Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Nathan-Brithless le 15 avril 2010 à 14:39:57

Titre: survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 15 avril 2010 à 14:39:57
ben voila...
je ne suis pas le premier à qui ça arrive..j'ai mes tords(je suis pas un ange, loin de là)..mais cette fois ça y est:je divorce!...Avec une petite fille qu'a pas encore quatre ans...11 ans de vie commune qui s'écroulent d'un coup..pfff
pourtant, c'est pas trop mon genre de raconter ma vie sur le net...peut etre que j'ai finis par piger qu'ici ya des gens pas mal...qu'en parler fait du bien...
Me faut me barrer six mois de chez moi, pour laisser à mon ex le temps de déménager...
le moral est au fond des Rangers...
ya des jours comme ça!
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Gros Calou le 15 avril 2010 à 14:52:02
Yo Nathan  :)

J'en suis à mon deuxième, le premier une histoire de religion donc pas besoin de m'étendre, le deuxième un enfant handicapé et pas les mêmes valeurs. Je sais pas où tu passes, mais sincèrement si cela arrive c'est que vous n'étiez pas fait l'un pour l'autre et trouver l'équilibre entre 2 humains est une corde raide, il faut vraiment avoir les mêmes valeurs, si chacuns donnes des concessions pour le fun un jour ça coince. Si vous êtes sur la même longueur d'ondes, tout ira bien, genre le passionné de foot tombe amoureux d'une groupie du même club de supporter. C'est un peu réducteur mais cela est un schéma simple. Moi j'ai des tonnes d'amis qui ce sont mariés avec des militaires de la marines nationales tant que les mecs était barrés 6 mois par ans, elles se sont fait une raison et une vie et du jour où les mecs étaient à terre et bien elles étaient mécontentes et troivaient leur mec comme des parasites.
Moi je pense qu'un couple devrait habiter le même palier, mais dans deux appartements différents. J'ai deux amis qui font chambres à part avec leur conjointe et cela se goupille du mieux du monde, ils se rejoignent quand les entiments sont au summum et c'est comme une première rencontre, tendresse et calins jusqu'à l'aube. Et le reste du temps chacun garde sa liberté de mouvement, je ne parle pas d'avoir des aventures extra conjugales, juste d'être libre.

 ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 15 avril 2010 à 14:57:07
merci à toi l'Calou....je savais déja que t'était un mec avec un palpitant maousse....ça fait plaisir le soutiend d'un gars de ton acabit :love:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 15 avril 2010 à 15:26:49
Bonjour Nathan,

C'est une période qui est dificile à vivre. C'est une union qui se termne et comme à chaque fois que l'on est confronté à quelque chose qui se termine, il faut se donner le temps de conduire le "deuil".
Citer
11 ans de vie commune qui s'écroulent d'un coup..pfff
. Pourquoi qui "s'écroulent" ? Une séparation, qu'importe sa nature supporte que chacun prenne sa part de responsabilité, car c'est comme une union, ça se gère à deux, j'allais dire " ça se construit". Il ne faut pas s'y tromper, il n'ya pas le méchant d'un bord et le gentil de l'autre, le volage et le bafoué. Quand je dis " ça se construit", ça veut dire qu'une séparation, ça s'élabore au fil du temps, doucement sans forcément que les protagonistes en aient conscience d'ailleurs. Et il arrive un moment où on ne peut plus reculer, compenser, fuir, nier etc... Il faut se rendre à l'évidence, l'amour nécessaire au couple n'est plus suffisamment fort, c'est comme ça, y'a pas forcémen d'explication ou de raison intelligible. Ce sont des périodes où il faut du courage d'abord pour se dire : Je ne suis pas heureux. Puis dire à l'autre : Ecoute, je ne te veux pas de mal, mais je suis malheureu(se)x en ta compagnie. Cette étape là est très dure, parce que raisonnée. Il ne s'agit pas là d'un pêtage de plomb ou d'une colère, mais d'un truc murement réfléchi. C'est amha, à cette occasion que chacun va mesurer le sens qu'il a voulu donner à sa propre vie. Celui qui part l'a choisi, celui qui n'a pas envisagé la séparation y est forcé. C'est là que le bât va le blesser, car ce dernier n'a pas fait de choix. Du coup, il se sent trahi, bafoué, poignardé.
Ce qui est difficile c'est d'arriver à ce que ce dernier ne ressente pas la situation telle quelle, car évidemment, le désir de vengeance risuqe d'être très fort ( surtout s'il y a des enfants, qui sont le support idéal pour faire "chier" l'autre).
Je crois que la "recette" c'est d'arriver à faire comprendre à l'autre qu'il n'est pas responsable du choix de la séparation ( si elle n'est pas menée d'un commun accord dans la décision genre : oui, il vaut mieux pour chacun de nous qu'on se sépare) et que cette décision n'est pas dirigé sur ce quil( elle) est en tant qu'être huamin, mais qu'il s'agit d'une harmonie qui n'a pas été atteinte, ou qu'il est impossible d'atteindre.
Auquel cas, oui, c'est un échec. Mais que vaut-il mieux: continuer à marcher vers le précipice ou tourner à gauche pour emprunter un chemin qui parait plus sûr ?
Et puis le facteur temps : les années passent vite, très vite. Alors dire : " Continuer ? Je suis malheureux, et je vais te rendre malheureuse, on va finir aigris, revanchards, on va se pourrir la vieillesse... Demain, on va rencontrer d'autres gens, on va continuer d'aimer, pas ensemble c'est sûr, mais ta vie, t'appartient, la mienne aussi, et ni toi, ni moi ne pouvons prétendre prendre pour l'autre la décision d'être heureux..." L'objectif N°1 aujourd'hui ça va être d'éviter la rancoeur et la culpabilité.
Pur votre fillette, ça va changer plein de trucs, il serait stupide de le nier. Je crois quece qui est réellement important c'est que vous arriviez à lui faire comprendre : qu'elle n'est responsable de rien, et que ses parents l'aiment toujours aussi fort. Pour ce qui est des démarches adminsitratives, essayez de vous entendre avant de passer devant les avocats et les juges qui ne sont pas ( ce n'est que mon expérience douloureuse de cete situation) des gages de sérénité. Si discorde il y a, il faut s'attendre à une guerre sans merci.. Si vous pouvez vous éviter ça....
Bien à toi
Anke ( dispo par mail ou mp au choix) ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Gros Calou le 15 avril 2010 à 15:31:36
merci à toi l'Calou....je savais déja que t'était un mec avec un palpitant maousse....ça fait plaisir le soutiend d'un gars de ton acabit :love:

Yo MP dispo et adresse mail sur mon profil  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 15 avril 2010 à 15:35:15
un Grand MERCI :love: à vous trois...vous étes ce que j'appelle des "mensch"...ça fait du bien tout ça!!!j'en ai les quinquets qui s'brouillent...dès que tout sers plus clair:Un objectif('tain j'écris lentement:chuis émus..)un feu de camps(pas virtuel) dans la verte,avec quelques binouzes pour faire votre connaissance en vrai!
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 15 avril 2010 à 15:58:22
Pas de pb, ça sera avec plaisir.
J'allais oublier, l'émoi dans lequel tu te trouves aujourdhui est normal. C'est une révolution. Pour autant il faut absolument éviter tout sentiment de culpabilité. Ce n'est pas en terme de "torts" ou "raison" de "fautif" ou "pauvre trahi(e)" qu'il faut réfléchir. La situation existe et se suffit à elle-même point à la ligne. Les sentiments des proches ( exprimés clairement ou non) ne sont d'aucune utilité pour l'un comme pour l'autre ( le genre : " Ouais, t'as raison, quel salaud !") et ne servent qu'à ceux qui les expriment ( pour se mettre en valeur).Les vrais amis seront ceux qui auront une oreille attentive, sans pour autant prendre part aux débats et qui essayeront de vous aider tous les deux à éviter les écueuils sus-cités, qui en aplanissant un peu les difficultés, qui en étant disponible autant qu'il peut.
Autre dificulté: être le "divorcé", dans la bande de potes qui sont toujours tous en couple. Divorcer, ce n'est ni une TARE, ni un PECHE, c'est uen étape difficile à laquelle tous peuvent être confrontés, car n'est moins sûr que l'avenir dans un couple.
Dans tous les cas, il vous faut regarder tous les deux vers demain et continuer d'assurer l'avenir de votre enfant, tant au point de vue matériel que sentimental. La seule entente qui doit subsiter, c'est la preuve que votre amour l'un envers l'autre a été très fort à un moment donné, cette preuve là est vivante et c'est loin d'^tre un échec pour le coup ! Cet enfant est la preuve que vous avez réussi à vous aimer, même si ce n'est plus le cas aujourd'hui. ça c'est positif, ça le sera jusqu'à votre mort.
"Oui, j'ai beaucoup aimé ta Maman, oui, j'ai beaucoup aimé ton Papa..." ça personne ne peut le retirer à personne, ni le nier, ni l'oublier. Ce doit faire partie de vos souvenirs heureux, un truc qui vous fait sourire quand vous y pensez, quand vieux, à l'automne de votre vie, vous y penserez. Le véritable objectif, c'est celui-là, et pas un autre.
J'ai aimé d'un amour fou pendant 14 ans, jusqu'à ce que je n'y crois plus. Je suis parti, on a pas réussi à éviter la haine, et on s'est bastonné, ni l'un ni l'autre  nous n'avons réussi à éviter ça, parce qu'elle souffrait trop (pour des raisons qui lui appartiennent) et que je souffrais aussi... Spirale infernale du ressentiment, larmes, jugements à répétition etc... ça a duré 10 ans, les gamins en ont été les témoins et les victimes... Nous sommes tous deux COUPABLES de ça. Donnez vous la chance d'éviter ça ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Outdoorsman le 15 avril 2010 à 16:12:52
Je suis passé par là, moi aussi.
Sur le coup, c'est dur à encaisser. C'est faire le deuil d'une relation qu'on avait (peut-être) idéalisée, qu'on croyait indéfectible. Il faut savoir sortir de la culpabilité (ma faute / sa faute), comprendre qu'en X années, les évolutions de chacun peuvent être différentes, les aspirations changer. Comme le dit Anke, le coté social n'est pas facile à digérer non plus : être un divorcé  :-[

Et puis, petit à petit, on se reconstruit sans l'autre, et rapidement on se sent soulagé. On ne vit plus dans la concession, les faux semblants. On ne se voile plus la face, on retrouve une vérité dans laquelle on se sent beaucoup mieux, en phase avec soi-même.

J'avais la chance de ne pas avoir d'enfant au moment de mon divorce. Pour eux, le problème est souvent épineux. Ne pas oublier que même séparés, on reste parent, tous les deux. Ne pas régler ses comptes par leur intermédiaire.

Amicalement   :calin:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: cubitus le 16 avril 2010 à 19:08:46
On est pas mal à être passé par là, ou à y passer encore actuellement...  ;)

Tout ce que je veux te dire, c'est que tout change tout le te temps. Rien n'est figé. Dans le bon comme dans le mauvais. Alors garde le cap, n'hésite pas à faire appel, on est là aussi pour ça.

Il y a plein de gens super ici, tu fais bien de demander, je crois...  :)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Samuel le 16 avril 2010 à 19:42:37
Pareil, 14 ans de vie commune, 3 enfants et un divorce...
Courage, le temps fera son ouvrage et apaisera cette douleur.
Il n'y a rien de perdu, oblige-toi à garder le meilleur dans ta tête.

Comme la terre brulée, la nature reprend le dessus à chaque fois.

Si tu as besoin de parler, on est là.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 17 avril 2010 à 22:04:28

Il y a plein de gens super ici, tu fais bien de demander, je crois...  :)
je constate, et ne regrette pas d'en parler..merci à tous!! :love:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: le 17 avril 2010 à 23:36:54
Il y  trois ans, j’ai vécu cela, deux choses mon aidé à passer le cap, pouvoir parler et recevoir les conseilles d’un gars qui l’avait vécu et surmonter, mais surtout ma petite fille (cinq ans à l’époque). Quoi qu’il arrive, il faut se donner les moyens de pouvoir continuer à être un papa, pour l’enfant que nous aimons et qui nous aime et avons le devoir de continuer à faire grandir, et pour nous aussi, car cet amour la, rien ne peut le détruire, il peut nous fait vivre, avancer et tout surmonter.

Nous ne nous connaissons pas, mais si tu en éprouves le besoin, je te donnerais avec plaisir mon téléphone en MP pour pouvoir partager de vive voix, tu n’es pas seul, tu peux compter sur mon (notre) soutien.

Amicalement

Roger
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 20 avril 2010 à 09:56:19
merci Roger
j'ai raement vu un forum ou la solidarité entre les membres est aussi forte! :-[
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 20 avril 2010 à 12:25:12
Et encore tu sais pas tout....  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: ** Serge ** le 20 avril 2010 à 18:13:21
Comme il y a une déferlante, ici et ailleurs, touchant des plus ou moins proches :

Tenez bon !

Chaque couple est unique. Donc, toutes les séparations le seront également.

En cette période chahutée que sera la séparation, rappelez-vous :

- que vous êtes vivants ( et, je l'espère, en plus ou moins bonne santé )
- que la vie n'est que changement
- que les mutations sont naturelles
- que le manichéisme est superflu et improductif
- que tout peut se reconstruire ( sinon les organes et les membres )

Souvenez-vous :

- que vous l'avez aimé(e)
- que vous avez été aimé(e)
- qu'à nouveau, vous aimerez
- que vous serez à nouveau aimé(e)
- que that was then, and this is now
- que l'on avance en regardant devant soi, avec une mémoire
- que l'on se plante en regardant derrière soi pour avancer

Préoccupez vous des petits. Pour ce faire, considérez leur confort plutôt que le vôtre.
Dès lors, sachez vous effacer mais demeurez présents ou, si vous l'estimez nécessaire, battez-vous et faites obstruction. Mais soyez empathiques au mieux de vos capacités pour opérer la meilleure ( pour eux ) prise d'information possible.

Au besoin :

- parlez
- consultez
- entourez-vous
- communiquez

ou, et

- écoutez
- méditez
- isolez-vous
- observez une réserve

Chaque moment sera fluctuation, soyez l'eau vive du courant et contournez les roches, plutôt que le nageur remontant à contre-courant.

Bonne chance à tou(te)s.
Hang on ...

(http://i65.servimg.com/u/f65/12/15/99/03/1_tiff16.jpg)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: cubitus le 20 avril 2010 à 18:19:39
Il n'y a pas longtemps, un mec que j'adore et qui passe de temps en temps sur le forum  ;) m'a dit, alors que je traversais une situation analogue :
"T'es dans la tempête, mais le bateau est solide, et plus loin il fait beau. Tiens le cap. Moi je suis sur la côte, je te vois mais je suis trop loin pour faire quelque chose, mais je suis là. Il fait beau plus loin, avance. "

J'avais envie de te dire ça... On est là. La vie est belle. Juste parfois ça parait pas évident, mais comme dit Serge, tout change tout le temps. Le beau temps va revenir.
Tiens le coup mec !  :up:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: lilou6201 le 20 avril 2010 à 18:48:57
Moi c'est différent je me suis jamais mariée et jamais divorcée du coup lol  ;#. Mais, j'ai vécu le divorce de mes parents et franchement c'est loin d'être évident quand on vois son père et sa mère se pourrir avec l'aide de leur nouveaux conjoints.... Penser aux enfants et les protégés, car eux subissent beaucoup plus qu'on ne le pense. Après moi je côtoies ma moitié même si c'est compliquer, qui lui vie le divorce et je le vois bien que c'est pas facile. Il subit beaucoup, vois peu ces enfants et subis encore, bref avec du temps et de la patience ça ira. Les enfants sont pas dupes l'Amour résouds tout. Avec du temps tout se soigne, et puis tu es pas tout seul pour preuve que beaucoup te lise donc courage !!Hésite pas un coup de mou ou de blues ont est là en MP à pluche
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 20 avril 2010 à 20:41:33
Punaise Serge  :akhbar:
C'est vrai qu'on dirait comme il y aurait comme qui dirait une série là, une contagion ! ( Faut rien dire à Roseline hein, faisez pas les cons  :lol:)
Penser aux enfants oui, ça ne fait aucun doute. Mais,
Ne pas nier les évènements, ne rien cacher. Expliquer la réalité d'une manière intelligible sans pour autant discréditer l'autre, "l'ex". Il ya des mots, des détails qui sont lourds de sens... Par exemple : Pourquoi employer les mots " ta mère" ( ou ton père, vous remarquerez les minuscules) alors qu'avant on disait "Maman ou Papa" avec la majuscule. Rien à changer pour les gamins, c'est toujours Papa ou Maman !
Je reste convaincu que ce genre de détail est prépondérant. Y faire attention, y être attentif fais toute la différence, enfin il me semble.
Autre chose, on a le droit d'être malheureux, de pleurer, même devant les gamins. C'est reconnaitre aussi sa condition d'homme : un homme ça peut être fragile aussi, ça peut s'écrouler, mais bordel, ça se bagarre.
" Papa, ça va ? Ouch... Oui ça fait du bien de se lacher un peu, chui pas un surhomme après tout... Bon demain j'avais prévu ça. ça vous dit ?" (et là tu expliques les trucs et les bidules...)
M'excuserez mesdames, mais en tant que pères on a des trucs à dire à nos gosses : " Jamais tu te couches, t'as le droit de flancher, ça c'est sûr, c'est normal, c'est humain, mais ( bordel David comment tu fais pour avoir raison comme ça ?) K.O technique par terre, tu plies la jambe et tu prends appui surton pied et doucement, tu te relèves, t'as la gueule en 8 et l'oeil ouvert, amoché, mias tu vois, t'y vois trouble, mais t'y vois.
Tomber 7 fois... On se relève toujours. C'est très con hein mais l'aut' con là , l'Appolo Creed, y me fais même pas peur...
" Allez, viens, viens... c'est tout ce que t'as dans le ventre ?  Tu m'auras pas, parce que j'ai dit NON "
Gandhi a dit la même chose, tu peux cogner, me déglinguer, me tuer, tu m'auras pas, je ne me coucherais pas.
Je suis vivant....




Je pars bien en sucette hein ?  :lol:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Madudu le 20 avril 2010 à 22:04:19
En réponse au post de lilou6201  :)

Juste un petit témoignage pour dire que ça peut aussi très bien se passer pour les enfants. Mes parents ont eux aussi divorcés, mais ont toujours fait en sorte que ça se passe bien pour nous. Ils ont considéré que la séparation est un choix qu'ils ont pris -ou subit, je ne sais pas-, et que nous n'avions pas à en patir car leur rôle de parents demeurait inchangé.
Finalement mon père c'est marié, ma mère a choisi le célibat (c'est une véritable choix) et moi et mon frère n'avons pas souffert plus que de raison.

J'étais plus vieux que ta fille, mais je peux te dire que si tu culpabilises, elle va culpabiliser. Et que si tu ne cache ni ta souffrance (sans pour autant l'exposer, je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour une fille de 4 ans pour laquelle le Père est Dieu -pas l'inverse  ;D) ni ta volonté de changer les choses dans ta vie, tu n'as rien à craindre pour elle.
Quand l'enfant comprend que la séparation est un bouleversement, qu'il engendre des souffrances, et qu'il voit ses parents changer à grande vitesse sans pour autant le délaisser, il comprend aussi que tout ça n'est pas si grave.
C'est pas du tout évident de faire comprendre à l'enfant qu'un événement peut être grave et important, et même décisif, sans pour autant signifier la chute.

De ce que j'ai pu vivre, je peux dire qu'il ne faut pas plus que de la sincérité pour passer le cap : elle préserve de la haine et de la malveillance, et c'est l'essenciel.


J'espère que ça peut t'aider  :)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: éclipse le 20 avril 2010 à 22:45:38
Comme toujours,
ému par la sagesse et la droiture du Anke,
et "l'intelligence du cœur" de tous, ici…

Un jour la femme m'a dit qu'elle ne pouvait plus continuer ainsi…
Après quelques semaines de réflexion, je lui ai répondu que moi non plus, et que je n'arrivais plus à croire à une "relance", une "réactivation" de notre relation.

Aussi avons-nous décidé, d'un commun accord, de…
Avec chagrin pour elle ; soulagement (j'avoue) pour moi.
Et une petite fille au milieu.
On a fait au mieux.
Heureusement, nous étions d'accord sur tout.

Maintenant, je vais être terre-à-terre, Nathan :

- Je crois que près de 50 % des couples, aujourd'hui, en France, ça se termine par une séparation. C'était pas le cas il y a 20 ans. Ça permet de relativiser en général, mais surtout en ce qui concerne la culpabilité vis-à-vis des enfants. Ma fille, la moitié de ses copains/copines de classe sont dans un foyer monoparental ou "reconstitué". C'est l'évolution de la société. C'est presque "normal".

- question "survie" :
Surveille tes comptes !
Eh oui… quand on a l'habitude de partager les coûts avec son (sa) conjoint(e) et qu'on se retrouve seul, ça peut créer de fâcheux déséquilibres. Fais gaffe…

Avec vous,
éclipse

Nathan, tu peux me mp si tu le souhaites
 :)

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: mirmidon le 20 avril 2010 à 23:22:48
bien venu au club

+1

je sors @+
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 21 avril 2010 à 09:54:11
"surveille tes compte"
judicieux!
j'avoue que cet aspect des choses m'avait un peu échappé!
 :up:
thanks folks
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 21 avril 2010 à 12:46:56
Attention à ça : surveiller les comptes...
Perso, n'étant ni homme de chiffre ni d'argent, j'ai toujours fait une confiance aveugle et totale à mon épouse, qui tient toute la compta, et de plus elle le fait bien. De fait, je suis un peu ignorant de ce qui peut se passer sur les comptes.
Il est nécessaire, je pense de ne pas avoir un comportement qui peut être interprèté comme provocateur, mais plutot argumenter dans le sens où il va être nécessaire d'avoir les infos suffisantes pour comprendre et ne pas faire d'aneries ( on est en période de crise, un dérapage est toujours possible ). Se rapprocher de la banque en expliquant la situation est, me semble-t-il, une bonne démarche si on a le moindre doute.
Dépassionner le débat en ce qui concerne le fric me semble une chose importante, car n'importe quel moyen est bon pour faire chier l'autre si on a prit " le mors au dents ". La neutralité du banquier peut aplanir certainement les relations obligatoirement passionnelles du couple qui se sépare.
De toute façon, surveiller ses comptes ça veut dire que l'on va s'apercevoir d'une entourloupe, mais une fois qu'elle sera faite, et une fois que c'est fait c"'est trop tard. Travailler en amont en ayant en tête de garantir les intérêts de tous le plus possible... Si possible !
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: éclipse le 21 avril 2010 à 13:36:42
Salut Anke,
je ne pensais pas "entourloupe" – bien que sachant que cela peut arriver.

Je voulais juste alerter sur le fait qu'au sein du couple, le "budget annuel" est bouclé avec 2 sources de revenus.
Après un divorce, il faut le boucler tout seul.

Je reformule, d'autant que tu confies que c'est ton épouse qui s'occupe du budget  8)

NB : Je dois avouer que la première année, à l'époque de noël, je l'ai pas vue arriver, …… la taxe d'habitation  :o

éclipse

Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 21 avril 2010 à 14:41:29
Ne pas oublier que nos futurs ex conjoints vont eux aussi se trouver dans une phase vulnérable où ils vont recevoir les "conseils" de personnes plus ou moins intelligentes et animés d'intentions bienveillantes à votre égard.

Vous risquez ainsi d'observer des comportements mesquins et intéressés dont vous n'auriez jamais cru l'autre capable.
ça, je le constate déja..!
commentaire on ne peut plus véridique, ça sent l'expérience!
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Giom le 21 avril 2010 à 20:11:44
Souvenez-vous :
- que l'on avance en regardant devant soi, avec une mémoire
- que l'on se plante en regardant derrière soi pour avancer

Bon sang, ca fais une éternité que j'ai pas lu quelque chose d'aussi sensé.
Grand merci a toi Serge, tu as éclairé ma journée.
 :akhbar:



Nathan, désolé pour cette triste nouvelle. Si ca peut te remonter le moral, mon voisin qui a une bonne quarantaine de piges, a divorcé après quinze ans de mariage et aujourd'hui il a retrouvé le sourire avec une chère et tendre de vingt ans...et non c'est pas pour le pognon !   ;)

A+




Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 21 avril 2010 à 22:59:05
Hmmm, les comportements mesquins... Méfions nous égialement de notre propre perception.
Dans une séparation, c'est une douche froide, un changement radical des objectifs de vie qui sont chamboulés, voire d'un écroulement des valeurs auxquelles on croyait. Il serait bien prétentieux de vouloir détenir une quelconque vérité.
Au cours d'une séparation tout le monde souffre, et tout le monde a peur de demain. Les mécanismes que l'on peut trouver pour réfrèner ces peurs relèvent de l'archaïsme ( me demandez pas d'expliquer, je serais incapable, c'est juste un ressenti, le besoin de se protèger par ex...) et forcément dans ce cas,ne relèvent pas de démarches raisonnées.
C'est difficile d'être "intelligent" dans ces périodes là, et c'est d'autant plus difficile quand l'autre en face, il ne veut ( ou plus souvent ne peut, car essentiellement axé sur le plan émotionnel) l'être. Une aide au dialogue, à la compréhension( ça ne remet pas en cause les décisiosn prises) peut surement aider tout le monde à aborder le schoses avec un peu de hauteur, de distance et par conséquent aider à comprendre. Je pense qu'avec cette démarche, les protagonistes peuvent sortir "grandis", ou tout du moins plus forts de cette expérience. Avec un divorce ou une séparation, je crois que l'objectif, en quelque sorte, c'est aider l'autre ( et par conséquent soi-même !) à identifier ses propres failles, les re-connaitre ou tout simplement les identifier. Par pour faire amende honorable et se dire : " c'es de ma faute, ou c'est de ta faute ", mais être mieux armés pour construire demain, aller vers un nouvel amour et continuer enfin à chercher à être heureux.
Un divorce ce n'est pas : " espèce de salaud, tu m'as détruit !" c'est " Ensemble on va pas y arriver, on a assez peu de temps pour atteindre le bonheur, donnons nous la chance d'y arriver chacun de notre coté en nous séparant"... Parce qu'au fond, on est en rage sur le coup, mais au fond, celui ou celle qui est en face, on ne lui veut pas de mal. Je crois que c'est ça qui doit nous conduire dans nos propos, nos actions...
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: éclipse le 21 avril 2010 à 23:32:25
[…] Dans une séparation, c'est une douche froide, un changement radical des objectifs de vie qui sont chamboulés, voire d'un écroulement des valeurs auxquelles on croyait. Il serait bien prétentieux de vouloir détenir une quelconque vérité.
Au cours d'une séparation tout le monde souffre, et tout le monde a peur de demain […]  

Ce "genre" d'événement est une occasion de se remettre en question (même si on peut se remettre en question tous les jours, sans besoin de divorcer).

J'ai vécu le divorce entre autres comme la fin d'un "cycle".
Et après… Que vais-je faire des 30 prochaines années ?…

J'ai pas eu la réponse.
Une rencontre "fulgurante" (et très prenante) m'a empêché d'y réfléchir sereinement sérieusement.

Note to myself : "faire gaffe" aux rencontres qu'on fait, comme par hasard (ben tiens !), juste au lendemain d'une séparation.
 ;)
éclipse
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 22 avril 2010 à 13:11:36


- que l'on avance en regardant devant soi, avec une mémoire
- que l'on se plante en regardant derrière soi pour avancer


(http://i65.servimg.com/u/f65/12/15/99/03/1_tiff16.jpg)

ou est la limite entre les deux ?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 29 avril 2010 à 21:02:35
Petit "up"...
Cette situation est dificile à vivre, à appréhender, car on est immédiatement plongé dans le passionnel et par conséquent, on exprime ( ou tout du moins on essaye d'exprimer !) un ressentimment, une peine, une souffrance que l'autre, enface, n'est pas forcément en capacité de recevoir ( eh oui, les rapports humains c'est compliqué !). Je crois qu'avant toute décision, un bilan ( pas forcément compatissant ou minimaliste) est nécessaire et donc nécessite une démarche vers l'autre : " Que suis-je capable d'accepter par amour pour toi ou pas ?"
Dans cette situation, il me semble que ce type de question renvoie evidemment sur soi-même. C'est amha inévitable ( quelles sont mes limites jusqu'où puis-je ou ai-je envie d'aller) et on est pas forcément capable ( puisuque dans la revendication ou le ressentiment) d'aborder ces question avec le recul, la distance nécessaire. En parler me semble être une bonne approche, cela permet surement de "mettre à plat " certaine choses, certaines approches de vie. En parler d'abord seul, avec un interlocuteur privilégié, puis ensemble ( le couple) avec quelqu'un qui sera en quelque sorte le "garant" de la parole de chacun et qui pourra reformuler en dépassionnant le débat ( chez nous c'est le pb en fait un pb conséquent de communication...).
Je crois qu'une analyse, de " ce qu'on a dans le sac à dos", froide, avec la distance nécessaire, pour chercher ce qui peut "marcher" ou pas ets prépondérante. Si on sait pas ben y'a qu'à essayer en se donnant les limites raisonnables. Ce n'est qu'après cette démarche que l'on peut en toute franchise se dire : " bon ça, ça fonctionne pas, regardons ce qu'il reste à essayer ?"
Je crois que c'est à ce prix, une fois qu'on s'est donné toutes les chances ( et que l'on a fait vérifié par un tiers versé en la matière que ces chances étaient viables ou "supposables") que l'on peut se diriger vers une séparation définitive une manière honnète et en toute connaissance de cause, raisonnable, raisonnée... Une séparation, c'est pas rien, c'est un pan de vie qui est en jeu. L'honnèteté envers l'autre, mais aussi envers soi même doit être le maitre mot amha.
Si la séparation est inévitable pour une question de survie propre( mourrir, s'étioler, gacher sa vie ou ce qu'il en reste), alors c'est inévitable et alors point de faux semblants ou de triche. ça n'empêche en aucune manière le respect de l'autre et la volonté de ne pas lui nuire. Une séparation, un divorce, je crois que c'est encore une fois une "démarche" vers l'autre... Il faut finir les histoires... Même si c'est difficile à faire.  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: L'ours le 04 mai 2010 à 14:42:02
Salut Nathan,

Tu as mon soutien, surtout quoi  qu'il arrive, pensez à vos enfants, moi j'ai été dans une situation similaire, pas de divorce on a réussit à se refaire, notre petite fille avait 6 mois à l'époque et tout a été fait pour elle avant que nous nous occupions de nous.
Le dialogue il n'y a que ça de vrai!

Amicalement

Lours
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nathan-Brithless le 04 mai 2010 à 14:51:19
merci l'Ours! :-[
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: LAURENT-COQ le 04 mai 2010 à 15:25:08
Salut Nathan
Comme dit plus haut, je crois que les adultes doivent réussir à être suffisament intélligent pour protéger un max leurs enfants dans ce genre de situation et se retenir de dénigrer leur (ex-)compagnon devant eux...
Maintenant il s'agit vrmt d'une situation de crise, où il est déjà trés difficile pour un homme ou une femme de s'y retrouver...
Sans te connaître, ce post m'a bien fait réfléchir... prends bien soin de toi...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Bison le 05 mai 2010 à 12:16:11
Citation de: Patrick
Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Hmm ... nous n'avons jamais rien inculqué de tout cela à nos enfants, et nous n'avons jamais laissé inculquer cela non plus ... D'ailleurs, ils sont plutôt résistants à se laisser inculquer ce genre de chose.

D'accord, il y a l'ambiance générale, les lectures, les films romantiques ... et il y a surtout l'instinct de reproduction.

Mais ... mes deux fils ont divorcé, et malgré l'expérience vécue, ils se sont remariés et ont tenu à fonder chacun une nouvelle famille, durable. En fait, l'expérience acquise leur a juste appris à partir sur de meilleures bases, à "mieux" faire, ... mais elle ne les a pas du tout découragés de faire ...

C'est, de toute façon, un domaine où il est très délicat, d'intervenir, pour les parents.
On ne peut transmettre que ce que l'on sait.
Et on en sait si peu nous-même ...
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Berhthramm le 05 mai 2010 à 12:30:14
Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Or, je crois que nous faisons ensuite l'expérience en réel, à de rares exceptions, que les sentiments parfois s'éteignent ou se transforment, qu'on peut désirer quelqu'un d'autre et continuer d'aimer son compagnon ou sa compagne et qu'on peut aimer quelqu'un sans parvenir à vivre avec durablement.

Il me semble qu'être conscient de cela permet d'éviter la douleur de ruptures et être reconnaissant envers l'autre des bons moments de vie passés ensemble pour aller vers d'autres moments sans rancunes.

mouais....

être conscient surtout que ce n'est ni simple, ni facile, que ça demande un effort permanent mais aussi est surtout qu'il est possible de "durer" que la "labilité" des sentiment, de la fidélité, de l'engagement n'est ni une norme, ni une obligation, ni une fatalité...

Ceci dit sans aucun jugement de valeur sur ce qui arrive aux uns et aux autres.

:)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 05 mai 2010 à 13:20:11
Berthram le verbalise pas mal, et on peut lire de fifférentes manières je crois.
La vie de couple est un combat, fait de concessions, mais aussi d'affirmations péremptoires. Un combat contre l'autre parfois, mais aussi contre soi-même. En fait la remise en question personnelle est le centre du débat du couple. Le centre d'un cercle est toujours à chercher, toujours à re-construire. En cela, la vie avec l'autre n'est jamais finie, càd qu'elle est toujours en devenir. Les objectifs fixés au début peuvent devenir différents, se modifier. Je crois que le plus grand ennemi c'est la rigidité, les blocages. Et c'est contre cela qu'il faut vraiment se battre, contre ses blocages, contre les blocages de l'autre.
Je crois que le premier truc à mettre en avant c'est l'honnèteté, envers soi d'abord, puis envers l'autre. Et enfin parler, parler, parler en entant de prendre de la hauteur vis à vis des pbs, prendre le recul nécessaire, chercher l'objectivité et si on y rencontre des difficultés, se faire aider. Et ce n'est qu'après tout ça que l'on pourra prendre une décision choisie dans un éventail de solutions ( le divorce est une solution mais pas la seule, elle n'est ni pire, ni meilleure qu'une autre, c'es tout). Je crois que ces périodes de crises que nous traversons tous à un moment ou à un autre sont l'occasion pour chacun de se poser les questions sur ce que l'on est, ce que l'on croit, ce que l'on veut ou ne veut pas. Ces crises sont souvent l'expression ultime d'une souffrance jusque là non exprimée. Celui ou celle qui est en face n'est-il pas celui qui peut comprendre le mieux ?
Tout ça pour autant que l'on arrive à instaurer un dialogue ( même s'il est difficile) sinon ça reste un monologue, et là, c'est pas la peine de s'épuiser. Il faut alors penser à sa propre survie, à ne pas "rater" sa vie, ou ce qu'il en reste.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 05 mai 2010 à 15:53:16
Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Hmm ... nous n'avons jamais rien inculqué de tout cela à nos enfants, et nous n'avons jamais laissé inculquer cela non plus ... D'ailleurs, ils sont plutôt résistants à se laisser inculquer ce genre de chose.

D'accord, il y a l'ambiance générale, les lectures, les films romantiques ... et il y a surtout l'instinct de reproduction.

Mais ... mes deux fils ont divorcé, et malgré l'expérience vécue, ils se sont remariés et ont tenu à fonder chacun une nouvelle famille, durable. En fait, l'expérience acquise leur a juste appris à partir sur de meilleures bases, à "mieux" faire, ... mais elle ne les a pas du tout découragés de faire ...


Je crois qu'il ne faut pas minimiser l'influence des films romantiques et autres trucs à l'eau de rose pour la formation des désirs et des normes amoureux. Et je me demande d'ailleurs si ce ne sont pas les filles qui sont à la fois les principales transmetteuses (?) de ces normes mais également leurs premières victimes.
Typiquement, revoir des Disney comme Cendrillon me donne maintenant des boutons... alors que j'ai passé une partie de ma prime jeunesse à chercher le prince charmant. Ce type de dessins animés impose des femmes passives (Cendrillon ne fait RIEN de toute l'histoire, Blanche-Neige est rendue à la vie par le Prince, tout un symbole...) et pose le mariage comme une fin en soi.
Des filles qui à 25 ans se rêvent encore en princesses, j'en connais pas mal. Et ça m'inquiète un poil pour elles.

Se marier, c'est chouette, cela dit. Mais faut savoir ce qu'on promet quand on se marie (et je me dis que c'est sans doute là où en sont tes fils, Bison) : personne ne peut promettre l'amour éternel. On peut juste promettre de faire de son mieux pour que ça marche. Perso, ça m'occupe à plein temps... Et il me semble que la décision de divorcer, ça peut être pour certains couples leur manière de faire de leur mieux. C'est quand même vachement plus courageux que de rester ensemble et de passer sa vie à se plaindre de l'autre.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Achille le 07 mai 2010 à 08:38:10
Salut Nathan,  ;)

Bon, j'ai pas tout lu, un peu en travers, parce que ça me rappelle des souvenirs...  :-\ Mais je suis certains que les copains/copines ont su trouver les mots justes, comme d'hab, rien qu'à voir le nom des intervenants.

Juste une chose que je voudrais ajouter : le divorce, c'est un monde, des certitudes qui s'écroulent. On sait que ça existe, on le voit autour de nous, et un jour c'est pour ta gueule, que tu le subisses ou que ce soit ton choix. C'est malheureusement souvent l'occasion de faire du mal et/ou de se faire du mal. Les tensions sont exacerbées, l'entourage prend partie, les amis donnent de "bons" conseil et parfois ça part en live. Les repères moraux s'effondrent, ou du moins le pense-t-on et cela peut être prétexte à se laisser aller et faire tout et n'imorte quoi.

Alors, s'il te plaît, fais gaffe à toi. Pense à ta fille. Ne fais pas ce que tu ne ferais pas d'ordinaire, même si tu prends des coups. J'ai vu ou entendu parler de gens qui passaient des heures entières sur m**tic ou MSN le soir pour (re-)trouver l'âme soeur, en laissant les enfants livrés à eux-mêmes. Parfois, les parents encore sous le même toit (!) allaient déjà sur des sites de rencontre, juste pour montrer à l'autre qu'on n'a pas besoin de lui, qu'on peut trouver mieux et sans doute aussi parce que la nature a horreur du vide. Avec les pauvres gosses à côté qui ne comprennent plus rien à ce qui se passe.

Les mensonges, les bassesses, les coups parfois font du mal sur l'instant mais laissent aussi des cicatrices indélébiles avec lesquelles il faut vivre ensuite le reste de sa vie. Et quand on doute de tout le monde, quand on n'a plus confiance en personne, quand on s'imagine que chaque parole, chaque geste est une entourloupe possible, et ben, la vie n'est pas rose. On se blinde parfois un peu trop après pareille épreuve.

Je sais que c'est facile à dire derrière son clavier, mais ne fais rien que tu puisses regretter par la suite. Garde ton honneur, préserve ta parole, fais en sorte de pouvoir te regarder encore dans une glace les années à venir sans te dire que t'es une m*rde ou un s*laud. Ça dérape vite et très bêtement parfois.

Juste une anecdote (et là, je mets ma dignité au fond de ma poche et je serre les poings pour refouler une larme) :

Quand j'étais en train de me séparer, un soir, on s'est disputé pour une broutille en faisant les devoirs de mon fils. La tension était à son maximum. Le ton a très vite monté. J'en ai eu marre et j'ai voulu sortir de la pièce. Elle s'est interposée en me provoquant. J'ai voulu passer. Elle a résisté. Je l'ai alors saisi par les épaules et je les repoussée contre le mur. Juste poussé, elle n'a pas tapé le mur. Mais en la saisissant, je lui ai fait un petit bleu sur chaque épaule. Elle a fait constater les "coups" par son médecin, a obtenu un jour d'arrêt de travail pour incapacité (!) et a porté plainte pour violence conjugale. J'ai été convoqué au commissariat. J'ai expliqué les choses le plus simplement et le plus calmement du monde (pas facile). Je bosse dans la sécurité et je risquais tout simplement de perdre mes jobs. Le lieutenant a pigé la situation et le procureur a renvoyé l'affaire au médiateur. Nouvelle convocation, confrontation. Il y avait violence conjugale : c'est une infraction de 5ème classe, plus grave qu'une bagarre avec le premier venu. Je me suis expliqué,  j'ai reconnu mon erreur et ma responsabilité : juridiquement, comme je l'avais poussée, c'était bien une violence conjugale malgré les provocations de sa part. J'ai fait amende honorable. Sincèrement, je regrettais mon geste, pas simplement parce que j'étais dans la m*rde mais parce que je ne voulais pas m'en prendre à la mère de mes enfants, la personne que j'avais aimée. J'ai payé 300€ de dommages-intérêts. L'affaire n'a pas été inscrite sur mon casier mais toute nouvelle bagarre/altercation dans les 5 ans m'aurait valu d'être considéré comme récidiviste avec les conséquences que ça implique. Je précise que je suis un gars tranquille et sans histoire... en temps normal.

Je précise aussi que de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai avalé quelques couleuvres, elle aussi. Il y a un an et demi, elle a trouvé la solution pour faire construire et m'a demandé que je l'héberge pour faire l'économie de son loyer, le temps d'être dans ses murs. Pas facile en étant seul de convaincre les banques ! Sa maison est maintenant terminée. Elle a pris beaucoup de retard. J'ai fait les finitions (peintures, parquet, tapisserie, bricoles...). On m'a dit : t'es trop con bon. Possible mais c'est mon choix. Elle va bientôt emménager... chez elle. Un an et demi de presque vie commune sous le même toit. On s'entend à peu près bien (mieux que certains couples !) mais certaines choses ne sont plus. La vie passe. Il ne faut pas désespérer de l'avenir.

Prends soin de toi, Nathan.  ;)


PS : p*tain, j'ai les boules, là... d'avoir brassé la m*rde
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 07 mai 2010 à 09:23:03
Bonjour,
EN périodes de crises comme celles là, ce n'est pas tant que des certitudes s'écroulent, c'est plutot une "perte" des repères habituels.
En fait on est toujours les mêmes bons-hommes et bonnes-femmes, la siuation ne change pas ce que l'on est profondement dans son être. C'est un peu comme quand on sort du sauna pour aller sous la douche froide, le moment où on est saisi par le froid. Pour moi, c'est axactement ça.
Pour ce qui est des "amis" : eux aussi sont impliqués, car ils voient le couple souffrir, pour peu qu'il y ait plus d'affinités avec l'un des deux membres...Ou qu'un "machisme" ou un "féminisme" revendicatifs aient été exprimés auparavant, ou encore que les amis ne disent ou ne tiennent pas le même discours aux deux parties en conflit pour ne pas en rajouter une couche... Il est difficile pour les amis de se situer pendant ces périodes là, car nous leur demandons implicitement de prendre position, de nous donner raison. Je crois queles amis sont d'abord là pour écouter et écouter tout le monde.
J'ai un pote qui m'a dit au cours d'une conversation : " Là titi, tu déconnes ! Ah bon, tu m'expliques ? Voilà, pour telle ou telle raison... Ah, ben oui, j'avais pas vu ça comme ça, c'est pas con..."
Je crois que dans tous les cas de figure, il faut garder à l'esprit et dire et redire qu'on ne veut pas de mal à l'autre. Quand ça "monte en mayonnaise", se recentrer sur soi, donner le temps nécessaire au calme(relatif) de revenir afin de ne pas se retrouver dans ta situation Achille ( que pouvais-tu faire d'autre que de la repousser puisqu'elle faisait obstacle physiquement, à bout d'arguments, à bout tout court, il ne lui restait sans doute que ça à faire, et tu étais sans doute dans le même état).
Cette situation est courante et les mécanismes qui y conduisent sont hyper connus. Le rôle des proches dans ce cas sera d'expliquer comment éviter cette situation la prochaine fois et surtout pas à pousser la "victime" à porter plainte ( ce qui ne peut qu'envenimer les choses dans le cas qu'Achille nous cite, car il ne s'agit pas pour moi à proprement parlé de violence conjugale, mais là ça n'est que mon avis). Dans ce cas précis, peut-on parle d'amis ? Il n'est pasrare qu'un couple en crise soit un exutoire pour ceux qui le contemple et soit un signal fort que l'on envoie à son propre conjoint ( regardes, si tu me gonfle ce qu'il risque de t'arriver....).
Je crois qu'il faut garder à l'esprit uen recherche de conciliation cad qu'on est pas du tout dans le trip " je baisse mon froc", mais une recherche de distance, d'obkjectivité vis à vis de soi-même tout comme vis à vis de l'autre en énonçan simplement : "là c'est la limite que je dépasserais pas, je n'accepte plus cela." Expliquer pour telle ou telle raison ( recevable evidemment, éviter les caprices...). Personne, je dis bien personne ne peut reprocher à qui que ce soit d'avoir des failles, des faiblesses, des limites, en un mot de n'être qu'un homme ou une femme, de refuser de continuer à souffrir, de continuer à être malheureux.
En fait, le véritable acte posé d'amour serait de dire : " Oui, j'accepte que tu veuilles te séparer de moi, puisque je ne te rends pas heureux(se)..."
Le plus dangeureux dans ces situations, c'est le repli sur soi-même.

Achille garde le cap  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: bison solitaire le 07 mai 2010 à 10:42:26
Achille,
ton anecdote ne vaut pas seulement pour un couple, elle est valable dès qu'on a un attachement profond à quelqu'un. Suite à un conflit on oscille entre défense de soi et préservation des liens du passé. Doit-on tout accepter? J'aurais de prime abord tendance à dire oui... bien que je fasse souvent le contraire (pas de violence physique mais plutôt morale, bien malgré moi le plus souvent, en tous cas au niveau de "l'impact"). D'ailleurs dans le cliché "prince charmant", et dans les liens hommes-femmes, je considère que c'est souvent à l'homme de prendre sur lui. Stupide, sans aucun doute, c'est plutôt tort partagé la plupart du temps. Mais c'est l'effet qu'ont eu les contes de fée sur ma petite personne (tu vois Lily ce n'est pas seulement néfaste pour les filles  :D).
Achille, pour la gentillesse dont tu as fait preuve avec ton ex, ce n'est pas de la connerie, ce serait plutôt ton côté "gentleman".
Et malgré tout ce que les mâles peuvent dire ou écrire pour sauver la face, on serait je pense assez nombreux à faire comme toi, même quand on sent que de l'autre côté les sentiments balancent tout juste entre mépris et indifférence.
Bon courage à tous ceux qui sont dans une telle situation; et indépendamment du côté humain, comme l'a écrit Achille, pensez au côté judiciaire. Certaines femmes sont mal conseillées et vont effectivement et volontairement tout faire pour provoquer une réaction physiquement violente.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Berhthramm le 07 mai 2010 à 12:23:24
Achille, pour la gentillesse dont tu as fait preuve avec ton ex, ce n'est pas de la connerie, ce serait plutôt ton côté "gentleman".

Tout pareil...

Je dirais un "Homme" au sens donné par Kipling...

:)

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 07 mai 2010 à 12:56:55
T'as bonne mine toi Berthram ! Y'a Dieu qu'est avec toi, c'est de la triche vil Chacal !  :lol:

Quand à la "violence" ( je me réfère à l'expérience d'Achille, c'est pour ça que je mets les guillemets) physique, elle est le plus souvent la traduction d'un épuisement ( ça ne la légitime pas pour autant evidemment) et d'un désarroi profond ( je ne sais plus comment faire, je n'ai plus que l'expression physique).
Au "taquet", on est pas bien intelligent, alors donnons nous les moyens de ne pas être au "taquet".
L'isolement momentané, peut être une solution passagère ( comme se mettre à l'abri si il pleut, hisoire de ne pas être trempé) orienté ves des moments de calme, centré sur soi-même, sans pour autant ressasser les sentiments "négatifs" ou le ressentiment, mais plutot pour faire un point ( un peu comme le STOP), et envisager l'avenir...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 07 août 2010 à 23:09:30
... Puis partir.
Sans chercher à profiter de quoi que ce soit, même si après tout on pense en avoir le droit, qu'importe. Partager le plus équitablement possible les biens ou le pognon, tout en sachant que la séparation est source d'angoisse pour celui ou celle qui ne part pas : que vais-je devenir ? Je n'ai rien décidé, même si je n'ai pas fait grand-chose pour que la situation s'améliore. Néanmoins celui qui ne décide pas est en situation de passivité, donc de repli, de méfiance, de défiance et bien entendu d'amertume. Ce sera à celui ou celle qui part d'instaurer autant que faire se peut un climat de confiance ( je n'ai pas l'intention de te dépossèder de quoique ce soit, mais je veux juste un partage le plus équitable possible que ce soit au niveau des revenus ou des responsabilités, notamment au niveau des enfants.). Les conseils d'un avocat sont surement les bienvenus, pour peu que l'on se garantisse de verser dans un esprit revanchard.
L'écueuil principal à éviter est, je crois, le jeu des petites bassesses faites ou dites juste pour faire mal un peu à l'autre. Tout le monde est en souffrance, il est donc inutile d'en rajouter. Dès lors, "penser utile" doit être amha le maitre mot surtout si on veut atteindre des mécanismes opérants dans la durée. Pour tout le monde, c'est une nouvelle vie qui commence, un demain à construire, alors autant mettre toutes les chances de son coté pour y arriver le mieux possible. ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Achille le 07 août 2010 à 23:59:22
Anke, ta parole est d'or, comme d'habitude.  :love:

Content de te relire. Tu t'en sors ?  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 08 août 2010 à 12:42:41
Oui, plutot pas mal ...

Eviter le mépris aussi ( là je me parle à peu à moi même hein !) Cette femme je l'ai aimé, elle COMPTE dans ma vie. Je me dois de prendre soin de ce qu'elle a été, de ce qu'elle représente pour moi ( regrets ?).
Je crois que le principal dans ce type de situation, c'est justement de ne pas regretter : je l'ai aimée, je ne le regrette pas. J'ai préféré partir, pour me "sauver moi". Rien à redire à cela, j'ai fait ce qu'il me semblait mieux pour moi, pour rester entier, en acceptant mes limites, mes défaiillances. Personne ne peut reprocher cela à personne, c'est juste une question de respect. Respect de celui avec qui on a voulu faire sa vie, respect de celle avec qui on a fait des enfants.
Je crois que le maitre-mot c'est celui là : Respect.
Il doit passer avant "souffrance"...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Achille le 08 août 2010 à 15:08:55
Je ne me sens pas capable en ce moment d'argumenter ou de faire de longs discours. Je dois aussi accepter ce qui n'est plus et ne sera jamais plus et me tourner vers l'avenir.

Je te dis juste : courage pour la suite et... garde le cap.  ;)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Bison le 13 août 2010 à 11:18:56
Citation de: Fada
Ne plus être amoureux d'une personne, c'est une chose. Libre à quiconque de ne plus être amoureux.
Ce n'est pas une question de liberté :  manquerait plus que l'on soit "obligé"  :(

Citer
Tromper son mari ou sa femme avec un(e) autre, c'est ne pas assumer son acte, c'est terriblement lâche et ça, c'est une cause grave.

1. "Tromper" est un mot qui m'a toujours fait tiquer.

J2. e ne vois pas la lâcheté non plus du moment que l'on assume. Mais "assumer", c'est aussi savoir tenir un secret, et continuer à accepter ses responsabilités - avant et après la rupture éventuelle.

J'en connais des ... qui ont préféré aller chercher ailleurs ce qu'ils (elles) ne trouvaient plus à domicile, sans pour cela casser la baraque, sans pour cela abandonner le compagnon d'une vie, sans pour cela voir les enfants au milieu d'une tempête. J'en connais d'autres (mes fils) qui ont divorcé avec des enfants en bas âge, et tout se passe bien auniveau des petits (je touche du bois ...  :-\ )

3. Il n'y a plus de "cause" grave - le bon sens a emporté cette notion surrannée.
 
Fada, je comprends que le divorce de tes parents t'ait marqué ... mais la vie, c'est infiniment plus complexe que ce qu'une expérience individuelle peut laisser croire ...

Oups - Brûlé par Patrick
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 11:21:12
Tromper c'est outrepasser les limites qu'on a défini dans son couple avec son/sa légitime. Chaque couple les définis comme il l'entend je pense, mais une fois qu'on s'est engager à les respecter...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Bison le 13 août 2010 à 11:21:46
Citer
Par ailleurs, je considère que si les parents doivent tout donner à leurs enfants ils ne leur appartiennent pas pour autant et demeurent des êtres de chair et de sang qui, frustrés, ne donneront, de toutes façons, pas grand chose à leurs enfants.

À lire, à voir :  "Je l'aimais" (A. Gavalda)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 13 août 2010 à 12:37:23
Mouais...

Je sais pas... Pour certains "tromper" ça peut être relatif, mais pour moi NON. J'ai vu ma mère faire une anorexie + T.S. + dépressions à la suite de l'acte odieux de mon père...  :down:

Quand on se dit "Oui" pour la vie, on assume. Point.

Dans le cas d'un mariage, l'infidélité est punit par loi. Ça doit être pour quelque chose ?

Comme le dit Thanos, chacun définit ses limites. Il faut s'entendre dans le couple sur ce qui est acceptable ou pas. Et pas seulement sur la fidélité ou non, à propos de laquelle on fait beaucoup trop de flan à mon sens.

Si dans un mariage, tu te dis oui "pour la vie", je crains quand même qu'il y ait un gros risque d'aller dans le mur. Ca peut être long, une vie, de nos jours  :)
Je vais un peu me répéter, mais quand on se marie, ce qu'on promet, c'est de faire de son mieux pour respecter les engagements qu'on a pris ensemble. Et faire de son mieux, ça inclut de pouvoir dire "stop" à un moment donné.
Ces engagements, beaucoup de couples oublient de les formuler car ils pensent que le mariage, c'est le même contrat pour tout le monde et qu'il suffit juste de signer. Mais le contrat, faut l'écrire ensemble, sinon ça marche pas...
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 13 août 2010 à 12:42:00
À lire, à voir :  "Je l'aimais" (A. Gavalda)

tellement juste et très belle leçon

et cela n'arrive pas qu'aux autres  ^-^
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 13 août 2010 à 13:09:04

Par rapport à ce que disent Lily et Thanos, comment fixer ensemble un contrat sur un long terme dont on ignore par définition la teneur, les circonstances qui sont par nature inconnues et empiriques et, effectivement, propres à chacun.

Ben c'est déjà un contrat en soi de parvenir à se dire dans un couple qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait et qu'on peut pas promettre grand-chose si ce n'est de faire de son mieux au jour le jour. C'est pas si commun, déjà, comme démarche.
On devrait aussi s'engager à essayer de pas être con si ça tourne au vinaigre. Ca devrait même être signé et gardé chez le notaire, un truc pareil :)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 13:10:50
Par rapport à ce que disent Lily et Thanos, comment fixer ensemble un contrat sur un long terme dont on ignore par définition la teneur, les circonstances qui sont par nature inconnues et empiriques et, effectivement, propres à chacun.

Ben déjà on peut parler de ce qu'on a envi de savoir ou non si le cas se présente, si on préfère en discuter avant ou ne pas vouloir être au courant. Ne serait ce que ça.

Après si on a juré corps et âme "je ne te tromperai jamais, promis craché" et qu'on se parjure derrière, c'est plus que moche (euphémisme +100). Soit on se démerde pour tenir ses engagements, soit on organise une réunion de crise au sommet. Mais on va pas faire reluire Ginette en loucedé derrière la remise, prétextant aller a la pêche avec Dédé.  ;#

On fait preuve d'honnêteté quoi... (ouais je sais, ce ne paie pas... pas grave !)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: cubitus le 13 août 2010 à 13:18:14
Je vous lis tous avec beaucoup d'intérêt, et ça me conforte dans ce que je pense déjà depuis un petit moment, mais de plus en plus...
Nous sommes tous et toutes conditionnés par notre éducation, notre culture, la société, nos parents, etc...
Nous avons des "codes de conduite" (je n'ai pas dit "bonne conduite"... ;) ), nous essayons d'y coller au maximum pour rentrer dans le rang. Et puis un jour... le grain de sable. Le joli sourire de l'infirmière !

Après on peut choisir de continuer à respecter le code, ou bien on peut choisir de vivre selon ses émotions.
Dans un cas on aura la frustration.
Dans l'autre un joyeux bordel à gérer.

Je ne donne pas de conseil. Les fous ne les écoutent pas, les sages n'en ont pas besoin.

Bonne journée.  :)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 13:20:53
Je ne donne pas de conseil. Les fous ne les écoutent pas, les sages n'en ont pas besoin.
vie courte


Mince, il faut donc être fou ou sage pour être sur le fourm ?  ;#
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 13 août 2010 à 14:02:00
la vie est trop courte et par définition remplie d'embuches assez nombreuses pour avoir des regrets de ne pas avoir vécu (et ça je l'ai découvert il y a pas si longtemps que ça)

il y a des rencontres qui changent une vie ; sentiment d'avoir trouvé son alter ego, son âme sœur...
 que faire dans ces cas là ?

on est célibataire de chaque coté et là bingo

un des deux ne l'est pas et là la morale, le code d'honneur tout ce que vous voulez, empêche la rencontre :
gros risques de regrets, de frustrations et je pense que le couple "légitime" va quand même en pâtir

ou les sentiments l'emportent et il y a désormais deux couples pour une des trois personnes : situation qui peut être confortable pour ce dernier et qui va en plus lui donner de l'énergie pour vivre cette situation. si cela ne va plus très bien dans le couple légitime, il ira se ressourcer auprès de l'autre. La situation va donc durer et là les choses se compliquent car il y aura attente frustration de la part de celui ou celle qui attend.
Il faut choisir...

et vite car sinon ce sont les autres qui vont choisir pour vous


ou personne n'est célibataire et cela convient a tout le monde


bref il y en a des scenarii

on aura jamais la bonne solution mais on découvre un peu plus sur soi et sur la relation aux autres

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 14:32:02
Je ne sius pas propriétaire de celui que j'aime, je n'ai pas a lui imposer ce qu'il a à faire de son corps. Tout comme je ne tolère pas que quiconque ait des velléités de contrôle du mien.
Comment? Il dit qu'il m'aime et qu'au nom de cet "amour" je devrais m'abstenir de faire éclater de joie tous mes sens??? Ainsi, au nom de la "fidélité", je devrais m'aigrir dans une relation exclusive, me fermer à la découverte de l'autre, lui appartenir?
Pourtant je croyais qu'aimer c'était vouloir le bonheur de l'autre......


  l'Humain
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 14:38:36
Il en va de même des sentiments. Notre coeur est très extensible si on lui en laisse la possibilité.
Sommes-nous si étriqués pour que nous ne puissions aimer véritablement plusieurs personnes à la fois (que ce soit pour une heure, une semaine, une année, ou toute la vie)?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 14:47:59
Cependant, peut on sciemment faire souffrir son compagnon si celui ci ne supporte pas le pluralisme sexuel ? (quel odieux poujadisme, je sais  ;#)
Ou doit on faire passer la liberté des sens avant ses sentiments ?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 13 août 2010 à 14:50:50
partir c'est aussi laisser à l'autre la possibilité d'aimer et d'être aimé de nouveau
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 14:51:34
Cependant, peut on sciemment faire souffrir son compagnon si celui ci ne supporte pas le pluralisme sexuel ? (quel odieux poujadisme, je sais  ;#)
Ou doit on faire passer la liberté des sens avant ses sentiments ?

C'est à chacun de fixer ses priorités, il n'y a pas de bonne réponse.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 14:54:23
Sans doute.

Je n'attends pas une réponse mais la question me turlupinait  :huh:
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 15:13:35
Sans doute.

Je n'attends pas une réponse mais la question me turlupinait  :huh:
Le problème c'est qu'on s'engage avec quelqu'un comme si on n'allait jamais changer, toujours être la même personne malgrés le temps qui passe, et que nos envies, besoins, aspirations seront les mêmes d'un bout à l'autre de notre vie.
Et souvent on fait comme si il était naturel que l'autre reste figé dans ce qu'il était quand nous l'avons aimé la première fois, et nous lui en voulons quand nous nous rendons compte que ce n'est pas le cas.
Mais peut-être est-il plus facile de souffrir que d'accepter le changement?
Ce changement n'implique pas obligatoirement une séparation mais plutôt une évolution.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Barbara le 13 août 2010 à 15:18:52
La deuxième option  ;)
Bruit...

Probablement.
C'est un sujet tellement personnel et subjectif  :)

EDIT: J'efface mon post initial, de peur de froisser, et de générer du bruit  ;)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 15:47:11
Selon qui et/ou quoi ?
Peux-tu préciser ta question s'il te plait?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Adonf le 13 août 2010 à 15:52:04
Je n'ai rien contre le fait de quitter.

Tromper c'est de la lâcheté.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 15:56:28
Je n'ai rien contre le fait de quitter.

Tromper c'est de la lâcheté.

Peux-tu développer?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 16:26:07
Adonf semble vouloir dire que quitter quand on est attiré par un/e autre est compréhensible mais qu'entretenir une relation adultère sans rien en dire à son partenaire, par facilité/tranquillité ou par peur de perdre son confort, est lâche.

'fin c'est ce que j'en comprends  :blink:.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Adonf le 13 août 2010 à 16:28:34
Adonf semble vouloir dire que quitter quand on est attiré par un/e autre est compréhensible mais qu'entretenir une relation adultère sans rien en dire à son partenaire, par facilité/tranquillité ou par peur de perdre son confort, est lâche.
Oui, à peu près, j'essayais en train d'essayer de l'expliquer clairement mais ta formulation est pas mal.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Bison le 13 août 2010 à 16:45:31
Et qu'est-ce que tu entends au juste, par "lâcheté"?
(Encore un mot qui me fait tiquer ...)
Titre: Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 16:53:55
que chacun vive en accord avec lui-même sans faire trop de mal à ceux qui l'aiment et ceux qu'il aime.

+1

La vie en société n'est qu'une suite de compromis...
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 17:08:20
Adonf semble vouloir dire que quitter quand on est attiré par un/e autre est compréhensible mais qu'entretenir une relation adultère sans rien en dire à son partenaire, par facilité/tranquillité ou par peur de perdre son confort, est lâche.

'fin c'est ce que j'en comprends  :blink:.
Oui, à peu près, j'essayais en train d'essayer de l'expliquer clairement mais ta formulation est pas mal.

Donc tu voulais dire: "Avoir des relations sexuelles, des sentiments pour quelqu'un d'autre que son partenaire officiel et ne pas l'en informer est de la lâcheté alors qi'il n'y a aucun mal à le quitter pour vivre ces relations et sentiments avec cette autre personne"?
En tant qu'opinion qui t'est personnelle je ne peux que la respecter. En tant que vérité universelle je suis beaucoup plus nuancée.

Il y a autant d'histoires que de couples, chacune avec son alchimie particulière, ce qui rend impossible toute tentative de généralisation à mon avis. Cependant je m'interroge. Pourquoi faire mal à quelqu'un quand personne n'en sortira grandi? Et pourquoi serait-il mieux de laisser tomber son compagnon, de le faire souffrir juste pour avoir l'impression d'être"propre"? N'est ce pas une forme de lâcheté aussi que de laver sa conscience sur le coeur de celui qui nous aime? Et pourquoi le fait d'être attiré par quelqu'un d'autre devrait entrainer la rupture de tout ce qui a été construit auparavent?


Titre: Re : Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 13 août 2010 à 17:12:28
La vie en société n'est qu'une suite de compromis...

Pas faux. Tout le jeu, c'est de savoir quels compromis. Liberté limitée mais liberté quand même :)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Bartlett le 13 août 2010 à 17:16:15
Citer
 Ma femme me trompe (eh oui, souvent ces monstres d'hommes adlutères hétérosexuels trompent leur femmes avec d'autres femmes très souvent mariées), qu'est-ce qui est en jeu, mon honneur de mâle, ma virilité, ma propriété, mon statut social ?

Ben pour un homme, ce qui est en jeu, c'est que ses enfants ne soient pas vraiment ses enfants mais plutot celui du facteur. Et pour une femme ce qui est en jeu c'est que 'elle soit abandonnée pour une plus jeune ,avec sur les bras des gosses qu'elle drevra élever tant bien que mal pendant un minimum de 13 années.
Et pour les gosses, on va méme pas en parler, c'est par pur coincidence que  ce qui forme les bataillons des dépressifs et les habitués des psychologues soient des enfants de sois disant "famille " monoparentale.
Titre: Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Thanos le 13 août 2010 à 17:23:17
Cependant je m'interroge. Pourquoi faire mal à quelqu'un quand personne n'en sortira grandi? Et pourquoi serait-il mieux de laisser tomber son compagnon, de le faire souffrir juste pour avoir l'impression d'être"propre"? N'est ce pas une forme de lâcheté aussi que de laver sa conscience sur le coeur de celui qui nous aime? Et pourquoi le fait d'être attiré par quelqu'un d'autre devrait entrainer la rupture de tout ce qui a été construit auparavent?

Là j'ai envie de te répondre "Humain, trop humain"  ;#

Je ne sais pas si quitter son compagnon fait office de catharsis pour échapper à ses remords. Dans ce genre de cas, la bonne décision est celle qui fera le moins souffrir l'autre sans pour autant manquer d'honnêteté.
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 17:41:30
Ben pour un homme, ce qui est en jeu, c'est que ses enfants ne soient pas vraiment ses enfants mais plutot celui du facteur. Et pour une femme ce qui est en jeu c'est que 'elle soit abandonnée pour une plus jeune ,avec sur les bras des gosses qu'elle drevra élever tant bien que mal pendant un minimum de 13 années.
Et pour les gosses, on va méme pas en parler, c'est par pur coincidence que  ce qui forme les bataillons des dépressifs et les habitués des psychologues soient des enfants de sois disant "famille " monoparentale.

:blink:
Bien qu'encore largement améliorable, la diffusion des moyens contraceptifs rend aujourd'hui (pour les enfants naissant en 2010 et plus) complètement dépassé ce genre d'argument pour la grande majorité des cas.

Quant au fait que les femmes puissent être "abandonnées" pour des plus jeunes... je préfère inventer un monde où elles seront suffisamment indépendante pour s'en sortir seule avec des enfants s'il le faut plutôt que d'attacher absolument un homme par un contrat alors qui ne les aimera pas et que tout le monde sera malheureux. Et encore mieux: un monde ou les parents feront tout pour rester des parents malgré la séparation.

Pour ce qui est  des bataillons de dépressifs qui se recruteraient parmi les familles mono-parentale, je serai curieuse de savoir d'où viennent les statistiques qui le prouverait.

  l'Humain
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: ** Serge ** le 13 août 2010 à 17:45:47
Peux-tu préciser ta question s'il te plait?

D'après quelle(s) personne(s), quel(s) écrit(s), quelle(s) loi(s) ou morale(s) ?

Citer
Le problème c'est qu'on s'engage avec quelqu'un comme si on n'allait jamais changer, toujours être la même personne malgrés le temps qui passe, et que nos envies, besoins, aspirations seront les mêmes d'un bout à l'autre de notre vie.
Et souvent on fait comme si il était naturel que l'autre reste figé dans ce qu'il était quand nous l'avons aimé la première fois, et nous lui en voulons quand nous nous rendons compte que ce n'est pas le cas.
Mais peut-être est-il plus facile de souffrir que d'accepter le changement?
Ce changement n'implique pas obligatoirement une séparation mais plutôt une évolution.

Qui établit que l'on s'engage dans une vie de couple selon ces termes ?

C'est une simple question ( destinée à ma compréhension ), pas une critique, et encore moins une attaque.
Titre: Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Adonf le 13 août 2010 à 18:27:53
Est il lâche de ne pas faire mal inutilement à son partenaire de vie ? Ou bien est il lâche et signe de faiblesse absolue de chercher l'absolution dans l'aveu, quitte pour le coup à faire du mal pour expurger une culpabilité ?
Quand on fait quelque chose ont l'assume. Si on ne pense pas pouvoir l'assumer on ne le fait pas. Si on le fait quand même on en tire les conclusions. Si on le fait sans l'assumer on est lâche (et si on l'a fait sans penser aux conséquences on est un imbécile - ou un lâche qui a internalisé sa lâcheté).

Vous remarquerez que le raisonnement peut s'appliquer à toutes les formes de culpabilité ("wai bon j'ai tué quelqu'un, mais je vais pas me dénoncer de toute façon ça le fera pas revenir" -hyperbole inside)

Par ailleurs, si l'on considère qu'on peut aimer d'amitié san limitation ce qui est admis par chacun, pourquoi considérer qu'on puisse être limité dans l'amour à un seul ? Ce n'est pas logique.
Je ne vois pas où est le problème de logique. Si l'amour était l'amitié on aurait pas besoin de mots différents.
D'autre part je me moque que les gens vivent en couple à deux à trois ou à douze, c'est le mensonge qui pose problème.

Mais de toutes façons tout ceci relève d'une construction éminament personnelle et intime et ne saurait constituer d'autre vérité que la mienne et encore maintenant.
La question n'est pas la vérité de chacun, c'est plutôt la capacité de chacun à adapter sa vérité de manière confortable aux circonstances qui est une forme de lâcheté très répandue (ou l'inconstance et la superficialité des engagements antérieurs ce qui n'est pas beaucoup mieux).

J'ai eu des certitudes socialement conformes qui ont volées en éclat et des convictions sourdes mais puissantes qui se révèlent aujourd'hui. Le principal est que chacun vive en accord avec lui-même sans faire trop de mal à ceux qui l'aiment et ceux qu'il aime.
Personnellement je classe le consensus mou parmi les "certitudes socialement conformes".
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 13 août 2010 à 22:13:06
D'après quelle(s) personne(s), quel(s) écrit(s), quelle(s) loi(s) ou morale(s) ?

Qui établit que l'on s'engage dans une vie de couple selon tes termes ?

C'est une simple question ( destinée à ma compréhension ), pas une critique, et encore moins une attaque.

Pas de soucis Serge  :) et j'aime être obligée à aller au fond des choses même et surtout si ça peut me faire réviser un point de vue ou mettre le doigt sur une erreur de raisonnement. Et là en l'occurrence je me rends compte que j'ai été trop catégorique dans ma façon de m'exprimer.

Citer
Le problème c'est qu'on s'engage avec quelqu'un comme si on n'allait jamais changer, toujours être la même personne malgrés le temps qui passe, et que nos envies, besoins, aspirations seront les mêmes d'un bout à l'autre de notre vie.
Et souvent on fait comme si il était naturel que l'autre reste figé dans ce qu'il était quand nous l'avons aimé la première fois, et nous lui en voulons quand nous nous rendons compte que ce n'est pas le cas.
Mais peut-être est-il plus facile de souffrir que d'accepter le changement?
Ce changement n'implique pas obligatoirement une séparation mais plutôt une évolution.

Je faisais une réflexion suite à un post qui évoquait la question de savoir ce qu'on doit faire quand le chemin de l'un rend malheureux l'autre.
Ce que j'essayais de dire par ces phrases c'est qu'il me semble qu'une partie du problème vient bien en amont, parce qu'il est impossible de prévoir qui on sera dans dix, vingt ou trente ans et que par conséquent il est illusoire de s'engager à avoir les mêmes sentiments et désirs tout au long d'une vie. Pourtant ce sont de telles certitudes qui nous animent lorsque on tombe amoureux: cette impression comme une évidence que l'autre sera pour toujours notre unique soleil. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on apprend (parfois) à ne pas attendre plus que ce que l'autre peut et veut donner.

Personne n'établit formellement qu'on s'engage ainsi. C'est plutôt une pesanteur dans les mentalités, une recherche de quelque chose qui ne meurt jamais, un contes de fées finissant par "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", comme si que la finalité de la vie était atteinte avec le mariage, comme si tout devait couler de source après alors que le plus difficile reste à faire: durer.

Je ne suis pas satisfaite de ma réponse. J'ai vraiment l'impression de passer à coté  :-\
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: cubitus le 13 août 2010 à 22:30:23
Ta réflexion, Humain, me fait me poser la question : le sentiment amoureux (puisque c'est de cela que l'on parle) est il le reflet de ce que nous pensons, faisons ?
Dans ce cas effectivement, comme tout change, si les 2 individus évoluent sur des voies divergentes, ce sentiment peut être amené à disparaître.
Mais je me pose la question : ce sentiment amoureux ne serait il pas lié à ce que nous sommes intrinsèquement, en profondeur, et qui n'évolue pas autant.
Je n'arrive pas bien à exprimer ce que je ressens...

Par contre je plussoie Patrick qui dit que l'on ne peut prétendre faire qu'une rencontre dans sa vie... On peut effectivement pour différentes raisons choisir de fermer les yeux, mais nous ne sommes pas biologiquement fait pour la fidélité.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 13 août 2010 à 23:05:32
eh bé...
En fait je ne crois pas qu'il s'agisse que d'une histoire de fesses, bien au contraire.
L'adultère tout d'abord :
ça c'est typiquement judéo-chretien machin mes genoux. Bon, on le sait tous. Mais en fait je crois que celui qui "trompe", ben il se trompe d'abord lui-même. C'est comme faire un "petit dans le dos" à un pote. Le désir s'émousse, ben faut en parler, y'a des périodes pendnat lesquelles c'est normal. ça n'empêche pas que l'autre nous aime quand même !
Je crois que le contrat qu'on rempli au début ( ça a été dit) c'est de s'engager à aller le plus loin possible, jusque là où on ne pourra plus aller plus loin, mais... il faut que ce soit clair et il faut l'expliquer, le préciser à l'autre. Un peu comme dans un groupe où y'a plein de mecs en pleine forme qui vont sauter, et pis moi Vieux Anke rabougri, je l'ai dit au départ : vos conneries je ferais pas. et là au bord de la falaise je le redis : je saute pas. tout le monde a été prévenu, personne ne va être étonné, là, ça fonctionne. Ce qui ne va pas dans l'adultère, c'est qu'on se planque pour le faire et que si on se fait gauler, on va regarder ses pompes comme un con. Faut choisir, on peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière à la fois.

Le sentiment amoureux :
Ben moi j'aime l'Gros Calou d'amour ( viens t'en voir un truc dans la tente au Manitou toi mon pépère ! :lol:) Et ben, le sentiment amoureux, s'il est émoussé, amoindri voire même s'il a disparu, ça n'empêche ni la tendresse, ni la bienveillance. Faut pas déconner quand même. J'ai eu assez d'amour pour fabriquer des moufflets à ma nana, ils sont la preuve vivante qu'on s'est aimé super fort, faudrait voir à ne pas l'oublier, même si ça a changé, et le respect là-dedans on le met où ?

Bref, la fidélité, c'est d'abord envers soi-même qu'il faut la diriger.... je crois...Toujours la même histoire du miroir en se rasant le matin...Les femmes que j'ai rencontré, je les ai toutes aimées, passionnément, celles que j'ai quitté, c'était pour me sauver la couenne, parce que sinon, j'allais y laisser ce que je suis profondément et rater ma vie ou ce qui en restait.  ça ne veut pas dire que je ne les aime plus !
C'est le seul choix possible amha, les autres excuses, c'est du pipeau pour légitimer que mémère elle a rpis du bide ou des rides et qu'on reluque la voisine a coté et qu'on la ferait bien passer au "tourniquet", mais en gardant son cul au chaud, parce que mémère, elle est bonne cuisinière et qu'elle repasse bien les chemises quand même...
Elle est plus assez "bonne" ta bonne femme mon gars ? Et bien tu prends tes glingues, tu plies tes gaules et tu te casses sans foutre le bordel. Au moins ça a le mérite d'^tre clair et sans équivoque.
Dan sle cqs contraire, tu fais la part des choses et tu regardes où tu en est, ce que tu as fait comme chemin avec elle et tu juges de ce que tu fais ou pas. Point barre.
On a une seule vie, autant ne pas la louper, d'autant que ça passe vite et que la mort ça dure super longtemps...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 13 août 2010 à 23:13:56
Merci Anke.
Des mots simples sur des idées nuancées, c'est rare et précieux  :love:
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 14 août 2010 à 08:13:47
Voici mon sentiment (évolutif, révisable et aucunement universel)

Se sentir  libre de son corps et de ses sentiments ce n’est pas être laxiste et encore moins se tromper soi-même ou tromper qui que ce soit (au sens premier du terme). C’est plutôt savoir se détacher de toute notion de propriété ou jalousie  pour se concentrer sur les Vivants qui sont en face de nous. Voir ce qu’ils Sont plutôt que ce qu’ils représentent.  Sans enjeux, sans peur de perdre quoi que ce soit, il ne reste que le plaisir de la découverte pure et gratuite. Il n’y a aucune culpabilité là-dedans, juste des responsabilités à porter. Mais si  on s’en sent coupable alors oui il faut assumer cette mauvaise conscience quitte à se rogner les ailes pour ne plus l’éprouver. Attention dans ce cas là à ne pas faire payer à l’autre le prix de ce choix par de la mauvaise humeur, des reproches, etc.
Quoi qu’il en soit le plaisir (qui n’est pas que sexuel mais aussi affectif)n’est pas la finalité de cette liberté mais plutôt sa conséquence logique. Et ce plaisir n’enlève rien à un compagnon de vie avec qui on construit éventuellement une famille.
Je crois que l'amour c'est d'être heureux que l'autre existe tout simplement et de savoir être là quand il le faut.

Citer
Ce qui ne va pas dans l'adultère, c'est qu'on se planque pour le faire et que si on se fait gauler, on va regarder ses pompes comme un con. Faut choisir, on peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière à la fois.
Oui Anke  :) , notre société accepte mal que nous soyons capable d'aimer plusieurs personnes à la fois. L'opprobre guette celui qui est honnête avec elle en vivant cela en plein jour.

Citer
Et ben, le sentiment amoureux, s'il est émoussé, amoindri voire même s'il a disparu, ça n'empêche ni la tendresse, ni la bienveillance. Faut pas déconner quand même. J'ai eu assez d'amour pour fabriquer des moufflets à ma nana, ils sont la preuve vivante qu'on s'est aimé super fort, faudrait voir à ne pas l'oublier, même si ça a changé, et le respect là-dedans on le met où ?
L'amour et le désir sont des sentiments fluctuant qui ne dépendent pas de notre contrôle conscient. Ils peuvent aller et venir sans justification logique. C'est pourquoi je crois qu'il faut les prendre comme des cadeaux quand ils apparaissent, mais en aucun cas s'en servir comme unique cause légitimant de faire du mal ou de détruire ce qui a été construit. Construire une vie à deux demande des engagements bien plus profonds qu'être simplement amoureux ou de désirer son partenaire. Tu l'as dit Anke: bienveillance (vouloir ce qui est le mieux pour l'autre et pour soi), tendresse, respect (respect de l'autre comme individu à part entière, et non comme une extension de nous-même), en sont les fondations indispensables sur lesquels construire une relation. Si tu y rajoutes une volonté de regarder dans la même direction, de vivre les mêmes rêves, on peut bâtir quelque chose de magnifique alors.

  l'Humain
  
Edit: http://www.tachan.org/textes/l_amour_et_l_amitie.htm (http://www.tachan.org/textes/l_amour_et_l_amitie.htm)

L'amour et l'amitié

Paroles et musique : Henri Tachan

Entre l'amour et l'amitié,
Il n'y a qu'un lit de différence,
Un simple "pageot", un "pucier"
Où deux animaux se dépensent,
Et quand s'installe la tendresse
Entre nos corps qui s'apprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors l'amour et l'amitié
N'est-ce pas la même romance ?
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié,
Ils ont barbelé des frontières,
Nos sentiments étiquetés,
Et si on aime trop sa mère
Ou bien son pote ou bien son chien,
Il paraît qu'on est en eau trouble,
Qu'on est cliniquement freudien
Ou inverti, ou agent double,
Alors qu'l'amour et l'amitié
Ont la mêm'e gueule d'innocence.
Entre l'amour et l'amitié,
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié,
La pudeur a forgé sa chaîne
A la barbe du Monde entier
Et de ses gros rir'es gras de haine.
Bon an, mal an les deux compagnes
Se dédoublent où bien s'entremêlent
Comme, sur la haute montagne,
Le ciel et la neige éternelle.
Entre l'amour et l'amitié
Se cache un petit bout d'enfance.
Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie !

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 14 août 2010 à 09:34:31
question  :-\

pour vous tous c'est un constat évident, brut et sans hesitations quand vous n'aimez plus ou il y a un questionnement qui peut durer, évoluer ?

je pense que cela dépend de chacun mais pourquoi ? qu'est ce qui fait que pour certains du jour au lendemain cela cesse et pour d'autres c'est beaucoup moins tranché
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: cubitus le 14 août 2010 à 10:26:44
question  :-\

pour vous tous c'est un constat évident, brut et sans hesitations quand vous n'aimez plus ou il y a un questionnement qui peut durer, évoluer ?

je pense que cela dépend de chacun mais pourquoi ? qu'est ce qui fait que pour certains du jour au lendemain cela cesse et pour d'autres c'est beaucoup moins tranché

Je crois, à la lueur de mon expérience récente, que certaines personnes mettent plus facilement de côté leurs émotions, et donc peuvent décider d'arrêter une histoire brutalement, et de passer à autre chose. Pour d'autres les émotions restent très présentes, et comme le dit humain varient en fonction des moments.
Probablement comme le dit Patrick lié à notre histoire, mais aussi je pense à notre tempérament. Introverti, extraverti, etc...
Tout change tout le temps...  ;)
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Adonf le 14 août 2010 à 12:41:47
Qu'est-ce que c'est que cette "honnèteté" qu'on est sensé devoir à l'autre ?
Ca doit être fun chez toi.
J'imagine les scènes de ménage:
"alors c'est vrai je t'ai trompé, mais au moins j'ai eu le courage de rien te dire, je suis pas comme ces lâches qui avouent pour chercher l'absolution"

Mon corps m'appartient à MOI seul et j'en dispose comme bon me semble
Franchement si il y a bien un domaine où on est sensé penser à un peu d'autrechose qu'à "MOI" c'est sensé être l'amour.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: éclipse le 14 août 2010 à 13:00:53
Hum,
 :closedeyes:

Et puis il y a aussi ces situations où l'être aimé annonce :
"je sais que, sexuellement, ça ne "fonctionne" plus entre nous. Aussi, je comprendrais que tu puisses avoir une (des) aventure(s) ailleurs, car pour moi, l'important c'est toi, c'est nous. Reste discret(e), c'est tout ce que je te demande."

Si ça peut sauver un couple qui en vaut le coup (pas de jeu de mot) ...

Love,
 ;#
'clipse
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 14 août 2010 à 13:25:49
Citer
Citer
Citation de: Patrick le 13 Août 2010 à 18:49:27
Mon corps m'appartient à MOI seul et j'en dispose comme bon me semble
Franchement si il y a bien un domaine où on est sensé penser à un peu d'autrechose qu'à "MOI" c'est sensé être l'amour.
Au nom de l'Amour on doit accepter de ne plus s'appartenir? On peut aller très loin avec ce raisonnement.
Imaginons...
"on s'aime, il fantasme de me voir avec une femme, moi cette idée me dégoute, mais je n'ai pas le droit d'être égoïste puisque nous nous aimons, et je dois lui faire plaisir! "
Autre extrême: "on s'aime, mais il est très jaloux. Il ne supporte pas qu'un homme puisse me regarder. Je n'ai pas le droit de considérer que c'est lui qui a un problème puisque je l'aime et qu'il m'aime, c'est à moi de faire tout pour que les hommes ne me regardent pas, je dois m'effacer."
Encore un autre: "on s'aime, on a dix enfants. Je n'en peux plus de ses grossesses qui m'usent prématurément. Mais mon amour pense qu'il faut laisser faire la nature et que tous ces enfants sont la preuve de notre amour, c'est pourquoi il ne veut pas que j'utilise de contraceptif. Je n'ai pas le droit de lui mentir et d'en prendre en cachette, non, ce serait trop malhonnête!"
Un petit dernier pour le plaisir: "on s'aime, mais comme je gagne plus d'argent que lui mon amour me fait la gueule en permanence. Il dit que je le castre et que si je l'aimais vraiment je n'accepterai pas cela. Tant pis, je n'ai pas le droit d'être égoïste... l'amour passe au-dessus de tout, je trouverai bien un emploi de caissière avec mon bac+8."

Penser à autre chose qu'à soit est bien sûr indispensable pour aimer véritablement mais pas au prix du renoncement à ce qui fait qu'on est nous même. Et quel est cet être qui dit m'aimer mais qui ne m'accepte pas tel que je suis? S'agit-il vraiment d'amour ou plutôt d'une espèce de parasitage affectif? Est-ce vraiment moi qu'il aime ou une image de ce qu'il voudrait que je sois?

Edit: Je me suis servie d'exemple féminin mais l'inverse est tout aussi vrai. La bêtise et l'égoïsme n'ont pas de sexe. Et à un moment ou à un autre tous nous nous comportons en crétin... c'est humain...
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Patrick le 14 août 2010 à 13:56:48
Ca doit être fun chez toi.
J'imagine les scènes de ménage:
"alors c'est vrai je t'ai trompé, mais au moins j'ai eu le courage de rien te dire, je suis pas comme ces lâches qui avouent pour chercher l'absolution"
Je crois qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui feint de ne pas entendre pour défendre une conviction.

Franchement si il y a bien un domaine où on est sensé penser à un peu d'autrechose qu'à "MOI" c'est sensé être l'amour.
Oui, mais je ne te permets pas d'affirmer que c'est ou non le cas ou d'émettre un commentaire personnel qui ne te regarde pas une seule seconde.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Sieg le 14 août 2010 à 14:40:32
 Plus que l'amour ou la perte de sentiments on voit au fil des posts que c'est souvent le sexe qui crée un malaise dans le couple et une envie d'aller voir ailleur, ca semble naturel parce que si c'etait les sentiments qui foutaient le camp, la séparation deviendrait évidente.

 On ressent que ya énormément de vécu dans ce qui est écrit, et on descerne dans pas mal de cas, une lassitude, une panne de désir, ou une envie de nouvelles choses au niveau sexuel. Mais plutot que d'aller chercher l'autre a l'exterieur, parce que son conjoint a son caractere et qu'il faut avoir du respect pour sa personne et son corps meme si ca pose des probleme, ne faudrait t il pas mieux chercher a fond a rebooster la vie sexuelle du couple avant d'aller voir ailleur ?

Je lis beaucoup de "je t'aime, je ne peux pas tempecher de faire ce que tu veux avec ton corps alors vas y trompe moi...de toute facon au niveau sexuel ca passe plus entre nous deux", je trouve ca super dur ce constat d'echec remplis de fatalisme comme si rien ne pouvait plus changer, comme si on avait qu'une seul chance par couple d'avoir une vie sexuelle au top...on peut influencer sa vie sexuelle et la faire passer de moribonde a fantastique !! Tout ca n'est qu'un jeu, au meme titre que la cuisine ( oui j'aime comparer le sexe et la cuisine... ;D)

 Bon ce que je dis c'est pas pour juger ou accabler quelqu'un, de toute facon parler de ca c'est vraiment  dur, le couple et la sexualité c'est tellement important dans la vie de quelqu'un qu'on ne peut pas etre objectif et forcément on cherche a défendre sa situation, son point de vue, la facon dont on vie notre couple, et on essaye de se rassurer au passage dans les ecrits des autres ou les siens ( et je me met dans le lot évidement ). C'est dur de se dire honnetement que notre vie de couple a été raté, qu'on a pas fait les bon choix, qu'on a été mauvais, car meme si la vie de couple parfaite c'est du vent, on y aspire tous un peu au fond de nous meme... ::)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Corin le 14 août 2010 à 14:49:31
Salut,

C'est un sujet extrêmement difficile/sensible car nous sommes sur une problématique qui mêle des choses complexes et intimes. Donc, on a vite fait de ne pas être d'accord;

Je vous remercie de veiller à ce que vos échanges restent courtois et ne comportent aucune attaque personnelle, à l'image de celui-ci:
Qu'est-ce que c'est que cette "honnèteté" qu'on est sensé devoir à l'autre ?
Ca doit être fun chez toi.
J'imagine les scènes de ménage:
"alors c'est vrai je t'ai trompé, mais au moins j'ai eu le courage de rien te dire, je suis pas comme ces lâches qui avouent pour chercher l'absolution"

Mon corps m'appartient à MOI seul et j'en dispose comme bon me semble
Franchement si il y a bien un domaine où on est sensé penser à un peu d'autrechose qu'à "MOI" c'est sensé être l'amour.

A défaut, je serais obligé de bloquer le fil.

A+
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 14 août 2010 à 16:48:42
Mais plutot que d'aller chercher l'autre a l'exterieur, parce que son conjoint a son caractere et qu'il faut avoir du respect pour sa personne et son corps meme si ca pose des probleme, ne faudrait t il pas mieux chercher a fond a rebooster la vie sexuelle du couple avant d'aller voir ailleur ?

Je lis beaucoup de "je t'aime, je ne peux pas tempecher de faire ce que tu veux avec ton corps alors vas y trompe moi...de toute facon au niveau sexuel ca passe plus entre nous deux", je trouve ca super dur ce constat d'echec remplis de fatalisme comme si rien ne pouvait plus changer, comme si on avait qu'une seul chance par couple d'avoir une vie sexuelle au top...on peut influencer sa vie sexuelle et la faire passer de moribonde a fantastique !! Tout ca n'est qu'un jeu, au meme titre que la cuisine ( oui j'aime comparer le sexe et la cuisine... ;D)

Et pourquoi ne pas imaginer:
"Je t'aime, j'ai envie que tu t'éclates, que tu sois heureux(se). J'aime te voir épanoui(e) et bien dans ta peau. Je trouve rassurant aussi que tu saches te faire plaisir même quand nos envies ne concordent pas, afin que nous puissions nous retrouver plus tard sans qu'aucune aigreur ne vienne parasiter nos "retrouvailles" "

   ;)
Titre: Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 14 août 2010 à 17:00:59
Et pourquoi ne pas imaginer:
"Je t'aime, j'ai envie que tu t'éclates, que tu sois heureux(se). J'aime te voir épanoui(e) et bien dans ta peau. Je trouve rassurant aussi que tu saches te faire plaisir même quand nos envies ne concordent pas, afin que nous puissions nous retrouver plus tard sans qu'aucune aigreur ne vienne parasiter nos "retrouvailles" "

   ;)

Pour ce qui est du sexe, je rejoins Sieg, que je trouve très juste. Pour ce que tu dis, Humain, je trouve que la différence entre la théorie et la pratique est immense. C'est bien beau de dire qu'on est libre et qu'on a le droit de se faire plaisir. Le problème c'est que, même entre deux adultes libres et consentants, le sexe, c'est quelque chose d'important, qui n'est que très très rarement une recherche pure de plaisir. Souvent l'un est plus attaché que l'autre, il y a aussi des rapports de pouvoir très complexes, des tabous, etc.

Du coup, même si en théorie je suis d'accord avec toi, en pratique, je me dis que, dans 95 % du temps le "sexe sans conséquence" n'en est finalement pas. C'est énorme risque à prendre dans un couple. Pour ce que j'en ai vu de tout près, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

C'est vrai que dans nos sociétés judéo-chrétiennes, on a fait du sexe un tabou, un truc sale. Et ça, il faut le combattre avec toute l'énergie possible. Mais je crois profondément que cette "mise en tabou" vient de la conscience première que, quoi qu'on dise (et fasse !), le sexe est rarement anodin. 
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 14 août 2010 à 19:17:00
Salut :)

Moi je pense que pour ce qui est du ressenti dans les histoires de relations sexuelles extra-conjugales, il y a clairement deux niveaux d'interprétation qui sont plus ou moins simultanés.  Un côté logique et très humain, qui est très abstrait, très noble, et qui peut faire dire qu'on est heureux pour l'autre s'il prend du plaisir ailleurs, surtout si ça ne nous enlève rien.  Parallèlement, il y a un côté primate en nous aussi où, pour les mâles, de voir sa femelle coucher ailleurs veut implicitement dire qu'il perd son statut, et qu'il risque de s'investir à élever, nourrir et protéger des petits qui ne sont pas issus de son propre génôme.  Pour la femelle primate, que le mâle aille s'investir ailleurs, nourrir, protéger et élever des petits qui ne sont pas les siens est du même ordre. 

En général, les primates mâles ont très peur que leur compagne ait des relations sexuelles avec un autre mâle.  Et les primates femelles ont très peur que leur mâle quitte le foyer et aille s'investir ailleurs.  Qu'il couche ailleurs peut souvent paraître moins grave (relativement) que le fait qu'il ne s'investisse plus au sein de la cellule familiale.  Les femmes que je connais pardonnent plus facilement une aventure passagère...  en général.  Et je pense que c'est lié à des facteurs dépendant de notre évolution en tant que primates. 

D'ailleurs, si je regarde autour de moi, en grosse majorité les femmes qui plaquent leur mec le font parce qu'il est trop défaillant dans son support à la cellule familiale, ou qu'il représente un binome inefficace, peu fiable, trop peu présent.  Les mecs qui plaquent leur femme le font la plupart du temps parce qu'elle a eu une aventure avec un autre.  Ce qui se joue, là, c'est, pour le mâle, de s'assurer qu'il va s'investir pour faire en sorte que ça soit SON génôme et pas celui du facteur qui survive, dans la grande compétition des gênes.  Pour la femelle, qui de fait est nécessairement sûre de sa maternité, l'important est d'avoir un mâle fiable qui mette ses petits dans des conditions favorables à leur survie et à leur développement. 

C'est froid et mécanique tout ça, vu comme ça...  mais je pense qu'il y a un gros fond de vrai. 

Après, il y a des tonnes et des tonnes de complexité et de finesse qui sont rajoutés à ça par notre néo cortex et nos côtés humains, notre capacité d'abstraction, et tout et tout.  Mais il n'en reste pas moins que malgré mes beaux discours et mon idéal de liberté pour moi comme pour ma compagne, quand je vois qu'elle est sensible aux charmes d'un autre mec j'ai les canines qui poussent et le sourire qui devient carnassier.  Et que pour elle, le fait que je m'intéresse éventuellement à une autre, c'est surtout flippant parce que ça signifie que je risque de partir.

De fait, au sein de la plupart des couples que je connais, il y a une sorte de contrat implicite ou explicite où ça tient tant que :

1) le mec assure globalement une présence assez rassurante, épaulante, supportante et efficace pour être reconnu d'utilité suffisante pour être toléré à la maison...

2) la femme réussit à entretenir un niveau de certitude suffisant auprès de son gars sur le fait qu'elle a des relations sexuelles uniquement avec lui...

Bien évidemment, je connais des couples où ça fonctionne différemment...  ça n'est pas une vérité universelle, et comme toute hypothèse/opinion, c'est à prendre avec beaucoup de recul et de sens critique.  Je vous fais confiance... ;)

Ciao ;)

David
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 14 août 2010 à 19:30:22
Bien résumé, mais y'a un truc qui me gène c'est :
Citer
être reconnu d'utilité suffisante pour être toléré à la maison...
...
Ben moi, j'appelle justement pas ça de l'amour !
1) je ne suis pas juste un bézette pour faire des morpions ( ça c'était la première !)
2) je ne suis pas juste celui qui ramène suffisamment de pognon, ou qui transpire suffisamment au gout de madame pour bosser dans la case ( ça c'est la seconde) et assurer la pitance et le superflu ( si le superflu vient à manquer, ça chie à l'oreille, du coup t'es plus bon à grand-chose !).

Bon chui surement un peu "jumpy" sur ce coup là en ce moment, mais y'a des jours on se demande si les nanas elles comprendront un jour que nous aussi, on a un coeur, que nous aussi on a besoin d'être aimé pour ce que l'on est au fond de nous-même et pas seulement parce qu'on est "utile".
Voilà, c'était mon moment "grognon" du jour.
A virer si c'est pas bien ce que je viens de dire...
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 14 août 2010 à 19:30:50
P.S.: quant aux solutions...  ben tout simplement, ça passe par le fait de savoir gérer ses émotions, éviter l'effet chimpanzé, comme toujours...  je pense qu'il sera toujours difficile pour un mec de voir sa femme baiser avec un autre mec, ou pour une femme de voir son gars quitter le domicile pour aller s'installer avec une plus jeune, surtout s'il abandonne tout le monde et les laisse croupir dans la misère...  mais de fait je ne vois pas trop comment garantir à qui que ce soit que ça n'arrivera jamais.  Les promesses c'est bien beau, mais dans la réalité ça ne tient pas face à l'appel des sentiments, face à la puissance d'une histoire d'amour qui commence.  Et quelque part c'est très bien comme ça...  nous changeons, nous évoluons, et plus important que de ne pas tromper l'autre, je pense qu'il est important de ne pas se mentir à soi-même.  Je pense qu'il vaut mieux partir quand on n'est plus heureux, et vivre ce qu'on a à vivre, tout en prenant malgré tout ses responsabilités, et en tâchant de faire souffrir les autres le moins possible.  De toute manière je serais bien mal placé pour critiquer qui que ce soit.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 14 août 2010 à 19:33:41
Bien résumé, mais y'a un truc qui me gène c'est : ...
Ben moi, j'appelle justement pas ça de l'amour !
1) je ne suis pas juste un bézette pour faire des morpions ( ça c'était la première !)
2) je ne suis pas juste celui qui ramène suffisamment de pognon, ou qui transpire suffisamment au gout de madame pour bosser dans la case ( ça c'est la seconde) et assurer la pitance et le superflu ( si le superflu vient à manquer, ça chie à l'oreille, du coup t'es plus bon à grand-chose !).

Bon chui surement un peu "jumpy" sur ce coup là en ce moment, mais y'a des jours on se demande si les nanas elles comprendront un jour que nous aussi, on a un coeur, que nous aussi on a besoin d'être aimé pour ce que l'on est au fond de nous-même et pas seulement parce qu'on est "utile".
Voilà, c'était mon moment "grognon" du jour.
A virer si c'est pas bien ce que je viens de dire...

Pas besoin de virer :)  Mon post était volontairement très froid et très cynique...  et c'est normal qu'il fasse réagir. 

Bien sûr qu'il y a aussi de l'amour...  le même amour qui peut faire en sorte qu'on pardonne, qu'on tolère beaucoup de choses, qu'on fasse des compromis, qu'on aie envie de construire...  et tu as parfaitement raison de le souligner.  L'amour n'est pas que la résultante froide et rationnelle de notre évolution, fort heureusement.  Mais je pense quand-même que tout ça influence grandement nos sentiments...  ne serait-ce qu'en les orientant un petit peu vers tel ou tel type de personnes.

Ciao ;)

David
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Sieg le 14 août 2010 à 20:07:42

  Yop!

 Ce que tu dis David, meme si c'est volontairement cynique est pertinent.

 Néanmoins il y a beaucoup de couples qui rencontrent ce probleme lié a la fidélité, et qui par ailleurs n'ont absolument pas envie d'avoir des enfants, soit parce qu'ils en ont déja eu d'une précédente union, soit parce qu'ils n'en n'ont pas envie tout simplement. C'est pourquoi je reste sceptique quand au fait que la peur d'etre cocufié aurait pour origine la survie de son génome.  :)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 14 août 2010 à 20:22:55
Je pense que cette histoire de survie du génôme est largement instinctif et quasiment pré-câblé en nous.  Peut-être plus chez certains que chez d'autres.  Et c'est largement renforcé par la culture...  notamment la culture judéo-chrétienne.

Bon, après, ça vaut ce que ça vaut hein...  je réfléchis tout haut, et je suis loin d'avoir fait le tour de la question ;)

David

P.S.: Sergio...  je ne suis ni brillant ni brillant.  Juste un mec qui cherche à comprendre comment il fonctionne pour être vraiment libre, et vivre des relations riches et dignes d'intérêt ;)  Mais merci du compliment, grand frère...  ça fait du bien à mon égo de primate ;#
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 14 août 2010 à 20:38:33
Je suis en pleine injonction contradictoire, c'est pénible  >:(

Bref, David, naturellement, je suis portée à raisonner comme toi.
MAIS contre ma nature, il y a la culture... Deux raisons qui font que je refuse (intimement, hein, c'est rien contre toi !) que ton ape-splication (sorry pas pu m'empêcher  :-[ ) puisse être recevable :

La première, c'est que je viens de me taper une année et demi dans une brousse africaine où on excise les femmes pour être bien sûr que son rejeton est le sien. (A mettre en parallèle avec le bandage des pieds chez les Chinois, application littérale de "ne pas aller voir ailleurs").
En fait, je me demande dans quelle mesure ce que tu décris comme une loi naturelle (le grand singe veut savoir si son génome est bien transmis) n'est pas, sous ses faux airs, une explication déjà très culturelle. Dans la nature, il y a plein d'animaux qui n'élèvent pas que leur progéniture ou même qui élèvent des rejetons d'autres espèces (voir les tactiques de ce fumier de coucou :) ).
D'autre part, chez les Sapiens Sapiens, il existe des stratégies culturelles de contournement de cette angoisse : beaucoup de sociétés africaines sont matriarcales, ce qui induit que les hommes sont plus attachés aux fils de leurs soeurs (leurs neveux donc) plutôt qu'à leur propres enfants. Dans ce cas, il y a une préférence par le ventre. Plutôt maligne à mon sens.
Bref, tout ça pour dire que quand je vois poindre des explications de type "nous sommes profondément des animaux et on y peut rien" (j'exagère, je sais), j'urtique un poil. Parce que bon "nous sommes profondément des animaux, ce serait bon de s'en souvenir plus souvent d'ailleurs, mais on est des animaux pensants". Diable.

Deuxième raison (qui suit logiquement la première) : je crois profondément que la culture et la pensée peuvent nous élever (très anti-Rousseau, là). Non pas pour nous couper de nos bases animales mais au contraire pour leur donner sens et en tirer le meilleur.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 14 août 2010 à 20:48:42
Attention, Lily, je me permets une précision.  Ce ressenti ne justifie en RIEN les comportements violents, jaloux, ou autre, pour soi disant s'assurer de la fidélité des femmes.  C'est juste une tentative d'explication du ressenti, des émotions...  pas une manière de vouloir rendre quoi que ce soit acceptable.  Mais je pense qu'en comprenant les causes du phénomène, on arrive à le comprendre et à travailler dessus, tout simplement.  

Sinon, inutile d'aller si loin pour voir des choses extrêmes du même ordre.  Les ceintures de chasteté, au moyen-âge, comportaient sûrement leur lot de problèmes sanitaires, et si aujourd'hui en France une femme sur 5 est victime d'une forme ou d'une autre de violence conjugale, c'est pas parce qu'ici on est vachement mieux qu'ailleurs...

Bref, tu fais bien de recadrer mon propos.  Ca me permet de définir plus clairement là où je veux en venir.  

Après que ça soit inné ou acquis...  moi je pense que l'être humain est assez complexe et tordu pour qu'on puisse sûrement dire "les deux"...  et force est de constater que certaines personnes plus évoluées que moi arrivent à dépasser le primate qui est en eux, et arrivent à s'en libérer complètement.  Pour ma part je n'en suis pas encore là, mais qui sait.  Un jour peut-être ;)

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lily le 14 août 2010 à 21:10:47

Après que ça soit inné ou acquis...  moi je pense que l'être humain est assez complexe et tordu pour qu'on puisse sûrement dire "les deux"...  et force est de constater que certaines personnes plus évoluées que moi arrivent à dépasser le primate qui est en eux, et arrivent à s'en libérer complètement.  Pour ma part je n'en suis pas encore là, mais qui sait.  Un jour peut-être ;)


Je sais que tu ne justifies rien, sinon je ne traînerais plus ici depuis un bail :)

Attention à toi aussi, le primate, faut pas s'en libérer, faut l'apprivoiser. La démarche de s'en libérer te remet dans un schéma judéo-chrétien bien traditionnel, séparation corps/esprit, toussa. C'est bizarre, il y a quelques mois, j'ai beaucoup cogité sur un de tes billets de blogs ("Chevaucher la bête"). Le grand singe, il est un peu comme l'ours, faut pas le virer, faut s'en faire un pote.

@Serge : je sais qu'ici il y a une proportion anormale de gens bien et/ou intelligents mais on sait tous d'expérience qu'une tentative d'explication devient vite une justification. Je note juste la dérive possible et, je le redis, si je mettais ça en doute une seule seconde, je trainerais ailleurs que sur ce forum :)
Le fait que les singes pensent est plutôt une bonne nouvelle et tendrait à appuyer mon anti-spécisme. Mais je reste convaincue que la force des humains dans le cours de l'évolution, c'est cette capacité mentale d'abstraire et de spiritualiser. J'arrête là, on dévie :)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Sieg le 14 août 2010 à 21:17:10

et force est de constater que certaines personnes plus évoluées que moi arrivent à dépasser le primate qui est en eux, et arrivent à s'en libérer complètement.  Pour ma part je n'en suis pas encore là, mais qui sait.  Un jour peut-être ;)

Ciao ;)

David

 Amha la différence entre l'humain et l'animal est la, le chien sera toujours chien aimera toujours l'os, la promenade, son maitre (pour faire simple hein  ;D ) etc... Chez nous chacun a sa propre histoire, son propre vécu, ses forces et ses faiblesses, et c'est tout ca qui influence ses décisions et ses affects.

 Donc si j'arrive a dépasser le primate qui est en moi c'est parce que c'est ce qui me correspond, je suis pas plus évolué, je suis moi, et tu es toi.  :)
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Lemuel le 14 août 2010 à 21:49:30

Franchement si il y a bien un domaine où on est sensé penser à un peu d'autrechose qu'à "MOI" c'est sensé être l'amour.

Salut, juste un bref passage sur cette conversation pour réagir sur cette phrase qui, en un sens, me laisse complètement perplexe. Je comprends que la pensée d'un être aimé soit une source de bonheur. Je comprend certes qu'être la source du bonheur d'autrui soit une source de bonheur également.
Néanmoins si on parle d'amour, d'être avec quelqu'un, je ne vois pas très bien comment il ne pourrait pas s'agir de mon propre bonheur en premier lieu. Si ca ne me va pas a MOI, si ce n'est plus mon plaisir. il n'y a plus grand chose a dire. Si il reste un seul espace de 'liberté', quel autre que celui là ?

C'est un peu dur cet égoïsme fondamental dans l'amour, mais j'assume(enfin j'essaie). Dans les deux sens... (ouic'est plus dur dans le deuxième).

Non ?

Un éclairage de lanterne ?
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: crotale le 14 août 2010 à 22:38:14
On a le devoir de vivre avec nos cntradictions, nos incertitudes, nos doutes et nos erreurs passées...
Les plus évolués ne commettent pas les mêmes erreurs, d'autres ne peuvent s'empêcher de les reproduire instinctivement, inconsciemment, "connement"...

Apprendre c'est douter, et douter c'est une façon de progresser, à condition de vouloir évoluer seul...et dans sa relation de couple. A force de patience, de résolutions (plus ou moins bonnes ;#) et de concessions (l'art de la guerre à aussi sa version féminine ;)), on fini par construire son couple, son union jour après jour, avec des bases solides qui résistent aux outrages du temps et des éléments.

A une époque ôù les gens se séparent pour un oui ou pour un non, où les violences intra-familiales atteignent des seuils effrayants, où des enfants se réjouissent des avantages que leur procureront la séparation de leurs parents, il me semble qu'il serait temps de ne pas banaliser les conséquences d'un divorce, d'une séparation.
Les gens ne sont pas fondametalement conçus pour évoluer ensemble et partager les mêmes émotions pendant plusieurs années. Il faut alors savoir se satisfaire de complémentarité et de différences, sans imposer ni reprocher à l'autre de ne plus être comme aux premiers jours, ou de manifester une sensibilité différente. Sans compter les rencontres, sollicitations, envies & pulsions reptiliennes de base ;#...
A l'heure actuelle il est difficile d'aimer tout le temps la même personne, pour toutes ces raisons évoquées... Mais qu'est-ce qui nous en empêche fondamentalement ? C'est un choix de vie et si on a  le temp d'y penser c'est que l'on aime aussi la mélancolie, c'est çà le bonheur d'être triste !



Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: DavidManise le 15 août 2010 à 01:05:08
Attention à toi aussi, le primate, faut pas s'en libérer, faut l'apprivoiser. La démarche de s'en libérer te remet dans un schéma judéo-chrétien bien traditionnel, séparation corps/esprit, toussa. C'est bizarre, il y a quelques mois, j'ai beaucoup cogité sur un de tes billets de blogs ("Chevaucher la bête"). Le grand singe, il est un peu comme l'ours, faut pas le virer, faut s'en faire un pote.

C'est une piste intéressante, en effet...  :)

A creuser :)

David
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Anke le 15 août 2010 à 09:52:28
Ce que je crois difficile dans une vie de couple, c'est qu'on évolue pas forcément à la même vitesse. Bon les trucs de libido, en fait je crois que ce ne sont que des révélateurs qui mettent en évidence des trucs plus profonds. Hommes et femmes, nous véhiculons des trucs depuis qu'on est petits et sans rentrer dans les détails psychotrucs, si on les a un peu identifiés, ben c'est pas pire, ça permet de prévoir un peu comment les rapports peuvent s'organiser, comment ce qu'on va dire ( et ce pourquoi on va le dire) va être reçu.
On a le droit d'évoluer à sa propre vitesse, qu'on soit mâle ou femelle, face aux évènements de la vie et l'autre a le devoir de respecter ça, d'attendre le temps nécessaire à ce que l'autre arrive à parcourir le chemin; Un peu comme si en rando, Guillaume m'attendait en haut d'une côte ( je le hais !). Là où ça ne va plus c'est si je refuse de monter la côte, ou pire encore que je prétends qu'il n'y a pas de côte ( denie de la réalité ) parce que je sais que je vais en baver comme un russe pour la grimper, alors je tente de stopper la rando ! Là Guillaume, faut plus qu'il attende, parce qu'il va louper sa rando ( on transpose : sa vie ).
Je crois qu'une fois la limite atteinte, il faut prendre une décision, et si possible rapidement et ne plus y revenir. ça ne veut pas dire qu'on aime plus l'autre, ça veut juste dire que les routes se séparent là. A cet endroit là.
Si on attends encore, non seulement on va "se louper", mais pire, la rancoeur, la pitié voire même le mépris vont s'installer. Je suis parti pour ne pas avoir à ressentir ça, parce qu'elle ne mérite pas ça. C'est une histoire de respect de l'autre : refuser de ressentir ça à son sujet. Je crois qu'un divorce, ça se fait aussi à deux, d'une manière ou d'une autre, c'est difficile dans les premiers temps, les sentiments sont loourds, c'est un vrai deuil à faire, y'a des passages difficiles à gèrer, mais, ils sont inévitables. Le recul, la parole, le doute et le recueil d'info me paraissent nécessaires pour faire fazce le plus sereinement à cette situation douloureuse. Attention aussi au repli sur soi-même, à tous propos, que ce soit vers celui ou celle dont on se sépare ou que ce soit vers son entourage. ça demande de se faire violence, de se botter le cul régulièrement pour se forcer à s'ouvrir et rebondir. Dans un divorce, je crois qu'on doit absolument garder en tête que demain est à construire, que quelque soit l'age, il y aura un nouvel amour sous une forme différente, bien sûr, mais il sera là. Se tourner sur ce qu'on va découvrir et ne pas s'étioler sur ce qu'on a pu perdre ( de toute façon, on l'a perdu !). Comme quand on est dehors, j'ai perdu mon poncho, grand débile que je suis et il tombe des hallebardes ! Alors,je continue à constater tristement cette perte en me faisant tremper le museau ou bien je me cherche un abri rapido ? ( y'a une solution aussi, je me mets à poil et je range mes affaires au sec....
Nan, je sors pas avec les filles quand il pleut, inutile de demander, c'est comme ça pis c'est tout ! Navis, Humain, c'est même pas la peine d'y songer... :lol:)
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Corin le 15 août 2010 à 11:07:46
Les sentiments amoureux, les manières de les ressentir et de les vivre, il y en a un peu plus de 6 milliards et demi sur terre, en ce moment.

Il y a des gens qui tombent amoureux tous les 2 mois et qui se marient 5 fois dans leur vie (celui auquel je pense vient encore de recommencer à 70 ans). Il y en a qui tombent amoureux une fois dans leur vie et ça dure toujours (même au-delà de la mort de l'être aimé, c'est le cas de nombreuses fiancées qui ont perdu leur gars à la guerre)...

Il y a sans doute dans tout cela des aspirations individuelles et des opinions majoritaires.
Aujourd'hui, la tendance serait de dire que l'amour ne dure pas.

Deux remarques, l'une personnelle, l'autre général:

1/ Je suis persuadé qu'au-delà d'une aventure sentimentale, physique,... il y a une aventure à 2. Ca se construit et ça s'entretient.
Si on n'emmène jamais Madame dîner dans un restaurant sympa, que jamais on ne provoque de surprise et que tout ce qu'on ramène, c'est des factures, faut pas s'étonner qu'à la fin, il y ait des fractures.

Pour moi, l'amour, ça ne tombe pas du ciel. Faut se faire aimer et faut le maintenir.
Ca ne se fait pas tout seul.

2/ J'avais rencontré une vieille psy qui bossait sur ces questions et qui m'avait dit que la tendance en amour suit la société. Nous sommes dans une société de consommation, on achète et puis on jette l'objet dont on ne veut plus. Désormais, l'amour, la vie de couple, c'est comme les chaussettes. Quand elles ont un un trou, on les jette. Avant, on les reprisait.

L'idée, c'est de ne pas se tromper sur la notion d'engagement. On sait à quoi s'attendre et donc quand on se met en couple, il faut le faire avec quelqu'un qui a les mêmes idées, sinon la déconvenue sera violente.

A+
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Nävis le 15 août 2010 à 11:18:08
Pour moi, (bien) survir à un divorce, après la phase de tristesse, de colère, et les envolées negationistes et critiques c'est:
- retrouver ses propres priorités (la règle des 3...);
- se réaproprier ses propres valeurs du moment (qui ont pu changer avec le temps);
- et faire le deuil de ce que l'on avait entrepris avec conviction:
     - accepter que les divergences dans le couple aient pu faire échouer un/des projets communs,
     - accepter que l'on a pu être dans l'erreur - ce que l'on pensait faire avec l'autre, jamais cela n'a été possible mais on na pas pu/su/voulu le voir,
     - mais ne pas remettre en cause ses envies, surtout si elles correspondent vraiment à ses propres valeurs.

Dans un couple, les deux évoluent à des vitesses différentes et sur des chemins parallèles, qui parfois finissent par diverger. Le monde dans lequel nous vivons et très complexe (toujours plus en fait). Cela nous demande beaucoup de prises de décision face à une pléthore de choix, entraînant parfois des divergences radicales. Nous devons faire face à de très nombreuses possibilités de changer d'univers, de groupe social, de s'investir dans d'autre espaces de valeurs et de cohérences. Rester ensemble longtemps peut s'avérer de plus en plus difficile. Parce que l'on a pris des voies très différentes, ou parce que l'on vit cet univers mouvant de façon radicalement différente et incompatible. Je ne veux pas croire que c'est juste que l'on est moins résistants à l'effort que nos grands-parents, que l'on supporte moins les frustrations que nos parents, ou que l'on serait devenu exagérément exigeants comparés à nos ancêtres.

Sur le propos de Lemuel:
Je pense aussi que le sentiment d'amour est très égoiste dans sa perception. C'est mon cerveau qui se shoote avec son propre cocktail d'hormones, c'est à moi que cela fait du bien, c'est ce qui compte.
Heureusement, les humains sont très complexes, et beaucoup d'aspects de leur vie en relation avec les autres peuvent déclencher de bonnes sensations. Et là, la cohérence de sa propre attitude et la compréhension du bien-être que l'on apporte (ou laisse) à nos proches font que le sentiment d'amour est très partagé dans sa construction.

Sur nos réactions de grands singes:
Savoir que l'on est pré-cablé par la nature, cela permet de comprendre que certains de nos élans spontanés sont normaux, même si notre cerveau conscient est choqué! :-[
Pour ce qui est des relations sexuelles avec les mâles, la nature nous a peut-être pré-programmées plus finement que vous semblez le penser. Il y a les mâles pour être les progéniteurs, et il a les mâles pour être nos compagnons et les pères de nos enfants. Le tableau devient bien compliqué une fois qu'il faut accorder nos cerveaux primitifs avec notre culture, nos convictions religieuses et la vie de tous les jours (boulot-migros-dodo).

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 15 août 2010 à 11:23:55
on m'a dit un jour un peu froidement : dans un couple on n'est que 50% et il faut tenir compte des 50 autres %

et un couple ce n'est pas deux personnes mais en fait trois entités: le couple et chacune des deux personnes
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Kilbith le 15 août 2010 à 11:35:54
Citation de: Lily
Attention à toi aussi, le primate, faut pas s'en libérer, faut l'apprivoiser. La démarche de s'en libérer te remet dans un schéma judéo-chrétien bien traditionnel, séparation corps/esprit, toussa.

Et c'est pas bien alors?

 :)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Corin le 16 août 2010 à 21:35:05
Posts ô combien intéressants mais je propose une autre piste à explorer :

Avec toutes les images, vidéos et paroles à tendances sensuelles jusqu'à sexuel voir même pornographique qu'on voit partout en quasi libre accès même pour les plus jeunes, dans les magazines, les affiches, à la télévision, sur le net, à la radio, dans tous les médias... Est-ce que ce bombardement sexuo-médiatique ne se répercuterait pas sur les comportements et ce depuis le début de l'adolescence qui mène ensuite vers des comportements amoureux et sexuels déviants et pas sains du tout pour la survie d'un couple ?

Les filles qui font dépasser leur string au collège serai peut-être un exemple de résultat de ce bombardement sexuo-médiatique qui, peut-être (c'est une hypothèse) mènera ensuite 20 années plus tard, à ce que cette fille devenue femme, trompe son mari. Pareil pour un garçon et ses premiers magazines pornos achetés à ses 14 ans d'ailleurs...

Dans ce cas là, la survie de beaucoup de couples est, logiquement, mise en échec, car avec autant de stimulis visuels et auditifs balancés dans notre vie de tous les jours, il est difficile pour un humain de se retenir, connaissant ses (fortes) pré-dispositions à b**ser...  ;#

Tromper son homme/sa femme, ça existe chez les tribus primitives ?

Salut Fada,

La généralisation est rarement réaliste. On essaie d'analyser un phénomènre. Stigmatiser tel ou tel élément pour tirer des conclusions est certainement hatif.

Un point, par exemple, tout simple: 80 à 90% des demandes en divorce sont introduites par l'épouse. Pourquoi? On pourrait y voir le fait que beaucoup d'hommes ont encore une attitude très macho (cf. l'étude publié par Le Monde il y a quelques années sur le fait que le temps passé aux tâches ménagères par les hommes se réduit) mais que les femmes ayant maintenant les moyens de subvenir à leurs besoins se cassent quand leurs maris pensaient inconsciemment qu'elles vont rester à vie.
C'est une hypothèse pour qualifier une tendance qui renforce un phénomène mais ça n'explique pas tous les divorces. Ca peut seulement participer à quelques-uns.
Il y a des milliers de causes et elles ne sont pas toutes liées à cette hypothèse que j'emets.

A+
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Corin le 16 août 2010 à 23:28:10
On est d'accord.

A+
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: djinnzfree le 25 août 2010 à 01:03:17
http://www.6nema.com/page_export.php?id_film=2045 (http://www.6nema.com/page_export.php?id_film=2045)

j'aime bien celle-la!
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: sancho le 22 octobre 2010 à 23:56:43
salut à tous

voila moi en ce moment je vie le divorce et dans mon cas ça relève vraiment de la survie, j'ai une future ex-femme que j'aime plus que tout au monde après mes 2 enfants, un mois après la séparation, elle est déjà avec une autre personne pour laquelle elle a déjà des sentiments et qu'elle présente déjà a mes enfants sans que je sois au courant.pour mon cas c'est vraiment un combat de tout les jours pour me sortir de la m---- ou je suis mais je m'aperçoit que plus les jours passent et plus je m'y enfonce, mais ce qui me fait le plus peur c'est que même mes enfants psychologiquement n'arrive pas a me retenir pourtant je les aime plus que tout et je sais qu'ils ont besoin de moi.mais c'est vraiment infernale et je pense que c'est une des rare situation que si l'on ne l'a pas connu on ne sait pas ce que c'est que la souffrance.
on me dit souvent et ce que j'ai lu sur les post, que ça prend un certain temps pour pouvoir continuer à avancer et aller de l'avant, mais c'est super dur et vraiment on perd vraiment espoir de surmonter ça.après on peut pas empêcher le haine, ou la rancœur même si on essai que ça se passe pour le mieux pour les enfants.
c'est vraiment une situation ou on est seul avec sa souffrance et ou amis et famille peuvent t'amener un peu de réconfort mais dès que t'est seul bin tu as l'impression de devenir cinglé, tu pense toujours au même chose et tu peut pas avancer dans la vie, pour moi ça fait 4 mois que ça dure mais je ramasse toujours comme jamais.je penser vraiment que j'avais un mental assez fort pour surmonter ce genre de chose mais en fait tu n'est jamais préparé à ça.
voilà je sait que ça n'a rien de constructif pour améliorer le débat mais j'avais besoin d'en parler(pourtant j'arrête pas).
merci à tous
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: LAURENT-COQ le 23 octobre 2010 à 21:02:22
Salut, ben ouais pour moi aussi ça pue... Et je me retrouve pas mal dans vos messages...
Je crois que ce qui n'est vrmt pas évident c'est lorsque rien n'est clair, on a rien sur lequel s'appuyer...
Pour ma part, j'essaie de rester à flot en étant trés actif, je bosse un max pour ne pas rester à ruminer (et devenir à moitié barge  :-\)
J'essaie de me crever physiquement, de bouger, de rencontrer des gens, afin d'éviter le moment super stressant quand on rentre seul à la maison face à sa télé.... j'en arrive à être content de voir le chat  :D
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Patrick le 24 octobre 2010 à 09:35:32
Chacun est différent et chaque relation est différente. Ne plus être aimé est déjà plus ou moins difficile. Que la compagne d'hier en aime un autre nous sape dans notre orgueil de mâle. Ah si l'on nous avait tout simplement éduqué avec la lucidité qu'amour ne rime pas forcément avec toujours et que les deux partenaires aiment différemment. Là dessus vient la vie quotidienne qui peut-être un laminoir pour certains, renforcer pour d'autres.

La seule chose qui peut aider dans ces moments là c'est peut-être commencer par accepter le deuil, être conscient que même si c'est douloureux, c'est la fin d'une vie et le début d'une autre. Il est vrai que quand on partage des enfants ce doit être infiniment plus difficile.

Mais si on regarde ce qui s'est passé pour ceux qui sont passés par là avant nous on s'apperçoit que pratiquement tous on recommencé une autre vie, ont aimé à nouveau.

Et un beau jour on ne se rappelle plus pourquoi on était dans un si triste état, la vie à repris ses droits.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: maritho le 24 octobre 2010 à 11:17:09
2 mariages, 2 enfants, 2 maisons, 2 divorces et toujours la haine, la tristesse, la colére, le désespoir. Le "truc" qui m'a le plus aidé c'est "la discipline survie". En gros : "tu as un coup dur, ok, tu te donnes 3 jours pour étre malheureux, 1 semaine pour prendre des décisions, 1 mois pour les mettres en route. En plus elle a un nouveau mecs donc quelle que soit les raisons de notre séparation elle ne vaut plus la peine de ma tendresse et de mon amour. Pas de regards en arriére. Avant tout protéger les enfants." Probléme réglé ; entre l'organisation de mon nouveau projet professionel, la recherche d'un nouvel appart dans une autre ville, de nouvelles activitées, etc... le temps passe, on rencontre quelqu'un d'autre, on plait, on séduit, on aime à nouveau, la vie continue....  C'est pas tout à fait aussi simple que je l'écrit ici mais j'espére que vous avez compris le principe : on se bat (contre sa douleur), on (se) domine, on survit. Sans haine, sans regrets, sans rancoeur ; c'est important . Ma victoire à moi a été la réflexion d'un ami en pleine dépréssion post-divorce : "Oui, mais toi t'es un warrior. Tu t'en es super bien sortit, pas abimé.  Moi j'y arrive pas". C'est vrai qu'aujourd'hui à nouveaux je suis bien, plus fort. Amitiés à tous, le meilleur allié : le temps.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: zapi le 24 octobre 2010 à 22:26:00
"Il dit qu'il m'aime et qu'au nom de cet "amour" je devrais m'abstenir de faire éclater de joie tous mes sens??? Ainsi, au nom de la "fidélité", je devrais m'aigrir dans une relation exclusive, me fermer à la découverte de l'autre, lui appartenir?"
woody allen a dit: (plus ou moins ) le sexe et l'argent ont en commun que lorsque on en manque on y pense tout le temps et quand on en a, on y pense plus.
Pour la survie du couple, les relations libres ne me semblent pas la voie la plus sure.
Le probleme de l'infidélité c'est que si j'y pense a tete froide et de bonne humeur, c'est pas si grave, mais si je suis de mauvais poil ou un peu "remonté" contre mon épouse, ça m'énerve prodigieusement. On ferait une partouze avec des tas de jeunes filles , et elle me cocufierait avec un copain ou le voisin, ça changerait la donne considérablement. bref j'ai toujours pensé que si la vie a deux pouvait déja etre compliquée a trois ça doit pas etre plus facile et ça fait donc 12 ans que je suis monogame ( bon j'ai jamais été poursuivi par des tentatrices a longueur de journée non plus; et avant les douze ans aussi j'étais monogame mais par obligation, j'étais meme plutot zerogame)
Chacun vit son couple comme il veut mais avoir des relations extra conjugales sous prétexte que je suis libre et que l'autre doit vouloir mon bonheur, ça comporte des risques pour la survie du couple et la survie tout court, on est jamais a l'abrit d'un pétage de plomb du conjoint ( tendance plutot masculine: j'ai bu un coup, j'ai encaissé mais la je craque...)les "trucs" judeo chrétiens n'ont rien a voir ça se fait aussi dans d'autres cultures voir a la rubrique crime d'honneur ( crime d'horreur ) bref je rejoint sieg et lili sur leur vision du couple. Le dialogue, et ce tout au long de la vie du couple, est une nécessité, et le divorce un échec mais aussi un nouveau départ. c'est clair que certains n'ont pas joué franc jeu: on se marie, on a des enfants, je te plaque, je redémarre, tout le monde n'est pas apte a la stabilité, et certains n'ont pas beaucoup de scrupules, les autres trinquent. Pour ma part, etre cocu se serait etre ridiculisé et rabaissé ( humilié quoi ) et ce que ma femme me reproche le plus c'est de raler souvent, de m'énerver, et de mettre une mauvaise ambiance. Quand a la dissemination de mes genes ça ne m'a jamais fort préoccupé ( baiser oui ) il faut croire que les hommes ne sont pas tous portés par un puissant desir de faire des enfants ( juste tirer un coup comme tous les males imprégnés de testostérone ) faire des enfants c'est un choix pour un homme. ( pour les femmes je sais pas mais la mienne c'était un désir, un besoin. voila si ça peut éclairer des gens, c'est le résumé de 12 ans de couple.

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Patrick le 25 octobre 2010 à 07:42:03
Je crois qu'il faut vivre son couple selon les propres valeurs acquises avec son/sa partenaire et non pas céder à la pression sociétale ou aux modes. Ne pas se forcer ni à un cadre classique ni à une liberté qui n'en serait pas une. Parce qu'au final, on est seul à morfler.

Les histoires de princes et princesses ça finit toujours au mieux en déballage en audience du JAF ou pire, en correctionnelle.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Humain le 25 octobre 2010 à 08:00:50
Bonjour Zapi

Ta souffrance fait mal à entendre  :( , on devine les heures à serrer les poings, le coeur à l'agonie.

Citer
Pour la survie du couple, les relations libres ne me semblent pas la voie la plus sure.

Non effectivement ce n'est pas une bonne voie si ses "relations libres" sont purement intellectualisées. Hors toutes considérations religieuses qui rendrait ce raisonnement caduc, pour vivre de cette façon, il faut être convaincu "dans les tripes".
Dans cette optique la liberté sexuelle n'est pas un but en soi , mais le corolaire d'une philosophie de vie qui remet en question la notion même de "couple" en tant qu'entité indivisible.

Ce qui est sûr, c'est que quel que soit la façon dont on choisi de vivre (Toute la gamme possible entre le mariage religieux, fidélité exclusive, et divorce inenvisageable, et le "butinage" intensif sans aucun engagement), on ne devrait jamais faire souffrir quelqu'un si ce n'est pas strictement nécessaire à la préservation de l'intégration de ce que nous sommes. La liberté est une belle chose qui doit être préservée mais elle ne doit pas être prétexte à faire n'importe quoi, sinon ce n'est plus de la liberté mais de l'égoïsme tout simplement.

Citer
( juste tirer un coup comme tous les males imprégnés de testostérone )
C'est une généralisation qui me semble quelque peu insultante pour les homme qui choisissent la fidélité sexuelle envers leur compagne, et avec qui il ne se contentent pas de "tirer un coup" et qui ne se considère pas moins comme "imprégnés de testostérone".

Courage.
  
  l'Humain

Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: zapi le 25 octobre 2010 à 10:02:38
j'ai du mal m'exprimer mais niveau souffrance ça va pas si mal, et quand je parle de males imprégnés de testosterone, je fais allusions a tous les males, humains et animaux ( je suis vétérinaire et les males animaux ont des comportement assez caricaturaux )( on peut etre fidele et engagé dans une relation et ressentir un puissant désir pour son conjoint et donc " juste tirer un coup".)

 j'aime pas tellement les comparaison humains animaux, les comportements animaux sont très diversifiés ( deja parce qu'il y a beaucoup de sortes d'animaux ) avec des motivations diverses et nous avons tendance a les interpréter a notre sauce, mais sur le "desir" sexuel les males animaux sont proche de nous.( d'apres moi )

respecter la norme sociale je suis pas trop pour non plus, mais ( c'est encore de la survie) ne pas les respecter peut etre "dangereux": une "mauvaise reputation" peut etre tenace et handicapante au niveau professionnel comme au niveau des relations sociales ( par ex dans un petit village, dans une entreprise,..)

"Non effectivement ce n'est pas une bonne voie si ses "relations libres" sont purement intellectualisées. Hors toutes considérations religieuses qui rendrait ce raisonnement caduc, pour vivre de cette façon, il faut être convaincu "dans les tripes".
Dans cette optique la liberté sexuelle n'est pas un but en soi , mais le corolaire d'une philosophie de vie qui remet en question la notion même de "couple" en tant qu'entité indivisible."

dit comme ça c'est plus clair ( pour moi en tout cas ) c'est sur que nous sommes "libres" mais ce que je pense c'est que la theorie ( on est libre ok) et la pratique ( ben quoi je couche avec tes freres /soeurs ? je caricature bien sur ) il y a une marge assez large ( pour toute la gamme qui va du sourire au drame ).

il va falloir ouvrir une section, survie du couple , avec des spécialistes pour argumenter, il y a surement des principes de bases.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: ulysse le 25 octobre 2010 à 10:24:20
un debut d'article ici:
http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/f/fiche-article-l-arithmetique-du-couple-18880.php
j'ai pas trouvé la version integrale de l'article mais c'est un magazine qui fait de la vulgarisation en neuroscience et psychologie.
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: run974 le 21 avril 2011 à 14:16:36
Allez, dans la rubrique "survie du couple "...

Un article intéressant qui montre que plus les gens sont équilibrés et épanouis, plus ils se séparent...!  ::)
L'article pose la question suivante: divorcer est-il un signe de bonne santé mentale ?

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/04/le-bonheur-cest-pouvoir-te-quitter.html

A l'inverse, il montre que les gens moins bien dans leur baskets auront plus tendance à s'accrocher dans une relation, retardant souvent une fin inéluctable... ;)
Titre: Re : Re : survivre à un divorce...
Posté par: Eremos le 21 avril 2011 à 16:25:42
Allez, dans la rubrique "survie du couple "...

Un article intéressant qui montre que plus les gens sont équilibrés et épanouis, plus ils se séparent...!  ::)
L'article pose la question suivante: divorcer est-il un signe de bonne santé mentale ?

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/04/le-bonheur-cest-pouvoir-te-quitter.html

A l'inverse, il montre que les gens moins bien dans leur baskets auront plus tendance à s'accrocher dans une relation, retardant souvent une fin inéluctable... ;)

 :) Je trouve cet article un peu réducteur. Il pourrait aussi parler des couples équilibrés et épanouis qui ne se séparent pas  :love: Ça existe aussi ...

Qu'un couple traverse des temps difficiles c'est normal, peut-être même ce qui caractérise l'expérience humaine. Et pour plusieurs savoir gérer, surmonter ces difficultés, ne pas avoir le premier réflexe de la fuite est peut-être aussi le signe de personnes équilibrées et épanouies.
Mon grain de sel
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: raphael le 26 février 2014 à 19:19:30
séparation après plus de 20 ans de vie commune (je suis parti) depuis deux ans et demi, rupture du pacs depuis plus d'un an, passage devant notaire en cours (séparation des biens) : pourquoi c'est si long ? Voilà ce que j'entends régulièrement.

Ben oui c'est long mais l'autre, ben tu lui as détruit sa vie. Donc tu lui laisses le temps d'encaisser, de reprendre pied, de gérer toutes les merdes qui lui tombent dessus parce que ça vole en escadrilles les merdes. Bref elle a du mal a remonter la pente. Et puis moi je culpabilise, l'estime de soi en a prit un sacré coup.

oui je dois penser au futur, ca pouvait plus durer toussa toussa mais il faut passer par ce genre d’épreuve pour vraiment comprendre
Titre: Re : survivre à un divorce...
Posté par: Patapon le 26 février 2014 à 19:29:57
Je ne peux que plussoyer l'avis de Raphael, et je me permettrai cette petite phrase: en fin de compte, ce qui va témoigner de toute la qualité d'un relation, c'est la façon dont elle va se terminer (sans compter que s'il y a enfants, la relation n'est jamais terminée....il faut donc laisser le temps au temps et que chacun face un deuil de l'histoire dans les meilleurs conditions).

Tcho

Hugo