Bah les autres ont tout dit.
Au final, chacun reste libre. Tu ne peux forcer personne à vivre.
David
J'avais envie d'intervenir dans ce sens mais j'avais peur de frisé l'inhumanité aux yeux de certains ici ... mais le gars, à la rigueur, c'était son droit ...
J’ai commencé à vivre chaque jour comme si c’était le dernier
Je me suis dit "si je devais mourir dans un an jour pour jour, est-ce que je resterais ici à me prendre la tête pour toutes ces conneries ?". Deux semaines après, j'étais chômeur, parfaitement terrifié, et heureux.La force est-elle dans le fait de trouver la réponse ou dans le fait d'accomplir les changements que celle-ci suppose ? :-\
Eh bé put**n ! Si je m'étais douté de ça !!! :oC'est un peu la réaction de beaucoup de gens que je connais quand j'en parle... ;) Maintenant j'ai fait la paix avec moi-même donc je suis à l'aise pour en parler...
C'est cool que tu te sois raté en tout cas. Cool pour nous. :nana:J'espère que tu ne regretteras jamais ces paroles... ;D
Je t'ai déjà dit que je pense que t'es une crevure qui vaut la peine d'être connue ? ;)
Bon... trêve de plaisanterie. Y'en a qui vont croire -- à tort -- que j'ai un humour de m*rde.Ah, parce qu'il y en avait encore ici qui n'était pas sûr? :lol:
Rod: content de savoir que tu es encore parmis nous après cette épreuve. Et tu as une femme à qui tu dois la vie apparemment :up: Embrasse la de notre part. L'Amour est à mon avis la plus belle chose qui soit.C'est une femme extraordinaire... Hélas même si l'Amour est important, il ne peut pas toujours nous sauver de nous-même... Mais voyons le positif...
J'espère que tu ne regretteras jamais ces paroles... ;D
Les personnes âgés se suicident plus, mais les jeunes font plus de tentatives. En clair : les âgés utilisent des moyens efficaces à coup sur (pendaison, arme à feu), les jeunes les médocs. C'est une tendance, pas une généralité.Plutôt que d'extrapoler au travers du prisme des expériences perso, parce qu'on finit toujours par se gourer (moi le premier ;)), je suis allé chercher des stats du ministère de la santé.
Celà m 'a fait aucun " effet " ^-^. De mêmme pour le mec ( plus ou moins de mon âge ) qui s'est jeter du beffrois de Tournai, et qui a " atteri " à mes pieds. Je l 'ais regader, démembré, le sang couller des ces oreilles, et rien, aucuns " semtiment ", du " banal " ^-^.Pas vraiment, j'ai aussi vu un mec tomber d'un pont devant moi sans que ça ne me choque outre mesure. La seul pensée que j'ai eu sur le moment ça a été "2 mètres plus loin, il tombait sur ma voiture".
Je dois avoir un problème, là non ? :-\. Une personne " normal "doit avoir un " resentiment " non ? :-\
De toute manière si tu te suicides encore une fois, je te tue.Les paris sont pris... ;D :doubleup:
J'vais vous sembler étrange ... et tanpis si mon post déplaît mais Rod, mon pote, je pense que tu devrais virer ton post, tu t'es livré, une fois, je pense que ça doit rester dans la sphère du verbal et ne pas être gravé, comme ça par écrit, du moins dans le long terme ... maintenant c'est toi qui vois, mais y'a pas toujours que des potes sur les forums "open" ...
Je pense que Rod a eu besoin de l'exorciser avec nous d'une certaine façon.A vous deux, je comprend tout à fait votre point de vue... Mais ce que j'ai écrit ici, je n'ai eu aucun mal à le faire et j'en parle très à l'aise avec mon entourage depuis fort longtemps... Bien entendu, j'ai hésité avant de poster car je ne voulais pas qu'on pense que je faisais mon intéressant ou qu'on me plaigne. J'emmerde ceux qui auraient de la pitié pour moi basé sur cette période de ma vie. Et qu'après certains me jugent ou se fassent une opinion de moi en fonction de cela, je m'en tape... Cette faiblesse naturelle est devenue ma force. Jamais plus depuis cela je n'ai tenté de mettre fin à mes jours et jamais rien ne m'a fait mettre le genoux à terre (à part sur un stand de tir ;) :D ). Après tout la vie vaut la peine, ne serait-ce que pour les rencontres et l'amitié qu'elle nous apporte... Mes amis savent qui je suis et ce que je vaux, le jugement des autres n'a pas grande valeur à mes yeux...
Même si, grâce au forum, tu es "relativement" anonyme et que nous ne soyons pas très nombreux à te connaitre, Fred a sans doute raison.
C'est une chose qui pourrait être exploité à ton insu.
Mieux vaut que ça ne reste qu'un bref message
Mikaël,
tout d'abord toutes mes condoléances...
Pour le reste si tu penses avoir toujours été présent et fait de ton mieux, dis toi qu'il n'y avait rien de plus à faire.
Et même si tu penses que tu aurais pu faire autre chose, c'est entre toi et toi et on ne revient pas sur le passé...
En ce qui concerne les dires d'une personne dépressive, il faut d'avantage se fier à l'instinct et au ressenti. Selon mon expérience la personne qui va réellement passer à l'acte le laisse souvent peu présager (bien qu'il n'y ait pas réellement de règle).
Sur le sujet du pourquoi... La personne n'étant plus là pour répondre, il te faudra te rendre compte et accepter qu'il s'agit d'une réponse que tu n'auras sans doute jamais.
La grosse erreur serait de chercher des réponses dans ta propre attitude ou celle de ceux qui restent. Maintenant c'est ton propre travail de Père qui doit importer...
La décision de mettre fin à ses jours restent éminemment personnelle et égoïste quel qu'en soit le facteur déclenchant. En ce qui me concerne je peux te dire que quand j'ai eu le flash je n'ai pensé à personne, ni à la peine que j'allais causer, uniquement à en finir avec une douleur intérieure qui me semblait insurmontable.
Bien à toi,
Rod
PS: Si tu voulais discuter via mon adresse privée, ne t'en prives pas...
Je voudrais surtout savoir, comment ceux qui ont été confronté à cela ont géré la crise ?J'ai perdu mon petit frère qui était schizophrène il y a 5 ans.
- http://www.sos-amitie.com/
Donc à part essayer de téléphoner et envoyer un sms, je n'ai pas su faire grand chose pour l'empêcher de faire ce qu'il à fait...Rassure-toi, même ceux qui "savent" quelquefois ne peuvent rien faire. Dans ton cas, tu as répondu et c'est déjà beaucoup. D'aucun auraient éteint le portable et seraient passé à autre chose, toi pas !
Les cours de secourisme sont une piste à suivre, une visite au Samu et chez les pompiers lors de "porte ouvertes" en est une autre ( comprendre comment les secours fonctionnent ça aide à anticiper).Oui, déjà avant je comptais suivre un cours de secourisme, c'est clair que je suis d'autant plus motivé ajd... merci pour vos conseils :)
La bonne hauteur, c'est la sienne propre, point à la ligne. A chacun de s'entrainer pour sauter un peu plus haut à chaque fois si on peut. Voilà tout.Ça, p*ta*n je me le note, je me l'imprime et me le grave, merci Anke !
(merci la bronchite/gastro),
Je lui ai simplement dit qu'elle se devait de vivre pour elle et pas pour ceux qui l'aiment.Quand Fred est mort ( crash hélico) on était tous à son enterrement ( les gars du smur en moyenne 1.90 pour 95 lg, moi je faisais "méchante crevette" à coté), tous tristes et la réflexion a été la suivante entre deux sanglots : " put**n, comment qu'on va faire, maintenant, sans lui ?"
Hmmmm Rod, la démarche de sincérité est évidemment ce que l'on peut faire de mieux et je pense avoir la même atitude que toi, sauf sur un point :Quand Fred est mort ( crash hélico) on était tous à son enterrement ( les gars du smur en moyenne 1.90 pour 95 lg, moi je faisais "méchante crevette" à coté), tous tristes et la réflexion a été la suivante entre deux sanglots : " put**n, comment qu'on va faire, maintenant, sans lui ?"
On en a reparlé ce week-end avec Le Grand Dom ( qui a perdu son fils de 17 ans y'a trois ans et qui depuis survit).
Sans son cadet, il se crochait et gardait cette soluce en réserve dès que son cadet pourrait "rouler" tout seul ( en plus y saurait faire ce con, il est toubib.) Depuis trois ans, on le "travaille" le Dom, pour qu'il lache cette idée, et ça vient doucement. L'idée, le postulat de départ c'est qu'il a pas le droit de se suicider, parce que justement on l'aime et que sans lui, ben on ne saura plus quoi faire de notre vie à nous.
Bref, on ne perd pas une seule occasion de lui dire "je t'aime mon bézot". Je suis même allé jusqu'à l'engueuler parce qu'il n'envisageait même plus une relation amoureuse( bon il vient de divorcer en plus)...
" put**n Dom, t'es vraiment un sale con, t'es pas un laideron, t'es intelligent, t'as un peu de pognon et tu veux garder ça pour ta gueule à toi et ne pas essayer de rendre une femme heureuse ? Parce que tu peux rendre une femme heureuse, t'as le matos pour et toi tu veux priver cette femme de ça ? TU vas LA rencontrer, tu sais pas encore qui et elle non plus, elle ne le sait pas, mais bordel, laisses lui cette chance !"
Tu vois le truc ( bon on avait forcé un peu sur l'apéro sur la péniche, ça me rend volubile, sortie entre mecs sans nanas pdt 5 jours....). Se supprimer, c'est hors de question parce qu'on fait partie d'un réseau de gens qui s'aiment et si on disparait, on flingue le réseau... On en a la responsabilité, on a pas le droit.... Tu peux t'en prendre plein la gueule, c'est pas le pb, ils sont tous là autour de toi, à t'encourager de la voix, à te regarder, à espèrer... Alors, même la tronche en "8", tu vas te relever ( et hurler : Adrieeeeeeeeeenne.... Je sais c'est très con, mais ça marche !), parce qu'en faisant ça, tu vas montrer au c'est possible, qu'on est pas seuls ....et du coup, tu vas en sauver d'autres....
je pense avoir la même atitude que toi, sauf sur un pointPourquoi est-ce que je me suis permis ça Anke? Je citerais un passage de mon premier message dans ce sujet:
A mon réveil, les premières paroles de l’infirmier furent « Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là », avant de me retirer la sonde urinaire avec toute la tendresse d’un personnel hospitalier qui pense souvent qu’il a mieux à faire que de soigner les gens en bonne santé qui essaye de se foutre en l’air… Je lui ai répondu que oui… Je savais parfaitement pourquoi j’étais là et je n’étais certainement pas dans le déni. A vrai dire à ce moment le seul sentiment que j’éprouvais était la honte et la rage d’avoir rater mon coup! Et commença en plus la valse des proches ou moins proches, certains les larmes dans les yeux (et pas toujours ceux qu’on auraient cru), vous demandant pourquoi avoir fait cela et n’avoir jamais appelé à l’aide. Et il me faut bien avouer que je n’en avais une fois de plus rien à cirer de tout cela, le problème était toujours pour moi le fait d’être toujours là sans en avoir plus envie…
Des conseils?Relis mes interventions... Toujours mettre la personne face à ses responsabilités... C'est elle qui choisit d'en finir, même si ça nous cause de la peine. Et puis il faut toujours aider dans la mesure de ses capacités sans se mettre en danger.
Et ta réflexion est légitime, et je n'émettais aucune critique et ne condamnais personne, si ça a été perçu autrement, je te (vous) prie de m'en excuser.En tout cas pas par moi... Je voulais juste préciser le problème par rapport au mode de pensée d'une personne quand elle est vraiment dans une phase aiguë de mal-être...
Bien sûr mettre la personne face à ses responsabilité, bien sûr, les "torrents d'amour" il se peut que ça ne serve pas à grand chose et bien sûr, celui ou celle à qui ils s'adressent s'en bat peut-être les steacks.Attention je n'ai pas écrit cela pour dire que ces "torrents d'amour" étaient inutiles... Ils sont sans doute plus souhaitable que des reproches. Je voulais surtout dire qu'on ne pouvait pas baser toute sa stratégie de communication là-dessus car on risquait d'être fort "déçu" (le terme est faible) en cas de récidive, encore plus si la personne décède!
En tout cas, ce n'est pas une raison ( dans l'exemple de l'infirmier que tu cites) pour rajouter une quelconque cruauté gratuite ( c'est le cas me semble-t-il) sous prétexte qu'il y a des gens qui ne demandent qu'à vivre. On est pas égaux ni devant la vie, ni devant la mort.Le gars était jeune (il ne devait pas être beaucoup plus vieux que moi à l'époque) et je ne pense pas qu'il ait été particulièrement cruel. Il manquait juste d'expérience... En tout cas je ne l'ai pas ressenti comme tel. Sans doute pensait-il à tort ou à raison que son énergie aurait été employée de manière plus productive si elle avait été dirigée vers des gens dont il comprendrait mieux les souffrances.
Le " je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là", ne donne pas une quelque raison d'être fier d'être infirmier...
En tant que soignant ce qu'on peut juste dire c'est : " Je suis désolé, mais on ne pouvait pas vous laisser mourir. On ne comprend surement pas pourquoi vous avez ce but. Mais peut-être n'avez vous pas envisager toutes les solutions, peut-être pouvons nous chercher ensemble...."
Bon ce n'est pas facile de se retrouver en face de quelqu'un qui s'est loupé, tu peux me croire...
Mais bon, c'est perso, je ne supporte pas de voir le désespoir et rester les bras ballants à ne rien faire.Tout à fait d'accord avec toi...
Tu as peut-être raison, c'est peut-être pour me sentir "bien" que je réagis comme ça...
Pour autant qu'on ait besoin d'une raison pour sauver des vies, si oui, celle là en vaut bien une autre...
Si je me mets la pression par rapport aux gens que j'aime ou envers qui j'ai des responsabilités, ce n'est pas pour eux... C'est pour moi! Si j'essaye d'être une personne de parole et d'aider mon prochain c'est finalement une démarche très égoïste... C'est parce que ça m'aide à me sentir bien!
Les pompiers ont réussi à le sauver.Une illustration, s'il en est, que l'objectif est d'essayer de faire ce qui est le mieux. Et le mieux c'est aussi avoir le courage de laisser partir quelqu'un dans la dignité.
Il s'est retrouvé 3ans plus tard totalement paralysé. Cette paralysie est arrivé petit à petit. Il a souffert le martyr pendant trois ans.
Une illustration, s'il en est, que l'objectif est d'essayer de faire ce qui est le mieux. Et le mieux c'est aussi avoir le courage de laisser partir quelqu'un dans la dignité.
Quand je pense à ce genre de situation, si cela m'arrivais j'espère que quelqu'un aurait suffisemment d'amour pour moi afin de me permettre de partir dignement et sans infliger aussi à mes proches un calvaire de plusieurs mois ou années.
Totalement différent d'une situation ponctuelle ou quelqu'un ne trouve pas d'autre solution que de disparaître, bien que des espoirs existent tout de même. On est tous à certains moments prisonnier de cloisons mentales qui nous empêchent de croire à un avenir meilleur. Si quelqu'un est là à ce moment donné pour avoir ce recul et proposer cet espoir, cela peut être déterminant.
P.S.: mon Roro je t'aime :love:Moi aussi mon gros Manitou! :love:
Accepte mon torrent d'amour :love: :love: :love: ;)Si il ne laisse pas de tache OK... ;) ;D
- On ne peut normalement assumer seul la prise en charge d'une personnes qui exprime des idées de suicide.+1 Avec le discours de Moleson... :up:
- Il faut toujours prendre à 100% au sérieux une personne qui exprime ce type de sentiments et ne surtout pas se laisser berner par " ca va mieux, j'y pense plus etc.."
- Toujours aller chercher une aide professionelle et essayer de convaincre la personne de l'accepter
- Savoir que le processus de guérison prend des années, voire souvent ne vient jamais
- Accepter qu'il y a des choses que l'on ne peut influencer ainsi que l'échec d'aider ce type de personne
- Savoir que c'est toujours émotionellement destructeur d'essayer d'aider une personne dépressive avec risque de suicide si on est proche d'elle et que souvent dans la durée on ne tient pas.
- Le discours rationel n'apporte rien, rationellement le dépressif aimerait surtout ne pas être dépressif.
- Les personnes agées sont souvent vraiment déterminées et ne vont pas rater leur suicide.
2 attitudes m'ont alerté, d'une part il se replie considérablement sur lui même, d'autre part il efface peu à peu son passé au fur et à mesure (photos, souvenirs etc...) comme s'il ne voulait laisser aucune trace derrière lui.
A par toi, est il seul au monde ? une famille, d'autres amis ?
Lui même, est-il conscient de son état ?
C'est ce qui a manqué dans le cas que j'évoquais plus haut, à cause d'un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :
psychiatre = réducteur de tête lobotomiseur
traitement médicamenteux = fix pour zombies
hospitalisation en hôpital psychiatrique = internement définitif en asile d'aliéné
dépression identifié = tare sociale
un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :
l'éternel "ça va " qui a remplacer le "bonjour" est insupportable car ,non ça va pas .
Et toi Pier13, ton ami est-il a ton avis prêt à consulter / suivre un traitement ? C'est à mon avis là que se joue la différence entre le mec qui a encore un espoir même petit ("le traitement pourra peut-être m'aider") et celui qui n'en a plus.
2 ou 3 petites choses auxquelles tu devras faire attention,
l'éternel "ça va " qui a remplacer le "bonjour" est insupportable car ,non ça va pas .
quand tu aborde un sujet plusieurs fois ,fait le avec des mots différents et une approche différente au maximum ,on a pas envie d'être pris pour un demeurer ou un maternel a qui on fait la leçon.
pour les mêmes raisons,propose lui des solutions mais ne lui en impose pas,il peut très mal le prendre.
être présent oui,mais pas de trop ;)