui j'ai dis appaisante!!) que celle de mes semblables a la ville et tout ce qui va avec ( stress, mauvaise fois, individualisme extreme, paranoia, etc... ). Libre a chacun de sentir bien dans n'importe quel endroit de la planète, pour moi c'est dans la nature que je vie mes plus beaux moments et que mon esprit est vraiment libre et donc apte a un travail sur moi même et a l'émerveillement. Et je pense ne pas être le seul dans ce cas la d'ou mon post initial.
Pour en venir au HS, je pense ( ce n'est que mon avis ) que celui qui a le mieux dépioter le problème c'est VieuxMora. Donc je remet une citation de lui comme ca au bout de trois fois que les gens la liront ils auront bien intégrer le principe lol
VieuxMora
Je tente une synthèse:
-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)
-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)
-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)
-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )
-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace )
-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)
-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
(CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
PS: en ce qui concerne la pollution du post, certe ca fout toujours les glandes qu'on détourne un sujet qui nous tient a coeur ( surtout quand on est l'instigateur du post ) mais tant que cela dérive vers une discussion constructive et qui apporte quelque chose c'est pas grave. Dommage que VieuxMora ne soit pas intervenu plus tôt car je trouve que sa synthèse est vraiment bien. :)
Mani
-
Je tente une synthèse:
[..]
-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)
[..]
-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace )
-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)
-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
(CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
Tout cela est bien vrai.
Je vais ajouter ma petite touche "perso" :
- Il faut savoir être audacieux - mais pas téméraire!
Même quand toutes ces conditions idéales ne sont pas remplies, on peut "y aller".
J'aurais tendance à dire : "Si on en a réellement envie, il faut y aller!"
Avec avec un minimum de bon sens, bien entendu.
En ayant conscience, le cas échéant d'un statut de "pied tendre".
Presque tous, probablement, nous avons commencé comme cela.
Pas toujours avec prudence ou bon sens, d'ailleurs.
Certes, les débutants (personnes sans expérience et sans formation ad-hoc) auront plus fréquemment des mauvaises surprises que les personnes expérimentées.
Les mauvaises surprises "graves" restant heureusement fort rares.
Bien souvent, les premières expériences sont un succès, et donnent envie de continuer.
Les petites mauvaises surprises quant à elles construisent l'expérience, "boostent" la réflexion et donnent envie (pour certains) de s'instruire d'avantage.
PS 1.
L'actualité (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,51948.0.html) vient de nous rapeler que les professionnels expérimentés peuvent aussi tomber victimes d'erreurs de jugement
À moins, dans le cas des deux alpinistes auxquels je fais allusion, qu'il s'agisse d'un risque connu et "accepté d'avance"
Dans ce cas, on ne peut pas vraiment parler d'erreur.
PS2.
Allez, je pense que je vais bientôt dépolluer le post en transférant tout ce qui a trait à la gestion du risque dans un fil dédié, qui existe déjà d'ailleurs!
-
En tant qu'amateur inconsidéré du poser de hamac en pleine nature, je ne peux qu'aller dans le sens de tout ce qui est dit et je trouve de la pertinence à la plupart des posts:
1. se poser en pleine nature, et en particulier, expérimenter l'immobilisme et le silence pour voir la faune revenir, ainsi que passer la nuit, est une expérience très enrichissante.
2. la solitude est une expérience de connaissance de soi.
3. l'éloignement est nécessaire: à moins d'une demi-heure de marche, on est dans la zone d'interaction avec les autres activités ou prédateurs. Comme l'a dit Vieux Mora, c'est souvent à proximité des habitations, en sortie d'agglomération, en lisière de forêt que les conneries peuvent se produire. Elles sont rares, comme le dit Bison, mais ne doivent pas être totalement exclues, comme le dit Patrick. C'est aussi que les bruits portent loin. C'est plus agréable de ne pas être parasité.
4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.
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Pour revenir sur l'amateur de l'OM parti dans la Sainte-Victoire (y'a pire :D), il serait intéressant de voir l'analyse d'un psychiatre sur le mécanisme de départ et le cheminement.
Sans doute, il pète un câble après des années de frustration. Comme il ne peut rien dire, il s'en va. Il franchit un interdit en se barrant de chez lui. Après, son geste va décanter et sans doute, tout de suite, retrouver la joie de vivre. Il va chercher la solution avant de pouvoir concevoir de quitter sa femme.
Ce serait intéressant d'avoir une analyse du cheminement.
A+
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4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.
Salut,
J'avoue je n'avait pas penser aux monastères, mais je ne sais pas si j'arriverai a faire abstraction de tout ce que cela represente ( j'ai un gros probleme avec les religions pas avec ceux qui y croient mais avec le fondement de la chose ) et je ne sais pas si je serais aussi serein dans ce genre d'endroit que dans la nature. A méditer.
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Un très bon article qui parle de l'utilité ou non de la solitude pour la connaissance de soit.
Est-ce dans la solitude qu'on prend conscience de soi ? (http://lelabyrinthe.over-blog.net/article-4558195.html)
Mani
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Je crois qu'on ne peut se connaître soi que si l'on a pu se confronter AUSSI à autre chose que soi. Soi tout seul, on se fantasme, on se crée une image de ce que l'on est capable de faire, ou pas, de ce que l'on peut vivre. Ce n'est que dans la confrontation avec l'autre, ou avec l'évènement, qu'on se vérifie, en quelque sorte.
La solitude me paraît essentielle pour se recentrer et mentaliser notre identité, mais cette dernière ne saurait être complète sans son expression à l'extérieur de soi.
Hum... je sais pas si je suis très claire là ;#
-
Si Rosetta,
C'est comme pour être conscient de son appartenance à une culture, il faut avoir été confronté à d'autres cultures.
Nous avons tous des zones aveugles, comme des angles morts en voiture.
Seuls les autres peuvent nous permettre de les voir.
Idem le travail à la vidéo...
Vaste sujet.
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Il me semble par ailleurs qu'on peut être profondément seul au milieu d'une foule et se sentir connecté avec tous au sommet d'une montagne ou au milieu d'une forêt. Mais, comme le dit Rosetta attention à la solitude fuite qui masque la peur de l'altérité. Je lui préfère la solitude "recharge de batterie". Les autres ce n'est pas l'enfer, c'est la vie, avec tout ce que ça comporte de miel et de fiel.
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Exactement patrick, on peut se sentir seul au milieu de la foule. Je m'en suis pris une pleine bouffée hier. Ça fait du bien.
Mais je doute d'en etre capable dans un environement familier. Ça peut se travailler. Mais perso, je suis inapte a toute forme de meditation volontaire que j'ai pu tester.
aller dans la nature est un choix frequent.
Ici oui.
pour d'autres, ce sera ramstein a fond dans les oreilles pendant une heure, ou une sceance de tai chi sur le toit de l'immeuble.
et la definition de nature sauvage est pas la meme chez tous les individus. La ou certains voient un lieu de nature ou se ressourcer, je voie du beton et du goudron salopant un endroit qui fut sans doute magnifique.
-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )
Absolument pas.
des risques que je maitrise pas il y en a des dizaines dès que je sort de mon lit. C'est pas mieux dans la verte. Ceux qui pretendront maitriser tous les risques dans la verte sont soit des menteurs, soit des abrutis. Tu essaies de tendre vers un risque zero, mais tu sais que tu l'atteindra jamais.
ça n'a jamais empeché personne de se sentir serein en pleine nature, meme en etant conscient des risques qui l'entoure. Une fois que tu as accepté les risques que tu as pris, tu peux atteindre cette quietude je pense.
Ça c'est pour les risques connus. Alors pour les risques inconnus, je vois pas comment ça peut perturber quelqu'un.
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des risques que je maitrise pas il y en a des dizaines dès que je sort de mon lit. C'est pas mieux dans la verte. Ceux qui pretendront maitriser tous les risques dans la verte sont soit des menteurs, soit des abrutis. Tu essaies de tendre vers un risque zero, mais tu sais que tu l'atteindra jamais.
ça n'a jamais empeché personne de se sentir serein en pleine nature, meme en etant conscient des risques qui l'entoure. Une fois que tu as accepté les risques que tu as pris, tu peux atteindre cette quietude je pense.
Ça c'est pour les risques connus. Alors pour les risques inconnus, je vois pas comment ça peut perturber quelqu'un.
Je suis un fervent partisan de l'analyse et de la prévention des risques, car ça permet contrairement à ce que croient certains d'arrêter de psychoter et trembler en permanence alors que le dénie on se le prend souvent en pleine poire (voire ailleurs).
On sait qu'il y a un risque, on prend des mesures acceptables et simples et on profite néanmoins de ses loisirs.
On va de toutes façons mourir autant que ça soit après avoir vécu.
Ce qui ne veut pas dire se balader partout avec un air de ravi et faire n'importe quoi sans réfléchir (cf : les 3 secondes et la connerie).
N'en déplaise aussi à certains fainéants irresponsables prompt à taxer la prévention de paranoïa (mais que surtout il faut pas en parler que rien que ça pourrait attirer le malheur alors que rester la tronche dans le sable et cul exposé est un bon mode de prévention) on peut même être en parfaite harmonie avec des situations et des gens cools et ne pas perdre de vue que les situations et les ceusses moins cool pourraient survenir.
Moi j'appelle ça un état d'esprit éveillé.
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@ Dolgan
Je comprends ta réaction si tu penses que je souhaite tendre vers un risque zéro.
Ce n'est pas mon cas, j'ai fait pas mal de choses dans ma vie que ma mère ou mes proches n'approuvaient pas forcément.
Et je continue.
Mon capital chance a été sérieusement écorné, mais mon capital expérience s'est enrichi.
Pour faire simple et prendre quelques exemples de risques connus donc maîtrisables:
-Traverser un torrent froid avec l'eau à mi-cuisse en se disant que l'on sait nager et que de toute façon çà passera
-Traverser un glacier sous une zone de séracs etc.
Mais aussi
-Construire une maison sur un terrain inondable mais qui a été loti
Les enjeux de ces risques sont différents et la durée d'exposition n'est pas la même.
Ce que j'appelle un risque inconnu c'est s'engager sans avoir de possibilité de retour, sans avoir un minimum envisagé les conséquences.
exemple le jeune chat qui grimpe dans un arbre et ne sait pas redescendre.
Ou se jeter volontairement dans la gueule du loup (faire des choses stupides, avec des gens stupides, au mauvais endroit)
Se prendre un météorite sur la tête n'est pas pour moi un risque mais plutôt le destin :-[
Et enfin, quand je me couche, j'essaye de ne pas mettre d'obstacles entre mon lit et la porte de ma chambre, si je devais me lever rapidement sans lumière au milieu de la nuit. ;)
Les accidents domestiques tuent 5 fois plus que la route...
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Un truc qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps...
Dans le monde professionnel, on évalue le risque en fonction de sa probabilité de réalisation et de la gravité des conséquences de sa réalisation. un risque de gravité faible mais à probabilité haiute sera traité, idem pour un rique à proba faible mais gravité haute.
On en arrive à l'idée de n'ignorer aucun type de risque.
Sur le principe, c'est excellent, mais...
Au taf, nous avons rempli notre document unique de prévention des risques il y a quelques mois. Dans mon service, cela nous a pris une bonne demii-e journée. nous nous sommes appliqués pour les quelques risques qui faisaient sens pour nous (en fonction de notre vécu professionnel et personnel). pour tous les autres, nous avons renseigné au petit bonheur la chance. Pas par mauvaises volonté, mais parce que ces risques étaient si statistiquement improbables qu'ils ne faisaient pas sens pour nous, ils ne faisaient pas partie de notre réalité.
Au final, pour toute la structure, l'acmo se retrouve avec un pavé boursouflé de 450 occurences, qui recence tous les risques imaginables et assez de mesures de prévention pour éradiquer la faim dans le monde si seulement ça se mangeait.
Il ne pourra rien en faire, parce qu'il n'a pas les moyens de traiter et mettre en oeuvre une masse pareille.
Même s'il en avait les moyen, au final, on se retrouverait avec un système sécuritaire hypertrophié et complètement inefficace, parce qu'aucun de ses acteurs ne ressentirait la nécessité de l'infinité de mesures contraignantes que ce système imposerait.
Voila où je veux en venir : si on veut un système sécuritaire global efficace, il faut que ceux qui le mettront en oeuvre au quotidien en ressentent la nécessité. Pour cela, il faut se concentrer sur les risques qui sont ressentis comme faisant partie de la réalité des dis acteurs. Cela n'exclue pas de communiquer pour augmenter leur perception sur des risques dont ils n'avaient pas conscience jusque là, mais l'être humain detestant se remettre en question, les résultats de ce trype de démarche resteront marginaux.
Donc au final, on se retrouve avec un sytème réduit, donc limité par rapport à l'ensemble des risques, mais qui fonctionnera réellement, versus un système exhaustif, mais que les acteurs ne mettront que partiellement, voir pas du tout en oeuvre.
A mon avis, un système limité mais effectif sera plus efficace pour l'amélioration de la sécurité globale qu'un système exhaustif mais partiellement appliqué.
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Patrick n'a pas dis qu'il fallait rester chez soi, mais simplement qu'il ne faut pas ignorer le risque. Aussi simple que ca...
Ensuite les gars, c'est bien beau de dire que la nature est safe, mais c'est faux.
Tout est relatif, relativisez vos propos...
Peut etre qu'en France metropo, ou dans votre coin c'est le cas, mais dans ce cas faudrait preciser.
Des morts en jungle Guyannaise c'est courant!! Et la Guyane c'est un departement Francais...
Entre les rodeurs et les orpailleurs... Et je parle pas des predateurs humains.
Des gens qui parlent Francais (donc qui sont susceptible de VOUS lire) il y en a un peu partout, CA c'est un vrai risque, la desinformation est dangereuse, et c'est dommage d'en voir autant sur des sujets aussi importants.
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" Des gens qui parlent Francais (donc qui sont susceptible de VOUS lire) il y en a un peu partout, CA c'est un vrai risque, la desinformation est dangereuse, et c'est dommage d'en voir autant sur des sujets aussi importants." excuse moi Verdugo mais pourrais tu préciser ta pensée, je ne comprend pas.
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Au taf, nous avons rempli notre document unique de prévention des risques il y a quelques mois. Dans mon service, cela nous a pris une bonne demii-e journée. nous nous sommes appliqués pour les quelques risques qui faisaient sens pour nous (en fonction de notre vécu professionnel et personnel). pour tous les autres, nous avons renseigné au petit bonheur la chance. Pas par mauvaises volonté, mais parce que ces risques étaient si statistiquement improbables qu'ils ne faisaient pas sens pour nous, ils ne faisaient pas partie de notre réalité.
Au final, pour toute la structure, l'acmo se retrouve avec un pavé boursouflé de 450 occurences, qui recence tous les risques imaginables et assez de mesures de prévention pour éradiquer la faim dans le monde si seulement ça se mangeait.
Il ne pourra rien en faire, parce qu'il n'a pas les moyens de traiter et mettre en oeuvre une masse pareille.
Même s'il en avait les moyen, au final, on se retrouverait avec un système sécuritaire hypertrophié et complètement inefficace, parce qu'aucun de ses acteurs ne ressentirait la nécessité de l'infinité de mesures contraignantes que ce système imposerait.
Je crois que la méthode employée par ton ACMO a été plutôt légère. Dans un groupe de travail en charge d'évaluer les risques, le fonctionnel sécurité (en l'occurence ton ACMO) et le CHS (ou CHSCT hors fonction publique)guide la méthodologie de travail en fonction d'un canevas et d'un ratio fréquence/gravité.
Par ailleurs le DUEvRP doit analyser les risques, lister les moyens mis en oeuvre ou à mettre en œuvre dans le carde d'un plan d'action intégré au Document. S'il y a plan d'action ça veut dire qu'il est budgété, s'il n'y a rien, c'est à l'employeur de se débrouiller.
Ou alors ça veut dire que le DU a été mal fait.
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En tant qu'amateur inconsidéré du poser de hamac en pleine nature, je ne peux qu'aller dans le sens de tout ce qui est dit et je trouve de la pertinence à la plupart des posts:
1. se poser en pleine nature, et en particulier, expérimenter l'immobilisme et le silence pour voir la faune revenir, ainsi que passer la nuit, est une expérience très enrichissante.
2. la solitude est une expérience de connaissance de soi.
3. l'éloignement est nécessaire: à moins d'une demi-heure de marche, on est dans la zone d'interaction avec les autres activités ou prédateurs. Comme l'a dit Vieux Mora, c'est souvent à proximité des habitations, en sortie d'agglomération, en lisière de forêt que les conneries peuvent se produire. Elles sont rares, comme le dit Bison, mais ne doivent pas être totalement exclues, comme le dit Patrick. C'est aussi que les bruits portent loin. C'est plus agréable de ne pas être parasité.
4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.
Salut, c'est justement la que je voulais en venir, être silencieux, immobile et attentif a ce qui se passe autour de nous, se fondre dans la nature pour en observer toute la beauté et en saisir toutes les nuances, observer le comportement des animaux et des végétaux ( qui ne font rien par hasard ), essayer de comprendre le véritable sens de la vie et ensuite adapter ces comportement a notre propre vie. Pour ma part cela me grandit un peu plus a chaque fois, j'ai l'impression de ramener un petit bout de sagesse a chaque fois que je reviens d'un trip nature.
Rosetta
Je crois qu'on ne peut se connaître soi que si l'on a pu se confronter AUSSI à autre chose que soi. Soi tout seul, on se fantasme, on se crée une image de ce que l'on est capable de faire, ou pas, de ce que l'on peut vivre. Ce n'est que dans la confrontation avec l'autre, ou avec l'évènement, qu'on se vérifie, en quelque sorte.
La solitude me paraît essentielle pour se recentrer et mentaliser notre identité, mais cette dernière ne saurait être complète sans son expression à l'extérieur de soi.
Hum... je sais pas si je suis très claire là
Entierement de ton avis Rosetta, il faut etre confronter a plusieurs envirronements, a plusieurs experiences. Sans ca on ne serait pas complet. La solitude dans la nature en plus de nous ouvrir les yeux sur nous et sur ce qu'il se passe autour de nous, nous fais prendre un certain recul sur la vie que l'on mene tout les jours et cela ne peut etre que bénéfique pour notre vie mais on se doit d'être confronter a d'autre choses pour mettre en pratique nos réflexions et ainsi continuer a évoluer et a nous enrichir.
Mani
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Salut,
Voila quelques citations qui m'ont fait réfléchir sur la " solitude enrichissante " en espérant que cela vous inspire autant que moi :)
« La solitude vivifie ; l'isolement tue. » Joseph Roux
« Le prix de la liberté, c'est la solitude. » Hervé Godec
« La solitude est bonne pour les calmes, pour les forts. » Laure Conan, Extrait d’ Angéline de Montbrun
« Il est peu de plaies morales que la solitude ne guérisse. » Honoré de Balzac, Madame de la Chanterie
« Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel. » Camille Belguise, Echos du silence
« La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes. » Khalil Gibran
« La solitude a deux facettes. Volontaire, elle élève et purifie. Obligatoire, elle étouffe et détruit. » Francine Ouellette, Les ailes du destin
Mani
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L'expérience à laquelle il est facile de se livrer, c'est de se poser quelque part dans une forêt, si possible avec de la vue, et d'attendre en silence, sans bouger.
Il ne faut pas très longtemps pour voir la nature reprendre ses droits et les animaux revenir. C'est un spectacle dont nous perdons l'habitude.
A+
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@Corin
Effectivement c'est le meilleur moyen de voir ce que la nature nous offre, rester silencieux, immobile, presque invisible. C'est une technique de chasse qui a fait ces preuves et qu' on peut transposer a l'observation ( je l utilise en chasse sous marine " agachon "). Dans des moments comme ça je me dis qu'il est possible de vivre en harmonie avec la nature sans pour autant tout chambouler de par notre présence et ainsi revenir petit a petit vers un mode de vie qu' on a oublier mais qui est a mon avis encrer en nous quelque part, il suffit juste de se replonger dans cet environnement pour se rendre compte qu' on en a les capacités.
Mani
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Un petit texte intéressant écrit par Jacques Mercier sur son blog
Etre avec soi-même
" C’est sans doute un de mes premiers souvenirs forts : une fin de dimanche après-midi, la visite familiale chez ma grand-mère se termine mais les adultes continuent à parler. J’ai déjà endossé mon manteau et j’attends, puis je m’installe sur le fauteuil à haut dossier dans le coin de la pièce et j’enfouis ma tête dans les coussins. Je me retrouve dans une “sorte” de silence, les bruits sont diffus, dans un autre monde, le mien. Je rentre en moi et j’essaie de faire le point : où suis-je dans l’univers, qu’est-ce que j’y fais, etc. C’était une solitude enrichissante, sans peur d’être confronté à ma vérité. De bien d’autres façons, j’ai retrouvé tout au cours de ma vie cette confrontation, au moyen de l’écriture, par exemple. Tenter, au milieu du mouvement de la vie, un arrêt sur image/vie ! En écrivant ces phrases ce matin, je me demande si je ne rechercherais pas tous ces moments qui m’ont aidé et voir quel fil les relie ! Notre existence doit être, je pense, le point d’équilibre entre soi, sa solitude, et les autres, les liens, par l’amour."
Source: JacquesMercier Blog - Continuons de dialoguer! (http://jacquesmercier.wordpress.com/2010/10/08/etre-avec-soi-meme/)
Mani
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(http://a5.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/s320x320/387988_2536811312132_1609086173_2439094_1005384338_n.jpg)
There's a lot of craziness going on in the world right now, ... I have a real sense of foreboding, of watching something gather that's heading our way, and so I just check my gear and my networks, and settle back with a cup of coffee and watch the sky...guess I'll know one way or the other soon enough.
Marcus Wynne
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Salut,
L’isolement, c’est...
La peur des autres, l’ennui éprouvé parce qu’on est seul avec soi-même.
Une protection contre toute intrusion de l’extérieur.
Le désarroi et la confusion de son monde intérieur.
Les ruminations et le verbiage intérieurs.
L’angoisse devant sa fragilité et la peur d’être de nouveau rejeté.
Se fermer aux autres par crainte d’être agressé.
Des moments d’agitation intérieure.
La solitude, c’est...
Le retrait sur soi, pour être plus présent avec soi-même.
Le besoin de se recueillir pour se faire de la place.
Rechercher la paix entre ses différents « moi ».
Le silence intérieur fait de Présence.
Accepter sa vulnérabilité et reconnaître que l’on peut dépendre des autres.
L’intimité avec soi-même qui permet de s’ouvrir aux autres.
L’harmonie des diverses parties de soi.
Jean Monbourquette, " Aimer, perdre, grandir "
Je ne connaissais pas mais je trouve que c'est très bien ecrit...
Mani