Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: ** Serge ** le 23 octobre 2010 à 13:50:18
-
Un article intéressant du NY Times :
For all that scientists have studied it, the brain remains the most complex and mysterious human organ — and, now, the focus of billions of dollars’ worth of research to penetrate its secrets.
In Battle, Hunches Prove to Be Valuable
By BENEDICT CAREY
Published: July 27, 2009
http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?_r=2&pagewanted=1&emc=eta1
http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?pagewanted=2&_r=2&emc=eta1
http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?pagewanted=3&_r=2&emc=eta1
-
Merci Serge,
Cela m'a fait penser de relire ce livre : http://www.amazon.fr/Lerreur-Descartes-Antonio-R-Damasio/dp/2738103030
-
Etre rationnel, ce n'est pas se couper de ses émotions. Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n'est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir. Le coeur a ses raisons que la raison... est loin d'ignorer. Contre le dualisme du corps et de l'âme, mais aussi contre ceux qui voudraient réduire le fonctionnement de l'esprit humain à de froids calculs dignes d'une machine, voilà ce que révèlent les acquis récents de la neurologie. Un ouvrage déjà classique, par l'un des plus grands spécialistes et théoriciens mondiaux du cerveau.
http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2000/nov/A_Damasio.html
De fait, cela a l'air bien intéressant.
-
http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2000/nov/A_Damasio.html
De fait, cela a l'air bien intéressant.
Il est d'ailleurs cité page 1 de ton article. ;)
-
J'en étais encore et seulement à fouiller au-niveau des neuropeptides {$default_wink_smiley}
Je suis lent {$default_grin_smiley}
Je suis un peu avantagé quand il s'agit de lire un truc vite et de repérer les citations et les auteurs : "on fait du clavier jutsu forum comme on s'entraine" ;#
Sinon ce qui est bien dans l'article (et aussi chez Damasio) c'est que cela réhabilite les émotions comme partie importante du mode de fonctionnement normal de l'humain.
Alors qu'une partie de la philosophie européenne opérait traditionnellement une distinction entre le corps et l'esprit et que plusieurs philosophies insistent sur la nécessité de se détacher des émotions...ces études légitiment celles-ci et nous permettent d'envisager le fonctionnement notre cerveau (notre arme évolutive n°1) dans son entier.
La SP n'est-elle pas en partie la gestion des émotions ?
;)
-
La gestion de l'émotion est fondamentale en SP.
-
Article très intéressant. Thanks, bro :)
Pour résumer, ça parle d'une recherche menée par l'armée US sur les petites intuitions qui nous préviennent du danger, et du fait que certaines personnes semblent beaucoup plus performantes que d'autres à détecter des dangers comme ça.
Ca me fait chaud au coeur de lire ça, parce que ça fait des années que je radote sur le sujet et que peu de gens m'écoutent... j'ai hâte de voir ce qui va sortir de ces études. Apparemment ils y mettent du pognon...
Ce que je sais, en tout cas, c'est que ça marche. Ces petites intuitions, ces "gut feelings" qu'on ressent juste avant que la m*rde ne nous tombe dessus, c'est bien connu de plein de gens et depuis longtemps. Et de ne pas en tenir compte est complètement débile et suicidaire, à mon avis.
Mon avis est que tout le monde a le potentiel nécessaire pour ressentir ces choses là... mais que selon les habitudes et les conceptions de chacun, on choisit d'y être attentif, d'y accorder une valeur, et donc de laisser ce genre de phénomène mental s'exprimer... ou pas. Je suis sûr qu'on peut étouffer ça assez facilement en nous... et je suis sûr aussi qu'on peut cultiver cette sensibilité là, juste en y étant attentif et en y accordant une crédibilité.
Ciao ;)
David
-
Article très intéressant. Thanks, bro :)
Pour résumer, ça parle d'une recherche menée par l'armée US sur les petites intuitions qui nous préviennent du danger, et du fait que certaines personnes semblent beaucoup plus performantes que d'autres à détecter des dangers comme ça.
Ca me fait chaud au coeur de lire ça, parce que ça fait des années que je radote sur le sujet et que peu de gens m'écoutent... j'ai hâte de voir ce qui va sortir de ces études. Apparemment ils y mettent du pognon...
Ce que je sais, en tout cas, c'est que ça marche. Ces petites intuitions, ces "gut feelings" qu'on ressent juste avant que la m*rde ne nous tombe dessus, c'est bien connu de plein de gens et depuis longtemps. Et de ne pas en tenir compte est complètement débile et suicidaire, à mon avis.
Mon avis est que tout le monde a le potentiel nécessaire pour ressentir ces choses là... mais que selon les habitudes et les conceptions de chacun, on choisit d'y être attentif, d'y accorder une valeur, et donc de laisser ce genre de phénomène mental s'exprimer... ou pas. Je suis sûr qu'on peut étouffer ça assez facilement en nous... et je suis sûr aussi qu'on peut cultiver cette sensibilité là, juste en y étant attentif et en y accordant une crédibilité.
Ciao ;)
David
Je suis aussi un convaincu..
Le problème est souvent que notre rationnel tente d'analyser ce sentiment et le rejette comme irrationnel et donc on ne suit pas ce sentiment diffus.
Moléson
-
Oui.
Une solution est d'analyser ce sentiment comme une information, tout simplement. De là on investigue... et le rationnel est satisfait.
Mes deux balles ;)
David
-
est ce que le 6eme sens n'est pas "que" l'ensemble de nos 5 sens plus ou moins affutés et tout ceci avec l'experience ? :-\
-
- Heu là on parle pas de 6ième sens hein ni de capacité magique, juste de la rapidité pour analyser très rationnellement une masse d'informations assez évidentes (comparaison de la disposition d'un lieu à un instant t et t-1), puis de la rapidité-assertivité pour agir en conséquence, c'est déjà énorme, gros défi de la protection personnelle entre autres, du moins pour moi.
Analyse bien rationnelle, je pense pas... mais analyse absolument pas magique ni paranormale, on est bien d'accord.
Je pense que ce qu'on appelle la rationalité est une des nombreuses manières dont notre cerveau peut fonctionner. On peut très bien se retrouver à traiter les informations différemment, et à intéragir avec le monde de manière complètement différente. La tradition philosophique occidentale parlerait sans doute d'irrationalité, parce que -- comme le veut la bonne vieille logique binaire aristotélicienne -- tout ce qui n'est pas rationnel est forcément irrationnel, hein... ::) ;)
Je pense que toutes les manières dont notre cerveau traite des données sont très loin d'être connues des scientifiques. Les neurosciences bougent bien dans ce sens là, mais on est encore loin du compte. Un champ de recherche vraiment prometteur... :)
Ciao ;)
David
-
Un extrait de texte intéressant (j'ai mis en gras):
Rational Choice Models and Alternative-to-Rational Choice Models
Cognitive psychology has looked at the neuropsychological processes involved in decision making and identified several theoretical approaches to this question. The first discussed will be the rational (normative) and the alternate-to-rational-choice (descriptive) approaches (Tversky & Shafir, 1995). It is important to note that alternate-to rational does not equal irrational. The label signifies a type of theory, not a type of outcome.
Rational models of decision making emphasize the individual decision maker while alternative to rational choice models emphasize the environment or context, i.e. the circumstances surrounding the decision making process. Rational-choice models view the decision maker as objective, methodical, systematic, and un-impulsive. The decision maker is assumed to be capable of obtaining all the information necessary to determine the best choice among alternatives. Alternative-to -rational choice models suggest the decision maker places more value on emotion, intuition, subjectivity and interdependence.
L'opposition entre un choix rationnel et "alternatif" ne se situe pas entre rationnel et irrationnel, mais entre exhaustif et heuristique.
Literature suggests that in these situations, alternate-to-rational decision-making strategies may provide more value to the decider than previously presumed (Simon, 1983; Phillips, 1997). Intuitive strategies for decision making are easily identified and should be seriously explored in addition to rational strategies. For example, the intuitive decider ("I just knew it") may reflect the decider's capacity for quick retrieval of relevant information (Phillips, 1997). The emotional decider ("It felt right") uses emotion as a preemptive function, to direct the deciders attention to what needs to be addressed clearly in a complex decisional environment (Simon, 1983).
Autrement dit, en plus d'être complémentaire au raisonnement rationnel, l'intuition a pour rôle de précéder celui-ci, en attirant l'attention sur un domaine précis, au sujet duquel le raisonnement va ensuite avoir lieu.
(source: Balancing intuition and reason: tuning in to indecision. (http://www.thefreelibrary.com/Balancing+intuition+and+reason%3A+tuning+in+to+indecision-a0157267479))
My 2 cents...
-
L'opposition entre un choix rationnel et "alternatif" ne se situe pas entre rationnel et irrationnel, mais entre exhaustif et heuristique.
Par heuristique, faut-il comprendre "méthode approximative", qui fournit une solution (pas forcément optimale), sans analyser tous les aspects du problème ?
https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Heuristique
Autres oppositions entre décision analytique/rationnelle et décision intuitive : linguistique/non linguistique, conscient/inconscient, séquentiel/immédiat.
Les décisions analytiques font intervenir le langage articulé : raisonnement formel, conscient, comportant plusieurs étapes traitées les unes après les autres. Dans une décision intuitive, l'analyse est inconsciente, non verbalisable, le résultat semble surgir brutalement de nul part.
Pour prendre un modèle informatique : tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.
Extraits de l'article ci-dessus :
He said he had an urge to move back before he knew why: “My body suddenly got cooler; you know, that danger feeling.”
Their bodies usually tensed up — subtly, but significantly, according to careful measures of sweat
On dirait une réaction de stress, avec action réflexe (arrêt brusque, recul automatique). Le cerveau conscient semble n'intervenir qu'ensuite.
A hunch is often a conclusion based on data you don't know you possess.
Tiré du roman Lady slings the Booze de Spider Robinson.
-
A hunch is often a conclusion based on data you don't know you possess.
Ou, sur un data dont tu sais que tu le possèdes, mais n'as pas comme procédure habituelle de t'appuyer dessus lors d'une prise de décision.
Tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.
Excellente formulation/analogie.
-
Pour prendre un modèle informatique : tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.
Excellente formulation/analogie.
On pourrait ajouter que ces programmes s'auto-modifient en permanence, ce qui au niveau neurologique se traduit par une modification continue de la structure cérébrale (l'activité cérébrale induit un renforcement ou un affaiblissement des liaisons synaptiques).
En retour, c'est le renforcement ou l'affaiblissement de certains "circuits" qui développe la capacité de réponse à ces patterns (l'apprentissage).
-
La question subsidiaire qui vient de suite : comment renforcer ce que les pressions socio-éducatives voudraient effacer ?
-
La question subsidiaire qui vient de suite : comment renforcer ce que les pressions socio-éducatives voudraient effacer ?
En se plaçant dans un environnement qui correspond à ce que tu souhaites conserver. :)
(Lieu et personnes.)
Comme nous sommes influencés par ce qui nous entoure, il suffit de choisir ce qui nous entoure, et donc de s'exposer volontairement aux stimuli souhaités (en évitant de s'exposer aux stimuli indésirables).
Exemples:
- éteindre sa télé
- choisir ses fréquentations
- changer de travail
- déménager
- changer d'activité, loisirs, d'habitudes
Concernant ce dernier point, il parait qu'il faut 3 semaines pour changer (créer/supprimer) une habitude (ex: se lever tôt, faire du sport, changer de mode alimentaire...).
Certains connaissent le "30 days chalenge" qui consiste à se donner le défi de changer une habitude quotidienne, pendant 30 jours d’affilée. Cela suffit généralement à rendre ce changement permanent.
-
Je me suis donc mal exprimé et reformule ma question qui ne concerne pas un changement d'habitudes, mais bien la recherche d'une éducation des sens que nous aurions tendance à occulter ( cf. le sujet de ce post ).
Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?
-
Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?
On en revient à la conscience de son envirronement et comment le "lire".
C'est Lee Morrison qui expliquait que l'on peut exercer cette "intuition"/"conscience". Il a pris comme exemple: sur une journée, noter mentalement toutes les personnes qui portent un pull rouge ou qui sont gauchères. Pour celà, il va falloir que tu scannes tous les gens que tu rencontres. Une fois que tu as choppé le truc tu es sensé le reproduire inconsciemment.
J'avoue pour ma part faire entièrement confiance dont la manière dont mon cerveau tourne et interprète les infos. J'ai appris à écouter cette voix qui hurle parfois DANGER.
Par exemple, je m'apprête à croiser deux ados dans la rue. J'ai eu ce petit déclic qui m'a dit "fait gaffe" et au moment de les croiser je me suis retourné dans le mouvement pour pas leur tourner le dos en étant à leur portée. Ils m'ont regardé, se sont regardés et ont continué leur route et moi aussi. Je les ai observé de loin et je me suis aperçu que c'était des adeptes de l'happy slapping (c'était il y a dix ans)
Je ne sais pas trop ce que j'ai capté dans leur attitude, leur regard entre eux qui m'ont alerté, en tout cas ce n'était pas conscient.
-
Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?
Ce qui suit est un ressenti perso, et malheureusement je n'ai pas vraiment de sources pour étayer.
Le dialogue verbal intérieur (la pensée rationnelle) a tendance à masquer la perception de ces sens, tout simplement car la pensée a tendance à conceptualiser, rendre abstrait, imaginer les choses ailleurs, à un autre moment, et autrement (on dit d'ailleurs "être perdu dans ses pensées"). Cela nous éloigne autant du réel qui nous entoure que de nos perceptions et de notre ressenti intérieur.
Au contraire, quand on observe des personnes agissant de façon intuitive, elles agissent de façon déterminées mais sans précipitation, et parlent peu. Cela fait écho a l'état intérieur, où la pensée est apaisée, et laisse la possibilité aux sens intuitifs de s'exprimer.
Pour passer dans ce mode de fonctionnement, il est donc nécessaire de se détendre et réduire l’afflux de pensée, pour au contraire se concentrer sur les perceptions. Il existe diverses méthodes. Je ne vais pas détailler, mais un bon début consiste au contrôle et à l’apaisement de la respiration, à la concentration sur le ressenti du corps, puis sur ses mouvements, et enfin sur l'environnement extérieur. Ce n'est pas nécessairement aisé au début (l'habitude du contraire), mais la pratique aide.
Je pense que c'est complémentaire avec ce que décrit sharky ci-dessus, et qui consiste à développer une habitude d'observation (pourquoi pas un "30 days challenge" sur ce sujet :) ).
-
Oui :)
Mais, tu prends un exemple assez particulier, dans le sens où Lee est un pratiquant PNL ( NLP practitioner ).
Donc, ta réponse pourrait induire : faites de la PNL.
Aurions-nous d'autres voies exploitables pour arriver à ces fins ?
Par exemple, certains types de méditation, l'hypnose, etc ... etc ...
-
Le dialogue verbal intérieur (la pensée rationnelle) a tendance à masquer la perception de ces sens, tout simplement car la pensée a tendance à conceptualiser, rendre abstrait, imaginer les choses ailleurs, à un autre moment, et autrement (on dit d'ailleurs "être perdu dans ses pensées"). Cela nous éloigne autant du réel qui nous entoure que de nos perceptions et de notre ressenti intérieur.
Au contraire, quand on observe des personnes agissant de façon intuitive, elles agissent de façon déterminées mais sans précipitation, et parlent peu. Cela fait écho a l'état intérieur, où la pensée est apaisée, et laisse la possibilité aux sens intuitifs de s'exprimer.
Pour passer dans ce mode de fonctionnement, il est donc nécessaire de se détendre et réduire l’afflux de pensée, pour au contraire se concentrer sur les perceptions. Il existe diverses méthodes. Je ne vais pas détailler, mais un bon début consiste au contrôle et à l’apaisement de la respiration, à la concentration sur le ressenti du corps, puis sur ses mouvements, et enfin sur l'environnement extérieur. Ce n'est pas nécessairement aisé au début (l'habitude du contraire), mais la pratique aide.
Je plussois le raisonnement sur le fait que penser, réfléchir intérieurement, se parler a soit même entre en conflit avec ce Spider Sense(1) .
Personnellement je suis quelqu'un qui est extrêmement souvent en train de se parler a soit même, cet état me coupe parfois complètement de la réalité, et je me retrouve a marcher comme une robot dans la rue. Une magnifique créature pourrait se déshabiller a 5m de moi je m'en rendrais pas compte. Inutile de dire qu'a ce stade le spider sense gueule completement dans le vie, je me suis déja fait des frayeurs en traversant des rues d'ailleurs...
Si être perdu dans ses pensées neutralise le Spider sense, alors en allant en sens inverse on peut penser que ne pas penser du tout permet de mieux l'entendre.
Dans le concret, je n'arrive personnellement quasiment pas a faire le vide dans ma tete, c'est pour moi un exercice très difficile, néanmoins lors de situations particulieres et souvent liées a un sentiment de peur, d'anxiété de stress ( on s'est blessé, on passe un exam, y a le feu a la maison, on se fait agresser...) cela se fait automatiquement.
Cette mise en marche automatique du mode alerte rouge, intervient selon mon hypothèse pour justement neutraliser toutes pensées parasites et ainsi permettre aux sens de prendre le relais de la pensée rationnelle, c'est ce qu'on appel souvent "être en mode reptilien" et permet a des personnes comme moi souvent en train de "penser" de vider leur esprit instantanément pour se concentrer sur le vitale.
Bon c'est une hypothèse 0% scientifique, juste une pensée interieure ( tiens justement :D ) que je met a l'écrit.
Pour ce qui est de l'entrainer ( hormis le fait que pour ma part me séparer de mon état d'absence est inenvisageable car trop important pour ma survie interieure ) je n'ai pas d'idée précises. Néanmoins, de la même facon que le contre coup d'un "mode reptilien" est assez dur, ne risque t on pas de trop fatiguer notre cerveau a force de lui demander d'être toujours sur le qui vive ?
(1) Spider sense : (http://img251.imageshack.us/img251/4109/neverignoreyourspiderse.th.jpg) (http://img251.imageshack.us/i/neverignoreyourspiderse.jpg/)
-
Aurions-nous d'autres voies exploitables pour arriver à ces fins ?
Par exemple, certains types de méditation, l'hypnose, etc ... etc ...
Est ce que ce n'est tout simplement la capacité de notre cerveau à analyser son envirronement et à faire des liens à un niveau "pré-conscient"? J'entends par là avant que tu aies conscience de ce que ton cerveau est entrain de t'ordonner.
Comme si tu avais un petit programme qui tournait en permanence et qui prend les rennes de la machine tout seul quand il détecte un faisceau d'éléments.
Enfin c'est comme çà pour moi, je cherche pas à le contrôler ou savoir comment çà marche, çà marche c'est tout.
-
Une piste parmi d'autres:
Des travaux récents ont montrés que nos décisions sont souvent prises avant que nous en ayons conscience.
Dans l'article suivant les références à ces travaux.
Cela a fait pas mal de bruit chez les psys que je connais. :crazy:
http://www.20minutes.fr/article/226302/Sciences-Quand-le-cerveau-precede-la-pensee.php
-
Est ce que ce n'est tout simplement la capacité de notre cerveau à analyser son environnement et à faire des liens à un niveau "pré-conscient"? J'entends par là avant que tu aies conscience de ce que ton cerveau est entrain de t'ordonner.
Comme si tu avais un petit programme qui tournait en permanence et qui prend les rennes de la machine tout seul quand il détecte un faisceau d'éléments.
Oui, c'est comme ça que je comprends le truc.
Et plutôt que "reptilien", pour moi c'est "mammalien", pour reprendre le modèle du cerveau triunique (https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Th%C3%A9orie_du_cerveau_triunique).
Je me demande dans quelle mesure ce n'est pas le mode de fonctionnement normal des mammifères non humains : détections et réactions automatiques face aux stimuli perçus comme menaçants.
Les fonctions analytiques, verbales, propres aux humains, se surimposeraient à ce système sans le remplacer.
Un point important, c'est que le système est évolutif, éducable : on peut avoir des intuitions utiles dans des domaines appris : l'anticipation intuitive du comportement des autres conducteurs sur la route, l'intuition d'un radiologue qui revient sur une radio car il a repéré quelque chose de bizarre (sans savoir ce que c'est).
Si on reprend la métaphore du programme qui tourne en tâche de fond, on peut distinguer trois composants :
- Le programme lui-même, qui scanne les perceptions.
- Son canal de communication avec la partie consciente, verbale du cerveau. Il s'agit apparemment de sensations physiques (tension) ou d'un état émotionnel (malaise vague).
- Les signaux (patterns) recherchés par le programme.
Je ne sais pas si on peut agir sur le programme lui-même. On peut probablement agir sur le canal de communication en apprenant à prendre en compte ces sensations et à en rechercher la cause, au lieu de les négliger. Je ne sais pas si d'autres facteurs interviennent (concentration ou relaxation, etc.).
Je pense qu'on peut enrichir sa base de signaux (ou de signatures, pour faire une analogie avec un antivirus) de deux manières complémentaires :
- En s'exposant à un domaine, un milieu, pour apprendre par immersion. Le cerveau apprend à faire le tri entre l'important et l'accessoire, le normal et l'anormal.
- En étudiant expressément des listes de signaux, pour accélérer le processus d'apprentissage.
J'ai l'impression que c'est l'approche adoptée dans les premiers chapitres du livre The Gift of Fear de Gavin de Becker. Selon la thèse de cet auteur, les humains auraient tous une capacité "naturelle" à identifier les signaux avant-coureur d'une agression, mais ils doivent accepter de se fier à leur intuition. L'auteur présente ensuite une liste de signaux, d'indicateurs avancés, pour faciliter l'identification des menaces.
-
Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?
J'ai une réponse chiante...
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'augmenter le volume de ces sens. Je pense qu'il faut diminuer le bruit qui les couvre.
David
-
J'ai une réponse chiante...
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'augmenter le volume de ces sens. Je pense qu'il faut diminuer le bruit qui les couvre.
David
Oui, et là la tradition rejoint la modernité. C'est bien pour cela que les guerriers japonais pratiquaient la méditation, dans un but d'efficacité sur le terrain. Être complétement disponible au moment crucial, sans pensée parasite, permet de mettre toutes les chances de son côté. C'est - en partie - le principe du wu wei ( en chinois ) , le non agir.
-
Est ce que ce n'est tout simplement la capacité de notre cerveau à analyser son envirronement et à faire des liens à un niveau "pré-conscient"? J'entends par là avant que tu aies conscience de ce que ton cerveau est entrain de t'ordonner.
Comme si tu avais un petit programme qui tournait en permanence et qui prend les rennes de la machine tout seul quand il détecte un faisceau d'éléments.
Enfin c'est comme çà pour moi, je cherche pas à le contrôler ou savoir comment çà marche, çà marche c'est tout.
A mon humble avis, c'est exactement ça, et c'est pour sans doute pour ça que l'on hésite souvent à tort à se fier à ses intuitions, surtout quand on est de culture cartésienne (comme probablement la plupart des personnes éduquées dans un cadre intellectuel francophone), alors que pour des personnes baignées dans des cultures différentes, la réaction peut être exactement l'inverse.
Or, l'expérience prouve généralement qu'on a plus souvent raison de s'y fier que le contraire, sans pour autant que le raisonnement conscient soit l'ennemi de l'intuition...
En fait, pour accéder à la conscience, on a besoin du langage, même strictement intérieur, et articuler un raisonnement conscient prend nécessairement un certain temps.
Et au-delà du facteur temps, même avec une grande intelligence (au sens plein du terme, qui est la faculté de relier les choses les unes avec les autres), avec une grande facilité de langage et au mieux de ses facultés, il reste tout de même bien compliqué de faire accéder à la conscience tous les éléments qui, sur un sujet, nous amènent à telle ou telle conclusion...
Mais manifestement, le fonctionnement de notre cerveau ne se résume pas à l'expression de notre conscience et, en particulier dans les situations dangereuses, il semble bien que le cerveau soit capable de rassembler à toute allure un paquet d'informations que nous aurions eu de la peine à consciemment relever, pour nous faire arriver de façon fulgurante à la conclusion tout en nous faisant grâce du raisonnement...
On peut d'ailleurs après, à tête reposée, tenter de relire l'évènement et d'analyser notre réaction intuitive et on arrivera souvent à la même conclusion par un raisonnement conscient.
Le raisonnement conscient n'est donc pas à opposer à l'intuition, me semble-t-il, mais l'important est à mon avis de ne pas, surtout dans notre culture occidentale moderne très "rationaliste", dévaloriser l'intuition mais au contraire de savoir s'y fier, notamment en situation de danger, jusqu'à preuve du contraire...
Ceci me fait penser d'ailleurs à un autre fil, plus ancien, sur ce forum (je ne me souviens plus du titre) où, de mémoire, Serge avait posté un lien vers des articles édifiants sur le fait que des victimes d'agression n'avaient pas su, souvent pour des questions de respect d'autrui et de conditionnement social, écouter leur pressentiment intuitif. L'un des exemples qui m'avait le plus frappé était de mémoire celui d'une femme qui, avant de monter dans un ascenseur où se trouvait déjà celui qui allait quelques instants plus tard la violer, avait eu une intuition de danger, un bref instant d'hésitation intérieur, mais n'avait pas voulu pour des raisons de respect social paraître se défier de l'individu en face d'elle, en substance pour ne pas l'offenser.
L'exemple est à mon avis très éclairant: souvent, face à l'intuition, ce n'est pas tant le bruit ambiant qui nous perturbe, mais plus un certain conditionnement social et ou culturel (par ailleurs souvent plein de mérites) qui vient dévaloriser l'intuition, principalement parce qu'elle n'est apparemment pas rationnelle... Alors que, vraisemblablement, elle l'est le plus souvent encore plus qu'un raisonnement conscient et logiquement articulé...
Cordialement,
Bomby
-
....L'exemple est à mon avis très éclairant: souvent, face à l'intuition, ce n'est pas tant le bruit ambiant qui nous perturbe, mais plus un certain conditionnement social et ou culturel (par ailleurs souvent plein de mérites) qui vient dévaloriser l'intuition, principalement parce qu'elle n'est apparemment pas rationnelle... Alors que, vraisemblablement, elle l'est le plus souvent encore plus qu'un raisonnement conscient et logiquement articulé...
Cordialement,
Bomby
C'est là que la SP se place. Rien qu'en prenant conscience que l'agression et la prédation existe, la petite voix intérieure qui vous dit que ça sent la m*rde, eh bien on la prend au sérieux.
Quand ont vit dans une bulle bisounounours, on ne croit simplement pas que quelqu'un puisse réellement vouloir nous faire mal, voire nous tuer.
Moléson