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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Chance de survie et personnalité...  (Lu 15097 fois)

10 juillet 2013 à 10:11:49
Réponse #25

macagnaman


argh pitié, penser hors de la boite, c'est un truc de marketing d'entreprise, à chaque changement de manager le nouveau s'amène en souriant et nous dit la bouche en coeur :"j''ai la solution .... il faut penser hors de la boite".... et là pour nous montrer que lui c'est vraiment un bon il nous le repète en anglais, parceque du coup ça donne de la force à son discours (nécessairement si c'est un ricain qui l'a conceptualisé, c'est donc plus efficace).
Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié non pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...


ceci dit sans te vexer ulf, c'est juste que.... cette phrase me sort par le nez.
 
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 10:15:05
Réponse #26

Ulf


argh pitié, penser hors de la boite, c'est un truc de marketing d'entreprise, à chaque changement de manager le nouveau s'amène en souriant et nous dit la bouche en coeur :"j''ai la solution .... il faut penser hors de la boite".... et là pour nous montrer que lui c'est vraiment un bon il nous le repète en anglais, parceque du coup ça donne de la force à son discours (nécessairement si c'est un ricain qui l'a conceptualisé, c'est donc plus efficace).
Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié no pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...

 :lol:

Si ces cadres avaient une vraie capacité à penser en dehors de la boite, ils ne seraient pas dans une boite, justement ;)

Néanmoins, être capable de réfléchir en dehors des règles, conventions, normes etc. C'est un trait intéressant, non ? 

10 juillet 2013 à 10:33:07
Réponse #27

macagnaman


La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 10:42:51
Réponse #28

Karto


David, la lecture de ta théorie me fait penser : "ces gens me paraissent surtout intensément humains".
Le corollaire, c'est que ta grille est sympa : la plupart des humains pourront s'y reconnaître, surtout en laissant jouer un peu d'effet Barnum. (du coup, donner à chacun l'impression d'appartenir à une élite, c'est bon pour ton aura de gourou ;))

Si les psychograttages ultérieurs confirment l'existence d'une liste de critères similaire à l'ébauche présentée ici, il arrivera un moment où la quantification devra entrer en ligne de compte, et ça deviendra simplement inchiable. Sans parler de dérives dogmatiques qui pourraient en résulter. Ou alors on oublie complètement la notion de "5%", on se dit que la distribution de ces qualités est sûrement continue dans une population humaine donnée, et on se dit que le pourcentage en question variera selon l'intensité du problème à gérer. Ca me paraît être une formulation plus pérenne, plus concrètement applicable pour les gens qui souhaitent développer les qualités sans avoir l'impression de devoir changer leur nature ; surtout que l'on ne l'adresse pas aux autorités qui devront gérer des catastrophes de grande ampleur où les lois des grands nombres entrent en jeu et qui, elles, ont déjà leurs étalonnages statistiques.



10 juillet 2013 à 11:20:04
Réponse #29

raphael


supposons que 100 % de la population ait au moins une des caracteristiques citées par David, quel est le pourcentage de la population qui en possede, deux , trois ? et toutes ? 5 % ?

Après quelle est la part de l'inné et de l'acquis dans chacune de ces caracteristiques ?
Se connaitre et s'accepter


10 juillet 2013 à 11:27:28
Réponse #30

Karto


supposons que 100 % de la population ait au moins une des caracteristiques citées par David, quel est le pourcentage de la population qui en possede, deux , trois ? et toutes ? 5 % ?

Salut Raph.

Me semble que la question perd son sens si on suppose que ces qualités ne sont pas des "tout ou rien", mais sont chacune des qualités que tout le monde possède, simplement à des degrés variables. D'où la présentation en courbe de distribution, et le raisonnement qui s'en suit. Mais on spécule...

10 juillet 2013 à 11:37:12
Réponse #31

raphael


Salut Raph.

Me semble que la question perd son sens si on suppose que ces qualités ne sont pas des "tout ou rien", mais sont chacune des qualités que tout le monde possède, simplement à des degrés variables. D'où la présentation en courbe de distribution, et le raisonnement qui s'en suit. Mais on spécule...


Oui je suis trop dichotomique  ;#.
Ta courbe me fait penser à un phénomene de percolation ou une simulation de Monte Carlo.
je retrouve une explication comprehensible de ce que je veux dire et je complete

Edit :

j'ai un peu divagué mais en fait pas tant que ca . C'est plutot a ca que je pensais

"Issu d'une famille de scientifiques, Francis Galton (1822-1911) était le cousin de Charles Darwin et voulait justifier la transmission des possibilités intellectuelles par l'hérédité pour améliorer l'espèce humaine... Il s'intéressa à la géographie, la météorologie, l'anthropologie. Il fut l'un des pionniers en statistique, dans un but purement utilitaire. Ses travaux dans le domaine des statistiques restèrent cependant secondaires pour Galton, à côté de ses études sur l'origine des espèces. Il créa une planche à deux étages afin d'étudier les lois du hasard.
Dans la planche de Galton, plusieurs billes tombent au travers d'une pyramide de clous sur une planche inclinée. En bas se trouvent des boîtes dans lesquelles tombent les billes. La bille finit sa trajectoire en tombant dans une des boîtes du bas. On trouve quelquefois ce jeu dans les foires. L'animateur du stand attribuera-t-il la même valeur à chaque boîte de la planche ?

Chaque fois qu'une bille tape un clou, elle a une chance sur deux de tomber d'un côté ou de l'autre. Elle a donc la même probabilité (p=0.5) de continuer sa chute à gauche ou à droite. Si nous réalisons l'expérience un grand nombre de fois (400 fois par exemple), les billes accumulées dans les boîtes forment ainsi un histogramme."


Du coup est ce quand une population est suffisamment importante, il y aura toujours ces personnalités "anachroniques" ?
« Modifié: 10 juillet 2013 à 13:06:39 par raphael »
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10 juillet 2013 à 13:13:45
Réponse #32

raphael


http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/05/comment-devenir-un-mentat-1.html

Peut on rapprocher ces 5 % de la notion de mentat catégorie " chance de survie" ?
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10 juillet 2013 à 13:30:06
Réponse #33

Moleson


Dans l'histoire des 5%, c'est effectivement une minorité qui en règle générale à fait bouger les choses.

Mais et c'est là l'essentiel c'est pas la même minorité selon l'époque et le contexte, ce qui relativise très vite toute les tentatives de récupération genre homme supérieur.

Il y a certainement des caractéristiques communes: croire très fortement à un idéal (bon ou mauvais ne joue aucun rôle), capacité de penser hors de la logique à ce moment habituelle, capacité à travailler beaucoup (on oublie souvent qu'il y 99% de sueur et 1% d'inspiration) et capacité à fédérer des hommes être capable d'évaluer l’efficacité réelle de son action.

Moléson

10 juillet 2013 à 15:04:38
Réponse #34

DavidManise


Dans ma boite, 3 changements de directeur en 3 ans, les 3 nous ont sorti "il faut penser hors de la boite".... au troisième on avait parié non pas sur la fait qu'il allait le dire, mais sur le moment où il allait le dire...


ceci dit sans te vexer ulf, c'est juste que.... cette phrase me sort par le nez.

La meilleure manière que j'ai trouvé de penser hors de la boîte, perso, c'était justement de quitter la boîte ;#

Cette récupération managériale d'une bonne idée pour la pourrir et lui chier dessus n'est malheureusement pas unique, ni isolée, ni même rare...  on a plein d'autres exemple.  Mais stp, ne flingue pas le messager ;)

Bises :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 juillet 2013 à 15:07:33
Réponse #35

DavidManise


Karto : merci.

Oui, effet Barnum à fond...  tout le monde a le potentiel pour être un "bon".  Tout le monde a un peu de ces qualités là, et effectivement c'est pas un truc binaire.  C'est un truc analogique où on force la dose de ces points là, si on le souhaite, dans le mélange qui constitue notre comportement à un instant T.

Bref...  y'avait un truc qui me grattait pas agréablement dans ce modèle, et t'as mis ton gros doigt plein de graisse de camion pile dessus.  Nickel.  En plus ça marque le spot, j'ai même pas besoin de m'en souvenir ;#

David
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10 juillet 2013 à 15:10:38
Réponse #36

macagnaman


La meilleure manière que j'ai trouvé de penser hors de la boîte, perso, c'était justement de quitter la boîte ;#

Cette récupération managériale d'une bonne idée pour la pourrir et lui chier dessus n'est malheureusement pas unique, ni isolée, ni même rare...  on a plein d'autres exemple.  Mais stp, ne flingue pas le messager ;)

Bises :)

David
ah ah ah c'est bon ça  :doubleup:
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

10 juillet 2013 à 16:32:30
Réponse #37

DavidManise


Mais et c'est là l'essentiel c'est pas la même minorité selon l'époque et le contexte, ce qui relativise très vite toute les tentatives de récupération genre homme supérieur.

Oui...  le délire de l'homme supérieur, c'est vraiment pas ça l'idée hein. 

Mais le mieux adapté à un instant T, le plus efficace, à ce moment là et dans ce contexte là, ça oui. 

Et il a des caractéristiques, cet individu là, à ce moment là, dans ce contexte là.

C'est ça qui m'intéresse... 

David
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10 juillet 2013 à 16:42:50
Réponse #38

raphael


Oui...  le délire de l'homme supérieur, c'est vraiment pas ça l'idée hein. 

Mais le mieux adapté à un instant T, le plus efficace, à ce moment là et dans ce contexte là, ça oui. 

Et il a des caractéristiques, cet individu là, à ce moment là, dans ce contexte là.

C'est ça qui m'intéresse... 

David


j'ai peut etre pas compris le fil mais
tu cherches à faire l'analyse de la premiere couche (mindset) de la pyramide ou tu cherches une couche inférieure ?

« Modifié: 10 juillet 2013 à 16:48:08 par raphael »
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10 juillet 2013 à 17:11:35
Réponse #39

DavidManise


Je ne me limite pas au mindset volontairement, mais effectivement, y'a un peu de ça.  Je cherche à comprendre ce qu'est "un bon"...  quelles caractéristiques communes ils ont, à l'intant T où ils sont bons.  Outre le fait d'être bien adaptés au réel où ils sont...  qu'est-ce qui leur permet d'être comme ça...  le tout avec comme idée sous-jacente, bien entendu, l'idée de développer ces caractéristiques là...  et de pouvoir transmettre ça, plus ou moins sous forme de méthode générique.

On part toujours du principe qu'on est bon ou pas.  L'idée même de processus de sélection, dans les armées du monde entier, traduisent ce schéma de pensée là : être un bon, c'est inné, pas acquis.  Moi je pense que c'est un peu des deux...  mais qu'il y a une grosse grosse part qui se travaille.  Et je veux trouver exactement comment faire.

Je fais ça sur moi même depuis des années sans vraiment en avoir conscience...  ce que je veux là, c'est ajuster le focus, et formalise un truc utilisable.

Ciao ;)

David
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10 juillet 2013 à 17:34:15
Réponse #40

raphael


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10 juillet 2013 à 17:40:44
Réponse #41

Phil67


Le "bon" dans un contexte donné ne l'est pas forcément dans un autre contexte : p.ex. durant la guerre d'anciens "bons" se sont transformés en ordures de la pire espèce alors que de nombreux anonymes faisant a priori partie des "95%" ont été bien plus utiles à l'humanité.

Je trouve justement ce chiffre de 5% un peu faible : il reflète peut-être le comportement des gens en "régime de croisière" (ou comme tu le dis une petite minorité tient le "système" à bout de bras), mais j'ai l'impression qu'il est nettement plus élevé en "situation dégradée".

Un exemple (parmi d'autres) : les chaînes de solidarités se mettant spontanément en place lors de catastrophes naturelles (surtout au niveau local : relogements, dons de matériel, main d’œuvre...). Cette solidarité reste ancrée même dans des sociétés connues pour leur individualisme (p.ex. USA).

Autre exemple : il est de bon ton de dire que seule une petite minorité de français ont aidé les juifs pendant la guerre, alors que la plupart des survivants relatent les chaînes de solidarités à tous les niveaux de la population (y compris chez les pétainistes, désolé pour la parenthèse politique). De l'avis de tous les historiens il représentaient largement plus de 5% malgré les risques réels et leur situation individuelle déjà difficile.

=> Une piste à creuser : j'avais entendu il y a longtemps une émission abordant une étude sur les motivations et la psychologie des "Justes" anonymes...


Il faudrait également distinguer "survie immédiate" p.ex. pendant une catastrophe (capacité d'action et de résistance au stress) et "survie à long terme" post-catastrophe (organisation, reconstruction, résilience) sans se limiter à des angles forcément réducteurs (leadership, mode de pensée, stratégies)...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 juillet 2013 à 17:54:34
Réponse #42

Bomby


La résilience fait pour moi partie d'un groupe de facteurs qui vont permettre l'émergence de personnalités hors du commun comme ça.

Je parle des "5%" dans mon dernier coup de blog.  On les retrouve partout.  Ils ont plein de qualités techniques et humaines différentes selon le secteur où ils sont employés...  mais ils ont tous un truc en commun.  Ce "truc", est complexe à cerner.  Je lis, je me documente, je travaille là-dessus depuis une bonne semaine, en pointillés...  Mais ce qui est sûr c'est qu'ils ne cadrent généralement pas dans les petites boîtes où on voudrait qu'ils soient bien rangés dans la vie de tous les jours ;#

- Ils n'en ont généralement strictement rien à branler des conventions, des lois, des règles, du "ça se fait pas"... 
- Ils cherchent du résultat concret, une solution qui fonctionne...  pas un beau discours pour vendre un truc de m*rde ;
- Ils ont une capacité de concentration et de travail soutenu importante... 
- Ils ont HORREUR de perdre... 
- Ils sont à la fois très sensibles, et capables de ne pas l'être du tout...  autrement dit ils ont une palette d'émotions très vaste et très riche, mais ils sont aussi capables de n'en avoir rien à foutre pour faire le boulot, pour prendre une décision, pour foncer quand c'est le moment... 
- Ils ne perdent pas de temps avec les choses superficielles et futiles, ils ont tendance à aller au fond de choses, et à être exigeants... 
- Ils sont chiants et généreux... 
(...)

David, si je puis me permettre de reprendre ta liste, pour limiter l'effet Barnum et essayer d'en venir à des qualités, attitudes ou traits de personnalité que l'on puisse cultiver...


Citer
- Ils n'en ont généralement strictement rien à branler des conventions, des lois, des règles, du "ça se fait pas"...
Sans doute, mais attention à ne pas confondre un tempérament rebelle avec la capacité à s'extraire de l'effet de groupe, voire de "meute" dans certains cas... C'est à mon avis surtout une question de liberté à cultiver par rapport à la convention sociale, donc d'attitude intellectuelle à développer en ce sens.

Citer
- Ils cherchent du résultat concret, une solution qui fonctionne...  pas un beau discours pour vendre un truc de m*rde ;
Oui, mais pour moi c'est  moins une question de supériorité du pragmatique sur le théorique que, simplement, une question de connexion de l'intelligence au réel, avec là encore une attitude intellectuelle que l'on peut, ou non, cultiver en ce sens.

Citer
- Ils ont une capacité de concentration et de travail soutenu importante... 
- Ils ont HORREUR de perdre... 
- Ils ne perdent pas de temps avec les choses superficielles et futiles, ils ont tendance à aller au fond de choses, et à être exigeants... 
Là, je ne suis pas vraiment d'accord. Je doute que ce soit vraiment indispensable. Il me semble que tout est une question de contexte et, avant tout, en fonction du contexte, une question de détermination et de motivation. L'attitude à cultiver serait ici pour moi surtout la détermination.

Citer
- Ils sont à la fois très sensibles, et capables de ne pas l'être du tout...  autrement dit ils ont une palette d'émotions très vaste et très riche, mais ils sont aussi capables de n'en avoir rien à foutre pour faire le boulot, pour prendre une décision, pour foncer quand c'est le moment...
Cet éclairage me paraît vraiment intéressant, mais il me semble que, sur le fond, il s'agit surtout de la capacité à analyser et gérer ses émotions (encore une fois selon le contexte). Là encore, la gestion et l'analyse des émotions me semblent pouvoir être développées. Chacun est sans doute plus ou moins spontanément doué pour cela, mais il me semble que tous peuvent y travailler.

Citer
- Ils sont chiants et généreux... 
Pas vraiment d'accord, pur transfert ? Et d'ailleurs je ne vois pas vraiment le rapport ni ce que ça apporte de plus... Sinon peut-être que quelqu'un de déterminé et de relativement libre par rapport aux conventions sociales paraîtra facilement chiant à son entourage moins déterminé et moins libre. Et que la générosité peut sans doute être souvent reliée à un appétit vital qui sera le ressort de la motivation de survie... Donc pas forcément infondé mais plutôt redondant...

Ce que j'aurais tendance à retenir personnellement de ta liste c'est donc l'intérêt de cultiver les attitudes mentales suivantes, qui seraient de l'ordre des outils :
- liberté à l'égard des conventions sociales;
- connexion avec le réel;
- détermination.

Quant à ce qui me semble être le ressort de la motivation de survie, l'appétit vital, se cultive-t-il ?

Cordialement,

Bomby

11 juillet 2013 à 12:08:39
Réponse #43

Manengus


Salut à tous,

Cette idée des "5%", qui n'est qu'une image, me semble toucher à ceux qu'on nomme souvent à la va vite des "visionnaires". On pourra citer les habituels De Vinci, De Gaulle, Picasso, Hendrix, Steve Jobs... Tous des mecs à qui on prêtais à la fois des aptitudes "géniales" et un caractère à la limite du fascisme lorsqu'il s'agissait de leur domaine de compétence. Le visionnaire c'est un mec qui, grosso merdo, a plus qu'une idée en tête, mais une vision, une image, un monde, souvent novateur car très personnel qu'il va traduire en pratique dans son domaine de compétence, arts, politique, science...et faire avancer le machin plus que d'autres.

Ce qui est intéressant au delà du ils-sont-géniaux-c'est-les-meilleurs-ave-maria c'est l'idée d'image. On sait que les métaphores sont un puissant moteur de la réflexion et de la construction conceptuelle. En gros la capacité d'abstraction est un outil fondamental pour faire des connexions à grande échelles dans un système X ou Y ( et après dans le système A ou B englobant les systèmes X ou Y ).

J'ai l'impression, mais je peux me gourer, que c'est cette capacité d'abstraction, et quelque part d'imagination, qui est vraiment la source des 5%. Faire résonner le réel avec la grande image globale qu'on en a construit dans son esprit, à sa façon.  Cette façon de réfléchir est de fait assez peu favorisée dans un système ( scolaire, administratif, social etc ) qui a tendance à apprendre à l'intérieur de cadres et de procédures préétablis.

  Je lisais y a pas longtemps un truc sur Lennon, indubitablement un visionnaire, qui disait par rapport à sa vie d'artiste connu et reconnu : "Les gens n'en voient jamais que des petits bouts, mais j'essaie de voir le tout...pas juste dans ma vie, mais dans l'univers entier, le jeu complet." Je crois que ça résume bien l'idée de vision globale qui lierait les 5%.


 Pour ce qui est de l'inné ou de l'acquis, je pencherais pour de l'acquis. Concrètement que ce soit en socio (normal...) mais aussi en psycho ou en neuro-sciences, toutes ces disciplines tendant à se rejoindre ces dernières années pour dire que l'individu n'existe pas et qu'il n'est que le produit de son environnement.
 L'individu serait un homme pluriel, dont la personnalité formerait un patchwork issu de ses différentes expériences sociales, de son éducation primaire à sa socialisation adolescente en passant par des rencontres marquantes, et ce que montrent les neuro sciences c'est que le cerveau commencerait à réagir aux stimuli extérieurs dès le stade foetal !

 Pour avoir un peu expérimenté, autant inculquer le fait de penser global à une population jeune serait assez facile, pas besoin de "dons" ou autre talent innés. Autant j'ai remarqué que c'est quand même assez chaud de faire comprendre ça à une personne adulte chez qui des "cadres mentaux" sont assez incrustés.  :-\
« Modifié: 11 juillet 2013 à 12:36:44 par Manengus »

11 juillet 2013 à 13:12:30
Réponse #44

DavidManise


L'imagination peut être un super outil, ou un put**n de cauchemar qui nous empêche de vivre...  Tout dépend comment on l'utilise.

Par ailleurs, l'imagination, même bien utilisée, ne fait vraiment pas tout. 

C'est extrêmement complexe tout ça...  et pétri de paradoxes apparents que je suis en train de mindmapper...  et je m'arrache le peu de cheveux qui me restent ^^

David
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11 juillet 2013 à 14:15:52
Réponse #45

raphael


Se connaitre et s'accepter


11 juillet 2013 à 14:31:04
Réponse #46

Bison


Citer
Pour ce qui est de l'inné ou de l'acquis, je pencherais pour de l'acquis. Concrètement que ce soit en socio (normal...) mais aussi en psycho ou en neuro-sciences, toutes ces disciplines tendant à se rejoindre ces dernières années pour dire que l'individu n'existe pas et qu'il n'est que le produit de son environnement.

Tu devrais voir mes trois (grands) enfants ... (trois ans d'écart d'âge)
Même famille unie, même environnement, même éducation, mêmes écoles ... et trois personnalités totalement différentes.

Personne ne pourrait se douter qu'ils sont frères et sœur.

Par contre, pour qui connaît la famille, on voit bien de qui chacun a hérité en priorité d'un bon paquet de gênes. Aussi bien du point de vue physique que du point de vue "personnalité".

On voit presque revivre une grand mère et deux grands-pères ... :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

11 juillet 2013 à 16:47:12
Réponse #47

Guillaume FPS


Si je peux me permettre le fait d'être d'une même fratrie n'est pas le gage d'une personnalité semblable.
L'ordre des naissances et la place au sein de la famille peut avoir un impact important (surtout pour l'ainé et le benjamin).

11 juillet 2013 à 17:52:12
Réponse #48

Manengus


L'imagination peut être un super outil, ou un put**n de cauchemar qui nous empêche de vivre...

 Oh oui...ça je comprends tout à fait... ::)

 Au delà de l'imagination c'est concrètement penser de façon systémique et globale en allant voir au delà de son domaine pratique ou de connaissance. Aller chercher des solutions nouvelles dans des systèmes à première vu déconnectés de celui qui capote mais qui en fait l'impactent indirectement.

 Si pour moi un "bon" c'est quelqu'un qui résout un problème alors ça c'est une base énorme. C'est aussi quelque chose dont les principes peuvent êtres inculqués par une méthode à un grand nombre. Pas facile mais possible. Parce qu' Amha les caractéristiques affectives ou de performance me semblent être des données trop friables pour être circoncises et surtout transmises.


Tu devrais voir mes trois (grands) enfants ... (trois ans d'écart d'âge)
Même famille unie, même environnement, même éducation, mêmes écoles ... et trois personnalités totalement différentes.

 Oui, c'est pour ça que les "rencontres marquantes" sont une part importante du patchwork  :). L'environnement social c'est pas quelque chose de fixe, mais bourré d'éléments dynamiques qui entrent en interaction.

 Du genre :

 Lors d'une balade deux de tes gamins tombent sur un super beau scarabée.  Le premier vient de se confronter aux sciences en classe et une série de bonnes notes et d'exercices intéressants l'ont fait apprécié la matière. Le second, dont la maitresse a eu envie d'initier ses élèves à l'art les a emmené au musée, la visite a vraiment beaucoup plu à l'enfant. Et bien le premier a pu être enthousiasmé par le caractère "espèce vivante" du scarabée alors que le second se sera plus attardé sur ses formes et ses couleurs.

 Deux trajectoires différentes qui commencent à se dessiner en prenant place dans l'ensemble plus vaste de la famille, du milieu social etc...


 

11 juillet 2013 à 19:20:33
Réponse #49

Phil67


Au delà de l'imagination c'est concrètement penser de façon systémique et globale en allant voir au delà de son domaine pratique ou de connaissance. Aller chercher des solutions nouvelles dans des systèmes à première vu déconnectés de celui qui capote mais qui en fait l'impactent indirectement.
Ce qu'on pourrait résumer par le terme de créativité (au sens large, comme p.ex la pensée latérale ou divergente).

Citer
Si pour moi un "bon" c'est quelqu'un qui résout un problème alors ça c'est une base énorme. C'est aussi quelque chose dont les principes peuvent êtres inculqués par une méthode à un grand nombre.
Le problème c'est que justement nos systèmes éducatifs sont tellement focalisés sur un "formatage des cerveaux" qu'ils brident ces capacités innées dès le plus jeune âge. Avant d'essayer d'inculquer de nouveaux principes il serait peut-être plus efficace de ne pas gâcher tout ce potentiel.

Voir les conférences TED de Ken Robinson, p.ex. : Le changement de paradigme du système d'éducation (les plus pressés peuvent sauter directement à 6m10)...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

 


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