Beaucoup plus sérieusement, Kilbith, le type de connaissances acquises de manière presque passive et inconsciente s'apparente-t-il à la première forme d'acquisition des connaissances que tu décris ou bien est-ce un autre type ? Ou pas un type du tout, d'ailleurs ?
COMPRENDRE - APPRENDRE /// DEVENIROulah, attention avec l'élite car elle est souvent la résultante d'une inadaptation chronique dans tous les autres domaines de la vraie vie. A quoi sert de publier dans des revues scientifiques si ton gamin se drogue et ta femme est malheureuse. J'ai connu aussi des guerriers d'élite qui étaient incapables de vivre en temps de paix.
Qu'est-ce qui fait que l'on passe de la maîtrise d'un socle de connaissances, à l'élite ?
Pour moi un humain, c'est :
- quelqu'un qui sait communiquer, comprendre, entendre, travailler en équipe, coopérer ;
- quelqu'un qui sait aussi repérer les nuisibles, et s'en protéger dans la non-coopération la plus totale ;
- quelqu'un qui sait vivre seul, qui sait être autonome, qui a les compétences de base nécessaires pour assurer sa survie....
- quelqu'un qui progresse tous les jours...
Oulah, attention avec l'élite car elle est souvent la résultante d'une inadaptation chronique dans tous les autres domaines de la vraie vie. A quoi sert de publier dans des revues scientifiques si ton gamin se drogue et ta femme est malheureuse. J'ai connu aussi des guerriers d'élite qui étaient incapables de vivre en temps de paix.
This is your last chance. After this, there is no turning back.
You take the blue pill - the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe.
You take the red pill - you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit-hole goes.
COMPRENDRE - APPRENDRE /// DEVENIR
Qu'est-ce qui fait que l'on passe de la maîtrise d'un socle de connaissances, à l'élite ?
Qu'est-ce qui fait la différence entre celui qui a suivi une formation en musique, et celui qui devient un interprète ou compositeur de talent ?
Celui qui a suivi une formation scientifique poussée, et celui qui va tracer une voie nouvelle ?
Celui qui a suivi une formation en psychologie, et celui qui va guérir les gens ?
Etc.
Le chemin tracé par l'élite est-il praticable par le plus grand nombre ?
D'où la question de la Vulgarisation / Transmission (qui revient sans cesse, comme stigmate)
Je sais que tu ne m'en tiendras pas rigueur.Au contraire. ;)
La première pensée qui m'est venue, en te lisant, c'est que ta métaphore est valable pour ce qui est de COMPRENDRE un arbre.C'est ça, je souhaitais juste parler des modes d'apprentissage.
Or, pour moi, un apprentissage réel, une réelle acquisition, serait plutôt représentée comme le fait de DEVENIR un arbre.Tu le sais : je ne suis pas animiste pour un sous. Bon, ok j'ai mis un olivier en illustration :closedeyes:
Or, il y a quelque chose de statique dans la notion de végétal qui me dérange un peu.
De là, j'en reviens très prosaïquement à des réalités toutes crues : là, on cherche à développer de l'humain. A faire grandir et se développer des humains... et ça passe nécessairement par le corps, des périodes nécessaires d'acquisition de savoirs, d'adaptation du corps et de la psyché à ces nouveaux savoirs, de développement global et général de la personne et de son contexte de vie.Ton projet va bien au-delà de mon propos....mais c'est :love:
Perso, comme j'ai ce biais super élitiste (bien ancré...), j'ai tendance à ne pas réussir à m'éclater dans les trucs où je ne suis pas super bonne (musique, danse, par ex.).Je suis trés différent, quand je deviens "bon" (par ex :que l'on me propose de la compétition) je me désintéresse du truc. Ce qui me plait c'est apprendre et comme je suis trés curieux......
l'élève peut, peu à peu et à tâton, parvenir à développer une pensée cohérente, mais généralement peu convaincante car encore non-enseignée et sous-représentée. C'est par cette voie que l'élite débouche, et cela explique que les plus grands génies n'aient pas toujours étés compris de leur vivant.Il y a une phrase qui dit "si tu n'arrives à expliquer quelque chose, c'est que tu ne maitrise pas assez le sujet", si les génies posthumes sont reconnus, c'est peut être aussi parce que d'autres ont tâtonné, creusé et eux aussi ont cherchés à expliquer et l'explication étant désormais plus complète, elle en devient peut être plus accessible, "l'inventeur" qui avait eu l'idée est alors reconnu comme tel: en avance sur son temps.
Pour moi un humain, c'est :
- quelqu'un qui sait communiquer, comprendre, entendre, travailler en équipe, coopérer ;
- quelqu'un qui sait aussi repérer les nuisibles, et s'en protéger dans la non-coopération la plus totale ;
- quelqu'un qui sait vivre seul, qui sait être autonome, qui a les compétences de base nécessaires pour assurer sa survie....
- quelqu'un qui progresse tous les jours...
J'ai une question comment est il possible de se sentir appartenir à n'importe qu'elle élite ? :blink: Je sais bien que certains milieux sociaux, certaines écoles véhiculent ce genre de message mais, comment se peut il qu'à titre personnel on se sente faire partie de "l'élite".
Une personne qui apprend la survie fait souvent le tri dans son matériel, dans ses passe-temps, et même dans ses amis. On a vite fait, une fois qu'on a décidé de tenir compte de certaines réalités (notamment la gestion du risque) de s'éloigner des autruches et des gens qui se laissent aller à subir les évènements en bêlant. On ne supporte souvent plus les gens qui nous renvoient une image de "parano" ou de "fou furieux" quand on leur parle du fait d'être prêt et autonome. On a tendance à se protéger de ces gens qui pour pouvoir continuer à nier l'existence des risques préfèrent nous stigmatiser.En gros on se coupe de ceux qui ne sont pas d'accord avec sa vison des choses. Les "autres" nient un danger présent ou est-ce un risque qu'ils considèrent comme marginal ?.
Pour moi un humain, c'est :Bon on résume, il est sociable mais solitaire, il sait travailler en groupe mais ne compte sur personne et ce n'est pas une plante verte.
- quelqu'un qui sait communiquer, comprendre, entendre, travailler en équipe, coopérer ;
- quelqu'un qui sait aussi repérer les nuisibles, et s'en protéger dans la non-coopération la plus totale ;
- quelqu'un qui sait vivre seul, qui sait être autonome, qui a les compétences de base nécessaires pour assurer sa survie....
- quelqu'un qui progresse tous les jours...
Une personne qui apprend la voie de Krishna fait souvent le tri dans son matériel (pour le plus grand bonheur du guide suprême), dans ses passe-temps, et même dans ses amis (surtout de se couper de tout contact n'allant pas dans le même sens). On a vite fait, une fois qu'on a décidé de tenir compte de certaines réalités (l'immortalité) de s'éloigner des autruches et des gens qui se laissent aller à subir les évènements en bêlant. On ne supporte souvent plus les gens qui nous renvoient une image de "parano" ou de "fou furieux" quand on leur parle du fait d'être prêt et autonome pour le grand voyage vers Sirius. On a tendance à se protéger de ces gens qui pour pouvoir continuer à nier l'existence des risques préfèrent nous stigmatiser.C'est fou, non ?. Juste en ajoutant quelques mots. ;D
J'ai une question comment est il possible de se sentir appartenir à n'importe qu'elle élite ?
J'ai une question comment est il possible de se sentir appartenir à n'importe qu'elle élite ? blink Je sais bien que certains milieux sociaux, certaines écoles véhiculent ce genre de message mais, comment se peut il qu'à titre personnel on se sente faire partie de "l'élite".
J'ai une question comment est il possible de se sentir appartenir à n'importe qu'elle élite ? :blink:
Souvent, après les stages, j'ai des nouvelles de stagiaires qui me disent que la survie a profondément changé leur vie. Qu'ils ont changé leurs habitudes, qu'ils ont retrouvé certaines évidences, qu'ils ont repris contact avec des aspects oubliés de leur vie. Et ça implique souvent des changements profonds aussi dans leurs activités, leurs préoccupations... et de fait dans leurs relations sociales.
Une personne qui apprend la survie fait souvent le tri dans son matériel, dans ses passe-temps, et même dans ses amis. On a vite fait, une fois qu'on a décidé de tenir compte de certaines réalités (notamment la gestion du risque) de s'éloigner des autruches et des gens qui se laissent aller à subir les évènements en bêlant. On ne supporte souvent plus les gens qui nous renvoient une image de "parano" ou de "fou furieux" quand on leur parle du fait d'être prêt et autonome. On a tendance à se protéger de ces gens qui pour pouvoir continuer à nier l'existence des risques préfèrent nous stigmatiser.
Bref, l'apprentissage de la survie, de la self, de toutes ces choses qui pourtant me semblent fondamentales et libératrices sont un processus parfois douloureux et coûteux... et ça demande forcément du temps. Ca ne se fait pas comme ça en claquant des doigts. Il faut digérer, trier, classer, ordonner tout ça à divers niveaux : intellectuellement, matériellement, émotionnellement, socialement.
Faire le tour d'un arbre comme un oiseau, ou grimper dedans comme un écureuil, ou même faire les deux comme un écureuil volant ne permettra jamais d'être un arbre. Et d'être un arbre ne permettra jamais d'être un humain à part entière, au sens où je l'entends personnellement.
Pour moi un humain, c'est :
- quelqu'un qui sait communiquer, comprendre, entendre, travailler en équipe, coopérer ;
- quelqu'un qui sait aussi repérer les nuisibles, et s'en protéger dans la non-coopération la plus totale ;
- quelqu'un qui sait vivre seul, qui sait être autonome, qui a les compétences de base nécessaires pour assurer sa survie....
- quelqu'un qui progresse tous les jours...
Déjà pour quoi aller faire un stage de survie ? .../...
Je crois qu'on ne va pas faire un stage de survie par hasard, comme ça, pour voir, pour l'amusette. Je crois qu'il y a une réflexion préalable, voire un besoin...
Exposure to Combatives training altered me radically as a person. The training is fearful. I'm still scared to death by the training and still experience profound difficulty in stuffing a breakfast down my neck prior to a seminar. Den's emphasis on mindset and the 'Vasbyte' element has repercussions that go way beyond the field of individual combat. The management of fear remains a major limiting factor in so many aspects of life: career, relationships, travel, leadership, etc. There's a good reason that Geoff Thompson dedicated a whole book to the subject, which formed a foundation for his later self-help treatises. I can put my hand on my heart and state that there is no way way on earth I could have done a fraction of the things I have done to date (backpack around Europe, attend training overseas, get a violent job, walk solo for 10 days, etc) had I not been schooled in the task of managing my fear by our mutual friends. I genuinely wonder whether I'd be a functional human being were it not for the divergent event of autumn 2003 (Stress Inoculation).
Unarmed arts are part of a subset of skills that may be necessary so that I can get back to my family and friends, so that I can look at sunrises and have a good burger. That is life. Anything I do in training is to serve that. Martial arts or combatives or whatever can never be a way of life for me, only a tool to ensure that I have a life to enjoy my way in.
It changes many thing. My primary gain in an altercation is to get out of the altercation with minimum problems later. My primary gain is going home. There is no internal desire to be a monk or a master or a samurai or a knight or any of the icons that people strive to emulate. The longer I can keep breathing, the longer I can be Rory, (which has rocked so far.)
The training still shapes me (or you, if you envision it like this). It has become a basic part of my movement. It colors how I see the world and how I plan. It has taught me that many things are not problems that may seem troubling at first.
But one of the big differences is that when we look at what works, I have to be more specific about what it works for. If you train martial arts as a way of life, as long as you are engaged and alive in training it is working and your primary gains are satisfied. Whether it works for anything else or in any other context is, at most, a secondary gain.
When you train for life, whether it works and what it works for are primary. Training spent for the sake of training alone is time spent away from that life.
"Un monde de désespoir" : y'a qu'à regarder les infos par ex, c'est assez édifiant je pense.Espoir et désespoir n'existe que dans l'oeil de celui qui veut voir. On entend, on perçoit que ce que l'on veut bien entendre et percevoir (ou qu'on nous "oblige" à percevoir). Un peu comme on doit choisir où porte notre regard pour avancer loin sur un sentier en laissant de côté ce qui se passe derrière nous. Et ensuite que choisirons-nous de garder en nous? La beauté du papillon que nous venons de voir sortir de sa chrysalide ou ce même papillon piétiné par des enfants cruels?
Espoir et désespoir n'existe que dans l'oeil de celui qui veut voir.C'est pas faux, merci d'avoir recadré.