Salut à tous!

Mon dernier message a un peu bugué alors je recommence...

En tant qu'hydroécologue, la
pêche électrique est une technique que j'utilise régulièrement pour le recensement des populations de poissons et c'est en effet très efficace (notamment dans les profondeurs inférieures à 1m, sans infliger de dégâts aux poissons...à quelques conditions prêt : si la lame d'eau est trop grande, sur les poissons de fond, si la conductivité de l'eau est trop faible ou le champs électrique mal réglé (dépendent de la charge organique et minérale de l'eau), la pêche devient bien moins efficace ; après, c'est un voltage de 250 à 650V pour quelques ampères, à régler en fonction encore une fois du milieu ou l'on pêche et si c'est mal réglé ou si les poissons approchent trop prêt ou trop longtemps de l'anode, ou encore s'ils sont mal gardés en bassins (oxygénation notamment), les plus sensibles risquent de ne pas repartir. Quant à l'utilisation en survie...heuuu...juste impensable : c'est un générateur de 25 à 100kg + cuissardes néoprène et gants (isolation électrique) + épuisettes et 3 personnes pour manipuler le tout (1 à l'anode, 1 à la sécurisation batterie et 1 ou plus aux épuisettes)...pas très pratique en rando ou perdu dans la brousse

Pour ce qui est de l'utilisation de
végétaux ichtyotoxiques pour se procurer des poissons (ou toute autre condition d'ailleurs), c'est en effet à utiliser avec précaution... Selon le courant, la masse d'eau, etc., un poison peut diffuser sur plusieurs kilomètres...mais il se dilue et ça dépend beaucoup des substances utilisées. Les substances d'origine végétale se dégradent généralement bien dans l'eau et ont une demi-vie assez courte, contrairement aux molécules de synthèse.

Ensuite, il existe des substances qui n'ont qu'un effet soporifique ou désorientant sur les poissons : dès qu'ils retrouvent une eau propre ou des concentrations plus faibles, petit poisson repart tranquillement

Utilisé dans un secteur à faible dispersion (un peu quand même pour éviter une trop longue stagnation) et à condition de choisir la bonne plante, on peut faire une pêche localisée à faible impact écologique.
Ensuite, par rapport à l'homme, il existe des substances qui n'affectent pas l'homme, comme par exemple les saponines, qui touchent les poissons mais ne sont pas assimilés par l'homme et qui passent donc dans le transite sans l'affecter.

Mais pour finir mon roman, avant de balancer une batterie de voiture à la flotte ou de tester la pêche chimique, il y a bien d'autres méthodes de pêche ou sources de protéines à essayer, même en situation de survie !!!
