Aurais-je dû mettre ma polaire, si oui quand?Le plus tôt possible en enlevant ton Tshirt trempé. Le problème c'est qu'exposé aux éléments (pluie, vent) c'est pas terrible, tu risques même de te refroidir durant l'opération. D'où la quatrième couche.
j'ai perdu un temps monstre à allumer le poële car le seul petit bois dispo était stocké dehors, donc mouillé avec la pluie+vent et le brouillard.C'est ce que j'appelle "l'adhésivité mentale" : le plan est foireux, c'est clair, mais on s'obstine. Les hommes sont particulièrement sensibles à ça, encore plus quand l'effet chimpanzé est là. Un plan qui ne fonctionne pas, on envisage des alternatives, s'il y en a : on change de plan.
une fois arrivés je les désape, les emballe dans les couvertures,La couverture ne procure pas de chaleur, elle isole. Dans un premier temps elle absorbe même ta chaleur (le temps que tu la réchauffe si elle a été stockée à -5°C). Or quand on est en hypothermie, c'est qu'on ne produit plus assez de chaleu par rapport aux pertes...il faut donc soit renforcer la production de chaleur (exercice, carburant...) soit amener de la chaleur+isolation.
Tu n'indiques pas la qualité de ta parka.c'est ma parka de dotation imper-respirante, pas très imperméable ni très respirante mais jusqu'ici je m'en étais toujours accomodé. A noter que j'ai une veste plus imperméable mais moins respirante et que ça tourne instantanément au sauna à l'intérieur. A la lumière de ce qui m'est arrivé peut-être que je vais prioriser dans mon budget une une parka plus performante.
La solution c'est la quatrième couche : une doudoune isolante et résistante à l'humidité, ample que tu ajoutes SUR ta veste imper/respi lors des phases d'arrêt. C'est la meilleure solution (après la gestion préventive bien sûr).Tu penses à une doudoune synthétique? en fait j'ai de la peine à comprendre comment elle est efficace car si tu es mouillé dessous tu as froid tout de même? En fait c'est ce qui motivait ma question sur ma polaire ; si je l'avais portée entre le t-shirt et la veste, aurait-elle drainé l'humidité et évité à lon t-shirt d'être trempé, aurait-elle évité le contact de mon torse avec la doublure mouillée et froide de la parka? Pour info en ce moment je cuve une bronchite du tonnerre :(
C'est ce que j'appelle "l'adhésivité mentale" : le plan est foireux, c'est clair, mais on s'obstine. Les hommes sont particulièrement sensibles à ça, encore plus quand l'effet chimpanzé est là. Un plan qui ne fonctionne pas, on envisage des alternatives, s'il y en a : on change de plan.OK je me rends compte que j'ai clairement merdé, j'aurais dû faire la soupe ou du café d'abord et allumer le poële ensuite. Ce point-là est clair. Je me rends aussi compte que je n'étais pas 100% lucide et que j'ai fait un certain nombre de trucs au radar comme par ex d'allumer le réchaud (aucun souvenir de l'opération, de si j'ai utilisé le briquet de ma poche de pantalon ou celui dans mon sac à dos)
Déjà, d'être dans le refuge au sec, c'était 90% du problème de réglé.C'est vrai que je n'y avais pas pensé en ces termes mais effectivement dans ma tête c'était clair qu'entre le refuge, une cabane plus bas dans la pente, mais plus loin et sans confort, ou redescendre dans la vallée, le plus simple c'était le refuge. Sans m'en rendre compte j'ai pris la décision, instantanément, alors qu'à l'origine j'étais parti pour descendre à la cabane en hors sentier, vu que j'aime être peinard. Ca me fait flipper de me rendre compte a posteriori que cette décision cruciale était complètement instinctive/inconsciente.
Mettre de l'eau à chauffer pour une boisson chaude et sucrée, et manger du sucré... ça aide vachement à redonner des calories pour produire de la chaleur et/ou du mouvement, ce qui revient au même... Les filles auraient peut-être pu faire chauffer l'eau pendant que tu gérais le bois, ça les aurait occupé... et donc fait bouger, concentré sur une tâche... ce qui est souvent bien.Est-ce que ce sont les calories les plus importantes ou la chaleur? Bien sûr là il y avait les deux mais si l'on n'a que l'une ou l'autre qu'est-ce qui prime? (c'est pour bien comprendre le fonctionnement). Pour les filles elles étaient incapables à la fin de faire quoi que ce soit, sur le dernier quart d'heure je les ai houspillées en continu pour les faire avancer et elles étaient devenues amorphes ; l'une des deux était complètement épuisée j'ai dû porter son sac elle était dans un tel état que j'ai dû le lui enlever elle ne pouvait pas me le donner. Idem pour les désaper dans le refuge j'avais l'impression de parler à des bûches.
les deux randoneuse etaient vetue de manierre adequat ou paspas franchement, elles avaient l'une un jean, l'autre un pantalon en synthétique. Des chaussures de montagne, l'une un kway l'autre pas, elles étaient parties à la journée avec pas de rechange dans le sac à dos. Quand je les ai désapées tous leurs habits étaient gorgés d'eau y compris les chaussures.
Il montre bien comment avec qqs détails mineurs de moins celà finissait en drame et ceci dans une situation au départ pas vraiment merdique.C'es bien ce qui me fait peur, car finalement avec un peu de recul je me dis que ça n'est pas passé loin y compris pour moi, et ce stupidement, alors même que j'étais sensibilisé au problème (sans pour autant maîtriser) de par la lecture de ce forum, ma formation à la vie en campagne, mon expérience de la montagne en toutes saison y compris dans des sorties beaucoup plus engagées que celles-là. Le pire c'est qu'en y repensant, après avoir plié mon affût, en commençant la descente, je me faisais la réflexion que par rapport aux conditions j'avais su anticiper une situation débouchant potentiellement sur une hypothermie...bref l'euphorie n'a pas duré longtemps. On se fait toujours prendre au dépourvu...@+
C'est vrai que je n'y avais pas pensé en ces termes mais effectivement dans ma tête c'était clair qu'entre le refuge, une cabane plus bas dans la pente, mais plus loin et sans confort, ou redescendre dans la vallée, le plus simple c'était le refuge. Sans m'en rendre compte j'ai pris la décision, instantanément, alors qu'à l'origine j'étais parti pour descendre à la cabane en hors sentier, vu que j'aime être peinard. Ca me fait flipper de me rendre compte a posteriori que cette décision cruciale était complètement instinctive/inconsciente.
Est-ce que ce sont les calories les plus importantes ou la chaleur? Bien sûr là il y avait les deux mais si l'on n'a que l'une ou l'autre qu'est-ce qui prime? (c'est pour bien comprendre le fonctionnement).
Pour les filles elles étaient incapables à la fin de faire quoi que ce soit, sur le dernier quart d'heure je les ai houspillées en continu pour les faire avancer et elles étaient devenues amorphes ; l'une des deux était complètement épuisée j'ai dû porter son sac elle était dans un tel état que j'ai dû le lui enlever elle ne pouvait pas me le donner. Idem pour les désaper dans le refuge j'avais l'impression de parler à des bûches.
Tu penses à une doudoune synthétique? en fait j'ai de la peine à comprendre comment elle est efficace
car si tu es mouillé dessous tu as froid tout de même?
Toi-même, tu étais limite : tu as pris sérieusement froid rien qu'en cassant ton rythme de marche. Quid d'une entorse?Justement j'étais loin de me douter que ça allait être aussi galère de rejoindre le refuge. On a mis 1h15 là où j'estimais le trajet à 45min et si je mets la plaque ce doit être faisable en dessous de la demi-heure. Mais l'habitude de vadrouiller seul m'a déshabitué du handicap d'attendre les autres. Quant à être conscient, sur la fin je les boostais sans arrêt et j'avais plus la tête à autre chose. Une question qui m'empêche de dormir, c'est : combien de marge me restait-il à moi? Pour les filles je pense qu'elles étaient déjà en zone rouge, heureusement moi pas mais combien de temps aurais-je pu tenir encore? Je n'en sais rien.
Je sais bien que tu étais conscient de cela et que tu faisais gaffe ...
Qu'avais-tu en fond de sac comme "autre équipement" pour t'abriter?Tu étais sur une sortie de plusieurs jours ou sur plusieurs sorties d'un jour?Dans mon sac j'avais deux chauffe-main que je n'ai même pas pensé à utiliser, vu qu'ils y sont tout le temps et que je m'en sers l'hiver en paroi j'ai pas percuté. J'avais mon sac de couchage (un snowshoe) + un sursac (snugpak) + un poncho gris décathlon ; j'avais ma polaire dans le sac aussi et des chaussettes de rechange en laine.
Dans mon sac j'avais deux chauffe-main que je n'ai même pas pensé à utiliser, vu qu'ils y sont tout le temps et que je m'en sers l'hiver en paroi j'ai pas percuté. J'avais mon sac de couchage (un snowshoe) + un sursac (snugpak) + un poncho gris décathlon ; j'avais ma polaire dans le sac aussi et des chaussettes de rechange en laine.
Plus efficace à mon sens que d'autres abris "à monter" en conditions de tempête.Tafdak Bison, mais pour ce qui me concerne, je recherche plutôt une solution pour 2 à 3 personnes - 4 si nécessaire (bothy bag ou Twin Sisters / Sangri-La, etc., le second type présentant l'avantage de permettre l'utilisation du réchaud à gaz dans l'abri)...
Tu ne nous dis pas si tu as déballé tout cela dès l'arrivée au refuge?Oui, tout sauf les chauffe-mains dont j'avais oublié l'existence (je les enlève jamais du sac, c'est après que j'y ai repensé) ; comme quoi quand on a le cerveau polarisé sur quelque chose on en vient à oublier tout le reste.
Attention aux personnes qui ne ressentent pas le froid, ils sont plus sujets à l'hypothermie.Ca n'est heureusement pas mon cas je suis limite frileux et j'ai souvent besoin d'un sac de couchage plus gros que les autres pour être bien, par contre on m'a souvent dit que je tenais bien chaud la nuit.
Elles étaient déjà pas en forme quand je les ai trouvées, mais elles n'ont pas su me dire depuis combien de temps ça allait mal, je ne sais donc pas combien de temps ça leur a pris pour en arriver à ce stade? mais ça doit aller vite.
MuleSkinner, ton témoignage à toi est déjà super intéressant. Quid de celui des filles?de ce côté-là pas grand'chose à en tirer vu qu'elles ont gouverné à l'estime donc elles n'ont pas su me dire où elles étaient quand elles se sont égarées, ni combien de temps elles ont passé à chercher le chemin
Est-ce que tu as pu les débriefer d'avantage, après qu'elles ont retrouvé une température et une conscience normales?Pas évident parce qu'elles étaient "un peu" gênées, faut dire que j'ai pas mâché mes mots mais bon c'était sans méchanceté, juste par réaction ; et le fait de les avoir foutues à poil d'autorité a pas dû arranger. Quand elles ont repris des couleurs elles me regardaient bizarrement de dessous leurs couvertures respectives.
Tu avais dans ton sac un poncho.Non, pas pu le mettre, pour pas m'arrêter, et puis toujours l'habitude de raisonner que j'aimerai bien l'avoir un peu sec au moment de m'arrêter pour me coller dessous. Ca m'est déjà arrivé un paquet de fois de pas enfiler le poncho et de le garder en réserve, quand je m'arrête je le déploie en abri et au moins il est pas trempé de condensation.
Tu n'as pas envisagé de le passer en vitesse, en surcouche, quand tu as commencé à avoir froid?
Trop difficile dans le vent?
Trop gênant pour progesser?
Ou, comme tu l'as déjà dit : impossible de s'arrêter, les filles n'auraient pas pu repartir?
Si tu avais transporté ce poncho de façon à ce qu'il soit accessible sans t'arrêter, tu l'aurais mis?pas d'avantage, je pense que ce que j'aurais mis en premier ça aurait été mes chaussettes en guise de gants parce que c'est quand même aux mains que j'avais le plus froid. En fait j'aurais dû dès le début enfiler le poncho ça aurait au moins fait un premier rempart contre le vent et j'aurais eu plus chaud en-dessous mais sur le coup c'était moins simple de réfléchir, et j'étais une fois de plus dans l'optique dont j'ai l'habitude, à savoir de garder un peu de mou au niveau des affaires de rab dans le sac, car ça peut devenir plus critique que ça n'est (on n'atteint pas le refuge et on est obligé de planter là, par ex). C'est crétin parce que j'étais déjà dans le rouge mais la force de l'habitude + cerveau focalisé sur autre chose (atteindre ce ptin de refuge) = on ne réfléchit plus. Triste mais vrai @+
En fait j'aurais dû dès le début enfiler le poncho ça aurait au moins fait un premier rempart contre le vent et j'aurais eu plus chaud en-dessous
Si çà intéresse, j'en causerai un peu .
Une question qui m'empêche de dormir, c'est : combien de marge me restait-il à moi? Pour les filles je pense qu'elles étaient déjà en zone rouge, heureusement moi pas mais combien de temps aurais-je pu tenir encore? Je n'en sais rien.
Je ne connais rien au déplacement des animaux que tu suivais et à l'organisation d'une sortie affut mais aurais t'il été possible que tu parte jusqu'au refuge ou un point facile à identifier (surtout pour toi qui connait le coins) avec un sac supplémentaire (style sac étanche) de matériel pour le cas ou... et que tu laisse se sac sur le point choisit dans ta zone de sortie? Comme cela en cas de pepin tu sais que tu as du matos plus conséquent pas trop loin mais tu le porte pas tout le temps (un peu a la camps de base).Effectivement un sac de matos planqué quelque part c'est pas mal mais quand tu suis la harde, qui est souvent assez mobile surtout en saison de chasse, tu as intérêt à être mobile, donc voyager léger, et autonome, car il faut passer la nuit là où la harde s'arrête. Donc à part quitter ton observation, pas moyen de t'éclipser pour aller chercher tes affaires. Et avec un peu de chance il faudra en plus te taper de la marche pour aller rechercher à la fin le sac qui ne t'a donc pas servi...
L'IGN, n'est pas sourde aux erreurs relevées par les utilisateurs de ses cartes, au contraire. Outre la couverture satellite et par son personnel de terrain, le plus gros du travail est effectué par les usagers.pas d'accord, en fait les deux tracés du GR existent sur le terrain depuis plus de 20 ans, l'un des deux tracés a été volontairement enlevé de la carte, probablement au motif qu'il traverse une grande casse pour passer un col et qu'il n'est pas tracé à part les cairns sur ce franchissement. L'IGN a viré de ses cartes la majorité des passages un peu exposés, sans doute parce qu'ils flippaient pour leur responsabilité en cas d'accident. C'est stupide car sur le terrain des portions de sentier existent toujours, bien tracées, et cela prête à confusion. C'est stupide aussi car il vaut mieux savoir que ça passe même si c'est délicat que de pas savoir et de tenter au pif.
Aujourd'hui, les paysages changent tellement vite à cause de l'urbanisation et de la voirie que, entre le relevé topographique et sa publication, la nouvelle carte est souvent déjà périmée.
Tu as pris de gros risques pour les ramener avec toi, ne pas prendre le temps de t'arreter pour gerer tonla progression lente, c'est parce que les filles avançaient pas. Il a fallu les tirer, les pousser, les motiver, leur crier dessus, bref un job à plein temps. Le refuge je savais au mètre près où le trouver, tout seul j'aurais pas mis longtemps à le rejoindre mais j'ai bien l'habitude de cavaler vite.
début d'hypothermie.
1H15 pour trouver le refuge... pourquoi? difficulter à le trouver ou progression trop lente....?
Tu as gardé le contact? tu leur as parler qu'il existe un forum ou il y a plein de bonnes infos à prendreElles m'ont envoyé un texto une fois rentré chez elles pour me dire qu'elles étaient bien rentrées car le lendemain matin je les ai mises sur le chemin puis on s'est quittés vu que je devais aller récupérer ma caisse de l'autre côté du massif. Pour le forum pas pensé à leur en parler mais j'espère qu'elles auront été vaccinées par l'incident.
pour éviter ce genre de galère?
Ce post met en lumière aussi tout l'interet de la section "matos de survie" car on voit bien l'importance du matos efficace quand ça dérape.....J'aurais d'abord dit que ce post met en lumière le fait qu'en étant sensibilisé au risque, en ayant de l'expérience, en étant préparé, on se fait très (trop) vite avoir, d'où l'importance d'apprendre encore et de s'entraîner. Pour moi ce n'était pas une question de matos, si j'avais eu une meilleure veste tant mieux mais j'en aurai pas eu trois donc de toute façon on ne peut tout prévoir @+
en fait les deux tracés du GR existent sur le terrain depuis plus de 20 ans, l'un des deux tracés a été volontairement enlevé de la carte, probablement au motif qu'il traverse une grande casse pour passer un col et qu'il n'est pas tracé à part les cairns sur ce franchissement.
Et pour une situation d'urgence, pensez à mettre une petite bougie plate (chauffe plat) et un feu dans votre fond de sac. Assis en tailleur sous le poncho, allumez la bougie entre les jambes, cela vous sèche et vous réchauffe. Ceux qui sont passés par les stages au club mediterrearmée ont déjà du tester cela.
En fait, il arrive souvent que le tracé "officiel" d'un GR soit modifié par la FFRP, pour des raisons diverses (y compris des raisons de dangerosité ou d'impraticabilité en certaines saison) - c'est leur choix ...ouais, enfin quand la carte ne correspond pas à la réalité du terrain c'est qu'il y a un problème. Comme on va pas changer le terrain il serait peut-être temps de changer la carte...surtout que là le sentier était bien beau et bien traçé, rien à voir avec le vague pointillé noir de la carte.
Et pour une situation d'urgence, pensez à mettre une petite bougie plate (chauffe plat) et un feu dans votre fond de sac. Assis en tailleur sous le poncho, allumez la bougie entre les jambes, cela vous sèche et vous réchauffe. Ceux qui sont passés par les stages au club mediterrearmée ont déjà du tester cela.oui j'ai déjà pratiqué ça marche bien même en plein vent (on passé une nuit à trois avec deux potes sur une vire sous un poncho en pleine paroi comme ça avec un réchaud butagaz après s'être fait coincer comme des bleub*tes par la glace c'était limite mais c'est passé, c'était il y a plus de dix ans déjà, on s'est juré de plus jamais recommencer ce genre de conneries)
Juste une question qui n'a pas été soulevé,Une chose est sûre : j'avais des pâtes de fruits dans la poche cargo de mon fute. Je me souviens pas en avoir bouffé ni en avoir filé aux filles mais j'en jurerais pas. Tout du long j'ai pas pensé à autre chose que le temps qu'on avait mis pour arriver là, la distance qui restait jusqu'au refuge, et le temps qu'on allait mettre pour la parcourir. En plus j'étais limite de baliser parce qu'il faut bien dire que dans le brouillard les repères se gomment et que j'avais beau connaître le secteur plutôt pas mal j'en voyais pas le bout.
Avais-tu des trucs à bouffer super énergétique genre bare de céréales, fruits sec, pates de fruits ... à filer aux filles quand tu les as trouvée?
Je pense que vue l'état dans le quel elles étaient et le temps que vous avez mis pour vous rendre au refuge ça aurait pu aider à les booster un peu pour arriver plus vite.
après avoir lu les conseils des "gens qui savent"Il y a "ceux qui savent" et "ceux qui font", la deuxième catégorie est bien plus méritable et tu en fais parti Muleskinner. Bravo, t'as géré la situation très bien, c'est jamais parfait mais l'important c'est le résultat, t'as sauvé des vies mon gars ! alors t'as mon respect éternel.
Bonjour,
Je viens de découvrir ce forum et ce sujet m'interpelle.
La meilleure solution pour aider une personne en situation d'hypothermie c'est de lui faire respirer de l'air réchauffé. Je
+1 pour l'air chaud. En salle de réa, on branche les gens en coma hypothermique sur un respirateur pulsant de l'air à quelques degrés au-dessus de la température centrale de la victime. La circulation extra-corporelle est aussi mise en place, chauffée aussi... et des lavements à l'eau chaude (1° plus chaud que la température centrale) sont parfois même effectués pour réchauffer les viscères et relancer la machine.
Technique également utilisée en secours en montagne (en tous cas au PG de Chamonix), avec un appareil qui produit de l'air chaud grâce à une réaction chimique.
Sylvain.
Pour pouvoir exploiter en pratique ce système sur le terrain : est-il possible de pratiquer le "bouche à nez" (par exemple) pour réchauffer l'hypothermique?
Si j'ai bien compris, en cas d'hypothermie + gelures (doigts, orteils), tant pis pour les gelures, qui présentent un risque vital moindre, c'est bien ça ?