Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Dans la jungle ordinaire => Discussion démarrée par: DavidManise le 02 octobre 2009 à 12:59:42
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Salut !
Post à haute teneur politique, mais j'assume. Ceux qui sont contre la privatisation de la poste, allez voter dans votre mairie !
--> http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/
David
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Salut!
ça entraînerait quoi exactement (c'est bien d'en faire une entreprise privée non? ) ? :huh:
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C'est difficile de prévoir ce que ça entraînerait exactement. Mais concrètement là, la poste est un service public. Une entreprise privée a pour but non pas d'offrir un service public, mais bien de faire du pognon. Et si elle peut faire plus de pognon en offrant un moins bon service au public, pourquoi elle se priverait ?
Evidemment il existe des boîtes qui ont à coeur le service à leurs clients... mais bon concrètement tu crois qu'une entreprise privée monterait son courrier à papy Fraysse qui habite au lieu dit "Les Fraysses", de l'autre côté du col de Pennes ici, sur une piste de montagne à peine praticable en été, et même pas ouverte en hiver ?
Le facteur, là, il y monte quasi tous les jours. Ca lui prend bien deux heures juste pour une personne.
Tu crois que c'est rentable ça ? Absolument pas, si on regarde juste le budget de La Poste. Si on y regarde globalement par contre, on a un papy qui peut rester finir ses vieux jours chez lui, heureux, sans être parqué dans un hospice avec des vieux débris (lui il bine encore son jardin, et quand il lève la tête il a une vue sublime sur son domaine et sa liberté). Il coûte rien à la société. Alors qu'enfermé dans un foyer pour personnes âgées, il binerait le trou de la sécu à grands coups d'anxiolytiques et ceci et celà...
Alors déjà, rien que pour tous les papy Fraysse de France, moi je vote contre la privatisation.
Et là, vu que j'ai ouvert ma gueule, je vais bien devoir laisser un mec qui est pour exposer son opinion, et ça va partir en sucette ::)
Ciao ;)
David
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il binerait le trou de la sécu à grands coups d'anxiolytiques et ceci et celà...
;D :up: :love:
Et là, vu que j'ai ouvert ma gueule, je vais bien devoir laisser un mec qui est pour exposer son opinion, et ça va partir en sucette ::)
Et bien mon cher David, avant de laisser la parole au camp d'en face, perso, et tu n'en seras pas surpris, je partage ta position à 1000 %. Un service public au service du public n'a pas vocation à être rentable ; çà ne veut pas dire qu'on doit tolérer les gaspillages financés par l'argent public, pas du tout, on doit rechercher les économies intelligentes, mais pas casser le service de proximité, de santé, de sécurité, etc., sacrifié sur l'autel de la rentabilité à tout prix. En ce domaine (social, santé, éducation, recherche), les économies politiciennes d'aujourd'hui creusent les dépenses de demain. Il coûtera toujours plus cher à la société de rééduquer que d'éduquer, de "guérir que de prévenir" ...
Un hôpital, un collège, un commissariat, une caserne de pompiers, un bureau de poste rural : en ce qui me concerne, non à leur privatisation.
Arvernos,
qui bosse dans un service public en péril (oui, je sais, vous allez vous dire, ceci explique peut-être cela. Mais non, même pas vrai, je pensais déjà tout çà avant. C'est ma vision de l'humanisme).
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Pour les expatries je trouve pas de moyen de voter , :( , c'est pourtant le service publique que j'utilise le plus :'(
Je fait suivre a mes proches , Merci David ;)
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Salut!
ça entraînerait quoi exactement (c'est bien d'en faire une entreprise privée non? ) ? :huh:
Pour en rajouter un peu par rapport au post de David :
-Les petits villages ne seront plus desservis. Il faudra venir chercher son courrier à la poste de la ville du coin.
-De facto, les facteurs ne rendront plus ces menus services qui rendent la vie plus facile à ceux qui sont isolés (ramener un médicament de la pharmacie, un gâteau de la boulangerie, etc).
-Certaines personnes âgés ne s'abonne à un quotidien que pour être sûr que six foix par semaine un être humain passera par chez eux... et ils sont là à leur porte pour le guetter :'( , une poignée de main, quelques mots échangés... ça peut paraître rien du tout, pourtant c'est ce qui les fait vivre.
-Fini le courrier gardé gracieusement pendant les vacances, fini le petit coup d'oeil quotidien à la maison laissée vide.
-Il y aura de plus en plus d'ISA (Imprimé Sans Adresse) distribués par la poste puisque c'est une activité rentable.
-Et bien d'autres choses que j'oublie :'(
Le métier de facteur (surtout en milieu rural) est un boulot fantastique. Une fois le tri du courrier effectuer, il est son propre maître. S'il veut discuter avec M Duchmol, ça ne pose aucun problème, boire tout les jours un petit noir chez le fils Michel, personne ne s'en plaindra, compter fleurette à Mme Durant qui le guette sur son balcon, ça permet au moins aux commères d'avoir des conversations palpitantes, etc.
Du moment que le courrier est bien distribué, il est libre.
Avec la privatisation, je doute que cela perdure. Dans les bureaux que j'ai connu, l'évolution étaient lentes mais net: de plus en plus de foyers à desservir, une certaine pression pour placer des produits commerciaux, de plus en plus de contractuels en remplacement aux facteurs absents, et ceci avec une période de formation à la tournée qui devient ridicule, ...
Aux guichets aussi les choses changeront (et ont commencé à changer il y a longtemps). Songez à toutes ces petites opérations qui prennent du temps, mais qui rendent services et qui sont indispensables aux pauvres gens...
Le service public a bien des défauts, mais il est incontournable si on veut vivre dans un pays qui ne laisse pas les plus vulnérabes dans le caniveau.
l'Humain
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En même temps la privatisation de la téléphonie fixe n'a pas été une mauvaise chose. L'Etat peut maintenir une obligation de service universel. Tous ses petits services non rentables actuellement rendus par la "Poste service public" sont payés par nos impôts. Dans un modèle privatisé en paye en direct (avec ajustements par subsides si nécessaire) et on ouvre à la concurrence qui assez rapidement permet une diversification de l'offre et une compétition plutôt bonne pour les consommateurs.
Notez (avant de tirer): Je n'ignore pas le revers de la médaille, les laissez pour compte, les douleurs de mutation des entreprises (pour le coup mon parallèle avec les télécoms, au vue de l'actualité, met cela en évidence) ...
Je n'ai donc pas d'avis tranché sur le sujet mais je voulais éclairer l'autre vision des choses.
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Salut
Euh ! à quel niveau vu le mécontentement général des services offerts par FT ?
@'pluche
J.Phil.
Au niveau que pour 30€/mois (oui je suis en zone dégroupée, ce qui est le plus représentatif d'une vrai libéralisation) j'ai:
-TV
-internet
-téléphone illimité en France, US, Chine, Inde, Europe de l'Est ...
France Télécom, avant la privatisation, te proposait quoi à ce prix?
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Pierr, ok, sauf qu'aucun FAI privé n'aurait pu implanter le réseau filaire qui leur a permis de pousser ;)
Concrètement, y'a une ligne publique qui monte ici jusque dans ma montagne, et c'est pas la blondasse qui a payé pour qu'elle y monte... et si y'avait pas eu de réseau public, ben nous ici on serait encore aux pigeons voyageurs et aux signaux de fumée...
David
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Bon pour moi sur le principe : La poste doit être un service public !
Mon problème c'est que pour ce que j'en vois j'ai l'impression que la poste est déja gérée comme une entreprise privée depuis un moment.
Je suis sincèrement heureux (et ce n'est pas de l'ironie !) de savoir qu'il y a encore des endroits où les facteurs ont toujours le temps de passer chez le papy Fraisse mais ce que j'en vois et en entends ne correspond pas tout à fait :
- Un pote, facteur à la campagne, m'avait dit il y a déja plus d'une douzaine d'année qu'en gros sur quelques années il avait vu sa tournée doublée et qu'il n'avait plus le temps de discuter dans les fermes, du coup c'était beaucoup plus difficile de rendre service. Son chef avait d'ailleurs clairement expliqué que de toutes façons la priorité de la poste était désormais les produits bancaires et que le courrier passait en arrière plan ...
- En ville, il y déja longtemps que je retrouve des "avis de passage" pour des paquets ou des recommandés alors que je suis chez moi et que je suis certain qu'il n'y a pas eu de coup de sonnette. Explication qu'on m'a donné "On n'a pas le temps de vérifier que les gens sont chez eux !". Ce n'est pas systématique et c'est un peu par période mais tout de même assez fréquent.
- Une copine qui se présente au guichet avec une attelle au bras , on lui demande de remplir un formulaire et lorsque qu'elle explique gentiment qu'elle ne peut pas écrire le guichetier lui répond de se débrouiller car il n'est pas là pour ça.
Je ne critique pas les personnes, je pense qu'ils font ce qu'ils peuvent avec le temps qu'on leur donne (le guichetier par exemple savait qu'il y avait une douzaine de personnes qui attendaient en ralant et seulement deux guichets d'ouverts) mais du coup j'ai l'impression que la poste est déja gérée comme une entreprise privée depuis un moment.
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Le facteur qui boit son coup, s'arrête pour discuter est quand même payé pour le temps passé au café, rien n'est gratuit (mais c’est un peu l’image d’Epinal, là). Encore moins la distribution marche d'approche de 2 h du papy. ;#
:) Le facteur est payé de la même manière, qu'il fasse sa tournée en six heures, en dix, ou en douze. Et ce n'est/n'était pas une image d'Épinal mais une réalité bien conviviale. Quant au deux heures pour le papy... ::) certes ce n'est/n'était pas deux heures, mais les détours d'une demi-heure aller et retour en voiture pour aller desservir la petite ferme isolée en campagne ne sont/n'étaient pas rare. Rajoute à ça un orage diluvien ou de la neige sur les hauteurs provençales, et pour le coup tu n'es même plus sûr de pouvoir rentrer sans l'aide du tracteur qui viendra dégager ta voiture de la boue dans laquelle elle s'est piteusement enfoncée. Oui, autrefois le service public exigeait cela. C'est une réalité qui disparait.
Onc'Roger, tu es tout a fait dans le vrai. La poste en tant que service public est sabotée de l'intérieur depuis longtemps.
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Pareil en Belgique :'(. La poste n' est plus vraiment un service publique. Les mêmes histoire que oncle Roger avec quelques variantes du style, trouver le courriers sur le... Trottoir ::). J' attend de voir la suite :-\
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A vrais dire, ce n' est pas tellement un problème concernant la poste, mais bien le " service publique " :(. Et là je sais de quoi je parle :-\. " Certaines personnes à Bruxelles " verraient d' un bon œil la fin du service publique pour passer au " privé " :( Bref, un peu le modèle au USA. Service publique réduit au minimum, le reste s' est pour le " privé " :(
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Bref, un peu le modèle au USA.
Super faux.
The United States Postal Services est un service public, garanti par l'Etat. Dans le plus petit bled, on trouve un bureau de poste, ou un commerce faisant office.
Une grève des services postaux y est illégale.
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C'est tout le problème du "service public". La partie rentable, quelle qu'elle soit, est là pour financer la partie non-rentable. Ici, c'est la partie "banque" qui devrait financer le facteur qui prend le temps de passer chez le papy voisin du manitou.
De la même façon, les grandes lignes SNCF devraient compenser les pertes des petites lignes intérieurs.
C'est grâce à ce principe (on équipe les villes d'abord, et peu à peu, on équipe la campagne) qu'on a pu avoir l'électricité, le téléphone, un facteur partout en France.
C'est vrai que ça coûte cher la campagne par rapport à la ville, mais du coup, tous en France, on est censé avoir les mêmes avantages et inconvénients (je sais, c'est la théorie...).
Le service public devrait finir l'année à zéro (pas de bénef, pas de déficit). Comme l'a dit je ne sais plus qui, une boité privée doit finir en positif. Le non-rentable devra disparaître.
Pour privatiser le service postal, l'Allemagne a fait des "lots", où les boites intéressées prenaient un ensemble (villes et campagnes). Je ne suis pas sûr qu'en France ça ait été le cas...
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Super faux.
The United States Postal Services est un service public, garanti par l'Etat. Dans le plus petit bled, on trouve un bureau de poste, ou un commerce faisant office.
Une grève des services postaux y est illégale.
:) Et bien ce là fait plaisir à lire :) Surtout que s' est un très bon service et compétant en plus :up: ( Enfin, d' après ce que je peu voir avec mon courrier venant des USA :) )
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Il y a des services qui doivent rester publics, tous les publics et avec une gestion publique tant que la finalité reste bien le service au public et non la préservation d'un pré carré.
Travaillant moi même pour un autre service public, il s'agit là d'un choix de société.
Que d'autres secteurs concurrentiels se privatisent, c'est à mon avis normal, mais il y a des secterus qui sotn seuls remparts contre une véritable fracture sociale dans ce pays. La Poste en est un, et, à mon sens l'énergie aussi.
Ce qu'il ya de bien avec la privatisation de services au public c'est qu'à plus ou moins longue échéance on finit par se la prendre en suppositoire.
Je citerais la merveilleurse privatisation des transports ferroviaires british pour l'exemple.
Quand à la rigueur de la gestion publique, je peux vous gatantir qu'on peut donner tous les jours des exemples où nos forunisseurs privés ont une gestion calamiteuse que nous n'oserions jamais.
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Merci président,
tu viens de dire en d'autres termes ce que j'avais commis quelques posts plus haut ... On est sur la même longueur d'ondes.
Ce qu'il ya de bien avec la privatisation de services au public c'est qu'à plus ou moins longue échéance on finit par se la prendre en suppositoire.
En ce domaine (social, santé, éducation, recherche), les économies politiciennes d'aujourd'hui creusent les dépenses de demain.
Mais bon, notre objectivité peut être mise en doute par les tenants du tout libéral ...
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Il y a des services qui doivent rester publics, tous les publics et avec une gestion publique tant que la finalité reste bien le service au public et non la préservation d'un pré carré.
On est parfaitement d'accord là aussi (et je bosse aussi pour un service public...).
Pour l'energie, encore plus d'accord : c'est l'investissement de l'Etat, de la Nation même qui a permis que tous puissent avoir le Kw/h au même prix, qu'on habite à 3 bornes de la centrale ou au fin fond du trou du luc du pays.
Privatiser, y'a eu des essais sur l'energie, et ceux qui hurlaient que c'était mieux on assez bien intrigués pour pouvoir revenir dans le giron du service public...
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Moi je suis pour et voici pourquoi :
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-budget-2010-de-l-etat-francais-marque-par-un-deficit-colossal_201657.html
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Ah bah, oui, c'est clair que c'est à cause de la Poste que le déficit est aussi abyssal, et que c'est grâce à sa privatisation que tout va s'arranger :D
Moi je suis contre, pour la plupart des raisons évoquées ci-dessus, et pis j'vais aller voter, voilà :)
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Moi je suis pour et voici pourquoi :
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-budget-2010-de-l-etat-francais-marque-par-un-deficit-colossal_201657.html
Si on veut faire des économies sur le service public, il y a des pistes :
Strictement respecter les attributions respectives de l'état, des conseils régionaux, des conseils généraux, des communautés de commune et des communes, soit pas moins de 5 strates. On eu pu penser que lors de la création de communauté de communes par exemple, du personnels des communes adhérentes soit déttaché. Et bien non, on a embauché, idem entre les conseils généraux et régionaux lors des transferts d'attribution.
En fait beaucoup de ces personnes traitent de la même chose sans aucune coordination et même du fait de cette désorganisation niquent ou ralentissent la plupart des projets, par exemple associatifs vu que les dossiers doivent transiter par 25 endroits différents.
L'emploi territorial, dans notre pays est un puissant levier politique et on hésite pas à promettre un emploi a qui représente un gisement de votant sur qui il peut influer. Je parle en connaissance de cause ayant été adjoint au maire d'une commune de 16 000 habitants.
J'ai démissionné quand le Directeur Général des Services a faillit être lynché par les employés municipaux en colère de ne plus pouvoir bénéficier d'heures sup pendant qu'ils ne travaillaient pas ni utiliser le matériel municipal pour faire des gaches pendant les heures de services :closedeyes:
La poste n'est pas rentable, c'est normal et ce n'est pas son rôle, pas plus que les lignes de bus ou que la desserte de l'énergie, la santé.
Pourquoi avoir dans notre pays, une police nationale, une gendarmerie et une police municipale avec autant de structures logistiques et administratives ? Pourquoi avoir des gendarmes, des CRS et des sapeurs pompiers qui s'occupent de secours en montagne, est-ce qu'un corps unique ne serait pas plus efficace ? Idem pour le secours en mer et celui des plages.
Faisont tout pour que nous ayons de vrais services publics modernes et efficaces, bien gérés par des pros formés. Mais si on rentre dans la spirale de la rentabilité on va briser notre choix de société et on ne pourra plus faire machine arrière. Les gisements d'économies des couts de gestion sont à réaliser ailleurs (FPT, certains coût de fonctionnement de ministères, budget de l'Elysée qui explose, etc...).
Sinon, le père Fraysse qui a été résistant pour garantir un monde humain à ses petits enfants, nous, on aura du mal à le regarder dans les yeux quand on lui expliquera qu'il doit faire 30 km pour aller chercher son courrier. :(
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Je citerais la merveilleurse privatisation des transports ferroviaires british pour l'exemple.
Voilà, et en l'occurrence une boite privée peut faire faillite, se restructurer, se faire racheter ou mettre la clé sous la porte, un service public par définition ne peut pas (tant que l'Etat lui-même n'est pas en faillite) , or, si une boite privée ou semi-privée s'occupant d'un "service au public" fait faillite, que va faire l'Etat ? Laisser couler ? Non, il paiera. Nous paierons. Tout comme s'il s'agissait d'un service public sauf que des actionnaires seront partis avec le blé de la faillite...
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Sinon, le père Fraysse qui a été résistant pour garantir un monde humain à ses petits enfants, nous, on aura du mal à le regarder dans les yeux quand on lui expliquera qu'il doit faire 30 km pour aller chercher son courrier. :(
J'adhère à tout ce qui est dit là sur les causes et sur les moyens d'améliorer. Mais d'une part il y a un nombre énorme de gens — des hauts cadres administratifs et élus locaux aux plus humbles postes d'exécution — dont l'intérêt personnel particulier est que rien ne change, et qui s'emploient, chacun à leur niveau, à freiner ou flinguer tout changement, comme tu l'as bien pointé dans ton exemple municipal ; et d'autre part il y a aux manettes centrales un chef d'orchestre et son orchestre qui ont été mis là où ils sont démocratiquement, par des votes majoritaires indiscutables, sur la base claire d'un objectif de désengagement de l'État, ce à quoi il s'emploie. Et même le chef d'orchestre, il se fait méchamment critiquer dans ses propres rangs en ce moment parce qu'il ne fait pas vraiment ou pas assez le job pour lequel il a été élu...
Que chacun considère sa responsabilité dans la présence au pouvoir de cette équipe, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas caché ses objectifs aux électeurs qui l'ont mise là. Et que chacun considère le cas échéant aussi sa responsabilité dans l'absence d'une alternative asssez crédible pour s'y opposer.Je ne connais pas le père Fraysse, mais beaucoup d'anciens résistants étaient gaullistes, et ont continué à voter pour le parti qui ressemblait le plus au parti gaulliste initial, et ont toujours donné leur voix successivement jusqu'à maintenant au candidat de droite démocratique, à chaque élection...
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
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Vu qu'on en est à parler du gaullisme et de l'action de la Résistance, je vous invite à lire le programme du CNR (voulu par De Gaulle).http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
On en est loin à l'heure qu'il est.
Vous pouvez aussi voir un texte écrit par d'anciens résistants pour s'opposer à la mise en pièce dudit programme du CNR...
"L'Appel des Résistants
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces Combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et s,,urs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :
Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des «féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
«Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».
Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey. "
Tout ça pour dire qu'on est loin du gaullisme...
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Salut,
J'avais postulé à un poste d'assistant social à la Poste, il y a quelques années.
Les points positifs:
Le statut cadre et la paye qui va avec
la formation au débriefing pour soutenir les collèges après un braquo.
Les points négatifs:
Tout le reste avait un petit arrière goût de passage de vaseline aux collègues pour faire passer la privatisation qui était déjà prévue à l'interne.
Le choix a été vite fait...
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Bonjour,
Que chacun considère sa responsabilité dans la présence au pouvoir de cette équipe, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas caché ses objectifs aux électeurs qui l'ont mise là.
A vrai dire, et vu d'ici, il me semble que l'équipe au pouvoir a été élue sur base de la pire campagne démagogique que l'on ait jamais vue :
- en promettant tout à tout le monde, tout simplement ... et chacun alors entend ce qu'il veut entendre.
- en utilisant au mieux les médias (complices "naturels"), contrôlés par le pouvoir de l'argent.
A vrai dire, je pense quand même que ce qui a amené l'équipe actuelle au pouvoir, c'est le spectacle affligeant fourni par l'opposition. :(
Rappelons-nous qu'en début de campagne, les sondages ne donnaient aucune chance au président actuel ... ce qui est une bonne indication finalement de la "pensée profonde" du peuple, avant le matraquage publicitaire et le suicide politique de la gauche, étalé en public.
Quel choix le citoyen français avait-il?
Dans un contexte pareil, je ne crois pas que l'on puisse reprocher aux vôtants d'avoir été bernés ...
Finalement, la démocratie de s'exprime pas que par le vote, une fois tous les cinq ans, mais aussi par des manifestations concrètes de soutient ou de désaccord avec les dirigeants, sur telle ou telle action ou décision gouvernementale. Que ce soit une "votation" parallèle ou des manifs, ou des grèves ...
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Ceci dit, à mon humble avis, les services publics ont creusé leur tombe eux-mêmes, depuis de nombreuses années, bien avant que l'on ne tente de les "responsabiliser" ...
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Salut :)
Ton analyse est intéressante mais j'ai du mal à être d'accord avec ça:
Ceci dit, à mon humble avis, les services publics ont creusé leur tombe eux-mêmes, depuis de nombreuses années, bien avant que l'on ne tente de les "responsabiliser" ...
Comment cette tombe a-t-elle été creusée? Par ceux qui étaient à la tête des differents services et qui n'ont pas pris les "bonnes" décisions? Mais alors, s'ils étaient incompétants, pourquoi ont-ils été nommé à ces postes? Au fait, qui les nomment déjà?
l'Humain
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Salut :)
Ton analyse est intéressante mais j'ai du mal à être d'accord avec ça:
Comment cette tombe a-t-elle été creusée? Par ceux qui étaient à la tête des differents services et qui n'ont pas pris les "bonnes" décisions? Mais alors, s'ils étaient incompétants, pourquoi ont-ils été nommé à ces postes? Au fait, qui les nomment déjà?
l'Humain
Je suis parfaitement d'accord avec le fait que les services publics ont creusé eux même leur tombe.
Humain tu as répondu à la question, mais pas avec les bons termes.
Il ne s'agit pas d'incompétence mais de différence de point de vue: on a voulu gérer les services publics comme une entreprise privée... Et encore maintenant, ça continue... on a tellement été convaincu dans notre pays que les fonctionnaires ne branlaient rien...
Un dernier mot sur les "incompétents" à la tête de ces services : on oublie aussi les réseaux (n'y voyez pas une critique, je n'y suis pas forcément opposé... c'est comme tout faut voir comment c'est fait...
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Humain tu as répondu à la question, mais pas avec les bons termes.
Il ne s'agit pas d'incompétence mais de différence de point de vue: on a voulu gérer les services publics comme une entreprise privée...
Je me pose des questions... Comment les différents Présidents de la Poste qui se sont succédés auraient-ils pu ainsi se déconnecter de leur mission d'origine?
Il me manque trop d'éléments pour vraiment comprendre...
Un dernier mot sur les "incompétents" à la tête de ces services : on oublie aussi les réseaux (n'y voyez pas une critique, je n'y suis pas forcément opposé... c'est comme tout faut voir comment c'est fait...
C'est vrai...
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Ceci dit, à mon humble avis, les services publics ont creusé leur tombe eux-mêmes, depuis de nombreuses années, bien avant que l'on ne tente de les "responsabiliser" ...
J'ai bien dit : avant même que l'on ne tente de les réformer, d'essayer de les rendre efficaces ...
La faute à qui? La faute à quoi?
La faute au manque de "compétition", à la situation de monopole, entraînant un manque de motivation, et ce à tous les niveaux.
Très rapidement les services publics, sous le prétexte qu'ils n'avaient pas mission d'être rentables, ont oublié qu'ils devaient être efficaces. Très rapidement, les services publics, au lieu d'agir dans l'intérêt du public, se sont mis à agir dans l'intérêt des services publics eux-mêmes.
Politisation des cadres supérieurs, clientélisme aux autres niveaux, luttes internes et externes pour plus de pouvoir ... la mission initiale était loin d'être la priorité de l'encadrement, et même des travailleurs de base (les syndicats n'ont jamais fait que défendre privilèges et "droits acquis" sans jamais se soucier de l'efficacité du service ou de la satisfaction du public ...
Il existe évidemment de nombreuses exceptions, à titre individuel ... mais à la base, la "déresponsabilisation" est pratiquement inévitable.
Je ne dis pas que le privé, c'est mieux ... mais je dis que les services publics ont bien réussi à ternir eux-mêmes leur image ...
Le pire? Les systèmes mixtes ... ça ne rate pas : on a les inconvénients du public et du privé, en perdant tous les avantages.
En Belgique, on est à la pointe, là!
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Pas tres réjouissantes les perspectives pour le service publique; :'(
En ce qui concerne les conséquences pratiques a moyens terme d'une privatisation:
Les tournées rurales non rentables seront non pas abandonnées, mais distribuées un ou 2 jours en moins par semaine, l'objectif serait qu'a terme un facteur s'occupe de 2 tournées, 1 jour sur 2 chacune, le service publique serait maintenu en apparence. En théorie le changement de statut ne changera rien, l'obligation de service publique est maintenue, en pratique ils font ce qu'ils veulent.
Bref il y a plein de solutions pour économiser des bouts de ficelle, tout bénéf pour les dirigeants et les futurs actionnaires; :down:
Donc je signe.
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Très rapidement les services publics, sous le prétexte qu'ils n'avaient pas mission d'être rentables, ont oublié qu'ils devaient être efficaces. Très rapidement, les services publics, au lieu d'agir dans l'intérêt du public, se sont mis à agir dans l'intérêt des services publics eux-mêmes.
Très caricatural, pas faux sur toute la ligne, mais extèmement caricatural et lapidaire. Ça me rapellle "ces cons de médecins" et "ces salauds de flics".
Pour info, je travaille à la sécu depuis 15 ans, où je suis responsable d'un service parmis d'autres. J'ai une évaluation individuelle avec objectif personnel et de service depuis 12. Beaucoup d'entreprises privées n'en ont pas. Mon précédent organisme est certifié ISO 9002 depuis le début de la norme, l'actuel l'est en champ total depuis 6 ans. Quand je parle d'évaluation de la prestation et de démarche qualité, voire de management par objectifs, beaucoup me regarde avec des yeux hagards.
Ah j'oubliais, salauds de feignants, mon temps hebdomadaire de travail est d'environ 70 à 80 heures pour un salaire total net qui équivaut à celui d'un agent de maîtrise dans l'industrie. Je ne m'en plein pas j'ai fait le choix de quitter le privé pour moins d ela moitié de mon salaire par conviction personnelle de ce rempart contre la fracture sociale définitive, dans notre pays.
Et je ne suis en rien une exception.
Mais là où je rigole encore plus c'est quand tu dénonces les travers politiques institutionnels qui sont une réalité et quand on sait que nos chers énarques, de préférence haut fonctionnaires du ministère des finances détachés par décret, alternent allégrement entre les grands groupes privés et les administrations et entreprises publiques.
Sans oublier la leçon planétaire de gestion que vient de nous donner le secteur banquaire et de l'assurance.
ma moyenne
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Yo ! :)
Moi je connais des facteurs qui profite de leur tournée et de leur véhicule pour livrer de l'eau minérale aux mémés des campagnes.
Ces mêmes facteurs, parce-qu'ils ont un potager, en font un peu plus et donne des légûmes à ces mêmes personnes.
Mon père a fait certains travaux de menuiseries et de tapisserie chez ces facteurs, qui au lieu d'être payé leur à dit "continuez les mecs" ou "tu penseras à moi quand je pourrais plus arquer !" Voilà comment cela se passe dans la campagne où vivent mes parents. J'habite en RP, les recommandés, c'est ma voisine une grand-mère qui me les prends, moi quand je vais au supermarché je passe chez elle prendre sa liste de courses, le facteur il a accepté ce deal, tout le monde est content. Quand je vais au bureau de poste, j'y vais avec le sourire, je plaisante, je souhaite bon week-end ou bonne fin de journée, je pose les questions une fois et je les notes. Quand j'arrive au bureau de poste, les guichetiers savent que ça va se passer en douceur, car j'ai toutes les infos en amont. Quand je reçois un paquet le samedi, à l'interphone le postier me dit "ouvrez je monte, j'ai un colis pour vous", mais pas "vous pouvez descendre j'ai un colis", (même qu'une fois c'était Onc Roger ;D) c'est comme ça que ça se passe.
Voilà je suis passé à la mairie et j'ai voté, la poste doit rester un service public de proximité. Ce service n'est pas individuel, m*rde ! ne soyons pas égoïste en ne voyant que nos petits problèmes quotidiens, mais pensons à nos vieux qui n'ont que cette visite et ce service pour améliorer le quotidien. Economie budgetaire, déficite, bas les masques ! Pour ne pas dire mon ... !
Sinon, le père Fraysse qui a été résistant pour garantir un monde humain à ses petits enfants, nous, on aura du mal à le regarder dans les yeux quand on lui expliquera qu'il doit faire 30 km pour aller chercher son courrier. :(
Là je m'inquiètes pas car il y aura David et ses potes pour assurer, mais pour les autres Papy et Mamies ??? C'est grand ce que tu viens de citer Patrick :akhbar:
Merci pour ce fil David :love:
;)
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Je rebondis sur Gros Calou (sans jeu de mot ;D).
Ton facteur, comme ma factrice ont une vraie idée de ce que peut être le service public. Mais ma factrice, quand j'ai déménagé de 700 mètres (petit le déménagement) m'a dit qu'officiellement, elle n'avait pas le droit de faire suivre mon courrier, qu'il fallait que je passe au bureau et que je paye...
Elle s'en est tapée, et j'ai mon courrier qui arrive toujours en temps et en heure.
C'est sa notion, et la mienne aussi du service public : être au service du public.
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Je pense que c'est malheureux de perdre un service public mais le gouvernement n'y peut plus rien et je me demande pourquoi on se pose encore la question !
L'europe a décidé de l'ouverture à la concurence.
Ce sera fait, quoi qu'on en pense et quoi qu'il en coute.
L'humain passe aprés le profit, telle est la loi.
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Mwouais... Moi chui privé et c'est pas compliqué. Si je veux manger il faut que je bosse. Si je n'offre pas un service de qualité, je ne bosse pas. Le facteur qui se grimpe le sentier de chèvre pour donner le courrier au papy, c'est super, il fait son boulot de distribution, mais en fait, c'est pas un pb d'acheminement de courrier. Je suppose que ça doit être la même galère pour amener les courses. Donc pour moi, sur ce pb particulier, c'est pas un pb de poste, c'est un pb de voierie. Il est anormal qu'un mec agé ( et apparemment en bonne santé) soit inaccessible ( ou pratiquement) au médecin, aux infirmiers, aux services de maintien à domicile et à la limite à tout contact social ( si intempéries par ex) d'autant que, je suppose, il paye taxes foncière et impôts locaux. Là y'a quelqu'un qui ne fait pas son boulot correctement à un moment donné ( mairie ?)et le facteur, même si sa démarche est louable, masque le pb en "gérant" la crise.
Quand aux services publics, faut pas déconner, on est payé au forfait qu'on bosse ou pas. J'ai bossé 25 ans dans le public et malheureusement force est de reconnaitre qu'il y a des gens qui ont le sens du service public, mais d'autres ne travaillent que si le chef est dans les parages. C'est comme ça, faut pas faire une fixette là-dessus, mais l'ignorer ça sera pas bien non plus.
Un exemple : Denise diabètique dans une maison de retraite ou j'interviens( déjà là y'a un pb : un privé qui arrive dans une structure publique alors qu'il y a des infirmères qui y travaillent, mais elle n'ont plus le droit de toucher aux patients, elles sont "coordinatrices"), changement de protocole, il a fallu une semaine pour avoir la nouvelle insuline officiellement ( je suis allé la chercher chez un pote pharmacien privé qui me l'a avancé, c'était pas mon boulot, j'ai pas touché un cent pour ça) : " Mais j'ai faxé l'ordonnance Jeudi ! " m'a dit la "coordinatrice", ben oui ma choutte, mais la pharmacie de l'hosto elle ferme à 17h ( le chef est plus là), la nuit, mes genoux pour avoir un produit surtout pour un vieux. Dans la maison de retraiet à partit de 16h il reste les aide-soignants qui ne peuvent pas prendre de décisions, on fait comment ? Je sais pas ! Ben moi, je sais, je prend ma bagnole et j'y vais...
La nénette on lui aurait dit : "ah, ben c'est ballot, mais comme tu bosses comme une quéquette, tu seras moins bien payée". Elle se serait peut-être bougé un peu le cul !
En terme d'économie de santé, cette inf là ne sert à rien, autant mettre une secrétaire, ça coute moins cher et c'est plus efficace.
En cas de pb la nuit y'a personne. Les toubibs sont abscents, les inf commencent à 8h, les aides-soignants font ce qu'ils peuvent avec les connaissances et les pouvoirs qu'on veut bien leur laisser. Du coup, si pb, c'est ambulance et hosto. La dernière fois j'en ai une qui est partie comme ça, sans son dossier ni son matos de dialyse. Elle n'a pas été dialysée pendant 24 h ! Personne ne s'est posé la question en voyant le cathéter qui lui sortait de l'abdomen... J'ai quelquefois des envies de meurtres...
J'ai eu une remplaçante qui n'allait pas chez les patients parce qu'elle ne trouvait pas l'adresse, elle a fait trois heures et je lui ai filé son chèque : " Boujou, va chier !"
Le privé c'est pas forcément le profit, ça peut être aussi le travail bien fait avec des coûts ajustés pour que tous s'y retrouvent.
Un traine-savate qu'il soit dans le public ou le privé, ça reste un traine-savate. Y'a pas 36 solutions pour le motiver.
J'ai bossé à Au...n magasin de grande distribution où là, le but c'est de faire du chiffre, c'est clair.Les caissières faisaient la chasse aux erreurs de caisses sinon leur prime de caisse sautait. Elles sont allé voir le dirlo pour exposer leur pb... c'est la première chaine de distribution qui a mis en place les codes barres et les lecteurs aux caisses. La direction propose aux employés de devenir actionnaires de la boite. ça marche !
La fonction publique c'est pareil que le privé, c'est juste une question de personnes motivées ou non, avec le "sens de la mission" ou non, et pour ce faire faut essayer de bosser sans se réfugier derrière des circulaires à la con qui ne protègent que les gens de mauvaise foi ou les feignants( "officiellement, elle n'avait pas le droit de faire suivre mon courrier").
Voilà, j'ai fait mon ayatollah, mais quand il a neigé y'a trois ans, je me susi tapé ma "tournée" à pinces avec de la neige jusqu'aux genoux pour aller "démerder" Max ( tétraplégique habitant à 10 bornes de chez moi) et les petits vieux qui ne pouvaient pas se passer des soins. J'ai pas touché une thune pour ça et j'ai rien réclamé, ça me paraissait normal, évident.
On peut pas aller porter le courrier au papy, put**n on fout le bordel à la DDE, on alerte la presse, la ddass et on appelle le chef pour avoir une moto pour faire la tournée( en atendant que les gens responsables fassent un chemin carrossable), on se donne les moyens de remplir sa mission, "mouiller un peu la chemise" et pis c'est tout.
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Bonjour,
L'europe a décidé de l'ouverture à la concurence.
Elle a bon dos "l'Europe".
L'Europe, ce nos nos ministres et chefs de gouvernement, avant tout, qui ont donné leur accord.
Il y a eu concensus.
Et pourquoi un tel concensus? Telle est la vraie question.
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L'humain passe aprés le profit, telle est la loi.
Non, telles sont les valeurs actuelles, m'est avis que la balancier d'ici pas trop longtemps ira de nouveau dans l'autre sens et lorsqu'il arrivera à l'autre bout, on dira a nouveau que les humains ne sont pas assez productifs.
Certains appellent cet ère des profit l'ère des ingénieurs (les grands barres d'immeuble des années 60-70 en sont une illustration... que commence-t-on à faire: à les démolir parce que ce n'est plus "humain").
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L'humain passe aprés le profit, telle est la loi.
C' est donc pour cela que je suis toujours fauché :o !!!!
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Je te reprends Anke, sur la circulaire à la con pour le changement d'adresse. Je suis allé voir à la poste, et il faut payer pour que le changement soit effectif. En gros, on a demandé aux facteurs de ne pas distribuer le courrier des gens qui déménage, sauf si ils payent... http://reexpedition.laposte.fr/reel/presentationOffre/init.do?offre=DN
Et ça, ça vient pas de ma factrice, ou de mon bureau : ça vient d'en haut, pour faire du bénéfice.
Quant à parler de privatisation, j'ai l'exemple des renseignements téléphoniques à l'ancienne, gratuit (le "12"). C'était public et gratuit, ça coûte maintenant 1€ avec les boites privées qui le gérent. Et je ne vois pas ce que ça m'a apporté de plus...
Et pis, Anke, sans vouloir être méchant, tu es sans doute l'antithése du "privé-qui-pense-qu'à-faire-du-benef"...
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Hello.
Petit H.S.
Anke, je suis content de te lire (une fois de plus). Enfin quelqu'un qui expose clairement que libéral n'est pas forcément égal à requin attiré par le pognon faisant mal son boulot. Ce genre de remarque me blessait tellement à une certaine époque, que j'ai failli arrêter l'exercice libéral... mais la mauvaise expérience en hôpital publique (que je ne détaillerai pas ici, car je ne tiens pas à généraliser ce que j'ai vécu), et pépé Arthur, et Mémé Germaine... bref, mes patients chroniques pour qui je fais à présent partie des meubles m'ont fait continuer. Maintenant... j'ai muri, et ce genre de remarques... je m'en bats les co*****es.
Et comme dit plus haut oui, on trouve des feignasses dans le publique... mais aussi des bosseurs (qui se tapent aussi le boulot desdits feignasses >:(). Je trouve que, plutôt que de vouloir privatiser car pas rentable car plein de feignasses pas efficaces (le manque de ponctuation est volontaire les gars, à la base, j'ai voulu l'écrire en un mot :o), on devrait booster certains d'entre eux (qui ont un poil dans la main). Je suis sûr que beaucoup de services tourneraient mieux.
Mon, avis à deux sous.
A+
edit: je sais que ce que j'ai écrit est un peu HS, mais j'ai voulu appuyer certaines choses que j'ai lues dans ce fil
ciao
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Dans le privé, c'est facile de motiver les gens, on passe par le pognon, c'est le moyen le plus efficace. L'appat du gain a toujours été un levier puissant...
Dans le public, on peut comprendre que ce soit différent. Un mec en fin de carrière, au dernier échelon, "indéboulonnable", assommé par la routine ou l'arrogance de certains "chefs" n'aura plus envie de s'user le cuir poour finalement assez peu de bénéfice et je ne parle même pas de la reconnaissance du travail effectué tout au long des années de sa carrière... Il y aurait beaucoup à dire là dessus.
J'ai vu pour ma part des "lions" se casser les dents sur des monuments d'indifférences, j'ai vu des mecs talentueux se faire casser parce qu'ils disaient trop fort des vérités premières qu'il ne faisait pas bon clamer trop fort et j'ai surtout vu un gachis inexprimable de capacités, de qualités que mes chefs auraient pu exploiter à bien meilleur escient s'ils s'étaient un peu plus impliqués dans la carrière de leurs "subalternes". Il arrive un moment où on s'aperçoit que ce n'est même pas le pognon le moteur du truc, c'est le pouvoir... Et on utilise les bonshommes comme autant d'outils "remplaçables" ( la fameuse phrase : personne n'est irremplaçable !) interchangeables. Nos institutions ne sont à mon goût que des machines infernales revêtues d'un voile qui se veut "humain", mais qui laisse bien trop souvent voir le profil de l'hypocrisie. Quelques hommes nous redonnent quelques fois l'espoir, nous remotivent et font en sorte que nous nous dépassons nous mêmes au travers de notre travail. Il sont en quelque sorte des "révélateurs". Ils sont adorés par leurs équipes comme des demi-dieux, c'est ce qu'ils sont d'ailleurs( certain d'entre nous sont des hommes comme ça, inutile de les nommer ils se reconnaitront et nous savons qui ils sont.). Mais quand il se trouve quelqu'un pour les poignarder dans le dos ( toujours dans le dos !), l'espoir s'écroule. Alors, j'ai démissionné. On peut comprendre que d'autres ne soient pas résolus à changer de cap, parce qu'ils ont peur, ces fameuses "feignasses". Ne nous y trompons pas, ce sont eux aussi des victimes car personne dans les strates de la hierarchie n'a voulu les aider à être différents ou leur laisser la possibilité d'être différents ou pire, personne n'a voulu qu'ils soient différents.
Et si on se mettait un peu derrière le guichet le Lundi matin, juste pour voir ? Devant soi une file de 30 ou 40 personnes mécontentes, le chef ( un chieur evidemment !)dans le bureau derrière et pour bosser un ordi muni d'un logiciel de m*rde c*nçu par des mecs qui ne se préoccupent même pas de l'avis de celui qui va l'utiliser... On ferait mieux ?
La fonction publique c'est vachement généreux et louable comme concept, comme idée. Dans les faits, ce que j'en ai vu c'est qu'au final, le service à rendre au public était le support de conflits d'intérêts, d'obtention de budget ( et pas forcément pour être plus efficace, mais pour faire chier celui d'en face !). Aussi, je pense que le "ménage" doit ^tre fait, mais je n'y crois pas. En fait la seule différence entre le public et le privé, c'est que dans le privé, tu vois le couteau avant de te faire planter.
Les renseignement téléphoniques ça a toujours eu un coût...Aujourd'hui, c'est celui qui l'utilise qui le paye, ça ne me parait pas anormal. Essayer de nous faire croire qu'avant c'était "gratuit" ( c'était juste facturé différemment, les standardistes du "12" elles avaient un salaire bien evidemment), c'est nous prendre pour des cons.Grosse maladresse de ma part : les propos de Modl, ni lui même, ne sont en aucun cas visés, je parlais de la situation : la poste qui,à l'époque, prétendait que le 12 c'était gratuit et nous on y croyait, alors que de toute évidence, c'était faux.
Je réitère mes excuses cette fois-ci en public, parce que je l'ai froissé bien inutilement.