Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Urdjaby le 22 novembre 2010 à 20:30:00
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Bonsoir,
La question va peut être vous paraître étrange voir loufoque, mais elle me trotte dans la tête depuis un petit moment,
A quoi ça sert de pleurer?
Il est prouvé scientifiquement que le rire est bon pour la santé, et pour le moral, or comme je sais qu'on est vachement bien foutus je me suis dis dans ma petite tête que pleurer devait avoir aussi des vertus pour le moral et la santé, ou alors ptet que je me plante complètement?
Dans notre société actuelle, un homme n'a pas le droit de pleurer, parce que ce serait réservé aux femmes (vive les machos) c'est moins d'actualité qu'aux temps des spartiates, ça c'est sur, mais c'est encore dans les mœurs, un homme ça pleure ça, ça fait le fier, et ça se retient, mais ne devrait il pas au contraire se lâcher?
Je ne parle pas de pleurer parce l'on s'est fait un bobo, mais parce que l'on est triste, quelqu'un de proche nous a quitté par exemple.
Je suis pour ma part quelqu'un de très très sentimental, et je pleure très souvent devant les drames, la ligne verte, la liste de Schindler, ou même la scène finale de gladiator par exemple m'ont fait pleurer des hectolitres de larmes (bon, j'en rajoute ptet un peu, un peu beaucoup) et a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant, moins stressé, moins énervé, zen, après est ce que c'est juste psychosomatique, ou bien est-ce vraiment du aux vertus des pleurs ?
Merci d’avance a ceux qui prendront la peine de me répondre, et si cette question n’a vraiment aucun intérêt, je vous prie de bien vouloir m’en excuser.
Bonne soirée,
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Bonsoir,
La question va peut être vous paraître étrange voir loufoque, mais elle me trotte dans la tête depuis un petit moment,
A quoi ça sert de pleurer?
Il est prouvé scientifiquement que le rire est bon pour la santé, et pour le moral, or comme je sais qu'on est vachement bien foutus je me suis dis dans ma petite tête que pleurer devait avoir aussi des vertus pour le moral et la santé, ou alors ptet que je me plante complètement?
Dans notre société actuelle, un homme n'a pas le droit de pleurer, parce que ce serait réservé aux femmes (vive les machos) c'est moins d'actualité qu'aux temps des spartiates, ça c'est sur, mais c'est encore dans les mœurs, un homme ça pleure ça, ça fait le fier, et ça se retient, mais ne devrait il pas au contraire se lâcher?
Je ne parle pas de pleurer parce l'on s'est fait un bobo, mais parce que l'on est triste, quelqu'un de proche nous a quitté par exemple.
Je suis pour ma part quelqu'un de très très sentimental, et je pleure très souvent devant les drames, la ligne verte, la liste de Schindler, ou même la scène finale de gladiator par exemple m'ont fait pleurer des hectolitres de larmes (bon, j'en rajoute ptet un peu, un peu beaucoup) et a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant, moins stressé, moins énervé, zen, après est ce que c'est juste psychosomatique, ou bien est-ce vraiment du aux vertus des pleurs ?
Merci d’avance a ceux qui prendront la peine de me répondre, et si cette question n’a vraiment aucun intérêt, je vous prie de bien vouloir m’en excuser.
Bonne soirée,
Euh, tu as vu ça où ?
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ça fait parti des représentation sociales occidentales usuelles, qu'on le veuille ounon ça fait partie de notre culture... (j'ai pas dit que c'est bien, mal, etc...)... un certains nombre d'expression usuelle le prouvent.
Même si ça change (mais une représentation sociale ça ne change pas comme ça en un claquement de doigts)).
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je parle pas au mec qui pleure .... :o
non je déconne moi aussi je pleure quand je vois une oeuvre cinématographique émouvante, les larmes contiendraient des quantités importantes d'adrénaline, ce qui pourrait servir a en éliminer une partie, je n'en sais pas plus je vais chercher
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A quoi ça sert de pleurer ?
C'est un vecteur important de communication non-verbale , une catharsis et une protection physiologique de l'oeil.
Deux belles études :
Dr. Carry J. Lane - docteur en philosophie :
dspace.uta.edu/bitstream/handle/10106/535/umi-uta-1460.pdf?sequence=1
Stougie, Vingerhoets & Cornelius :
arno.uvt.nl/show.cgi?fid=14638
Ta ( très bonne ) question fut mienne lorsque je me la suis posée en fonction de l'âge et non du sexe.
Pourquoi pleure-t'on plus ou moins selon que l'on est plus ou moins âgé ?
Ces documents ont, en partie, répondu alors à ma question.
J'espère que cela t'aidera également.
La question touche ( également ) de près le domaine du comportementalisme qui jouxte celui de la protection personnelle.
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C'est un vecteur important de communication non-verbale , une catharsis et une protection physiologique de l'oeil.
Il se dit de ci de là que çà permet aussi de purifier son âme...
On peut aussi souligner qu'il n'est pas facile de pleurer et qu'il faut savoir parfois identifier cette petite larme qui se profile au coin de l'oeil et qui vient glisser lentement le long de la joue ;)
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Je pense pour moi que c'est une soupape de sécurité, le sifflet de la bouilloir ou de la cocotte minute, histoire de lacher un peu de vapeur et ne pas exploser et finir par faire des conneries ;)
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Puis il y a sangloter et verser une larme !
Certaines musiques, scènes de film ou d'ouvrage réussiront toujours à m'arracher une larme parce qu'elles vibrent à la même fréquences que certains de mes points sensibles on va dire ;#.
Ensuite pleurer à chaudes larmes, dans une situations critique peut être catastrophique !! Une fois la situation passée ca peut être un moyen de relâcher les vannes et de "marcher-souffler"...
Bref, pleurer peut être bénéfique si c'est contrôlé et raisonné.
Je ne sais pas si ça a grand'choses à voir, mais le paternel me disait que lorsqu'il arrivait sur un accident de la route, il se dirigeait vers les victimes les plus silencieuses en premier et non celles qui pleuraient bruyamment, partant du principe que s'ils étaient en état de pleurer il respiraient encore...
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Pleurer a sans conteste des vertus liberatrices de tensions.
Le jour ou j'ai eu 11 ans, j'ai estime que j'etais trop "vieux" pour pleurer.
C'est c*n car on peut etre un homme et pleurer, mais j'en avais decide ainsi.
Jusqu'a 40 ans, je n'ai donc plus pleure une seule fois.
Puis, j'ai voulu me reautoriser a pleurer, mais je n'y arrivais plus. Il y avait un blocage.
Et je realisais que pour pleurer a nouveau, il faudrait un evenement vraiment triste. Quelque chose d'assez fort pour briser ce tabou.
Mais en fait, c'est venu d'une facon a laquelle je ne m'attendais pas : a 41 ans, a l'arrivee de mon premier marathon, je me suis mis a pleurer.
Depuis lors, j'arrive a ouvrir les vannes quand c'est necessaire (c'est rare, mais ca arrive).
Et ca fait un bien fou.
Avant, j'avais souvent des douleurs musculaires et des migraines dues aux tensions accumuluees et non exprimees.
Mais maintenant, ces problemes ont disparu.
Je suis certain qu'il y a un lien.
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Je pense que le fait de pleurer a quelque chose de profondément libérateur, au même titre que de verbaliser. Ca exprime une douleur, une émotion... ça la matérialise, et de fait ça lui évite de se somatiser, de prendre racine dans le corps ou dans la psyché.
J'avoue que je pleure assez difficilement... et je pleure très rarement quand je suis triste ou face à des émotions négatives. Dans ces moments là, je survis, je me bats. Quand je pleure, en général, c'est de soulagement... quand tout se dénoue et que je peux baisser la garde.
Et LE truc qui me fait chialer, c'est la bienveillance inespérée des humains... L'autre jour au parc j'ai vu un gamin se viander. Il s'était écorché le nez et tout. Tous les autres gamins s'en battaient les c*u!lles, ses parents, même, regardaient ailleurs... et là une gamine de style 4 ans est venue vers lui, et elle l'a aidé à se relever, et elle lui a fait un bisou... elle avait l'air vraiment triste qu'il se soit fait mal. Direct, j'ai eu la boule dans la gorge et les yeux qui piquaient...
Ciao ;)
David, qui va lire les textes du Sergio ;)
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Et LE truc qui me fait chialer, c'est la bienveillance inespérée des humains... L'autre jour au parc j'ai vu un gamin se viander. Il s'était écorché le nez et tout. Tous les autres gamins s'en battaient les c*u!lles, ses parents, même, regardaient ailleurs... et là une gamine de style 4 ans est venue vers lui, et elle l'a aidé à se relever, et elle lui a fait un bisou... elle avait l'air vraiment triste qu'il se soit fait mal. Direct, j'ai eu la boule dans la gorge et les yeux qui piquaient...
Idem quand j'ai lu ça par exemple : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Un-heros-en-herbe-tentative-enlevement-echouee-enfants-yvelines-plaisir-86029/
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Ahhhhhhhhh Pleurer...
S'autoriser à pleurer...
Lâcher enfin prise ( ce mot n'est pas choisi au hasard).
C'est aussi avouer aux autres et à soi-même que l'on est fragile et que l'on a aussi besoin d'attention, que l'on est pas inébranlable, que l'on est perfectible, que l'on est pas "fini".
Je ne parle pas de faiblesse ( qui contient dans son "phonème" une certaine forme de lâcheté, enfin pour moi, mais les mots hein...)
Pleurer c'est avouer, reconnaitre que l'on souffre, et que l'on est capable de souffrir. C'est laisser de coté cette espèce de fierté mal digèrée que l'on appelle l'orgueuil. Il n'y a rien de plus dégueulasse ( pour moi) que l'orgueuil.
Pleurer, c'est effectivement baisser la garde, déposer les armes, se livrer à l'autre. Sangloter dans les bras ( même si on est un Ours) d'un être cher, ce n'est ni plus ni moins que lui montrer la confiance qu'on lui porte. C'est aussi dire : " là, tout seul, je n'y arrive pas, j'ai besoin de toi.... Aide moi.. s'il te plait...."
Pleurer, c'est être humain, tout bêtement humain.... Enfin humain...
Puissions nous ne jamais avoir honte de nos larmes, elles sont peut-être ce qu'il y a de plus précieux en nous.
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C'est marrant de tomber sur ce post, justement ajd... :-\
Ma princesse a décidé il y a un mois et demi qu'elle n'était plus assez amoureuse pour continuer à vivre à mes côtés...
Sur le coup je me suis dit , ok ça fait mal mais je vais lui montrer que je sais me débrouiller seul (lessive, bouffe, solitude, maison etc...)
J'ai fais un max de sport, j'ai vus des copains, j'ai briqué la maison et jamais au grand jamais je n'ai pleuré...
Il faut dire que depuis tout petit, suite à mon éducation, j'ai bien assimilé le fait que pleurer c'est pour les faibles, que je suis un grand gaillard qui gère la situation, et sur qui les autres doivent pouvoir compter... et pas une "tapette" (sorry pour l'expression)
Et justement je choisissais plutôt la colère aux larmes...
Ce w-e, elle venait reprendre ses meubles, ses objets, déco etc donc un acte fort dans notre rupture... (et je crois, la preuve pour moi qu'elle n'avait pas changé d'avis)
J'ai été occupé tout le w-e (job) des copains sont passés etc et puis hier soir gros gros coup de cafard, je lui ai sonné (mauvaise idée ça...)
Et moi qui n'avait plus pleuré depuis des années, je suis tombé... j'avais l'impression d'entendre un enfant, ça sortait tout seul, ça n'arrêtait pas de couler, je me sentais tout petit, tout fragile, et ça me faisait encore plus pleurer...
Alors je ne sais pas si c'est bénéfique de pleurer, mais moi aprés j'avais honte.... c'est con, je sais, mais c'est ce que je ressentais
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"C'est le vestige d'un réflexe,qui prouve la sincérité de nos émotions.Ces larmes de tristesse, de joie, de douleur renforcent le message que nous voulons exprimer quand nous sommes soumis à un stress psychique.Les témoins de ces pleurs sont alors témoins de la réalité de la détresse.
L'évolution aurait doté nos ancètres d'une connexion neuronale directe entre glandes lacrymales et régions du cerveau impliquées dans les sentiments, à l'origine de l'empathie.
Les bébés dont le cerveau est en construction pleurent d'ailleurs sans larmes.
Ces larmes d'émotion ont ,de plus, une composition chimique différente de celles qui lubrifient l'oeil"
Ce n'est pas de moi mais d'un copié/collé d'un article de "ca m'intéresse" ;)
Par contre l'article parle d'une "évolution" ,l'homme n'aurait donc pas toujours pleuré?
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Laurent,
Pas de honte à avoir. Oui tu es fragile, oui, tu es tout petit, oui, tu es malheureux, oui, tu pleures... La honte ? Aurais-tu honte d'avoir mal, d'être malheureux, de souffrir de la situation ?
Bien évidemment au cours d'une séparation, c'est douloureux. Mais pleurer, c'est aussi montrer à l'autre, aux autres, qu'on a pas le coeur "sec".
Se détacher du "challenge" : " attends, je vais lui montrer à cette c*nne, ce con, que je suis capable de me démerder tout seul, que je peux vivre sans elle/lui ", c'est rentrer dans un process de sur-enchère en terme d'affect.
Briquer la maison, se faire à bouffer tout seul ou faire un repas de famille, il faut le faire d'abord pour soi. Diriger ces actions pour soi, vers soi. Repasser ses chemises ( si tu voyais comment je repasse ! lol !) c'est d'abord le faire, non pas pour prouver quelque chose à l'autre, mais pour se prouver des trucs à soi-même. ça fait partie de la reconstruction perso tout ça. Je sais je passe par là moi aussi. C'est très très dur et ces périodes là contiennent plein de pièges. Il est nécessaire ( je crois) de trouver ses propres mécanismes et les diriger vers soi-même. Pleurer c'est aussi s'accepter, être "vrai", reconnaitre envers soi-même ses limites, voire ses failles, et être ainsi en "devenir".
Ce peut être surprenant, mais pleurer, c'est aussi s'autoriser soi-même à se découvrir.
S'autoriser... Tout est là. Pas de honte, pas de culpabilité.
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Toujours mentionner les sources, de façon précise ;) ( liens, auteurs, dates, etc ... )
Merci d'avance.
Mouais, bah c'est dans le magazine "Ca m'interesse" numéro 357 du mois de novembre 2010 à 3.50 euros signé PM en réponse à la question de "Mathilda" par mail :)
Bon j'ironise gentiment et j'ai bien compris ton rappel mais je n'ai pas plus d'indications sur l'auteur. ;)
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A quoi ça sert de pleurer?
a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant,
Question et réponse. ;)
Pour ce qui est de l'aspect communication non verbale, on peut aussi parfois choisir les personnes devant lesquelles on pleure ou non, que ce soit de joie ou de peine.
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Bonsoir,
Tout d'abord je suis heureux de voir autant de réponse passionnée sur le sujet, et pour te répondre meow, je me suis en réalité mal exprimé dans le titre de mon post, je voulais surtout savoir POURQUOI pleurer était bon, car j'avais en effet déjà connaissance de l'utilité de pleurer ;-).
Je vois également que je ne m'étais pas fourvoyé en disant que pleurer était signifiait être une tarlouse, tapette, tante, et autre mot du même acabit...
Pour ma part j'ai tendance a penser comme Anke, que les larmes sont une partie refoulée de notre humanité, c'est pourquoi je n'ai jamais eu honte de pleurer, même si je pense qu'il ne faut jamais pleurer pour quelque chose qui nous atteint physiquement.
Une autre personne que j'aime particulièrement parle très bien des larmes
LE BRET, vivement, lui prenant la main :
Tu pleures ?
CYRANO :
Ah ! non, cela, jamais ! Non, ce serait trop laid,
Si le long de ce nez une larme coulait !
Je ne laisserai pas, tant que j'en serai maître,
La divine beauté des larmes se commettre
Avec tant de laideur grossière !... Vois-tu bien,
Les larmes, il n'est rien de plus sublime, rien,
Et je ne voudrais pas qu'excitant la risée,
Une seule, par moi, fut ridiculisée !...
Je pense que si les gens pleuraient plus souvent, il y aurait moins de rancune, de malveillance après un coup dur, et de haine, malheureusement les pleurs ont une réputation tenace qui risque de demeurer pendant un certain temps.
En terme de survie, pleurer un bon coup quand tout va mal peut surement permettre de tourner une page rapidement, et de se reprendre, et de devenir efficace, que ce soit en survie dans la vie de tout les jours, ou en cas de cataclysme soudain ;-)
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Et moi qui n'avait plus pleuré depuis des années, je suis tombé... j'avais l'impression d'entendre un enfant, ça sortait tout seul, ça n'arrêtait pas de couler, je me sentais tout petit, tout fragile, et ça me faisait encore plus pleurer...
Alors je ne sais pas si c'est bénéfique de pleurer, mais moi aprés j'avais honte.... c'est con, je sais, mais c'est ce que je ressentais
Pas de quoi avoir honte...
Les ruptures, ça compte parmi les moments les plus durs d'une vie. Comme le décès d'un être cher, de se retrouver au chômage, d'apprendre qu'on a une maladie incurable, etc. Franchement, de ne pas pleurer dans ces cas là, c'est pas humain ;)
Chialer un bon coup, ça permet de lâcher un peu du lest, de poser les trucs et de repartir plus léger.
Continue de briquer ta baraque, de faire en sorte de ne pas te laisser couler. C'est super positif, et ça va t'aider à passer au travers. Et d'ici quelques semaines ça ira déjà mieux. Et d'ici quelques mois le deuil sera fait, et tu seras libre et léger... et tu trouveras quelqu'un d'autre ;)
Bon courage gars...
Ciao ;)
David
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Laurent je verrai bien ton témoignage dans le fil "survivre a un divorce"
il y a plein de choses intéressantes ainsi que les réponses des intervenants :up:
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Pleurer...je me retrouve dans tout ce qui a déjà été dis, une émotion dans un film ou dans un livre, le soulagement de savoir j'ai fini d'en chier, une scène de la vie dont je suis le spectateur...etc...
En temps normal je suis un mec plutôt cynique, solitaire, détaché, et avec une grande capacité à me séparer de toute choses ou personnes sans le moindre regret.
Voilà un peu moins de deux mois, je me suis séparé de ma compagne et retrouvé malgré moi sans toit et sans boulot, j'ai juste tout assumer, trouver un appart trop petit mais pas trop cher dans lequel je vis avec mes 4 molosses, j'ai du abandonner des projets que j'avais passé une année entière à mettre en place, revendre une grosse partie de mon matos de survie et de chasse, j'ai appris à vivre sans aucun électroménager, dans des condition assez précaire, en plus de cela les merdes me tombe dessus, tout les jours il y a un truc nouveau et ça ne s'arrête pas, deux mois à me battre, à voir mon compte en banque se vider, à ne pas savoir comment je vais faire pour m'en sortir et à imaginer le pire, et je n'avais pas pleurer....
...jusqu'à hier soir ou j'ai appris que l'une de mes chiennes avait un kyste aux ovaires...ça à été la goutte d'eau, j'ai lâché les vannes, incroyable ce que ça fait du bien, aujourd'hui je me sens mieux même si je redoute chaque jour qui s'annonce.
Pleurer n'est pas un acte de faiblesse, pleurer est la preuve que vous êtes encore en vie.
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Plus je vieilli , moins je pleure. Mais jeune j avais une sensibilité de dingue. ça m a pourri la vie.
Maintenant Un des rares trucs qui me mets la larme c est ma fille qui vient tout doucement me dire qu elle m aime.. :love:
Bref, pour en revenir a la question, je pense qu on peut faire un parallèle avec le rire.
Tout comme il y a des rires nerveux, rires moqueurs, rire joyeux.....j en passe. Il y a autant de raisons de pleurer a chaque fois différentes.
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Salut…
Pleurer, c'est se laver les yeux pour pouvoir voir le monde différemment.
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Vos messages m'ont fait un bien fou. J'ai même failli pleurer (oui, pourquoi faillit... pourquoi se retient-on!)...
C'est un peu de lumière, un peu de sens et cela me permet de mieux me rendre compte de certaines choses. Alors oui, merci. Je n'ai pas participé à la discussion, mais vous êtes une bonne aide, comme bien souvent.
Sur ce forum de survie, on est bien souvent dans la SUR-vie d'un point de vue de la chaleur humaine. Et pourtant, il y a un écran, un monde virtuel, des "inconnus"... Merci!
P.S: Ah si, les larmes sont là. Merci, vraiment!
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J'avoue avoir beaucoup de mal à parler d'un sujet aussi intime sur un forum public ou même à des porches. Au delà, je ne vois même pas pourquoi en parler tant ce qui nous émeut relève d'une personnalité dont la construction est unique et dont l'expérience émotive n'est par essence pas transmissible.
Je ne crois pas qu'il soit bien, pas bien, de pleurer ou pas. Ceux qui pleurent sans être pour autant des "pleureurs" permanents vont m'émouvoir et attirer mon respect et l'envie d'assister ou soulager. D'autres........................ infiniment moins.
Mais là aussi, je crois qu'on s'en bat un peu les steacks.
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J'ai pas d'expérience, je pleure jamais (mais non, par contre je ment souvent) les pleures sont aussi sociales elles nous permettent de distingué un individu en détresse.
A ce propos un livre que j'aimais bien lire, le singe nu, de ?? Morris, il explique bien le comportement humain ( bon un peu fantasque aussi parfois) mais il m'a permis de me sortir de situations délicate avec mon ancien patron ( milliardaire réputé pour ses sautes d'humeur) bin, la c'est pas moi qui ai pleuré je crois que c'est lui ;D
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Ben voilà, c'est marrant, je viens de retomber sur ce post ou j'avais partage mon expérience, et c'est bien agréable de relire mes mots, mes sentiments de l'époque alors que j'ai désormais la chance de relire tout ceci a côtés de la petite demoiselle qui partage ma vie depuis deux ans..
Je n'ai plus eu à évacuer autant d'émotions depuis (et c'est tant mieux...) et avec le recul, je crois que pleurer une bonne fois (même si cela ne correspond pas du tout à notre éducation) peut faire du bien, cela peut remettre tout à niveau avant de reprendre le combat, juste le moment , le lieux et les personnes présentes sont selon moi à prendre en compte...
Bonne soirée à tous
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Je viens de tomber par hasard sur ce sujet, pas grand chose de plus à ajouter sauf un détail.
Je suis comme tout le monde, ça m'arrive, même si c'est plutôt rare. Je n'ai aucune honte à ça, processus normal, et ça soulage. La distinction entre l'émotion due à un film et la peine réelle (séparation, deuil) est importante. Mais le plus important est à mon avis le fait qu'il ne faut pas pleurer n'importe où, n'importe quand, bref devant n'importe qui. Les quelques fois où j'ai pleuré, c'était soit seul, soit en comité rigoureusement sélectionné (ami(e), frangin). Devant les gens qui ne sont pas du cercle intime, je trouve dangereux de pleurer. Si le besoin s'en fait sentir, mieux vaut s'isoler sous un prétexte quelconque. Non pas par honte, il n'y a pas à en avoir, mais parce que vos larmes peuvent en dire beaucoup sur vous (pas forcément gênant, mais ça dépend à qui ça le dit, et ça dépend de la situation), et peuvent être utilisées ensuite par des baveux.
Chacun fait comme il sent, mais perso, ce genre de chose fait partie de l'intime. On enlève son armure quand on est à l'abri ou en bonne compagnie.
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Plus je vieilli , moins je pleure. Mais jeune j avais une sensibilité de dingue. ça m a pourri la vie.
C'est marrant, moi c'est le contraire.
Peut être une question de cheminement personnel, mais j'ai l'impression qu'en étant plus jeune, j'avais de plus grandes œillères et que j'étais plus égoïste.
Des choses comme la paternité, par exemple, t'ouvre au monde, aussi bien sur les choses douloureuses qu'heureuses.
Je deviens plus empathiques et compatissant avec l'âge, et la petite larme et la boule dans la gorge me vient plus vite.
Pourvu que ça dure...
A part ça, oui pleurer fait du bien et te libère, c'est sur.
Quand tu n'arrive plus à trouver tes mots, ton corps et ton cœur prends la relève.
Aussi naturel, évocateur que de serrer quelqu'un contre toi.
;)
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Mais le plus important est à mon avis le fait qu'il ne faut pas pleurer n'importe où, n'importe quand, bref devant n'importe qui. ... ce genre de chose fait partie de l'intime.
Pleurer peut malheureusement aussi être une technique pour manipuler un auditoire afin de s’attirer la sympathie et jeter l’opprobre sur une "cible" ou la culpabiliser.
Pour moi, ceci est le grand thème que je ne peux dissocier de l'effet "pleurer devant les autres". Discerner le "vrai" de la manipulation et de la victimisation pour attendrir son "public" n'est pas toujours évident. Et quand il s'agit de manipulation, je trouve cela tout à fait insupportable.
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Ben moi, ce qui me fait pleurer, c'est de voir que malgré tout ce qu'on apprend de la part de personnes ausi compétentes que celles que j'ai grand intérêt à lire sur ce forum, c'est que la plupart d'entre nous à peine à cacher que "pleurer" , malgré un brin d'ouverture d'esprit que l'on peu montrer ici, ce soit un truc, à peine sous entendu, à connotation négative, suffit de relever les mots qui entourent le mot "pleurer", au hasard "ça m'a pourri la vie", c'est un sujet "intime", "dangereux, autant de terme qui renvoient à une certaine norme sociale, mais que nul n'est obligé de suivre. J'aime la chanson de Brel "voir un ami pleurer" parce qu'elle exprime le fait que dans la vie il y a des choses insupportables. Et pleurer, c'est peut être montrer ce que l'on ressent/considère comme extraordinaire, négativement ou positivement bien sûr. Raisonnement inverse: si personne ne pleurait, ne riait, reconnaissons que notre humanité perdrait quelque chose, hein? J'ai perdu récemment mon animal familier, un perroquet, qui m'a beaucoup appris. J'ai pas vu venir sa maladie et la mort parce que les oiseaux malades ne laissent transparaître aucune émotion, de faiblesse, sans quoi ils seraient, dans la nature, considérés comme des proies faciles. Sommes nous des animaux? Il n'y a que des barbares ne connaissant que des logiques binaires bien simplistes, pour considérer que pleurer est une faiblesse ou une chose à réprimer. Je cite encore cette anecdote d'un de mes profs d'ethno, qui, de visite en Amazonie plusieurs années après un précédent voyage, avait été invité à "pleurer" plusieurs années après le décès d'un membre de la tribu connu des années auparavant. Et toute la tribu de l'accompagner à pleurer. En bref, je crois que nous valons mieux que le clichés débiles de type male testostéronnés à la hollywood ou autre modèles de magazine, sans compter les bonne vieilles idées bien arriérées qui se transmettent encore.
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En bref, je crois que nous valons mieux que le clichés débiles de type male testostéronnés à la hollywood ou autre modèles de magazine, sans compter les bonne vieilles idées bien arriérées qui se transmettent encore.
Sauf erreur flagrante de compréhension de ma part, je n'ai vu nulle part sur ce post de mâle testostéroné. Les commentaires sont plutôt étayés et honnêtes,loin d'être formatés, justement. :huh:
Pour reprendre mon propre propos (je vais pas m'autociter, ça craint... ;D), je n'ai pas dit que pleurer était mal, j'ai dit qu'il n'est, à mon sens, pas bon de montrer un moment de faiblesse devant n'importe qui. Non pas que pleurer SOIT une faiblesse, mais nécessairement, quand on pleure (sauf film...), c'est qu'on en a pris un coup au moral. C'est du même tonneau que la différence entre être bourré, dans un appart en bonne compagnie avec des potes choisis, et être bourré dans la rue. Y'a une des deux situations qui est potentiellement plus emmerdatoire. Après, chacun fait ce qu'il sent, en fonction de son environnement et de ses impressions.
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Pleurer c'est humain ! :nana:
Merci à serge pour les lien en page 1 !
- Pleurer : c'est humain ;#
- Le pleure : c'est une info , un message , un signal et j'en passe ... donc de la communication et la communication n'est-elle pas une chose vitale !?
S'interroger sur le pleure serai donc s'interroger sur : communiquer ! Non !? ;#
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Kovaks, il y a une grosse différence entre "pleurer c'est mal" et "pleurer renvoie à une connotation négative". J'ai simplement relevé quelques exemples au hasard parmi d'autres dans lesquels on peut ressentir une connotation plus ou moins évidente, peu importe, cette connotation existe dans notre société (exemple:image du testosteronné que je citais), et tout le monde sera d'accord la dessus. Pas mal de post ici commencent par une sorte de "j'suis pas comme ça, mais quand même parfois"...mécanisme de défense? Allons, il serait dommage d'y voir une attaque, loin de moi cette idée...Nous sommes nos propres expériences et force est de reconnaître que l'on peut entrevoir dans notre société une association pleur/faiblesse, que nous cherchons parfois maladroitement à dissimuler. Je crois qu'on vaut mieux que cela: regardons ce qu'il en est du verbe pleurer dans d'autres cultures, cela nous permettra peut-etre de relativiser et de "déculpabiliser" quand on pleure. Je n'ai cité qu'un exemple en Amazonie, j'imagine qu'il y en a beaucoup d'autres. Pour faire écho au fait que évoque: ne pas pleurer devant quand nous avons perdu notre perroquet, moi j'avais les larmes aux yeux en l'emmenant dans la forêt pour l'y enterrer, elle m'a dit qu'elle n'avait pas pleuré non pas par self controle, mais pour ne pas me "communiquer sa tristesse", en quelque sorte une attention envers les autres toute orientale. Je rejoins la définition proposée de "language", si le fait de pleurer possède plusieurs aspects, il constitue peut être une sorte d'interaction entre les individus?
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[modération = amicale - En public, parce que intéressant pour tous]
Cikawasay, ce serait bien si tu apprenais / appliquais les vertus de la mise en page, et notamment de l'aération du texte.
Un paragraphe pour une idée, deux ou trois phrases au maximum, courtes si possibles. Pour respirer, pour donner le temps au lecteur d'assimiler. Et les paragraphes séparés par une ligne blanche.
Ton texte donnerait à peu près ceci :
Kovaks, il y a une grosse différence entre "pleurer c'est mal" et "pleurer renvoie à une connotation négative".
J'ai simplement relevé quelques exemples au hasard parmi d'autres dans lesquels on peut ressentir une connotation plus ou moins évidente. Peu importe, cette connotation existe dans notre société (exemple:image du testosteronné que je citais), et tout le monde sera d'accord la dessus.
Pas mal de post ici commencent par une sorte de "j'suis pas comme ça, mais quand même parfois"...mécanisme de défense? Allons, il serait dommage d'y voir une attaque, loin de moi cette idée...
Nous sommes nos propres expériences et force est de reconnaître que l'on peut entrevoir dans notre société une association pleur/faiblesse, que nous cherchons parfois maladroitement à dissimuler.
Je crois qu'on vaut mieux que cela: regardons ce qu'il en est du verbe pleurer dans d'autres cultures, cela nous permettra peut-etre de relativiser et de "déculpabiliser" quand on pleure. Je n'ai cité qu'un exemple en Amazonie, j'imagine qu'il y en a beaucoup d'autres.
Pour faire écho au fait que évoque: ne pas pleurer devant quand nous avons perdu notre perroquet, moi j'avais les larmes aux yeux en l'emmenant dans la forêt pour l'y enterrer. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas pleuré non pas par self controle, mais pour ne pas me "communiquer sa tristesse". en quelque sorte une attention envers les autres toute orientale.
Je rejoins la définition proposée de "language", si le fait de pleurer possède plusieurs aspects, il constitue peut être une sorte d'interaction entre les individus?
Plus agréable à lire, plus facile à comprendre, non?
Et même : plus facile à relire, à corriger.
Plus facile aussi de détecter l'un ou l'autre mot manquant.
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