Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Rod le 02 novembre 2010 à 01:49:43

Titre: 127 heures
Posté par: Rod le 02 novembre 2010 à 01:49:43
http://fr.wikipedia.org/wiki/127_heures
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1528/Cinema/article/detail/1176588/2010/10/29/Trop-trash-le-dernier-Danny-Boyle.dhtml
Je suppose que ça va nous apprendre plein de trucs... :up: A ne pas faire... ;D

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : 127 heures
Posté par: athlon le 02 novembre 2010 à 11:01:05
La bande annonce
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19149780&cfilm=174939.html
Titre: Re : 127 heures
Posté par: cedx69 le 07 janvier 2011 à 23:41:27
Magnifique film, mais je connais dejà les critiques des grincheux, les memes d'ailleurs que pour into the wild, mais je pose la question: vos auriez fait quoi, vous?

grande leçon de courage...

http://www.youtube.com/watch?v=VyQ7CfDr67g
Titre: Re : 127 heures
Posté par: mad le 08 janvier 2011 à 01:00:53
Magnifique film, mais je connais déjà les critiques des grincheux, les mêmes d'ailleurs que pour "Into the wild", mais je pose la question: vos auriez fait quoi, vous?

[Mode sérieux :] je ne vois pas vraiment le rapport avec "Into the wild" - je parle des histoires qui ont inspiré les deux films, pas des films en tant que tels...

[Mode moins sérieux :] ça renvoie à deux récents fils du forum :

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42358.msg369585.html#msg369585 (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42358.msg369585.html#msg369585)

et aussi :

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42368.msg369722.html#msg36972 (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42368.msg369722.html#msg36972)2
 
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Baden le 08 janvier 2011 à 09:44:51
cedx, l'as tu déjà vu ?
parce que c'est bizarre comme tout mais sur la  bande annonce que Pierrot à mis, il est noté que la sortie est le 23 novembre 2011, alors comment se fait il que tu l'aurais déjà vu  :blink:?
Ou si tu ne l'as pas vu de dire que c'est un superbe film  8).

Si non oui, pour moi aussi ce fil aurait plus sa place dans la section feu de camp.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Ishi le 08 janvier 2011 à 09:51:18
il est noté que la sortie est le 23 novembre 2011, alors comment se fait il que tu l'aurais déjà vu  :blink:?
Ou si tu ne l'as pas vu de dire que c'est un superbe film  8).

Si non oui, pour moi aussi ce fil aurait plus sa place dans la section feu de camp.

J'ai lu 23 février 2011 pour la version francaise donc il l'a peut être vu en bande originale
Mon avis à deux balles  :D
Steph
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Camaro le 08 janvier 2011 à 09:56:02
Je ne sais pas ce que vaudra le film, mais la bande-annonce donne envie de le voir.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Baden le 08 janvier 2011 à 10:12:05
oui c'est claire que pour la bande annonce un film de plus à voir  ::) même si rien à voir avec into the wild qui "enseigne" quelques techniques, ici on est clairement sur un film ...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 10:46:13
Magnifique film, mais je connais dejà les critiques des grincheux, les memes d'ailleurs que pour into the wild,
Si pour toi être "grincheux" c'est faire le distingo entre suicide et évasion et apprendre à se connaître sans fuir au bout du monde pour éviter de le faire, je revendique effectivement le qualificatif.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 10:58:05
Bjr

suicide = évasion au bout du monde ?
je crois que le mot "distinguo" t'as échappé.

Ce que ej veux dire c'est que certains vont au bout du monde pour échapper à un mal être qu'ils croient liés à leur environnement et cadre de vie. Ce n'est pas toujours le cas.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: arni le 08 janvier 2011 à 11:04:00
ok désolé j'avais mal compris la phrase précédente ;)

toutefois il ne faudrait pas tomber dans la ridiculisation des projets des dites personnes que tu cites. ca me semblerai mal placé tant qu'on a pas vécu leur situation, compris véritablement leurs motivations, ect..
Titre: Re : 127 heures
Posté par: mad le 08 janvier 2011 à 12:45:23
Si pour toi être "grincheux" c'est faire le distingo entre suicide et évasion et apprendre à se connaître sans fuir au bout du monde pour éviter de le faire, je revendique effectivement le qualificatif.

La remarque de Patrick est très similaire à la mienne :

je ne vois pas vraiment le rapport avec "Into the wild" - je parle des histoires qui ont inspiré les deux films, pas des films en tant que tels...

Et figure toi que parmi les "grincheux" à propos d' "Into the wild", il y a des gens qui ont une certaine expérience   :glare: ...

(là, je caserais bien le smiley qui énerve : ::)  ...    ;#)

Pour préciser : personne ne souhaite d'être dans la situation du gars qui a inspiré "127 h", mais personne ne peut être sur de ne pas avoir un accident imprévible sauf à ne pas sortir de chez soi.

Ce forum a par contre pour but d'éviter à des gens de se trouver dans la situation du gars qui a inspiré "Into the wild" ...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: arni le 08 janvier 2011 à 13:04:45
Ce forum a par contre pour but d'éviter à des gens de se trouver dans la situation du gars qui a inspiré "Into the wild" ...

Il faut quand même reconnaitre que McCandless a indirectement bien nourri en désirs de liberté et d'évasion sauvage une bonne grosse partie des gens qui aiment profondément la nature... ça se ressent.

Ce désir commun là, il est assez intime... Peu osent en parler, c'est un espèce de "jardin secret" chez certains. Au fond de leur tripes, ils rêvent de tout claquer pour vivre d'exaltations ailleurs, au lointain... Pour y trouver autre chose qu'une routine quotidienne plate et standardisée.

C'est pour ça que de s'attaquer à ce petit jardin secret fragile et enfoui sous d'innombrables pudeurs d'en parler, même s'il est largement logique ET légitime de critiquer/ridiculiser des projets tels sur un forum de survie, peut créer de grosses désillusions/frustrations chez certains... Mais il faut le faire avec respect et sagesse, au risque de casser du rêve brutalement.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Cleric le 08 janvier 2011 à 13:08:12
Faire des activités très "engagées", c'est bien. C'est même encore mieux quand c'est bien préparé et qu'on a pu identifier le moindre risque et lui trouver par anticipation une ou des réponses (technique, matérielle, assistance,...). En préparant soigneusement, on peut traverser l'Atlantique à la nage (ou la Manche sans membres), l'Antarctique à pieds voire même rouler en jeep sur la Lune. Mais ça demande un max de préparation et surtout un max de pognon.  :blink:

A partir du moment où tu as des back-up plans robustes, tu augmentes tes chances de revenir en un seul morceau. Si tu y vas les mains dans les poches en rêvant aux petits oiseaux (comme Mcandless d'Into the Wild) ça risque de mal se terminer  :-\

Plus l'engagement est grand, plus ça demande de préparation. Ce n'est pas un raisonnement qui contribuera à m'attribuer le Prix Nobel de survie, tellement c'est évident mais c'est utile de le rappeler de temps à autre  ::)  

Cleric

Titre: Re : 127 heures
Posté par: Giom le 08 janvier 2011 à 13:12:35
Le but c'est pas de "casser des rêves" mais de les réaliser sans y laisser la vie.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 13:22:42
C'est pour ça que de s'attaquer à ce petit jardin secret fragile et enfoui sous d'innombrables pudeurs d'en parler, même s'il est largement logique ET légitime de critiquer/ridiculiser des projets tels sur un forum de survie, peut créer de grosses désillusions/frustrations chez certains... Mais il faut le faire avec respect et sagesse, au risque de casser du rêve brutalement.
il ne faut pas confondre rêves et fantasmes la différence étant que les uns peuvent être réalisé et que les seconds servent d'exutoires, de soupapes.

Je ne suis pas en train de proner l'abandon des rêves ou des projets, mais de dire attention au principe de réalité qui te rattrape même au bout du monde.

Quant on a pas de responsabilités et qu'on ne dépend que de soi-même, c'est cool, c'est même vachement romantique et très très partagé. Mais imaginons celui qui se casse au bout du monde et qui croise le regard de cette cette si jolie autochtone avec qui il va vivre le parfait amour. Puis son joli ventre va se rebondir, l'aventurier sans attaches va devenir papa et va se mettre à bouffer d'une autre routine implacable. Ou alors se casser et fuir de nouveau.

Ce que je défend, c'est qu'il est aussi possible d'avoir une vie à l'intérieur d'un système, avoir un job qui t'intéresse et qui te permettra d'être autonome et de faire ce que tu veux de tes loisirs. Mais il faut se battre beaucoup et une constante, quoi que l'on fasse, quel que soit le métier, il faut y être compétent.

Tu peux aller au bout du monde et retrouver de la routine ou te condamner à vivre et crever seul, mais libre, comme Mc Candless.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: arni le 08 janvier 2011 à 13:34:23
il ne faut pas confondre rêves et fantasmes la différence étant que les uns peuvent être réalisé et que les seconds servent d'exutoires, de soupapes.

Je ne suis pas en train de proner l'abandon des rêves ou des projets, mais de dire attention au principe de réalité qui te rattrape même au bout du monde.

Quant on a pas de responsabilités et qu'on ne dépend que de soi-même, c'est cool, c'est même vachement romantique et très très partagé. Mais imaginons celui qui se casse au bout du monde et qui croise le regard de cette cette si jolie autochtone avec qui il va vivre le parfait amour. Puis son joli ventre va se rebondir, l'aventurier sans attaches va devenir papa et va se mettre à bouffer d'une autre routine implacable. Ou alors se casser et fuir de nouveau.

Ce que je défend, c'est qu'il est aussi possible d'avoir une vie à l'intérieur d'un système, avoir un job qui t'intéresse et qui te permettra d'être autonome et de faire ce que tu veux de tes loisirs.

Tu peux aller au bout du monde et retrouver de la routine ou te condamner à vivre et crever seul, mais libre, comme Mc Candless.

Je suis bien d'accord avec toi, merci de l'éclaircissement.

Le compromis sécuritaire d'avoir un point d'ancrage temporaire et assuré sur le long terme dans une société, et permettant de s'offrir moult libertés le restant d'une année par exemple, me semble le plus réaliste. Il est clair que le radicalisme de McCandless est un mauvais exemple, un suicide à retardement; mais qui fait à mon avis drôlement du bien à pas mal de (jeunes) gens dans leur canapé, et ce n'est pas un mal tant que ça ne se concrétise pas de la même façon.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 13:39:12
mais qui fait à mon avis drôlement du bien à pas mal de (jeunes) gens dans leur canapé
Tu sais Arni, ne crois pas que c'est là le seul apanage des jeunes. Peut-être que tes parents en ce moment même rêvent d'autre chose, comme tous les parents.

Mais ils ont essayé de faire de leur mieux avec leurs cartes et leurs responsabilités.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 13:43:40
Je me rappelle en te lisant un des membres célèbres et historique de ce forum qui après avoir réussi son école prestigieuse d'ingé bossait le jour dans sa boite informatique de sophia antipolis et nous envoyait des photos géniales de la nuit passé en bivouac avec des collègues.

La liberté, l'indépendance c'est aussi et surtout un état d'esprit.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Obidür le 08 janvier 2011 à 13:59:37
Il est clair que le radicalisme de McCandless est un mauvais exemple, un suicide à retardement; mais qui fait à mon avis drôlement du bien à pas mal de (jeunes) gens dans leur canapé, et ce n'est pas un mal tant que ça ne se concrétise pas de la même façon.

Mode provoc' On:

Je vais me faire l'avocat du diable, mais s'il fallait se suicider, je trouve que le système Mc Candless est meilleur que le système classique à base d'alcool(ou autre stupéfiant) de déprime et de malaise profond nourri de rancunes et de frustrations jusqu'au cancer final (la mort à crédit en quelque sorte, son âme pelée comme un oignon, jusqu'au grand néant).

Qu'y a t'il de mal dans la philosophie Rock Star : livin' fast Dyin' young.

Mourir en accord avec soi est un luxe dans notre civilisation...

Ce qui fait peur ce n'est pas la mort, c'est l'inconfort et la potentielle douleur liée à celle-ci.

Autant affronter ce qui fait peur plutôt que de s'anesthésier le bulbe .

Mode provoc' Off

Titre: Re : 127 heures
Posté par: cedx69 le 08 janvier 2011 à 14:15:22
Ben dis donc, y'en a des réponses sans que personne ai vu le film...

Alors, je l'ai vu aux Us, où il est sorti en novembre.
Pour les Grincheux ;# ;#:
-oui il faut préparer, dire ou on va et bla,bla...MAIS, je parle du film, pas de son contenu seulement, les deux films sont magnifiquement réalisés et interprétés, et dans les deux l'aspect psychologique de" je me suis mis dans le m*rde tout seul, c'est ma faute...mais maintenant je réagis comment" est très intéressante...
Je pense aussi que tous les plans, mêmes les meilleurs sont soumis à des aléas qui amènent à des choix, c'est tout.

Pour into the wild, je vois pas bien le côté suicide, ni dans le film et encore moins dans le livre.

Titre: Re : 127 heures
Posté par: mad le 08 janvier 2011 à 14:27:04
Il faut quand même reconnaitre que McCandless a indirectement bien nourri en désirs de liberté et d'évasion sauvage une bonne grosse partie des gens qui aiment profondément la nature... ça se ressent.

Pas faux  8) ...

Mais "le Grand Bleu" a aussi fait rêver et a inspiré des tas de jeunes il y a une vingtaine d'années.
Certains sont devenus de très bons plongeurs (apnée et/ou bouteilles), mais il y a eu un nombre élevé de morts directement liées à ce film.

Loin de moi l'idée de conseiller l'absence de toute prise de risque (ça m'irait assez mal de prêcher ça  ;# ), mais par contre, éviter au maximum les risques inutiles et les accidents idiots et prévisibles, oui. Et "Into the wild" est - surtout à la fin, une accumulation d'imprudences et de sottises !
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Obidür le 08 janvier 2011 à 14:34:01
Pour le reste, j'ai toujours eu du mal avec le dégainage facile de grandes lignes romantiques avant d'avoir ne serai-ce que de petites preuves de réalisations de celles-ci.

Je suis désolé pour mon style un peu ampoulé ampoulé, mais c'était un peu à dessein. Non ,je ne suis pas un romantique, je suis même aux antipodes du concept.

D'avoir vu la BO, je dirais qu'un passage est symptomatique : "je crois que je peux tout faire sans l'aide de personne"

La premiere pierre vers le désastre est posée .

ce genre de réflexion inspirée par l'orgueil est un "démon" à combattre en toute circonstances.

L'humilité est (à mon sens) une vertue cardinale.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: aquinatis le 08 janvier 2011 à 14:48:27
Je ne pige pas: "into the wild" n'est pas un film sur la survie. Mais alors vraiment pas, et pour le coup ok le petit gars part inexpérimenté, mais qu'est ce qu'on s'en fout! Sans ça il n'y aurait pas de film; et heureusement que des gens font encore ce genre de conneries, se lancent dans le plus total inconnu, au risque de leur vie.
Quant au coup du grand bleu, je ne pense pas qu'on ait jamais évalué l'impact létal du film chez les plongeurs du dimanche. De même on n'a pas vu de recrudescence des duels dans la rue après "Le bon, la brute et le truand" :-)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Humain le 08 janvier 2011 à 15:06:22
Il est clair que le radicalisme de McCandless est un mauvais exemple, un suicide à retardement; mais qui fait à mon avis drôlement du bien à pas mal de (jeunes) gens dans leur canapé, et ce n'est pas un mal tant que ça ne se concrétise pas de la même façon.

Parfois trop rêver empêche de vivre.
On rêve d'un idéal qu'on ne réalise pas pour des raisons x ou y. Mais ces rêves devant les yeux peuvent empêcher de voir le beau, l'aventure, qui attendent au coin de la rue, comme si on portait des lunettes teintées de gris dont on oublie l'existence.
Sans oublier les radicaux du "tout ou rien" qui remettent toujours à plus tard de vivre leur vie, de se construire sous prétexte qu'il veulent tellement plus  :-\ , un peu comme dans la fable de La Fontaine "Le Héron" http://ec-33-saint-bernard.scola.ac-paris.fr/Saint-leger/poesies/florilege/cadre-texte-de-la-fontaine.htm#heron (http://ec-33-saint-bernard.scola.ac-paris.fr/Saint-leger/poesies/florilege/cadre-texte-de-la-fontaine.htm#heron)

  l'Humain
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Dylem le 08 janvier 2011 à 15:09:19
Parfois trop rêver empêche de vivre.
On rêve d'un idéal qu'on ne réalise pas pour des raisons x ou y. Mais ces rêves devant les yeux peuvent empêcher de voir le beau, l'aventure, qui attendent au coin de la rue, comme si on portait des lunettes teintées de gris dont on oublie l'existence.

  l'Humain

 :up: :love: :up:

J'hadere totalement a ce point de vue !
C'est malheureusement tellement vrai..
Titre: Re : 127 heures
Posté par: alexr le 08 janvier 2011 à 16:52:43
127 hours (https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/127_hours) est apparemment l'adaptation au cinéma du récit d'Aron Ralston, Between a rock and a hard place  (https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/Between_a_Rock_and_a_Hard_Place_%28book%29) (traduction française Plus fort qu'un roc).

Voir aussi cet article (http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/07/23/l-homme-a-la-main-coupee-par-charlie-buffet_674951_3208.html) du Monde. Attention,il raconte toute l'histoire, donc vous saurez comment ça se termine. :-)

J'ai lu ce récit, que j'ai trouvé plutôt intéressant. On y voit entre autres qu'Aron Ralston n'en était pas à son coup d'essai, il avait fait pas mal d'activités engagées, notamment de l'alpinisme en solo, si je me souviens bien. On voit aussi que son accident est très improbable, et pourtant il se produit.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: jbc le 08 janvier 2011 à 17:06:39
Ce désir commun là, il est assez intime... Peu osent en parler, c'est un espèce de "jardin secret" chez certains. Au fond de leur tripes, ils rêvent de tout claquer pour vivre d'exaltations ailleurs, au lointain... Pour y trouver autre chose qu'une routine quotidienne plate et standardisée.


a chacun de vivre sa vie et de mener sa barque comme il l'entend  ;# le gars qui est frustré de faire un boulot alimantaire de m*rde assis dans un bureau surchauffer et devant un ecran insipide d'ordi, c'est peut etre qu'il ne ses pas donner les moyens de faire autre chose de plus passionnant
il n'y a pas de fatalité et on a la vie que l'on merite du moins en france (voir europe) ou les moyen d'acceder a des cursus scoliare, des formations , des stage qualifiants (qui sont pour la plus part pris en charge par l'etat ) pouvant mener a se que l'on souhaite faire ne manque pas et ou on oblige personne a faire un travail qui ne lui convient pas
le genre de truc qui m'enerve :lol: "tu as de la chance de vivre au bord de la mer et de vivre te ta passion " bah oui mais non c'est par choix et non pas de la chance
Titre: Re : 127 heures
Posté par: arni le 08 janvier 2011 à 17:14:35
il n'y a pas de fatalité et on a la vie que l'on merite du moins en france (voir europe)

Pas tout le temps, jbc ;)

Il y a le facteur "accident(s) de la vie" à prendre en compte (surtout celui-là). Et tout un éventail d'autres facteurs surement, qui font que la vie nous amènent à certaines obligations pas forcément méritées, ça fait partie de la face sombre de la réalité du monde. Enfin, ce n'est que mon avis et je n'en fais aucun cas un paradigme statique, juste une vision du moment qui me semble juste.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 17:30:03
Parfois trop rêver empêche de vivre.
On rêve d'un idéal qu'on ne réalise pas pour des raisons x ou y. Mais ces rêves devant les yeux peuvent empêcher de voir le beau, l'aventure, qui attendent au coin de la rue, comme si on portait des lunettes teintées de gris dont on oublie l'existence.
Sans oublier les radicaux du "tout ou rien" qui remettent toujours à plus tard de vivre leur vie, de se construire sous prétexte qu'il veulent tellement plus  :-\ , un peu comme dans la fable de La Fontaine "Le Héron" http://ec-33-saint-bernard.scola.ac-paris.fr/Saint-leger/poesies/florilege/cadre-texte-de-la-fontaine.htm#heron (http://ec-33-saint-bernard.scola.ac-paris.fr/Saint-leger/poesies/florilege/cadre-texte-de-la-fontaine.htm#heron)
Je cherchais mes mots pour répondre et puis je t'ai lu et je me suis dit "voilà c'est ça" mais en aaaachement mieux.

Finalement on voit bien sur ce forum que les motivations sont partagées entre ceux qui veulent s'évader et rêvent d'un ailleurs et ceux qui veulent simplement prolonger cette vie là même s'ils ne sont pas contre l'améliorer et y laisser une part d'imprévu, de rêve........

Paradoxal tout de même d'admettre ici le principe d'une mort hâtée mais romantique.

Et comme disais cet agriculteur du Queensland réfugié depuis deux jours dans un arbre sous lequel l'attendent trois crocodiles de 5 mètres : "je me tirerais bien d'ici pour mener une petite vie de salarié lambda en France, j'encule le bush".
Titre: Re : 127 heures
Posté par: ulysse le 08 janvier 2011 à 18:21:42
juste pour dire que j'ai pas tout à fait la meme vision que vous du film "into the wild".
J'y vois ni une fuite, ni un suicide. J'ai l'impression que c'est quelqu'un qui se prend en main et qui à travers son periple cherche à regler son probleme et à établir un rapport avec le monde qui lui convient. Il peut enfin observer et ressentir les choses par lui meme et se cultiver auprès d'autres humains dans un cadre non imposé. Rien de romantique, juste quelqu'un qui a la volonté de trouver sa place dans le monde selon sa sensibilité. Alors oui il prend des risques et a fait une erreur fatale mais j'ai pas senti de volonté de mourir ni de fuir le monde si dur et cruel. Bref sorry pour le hs je suppose que le fil doit deja exister quelque part.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: jeantroovpa le 08 janvier 2011 à 18:38:10
Alors oui il prend des risques et a fait une erreur fatale mais j'ai pas senti de volonté de mourir ni de fuir le monde si dur et cruel.
"La conscience de son ignorance est une grande étape de la sagesse."

Si tu n'as jamais conduit de formule1 et que d'un seul coups, sans expérience, sans connaissance préalable, tu appuies à fond sur l'accélérateur, tu vas mourir, c'est inéluctable.
Agir dangereusement, connaissant les conséquences potentielles, mais sans moyens efficaces pour gérer le danger, c'est de l'inconscience. MachinMcCand (aucune insulte) était dans ce cas: conscient des risques et sans moyens efficaces pour les gérer mais il y allait quand même.

Peut être que d'un certain sens, il s'en foutait d'affronter sa mort, qu'il savait que statistiquement ca arriverai mais savait il qu'en agissant de la sorte, et par extension, sa propre ignorance participerai à un autre mort ?

Un couple qui voulait rejoindre le "fameux" bus s'est fait emporter par le courant, un des deux est mort. Eux aussi n'avaient (semble-t-il) pas les moyens efficaces pour gérer le danger et ils y sont allé quand même, peut être sans même savoir qu'ils étaient impotents.

Ce film est un danger, je dis pas qu'il devrait être retiré mais de part la construction du film (mccandtru=héros) et l'esprit peu critique vis à vis du "héros" et de son ignorance; vis à vis de certaines personnes, ce film fera l'effet d'un appel à la connerie.
Oui, je suis certain qu'après ce film, il y a des gens qui trouveront que c'est une bonne chose de partir au petit bonheur la chance, de faire 5000km à pied direction le grand nord et d'y creuver mais je suppose que ce serait bien plus intéressant de faire 5000km et d'en revenir mais ca, ce film oublie trop de le dire à mon gout.
My0cents
Titre: Re : 127 heures
Posté par: arni le 08 janvier 2011 à 20:01:00
A ce propos, Patrick et Humain, je vous propose de lire un intéressant texte d'Olivier Nobili via Carnets d'Aventure, je cite :

Citer
Immobilisme

À la fin de mes études, je partirai faire un grand voyage.
Quand ce sera un peu plus cool dans mon travail, je pourrai partir.
Quand j’aurai fini de payer la maison, je partirai.
Quand les enfants quitteront la maison, je partirai.
Quand je serai à la retraite, je partirai.
Dans ma boîte en sapin, je partirai enfin pour mon grand voyage…

Une caractéristique assez particulière à l’espèce humaine est sa tendance à l’immobilisme, ou à la procrastination perpétuelle, ce qui revient au même. Nous nourrissons quantité de rêves tout au long de notre vie, mais la plupart ne se concrétisent jamais. Transformer ses rêves en réalité est un art difficile. Tant de raisons nous poussent à vivre paisiblement la vie qui vient, comme elle se présente. Rompre avec le quotidien demande de l’énergie et des efforts importants. Ainsi la plupart des projets se concrétisent-ils plutôt au moment où la vie aménage naturellement un break, une période où le quotidien devient différent et où il est plus facile de s’en abstraire. La fin des études ou le début de la retraite sont par exemple des moments propices. Mais, lancé dans la vie, qu’il est difficile de tourner le dos à sa carrière, à la multitude d’asservissements subis ou acceptés que la société contemporaine dispense à foison, au rassurant lendemain qui se présente sagement sur le chemin pavé de la routine. Qu’il est aisé et tranquillisant de trouver mille et une raisons pour ne pas franchir le cap.
Nos peurs ataviques sont là, en nous, pour nous maintenir sur le chemin facile et balisé. Cela s’explique aisément : notre cerveau primitif est là pour nous protéger ; or, si depuis des années nous menons une vie confortable et tranquille, qui permet de manger, de nous protéger facilement et efficacement du froid, du chaud, de la pluie et de toutes sortes de vicissitudes, alors pourquoi en changer ? Ce serait forcément prendre un risque. Cependant, notre cerveau est composé de plusieurs strates, et cette couche primitive, très forte, est en conflit avec des strates plus élaborées où siègent nos rêves. Plus on obéit au cerveau primitif, et plus son emprise sera forte. Plus les peurs ancrées en nous nous empêcheront d’avancer.
En prenant de l’âge – et bien que beaucoup continuent de faire quantité de choses étonnantes –, trop nombreux sont ceux qui ont de plus en plus peur de la vie, bien plus que lorsqu’ils étaient jeunes. Ils n’osent plus, se méfient. Ils disent alors que c’est parce qu’avant, ils étaient inconscients. Mais si être « conscient » annihile la pulsion de vie, alors ne vaut-il pas mieux mettre ses peurs de côté et prendre ce que la vie a à nous donner ? S’empêcher de vivre devrait faire plus peur que la mort… À quoi bon avoir peur de tout en vieillissant comme si nous étions immortels, alors que le vieillissement conduit irrémédiablement à la mort ? En toute bonne logique, plus on prend de l’âge, et moins on a à perdre. Plus on devrait donc être avide de découvertes et d’expériences nouvelles, tout en étant moins craintif. Mais le cerveau primitif est là, maton de plus en plus expérimenté de nos envies.
Il est intéressant de faire la conjecture suivante. Imaginons que nous soyons sur notre lit de mort ; un ange apparaît et nous redonne 10 années de vie dans de bonnes conditions de santé physique et mentale. Qu’allons-nous faire de ces 10 ans ? Il y a fort à parier que nous serons moins sur la réserve et davantage fonceurs pour vivre pleinement ce bonus.
Finalement, n’est-ce pas cette vie-là qu’il faut vivre dès à présent ?
O.N.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: mad le 08 janvier 2011 à 20:04:14
Je ne pige pas: "into the wild" n'est pas un film sur la survie.

C'est bien pourquoi je le différenciais de l'autre ...

Quant au coup du grand bleu, je ne pense pas qu'on ait jamais évalué l'impact létal du film chez les plongeurs du dimanche.

Pas loin de 100 morts par an.
C'est "le Grand Bleu" qui a généré l'engouement pour l'apnée "mystique" et l'apnée "record", et il y a chaque année un ou deux sportifs de haut niveau qui y restent, et plusieurs dizaines d'anonymes. Les statistiques exactes sont impossibles à établir, mais cherche un peu sur le Net, tu trouveras pas mal de données - juste au hasard :  http://abcnews.go.com/GMA/story?id=125625&page=1 (http://abcnews.go.com/GMA/story?id=125625&page=1) (là, ils donnent un chiffre de 100/an), http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1654863.ece (http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1654863.ece) etc.

Et j'ai deux personnes assez proches qui sont mortes comme ça ...

Ceci-dit, j'aime bien le film, et je fais de l'apnée.
Mais j'en connais les dangers.
Et même en étant prudent, une fois j'ai fait un début de  syncope, et je n'ai survécu que par miracle - et c'était à 10 m à l'ile d'Elbe, pas à 60 m...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Patrick le 08 janvier 2011 à 20:16:05
Sans oublier que Jacques Mayol était tellement en harmonie qu'il s'est pendu.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: gapmo le 09 janvier 2011 à 09:30:05
Salut,  :)

Alors mes 2 cents sur le film que j’ai vu hier.

Je ne voudrai pas gâcher le film pour ceux allant le voir (et ne connaissant pas le "fait divers" dont il est tiré), voici donc juste quelques remarques sans trop en dire… Je n’ai pas lu le bouquin et ne connais donc pas les éventuelles impasses/libertés prises dans le film par rapport au récit réel…

Comme dit plus haut, le personnage est un randonneur confirmé, habitué de la région qu’il connait bien (il y sert de "guide" ponctuel lors d’une rencontre fortuite), et des activités plus ou moins engagées dans ce milieu naturel et isolé…
 
Suite à un incident, le personnage se retrouve pris au piège dans un canyon de l'Utah.

Le film aborde tour à tour des phases de gestion de son état d’esprit (dont la conscience d’une erreur essentielle qu’il a commise dans sa préparation), de son eau (et d'une autre ressource a laquelle il a recours), ses hallucinations, son sentiment de culpabilité vis-à-vis de ses proches.

Les quelques objets en sa possession sont autant d’atouts pour tenter de gérer “au mieux”/enfin du moins mal possible sa situation…

Sans ces quelques objets (au service de son état d’esprit/mind-set), dont un article en particulier (débattu en long, en large et en travers sur ce forum… lol), les évenements auraient pris encore une autre tournure...

De mon point de vue, ce film rappelle que même avec l’expérience, murphy peut toujours se cacher au coin de la rue (ou derrière un rocher en l’occurrence)et se finit sur le rappel d’un point essentiel susceptible de limiter beaucoup les conséquences de tels épisodes (meme si cela n’est jamais une garantie).

PS: “Faut en avoir” pour mettre en pratique la mesure à laquelle il se résout à la fin…

… Bon film.  ;)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Kam le 09 janvier 2011 à 09:35:15
Pour revenir au film 127 heures, je l'ai vu hier et on est très loin d'Into the Wild (qu'on ait aimé ou non ce dernier). Il s'agit là, comme on le voit dans la bande d'annonce, des 127 heures passées au fond d'un canyon, le bras droit coincé entre un rocher et la paroi, d'un "canyoner" et alpiniste parti seul et sans prévenir qui que ce soit.

Attention, la suite dévoile quelques passages du film (même si je ne parlerai pas de la fin).

Du point de vue de la survie, je ne pense pas que les gens d'ici y verront grand-chose qu'ils ne savent déjà. C'est simplement l'histoire d'un type qui a fait une connerie à la base (partir faire une activité à risque sans prévenir qui que ce soit, et sans même que quelqu'un ne puisse s'apercevoir de sa disparition avant plusieurs jours, ne pas avoir de lame digne de ce nom, etc), mais qui en même temps a su faire preuve d'un sens pratique qui lui a sauvé la vie.

J'imagine que beaucoup relèveront toutes les conneries qu'il fait pendant le film, je préfère garder les points positifs qui sont bien plus nombreux. Etaler tout son matériel sur le rocher en question et s'en servir de table était une très mauvaise idée par exemple (si ça tombe c'est perdu), par contre recenser tout son matériel et faire l'inventaire pour tenter de trouver une solution avec ce qu'on a démontre une bonne dose de sang-froid et de sens pratique. Chez soi, certaines choses semblent évidentes, sur le terrain c'est une autre histoire...

Bref le seul reproche que je pourrais faire au film je pense, c'est que ceux qui sont préparés psychologiquement et/ou dans la pratique n'apprendront rien, mais ceux qui n'ont aucune notion en la matière n'apprendront pas grand-chose non plus je crois. On y voit des gestes primordiaux dans une situation comme celle-là (rationnement de l'eau, mis ene pratique de certaines techniques pour faire avec ce qu'on a, comme une tentative de faire une poulie, etc), mais je doute que celui qui n'a pas d'intérêt particulier pour la survie ou la "démerde" en général relève leur importance.

Mais bon, en même temps ce n'est pas un documentaire, et Boyle a quand même réussi le petit exploit de rendre intéressant 1 heure 30 de film sur un type coincé dans un canyon et qui ne pouvait rien faire ou presque. Dans le genre huis-clos, difficile de faire mieux. A voir, mais encore une fois, à ne pas prendre pour ce que ce n'est pas, à savoir un documentaire.

EDIT - Ah tiens, on a posté en même temps, gapmo. Pas vu ton message avant. Oui, du point de vue "pratique", je pense qu'il sera au plus un très bonne illustration de certains risques qu'on peut courir, et fera réfléchir à deux fois ceux qui l'ont vu et qui seraient tentés de partir sans prévenir personne (moi le premier)... pour un temps tout du moins.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Cleric le 09 janvier 2011 à 16:34:29
J'ai hâte de voir ce film, juste parce qu'il est de Danny Boyle, un réalisateur génial, doué dans tous les genres auxquels il touche: drame (slumdog millionnaire), SF (Sunshine) Zombies (28days later) inclassable (trainspotting), etc. Je n'attend pas de 127 hr un film didactique sur la survie en canyon et si c'était le cas j'en ressortirai déçu  :-\

Au delà des considérations esthétiques, j'ai eu l'occasion de parcourir le désert de Moab et les Canyonlands et je peux vous assure que mr Murphy se tient en embuscade derrière chaque rocher.

- Territoire qui couvre quelques milliers de km²
- Climat désertique avec de grandes amplitudes thermiques dues à l'altitude et à la nature du sol
- Flash floods (inondations-éclair) à la saison des orages
- Obstacles multiples demandant une certaine agilité pour être franchis (ravins, barres rocheuses, falaises, pierriers, sable mou, torrents, végétation épaisse et épineuse)
- Orientation difficile, il y a un lieu dit "the maze" - le labyrinthe. Même avec mon GPS j'ai fini par me retrouver désorienté  :D
- Couverture GSM nulle
- Peu fréquenté même en haute saison touristique (sauf les hot spots très accessibles comme les Arches)
- Serpents
- Les Park Rangers sont là pour l'accueil et la préservation des sites mais qui ne sont pas là pour baby-sitter les trekkers, C'est à dire personne n'est là pour faire l'appel en soirée et s'assurer que tout le monde est bien rentré. Pas toujours de book pour s'enregistrer au départ d'un trail. Bref, si vous êtes coincés, il est très peu probable qu'on vous découvre par hasard endéans les 24hr.

Conclusion: the place to be pour bien, bien s'enliser dans la mouise en cas de sortie non préparée

MAIS C'EST MAGNIFIQUE!!!!!!!!!!!

Vivement le film  :D

Cleric


Titre: Re : 127 heures
Posté par: maritho le 09 janvier 2011 à 19:00:06
ce serait pas inspiré de l'histoire du gars qui c'est tranché lui méme la main car bloqué par un rocher ? je retrouve pas le post  :-\
Titre: Re : 127 heures
Posté par: StormX le 09 janvier 2011 à 19:12:40
Si. Inspiré de l'histoire d'Aron Ralston (http://fr.wikipedia.org/wiki/Aron_Ralston).
Titre: Re : 127 heures
Posté par: aquinatis le 10 janvier 2011 à 20:55:02
C'est bien pourquoi je le différenciais de l'autre ...

Pas loin de 100 morts par an.
C'est "le Grand Bleu" qui a généré l'engouement pour l'apnée "mystique" et l'apnée "record", et il y a chaque année un ou deux sportifs de haut niveau qui y restent, et plusieurs dizaines d'anonymes. Les statistiques exactes sont impossibles à établir, mais cherche un peu sur le Net, tu trouveras pas mal de données - juste au hasard :  http://abcnews.go.com/GMA/story?id=125625&page=1 (http://abcnews.go.com/GMA/story?id=125625&page=1) (là, ils donnent un chiffre de 100/an), http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1654863.ece (http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1654863.ece) etc.

Et j'ai deux personnes assez proches qui sont mortes comme ça ...

Ceci-dit, j'aime bien le film, et je fais de l'apnée.
Mais j'en connais les dangers.
Et même en étant prudent, une fois j'ai fait un début de  syncope, et je n'ai survécu que par miracle - et c'était à 10 m à l'ile d'Elbe, pas à 60 m...

Bon, en admettant ça: quand le lisais "Premier de cordée" gamin, je voulais partir en montagne; je l'ai fait, j'y ai eu quelques ennuis, des potes sont morts. J'ai lu et vu "La mort suspendue" de Joe Simpson, ou "Encordé avec des ombres", et bon sang j'ai encore plus envie de partir. :-)

Et j'ai déjà prévenu femme et enfants que j'allais partir 3 mois "dans le Grand Nord" (ok je sais pas où encore), dès que le petit dernier sera moins accro à son père. Je ne sais pas pourquoi, mais "Into the wild" y est sans doute pour quelquechose, ou Dick Proennecke (orthographe improbable), bien plus que les bouquins (mauvais selon moi) de Vannier.

Donc oui je suis influençable, ça pourrait éventuellement m'embarquer dans des galères imprévues, mais sinon, sans prendre ce (petit: je fais le plus possible pour que cela reste "petit") risque, je ne ferais rien. Et j'en serais malheureux.
Jeudi matin je pars faire de la cascade de glace avec un pote, si je voulais minimiser le risque à mort, si je ne pensais qu'à l'éventualité de laisser mes 5 gosses sans père, ben le mieux ça serait encore de rester à la maison. 
Titre: Re : 127 heures
Posté par: LOOPING le 10 janvier 2011 à 21:51:14
J’ai lu il y a plusieurs années  dans une revue un récit d’Aron, récit assez court.


Elément interessant : il racontait comment écouteurs dans les oreilles, musique à fond, il s’était engagé dans la faille du canyon et avait eu l'idée de surfer sur rochers. Il avait fait rouler volontairement un gros rocher dans la pente .  Et comment à cheval sur son rocher en mouvement il avait glissé et  s’était retrouvé piégé.

L’analyse de sa mésaventure est instructive à plusieurs niveaux :

-      Sur la prise de risques inutiles.  ca me fait penser d’ailleurs à  Bear Grylls .
-   Les effets euphorisants de la musique parfois (eh oui), intéressant à étudier l’effet chimpanzé du à la musique
-   Niveau équipement par contre c’était pas si mal : plusieurs litres d’eau, frontale, multi tool…
Dommage par contre il n’avait aucun moyen de donner l’alerte, personne d’informé de sa destination, pas de date de retour… Avec un peu de préparation et un moyen de se signaler même avec sa folle idée de surf, il aurait pu attendre les secours sans devoir s'amputer.

- Volonté de survivre :  après avoir été léger et assez fou, il fait fort et trouve une force morale et physique exceptionnelle de réaliser une chose qui semble impossible. Se libérer en coupant son bras, sans anesthésiant…  Il réussit en menant un plan d’action long, compliqué (dont j’ai pas les détails) mais il s’en sort. Alors qu’il aurait pu mourir d’une hemorragie…
Là  aussi c’est tres interessant à étudier.

Je veux pas être moralisateur on prend tous des risques un jour à l’autre, on fait tous des mauvais choix.

Comme Bear Grylls le fait de vouloir tout vivre à fond de facon iréflechie est la meilleur facon de raccourcir sa vie et va à l’encontre même de la philosphie de survie.

Un petit excès de prudence ne fait aucun mal, mais voila ca ne fait pas passer à la TV...

Reste que c’est tres tendance la prise de risque, surtout chez les jeunes. Cet état d’esprit amène son lot d’accident et de drames et c’est que le début des effets Bear Grylls …  :down:
Titre: Re : 127 heures
Posté par: StormX le 10 janvier 2011 à 22:15:40
C'est vrai qu'il faudrait lire comment il a pu contrôler l'hémorragie qui a du inévitablement se pointer non ?  :blink: Cela peut peut être donner des "astuces" pratiques pour gérer un machin tout pas beau qui pisse le sang...  :huh:
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Kam le 10 janvier 2011 à 23:08:28
Oui, le film est très laconique là-dessus. On le voit simplement se faire un garrot serré au maximum avec une cordelette (il utilise un mousqueton coincé dedans pour tourner la corde et resserrer encore le truc). Je ne sais pas si ça correspond à la réalité. Je sens que je vais lire son récit...

Par contre on le voit aussi se trancher le bras avec la mini-lame complètement émoussée d'un multi-tools. C'était vraiment le cas où ils en ont rajouté dans le film?
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Draven le 11 janvier 2011 à 13:12:14
A priori avant la sortie du film on parlaient déja un SAK ou équivalent ...  :-\
Titre: Re : 127 heures
Posté par: dysoner le 11 janvier 2011 à 13:46:24
Il a posé avec un leatherman dans la main, de la a déduire que c'était son outils de chirurgie il n'y a qu'un pas.

(http://2.bp.blogspot.com/_w_pA0OsJC54/TIaHvjiXRhI/AAAAAAAAJCk/XT4DI2ADyno/s320/Aron+Ralston.jpg)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: alexr le 11 janvier 2011 à 15:20:23
C'est vrai qu'il faudrait lire comment il a pu contrôler l'hémorragie qui a du inévitablement se pointer non ?

Dans le récit, de mémoire, il parle uniquement d'un garrot. Il était sérieusement déshydraté à ce stade, ça a peut-être joué.

Question outil, je crois qu'il a utilisé la lame d'un pliant, un multitool peut-être. Pas de scie, donc il a dû casser l'os d'abord...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Gotio le 19 janvier 2011 à 23:17:10
Bon, je n'ai pas vu le film mais j'ai retrouvé l'article (court d'ailleurs) :

2 mai 2003 - DENVER (Reuters) - Un randonneur américain dont le bras droit s'était retrouvé coincé sous un rocher de 500 kilos s'est amputé lui-même avec un canif pour ne pas mourir de soif et trouver des secours.
Aron Ralston, 27 ans, originaire d'Aspen, dans le Colorado, effectuait samedi dernier une randonnée dans une région désertique de l'est de l'Utah quand un rocher, pesant entre 400 et 500 kilos selon les sauveteurs, lui est tombé dessus dans un canyon. A court d'eau mardi, il s'est résolu jeudi à se couper le bras en dessous du coude avant de le bander avec un garrot.
Il a ensuite descendu une falaise en rappel et marché jusqu'à rencontrer d'autres randonneurs qui ont alerté un hélicoptère de secours.
Le jeune randonneur n'aurait jamais pu être repéré s'il ne s'était pas libéré, estime le sergent Mitch Vetere de la police du comté d'Emery, près de la ville de Green River, dans l'Utah.
Le jeune homme a été hospitalisé dans un état jugé sérieux.
[ Source : Free.fr ]

il faut quand meme etre TRES motivé pour se coupé le bras au canif... (enfin je dis ca, je dis rien mais qui a deja decoupé une cuisse de poulet au couteau sait qu'il y a plus glamlour et ca tient bien mine de rien... alors si c'est ton bras... il faut passer entre les os... au canif... brrrrrr)

enfin dans le meme genre y'a ca que j'ai trouvé en cherchant l'autre : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Il-se-coupe-le-bras-pour-se-degager-d-une-chaudiere-193444/

re brrr (bon... 18h, lui il aurais pu attendre un peu je pense...)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: SILVERBACK le 20 janvier 2011 à 02:49:35
Il serait intéressant de comprendre les mécanismes phisyques ,psychologique qui interviennent dans ces moments la ,en tous cas la scène ou il se coupe le bras est totalement psychédélique,il se fait un tourniquet avec une sangle de son sac et un mousqueton,le fait d'être totalement dehydrater lui a certainement sauvé la vie niveau perte de sang et après ca il trouve la force de descendre en rappel sur une petite hauteur.

dans le film ,il se maudit d'avoir opter pour un leatherman like made in china,on le voit au debut chercher son sak mais fini par lacher l'affaire et s'en va.au passage grosse pub pour les fameuse gourdes nalgene.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: LiGD le 20 janvier 2011 à 05:05:42
A tout hasard, si vous voulez plus d’info qui vous apporterons pas mal de reponses sur les questions posees sur ce post, ici un lien sur France Inter ou vous pouvez écouter l'histoire « véridique de 127 heures" y compris certains détails sur la « cassure » de l’os. (excellent podcast)

Ce qui est AMHA très intéressant concernant cet aspect est l’état de conscience totalement « modifié » dans lequel il était quand il arrive enfin à « casser » son os. Une des clefs est AMHA la pour comprendre comment c'est possible de genre de trucs...


http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/actualite-des-autres/index.php?id=99110
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Daeron le 20 janvier 2011 à 16:16:57
Par rapport à ce que Patrick a dit sur le suicide de Jacques Mayol , chuis tout à fait d'accord.
Certes il doit y avoir une grande part de suicides ultra glauque , mais dixit "wikipédia" , Jacques admirait beaucoup Jack London qui s'est lui même suicidé :
"Jack aurait mis fin à ses jours, faisant valoir son droit à « anticiper le jour de sa mort », selon ses propres termes tirés d'un article sur le suicide datant de 1914."

J'arrive parfaitement en envisager une situation me poussant sur les mêmes traces , et pourtant je kiffe grave la vie...
Enfin c'est que mon avis à deux balles.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Foucret le 09 février 2011 à 05:03:17
Voici le lien pour voir un reportage de Sept à Huit sur le sujet :
http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-incroyable-histoire-d-aron-ralston-6261840.html (http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-incroyable-histoire-d-aron-ralston-6261840.html)

Pour moi ce que j'en retiens :
1 - la suprématie de l'esprit de cet homme sur son corps (comment aurais-je réagis ?).
2 - L'absence de téléphone mobile ou autre balise.
3 - Ne pas avoir prévenu les siens de son parcours (à titre d'exemple, mon épouse à toujours un double de la carte IGN de mes parcours et sur mon timing théorique. Donc, si je ne reviens pas elle sait où diriger à peu de chose près les secours).

Si je ne verrais sans doute pas le film (le cinéma et moi on est pas copain  ;D), je viens de commander le livre*, je vous en parlerai quand je l'aurai lu.

(*Edité il y a déjà quelques années sous le titre Plus Fort qu'un Roc, et réédite à l'occasionde la sortie du film sous le titre de 127 Heures.)

Titre: Re : 127 heures
Posté par: Simon. le 09 février 2011 à 11:34:22
Je n'avais pas vu ce poste, et c'est marrant car j'en ai ouvert un le même jour sur RL (www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?id=15657)

Quelques infos supplémentaires

Sur le film : www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174939.html
Le site officiel : www.foxsearchlight.com/127hours
Une interview d'Aron : http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-incroyable-histoire-d-aron-ralston-6261840.html

J’attendrai de voir le film pour donner mon avis. Mais le film me fais plutôt fait penser à "La Mort Suspendue" avec la mésaventure Joe Simpson que "Into the Wild" (que je n'ai pas aimé)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: lerodeur le 21 février 2011 à 17:42:23
Le lien ne fonctionne pas (encore) je le supprime.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: douyazen le 21 février 2011 à 18:19:50
A tout hasard, si vous voulez plus d’info qui vous apporterons pas mal de reponses sur les questions posees sur ce post, ici un lien sur France Inter ou vous pouvez écouter l'histoire « véridique de 127 heures" y compris certains détails sur la « cassure » de l’os. (excellent podcast)

Ce qui est AMHA très intéressant concernant cet aspect est l’état de conscience totalement « modifié » dans lequel il était quand il arrive enfin à « casser » son os. Une des clefs est AMHA la pour comprendre comment c'est possible de genre de trucs...


http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/actualite-des-autres/index.php?id=99110


Apres cinq jours de stress intense et de privations, je suis bien d'accord qu'il y ai modification de la conscience .
Il doit certainement y avoir une sorte de " chimie" qui se met en place modifiant  le jugement .

Je suis entrain de lire "Stalingrad vécu par un allemand " , un vieux livre qui décrit l'agonie de la   VIéme armée engagée dans la poche de Stalingrad .
Un livre écrit loin  de toute théorie politique ,je tiens a le préciser .

J'en suis arrivé au moment ou des types , après soixante deux jours de privations et de combat intense ,se bouffent entre eux , quand ils ne se font pas sauter le caisson ou improvisent en groupe une tentative désespéré ( mais qu'ils pensent pouvoir réaliser ) de rejoindre l'Allemagne à pied a travers les lignes russes par -30°C .
J'ai fait immédiatement le parallèle avec le film ( 127heures ) que j'ai vu , mais aussi avec d'autre situation extrême de survie  vécues par des naufragés , ou par des survivants de crash aériens .
Au début les réactions (après que la panique soit passé ) sont enduite du vernis de la civilisation ,elles sont polies , voir pleines de  courtoisie ...
...ensuite plus ça dure plus  les hommes redeviennent des bêtes .
Pour moi ça explique pas mal de chose ...    
Titre: Re : 127 heures
Posté par: dremmwel le 22 février 2011 à 23:37:44
Encore un article sur cette histoire, assez bien écrit. Je n'arrive pas a avoir de la sympathie pour ce type. Déjà en regardant le film, ça se confirme en approfondissant son histoire...

Roc star
Fabrice Drouzy


Il y a près de huit ans, l’alpiniste américain Aron Ralston s’amputait d’un bras coincé sous un rocher. Depuis, il vit de son récit

«Ce caillou, il fait partie de ma vie. Je n’ai jamais été en colère contre lui. Maintenant, il est presque de ma famille.» Beau gosse à barbe de quelques jours, regard franc, saluant d’un petit geste pour ne pas avoir à tendre le moignon équipé d’une prothèse, Aron Ralston se prête sans malaise aux questions-réponses sur «l’expérience» qui a changé sa vie en avril 2003 dans les gorges de l’Utah. Il assure la promo de 127 Heures, le film de Danny Boyle qui relate son épopée. Au même moment, le récit de son aventure est réédité chez Michel Lafon. Parler, encore et toujours, de ce rocher qui lui a broyé la main droite – qu’il a dû couper pour se dégager – fait partie de son quotidien.

Un rocher comme l’allégorie d’une grosse boule d’angoisses qui le poursuivaient depuis sa jeunesse et qu’il a finalement vaincues. Comme un voyage initiatique au fond d’un boyau de glaise et d’obscurité pour renaître sous la forme d’un autre homme. Plus fort et plus apaisé que l’alpiniste fou qui enchaînait les 4000 mètres en solo en plein hiver, plongeait dans les torrents gelés et surfait sur les avalanches, caméra au poing, pour fixer ce moment où la peur et la mort se jouent à un doigt, à quelques centièmes, à quelques centimètres.

A 27 ans, Aron Ralston ne se connaissait pas de limites. A la manière du héros de Into the Wild, le best-seller de Jon Krakauer popularisé par le film de Sean Penn, il a plaqué son travail d’ingénieur chez Intel pour se consacrer à sa passion du sport et de la nature. Vivant de petits boulots alimentaires, dormant à l’occasion dans son van, il ne se sent à l’aise que dans cet immense Ouest américain qui a fasciné des générations d’écrivains et de baroudeurs. Dans les années 2000, déjà bon alpiniste, il se prend de passion pour les sommets de plus de 4000 mètres et enchaîne les ascensions hivernales en solo dans le Colorado (il en réussira une quarantaine). Une quête boulimique, insatiable. Entre deux expéditions, il enchaîne les sports extrêmes. Descendant des rapides sur un canot en plastique après un pari stupide, plongeant dans l’eau glacée d’une rivière et frôlant la noyade, suffoquant sous une avalanche.

«J’étais arrivé à un point où il me fallait sans cesse frôler la mort pour me sentir en vie, reconnaît-il. Le risque, c’est comme une drogue, plus vous le pratiquez, plus vous en avez besoin.» Avec, comme témoin de ses exploits solitaires, son appareil photo ou sa caméra numérique pour immortaliser les plus beaux gadins. «Aron était une sorte d’idéal masculin, autonome, indépendant et débrouillard, témoigne le réalisateur Danny Boyle, mais il était loin d’être un modèle en tant qu’être humain.»

Une vie comme une fuite en avant qu’il analyse rétrospectivement. «Je me suis toujours senti à part, intelligent mais ostracisé par mes camarades, jamais intégré. Alors, peu à peu, j’ai voulu prouver que j’étais le meilleur.» L’arrogance, comme un pansement sur une blessure. Sa famille ressemble pourtant à beaucoup d’autres. Middle class américaine de l’Indiana, sans histoires: des parents présents, quelques déménagements, une sœur qu’il adore. Mais Aron Ralston, ado mal dans sa peau, grandit avec ce malaise. Jusqu’à ce 26 avril 2003, où il décide de partir pour un week-end dans les gorges de l’Utah, paradis des fondus de nature. Une randonnée sans difficulté au regard de ce qu’il pratique d’habitude. Baudrier, cordes de rappel, quatre litres d’eau… Aron Ralston s’enfonce seul dans le goulet de plus en plus étroit du Blue John Canyon. Un bloc gros comme un pneu coincé en équilibre entre les deux parois lui barre le passage. Il l’enjambe pour poursuivre son chemin en contrebas, quand le rocher déséquilibré par son poids se décroche et commence à rebondir. Dans un geste réflexe, Aron Ralston lève les bras pour se protéger et se fait broyer le poignet et la main droite par la masse rocheuse qui s’écrase contre la muraille. Moment de terreur pure, hurlement, douleur, rien n’y fait: il est prisonnier.

Commence alors un compte à rebours contre la mort (personne ne sait où il est, l’endroit est désert) qu’il va gérer avec un impressionnant sang-froid. Il rationne l’eau, essaye de faire un treuil, se construit un hamac pour la nuit, entame la roche avec son couteau, se prépare un garrot. Et se filme en permanence pour faire le point sur sa situation. Après 127 heures d’efforts vains, une ultime hallucination – celle d’un petit garçon, son futur fils? qui le regarde en souriant – le persuade qu’il va s’en sortir; et cette vision lui donne la force de se briser les os et de se trancher les chairs pour se dégager.

Une dernière photo du roc sanglant, quelques heures à errer à travers le désert, l’hélico des secours puis l’hôpital, et déjà les médias de tout le pays attirés par le sang et le spectaculaire qui fondent sur ce nouveau héros comme l’Amérique les aime. Convalescence, agent, shows en prime time, livre puis film, conférences rémunérées des milliers de dollars. La nouvelle vie d’Aron Ralston vient de commencer. Et elle dure puisque, aujourd’hui, l’ex-aventurier reconnaît benoîtement ne pas avoir d’autre métier que la gestion de sa célébrité. Un business qui l’amène à militer dans des associations de défense de la nature. Côté politique, il penche pour les démocrates, plus respectueux d’environnement que les républicains.

En fait, la «renaissance spirituelle» n’a pas été immédiate, explique-t-il. «L’amputation n’avait pas brisé ma vie ni mes obsessions, au contraire, j’en étais même ressorti plus arrogant qu’avant.» Il va falloir une lente maturation, quelques rencontres décisives dont celle de Jessica, une jeune artiste peintre, étudiante en psychologie, qu’il épouse, et la naissance de son fils Leo, il y a onze mois, pour trouver enfin la sérénité. «Cela a été une véritable lutte pour renoncer à l’extrême, mais je crois que j’ai réussi.» Aron Ralston se dit désormais réconcilié avec lui-même. Il est retourné sur les lieux du drame. «La dernière fois, j’ai montré les photos de mon fils qui venait de naître au rocher. Pour lui dire, à lui qui avait été le témoin de sa première apparition, que le petit garçon entraperçu était devenu bien réel.»

Alors guéri? On tente la question test. A-t-il vraiment l’intention de s’attaquer à l’Everest comme l’affirme le dossier de presse? L’Everest, la mère des montagnes, le grand barnum médiatico-sportif où tous les alpinistes handicapés, asthmatiques, aveugles ou en quête de records viennent tester leur limites pour se prouver qu’ils continuent à vivre à 8848 mètres à l’heure. La réponse d’Aron Ralston est claire. C’est non. Plus envie de se faire mal, de grimper pour de mauvaises raisons. Son plaisir, c’est désormais partager son temps entre son fils et sa femme, en vivant de ses rentes médiatiques. Continuer à parcourir cette nature qu’il adore. Mais sans excès. Et profiter de sa nouvelle maison à Boulder, Colorado. Boulder, «gros rocher» en anglais.

source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a3e71fa4-3882-11e0-9cba-56096234242f/Roc_star (http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a3e71fa4-3882-11e0-9cba-56096234242f/Roc_star)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Foucret le 24 février 2011 à 08:21:40
J'ai reçu le livre hier et j'ai commencé à le lire au cours de la soirée.

Pour l'instant ; et c'est un peu en marge du sujet principal de cette histoire, je vous l'accorde ; il y a une chose qui me choque : nous voyons donc Monsieur Ralston qui part loin de toute civilisation et qui espère bien ne croiser aucun être humain. Et dans son équipement il n'oublie surtout pas son lecteur CD et ses écouteurs. Et il passe tout le long de son exploration et de ses escalades à écouter de la musique.

Je trouve étrange ce besoin d'avoir toujours besoin de musique (ou peut-être tout simplement du bruit) autour de soi. On le voit tous les jours dans les rues avec toutes ces personnes, adolescents comme adultes, les écouteurs visés aux oreilles. Je me demande bien pourquoi. Le silence est si beau. Surtout en pleine nature.

Ah ! Je vous l'avez dit que c'était hors sujet... ;#

"Le bien ne fait pas de bruit. Le bruit ne fait pas de bien."
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Meow le 24 février 2011 à 09:01:52
Citation de: dremmwel
Je n'arrive pas a avoir de la sympathie pour ce type. Déjà en regardant le film, ça se confirme en approfondissant son histoire...
Qu'est-ce qui te conforte ton opinion ?

Foucret >>> Des personnes qui utilisent la musique pour s'isoler du monde extérieur, il y en a plein. Souvent c'est simplement pour s'isoler des autres (par exemple en ville), parfois pour s'isoler de soi-même et parfois encore pour se stimuler dans une activité intense (jogging, VTT). De plus la musique à toujours été un véhicule pour les mystiques, elle permet d'amener certaines personnes dans un autre état de conscience et si tu ajoutes à ça la beauté des paysages, leur immensité, ça peut avoir un impact sur le mental.
Moi même, je ne le fais pas parce que j'ai besoin d'avoir tous mes sens en éveil (et pourtant je ne peux pas me passer de musique), mais je comprend ceux qui en ont besoin.

Mais comme toujours, seul l'excès est mauvais.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Barbara le 24 février 2011 à 09:47:56
l’état de conscience totalement « modifié » dans lequel il était quand il arrive enfin à « casser » son os

Un proche est resté 4 jours sans pouvoir manger ni s'hydrater.
Confusion mentale, hallucinations, ...
C'était très effrayant, surtout que c'est une personne très posée.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: dysoner le 24 février 2011 à 10:20:32
Des personnes qui utilisent la musique pour s'isoler du monde extérieur, il y en a plein. Souvent c'est simplement pour s'isoler des autres (par exemple en ville), parfois pour s'isoler de soi-même et parfois encore pour se stimuler dans une activité intense (jogging, VTT).

Et c'est le seul "Art" dont on peut profiter en crapahutant  :doubleup:
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 24 février 2011 à 10:54:48
Et c'est le seul "Art" dont on peut profiter en crapahutant  :doubleup:

Et ce mettre gravement en danger! D'abord l'équilibre est fortement altéré, ensuite les sens ne sont plus en éveil car uniquement concentré sur l'audition de cette musique. Je peux comprendre la musique à l'arrêt pour profiter d'un paysage, libre à soi de profiter de ces instants magique comme on veut, mais en marchant, courant ou escaladant, je trouve cela quasiment suicidaire.
Ce n'est que mon avis bien sur.

A+
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Chris-C le 01 avril 2011 à 14:06:26
Salut,

j'ai vu le film..... avec ma copine.... je peux plus partir seul.....  :'(


J'aimerai orienter la discussion sur 2 aspects:
1-ceux qui ont vu le film, ont ils modifié le contenu de leur sac de rando?
2-je change la fin du film et je dis les sauveteurs le retrouve au fond du canyon... qu'elle serait le mode opératoire pour
le sortir de là? (tranquillisant, réhydratation, soulever le bloc, le membre est il récupérable.... dans qu'elle ordre)

c'est pas un jeu, faut que je rassure ma copine moi  :closedeyes:

à vous  :)


Titre: Re : 127 heures
Posté par: Cleric le 01 avril 2011 à 14:30:32
1-ceux qui ont vu le film, ont ils modifié le contenu de leur sac de rando?
2-je change la fin du film et je dis les sauveteurs le retrouve au fond du canyon... qu'elle serait le mode opératoire pour
le sortir de là? (tranquillisant, réhydratation, soulever le bloc, le membre est il récupérable.... dans qu'elle ordre)

1-Non. j'étais tenté par l'emport d'un palan qui traine au grenier mais il fait ses 15kg facile  :down:  :lol:
2- je ne suis pas sauveteur mais si je tombe (façon de parler) sur la victime en question au cours d'une rando et qu'il n'y a pas de réseau gsm (comme c'est souvent le cas dans ce genre d'endroit) je pense appliquer les principes suivants:
   a. ma sécurité, sa sécurité: risque de chute dans la même crevasse, risque faire tomber d'autres pierres sur le blessé
   b. évaluer: établir des priorités, ce que je suis capable de faire (alerter), ce dont je suis incapable (extraction)
   c. rassurer: parler de ce que je fais , de ce que je vais faire, poser des questions
   d. premiers soins: si le blessé est accessible, à part le réhydrater, le protéger du soleil, rendre sa position plus confortable et anticiper sur un état de choc à venir, je ne vois rien d'autre. Pour cela j'optimise également le matériel du blessé, j'épargne le mien tant que possible car je vais peut être en avoir besoin dans les étapes ultérieures
e. signaler/marquer: prendre les coordonnées au GPS, ou trianguler à la boussole sur des points bien identifiables de visu et sur carte. Installer un balisage visible depuis le sol mais aussi du ciel.
e. alerter: partir pour rejoindre un endroit d'où je peux appeller les secours, cela peut-être de devoir marcher plusieurs heures jusqu'à un poste des park rangers

Woilà,

C.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Karma le 01 avril 2011 à 14:35:11
A mon avis, les conslusions à tirer du film sont plutôt de l'ordre du comportement que du materiel.

Si on part du côté du matériel ça voudrait dire qu'il faut... du materiel médical ? Sauf à se charger comme une mule, il est difficile de prévoir tous les types de situations, et celle là est quand même assez improbable.
Après, un couteau qui coupe c'est déjà pas mal. Et si on doit se charcuter, attendre d'être désyhdraté.

J'imagine que des sauveteurs auraient tenté de soulever le bloc avec un treuil et un système de poulie, après anésthésie. Tout dépend de l'état de son bras emprisonné, c'est difficile de savoir. S'il est broyé/infecté l'amputation est de toute façon inéluctable.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: macagnaman le 01 avril 2011 à 14:40:44
Désormais j'emporte un anesthésique locale !
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Meow le 01 avril 2011 à 14:49:25
1-ceux qui ont vu le film, ont ils modifié le contenu de leur sac de rando?
Investissement dans un Busse.
On dira ce qu'on veut mais on y revient toujours.  :closedeyes:




 ;#
Titre: Re : 127 heures
Posté par: phil66 le 01 avril 2011 à 15:42:22
Citer
2-je change la fin du film et je dis les sauveteurs le retrouve au fond du canyon... qu'elle serait le mode opératoire pour
le sortir de là? (tranquillisant, réhydratation, soulever le bloc, le membre est il récupérable.... dans qu'elle ordre)
Si vous êtes en présence d'un blessé ayant un membre écrasé, SURTOUT NE PAS LE DEGAGER SANS ASSISTANCE MEDICALE
Le crush symdrome pourrait entrainer la mort de la victime
[url][http://www.swissrescue.ch/dossier/bulletin_smur/11_crush_syndrome.pdf/url]
Conduite à tenir:
1 Protéger la victime (couvrir, baliser, hydrater si nécessaire)
2 Alerter les secours (si vous avez un GPS, mémorisez les coordonnées avant de quitter la victime)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: aquinatis le 16 avril 2011 à 17:37:05
C'est l'écrasement du membre qui est susceptible d'entraîner le crush syndrom, bien connu des smuristes dans les accidents de bagnoles, pas le fait de dégager le patient!
Titre: Re : 127 heures
Posté par: phil66 le 18 avril 2011 à 10:08:17
Citer
C'est l'écrasement du membre qui est susceptible d'entraîner le crush syndrom, bien connu des smuristes dans les accidents de bagnoles, pas le fait de dégager le patient!
L'écrasement du membre provoque une accumulation de toxines dans celui ci, mais la compression empêche leur diffusion dans l'organisme.
Le fait de dégager le membre provoque la libération des toxines qui créent ainsi le danger pour l'organisme.
http://www.topsante.com/encyclopedie/view/crush-syndrome/2253 (http://www.topsante.com/encyclopedie/view/crush-syndrome/2253)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: WakanTanka le 18 avril 2011 à 23:26:13
Désormais j'emporte un anesthésique locale !

c'est en vente libre ?
Es-tu sur si jamais il t'arrivait quelque chose de ne pas t'administré une dose trop forte ce qui inhiberait les sensations plus que ce que tu ne le souhaites, et de se fais te rendre complètement impuissant face à la situation ?
Titre: Re : 127 heures
Posté par: macagnaman le 19 avril 2011 à 10:10:46
c'est en vente libre ?
Es-tu sur si jamais il t'arrivait quelque chose de ne pas t'administré une dose trop forte ce qui inhiberait les sensations plus que ce que tu ne le souhaites, et de se fais te rendre complètement impuissant face à la situation ?

non mais je plaisantais.
Ceci dit, il doit bien exister de leger anesthésiant cutané en vente libre (crème, pommades), mais surement pas assez puissant pour pouvoir se trancher les tendons...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: phil66 le 19 avril 2011 à 10:22:35
Citer
il doit bien exister de leger anesthésiant cutané en vente libre
Il y a la crème EMLA (c'est dispo en pharmacie, mais je ne sais pas si c'est en vente libre )
http://asso.nordnet.fr/valenciennes-douleur/12.htm (http://asso.nordnet.fr/valenciennes-douleur/12.htm)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 19 avril 2011 à 10:33:31
Il y a la crème EMLA (c'est dispo en pharmacie, mais je ne sais pas si c'est en vente libre )
http://asso.nordnet.fr/valenciennes-douleur/12.htm (http://asso.nordnet.fr/valenciennes-douleur/12.htm)

Exact MAIS c'est une anesthésie cutanée et nécessite un certain temps et une certaine préparation pour être efficace. L'effet anesthesique est assez court. Utile pour certains traitements de surfaces uniquement.
Maintenant, ne serait il pas mieux d'arrêter de fantasmer sur les auto amputations (comme ce fut le cas avec l'auto suturation pour ceux qui on vu first blood). Dans 80% des cas, le choc et la douleur provoqueront le décès! Mais ce n'est que mon avis.
A+
Titre: Re : 127 heures
Posté par: macagnaman le 19 avril 2011 à 11:27:50
Exact MAIS c'est une anesthésie cutanée et nécessite un certain temps et une certaine préparation pour être efficace. L'effet anesthesique est assez court. Utile pour certains traitements de surfaces uniquement.
Maintenant, ne serait il pas mieux d'arrêter de fantasmer sur les auto amputations (comme ce fut le cas avec l'auto suturation pour ceux qui on vu first blood). Dans 80% des cas, le choc et la douleur provoqueront le décès! Mais ce n'est que mon avis.
A+
ah ah c'est clair
Titre: Re : 127 heures
Posté par: WakanTanka le 19 avril 2011 à 11:50:33
Maintenant, ne serait il pas mieux d'arrêter de fantasmer sur les auto amputations (comme ce fut le cas avec l'auto suturation pour ceux qui on vu first blood). Dans 80% des cas, le choc et la douleur provoqueront le décès! Mais ce n'est que mon avis.
A+
Fantasmer :lol: tu as des fantasmes bizarres...
le fait est que c'est une situation qui n'est pas à exclure de se retrouver avec un membre coincé, donc je vois pas ou et le mal de se renseigner sur la chose, de plus comme tu le dis "80% des cas = décès" donc tu négligerais les 20% de chances de t'en sortir et tu attendrais gentiment la fatalité ?
amha il y a un moment quand tu vois la fin arrivée tu tentes le tout pour le tout et je pense d'ailleurs que c'est ce qui à sauver Aron Ralston et http://www. parismatch.com/Actu-Match/monde/Actu/Il-se-coupe-le-bras-pour-se-degager-d-une-chaudiere-193444


ps : ceux qui ont lus le livre et vus le film est ce qu'il y a de grandes variations de lun a l'autres ?
Waka.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 19 avril 2011 à 12:19:58
Fantasmer :lol: tu as des fantasmes bizarres...
le fait est que c'est une situation qui n'est pas à exclure de se retrouver avec un membre coincé, donc je vois pas ou et le mal de se renseigner sur la chose, de plus comme tu le dis "80% des cas = décès" donc tu négligerais les 20% de chances de t'en sortir et tu attendrais gentiment la fatalité ?
amha il y a un moment quand tu vois la fin arrivée tu tentes le tout pour le tout et je pense d'ailleurs que c'est ce qui à sauver Aron Ralston et http://www. parismatch.com/Actu-Match/monde/Actu/Il-se-coupe-le-bras-pour-se-degager-d-une-chaudiere-193444


ps : ceux qui ont lus le livre et vus le film est ce qu'il y a de grandes variations de lun a l'autres ?
Waka.

Comme se suturer ou s'autoextraire une balle, effectivement, je crois qu'il y a beaucoup de fantasme la dedans.
Oui dans la réalité des gens l'on fait mais de là à focaliser ...
Maintenant, je suis d'accord avec toi, il faut tenter de se sauver.
Mais, je dirai qu'il faut d'abord s'arranger pour ne PAS avoir à se trouver dans cette situation.
Je n'ai pas vu le film ni lu le livre, je ne connais que ce que la presse en a dit.
Si je parlais de la suture, c'est parce que dans les années '80, tous le mondes voulait du catgut et des aiguilles dans son kit de survie mais la pluapart (+/- 99%) ne savait pas comment suturer.
Si vraiment on veut savoir ce qu'il faut faire, il vaut mieux suivre  des cours de secourismes (très avancés de surcroit).
A défaut de savoir s'amputer, tu sauras quoi  faire si une personne perd un membre.
T'amputer, soit, c'est ton choix mais que feras tu si c'est quelqu'un d'autre? Risqueras tu sa vie (tu, au sens large, pas toi personnellement, bien sur).
Une amputation est une chirurgie très complexe. C'est un miracle si il s'en est sorti!
Si il y a un intérêt à ce livre/film, je dirais que c'est:  ne faites pas les conneries que j'ai fais, regardez où cela m'a mené.
Mais la discussion est bien entendu utile et permet d'ouvrir les yeux et d'apprendre certaines choses.
A+
Titre: Re : 127 heures
Posté par: WakanTanka le 19 avril 2011 à 12:38:37
bien sûr je suis dans la même optique tant cas faire essayé au maximum de ne jamais se retrouver dans cette situation,
et ne pas croire tout ce qu'il se passe dans les films.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: phil66 le 19 avril 2011 à 15:45:25
Citer
Si il y a un intérêt à ce livre/film, je dirais que c'est:  ne faites pas les conneries que j'ai fais, regardez où cela m'a mené
+1
Je ne crois pas que vivre avec un avant bras en moins soit particulièrement "fun"  :-\
Citer
il y a un moment quand tu vois la fin arrivée tu tentes le tout pour le tout
On a vu des animaux pris au piège se ronger la pate pour s'en tirer, mais je ne suis pas sur qu'un humain en soit capable
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Chris-C le 19 avril 2011 à 16:47:57
m*rde j'suis un peu deçu.......

Quand j'ai lu que macagnaman avait modifié sa trousse à pharmacie et prenait un anesthésiant puissant, je trouvé ça
plutôt intéressant, quand je lis un peu plus loin qu'il plaisanté je suis déçu, déçu , déçu  :D

Faut il forcément s'imaginé être en train de s'emputer un membre pour avoir besoin d'un anesthésiant?
n'y a t il pas d'autres cas lorsque l'on est dehors qui peut le justifier?

Citer
Si il y a un intérêt à ce livre/film, je dirais que c'est:  ne faites pas les conneries que j'ai fais, regardez où cela m'a mené.

C'est la mort de l'aventure ça non? de la découverte par l'expérience?
L'erreur est toujours possible, la prévoir en faisant son sac, ça mange pas de pain je trouve.

a+
Titre: Re : 127 heures
Posté par: WakanTanka le 19 avril 2011 à 17:49:34
L'erreur est toujours possible, la prévoir en faisant son sac, ça mange pas de pain je trouve.
+1 je trouve que sa résume parfaitement, sa coute rien de prendre 5 minutes et sa peu nous sauvez la vie.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 20 avril 2011 à 10:46:01
m*rde j'suis un peu deçu.......

Quand j'ai lu que macagnaman avait modifié sa trousse à pharmacie et prenait un anesthésiant puissant, je trouvé ça
plutôt intéressant, quand je lis un peu plus loin qu'il plaisanté je suis déçu, déçu , déçu  :D

Faut il forcément s'imaginé être en train de s'emputer un membre pour avoir besoin d'un anesthésiant?
n'y a t il pas d'autres cas lorsque l'on est dehors qui peut le justifier?

C'est la mort de l'aventure ça non? de la découverte par l'expérience?
L'erreur est toujours possible, la prévoir en faisant son sac, ça mange pas de pain je trouve.

a+


A mon avis, je me suis mal exprimé.
Quand je parlais de conneries, c'était:  sauté comme un idiot sur des rochers ou essayer de faire de l'équilibre avec de la musique à fond les oreilles.
Je pensais à l'attitude un peu "dingo" du personnage.(Encore une fois, d'après ce qu'il a dit dans la presse)
Pour le reste il est certain qu'une erreur est toujours possible, et cela fait aussi partie du plaisir de la rando, sinon on irait tous au club med all in.

Pour ce qui de l'anesthésiant, je ne suis pas certain que cela se trouve aussi aisément. Parfois on trouve des anti douleurs puissant mais un anesthésiant.... Je doute fort qu'un medecin te prescrive une ordonnance.

A+

Titre: Re : 127 heures
Posté par: macagnaman le 20 avril 2011 à 10:58:51
Si vous êtes sérieux, vous allez trop loin les gars.... tu peux pas partir en randonnée ou autre avec l'idée que tu dois prévoir le cas ou tu serais obligé de te trancher le bras.... c'est absurde. A ce moment là, l'univers des possibles et tellement vaste que soit tu ne bouges plus d'un pouce, soit tu te trimbales avec un hopital de campagne.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 20 avril 2011 à 10:59:52
Si vous êtes sérieux, vous allez trop loin les gars.... tu peux pas partir en randonnée ou autre avec l'idée que tu dois prévoir le cas ou tu serais obligé de te trancher le bras.... c'est absurde. A ce moment là, l'univers des possibles et tellement vaste que soit tu ne bouges plus d'un pouce, soit tu te trimbales avec un hopital de campagne.

+10
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Chris-C le 21 avril 2011 à 17:23:55
Ok PaintedHorse, je comprend mieux ton point de vu et je le partage.
Disons que j'essaye à mon niveau de pas juger le personnage sur l'avant (il aurait du faire ça ou pas).
Mais plutôt sur le une fois que tu es dans la m*rde, qu'est ce que j'aurais pu prendre qui m'aide et qui ne soit pas fantaisiste.


Si vous êtes sérieux, vous allez trop loin les gars.... tu peux pas partir en randonnée ou autre avec l'idée que tu dois prévoir le cas ou tu serais obligé de te trancher le bras.... c'est absurde. A ce moment là, l'univers des possibles et tellement vaste que soit tu ne bouges plus d'un pouce, soit tu te trimbales avec un hôpital de campagne.

Je partage pas ton point de vue. Prévoir c'est la base de la préparation. Il faut juste réussir à graduer ce qui est faiblement possible,
possible, fortement possible.
Je ne fais pas une fixation sur l'amputation, d'ailleurs (auto-citation)
Citation de: Plumok
Faut il forcément s'imaginé être en train de s'emputer un membre pour avoir besoin d'un anesthésiant?
n'y a t il pas d'autres cas lorsque l'on est dehors qui peut le justifier?

Un doigt qui s'arrache sur un pit, une fracture ouverte, bref un truc pas cool qui peut être aidé par des cachets ou autres et qui
rendent l'attente plus supportable.
Après peut être que de parler d'anesthésiant est une mauvaise piste, si des médecins passe par là........

Titre: Re : 127 heures
Posté par: Paintedhorse le 22 avril 2011 à 09:45:25

Un doigt qui s'arrache sur un pit, une fracture ouverte, bref un truc pas cool qui peut être aidé par des cachets ou autres et qui
rendent l'attente plus supportable.
Après peut être que de parler d'anesthésiant est une mauvaise piste, si des médecins passe par là........




Salut,

Plutôt que d'anesthésiant, je parlerai alors d'un rapide et puissant anti douleur (non fluidifiant), qui lui peut être aisément prescrit par un médecin.
Je dirai que plus on s'éloigne d'une ville, plus on augmente les risques. Et là, si de surcroit on commence à faire de l'escalade et des passages difficiles, il vaut mieux avoir ce qu'il faut sur soi! Le contraire serait jouer à la roulette russe.
Idem, dans le FAK avoir pinces et autres outils.
Perso, j'ai toujours sur moi divers antidouleurs qui chacuns agissent à leurs manières, sans interférer sur les autres et à utiliser selon le situation.
Mais c'est avec un bon medecin qu'il faut en discuter pour voir ce qui nous convient.

A+

PS: Attention de ne pas s'éloigner du sujet de départ.
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Tenaka le 11 mai 2011 à 09:34:53
J'ai adoré ce film, j'adore le boulot de Danny Boyle donc je ne suis peut être pas objectif.

Les décors sont superbe, et c'est un bon exemple sur ce qu'il ne faut pas faire avant de partir :

- ne prévenir personne : sur la durée et l'endroit
- ne pas emporter de téléphone (là j'ai du mal a comprendre comment il a pu oublier un tel truc)
- ne pas emporter de vetments chaud dans un endroit où il fait certes 30°C la journée mais 7°C la nuit
- ne pas emporter de couteau

Et c'est un (peut être) bon exemple sur la psychologie dans une situation de détresse. Il a tout de même su assez bien garder son calme et la tête froide.

L'acteur principal joue très bien et la tension monte au fur et à mesure, sachant depuis le début qu'il devra en arriver à certains extrêmes pour se délivrer ...

(http://myscreens.fr/wp-content/uploads/2011/01/127-Heures.jpg)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Pix le 11 mai 2011 à 09:40:52
Moi aussi j'ai adoré ce film.
Il montre bien ce que certains hommes sont près à faire pour survivre. En plus cela est filmé d'une manière très réaliste.
Il montre bien ce que l'on doit pas faire.
Mais pour moi j'ai plus trouvé qu'il montrait que même avec une grande expérience des lieux, de bonne compétence rien est acquis et qu'il faut constamment faire attention a son environnement son équipement ect.
Excellent film
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Tenaka le 11 mai 2011 à 09:48:50

Mais pour moi j'ai plus trouvé qu'il montrait que même avec une grande expérience des lieux, de bonne compétence rien est acquis et qu'il faut constamment faire attention a son environnement son équipement ect.


C'est vrai que c'est ce qui ressort le plus, le gars était super à l'aise, comme il le dis "It's my second home" et il lache un "This is insane" juste au moment où il se retrouve coincé ! Ce qui met bien en avant qu'il n'aurait jamais pensé qu'un truc pareil lui arriverait vu son expérience ...

(http://www.moviequotesandmore.com/image-files/127-hours-5.jpg)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Walter le 27 septembre 2011 à 12:29:38
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1324996/2011/09/27/Il-suit-les-traces-de-127-Heures-et-tombe-dans-une-crevasse.dhtml

 ;D
Titre: Re : 127 heures
Posté par: soldmac le 27 septembre 2011 à 12:35:09
C'est une blague, c'est pas possible d'être aussi con!
Titre: Re : 127 heures
Posté par: gapmo le 27 septembre 2011 à 13:35:12
Si l'article est exact, il a vraiment poussé la "reconstitution" jusque dans les détails.  :down:

Citer
L'homme, qui n'avait que deux barres protéinées sur lui, avait également omis de prévenir ses proches de sa randonnée.

(...)

Le film de Danny Boyle, "127 Heures" est basée sur l'histoire d'Aron Ralston qui était parti en randonnée dans le même canyon, sans prévenir personne de sa randonnée. Son bras coincé suite à une chute, il s'était vu obligé de se couper la main avec un couteau de poche pour ne pas mourir. (7sur7Sydney/ca)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Phil le 03 décembre 2011 à 03:38:30
Bonsoir.

J'ai vu le film hier soir, et il m'est venu plusieurs interrogations ou remarques (je précise que j'évoque le film, pas l'histoire réelle) dont :
- on le voit retirer sa montre avec la bouche (OK, pourquoi pas) mais ensuite il la porte à nouveau, autrement dit il a réussi à la remettre sur son avant-bras libre (et là il faudrait m'expliquer comment !)
- pourquoi craindre de manquer d'eau alors qu'il est au fond d'un étroit canyon ? (où il fait donc plutôt frais même si c'est sec)
- pourquoi ne pas récupérer son urine dès le début ? (Perso je l'aurais même mélangée avec mon restant d'eau pour diluer.)
- pourquoi diable piqueter le rocher avec sa seule lame (déjà bravo de réussir à l'ouvrir d'une seule main !) plutôt que d'utiliser le bout de sa pince fermée qui pourrait bien faire l'affaire (faible surface mais costaud) ? (D'autant que le couteau est une réplique de piètre qualité !)
- remarquable la façon dont il se protège du froid (pas sûr de penser à m'enrouler une sangle autour du cou !)
- pourquoi ne pas s'amputer au niveau du coude ? (pour avoir désosser des bouts de viande, c'est ce qui me semble le plus simple, comparé à se fracturer ou scier les os, je me trompe ?)
- je le trouve bien léger pour ce qui est des risques de gangrène, d'hémorragie (il m'a semblé voir que le garrot initial est remplacé par un autre pour en faire un second plus bas avant l'amputation) et d'évanouissement (pouvant aggraver l'hémorragie, l'hypothermie ou la déshydratation) !
- et surtout, j'ai cru comprendre qu'il passe au début un certain temps à attendre ou à tenter des trucs pas évidents (genre le mouflage du rocher avec une corde dynamique) - vous me direz, l'amputation c'est pas évident non plus ! - alors la question essentielle me semble être : comment choisir entre attendre (des secours, la chance, etc.) et prendre des mesures radicales (ici l'amputation, mais dans d'autres situations ce pourrait être abandonner son sac, son véhicule, sa maison voire une personne invalide, etc.) ?
Je veux dire: existe-t-il une heuristique (méthode approximative) pour savoir combien de temps on attend avant la prise de décision radicale, et comment faire les meilleurs choix radicaux ?

Dans le cas du film, la probabilité d'être trouvé ou même ne serait-ce qu'entendu est négligeable, même s'il avait eu un mobile il n'aurait probablement pas eu de réseau, et tirer une fusée de détresse était aussi inutile voire dangereux, donc il ne peut compter que sur lui-même. Alors le piquetage du rocher (bien sûr cela dépend de la friabilité de la roche) me semble du temps/énergie perdus, de même pour la tentative de mouflage (d'un autre côté, si ça fonctionne c'est gagné...). Donc il aurait pu se rendre plus tôt à l'évidence, à savoir l'obligation de tenter l'amputation pour se libérer (évidemment, c'est facile à dire a posteriori), sachant bien entendu que c'est une sacrée chance de réussir, même en étant un chirurgien de terrain aguerri !

Dans le même genre, parmi les commentaires précédents, l'un qui m'a tapé dans l'oeil :
tu peux pas partir en randonnée ou autre avec l'idée que tu dois prévoir le cas ou tu serais obligé de te trancher le bras.... c'est absurde. A ce moment là, l'univers des possibles et tellement vaste que soit tu ne bouges plus d'un pouce, soit tu te trimbales avec un hopital de campagne.
(C'est moi qui mets en gras.)
Je m'adresse aux théoricien-ne-s : le problème de l'optimisation entre la préparation (au sens large, dont le matos emporté, l'entraînement, etc. incluant donc le temps, l'énergie et les finances qu'on y a consacré) et l'amélioration des chances de survie (qui se mesure comment d'ailleurs ?), me paraît d'une complexité exponentielle (non-polynomiale), alors existe-t-il un optimum et quelles sont les heuristiques possibles pour l'atteindre ?

Pour caricaturer: imaginons que je prévois une randonnée nature, je peux passer ma vie à m'y préparer, m'entraîner, réunir le matos pour prévoir toutes les situations, tout en minimisant le volume/poids, travailler pour produire ou acheter tout ça, et pour finir ne plus partir du tout parce que le processus ne s'arrête/converge pas ! À l'inverse, partir à l'arrache sur un coup de tête, sans expérience ni matériel, et possiblement me planter au premier pbm venu.

Si l'on prend conscience d'un risque, et qu'on souhaite le minimiser, on se retrouve à lire ce forum, faire les stages du CEETS (ou d'autres), acheter du matos, etc. Mais on s'arrête où/quand ? S'arrête-t-on d'ailleurs ? Ma question n'est pas que théorique, mais en fait très pragmatique (du moins pour moi)...

(Cela dit, si je me prends ainsi la tête, c'est qu'ayant la particularité d'avoir une pensée arborescente, j'ai une grand facilité à imaginer l'arbre des possibles « assez loin », je veux dire bien plus loin que le citoyen lambda, même si c'est probablement moins loin - ou moins bien (niveau pertinence) - que pour les pros dont certains membres ici. Autrement dit, en termes de psychologie, où mettre la limite entre une saine anticipation des risques et un délire paranoïaque ?)

PS: si les deux questions générales ci-dessus ont déjà été traitées ailleurs, veuillez m'indiquer où et me pardonner pour la redite.
(Peut-être faudrait-il d'ailleurs les poser ailleurs, sur un fil dédié pour la facilité de répérage par la suite ?)
Titre: Re : 127 heures
Posté par: Bison le 03 décembre 2011 à 09:13:01
Bonjour,

Citation de: Phil
Dans le même genre, parmi les commentaires précédents, l'un qui m'a tapé dans l'oeil :
Citation de: macagnaman
tu peux pas partir en randonnée ou autre avec l'idée que tu dois prévoir le cas ou tu serais obligé de te trancher le bras.... c'est absurde. A ce moment là, l'univers des possibles et tellement vaste que soit tu ne bouges plus d'un pouce, soit tu te trimbales avec un hopital de campagne.
(C'est moi qui mets en gras.)
Je m'adresse aux théoricien-ne-s : le problème de l'optimisation entre la préparation (au sens large, dont le matos emporté, l'entraînement, etc. incluant donc le temps, l'énergie et les finances qu'on y a consacré) et l'amélioration des chances de survie (qui se mesure comment d'ailleurs ?), me paraît d'une complexité exponentielle (non-polynomiale), alors existe-t-il un optimum et quelles sont les heuristiques possibles pour l'atteindre ?

Si l'on prend conscience d'un risque, et qu'on souhaite le minimiser, on se retrouve à lire ce forum, faire les stages du CEETS (ou d'autres), acheter du matos, etc. Mais on s'arrête où/quand ? S'arrête-t-on d'ailleurs ? Ma question n'est pas que théorique, mais en fait très pragmatique (du moins pour moi)...

en termes de psychologie, où mettre la limite entre une saine anticipation des risques et un délire paranoïaque ?)

Tu poses là de très pertinentes questions!

Pour ce qui est de l'aspect pragmatique d'une gestion "cartésienne" des risques, là, il existe des théories d'une part, et d'autres part des méthodes pragmatiques qui marchent, ces méthodes s'écartant d'ailleurs assez des théories par trop simplificatrices.

Pour ce qui est de la maîtrise de son imagination, là je crois que c'est très personnel.
Chacun pourrait donner son témoignage ...
Titre: Re : 127 heures
Posté par: aliassteph le 02 octobre 2013 à 14:58:44
Déterrage de post:
pour ceux qui ne l'ont pas vu, le film passe ce soir a 20H45 sur France 4.

http://www.france4.fr/emission/127-heures/diffusion-du-02-10-2013-20h45 (http://www.france4.fr/emission/127-heures/diffusion-du-02-10-2013-20h45)

De quoi se faire une opinion si comme moi vous ne l'avez pas vu....