Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Blue le 25 mai 2007 à 08:15:21
-
Je suis tombée par hasard en faisant une autre recherche sur CE FICHIER (http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_16-17/22354.pdf) .pdf de 33 pages sur les poisons de pêche...
Pas eu le temps de l'explorer, je le mets ici au cas où cela intéresse un passionné...
Blue
-
Certes, :'( puis si c'est pas efficace, je conseille la genade ou la dynamite, voir la batterie 12V et les electrodes qui sont des techniques qui marchent bien aussi pour tout tuer. ;D
-
Il me semble que la rubrique s'intitule "survie dans la nature" (c'est ça ou crever), il est évident pour moi qu'il ne s'agit pas du mode de pêche du dimanche...Je n'ai pas poster ça dans la rubrique autarcie...
Blue
-
ce qui n'empeche pas le commentaire. Survivre est une chose, vivre une autre.
-
Dans un post précédents sur les limites légales de la survie, on arrivait au final à dire que tous (ou presque) les moyens sont bons quand il s'agit de survie...
Donc ces tehniques correpondent à des pratiques limites (au niveau des lois ou de la morale) mais si il s'agit d'une question de vie ou de mort >:D
A+
Mike
-
Merci Blue, pour l info.
Je crois que certaines tribus en Amazonie extraient une espece de lait de vegeteaux, qu elles utilisent dans un bras de riviere, pour estourbir le poisson, localement...
http://www.ambafrance.org.br/refeb/projets/Deturche.pdf
http://freinet.org/creactif/blain/cm/1999/WAYANAS.htm
Ce qui serait survie pour nous devient autarcie et vie courante pour eux...
j imagine qu en survie, la seule loi qui reste est la "loi du bon sens", une autre facette de l instinct de survie??
a+,
Lambda
-
....
Je crois que certaines tribus en Amazonie extraient une espece de lait de vegeteaux, qu elles utilisent dans un bras de riviere, pour estourbir le poisson, localement...
Les amérindiens de Guyane utilisent une technique de pèche qui s'appelle "pèche à la nivrée". Ils utilisent une liane (Ali-Ali) qu'ils écrasent, les entassent dans un "katouri "(sac à dos fait avec des feuilles de palmier) avant d'immerger le tout dans un endroit ou il n'y a pas trop de courant et ou l'eau est relativement calme. Ensuite ils piétinent le "katouri", il en sort un jus laiteux qui va estourbir les poissons. Ils deviennent soit complètement inconscients, on peut alors les attraper à la main, soit ils ont des réactions tellement ralentis qu'il devient facile de les harponner.
Lien Wikipédia concernant la "Nivrée"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nivr%C3%A9e (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nivr%C3%A9e)
-
Merci Blue pour ce fichier PDF.
J'ai déjà fait de la pêche electrique, pratiquée d'ailleurs par les gardes pêches pour récupérer le poisson, mais je ne m'étais jamais penché sur la pêche "chimique".
Le pêche electrique est assez fascinante. Rien n'échappe au passage des pêcheurs, et tout reste dans l'épuisette. Toutefois, il faut une source électrique.
Je me suis plutôt interrogé sur la manière de faire des nasses en tressage, et là, ce n'est pas gagné... Je suis sûr que PNSLTS ;) va nous passer des tas d'informations intéressantes sur la réalisation de nasse efficaces.
Au fait, as tu reçu ton firsteel? Envoi moi un mail perso car je dois passer prochainement dans " le haut" ;)
-
Pas encore de firesteel mais cela ne t'empêche pas de venir perndre un café ou un thé...N'hésite pas à faire signe...
Blue
-
Au fait, concernant le lien, vazy, pechez au taxus baccata, bouffez le poisson (a un s pres) et on en reparle. il y a pas mal de trucs aussi toxiques pour les humains..... dont pour la survie "de question de vie ou de mort" vous etes plutot deja un pied entre les planches en faisant confiance a une telle publication. Le genre de document theorique, fait par des docteurs derriere des livres... ah, vous etes morts, ben oui effectivement, on avait oublie de preciser que telle preparation retire la toxicite du venin utilise pour la peche.... ::) enfin..., c'est beau l'espoir ;D un peu comme la cueillette des champignons, a moins de l'avoir fait avec un mec qui sait, la lecture reste une reference pipotronique.
PS: 3 semaines/1mois avant que la bouffe devienne une question de vie ou de mort, donc on parle bien de survie a long terme.
-
J'ai déjà fait de la pêche electrique, pratiquée d'ailleurs par les gardes pêches pour récupérer le poisson, mais je ne m'étais jamais penché sur la pêche "chimique".
Le pêche electrique est assez fascinante. Rien n'échappe au passage des pêcheurs, et tout reste dans l'épuisette. Toutefois, il faut une source électrique.
Tiens je ne connais pas cette technique, tu pourrais en dire plus STP? (Ne t'inquiète pas, je sais que c'est illégal, c'est juste pour nourrir ma soif de connaissances :)).
a+
-
http://perso.orange.fr/aappma-valdrouette/recensement.html
Hop !!! voilà le principe, illustré...
Vu qu'un bon dessin vaut mieux qu'un long discours...
N'en profite pas pour "électriser" tout ce qui bouge ;) :D :D :D... ça marche pas avec les sirènes ;D ;D
-
Quelques détails dans le lien ci dessous:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=10218.0
-
Salut à tous! ;D
Mon dernier message a un peu bugué alors je recommence... :'(
En tant qu'hydroécologue, la pêche électrique est une technique que j'utilise régulièrement pour le recensement des populations de poissons et c'est en effet très efficace (notamment dans les profondeurs inférieures à 1m, sans infliger de dégâts aux poissons...à quelques conditions prêt : si la lame d'eau est trop grande, sur les poissons de fond, si la conductivité de l'eau est trop faible ou le champs électrique mal réglé (dépendent de la charge organique et minérale de l'eau), la pêche devient bien moins efficace ; après, c'est un voltage de 250 à 650V pour quelques ampères, à régler en fonction encore une fois du milieu ou l'on pêche et si c'est mal réglé ou si les poissons approchent trop prêt ou trop longtemps de l'anode, ou encore s'ils sont mal gardés en bassins (oxygénation notamment), les plus sensibles risquent de ne pas repartir. Quant à l'utilisation en survie...heuuu...juste impensable : c'est un générateur de 25 à 100kg + cuissardes néoprène et gants (isolation électrique) + épuisettes et 3 personnes pour manipuler le tout (1 à l'anode, 1 à la sécurisation batterie et 1 ou plus aux épuisettes)...pas très pratique en rando ou perdu dans la brousse :) :lol:
Pour ce qui est de l'utilisation de végétaux ichtyotoxiques pour se procurer des poissons (ou toute autre condition d'ailleurs), c'est en effet à utiliser avec précaution... Selon le courant, la masse d'eau, etc., un poison peut diffuser sur plusieurs kilomètres...mais il se dilue et ça dépend beaucoup des substances utilisées. Les substances d'origine végétale se dégradent généralement bien dans l'eau et ont une demi-vie assez courte, contrairement aux molécules de synthèse. ^-^ Ensuite, il existe des substances qui n'ont qu'un effet soporifique ou désorientant sur les poissons : dès qu'ils retrouvent une eau propre ou des concentrations plus faibles, petit poisson repart tranquillement :up: Utilisé dans un secteur à faible dispersion (un peu quand même pour éviter une trop longue stagnation) et à condition de choisir la bonne plante, on peut faire une pêche localisée à faible impact écologique.
Ensuite, par rapport à l'homme, il existe des substances qui n'affectent pas l'homme, comme par exemple les saponines, qui touchent les poissons mais ne sont pas assimilés par l'homme et qui passent donc dans le transite sans l'affecter. :doubleup:
Mais pour finir mon roman, avant de balancer une batterie de voiture à la flotte ou de tester la pêche chimique, il y a bien d'autres méthodes de pêche ou sources de protéines à essayer, même en situation de survie !!! :lol: ;#
-
En Guyane j'ai pratiqué la pêche à la nivraie plusieurs fois et toujours en saison sèche. Mes amis Bushinengués connaissaient plusieurs pieds de cette liane et se les gardaient jalousement. Résumé d'une pêche :
- Couper les lianes en bouts de 80 cm/1 m.
- En faire un fagot attaché avec d'autres lianes.
- Transporter le tout au bord de la crique à pêcher.
Nota : Pour avoir transporté un fagot de liane nivraie sur un kilomètre environ, je suis arrivé au bord de la crique assez estourbi...
- Couper à la machette des arbres de +/- 15 cm de diamètre.
- Les tailler en forme de massue.
- Frapper les lianes à l'aide de ces masses végétales jusqu'à les broyer.
- Laver les lianes dans l'eau qui devient blanche.
- Descendre en aval tout en suivant le nuage blanc qui s'étire et s'éclaircit au fur et à mesure qu'il se dilue.
- Attendre en effectuant des aller-retours vers l'amont.
- Les poissons les plus petits sont les premières victimes et agonisent à la surface.
- Ensuite, ce sont les plus gros que l'on entend se débattre et que l'on ramasse comme des fruits.
Le principe actif est le ROTENONE, puissant vasoconstricteur et utilisé dans les insecticides.
VÉCU : Au cours de l'une de ces nivraies, alors que j'étais un jeune broussard, nous avons capturé trois belles anguilles électriques. Pour le transport, perçage d'un trou en arrière de la tête et passage d'une liane de petit diamètre. Au cours de cette opération je me suis pris plusieurs bonnes décharges (ça secoue vraiment...) alors que ces bestioles étaient presque mortes... Nous les avons cuisinées à la poêle. ABSOLUMENT IMMANGEABLE, INFECT.