Vie Sauvage et Survie
Équipement et matériel => Matos de survie => Discussion démarrée par: Karto le 22 janvier 2010 à 22:29:18
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Situation :
Plusieurs journées de ballade. Températures de -5°C à +5°C, 100% d'humidité. Il pleut, tantôt légèrement tantôt lourdement, parfois un peu de grésil. Le vent est variable, de nul à certain endroits jusqu'à une cinquantaine de km/h à d'autres endroits, ponctué par quelques rafales vraiment violentes. Ce genre de froid qui ne mord pas les oreilles mais qui envahit profondément tout le corps.
L'effort est variable, tantôt marche horizontale, montées raides en neige profonde sans skis ou raquettes, qui font surchauffer le bonhomme un max, tantôt repos assis, descentes, marche horizontale lente ou rapide selon la richesse de l'environnement. Ces rythmes différents peuvent parfois se succéder très vite, rendant pénible un changement de couches, voir contre productif car typiquement une polaire serait trempée à force d'être exposée à la pluie lorsqu'on la met et l'enlève.
Quelles solutions vestimentaires vous viennent à l'esprit, tant pour le haut que pour le bas, pour faire face à ce genre d'environnement avec un maximum de légèreté, de sécurité et de confort ?
(j'ai mes esquisses de réponses perso bien sûr, mais je préfère voir ce que d'autres ont comme idées avant de lancer les miennes)
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Ciré Cotten ! ;D
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Et pour orienter un tout petit peu les réflexions sans perturber la richesse des solutions que vous allez inventer (je suis optimiste ;D) : l'environnement des Cairngorms en hiver est largement plus difficile à gérer et tenir que tout ce que j'ai pu rencontrer dans les Alpes, que j'ai pourtant fréquentées assidûment.
Ciré Cotten ! ;D
Outre son poids, le ciré ne respire pas du tout. Désastre assuré. C'est le genre de trucs que j'utilisais en mer, mais sûrement pas lors d'un effort.
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Je n'ai vraiment pas de réponse pertinente mais je vais légèrement dévier ta question pour décrire ce que je ferais avec le matos que j'ai actuellement.
La base, toujours portée; protection de base contre le froid et contre le vent
- couche de base ulfrotte 200 col cheminée
- micropolaire 200
- arktis stowaway windhsirt comme coupe vent; mais une montane en vrai pertex serait peut-être plus performante et un zip sur toute la hauteur pourrait être utile. L'Arktis n'a qu'un petit zip de cou
- buff
- chapeau à bord large
- pantalon G1000, bas ciré + collants ulfrotte 200 peut-être car une fois le pantalon mouillé il sera bien froid je pense; des collants en laine plus fins (simples collants "de ville" pour femme, pas technique) seraient plus adaptés sans doute.
- gants en polaire
La protection variable contre la pluie
Une veste en Event serait sympa mais je n'ai pas.
Les systèmes Buffalo, Paramo et Pile et pertex semblent sur papier bien convenir à la situation mais je n'ai pas non plus. Et puis une seule couche qui fait tout je me méfie.
Un truc comme la sillcoat d'Integral Design pourrait être sympa pour protéger de la pluie avec une bonne aération. Mais j'ai pas :)
J'ai une veste en ventile simple couche (épaules passées à la cire) mais une fois imbibée elle pompe pas mal la chaleur. Sur plusieurs jours de pluie je doute. A défaut d'autre chose je prendrais ça évidemment.
Pour renforcer la protection des jambes j'ai des chaps mais à l'effort je crains quand même que cela ne chauffe trop.
J'ai des parapluies aussi, finalement peut-être une bonne solution. Un grand modèle peut aussi servir comme bâton pour s'assurer en montée. Oui le vent forcera à fermer le parapluie fréquemment mais c'est plus facile que de retirer une veste avec le sac à dos.
Reste le poncho en jouant à le retrousser lors des efforts. C'est chiant.
En bref je n'ai vraiment pas de bonne réponse à ce problème. D'ailleurs je regardais aujourd'hui même des produits type Montane Atomic DT, Vaude Slight Jacket, RAB Drillium et DriDucks.
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Beau sujet que voila, Monsieur Patate... :akhbar:
premiere version:
- un sous vetement thermique manche longue plus son calecon associe.
- une veste polaire a zip, meme si tu preconises pas ce type de produite dans ton poste initial, mais en raisonnant "systeme"...
- un pantalon genre fjallraven en polucoton, eventuellement waxe sur les jambes et le cul, mais pas trop que ca puisse un peu respirer..
- un tres bon poncho bien long pas trop merdique a enlever et remettre rapidement meme sous le vent.
- un bonnet en laine.
- paire de chaussette en laine montante et une bonne paire de bottes caoutchouc
deuxieme version:
- un sous vetement thermique manche longue plus son calecon associe.
- un pull en laine.
- une veste en coton huile, type geologic avec une capuche profonde elle aussi en coton huile
- un bonnet en laine
- paire de chaussette en laine montante et une bonne paire de bottes caoutchouc.
- un poncho, un peu plus leger que dans la version precedente...
enfin des trucs comme ca quoi...
a+,
Lambda
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Bonsoir Karto;
Là où j'habite,il ne fait pas exessivement froid mais c'est toujours très humide.
Peut-être que les vestes imper-respirantes seraient bien indiquées pour les conditions que tu évoque(?)mais je n'en ait pas et mes vêtements que je porte sur le terrain(testés toutes saisons et conditions climatiques sauf haute montagne en hiver) sont ceux qui suivent:
Sur moi:
-chaussures Meindel
-chaussettes épaisses synthétique(sèchent rapidement)
-guêtres(bas de pantalon sec)
-pantalon genre treilli de travail traité nikwax
-tee-shirt manche longues synthétique(sèche rapidement)
-veste SAS polycoton "customisée" par mes soins et traitée nikwax(sèche rapidement)
Dans le sac
-bonnet
-gants
-écharpe filet
-polaire
-chaussetes cotton(pour absorber l'humidité des chaussures le soir)
-tee-shirt manche longues cotton(toujours sec pour la nuit si besoin)
-poncho
Ce n'est pas du matos de pointe,mais j'arrive à gèrer des conditions bien pourries en adaptant mes modestes connaissances techniques et ces vêtements
Après je suis curieux de voir ce que nos co-forumeurs utilisent,ça pourra peut-être me refiler des idées :)
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-veste SAS polycoton "customisée" par mes soins et traitée nikwax(sèche rapidement)
Un aperçu en pj.
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pour le bas
collant damart, futal au choix,chaussettes laine et bonne pompe
le haut
t-shirt poly coton, pull laine, sur chemise laine et veste en ventile un bonnet et quand trop de pluie une rain cut d4
en faite c'est ce que je porte en normandie taux d'humiditer elever, vent parfois violent et il a fait super froid. je trouve la laine top en faite c'est chaud sans avoir la sensation d'étoufer par la chaleur a l'effort contrairement aux polaires (juste une remarque perso)
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Situation :
Plusieurs journées de ballade. Températures de -5°C à +5°C, 100% d'humidité. Il pleut, tantôt légèrement tantôt lourdement, parfois un peu de grésil. Le vent est variable, de nul à certain endroits jusqu'à une cinquantaine de km/h à d'autres endroits, ponctué par quelques rafales vraiment violentes. Ce genre de froid qui ne mord pas les oreilles mais qui envahit profondément tout le corps.
L'effort est variable, tantôt marche horizontale, montées raides en neige profonde sans skis ou raquettes, qui font surchauffer le bonhomme un max, tantôt repos assis, descentes, marche horizontale lente ou rapide selon la richesse de l'environnement. Ces rythmes différents peuvent parfois se succéder très vite, rendant pénible un changement de couches, voir contre productif car typiquement une polaire serait trempée à force d'être exposée à la pluie lorsqu'on la met et l'enlève.
Salut mon Karto,
La neige profonde en moins on dirait la Belgique et les conditions du dernier stage CEETS ... sauf qu'en début de nuit on a eu un coup de froid et que les gouttes gelaient sur le tarp en explosant et qu'en milieu de nuit la pluie a tout fait fondre même la glace du sol et donc en plus on s'est levé dans la boue ... ;D
Pour moi, le bon mélange c'est :
Un T-shirt synthé qui va bien ( marque Kayak : merci David !!)
Une polaire de bonne facture
Une veste poly-coton M65 traitée Nikwax + sa doublure thermique synthé
Un caleçon long synthé + 1 pantalon poly-coton
Bonnes chaussettes + bonnes chaussures
Alternance de bonnet synthé + Thinsulate et d'un chapeau hiver en conton huile (doublé avec caches-oreilles)
Un tour de cou synthé
Une paire de gants néoprène ou mieux des moufles WoolPower (ça c'est PICS ;) )
ET pour la grosse pluie : PONCHO ABL ripstop
Oui, un shemagh habituel mais vite trempé et inconfortable ensuite ... :'(
Voilà, voilà, tu sais que je ne suis pas très "fashion-victime" ni orienté chiffons mais là, c'est vraiment de la survie dans ces conditions !!
Fred
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Je suis surpris de voir le choix de vestes polycoton (+nikwax) et même de ventile comme principale couche contre la pluie. Pour quelques heures de pluie OK, mais pour quelques jours?
Ça dépend aussi si on a un couvert forestier ou si l'on est exposé. Pour moi la différence est énorme tant sur le plan pratique que sur le plan psychologique. Sans couvert forestier on n'a aucun répit. Les Cairngorms c'est quand même très exposé il me semble.
Lambda,
dans ta version 1 tu bases tout sur le poncho. J'aimerais arriver à cette solution car elle est polyvalente et légère. Mais j'ai du mal à configurer et re-configurer le poncho en fonction des accalmies, des averses, de l'effort ... Et la prise au vent devient pénible rapidement je trouve. Je pensais tester en modulant le poncho, tantôt raccourci à la longueur d'une veste et tenu à la taille avec une ficelle, tantôt déployé. As-tu des astuces/conseils?
Je guette le retour des ponchos Golite sur Arklight. Celui que j'ai actuellement m'a déçu (capuche trop petite entre autres).
JBC,
quid du poncho en ventile? des retours avec le recul supplémentaire?
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Salut Karto ;)
Plusieurs jours, ok.
Et la nuit? refuge? bivouac? Possibilité de faire sécher?
En solo? Ou tu dois adapter ton rythme à d'autres personnes?
Je posterai cet après midi ce que je portais pour ce stage.
Je suis surpris de voir le choix de vestes polycoton (+nikwax) et même de ventile comme principale couche contre la pluie
Dans la configuration de Fred (et la mienne également mais avec veste SASS) la principale couche contre la pluie c'est le poncho ;)
PS:J'attend également un golite...
Ça dépend aussi si on a un couvert forestier ou si l'on est exposé. Pour moi la différence est énorme tant sur le plan pratique que sur le plan psychologique. Sans couvert forestier on n'a aucun répit. Les Cairngorms c'est quand même très exposé il me semble.
Là, 100% Tafdak!
@++
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Pour moi et avec ce que j'ai en matos :
Tee-shirt d4 synthé qui évacue la transpiration.
Polaire fine et polaire en mode veste cad avec une fermeture éclair qui ouvre tout.
Gorka
Poncho.
Gnats en polaire mitaines transformable en mouffles. Bonnet polaire, shemag. Poncho si pluie.
En bas shorty synthé, collant laine, pantalon gorka, chaussettes laine, godasse respirantes.
Le pb sur plusieurs jours, c'est qu'il va falloir faire sècher donc je choisirais plus des trucs en synthé.( séchables au vent?).
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Re..
Pour le stage, j'avais sur moi:
Pour le bas
Sous vêtement thermique Mizuno 3/4 (jusqu'aux genoux)
Grosses chaussettes hautes woolpower (Jusqu'aux genoux) Ce qui me permet en les baissant ou non de varier la protection thermique.
Pantalon 50/50 coton/synthé avec guêtres intégrée (traité nikwax)
Pour le haut
Woolpower 200 col rond et tirette
Eider thermostrech "Skate M" en deuxième couche http://www.eider.fr/vetement_homme-1/Ski_et_snowboard-3/Skat_M-828.html
Veste SASS (avec en permanence une chemise pertex dans une des poches...pas utilisée)
Poncho avec ceinture en cordelette si besoin
Tour de cou laine (NVA)
La tirette de la polaire eider descend très bas (niveau de l'appendice xiphoïde).
Cumulé à l'ouverture de la woolpower 200 et de la veste Sass je sais rapidement "ouvrir les vannes en grand" ou au contraire réguler finement.
La polaire ne fait pas buvard en dessous de la SASS et est assez fine pour ne pas être engoncé. Je n'ai du mettre le poncho qu'en soirée (statique ET grosse drache averse)
Les bouclettes et la composition de la Woolpower 200 "gèrent" très bien les afflux et reflux de transpiration.
La veste SASS(avec les manches bien humide) m'a servit d'oreiller les 2 nuits et était ok pour le matin.
Sur les 2 nuits et 2 jours et demi, je n'ai jamais eu ni froid, ni trop chaud. Et pas non plus l'impression d'être "humide".
Maintenant, les stages tu connais, c'est quand même plus statique que ton mode de rando.
Tête
En alternance suivant le temps, bonnet merinos"Brynje"-chapeau
Dans le sac: gilet Woolpower 400 :love:
Pour ta demande spécifique.
Le bas resterait le même... Avec des chaps peut être??
Le haut, je passerais surement à une veste goretex si possible de construction simple, ample et longue à la place de la SASS.
Pour la tête, vu le vent et l'absence de couvert, je ne prendrais pas le chapeau.
Mais la pile shirt crierait "et moi, et moi, et moi!!!" ;D
Na! impatient de voir ton choix ;)
@++
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À mon tour,
Sept jours de rando "en ligne" fin décembre, Ardennes Belges.
Températures entre -5 et +2
Humidité maximale la plupart du temps : neige, neige fondante, pluie fine.
Pas de grand vent en journée.
Je ne suis pas équipé comme un pro ...
Habillement disparate pas très high tech, sauf pour les sous-vêtement Brynje :
Sous-vêtements :
- slip "de ville" pour le bas
- chemisette ML Brynje en filet
- fine couche thermique intermédiaire Brynje en laine merino, pour le haut uniquement.
Vêtements :
- pantalon D4 en coton, copieusement nikwaxé (pas de couche thermique sur les jambes)
- chemise D4 ML synthétique, copieusement nikwaxée itou.
Survêtement :
- Chaleur : Veste polaire légère D4, également lessivée nikwax.
- Pluie et neige : Vieille cape de pluie D4 à 15 € - copieusement siliconée maison + surpantalons de pluie + guêtres.
Cette cape de pluie était bien serrée sous la ceinture par la ventrale du sac à dos et faisait un coupe vent acceptable, relayée par le surpantalon imperméable. Le zip complet, et les velcro permettent de bien réguler la ventilation quand on n'a pas une grosse pluie de face.
Au pieds : botinnes D4 Forclaz trek 800, chaussettes en roulement.
Compléments :
- bonnet et gants en permanence
- couvre sac (la cape de pluie avait trop de mal à englober le sac à dos avec ses rajouts extérieurs)
Beaucoup de low cost (D4), comme on le voit, sauf bonnet néo-zélandais et Brynje.
L'humidité n'a jamais vraiment pénétré. Je n'ai pas du employer mes vêtements de rechange.
Exception au niveau d'une bottine - J'aurais du considérer cette paire (89€) comme du consommable à renouveler chaque année avant l'hiver. La tenue du Novadry cependant n'est pas pire que le Goretex des Lowa Renagade ...
Jamais eu froid non plus pendant la journée. Mais c'était limite en statique, le soir : après avoir monté la tente, je devais me dépécher d'aller m'y réfugier et me réchauffer en cuisinant et en faisant chauffer de l'eau pour mes bouillottes ...
Gestion de la transpiration :
- gestion de l'effort : je ne me suis jamais arrêté bien longtemps, et j'ai pris mon temps dans les montées ...
- ouverture des écoutilles si nécessaire : cape de pluie et veste en polaire totalement dézippées, chemise aérée donnant accès direct à la couche intermédiaire en fine laine.
Ce que j'ai regretté?
Le parapluie, oublié à la maison. (Euroschirm light trek - ce n'est pas le plus léger ni le plus petit de la gamme, mais il est bien pratique).
Idéal pour gérer le petit crachin ...
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Lambda,
dans ta version 1 tu bases tout sur le poncho. J'aimerais arriver à cette solution car elle est polyvalente et légère. Mais j'ai du mal à configurer et re-configurer le poncho en fonction des accalmies, des averses, de l'effort ... Et la prise au vent devient pénible rapidement je trouve. Je pensais tester en modulant le poncho, tantôt raccourci à la longueur d'une veste et tenu à la taille avec une ficelle, tantôt déployé. As-tu des astuces/conseils?
salut Pierr,
Ben tu sais, j' ai pas d astuces speciales non plus, des fois avec le vent, c'est pas toujours immediat a mettre et enlever.
Juste un ou 2 "trucs": je ferme les cotes du poncho (boutons pressions dans le cas du sea to summit), histoire de minimiser un peu le flottement du truc quand je l enfile, et ensuite, je me mets une cordelette autour de la ceinture attachee de facon a ce qu elle se denoue vite, voir d une main si necessaire...
en ayant la polaire partiellement ouverte dessous, ca va j ai pas trop chaud, et au pire, si j ai trop chaud, sans enlever le poncho, je fais peter les pressions du cote, d un brusque mouvement de bras, histoire que ca se s aere mieux la dessous...
(http://data6.blog.de/media/781/4149781_d6959b0861_l.jpeg)
un peu comme ca par exemple...
a+,
Lambda
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Merci à tous pour ces premiers éléments de réponses :) Y'a des tas de trucs que vous avez dit sur lesquels j'aimerais revenir, mais ça va me prendre un peu de temps.
Effectivement Pierr, les Cairngorms sont un environnement désolé. On y tire facilement trente kilomètres en ligne droite sans croiser une route, un abri, un arbre, rien... On croise alors une vallée habitée, puis c'est reparti pour le désert... L'eau liquide est omniprésente et trouver des chausses convenable est un défi en soi. Le terrain est fortement vallonné, voir franchement escarpé par endroits, mais les dénivelés de cassent pas des briques ; quelques centaines de mètres tout au plus.
Mais c'est magnifique ;D Si je vous emmerde avec ça c'est parce que c'est le massif le plus proche de chez moi en ce moment, et que l'adaptation me prend un peu de temps. Mais ça permet aussi de développer un bon truc sur le forum, bénéfique à tout le monde, si on y arrive :)
Je vais voir si je peux commencer à parler chiffons ce soir, mais sinon ce sera pour bientôt :)
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Je verrai bien un long manteau, facile à aérer en l'ouvrant, très protecteur quand il est fermé, plus une soft-shell sans manche, un pantalon imper-respirant, des guêtres.
Un peu çà :
(http://www.imaginaire.ca/Images2/Holmes-Image-Loupe.jpg)
S'cusez moi, je suis en plein trip "Chien des Baskerville"
Mais sans dec, il est sympa son manteau. Si cela existait en matériaux modernes ...
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Mais sans dec, il est sympa son manteau. Si cela existait en matériaux modernes ...
Une Inverness cape...
Cela existe en ventile+tweed : http://www.tweedshop.co.uk/Coats.html (http://www.tweedshop.co.uk/Coats.html)
ou bien en coton huilé : http://giftshop.scottishtartans.org/inv_cape.htm (http://giftshop.scottishtartans.org/inv_cape.htm)
ou bien en nylon : http://www.invernesscapes.co.uk/rain.htm (http://www.invernesscapes.co.uk/rain.htm)
...et aussi en gore tex : http://www.scotweb.co.uk/browse/mens-wear/coats-and-jackets/capes/sr_mista_canmore (http://www.scotweb.co.uk/browse/mens-wear/coats-and-jackets/capes/sr_mista_canmore)
(mais c'est bon pour Inverness, pas pour Aberdeen 8) )
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J'eusse du savoir que ce n'était même pas un défi difficile pour Kilbith :D
Bon, d'après Wikipedia, l'Inverness cape n'est plus portée couramment que par les pipe bands
Le kilt, je veux bien, mais la cornemuse :'(
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Effectivement Pierr, les Cairngorms sont un environnement désolé. On y tire facilement trente kilomètres en ligne droite sans croiser une route, un abri, un arbre, rien... On croise alors une vallée habitée, puis c'est reparti pour le désert... L'eau liquide est omniprésente et trouver des chausses convenable est un défi en soi.
Allez, Mathias, tu peux rentrer le bannissement est levé ;D
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Salut,
Bon pour l'ensemble j'ai pas mieux.
Je voulais juste faire une petite remarque sur les bottes en caoutchouc.
- paire de chaussette en laine montante et une bonne paire de bottes caoutchouc
J'en porte de temps à autre sur certains chantiers, au bout de quelques heures les chaussettes sont trempées et pour la marche c'est pas vraiment confortable.
Je déconseille fortement pour la rando.
Croaaaaaa
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Bonjour à tous,
pour moi ce serait :
- première couche : LIFA de Helly-H, pour rester au sec ;
- deuxième couche : ULFROTTE 200 gr (couche chaude) + caleçon long de cycliste (doublé avec des bretelles, monte haut sur les reins) ;
- troisième couche : Pile shirt, qui me permet de jouer avec les ouvertures pour conserver une bonne ventilation de mon petit corps ;
- quatrième couche : là je me pose des questions : Gorka haut et bas (si je dois vivre en bivouac, je privilégie la résistance des tissus), ou Gore-tex haut et bas (si rando avec déplacements nombreux, je privilégie la résistance aux éléments extérieurs) ;
- compléments : l'inévitable poncho (avec des bougies pour se réchauffer et amorcer un début de séchage de la Gorka), un béret à larges bords (évite que l'eau ruisselle dans le cou et reste chaud), tour de cou en polaire (permet de remonter jusqu'aux oreilles), guêtres YETI de Berghaus, et chaussettes de laine Decathlon-rayon chasse.
Le fond du problème dans ce type de préparation est : quel va être mon niveau d'activité, vais - je transpirer beaucoup (besoin de ventilation) ou peu (besoin de chaleur) ? le premier élément de réponse repose déjà dans notre connaissance individuelle et notre préparation.
Bon vent.
Yves
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Je voulais juste faire une petite remarque sur les bottes en caoutchouc.
J'en porte de temps à autre sur certains chantiers, au bout de quelques heures les chaussettes sont trempées et pour la marche c'est pas vraiment confortable.
Je déconseille fortement pour la rando.
Ouaip....
Mais c'est pourtant ce qui est souvent adopté sur ce type de terrain par les locaux. Les anciens "low tech" bien sûr, mais aussi les jeunes qui ont le "total look" arcteryx (voir pj, je crois que le jeunes revenaient du sarek...).
Comme l'argent n'est pas le problème (arcteryx, hilleberg : maxi prix) c'est donc un choix réfléchi et volontaire. Je dois dire que cela me laisse perplexe.
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Merci Did pour ces illustrations.
Le truc, c'est que la facon de penser actuelle, en ce qui concerne les randos en general, veut que l on voit ca essentiellement comme une activite sportive ou le chiffrage du denivele et le kilometrage parcouru en un temps donne est primordial.
Alors oui, il y a une foultitude de couple chaussette/godasses moderne et de haute technologie qui vont permettre d avoir son pied qui respire, tout en etant sec, tout en marchant vite, tout en etant legere,... etc...et c'est bien que ces produits existent.
Maintenant, on est pas oblige, lorsqu on part en rando, de "marcher au chrono", ce que je veux dire, c'est que si les bottes peuvent etre discutable au niveau respirabilite, rien ne nous empeche, avant d avoir pousse la machine, avant meme d avoir meme la sensation d avoir les pieds qui baignent dans leur jus, de faire de temps a autre un arret, et sous notre poncho, assis sur son sac, d enlever ses bottes quelques minutes histoire de faire prendre l air a ces pieds, changer de paire de chaussette pour en remettre une paire seche et d assecher un poil l interieur de la botte...
On peut moduler aussi son effort pour avancer traankilou afin de generer trop d humidite en general...
j enfonce une porte ouverte une fois de plus, mais perso, j estime que je forme un tout avec mon matos.
en gros le randonneur+equipement forme un systeme qui interagit.
Donc pour un environnement donne, comme celui decrit par Karto, ou j ai de grande chance de me retrouver les pieds tremp a cause de la flotte exterieure, je prefere assurer mes arpions, mais en contre partie, moderer mon effort de facon a ne pas transpirer et perdre les avantages fondamentaux de la botte, a savoir me proteger de l humidite et eau exterieure.
Ca reste low tech, mais quand c est utilise de la bonne facon et dans le bon cadre, c'est une solution qui a fait ses preuves. La on parle des bottes, mais je pense que c est applicable pour tout son equipement.
Apres, si on a un imperatif de performance sportive et chrono, peut etre que les bottes seront desavantageuses, mais faut un peu savoir, au final pourquoi on va se ballader... ;)
Autre point peut etre a souligner: on est pas tous egaux en ce qui concerne la transpiration en generale. en ce qui me concerne, ca reste tres limite donc ca n a jamais ete un paramtere problematique pour moi.
Ca dependra de chacun. toujours pareil, porter ce qui nous convient en connaissant son matos, mais en se connaissant soi aussi.
Enfin c'est juste ce que je pense... :-[
a+,
Lambda
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C'est certain que cette solution nécessite une séchage consciencieux dès que possible (pj).
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D'un autre coté, pas facile de garder les pieds secs quand tu marche dans la neige fondante, les torrents, les tourbières (y'en a des tourbières ?)
Dans les bottes caoutchouc, si on a les pieds humides, c'est de l'humidité chaude, à condition d'avoir des chaussettes qui restent chaudes quand elles sont humides.
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D'un autre coté, pas facile de garder les pieds secs quand tu marche dans la neige fondante, les torrents, les tourbières (y'en a des tourbières ?)
Dans les bottes caoutchouc, si on a les pieds humides, c'est de l'humidité chaude, à condition d'avoir des chaussettes qui restent chaudes quand elles sont humides.
On doit avoir 80% de marais/tourbières dans les creux. ;D
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c'est donc un choix réfléchi et volontaire. Je dois dire que cela me laisse perplexe.
Moi ce qui me laisse perplexe, c'est d'imaginer le visage de la fille au livre en me demandant si elle était jolie. Tu nous fais rêver avec tes photos là ;D
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Dans certains environnements, on est soit trempé de sueur ou de transpiration.
Tout ce qui reste à décider, c'est si on est trempé et froid ou trempé et chaud.
ciao.
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Personnellement j'ai toujours préféré être mouillé par de la pluie que par de la sueur, j'ai la sensation de plus me refroidir (frissons,...)avec la sueur mais c'est juste suggestif.
Quand je travaillais en forêt (je rentrais quand même tous les soires à la maison donc je n'avais pas à me sècher sur le terrain!) j'ai toujours préféré ne pas porter de protection pour la pluie lors du travail dynamique, si c'était du pure statique je portais une pélerine de type ciré mais super stretch de marque Jonsered qui ressemblais à une "cape" de pluie (pas de couture aux épaules) avec des manches tenu par un filet anti-moustique et des élastiques sous la "cape", il y avait une aération sur tout le tour du torse à mis poitrine pour favoriser au maximum la ventilation et le dos était très long. J'utilisais rarement les pantalons mais il était très bien fait avec également une bande en filet pour augementer la ventilation, sans habit de pluie je portais juste un gilet en laine sous ma veste de travail et je veillais à mettre une polaire HH sèche lors des pauses ainsi qu'un bonnet.
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Je rajoute mon grain de sel (pas complètement dans la ligne).
Pour les temps très humides, j'ai testé deux solutions:
- "j'enlève tout", version été. Tout est remis dans le sac à dos.
Au pied, des sandalettes (ou chaussures avec stop-tout ou guêtres), le flottant d'athlétisme, un t-shirt et le poncho.
Ca consiste à accepter la pluie. On se sèche peu car on mouille peu (le bas des jambes). Mais surtout, on s'assure le confort de pouvoir se sécher rapidement.
Testé sur des demi-journées par temps d'orage ou pluies océaniques. Franchement, j'adore. C'est pour ça que je l'évoque dans un sujet sur le temps froid :D.
- "la coquille", version hiver.
J'apprécie tout particulièrement le surpantalon (de ski? de rando?) imper-respirant avec des protections (étanches) au niveau des bas de pantalon voire des endroits exposés (fesses, genoux). Dessous, un collant fin et des chaussettes de laine. Sous-vêtement en synthétique.
En haut, trois couches synthétiques ou deux couches synthétiques + pull en laine et ma veste en Gore-tex
XCR.
Le poncho en plus pour les périodes de pluie.
Au pied, des Meindl, l'eau n'est jamais passée au travers. Testé sur des périodes de pluie persistante de 2/3 jours.
Enfin, un accessoire à la c*n devient totalement appréciable par temps de pluie (on en a éjà parlé): le parapluie. En effet, prendre la flotte pendant des heures sur le coin de la figure n'est pas une bonne solution quand on doit s'économiser. Et moralement, ça peut faire des dégâts.
A+
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Bonjour,
Avant que Karto nous livre son ultime cogitation sur ce sujet voici ce que je prendrais pour cette situation (donc plusieurs jours sans pouvoir sécher artificiellement de -5°c à +5°C, humidité maxi avec un vent faible ou alors à décorner mon voisin 8) )
- T shirt fin manche longue avec col montant à zip Helly Hansen. (le polypro n'absorbe pratiquement pas d'eau, mais je vais vite attirer les moufettes)
- Corsaire Helly Hansen. (pour les mêmes raisons)
- Slip synthétique. (un slip coton se transforme en wassing à la longue)
- Veste de type P&P à capuche de couleur claire si possible. Mon modèle a un tissu extérieur avec un superDWR (Epic par nextec). C'est pratiquement impossible à détremper. Il faut êtrequasi certain que cela n'ira pas au dessus de +5°C, sinon on aura trop chaud. (On peut ventiler par la fermeture centrale ou par les grandes poches pectorales. Il faut accepter de mariner dans les bavantes c'est pour cette raison que j'ai juste un Tshirt dessous en activité. Ce modèle n'existe plus)
- Un pantalon en microfibre poyester+fine polaire ou supplex doublé d'un fin tricot en polyester (cela sèche vite et reste chaud humide).
- Complété par un cuissard de pêche bien large avec deux morceaux de chambre à air (si grosse pluie ou traversée de fondrières).
- Une pèlerine longue cotenor (si la pluie se transforme en torrent ou bien encore à l'arrêt).
- Dans le sac un pull en powerstrech et une doudoune gilet en ouate polyester polarguard 3D (indispensable pour compléter l'isolation et rejeter l'humidité, un système P&P ne fonctionnant pas bien à l'arrêt).
- Un parapluie résistant au vent pour la pluie fine. (étanche et respiration maximale, mais pas bon par grand vent et pluie battente)
- un passe montagne HH en polypro (toujours la même raison)
- Un bonnet en polartec (sèche vite, pour l'arrêt)
- Deux paires de gants en polartec windpro (pas de membrane qui ralentirait le séchage mais un peu coupe vent et sèche vite) complétés par des moufles buffalo à l'arrêt.
Pour les pieds , je dois dire que cela dépend des circonstances. A priori, si le terrain est détrempé et du type tourbière, il faut se résoudre au bottes caoutchouc en faisant attention au revêtement intérieur de ces bottes, à leur forme et aux crantage des semelles. J'emporterais deux paires de chaussettes HH en fourrure polaire pour alterner. Sinon, si je dois escalader quelque chose ou rencontrer dealneige j'opterai plutôt pour une paire de coques plastiques avec deux paires de chaussettes HH polypro et guêtres. Une autre solution ce sont les chaussures de randonnées séchant rapidement (synthétique sans membranes) avec les surbottes Yeti Berghaus (mais je n'en ai pas, là j'infère).
- Idéalement sac de couchage buffalo pour dormir habillé complété par un pantalon en polartec (voir plus bas)
-Tente ?
Je me place donc dans l'hypothèse ou je dois me déplacer sur des landes vallonnées et dénudées en hiver. Pas de feu et durant plusieurs jours. La seule ressource pour sécher c'est donc notre chaleur. Pour cette raison que des vêtements en synthétique avec une première couche en polypropylène complété par un sac de couchage buffalo me semble idéal (mais je n'en ai pas, j'infère aussi) : il permet de se coucher habillé et de sécher durant la nuit si on est protégé par un tarp. Pas agréable du tout, mais faisable...
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Salut Kilbith , j 'ai quelques questions :
Concernant le cuissard de pêche, un pantalon en Gore tex ne te semble pas preferrable ? Ou le gain en respirabilité est negligable ?
Concernant le P&P si c'est un mauvais système a l'arrêt, ça devrait être un mauvais système pour un sac de couchage non ?
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Concernant le cuissard de pêche, un pantalon en Gore tex ne te semble pas preferrable ? Ou le gain en respirabilité est negligable ?
J'ai plein de pantalons en Goretex ou autre, aucun n'est confortable quand on fait un effort un tant soit peu soutenu. Mais ce sont des bons produits au niveau de l'étanchéité.
Ma philosophie, c'est d'éviter au maximum d'en mettre un, sauf si nécessaire. De plus, dans le scénario décrit (froid humide sans interruption), un pantalon Goretex, va s'imbiber progressivement d'eau et deviendra très peu respirant et "froid" au contact.
Dans le scénario décrit ici, je propose un pantalon "tout synthétique" qui séchera presque aussi vite qu'il ne se mouille. Et qui restera chaud (mais pas trop) durant l'effort.
La limite, c'est les trombes d'eau ou lorsqu'on est à l'arrêt. Dans ces deux cas, le cuissard de pêche bien large, très léger, pas cher et surtout facile à mettre est très bien. Il est suffisamment ample pour être ventilé. Le vêtement de dessus doit descendre assez bas.
Son défaut c'est de ne pas être adapté si tu dois t'assoir dans l'humidité et de ne pas être étanche au vent. En bloquant l'effet pompe, si besoin avec les chambres à air (baisse refroidissement convectif), son apport de chaleur augmente (sous réserve d'être en tout synthétique dessous).
Ce ne serait pas mon choix en haute montagne.
Concernant le P&P si c'est un mauvais système a l'arrêt, ça devrait être un mauvais système pour un sac de couchage non ?
Tout dépend de l'isolation nécessaire à un moment donné. Quand tu marches, tu dois avoir une isolation minimale pour éviter de "surchauffer". De plus, tu as besoin que ta chaleur puisse faire sécher ton P&P sous la pluie, donc tu portes peu d'isolants entre lui et toi. C'est comme cela que le p&p fonctionne "système hydrophobe+chaleur du corps"
C'est pour cela qu'à l'arrêt quand ton corps ne fournit plus les watts nécessaires, tu te cailles et que tu dois compléter l'isolation par une doudoune synthétique (ou une autre polaire, mais la doudoune est plus légère/compact).
Pour le sac de couchage P&P. A priori tu dors habillé dedans avec tes autres couches hydrophobes. A lui seul il apporte une grosse isolation supplémentaire. Comme il est très hydrophobe, il permet de sécher tes couches internes durant la nuit. Si l'eau gèle il suffit de leretourner et de le brosser (c'est l'avantage de la fourrure polaire sur la polaire)
A la différence de la veste P&P il n'est pas prévu de résister à une pluie avec le sac (ce qui nécessiterait de renforcer ton apport de chaleur, impossible en dormant sauf à utiliser une chaufferette, un cassoulet ou une bouillotte). J'ai pris l'hypothèse d'un tarp ou d'une tente.
Remarques que j'ai bien précisé que je n'avais de sac de couchage Buffalo, donc j'émets une hypothèse dans le cadre du scénario de Karto. C'est (encore) moins fiable que d'habitude quand je me repose sur mon expérience.
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Un t'it UP
Bon Karto... Pour finir, tu vas nous le dire ton choix ;#
;)
@+
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Perso pour le haut c'est :
1ère couche : sous vêtement HH respirant
2eme couche : polaire ou micropolaire thenorthface ou haglofs, chaudes et légères.
3eme couche : jacket haglofs spitz. Très légère, coupe vent, très imperméable et très respirante ... mais pas donnée ! Plus gros reproche, les poches "Napoléon" pas très pratique pour y mettre nos EDC préférés.
accessoire pratique : parapluie Euroschirm light trek attaché au sac à dos
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Un t'it UP
Bon Karto... Pour finir, tu vas nous le dire ton choix ;#
;)
@+
Je continue d'expérimenter au fur et à mesure que je peux me procurer des trucs adéquats, mais en ce moment l'expérience est ralentie par des conditions trop clémentes.
-19°C en journée la semaine dernière, y'a pas besoin de cerveau pour gérer ça, le froid sec c'est trop facile. Et avec un peu de soleil ça en devient même franchement agréable :love:
J'ai pu mettre la main aujourd'hui pour deux cacahuètes sur un coupe-vent Paramo. Grâce à la générosité de Guillaume et Did j'ai aussi une chance d'avoir du pur pertex bientôt pour comparer et une Brynje pour mettre sous le t-shirt en laine fine, et grâce à Matthieu un peu de laine de bonne qualité à mettre comme isolant d'ici quelques semaines. Je suis encore en quête d'un pull très fin en merinos tricoté façon IceBreaker 320 pour un prix abordable.
Le seul article dont je ne puisse que rêver pour l'instant c'est une bonne veste de relais à mettre par dessus tout ça lors des arrêts prolongés ou pour la sécurité.
Et bien sûr toujours en fond de sac le "et n'oublie pas ton put**n de poncho", même si avec le vent c'est impossible à déployer.
Pour des niveaux d'activité variables je suis convaincu que la voie à suivre est celle du vêtement hautement respirant et tolérant un isolant humide, plutôt que l'approche privilégiant une armure à météo qui fait étuve au bout de 30 secondes avant de devenir dramatiquement froid au bout de quelques heures dès qu'on baisse la garde (gore-tex et tout le toutim). Le P&P m'a mis sur la voie mais je ne suis pas 100% satisfait, et je pense que la laine a des atouts qu'aucun synthétique ne peut encore offrir. (ça changera le jour où on saura produire un syntétique dont chaque fibre est creuse, avec trois couches encapsulées, respirante au niveau de chaque fibre, capable d'adsorber 40% d'humidité en dégageant de la chaleur... pas cons les moutons).
Dans certains environnements, on est soit trempé de sueur ou de transpiration.
Tout ce qui reste à décider, c'est si on est trempé et froid ou trempé et chaud.
ciao.
Etre mouillé c'est facile, mais ne pas souffrir du froid dans des conditions variables et à 15 km de marche dans la neige de la bagnole en cherchant la solution vestimentaire la plus souple et la plus légère, c'est un autre défi, enfin pour moi.
Perso pour le haut c'est :
1ère couche : sous vêtement HH respirant
2eme couche : polaire ou micropolaire thenorthface ou haglofs, chaudes et légères.
3eme couche : jacket haglofs spitz. Très légère, coupe vent, très imperméable et très respirante ... mais pas donnée ! Plus gros reproche, les poches "Napoléon" pas très pratique pour y mettre nos EDC préférés.
accessoire pratique : parapluie Euroschirm light trek attaché au sac à dos
Mouais bref si je mets de côté le délire sur les marques, c'est simplement la solution la plus classique dans la culture américaine : polypropylène + polaire + gore-tex. Pas satisfaisant à mon expérience, du tout, pour les conditions locales avec une activité très variable. Le gore-tex c'est excellent tant qu'on bouge pas trop fort et/ou que l'humidité ambiante baisse de temps en temps pour faire sécher le tout.
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Le WE dernier, j'ai essayé la combinaison suivante:
Pendant la marche
Brynje
IceBreaker merinos 200
Pertex
Bon bonnet, tour de cou etc..
Pendant les pauses rapides ou les périodes plus froide une polaire en thermostrech en plus.
Pendant les pauses plus longues, une couche isolante supplémentaire à base de thinsulate 100
Sur le WE on a eu du froid, de la neige, de la neige fondante, du vent, le tout en sortie très dynamique.
Hé bé.. bien :love:
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Bon alors bon... je commence à arriver à des combinaisons concluantes là. Assez pour que je les partage à mon tour...
J'ai essayé avec du gore-tex mais l'effet d'étuve qui ne manquait pas de survenir et les chaud/froid un peu extrêmes qui en découlent vite m'a fait pousser l'expérimentation avec des matériaux plus respirants, par ailleurs plus faciles à maintenir, mais pas vraiment imperméables.
Le truc que j'ai porté qui offrait la plus grande respirabilité par rapport à l'isolation, au poids, au prix, à la rusticité et à la durée de vie prévisible était le Pile et Pertex. Mais à l'effort j'avais facilement beaucoup trop chaud, et même si la sueur est évacuée de manière sensible, trop chaud c'est trop chaud. Et au repos ou lors d'efforts modérés avec une combinaison de pluie et de vent je me pelais bien fort, la pluie trempant en permanence l'épaisseur d'isolant dont le séchage (évaporation => refroidissement) naturellement rapide était encore accéléré par le vent.
C'est pourquoi j'ai complété, quand je l'ai pu, la veste en P&P par un coupe-vent léger, déperlant et très respirant mais de bonne qualité. Se trouve que c'est un de chez Paramo parce que j'avais accès à une offre privilégiée, le matériau n'est donc pas bien identifié, mais ça marche. Je suis sûr que ça ferait aussi bien avec du pertex ou d'autres.
L'idée c'est que lors d'efforts intenses je porte juste le coupe-vent sur la sous-couche (t-shirt mérinos fin à manches courtes ; si c'était à refaire je le prendrais à manches longues ; j'ai aussi hâte d'essayer la Brynje qui est très prometteuse, puisqu'elle éloigne le coupe-vent de la peau sans ajouter trop de chaleur) avec un buff en laine fine pour compléter l'isolation là où c'est nécessaire, ça tient dans un poing fermé et c'est très polyvalent. Si j'ai besoin de plus de chaleur je replace le coupe-vent par le P&P, et si ce n'est pas assez je rajoute le coupe-vent par dessus le P&P. Ce dernier réduit le facteur éolien ("windchill"...), dévie une bonne part de la pluie avant qu'elle n'arrive sur le P&P qui finit le travail, et surtout il ralentit l'évaporation dûe au vent lorsque le P&P sature quand-même de pluie ou de sueur.
Résultat : je suis vraiment bien sur une large gamme d'efforts, de températures, de vent, d'humidité et de pluie, avec peu de vêtements. Là je commence à être très satisfait.
Pour résumer :
- sous-couche (mérinos 200 g/m2 pour le moment, j'aurais aimé manches longues mais tant-pis, Brynje sur la liste des trucs à expérimenter bientôt)
- coupe-vent très respirant de qualité (Paramo Fuera Windproof smock)
- veste pile et pertex (Montane Extreme)
- buff (mérinos encore bien plus fin que le t-shirt)
Chacun de ces quatre éléments a son rôle à jouer, il n'y a rien de trop. Plus un poncho pour la sécurité évidemment, toujours au fond du sac quelle que soit la saison ou la durée de la sortie, mais là depuis un moment je ne m'en sers plus que comme couverture de pic-nic.
En bas j'ai toujours un solide froc tactel/cordura et un collant en laine ardéchoise que je peux facilement retrousser à la longueur d'un caleçon (à travers la braguette du pantalon, sans enlever le pantalon ni les guêtres), pour réduire la chauffe des jambes à l'effort.
Très content, j'approche du but là.
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Un blog intéressant d'un anglais ayant fait le tour de pas mal de solutions (coton, goretex, buffalo, paramo) sur le sujet de la protection contre la pluie. Les commentaires sont tout aussi intéressants, avec des interventions de "grands noms" dans le domaine de la randonnée.
ici "On Being Warm and Dry" : http://alansloman.blogspot.co.uk/2011/12/on-being-warm-and-dry.html
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J'ai un truc pour toi patate, comme tu touches à la couture à présent:
Un sac F1 retaillé.
Tu découpes au cul du sac une ouverture pour la tête, et deux autres sur les côtés pour les bras.
Tu as à présent la partie étanche du sac sur les épaules.
Et cerise sur le gâteau, le chapeau du sac F1, qui présente une face étanche, peut être aussi aménagé en couvre-chef, façon garde suisse sans la culotte bouffante colorée (encore que, rien n'empêche de porter cet attribut une fois le sac enfilé (le sac, pas le garde suisse...)
Ne me remercie pas. Seuls les meilleurs d'entre nous savent apprécier la Force du sac F1. Tu es de ceux là.
Manu. :closedeyes:
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Génial. Merci Manu pour cette astuce de terrain qui sent l'expérience et le bon sens. :*
Je me vois aussi ne pas retailler le sac F1 et l'utiliser à l'envers, sur ta tête, avec les bras dedans parce que les bras mouillés c'est désagréable. Le cordon de serrage est bien assez solide pour que t'arrives pas à le retirer facilement. Et pi c'est trop facile de faire un super sac de noeuds inextricable dans ces trucs... :trash:
(blague à part, tu me vois sincèrement désolé d'avoir réveillé un tel traumatisme enfoui chez toi, mais je suis heureux de voir que tu arrives à bien l'évacuer)
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En ce moment je teste pas mal cette veste -ou une qui y ressemble- de chez Paramo (http://cgi.ebay.fr/LIMITED-EDITION-Paramo-Unisex-Velez-Smock-Waterproof-Jacket-Coat-Sky-Blue-L-/170953268715?pt=UK_Men_s_Coats_Jackets&hash=item27cd9bddeb) (merci à Deun pour le prêt, voilà un homme qui a confiance en son matériel ;#).
Pour résumer, j'ai envie de dire : c'est de la balle. Mais c'est trop simple. Alors voici un rapide retour en phase de tests :
-Conditions : entre 5 et 10 °C. Pluies intermittente, brouillard, fortes averses, pluies fines taillis et broussailles détrempées le tout souvent mixé dans la même journée.
-Activité : disons comme une randonnée à bon rythme avec de courtes phases statiques allant jusqu'à 10 min.
-Vêtement portés en dessous : brynje en polypropylène ou t-shirt Décathlon en synthétique basique.
-Entretien de la veste : lavée et traitée au nikwax régulièrement (tout les mois peut-être ?).
-Détail : passage au chaud et au sec le midi.
Avec ça : pas de sensation de froid mais la sensation d'être humide. Mais en fait non, rien est mouillé à l'intérieur sauf si on reste statique assez longtemps sous la pluie. Il faut bouger pour que la chaleur produite permette au système de fonctionner. Du coup, on a pas l'impression d’étouffer comme avec une gore-tex.
Bref, quasi magique :).
a+