Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Dans la jungle ordinaire => Discussion démarrée par: Le Barbu' le 02 avril 2011 à 21:28:04
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Bonsoir a tous,
Petite question qui me trotte a l'esprit, d'après vous : si l'on place des individus de personnalité bien différente avec le même bagage technique (savoir faire pas hyper étendu) et matériel (assez réduit) dans la nature avec un objectif précis, est ce que ces individus ont des chances de survie comparable ou non ? concrètement, qu'est ce qui va alors faire que Dupont va s'en tirer a bon compte alors que Marc restera dans la mouise ?
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La chance ;D
La curiosité,
L'aptitude a anticiper, a fabriquer, a se déplacer et se repérer.
Le physique, la santé, la vitesse du vent, l'humidité, la phase de la lune, etc...
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c'est le principe de tout les huis clos.
les expériences de toutes sortes.
l’éducation et l'histoire personnelle des gens.
maintenant rien n'est gravé dans la pierre et tous sont capable de se transfigurer sous un stress énorme.
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(En éliminant les cas extrêmes de dysfonctionnements sérieux voire majeurs)
La personnalité va jouer un rôle :
- à titre individuel : le mec craque ou pas, et craque pour telle ou telle chose. Ou pas. Il y a des gens très résistants pour telles circonstances et de façon surprenante très fragiles pour telle autre circonstance. Un peu comme l'éléphant et la souris paraît-il.
- à titre inter-individuel : pour trouver une place dans le groupe. Le groupe peut être un facteur de survie. Comme ce peut être une bande de cons. Qui en général, comme l'individu, ne se reconnaît jamais comme telle. Et je suppose que 5 cons, moyennement cons, auront dans nombre de cas plus de chances de survivre qu'un mec intelligent isolé. Les cons graves ... leur sort est souvent joué et il n'y a qu'eux qui ne le voient pas arriver.
Le monde économique en fournit d'abondants exemples.
On peut aussi envisager la question sous l'angle de la capacité à orienter sa vie, à "penser hors de la boîte" comme diraient les saxons-anguleux. Concrètement : mouton n-ième connaît globalement le sort du groupe, et saute en même temps que les autres au bord de la falaise. Tandis que le mec qui assume son orientation survie et agit en conséquence aura probablement plus de chances du fait de l'originalité de sa personnalité.
Un trait de personnalité qui passe souvent très mal dans les groupes : les personnalités distantes, la distance. C'est dommage. Car c'est souvent celles qui évitent au groupe le phénomène "la tête dans le guidon". Leur acceptation me semble être un signe de la bonne santé du groupe : cela va souvent de pair avec la capacité du groupe à avoir un bon sens critique vis à vis de lui-même.
Donc :
Personnalité : cela va jouer dans l'orientation de vie et dans la façon de s'associer ou non à d'autres, deux choses qui sont des facteurs sérieux dans la survie.
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certaines personnalités se revèlent dans les épreuves.
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Bonsoir a tous,
Petite question concrètement, qu'est ce qui va alors faire que Dupont va s'en tirer a bon compte alors que Marc restera dans la mouise ?
dans un de ses livres (1), J.-F. Deniau cite le cas du naufrage du navire-école allemand Pamir :
(...) "[ici, citation d'alain bombard :] les naufragés meurent asphyxiés, noyés, de faim et de soif. Mais aussi de désespoir".
C'est vrai. lors d'un des plus célèbres drames de la mer, le naufrage du navire-école allemand Pamir, on retrouva dans les canots de sauvetage les corps des cadets par dizaines. Ils n'étaient pas noyés, ils étaient dans les canots. Ils étaient morts de froid, de peur, de désespoir, sentiment naturel tant, dans la tempête, les vagues et le vent montent avec une sorte de haine comme s'ils avaient décidé de vous écraser et de vous dévorer.
les naufragés, au moment d'abandonner l'épave ou de tomber à l'eau, doivent savoir qu'un homme sans provisions, sans eau, sans compagnie, a survécu pendant un mois dans l'océan (2). Il faut qu'ils le sachent pour qu'ils aient la volonté d'espoir.(...)
reprenant cette histoire dans un autre bouquin, JFD ajoutera en commentaire que, lors de ce naufrage, les jeunes avaient "perdu les pédales" rapidement car n'ayant pas grand chose auquel se raccrocher mentalement alors que les hommes plus âgés avaient "tenu" (grâce à l'évocation du foyer familial, de l'épouse, des enfants, etc...)
(1) J.-F. Deniau, Mémoires de 7 vies, Plon, 1994.
(2) expérience réalisée par alain bombard (en 1952 ?)
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Bonjour,
J' ai lu un roman sur la premiére guerre mondiale ( les croix de bois, ou orage d' acier ) ou l' auteur parlait de : " la jugeote des champs de bataille "
Il s' agissait en fait de l' aptitude de certains combattants a avoir un instinct de survie plus dévellopé que d' autres ...
Olivier
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Salut à toutes et à tous.
Dans la plupart des livres, reportages (plus ou moins sensationnalistes), films, évènements récents, histoires et fait divers liés à la survie d’un individu.
Le seul dénominateur commun, et ca n’engage que moi, le seul réel facteur lié directement à leur survie était Le Moral et L’ Envie de s’en sortir. Que ce soit par rage de vivre, de voir ses gosses grandir ou simplement continuer de voir le soleil se lever quelques années de plus.
En groupe, à moins d’être membre d’une même famille, d’un clan, d’une unité de combat etc..les chances de survie sont divisés par le nombre d’individus présents.
Enfin, je pense...
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Les seuls qui peuvent répondre objectivement, sont ceux qui ont été confrontés directement a un cas de survie..
Pour les autres , ce n est que spéculation..moi meme , je ne sais pas vraiment comment je réagirais si ça devais m arriver..meme si je passe beaucoup d heure dehors, a faire du feu, a bouffer le minimum, a dormir dans un sac poubelle.... a chercher des solutions..
Mon pote, était dans les Paras, et il m a raconté que la grande Gueule de "l équipe", celui qui disait :
-"moi je vais sauter, et vous autres, allez vous faire dessus!"
celui la est le seul qui n a pas sauté lors de leur premier saut, et qui a fait sortir le groupe de la zone maxi de largage ;) ok , ce n est pas de la survie, mais le gars a été pris d une telle peur panique au moment de sauter.. mon pote aussi , a l arrivée ,a salit son slip,il m a dit qu il n a jamais tremblé autant de toute sa vie, mais il a sauté lui.
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salut,
pour mémoire:
http://www.davidmanise.com/never-never-never-never-quit/#more-387 (http://www.davidmanise.com/never-never-never-never-quit/#more-387)
http://www.youtube.com/watch?v=_6YqnY4dQRg (http://www.youtube.com/watch?v=_6YqnY4dQRg)
faire aussi une recherche sur "l'effet chimpanzé"
;)
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Dans ce genre de situation, je pense que son pire ennemie, c'est soi même.
ça à l'air con et "bateau" dit comme ça, mais j'apprends à gérer ça au quotidien dans mon boulot et dans mes nouvelles responsabilités, dans le sens ou, j'ai pas mal de petites phobies et je dois faire y faire face et passer outre tous les jours.
C'est pas un crash d'avion mais un peu"mon monde qui tremble" et mes capteurs qui passent au rouge"
Gérer la "situation de crise" et gérer "sa crise", voilà ce que j'apprends au quotidien et ce que l'on devrait apprendre, à mon avis, pour survivre.
Gérer son stress, structurer sa réponse. A partir de là, sauf facteur biologique et malchance, je pense que tout le monde et à peu prés à égalité.
Pas jouer au Rambo mais y aller par petite touche tout les jours et se rendre compte que la peur ou l'appréhension a disparue et que l'on fait des choses que l'on aurait cru impossible la veille, le mois dernier, l'année dernière.
S'entrainer.
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A relire et à méditer : "ce que j'ai fait, je te le jure, aucune bête au monde ne l'aurait fait" Antoine de St Exupéry dans Terre des Hommes
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A relire et à méditer : "ce que j'ai fait, je te le jure, aucune bête au monde ne l'aurait fait" Antoine de St Exupéry dans Terre des Hommes
En fait c'est Guillaumet qui a prononcé ces paroles après avoir traversé à pied plusieurs cols suite à son crash dans les Andes, lorsque St Ex est venu le récupérer ;)
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Oui la personnalité est importante ,pas la personnalité que tu peux afficher en société bien sur
Tu ne peux pas juger une personne sans l'avoir vu agir.
Tu ne peux pas dire (cette personne est une dure à cuire);sans savoir si elle l'est consciemment ou inconsciemment.
Le fait d' être conscient peut limiter la prise de risques,je dis peut limiter la prise de risque car à l'instar ,être dans une hyper conscience du danger peut limiter aussi ton taux de survie.
(tendance à être paralysé devant un danger par exemple),ou afflux de trop d'informations en même temps pour une réponse adéquate.
Le fait d être influençable,peut carrément te faire passer d'une vision de la situation à une autre .
Si ont a eu un contact direct avec la nature en étant gosse favorise aussi la survie,car légère habitude de faire toute sorte de conneries en étant enfant ne pardonne pas en milieu naturel et si ont s'en sort ,c 'est qu'il y a de grande chance qu'ont puisse s'en sortir plus tard.Maintenant notre personnalité est façonnée par les expériences
,Mais vu que les personnes sont en évolution perpétuelle ,Ont ne peut pas dire celui la peut agir comme ça,dans telle situation
.Donc ont peux pas avoir une vision objective de la personnalité des gens en général déjà,et encore moins quand il s'agit de savoir si cette personne pourra survivre ou non ,tout est relatif,et j'ai eu beaucoup de surprises
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Bien le bonjour,
outre les paramètres de personnalité/conditionnement/révélation de personnalité voir entrainement des différents individu, il rentre aussi dans ces situations un phénomène de blocage qui peut survenir à n'importe quel moment, une peur irraisonnée alors qu'on connait la situation pour l'avoir déjà vécue/gérée, l'hésitation qu'on avait pas avant, etc.
Il y a quelques fois un "j'le sens pas "qui apparait qui fait qu'on ne saura plus faire face et qu'on peut se laisser déborder parce qu'on aura hésité.
C'est un phénomène que j'ai déjà vécu plusieurs fois, sans pouvoir l'expliquer rationnellement, d'autant que les fois suivantes ça s'est bien passé (genre sport, boulot, ou simple trajet en voiture).
C'est une question complexe car, de mon point de vue, il est question d'humain, par essence imprévisible. Un entrainement poussé, faisant acquérir certains réflexes, peut diminuer le côté imprévisible, mais uniquement diminuer. Un "fort dans sa tête" peut très bien craquer sans qu'on sache pourquoi alors qu'un "tout mou d'habitude" peut se révèler...
C'était mes 2 kopecks...
A+
Lockloc
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Bonsoir a tous,
Petite question qui me trotte a l'esprit, d'après vous : si l'on place des individus de personnalité bien différente avec le même bagage technique (savoir faire pas hyper étendu) et matériel (assez réduit) dans la nature avec un objectif précis, est ce que ces individus ont des chances de survie comparable ou non ? concrètement, qu'est ce qui va alors faire que Dupont va s'en tirer a bon compte alors que Marc restera dans la mouise ?
Oui, à état de santé, situation et matos égal, les différences psy vont énormément jouer.
Non, je ne sais pas précisément lesquelles.
A mon avis, c'est forcement étudié en long en large et en travers pour le recrutement dans les métiers où les situations d'autonomie sont très probables.
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A mon avis, c'est forcement étudié en long en large et en travers pour le recrutement dans les métiers où les situations d'autonomie sont très probables.
Pour ce que j'en connais, dans l'aviation civile et militaire, cela marche (marchait?) surtout par la voie d'un processus sélectif qui s'étendait parfois sur plusieurs années.
Ceux que j'ai connus, qui étaient "passé à travers" (environ 3% des "candidatures initiales), c'étaient des mecs de confiance ...
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Ont ne peut pas dire que quelqu'un est une personne de confiance,n'importe qui et parfois même les plus aguerris peuvent craquer pour quelque
chose d'anodin....
ont peut passer à travers deux guerre et morfler à la troisieme par exemple.
Beaucoup de gens par manque de remise en question ne changent pas de façon de penser.Et beaucoup seraient perdus à la fin des missions, sans une autre mission pour les remettre d'aplomb
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Tu parles d'expérience ?
Ou c'est juste de la théorie ?
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Ont ne peut pas dire que quelqu'un est une personne de confiance,n'importe qui et parfois même les plus aguerris peuvent craquer pour quelque
chose d'anodin....
Tu parles d'expérience ?
En fait je cherche à lui rendre hommage ici... J'avais un ami, mon binôme, extraordinaire, qui sied au titre ''personnalité". J'ai cinquante ans, je n'ai jamais revu un bonhomme comme lui... J'aurai dis increvable si ce n'est cet accident de voiture.... il était partis pour le ''groupe'' et je cite cette définition, en la découvrant, j'ai de suite pensé à lui. C'est celle qui le défini le mieux:
'' de 100 hommes, 10 ne devraient même pas être là, 80 ne sont que des cibles, 9 sont de vrais soldats...
Nous sommes chanceux de les avoir.. ils définissent le champs de bataille.
Ah! mais lui, l'un d'eux est un guerrier ... et il raménera les autres.''
alors oui cela existe, y' a des mecs qui peuvent se sortir de toutes les situations !
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....... concrètement, qu'est ce qui va alors faire que Dupont va s'en tirer a bon compte alors que Marc restera dans la mouise ?
J'appellerais ce facteur "le niveau d'intelligence disponible dans un contexte dégradé ou de danger". Lequel va dépendre directement de l'histoire personnelle de chacun, résultant en névroses plus ou moins handicapantes selon les psys, en fragilités acquises.
(l'hypothèse étant bien pour un même niveau physique/matériel/connaissances/expérience/entrainement/préparation, tous ces critères ayant par ailleurs une importance cruciale naturellement)
Par intelligence, j'entends la capacité à analyser les situations et à prendre les meilleures décisions possibles (très variables selon le bagage disponible ;#, mais voir l'hypothèse de travail). En équipe, l'intelligence relationnelle alliée à un certain altruisme peut s'avérer primordiale pour la survie du groupe. :)
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C'est de la théorie bien sur,Mais il en est de même dans la vie civile si ont regarde autour de soi
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Est ce que le trait de personnalité qui différencie les survivants des morts peut être rattaché à la résilience ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_%28psychologie%29
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La résilience fait pour moi partie d'un groupe de facteurs qui vont permettre l'émergence de personnalités hors du commun comme ça.
Je parle des "5%" dans mon dernier coup de blog. On les retrouve partout. Ils ont plein de qualités techniques et humaines différentes selon le secteur où ils sont employés... mais ils ont tous un truc en commun. Ce "truc", est complexe à cerner. Je lis, je me documente, je travaille là-dessus depuis une bonne semaine, en pointillés... Mais ce qui est sûr c'est qu'ils ne cadrent généralement pas dans les petites boîtes où on voudrait qu'ils soient bien rangés dans la vie de tous les jours ;#
- Ils n'en ont généralement strictement rien à branler des conventions, des lois, des règles, du "ça se fait pas"...
- Ils cherchent du résultat concret, une solution qui fonctionne... pas un beau discours pour vendre un truc de m*rde ;
- Ils ont une capacité de concentration et de travail soutenu importante...
- Ils ont HORREUR de perdre...
- Ils sont à la fois très sensibles, et capables de ne pas l'être du tout... autrement dit ils ont une palette d'émotions très vaste et très riche, mais ils sont aussi capables de n'en avoir rien à foutre pour faire le boulot, pour prendre une décision, pour foncer quand c'est le moment...
- Ils ne perdent pas de temps avec les choses superficielles et futiles, ils ont tendance à aller au fond de choses, et à être exigeants...
- Ils sont chiants et généreux...
Bref. Insupportables en temps normal... mais plus la m*rde devient dense et puante, plus ils se révèlent, plus ils deviennent efficaces...
J'ai la chance d'en connaître une tripotée, de ces "5%" là. Et même de ceux qui vont partie des 5% du 5% :love:
L'autre jour en stage, les moniteurs, comme d'habe, me charriaient et déconnaient... j'ai dit en faisant semblant d'être à bout mais en rigolant "j'en ai marre de bosser avec des blaireaux". Et là un des stagiaires, ils se reconnaîtra s'il passe par là, a dit "ouais mais c'est les meilleurs blaireaux du monde"...
Et là j'ai souri. Parce que c'est exactement ça :)
Ciao ;)
David
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Une partie de ce que tu décris, une petite partie, c'est la capacité à penser hors de la boite.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thinking_outside_the_box
Mais ça ne fait pas d'un individu un cheval de labour (justement, d'ailleurs).
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argh pitié, penser hors de la boite, c'est un truc de marketing d'entreprise, à chaque changement de manager le nouveau s'amène en souriant et nous dit la bouche en coeur :"j''ai la solution .... il faut penser hors de la boite".... et là pour nous montrer que lui c'est vraiment un bon il nous le repète en anglais, parceque du coup ça donne de la force à son discours (nécessairement si c'est un ricain qui l'a conceptualisé, c'est donc plus efficace).
Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié non pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...
ceci dit sans te vexer ulf, c'est juste que.... cette phrase me sort par le nez.
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argh pitié, penser hors de la boite, c'est un truc de marketing d'entreprise, à chaque changement de manager le nouveau s'amène en souriant et nous dit la bouche en coeur :"j''ai la solution .... il faut penser hors de la boite".... et là pour nous montrer que lui c'est vraiment un bon il nous le repète en anglais, parceque du coup ça donne de la force à son discours (nécessairement si c'est un ricain qui l'a conceptualisé, c'est donc plus efficace).
Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié no pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...
:lol:
Si ces cadres avaient une vraie capacité à penser en dehors de la boite, ils ne seraient pas dans une boite, justement ;)
Néanmoins, être capable de réfléchir en dehors des règles, conventions, normes etc. C'est un trait intéressant, non ?
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oui tout à fait.
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David, la lecture de ta théorie me fait penser : "ces gens me paraissent surtout intensément humains".
Le corollaire, c'est que ta grille est sympa : la plupart des humains pourront s'y reconnaître, surtout en laissant jouer un peu d'effet Barnum (http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Barnum). (du coup, donner à chacun l'impression d'appartenir à une élite, c'est bon pour ton aura de gourou ;))
Si les psychograttages ultérieurs confirment l'existence d'une liste de critères similaire à l'ébauche présentée ici, il arrivera un moment où la quantification devra entrer en ligne de compte, et ça deviendra simplement inchiable. Sans parler de dérives dogmatiques qui pourraient en résulter. Ou alors on oublie complètement la notion de "5%", on se dit que la distribution de ces qualités est sûrement continue dans une population humaine donnée, et on se dit que le pourcentage en question variera selon l'intensité du problème à gérer. Ca me paraît être une formulation plus pérenne, plus concrètement applicable pour les gens qui souhaitent développer les qualités sans avoir l'impression de devoir changer leur nature ; surtout que l'on ne l'adresse pas aux autorités qui devront gérer des catastrophes de grande ampleur où les lois des grands nombres entrent en jeu et qui, elles, ont déjà leurs étalonnages statistiques.
(http://img4.hostingpics.net/pics/464417lescinqpourcent.png)
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supposons que 100 % de la population ait au moins une des caracteristiques citées par David, quel est le pourcentage de la population qui en possede, deux , trois ? et toutes ? 5 % ?
Après quelle est la part de l'inné et de l'acquis dans chacune de ces caracteristiques ?
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supposons que 100 % de la population ait au moins une des caracteristiques citées par David, quel est le pourcentage de la population qui en possede, deux , trois ? et toutes ? 5 % ?
Salut Raph.
Me semble que la question perd son sens si on suppose que ces qualités ne sont pas des "tout ou rien", mais sont chacune des qualités que tout le monde possède, simplement à des degrés variables. D'où la présentation en courbe de distribution, et le raisonnement qui s'en suit. Mais on spécule...
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Salut Raph.
Me semble que la question perd son sens si on suppose que ces qualités ne sont pas des "tout ou rien", mais sont chacune des qualités que tout le monde possède, simplement à des degrés variables. D'où la présentation en courbe de distribution, et le raisonnement qui s'en suit. Mais on spécule...
Oui je suis trop dichotomique ;#.
Ta courbe me fait penser à un phénomene de percolation ou une simulation de Monte Carlo.
je retrouve une explication comprehensible de ce que je veux dire et je complete
Edit :
j'ai un peu divagué mais en fait pas tant que ca . C'est plutot a ca que je pensais
"Issu d'une famille de scientifiques, Francis Galton (1822-1911) était le cousin de Charles Darwin et voulait justifier la transmission des possibilités intellectuelles par l'hérédité pour améliorer l'espèce humaine... Il s'intéressa à la géographie, la météorologie, l'anthropologie. Il fut l'un des pionniers en statistique, dans un but purement utilitaire. Ses travaux dans le domaine des statistiques restèrent cependant secondaires pour Galton, à côté de ses études sur l'origine des espèces. Il créa une planche à deux étages afin d'étudier les lois du hasard.
Dans la planche de Galton, plusieurs billes tombent au travers d'une pyramide de clous sur une planche inclinée. En bas se trouvent des boîtes dans lesquelles tombent les billes. La bille finit sa trajectoire en tombant dans une des boîtes du bas. On trouve quelquefois ce jeu dans les foires. L'animateur du stand attribuera-t-il la même valeur à chaque boîte de la planche ?
Chaque fois qu'une bille tape un clou, elle a une chance sur deux de tomber d'un côté ou de l'autre. Elle a donc la même probabilité (p=0.5) de continuer sa chute à gauche ou à droite. Si nous réalisons l'expérience un grand nombre de fois (400 fois par exemple), les billes accumulées dans les boîtes forment ainsi un histogramme."
Du coup est ce quand une population est suffisamment importante, il y aura toujours ces personnalités "anachroniques" ?
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http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/05/comment-devenir-un-mentat-1.html (http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/05/comment-devenir-un-mentat-1.html)
Peut on rapprocher ces 5 % de la notion de mentat catégorie " chance de survie" ?
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Dans l'histoire des 5%, c'est effectivement une minorité qui en règle générale à fait bouger les choses.
Mais et c'est là l'essentiel c'est pas la même minorité selon l'époque et le contexte, ce qui relativise très vite toute les tentatives de récupération genre homme supérieur.
Il y a certainement des caractéristiques communes: croire très fortement à un idéal (bon ou mauvais ne joue aucun rôle), capacité de penser hors de la logique à ce moment habituelle, capacité à travailler beaucoup (on oublie souvent qu'il y 99% de sueur et 1% d'inspiration) et capacité à fédérer des hommes être capable d'évaluer l’efficacité réelle de son action.
Moléson
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Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié non pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...
ceci dit sans te vexer ulf, c'est juste que.... cette phrase me sort par le nez.
La meilleure manière que j'ai trouvé de penser hors de la boîte, perso, c'était justement de quitter la boîte ;#
Cette récupération managériale d'une bonne idée pour la pourrir et lui chier dessus n'est malheureusement pas unique, ni isolée, ni même rare... on a plein d'autres exemple. Mais stp, ne flingue pas le messager ;)
Bises :)
David
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Karto : merci.
Oui, effet Barnum à fond... tout le monde a le potentiel pour être un "bon". Tout le monde a un peu de ces qualités là, et effectivement c'est pas un truc binaire. C'est un truc analogique où on force la dose de ces points là, si on le souhaite, dans le mélange qui constitue notre comportement à un instant T.
Bref... y'avait un truc qui me grattait pas agréablement dans ce modèle, et t'as mis ton gros doigt plein de graisse de camion pile dessus. Nickel. En plus ça marque le spot, j'ai même pas besoin de m'en souvenir ;#
David
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La meilleure manière que j'ai trouvé de penser hors de la boîte, perso, c'était justement de quitter la boîte ;#
Cette récupération managériale d'une bonne idée pour la pourrir et lui chier dessus n'est malheureusement pas unique, ni isolée, ni même rare... on a plein d'autres exemple. Mais stp, ne flingue pas le messager ;)
Bises :)
David
ah ah ah c'est bon ça :doubleup:
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Mais et c'est là l'essentiel c'est pas la même minorité selon l'époque et le contexte, ce qui relativise très vite toute les tentatives de récupération genre homme supérieur.
Oui... le délire de l'homme supérieur, c'est vraiment pas ça l'idée hein.
Mais le mieux adapté à un instant T, le plus efficace, à ce moment là et dans ce contexte là, ça oui.
Et il a des caractéristiques, cet individu là, à ce moment là, dans ce contexte là.
C'est ça qui m'intéresse...
David
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Oui... le délire de l'homme supérieur, c'est vraiment pas ça l'idée hein.
Mais le mieux adapté à un instant T, le plus efficace, à ce moment là et dans ce contexte là, ça oui.
Et il a des caractéristiques, cet individu là, à ce moment là, dans ce contexte là.
C'est ça qui m'intéresse...
David
j'ai peut etre pas compris le fil mais
tu cherches à faire l'analyse de la premiere couche (mindset) de la pyramide ou tu cherches une couche inférieure ?
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Je ne me limite pas au mindset volontairement, mais effectivement, y'a un peu de ça. Je cherche à comprendre ce qu'est "un bon"... quelles caractéristiques communes ils ont, à l'intant T où ils sont bons. Outre le fait d'être bien adaptés au réel où ils sont... qu'est-ce qui leur permet d'être comme ça... le tout avec comme idée sous-jacente, bien entendu, l'idée de développer ces caractéristiques là... et de pouvoir transmettre ça, plus ou moins sous forme de méthode générique.
On part toujours du principe qu'on est bon ou pas. L'idée même de processus de sélection, dans les armées du monde entier, traduisent ce schéma de pensée là : être un bon, c'est inné, pas acquis. Moi je pense que c'est un peu des deux... mais qu'il y a une grosse grosse part qui se travaille. Et je veux trouver exactement comment faire.
Je fais ça sur moi même depuis des années sans vraiment en avoir conscience... ce que je veux là, c'est ajuster le focus, et formalise un truc utilisable.
Ciao ;)
David
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cela me rappelle la théorie des jumeaux placés dans des environnement différents apres la naissance
http://www.lepsychologue.be/psychologie/inne-acquis-psychologie.php (http://www.lepsychologue.be/psychologie/inne-acquis-psychologie.php)
http://www.arte.tv/fr/inne-ou-acquis/1473488,CmC=1473500.html (http://www.arte.tv/fr/inne-ou-acquis/1473488,CmC=1473500.html)
http://www.leadership-conseils.com/article-le-leadership-un-talent-inne-ou-acquis-117273789.html (http://www.leadership-conseils.com/article-le-leadership-un-talent-inne-ou-acquis-117273789.html)
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Le "bon" dans un contexte donné ne l'est pas forcément dans un autre contexte : p.ex. durant la guerre d'anciens "bons" se sont transformés en ordures de la pire espèce alors que de nombreux anonymes faisant a priori partie des "95%" ont été bien plus utiles à l'humanité.
Je trouve justement ce chiffre de 5% un peu faible : il reflète peut-être le comportement des gens en "régime de croisière" (ou comme tu le dis une petite minorité tient le "système" à bout de bras), mais j'ai l'impression qu'il est nettement plus élevé en "situation dégradée".
Un exemple (parmi d'autres) : les chaînes de solidarités se mettant spontanément en place lors de catastrophes naturelles (surtout au niveau local : relogements, dons de matériel, main d’œuvre...). Cette solidarité reste ancrée même dans des sociétés connues pour leur individualisme (p.ex. USA).
Autre exemple : il est de bon ton de dire que seule une petite minorité de français ont aidé les juifs pendant la guerre, alors que la plupart des survivants relatent les chaînes de solidarités à tous les niveaux de la population (y compris chez les pétainistes, désolé pour la parenthèse politique). De l'avis de tous les historiens il représentaient largement plus de 5% malgré les risques réels et leur situation individuelle déjà difficile.
=> Une piste à creuser : j'avais entendu il y a longtemps une émission abordant une étude sur les motivations et la psychologie des "Justes" anonymes...
Il faudrait également distinguer "survie immédiate" p.ex. pendant une catastrophe (capacité d'action et de résistance au stress) et "survie à long terme" post-catastrophe (organisation, reconstruction, résilience) sans se limiter à des angles forcément réducteurs (leadership, mode de pensée, stratégies)...
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La résilience fait pour moi partie d'un groupe de facteurs qui vont permettre l'émergence de personnalités hors du commun comme ça.
Je parle des "5%" dans mon dernier coup de blog. On les retrouve partout. Ils ont plein de qualités techniques et humaines différentes selon le secteur où ils sont employés... mais ils ont tous un truc en commun. Ce "truc", est complexe à cerner. Je lis, je me documente, je travaille là-dessus depuis une bonne semaine, en pointillés... Mais ce qui est sûr c'est qu'ils ne cadrent généralement pas dans les petites boîtes où on voudrait qu'ils soient bien rangés dans la vie de tous les jours ;#
- Ils n'en ont généralement strictement rien à branler des conventions, des lois, des règles, du "ça se fait pas"...
- Ils cherchent du résultat concret, une solution qui fonctionne... pas un beau discours pour vendre un truc de m*rde ;
- Ils ont une capacité de concentration et de travail soutenu importante...
- Ils ont HORREUR de perdre...
- Ils sont à la fois très sensibles, et capables de ne pas l'être du tout... autrement dit ils ont une palette d'émotions très vaste et très riche, mais ils sont aussi capables de n'en avoir rien à foutre pour faire le boulot, pour prendre une décision, pour foncer quand c'est le moment...
- Ils ne perdent pas de temps avec les choses superficielles et futiles, ils ont tendance à aller au fond de choses, et à être exigeants...
- Ils sont chiants et généreux...
(...)
David, si je puis me permettre de reprendre ta liste, pour limiter l'effet Barnum et essayer d'en venir à des qualités, attitudes ou traits de personnalité que l'on puisse cultiver...
- Ils n'en ont généralement strictement rien à branler des conventions, des lois, des règles, du "ça se fait pas"...
Sans doute, mais attention à ne pas confondre un tempérament rebelle avec la capacité à s'extraire de l'effet de groupe, voire de "meute" dans certains cas... C'est à mon avis surtout une question de liberté à cultiver par rapport à la convention sociale, donc d'attitude intellectuelle à développer en ce sens.
- Ils cherchent du résultat concret, une solution qui fonctionne... pas un beau discours pour vendre un truc de m*rde ;
Oui, mais pour moi c'est moins une question de supériorité du pragmatique sur le théorique que, simplement, une question de connexion de l'intelligence au réel, avec là encore une attitude intellectuelle que l'on peut, ou non, cultiver en ce sens.
- Ils ont une capacité de concentration et de travail soutenu importante...
- Ils ont HORREUR de perdre...
- Ils ne perdent pas de temps avec les choses superficielles et futiles, ils ont tendance à aller au fond de choses, et à être exigeants...
Là, je ne suis pas vraiment d'accord. Je doute que ce soit vraiment indispensable. Il me semble que tout est une question de contexte et, avant tout, en fonction du contexte, une question de détermination et de motivation. L'attitude à cultiver serait ici pour moi surtout la détermination.
- Ils sont à la fois très sensibles, et capables de ne pas l'être du tout... autrement dit ils ont une palette d'émotions très vaste et très riche, mais ils sont aussi capables de n'en avoir rien à foutre pour faire le boulot, pour prendre une décision, pour foncer quand c'est le moment...
Cet éclairage me paraît vraiment intéressant, mais il me semble que, sur le fond, il s'agit surtout de la capacité à analyser et gérer ses émotions (encore une fois selon le contexte). Là encore, la gestion et l'analyse des émotions me semblent pouvoir être développées. Chacun est sans doute plus ou moins spontanément doué pour cela, mais il me semble que tous peuvent y travailler.
- Ils sont chiants et généreux...
Pas vraiment d'accord, pur transfert ? Et d'ailleurs je ne vois pas vraiment le rapport ni ce que ça apporte de plus... Sinon peut-être que quelqu'un de déterminé et de relativement libre par rapport aux conventions sociales paraîtra facilement chiant à son entourage moins déterminé et moins libre. Et que la générosité peut sans doute être souvent reliée à un appétit vital qui sera le ressort de la motivation de survie... Donc pas forcément infondé mais plutôt redondant...
Ce que j'aurais tendance à retenir personnellement de ta liste c'est donc l'intérêt de cultiver les attitudes mentales suivantes, qui seraient de l'ordre des outils :
- liberté à l'égard des conventions sociales;
- connexion avec le réel;
- détermination.
Quant à ce qui me semble être le ressort de la motivation de survie, l'appétit vital, se cultive-t-il ?
Cordialement,
Bomby
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Salut à tous,
Cette idée des "5%", qui n'est qu'une image, me semble toucher à ceux qu'on nomme souvent à la va vite des "visionnaires". On pourra citer les habituels De Vinci, De Gaulle, Picasso, Hendrix, Steve Jobs... Tous des mecs à qui on prêtais à la fois des aptitudes "géniales" et un caractère à la limite du fascisme lorsqu'il s'agissait de leur domaine de compétence. Le visionnaire c'est un mec qui, grosso merdo, a plus qu'une idée en tête, mais une vision, une image, un monde, souvent novateur car très personnel qu'il va traduire en pratique dans son domaine de compétence, arts, politique, science...et faire avancer le machin plus que d'autres.
Ce qui est intéressant au delà du ils-sont-géniaux-c'est-les-meilleurs-ave-maria c'est l'idée d'image. On sait que les métaphores sont un puissant moteur de la réflexion et de la construction conceptuelle. En gros la capacité d'abstraction est un outil fondamental pour faire des connexions à grande échelles dans un système X ou Y ( et après dans le système A ou B englobant les systèmes X ou Y ).
J'ai l'impression, mais je peux me gourer, que c'est cette capacité d'abstraction, et quelque part d'imagination, qui est vraiment la source des 5%. Faire résonner le réel avec la grande image globale qu'on en a construit dans son esprit, à sa façon. Cette façon de réfléchir est de fait assez peu favorisée dans un système ( scolaire, administratif, social etc ) qui a tendance à apprendre à l'intérieur de cadres et de procédures préétablis.
Je lisais y a pas longtemps un truc sur Lennon, indubitablement un visionnaire, qui disait par rapport à sa vie d'artiste connu et reconnu : "Les gens n'en voient jamais que des petits bouts, mais j'essaie de voir le tout...pas juste dans ma vie, mais dans l'univers entier, le jeu complet." Je crois que ça résume bien l'idée de vision globale qui lierait les 5%.
Pour ce qui est de l'inné ou de l'acquis, je pencherais pour de l'acquis. Concrètement que ce soit en socio (normal...) mais aussi en psycho ou en neuro-sciences, toutes ces disciplines tendant à se rejoindre ces dernières années pour dire que l'individu n'existe pas et qu'il n'est que le produit de son environnement.
L'individu serait un homme pluriel, dont la personnalité formerait un patchwork issu de ses différentes expériences sociales, de son éducation primaire à sa socialisation adolescente en passant par des rencontres marquantes, et ce que montrent les neuro sciences c'est que le cerveau commencerait à réagir aux stimuli extérieurs dès le stade foetal !
Pour avoir un peu expérimenté, autant inculquer le fait de penser global à une population jeune serait assez facile, pas besoin de "dons" ou autre talent innés. Autant j'ai remarqué que c'est quand même assez chaud de faire comprendre ça à une personne adulte chez qui des "cadres mentaux" sont assez incrustés. :-\
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L'imagination peut être un super outil, ou un put**n de cauchemar qui nous empêche de vivre... Tout dépend comment on l'utilise.
Par ailleurs, l'imagination, même bien utilisée, ne fait vraiment pas tout.
C'est extrêmement complexe tout ça... et pétri de paradoxes apparents que je suis en train de mindmapper... et je m'arrache le peu de cheveux qui me restent ^^
David
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http://www.promouvoir-enneagramme.com/index.php?rubrique=3043 (http://www.promouvoir-enneagramme.com/index.php?rubrique=3043)
j'ai survolé le site mais il y a peut etre des choses a picorer
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Pour ce qui est de l'inné ou de l'acquis, je pencherais pour de l'acquis. Concrètement que ce soit en socio (normal...) mais aussi en psycho ou en neuro-sciences, toutes ces disciplines tendant à se rejoindre ces dernières années pour dire que l'individu n'existe pas et qu'il n'est que le produit de son environnement.
Tu devrais voir mes trois (grands) enfants ... (trois ans d'écart d'âge)
Même famille unie, même environnement, même éducation, mêmes écoles ... et trois personnalités totalement différentes.
Personne ne pourrait se douter qu'ils sont frères et sœur.
Par contre, pour qui connaît la famille, on voit bien de qui chacun a hérité en priorité d'un bon paquet de gênes. Aussi bien du point de vue physique que du point de vue "personnalité".
On voit presque revivre une grand mère et deux grands-pères ... :D
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Si je peux me permettre le fait d'être d'une même fratrie n'est pas le gage d'une personnalité semblable.
L'ordre des naissances et la place au sein de la famille peut avoir un impact important (surtout pour l'ainé et le benjamin).
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L'imagination peut être un super outil, ou un put**n de cauchemar qui nous empêche de vivre...
Oh oui...ça je comprends tout à fait... ::)
Au delà de l'imagination c'est concrètement penser de façon systémique et globale en allant voir au delà de son domaine pratique ou de connaissance. Aller chercher des solutions nouvelles dans des systèmes à première vu déconnectés de celui qui capote mais qui en fait l'impactent indirectement.
Si pour moi un "bon" c'est quelqu'un qui résout un problème alors ça c'est une base énorme. C'est aussi quelque chose dont les principes peuvent êtres inculqués par une méthode à un grand nombre. Pas facile mais possible. Parce qu' Amha les caractéristiques affectives ou de performance me semblent être des données trop friables pour être circoncises et surtout transmises.
Tu devrais voir mes trois (grands) enfants ... (trois ans d'écart d'âge)
Même famille unie, même environnement, même éducation, mêmes écoles ... et trois personnalités totalement différentes.
Oui, c'est pour ça que les "rencontres marquantes" sont une part importante du patchwork :). L'environnement social c'est pas quelque chose de fixe, mais bourré d'éléments dynamiques qui entrent en interaction.
Du genre :
Lors d'une balade deux de tes gamins tombent sur un super beau scarabée. Le premier vient de se confronter aux sciences en classe et une série de bonnes notes et d'exercices intéressants l'ont fait apprécié la matière. Le second, dont la maitresse a eu envie d'initier ses élèves à l'art les a emmené au musée, la visite a vraiment beaucoup plu à l'enfant. Et bien le premier a pu être enthousiasmé par le caractère "espèce vivante" du scarabée alors que le second se sera plus attardé sur ses formes et ses couleurs.
Deux trajectoires différentes qui commencent à se dessiner en prenant place dans l'ensemble plus vaste de la famille, du milieu social etc...
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Au delà de l'imagination c'est concrètement penser de façon systémique et globale en allant voir au delà de son domaine pratique ou de connaissance. Aller chercher des solutions nouvelles dans des systèmes à première vu déconnectés de celui qui capote mais qui en fait l'impactent indirectement.
Ce qu'on pourrait résumer par le terme de créativité (au sens large, comme p.ex la pensée latérale ou divergente).
Si pour moi un "bon" c'est quelqu'un qui résout un problème alors ça c'est une base énorme. C'est aussi quelque chose dont les principes peuvent êtres inculqués par une méthode à un grand nombre.
Le problème c'est que justement nos systèmes éducatifs sont tellement focalisés sur un "formatage des cerveaux" qu'ils brident ces capacités innées dès le plus jeune âge. Avant d'essayer d'inculquer de nouveaux principes il serait peut-être plus efficace de ne pas gâcher tout ce potentiel.
Voir les conférences TED (http://www.ted.com/speakers/sir_ken_robinson.html) de Ken Robinson (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Robinson), p.ex. : Le changement de paradigme du système d'éducation (http://www.youtube.com/watch?v=q0uj-7Boc4Y&feature=player_embedded) (les plus pressés peuvent sauter directement à 6m10)...
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Ce qu'on pourrait résumer par le terme de créativité (au sens large, comme p.ex la pensée latérale ou divergente).
C'est marrant parce que le mec de ta vidéo ( très intéressante ) met justement un distingo entre pensée divergente et créativité même si elles s'entrecroisent. Mais bon..on se comprend :).
C'est clair qu'il y a vraiment nécessité de repenser la façon compartimentée et donc souvent réductrice dont on appréhende le réel...et remettre en cause la révolution copernicienne des sciences. Là y aurait potentiellement le moyen de favoriser l'émergence d'un énorme paquet de 5%. Capables autant d'envisager des solutions rapides en cas de crises brutales que de s'investir sur le long terme dans des actions "douces" de proximités, institutionnelles ou non, dans n'importe quel domaine.
L'intérêt premier de tout ça en fait c'est le mouvement, toujours, partout. Pas de survie sans mouvement.
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A.E Van Vogt a exploré une thèse pour l'éducation de la personne qui va survivre (et faire survivre les autres), d'où il a tiré un profil assez intéressant (et assez proche du mentat de Herbert, au final, mais beaucoup plus "dans le réel", le mentat étant par essence un supercomputeur humain) : Le nexialiste.
Je vous donne le mot (ça a eu pas mal de succès, la doctrine nexialiste existe, l'article wikipédia dessus est même assez bien), quand au roman où le concept est exploré, il s'agit de La Faune de l'Espace.
Vogt a semble-t'il toujours été plus ou moins obsédé par les facteurs qui transformaient l'homme en sur-homme, pas dans un sens ethnique ou autre aberration eugénique, mais dans un sens surhumain, capable de transcender les limites cérébrale du singe et les schémas de pensée induits par la sémantique, par exemple.
A lire :
Toute son oeuvre, en fait. ;)
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C'est extrêmement complexe tout ça... et pétri de paradoxes apparents que je suis en train de mindmapper... et je m'arrache le peu de cheveux qui me restent ^^
Cette mindmappe m'intéresse - et je ne dois pas être le seul - nous en feras-tu profiter ?
Par ailleurs, puis-je suggérer qu'il y a un recouvrement (une intersection non-vide) peut-être important, entre les ensembles de « tes » 5% et celui des individus dits à haut potentiel (dont la proportion est estimée entre 2% et 5%), dont voici une liste (non-exhaustive) de caractéristiques d'après douance.be (http://douance.be/douance-ahp-caracteristiques.htm) :
Plus que l'"intelligence", difficile à définir, ce sont les caractéristiques suivantes qui dépeignent le mieux les adultes à haut potentiel :
Attention : il n'est pas indispensable qu'elles soient toutes présentes !
Hypersensibilité , extrêmement susceptible.
Intensité - hyperstimulabilité (niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être "plus " tout : plus rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus impatient, ...)
Hyperesthésie ou exacerbation des cinq sens (hyperréactif aux stimuli sensoriels)
Curiosité exceptionnelle.
Imagination débordante, grande créativité .
Grande capacité d'observation, note les plus petits détails.
Intérêts très variés, saute facilement d'un domaine à l'autre.
Peut faire plusieurs choses en même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et pourtant écouter, ...)
Recherche la compagnie de personnes plus agées.
Capacité d'attention, persévérance : forte si l'intérêt y est; faible, voire nulle, sinon.
Grand sens de l'humour (et humour très particulier, souvent incompris).
Rapidement frustré s'il ne trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.
Grand sens de la justice, de l'équité, moralité. Intolérance à l'injustice, pour lui et pour les autres.
Respect des règles bien comprises ("logiques"), mais tendance à questionner l'autorité non fondée.
Idéalisme, altruisme, compassion.
Grande capacité de raisonnement/résolution de problèmes.
Rapidité d'apprentissage.
Méthode d'apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.
A lu très jeune et avidement.
Vocabulaire extensif.
Excellente mémoire.
Bon en chiffres, puzzles, ...
Et surtout :
Perfectionnisme, doublé d'une extrême lucidité , qui entraînent parfois le doute, la peur de l'échec.
Par ailleurs, en matière d'éducation, je trouve d'intéressantes idées, dont celle de pensée complexe, dans le livre d'Edgar Morin publié par l'UNESCO : Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur (http://unesdoc.unesco.org/images/0011/001177/117740fo.pdf).