Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Sirius 1988 le 20 mars 2007 à 17:41:25
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Bonjour tout le monde !
Puisque que je vous aime bien, je vous fait un petit copié-collé de l'article que je viens d'écrire sur mon blog au sujet d'une crise d'hypoglycémie. Je pense que cela pourra vous intéresser. Bonne lecture :
[...]"En quoi cette journée d'entrainement du vendredi 16 mars 2007 se différençiat-elle des autres ? Tout avait pourtant bien commencé, comme à mon habitude je commençais ma séance d'entrainement par du VTT. Il était aux alentours de 13H30, lorsque je donnait le premier coup de pédale, quelques minutes plus tard, bizarement, la fatigue se fit déjà sentir. Je me disais que ceci était certainement dut au fait que la grippe que j'ai eut récemment m'avait quelque peu affaiblis, et que ça irait mieux par la suite. Je décidais donc de continuer. Un peu plus d'une heure plus tard, toujours anormalement fatigué, après de longues portions de chemins boueux, j'atteignais enfin la ville de Verneuil-sur-Avre, située à 25 kilomètres de chez moi. Quelques minutes plus tard, ma tête se mit à tourner légèrement et je ressentais des vertiges ainsi qu'une légère nausée. Dans un premier temps je soupçonnais une déshydratation, mais après avoir réfléchis et but quelques gorgées d'eau, je me penchais dorénavant plutôt vers l'hypothèse d'une crise d'hyploglycémie. En effet, la grippe des jours passés, m'avait coupé l'appétit et je m'étais donc très peu alimenté. Malheureusement, je n'avais rien pris à mangé sur moi, grossière erreur de ma part.
A cet instant s'offrait donc à moi plusieurs possibilités :
- Rentrer par les chemins boueux que j'avais pris pour venir jusque ici ? Non, trop long et trop fatiguant pour que j'ai une chance d'arriver jusque chez moi.
- Sonner à une maison en espérant qu'une aimable personne m'offre un bout de pain et quelques morceaux de sucres ? Non, trop facile, je ne pouvais tout de même pas m'en sortir aussi aisément ! Il fallait que je souffre et que cela me serve de leçon. Une autopunition en quelque sorte ...
Finalement, je pris donc l'initiative, de rentrer chez moi par la route en prenant garde aux véhicules qui me dépasserait. J'étais distant de chez moi d'environ 25 kilomètres, j'estimais donc qu'il me faudrait environ 1H30 pour rentrer chez moi (contre un peu moins d'une heure en temps normal), en prenant en compte le fait que j'étais en train de faire une crise d'ypoglycémie. En plus de cela, comme-ci les éléments, eux aussi, étaient contre moi, j'avait le vent de face ...
Tandis que les coups de pédale s'enchainaient et que j'avaient de plus en plus de mal à avancer, d'autres symptômes de l'hypoglycémie apparaissèrent :
- des fourmis et des engourdissement dans les mains rendaient le contrôle de mon vélo de plus en plus difficile
- des sueurs froides, je n'avais pourtant pas chaud, mais j'étais trempé comme si je sortais de la douche
- une faim impérieuse, je rêvais d'une bonne assiette de tagliatelles à la carbonara accompagnée d'un énorme poulet roti
- des troubles la vision firent aussi leur apparition, je ne distinguais même plus les couleurs, tout autour de moi était gris, comme-ci je me retrouvais dans un film des années 30
- la somnolence, quand à elle, rendait mes paupières de plus en plus lourdes, j'étais en lutte constante pour ne pas m'endormir sur le guidon de mon vélo.
Tout ces symptômes me donnaient l'impression d'être tout simplement en état d'ébriété.
Pour ne pas me laisser mourir et m'encourager intérieurement, je positivais sur le fait que cette histoire ferait un bon article pour mon blog. (J'espère d'ailleurs que cela sera le cas)
Comme toute mes histoires se terminent bien, au bout de 25 kilomètres d'efforts et de dépassement de soi, je touchais enfin au but. J'étais de retour chez moi, engloutissant une bonne baguette de pain en me remémorant cette sortie. J'en étais quitte pour une bonne leçon, dorénavant lorsque je pars faire du VTT j'emporte toujours quelque chose à manger."
[...]
Alors ? Ca vous a plut ? Des remarques à ajouter à cela ? Peut-être une expérience du même genre à nous raconter ? :)
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Je remplacerais le "trop facile" par "trop bête" (et je suis gentil). ::)
D'après ma modeste experience où je suis tombé en hypo environ 7 ou 8 fois (avec PCI), quand je sens que je suis dans cet état, il n'y a qu'un truc et un seul qui m'interesse: du sucre. Je n'ai plus rien à f..tre de tout ce qui m'entoure, ou quoi que ce soit d'autres, juste du sucre...
Et perso, quand le stade arrive, les sons deviennent moins audibles, le sol bouge, et mes jambes ne me portent plus et ma vue se brouille. Mais c'est déjà trop tard, il n'y a pas ou peu de signes avant-coureurs
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Si. Une seule remarque : Respect.
Maxi : tes hypos sont comme les miennes. C'est une surcompensation d'insuline après avoir bouffé des sucres rapides. C'est pas la même que l'hypoglycémie qui arrive doucement suite à un semi jeûne. Celle là, celle de Sirius, est moins intense. Le corps, à ce moment là, est déjà en état de lutte pour produire du glucose et il a du mal à fournir, mais en réduisant l'intensité de l'effort on y arrive. Mais c'est dur et il faut vraiment s'accrocher. Donc respect.
Ciao ;)
David
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Je remplacerais le "trop facile" par "trop bête" (et je suis gentil). ::)
D'après ma modeste experience où je suis tombé en hypo environ 7 ou 8 fois (avec PCI), quand je sens que je suis dans cet état, il n'y a qu'un truc et un seul qui m'interesse: du sucre. Je n'ai plus rien à f..tre de tout ce qui m'entoure, ou quoi que ce soit d'autres, juste du sucre...
Et perso, quand le stade arrive, les sons deviennent moins audibles, le sol bouge, et mes jambes ne me portent plus et ma vue se brouille. Mais c'est déjà trop tard, il n'y a pas ou peu de signes avant-coureurs
Intéressant, maintenant je comprends mieux tes envies de couper des têtes au niveau de la modération. ;D
Les gars! Pour le WE CANOE en ORNE je vous conseille d'amener quelques Snickers de surplus pour graisser la patte à maximil.
Scénario
-Maximil: Bla, bla,*$%?&**
-Survivor: Tiens max, je pense que tu es dû pour une petite Snickers.
:doubleup:
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Bonjour,
A ce sujet, je vous conseille le site de l'Association des hypoglycémiques du Québec. Il y a bcp d'infos:
http://www.hypoglycemie.qc.ca/Accueil/affichage1b05.html?B=659
Rouri
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Maximil, oui je pense que, comme David l'a dit, la crise d'hypoglycémie que j'ai eu durant cette sortie devait être beaucoup moins intense que celles que tu as put subir pour ta part.
C'est donc pour ca que j'ai eu la chance de pouvoir rentrer par mes propres moyens.
Il est évident, je l'admet, que je n'aurai jamais put faire de même si j'avais subit le même type de crise d'hypoglycémie que toi. Je suis loin d'être un surhomme ;D
Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même :)
Merci pour vos messages :doubleup:
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Je suis le seul a trouver que tu as pris des risques pour pas grand chose ? Ou je suis trop prudent ?
Je pense avoir fait une hypoglycemie y'a 10 mois a peu pres. Apres 45 min de velo rapide en ville (en retard), tres concentre pour zig zaguer entre les pietons qui n'ont pas compris le principe de la piste cyclabe, je suis arrivé a mon rdv. J'ai alorsposé le velo contre un mur et là vertige, vu qui se trouble, visage blanc comme un linge (c'est ce qu'on m'a dit). J'ai voulu regarder l'heure je n'arrivais pas a voir les aiguilles de ma montre, pour une raison que j'ignore j'ai voulu refaire mes lacets (j'avais l'impression que si je faisais quelque chose je retrouverai mes facultés, comme pour debloquer une crampe) mais j'ai failli basculer en avant. Finallement les amis avec qui j'etais m'ont ramene le remede absolu, un menu maxi best of de chez Mc Dobe (je dis ca mais j'aime bien :-[ ). Le plus etonnant c'est que durant le pire de la crise j'ai conservé ma capacite de raisonnement, ca m'a un peu surpris quand j'y ai repensé.
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Je partage l'expérience de Maximil; Pour moi cela se passe de la même manière. La pire fois c'était en pleine escalade en milieu de voie. Heureusement je n'ouvrais pas. J'ai vraiment eu le "voile noir" en très peu de temps. je n'ai pratiquement rien vu "venir" et de toute manière dans cette situation je ne vois pas bien ce que j'aurais pu faire. Je suis resté - assuré par le premier - debout sur un rebord pendant une demi heure. Pas vraiment un bon souvenir.
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Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même
Au contraire, ton récit démontre une bonne conscience au niveau réflexion en cas de pépin. Cela mérite bel et bien une marque de respect.
Néanmoins, si je devais rajouter quelques remarques.
Lorsque l'on se retrouve avec un manque d'appétit à cause d'un virus grippal, il importe de se nourrir convenablement. L'idéal le plus simple est le bon vieux bouillon de volaille avec quelques nouilles.
On ne part jamais en vélo pour 25km sans eau (ça ok), mais c'est important d'amener également un petit quelque chose à grignoter. De même, un peu d'argent peut s'avérer très pratique. Bref, cela fait parti des bases d'un kit EDC.
[mode psy on]
Pour ne pas me laisser mourir et m'encourager intérieurement, je positivais sur le fait que cette histoire ferait un bon article pour mon blog. (J'espère d'ailleurs que cela sera le cas)
Excellente initiative de secours, car cela permets de se rattacher à quelque chose de concret et d'éviter de se retrouver dans Alice au pays des merveilles.
Comme toute mes histoires se terminent bien,
Les morts reviennent rarement nous raconter leur histoire. Ton affirmation est quelque peu dangereuse au niveau psychologique. Elle constitue une condensation d'un ensemble qui pourrait s'avérer dangereuse pour l'avenir. Un mode de pensée dans le genre : Malgré tout, cela m'a permit une bonne prise de conscience et cette histoire c'est très bien terminée, etc. serait beaucoup plus judicieux. Si tu te créer un modèle tel que "TOUTES mes histoires se terminent bien" tu risques de te surévaluer et c'est exactement cela nous amènent à faire la petite gaffe qui mène directement dans une situation de survie risquant d'entraîner la mort.
[mode psy off]
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Je suis le seul a trouver que tu as pris des risques pour pas grand chose ? Ou je suis trop prudent ?
En hypoglycémie à vélo sur une route avec bagnoles, je pense que Sirius avait une bonne chance d'avoir une absence, un voile noir, un vertige -> un écart ou une chute au milieu de la route et plaf (1m50 c'est vite franchi lors d'un écart). Soit la bagnole qui arrivait cherche à l'éviter et se met dans le décort, soit elle lui passe dessus. Bof bof.
Sur un sentier, un chemin forestier ou dans les champs, bravo, mais sur une route ouverte...
Menfin je connais pas tous les détails, peut-être Sirius t'arrêtais-tu quand tu entendais une voiture, ou qu'il y en avait une toutes les 30 mins...
Mon instinct de survie à moi m'aurait dit: sur une route avec bagnole, mieux vaut être dans un état normal pour pas me faire cartonner (et parfois ça ne suffit même pas :-\).
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Le plus etonnant c'est que durant le pire de la crise j'ai conservé ma capacite de raisonnement, ca m'a un peu surpris quand j'y ai repensé.
Oui, oui, ça a été exactement pareil pour moi. J'étais toujours en capacité de réfléchir durant la crise. Par contre lorsque je me parlais à voix haute (oui je ME parlais pour m'encourager ... ;D ), j'avais l'impression d'être un lendemain de cuite, comme ci j'avais la gueule de bois.
Les morts reviennent rarement nous raconter leur histoire. Ton affirmation est quelque peu dangereuse au niveau psychologique. Elle constitue une condensation d'un ensemble qui pourrait s'avérer dangereuse pour l'avenir. Un mode de pensée dans le genre : Malgré tout, cela m'a permit une bonne prise de conscience et cette histoire c'est très bien terminée, etc. serait beaucoup plus judicieux. Si tu te créer un modèle tel que "TOUTES mes histoires se terminent bien" tu risques de te surévaluer et c'est exactement cela nous amènent à faire la petite gaffe qui mène directement dans une situation de survie risquant d'entraîner la mort.
[mode psy off]
Oui, je suis tout a fait d'accord avec toi. Je tiens quand même à précisé que cette expérience m'a servi de leçon, je ne retenterai jamais le diable en partant faire du vtt sans prendre un peu de nourriture, désolé si je n'ai pas insisté là-dessus dans mon récit. Mais ce n'est pas pour autant que je regrète d'avoir fait ce que j'ai fais, cela me permet d'apprendre à mieux connaitre et de savoir un peu plus jusqu'où je peux aller sans dépasser la dernière frontière ...
En hypoglycémie à vélo sur une route avec bagnoles, je pense que Sirius avait une bonne chance d'avoir une absence, un voile noir, un vertige -> un écart ou une chute au milieu de la route et plaf (1m50 c'est vite franchi lors d'un écart). Soit la bagnole qui arrivait cherche à l'éviter et se met dans le décort, soit elle lui passe dessus. Bof bof.
Sur un sentier, un chemin forestier ou dans les champs, bravo, mais sur une route ouverte...
Menfin je connais pas tous les détails, peut-être Sirius t'arrêtais-tu quand tu entendais une voiture, ou qu'il y en avait une toutes les 30 mins...
Mon instinct de survie à moi m'aurait dit: sur une route avec bagnole, mieux vaut être dans un état normal pour pas me faire cartonner (et parfois ça ne suffit même pas :-\).
Je ne l'ai pas précisé c'est vrai, mais en fait la route que j'ai emprunté possède une sorte d'accotement en béton assez large tout du long. Cela me permettait donc de prendre moins de risque que de circuler directement sur la voie des véhicules. Comme tu l'as dit, cela aurait été vraiment dangereux de circuler sur la route avec la possibilité de tomber dans les vappes ...
Merci beaucoup pour vos messages et vos remarques ! :up:
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Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même :)
À mon humble avis, c'est ça qu'ils voulaient dire quand ils t'ont dit que t'es trop perfectionniste ;)
Y'a pas d'état statique dans notre être. Soit on s'améliore (entraînement, lecture, expérimentations, expériences, remises en question), soit on se pourrit (juste en ne faisant rien la condition physique se dégrade, on oublie des trucs, nos connaissances filent). Soit t'es sur la pente montante, soit t'es sur la pente descendante.
Toi, en l'occurrence, t'es sur la pente montante, et donc tu mérites mon respect. Ceux qui sont sur la pente descendante (parce qu'ils se laissent aller volontairement) méritent mes coups de pied au cul ;) Mais ce qui est top ici, c'est qu'on est tous en train de monter notre petite pente à nous. Et moi le premier hein... T'es capable de faire plein de trucs que je ne peux pas faire. Alors arrête de te sous-estimer.
Voilà. Sur ces sages paroles, je m'en retourne à mes bouquins de biochimie, histoire d'être sur la pente qui monte et de pouvoir aussi mériter ton respect ;)
Ciao :)
David
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Je prends toujours du sucre avec moi lors de mes sorties en vélo. Cela fait partie des précautions élémentaires si l'on veut rentrer chez soi en évitant la galère. Quelques sucres dans le bidon permettent également un ravitaillement glucidique régulier (Merx mettait du jus d'orange et de la bouilli de riz dans le sien).
Dans ton cas, j'aurais sans doute fais une pause et cherché - si c'est la saison of course - des fleurs de trèfle, qui contiennent du nectar très sucré.
Rammstein
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Dans ton cas, j'aurais sans doute fais une pause
Première chose que j'aurais fait également. Sachant que même en cas d'hypoglycémie sévère (avec perte de conscience, vomissement etc.) on en revient. L'organisme se "met en pause" le temps de recréer du glucose (en bouffant du muscle et de la graisse) et tu peux repartir doucement.
Au fait, avais-tu mangé juste avant ? (comme tu as débuté le vélo à 13h30... l'heure de la sieste du juste)
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Sirius, ceci montre l'utilité d'une trousse de survie, aussi minime soit-elle... En toutes circonstances, mêmes les plus banales (promenade en forêt, cueillette de champignons...) Car les pépins n'arrivent qu'aux autres, c'est bien connu.
Et un mini d'argent, pour acheter une barre chocolatée ou autre...
En tous cas, chapeau !
Aurochs
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A la lecture de ce post, j'ai quelques mauvais souvenirs qui sont également remontés à la surface .
J'ai également expérimenté ce genre de désagréments mais du style Maximil : envie de sucré rapidement, mains qui tremblent, audition comme à travers de la mousse isolante, vision voilée ... toujours dans des conditions ou j'avais peu mangé et apres un effort physique ou un choc psychologique important ou j'ai pris sur moi.
J'ai fait deux constats:
- dans de bonnes conditions, par exemple en train de faire des courses (ne rigolez pas ca m'est arrivé ;D) 2 ou 3 barres sucrées et ca repart (ce n'est pas une surprise).
- dans des conditions sans ressources immédiates , Tafdak avec Nicogala, une pause tranquille sans paniquer et les sensations normales reviennent et permettent de repartir.
J'ai également expérimenté le jeûne et la diète et paradoxalement ca se passe mieux. Après une période ou la faim ou des faiblesses peuvent se faire sentir, on se sent mieux, et on peut entreprendere des actvivités physiques (pas trop violentes et rapides tout de même) sans crainte .
Devant le paradoxe de ses deux situations j'avais trouvé sur le net, dans un bouquin et mes souvenirs de Fac, quelques explications que je viens de retrouver et que je livre à vos avis éclairés :
Un niveau de glucose stable dans le sang est indispensable pour nos muscles et pour notre cerveau.
1) Le cerveau pour fonctionner, à besoin de carburants composés de glucose et de cétones (acétone). Les cétones ne peuvent fournir qu'au maximim 50% des besoins et le reste doit venir impérativement du glucose. J'en déduis qu'après une utilisation importante du glucose du sang par une actvité musculaire intense sans laisser au corps le temps de regénérer le taux de glucose, l'activité du cerveau est altérée d'où ces sensations bizarres et pénalisantes.
2) En revanche, le corps stocke naturellement le glucose sous forme de glycogène dans le foie et les muscles à partir de l'excédent non consommé des hydrates de carbone de notre alimentation quotidienne. Ensuite une fois que les réserves de glycogène sont faites, le corps stocke le glucose sous forme de graisses.
3) Le corps par la glycogènolyse retransforme le glycogène en glucose et ce processus s'enclenche dès que le taux de glucose dans le sang baisse.
4) Le corps peut retransformer les graisses en acide gras et en glycérol qui peut lui même être transformé en glucose dans le foie
4) En cas de défaut d'hydrates de carbone, le corps peut synthétiser du glucose, également à partir des acides aminés des protéines. Mais ce processus est moins performant et rapide qu'à partir du glycogène
Donc pour résumer de manière simplifiée et expliquer le cas du jeûne, en absence de nutrition et d'apport exterieur excepté l'eau :
Chronologiquement :
1) Utilisation du glucose dans le sang immédiatement disponible, permet de tenir un temps variable de quelques mn à 40 mn en fonction de l'activité physique .
2) Dès que le taux de glucose baisse synthèse de glucose à partir du glycogène jusqu'à épuisement des stocks (jusqu'à 18 h plus tard )
3) Quand le glycogène commence à s'épuiser des hormones sont secrétées et entrainent la destruction des graisses et des acides aminés pour synthétiser du glucose. mais de manière moins performante et rapide.
Donc dans le cas du jeune les premiers jours (surtout le premier) on peut ressentir un affaiblissement, une certaine léthargie et de la faim et ensuite le corps va prendre un rythme de croisière qui va entrainer un amaigrissement par perte des graisse et des muscles mais peut permettre d'avoir des activités physiques et de tenir jusqu'à 40 j (pour un homme adulte en bonne santé) sans souffrir de déficiences irréversibles.
Désolé d'avoir été aussi long, mais je vous livre tout ca tel que je l'ai compris, donc pour moi en cas d'hypoglycémie (sauf cas médical particulier style diabète) pas de panique !!!
Ceci dit, vos commentaires et critiques sont les bienvenues ;) car je trouve qu'il est vraiment important de comprendre ces phénomènes dans le cadre de la survie, ou l'on répète régulièrement que l'alimentation n'est pas la priorité.
A+
Pierre
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Merci Pierre. En revanche, l'hypoglycémie n'est-elle pas plus dangereuse que l'hyperglycémie (je pense notamment en cas de diabète) ?
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Si on parle du cas du diabète, alors on parle de long terme, et là l'hyperglycémie à répétition est dangeureuse pour les nerf (optique notamment il me semble) , il y a aussi production d'acétone...
Un petit Pdf (http://www.biospeonline.com/download/FC_2003_2004/Diab%E8te%20VILLAR%20FIMBEL_2.pdf) technique sur les comas du diabétique et les complications.
Comme l'a dit Pierre, dans le cas d'un jeune, le corps s'adapte relativement vite (qques jours) et met en oeuvre des mécanismes d'adaptation, en revanche lors d'un effort violent (ou mal placé : juste après un repas, ou en étant pas assez alimenté) la réponse du corps est... violente également.
Moi ça me faisait souvent ça qd j'étais ado et que je faisais du vélo (ou que je montais des pentes en courant en montagne ::)) : je ne dosais absolument pas mon effort et je me donnais à fond jusqu'à l'éblouïssement qui m'obligeait à m'assoir (vision tout en vert et rose fluo, tourbillonement et flashes, bourdonnement des oreilles et picotemments dans les mains avec des sueurs froides et la gueule comme en carton-pâte) une bonne dizainne de minutes (le temps aussi que le coeur descende de 220 à un tempo un peu plus soft) en prennant sucre ou barre + eau.
Un bon moyen de ne plus en avoir c'est d'acquérir de la maturité en apprennant à doser son effort et surtout être à l'écoute de son corps... :up:
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Merci Pierre.
Ben de rien ;D Ce n'est qu'un synthèse très simplifiée, que j'avais faite pour y comprendre un peu quelquechose ! En revanche si des spécialistes comme Nicogala ;) peuvent approfondir le sujet , je suis preneur .
En revanche, l'hypoglycémie n'est-elle pas plus dangereuse que l'hyperglycémie (je pense notamment en cas de diabète) ?
Alors là , je n'y connais absolument rien en diabète mais il est clair que c'est un cas de figure qui sort complètement du cadre normal de la régulation du glucose. Dans le PDF de Nicogala hyper et hypo glycémie semblent avoir toutes les deux des conséquences graves si non maitrisées.
Un bon moyen de ne plus en avoir c'est d'acquérir de la maturité en apprennant à doser son effort et surtout être à l'écoute de son corps... :up:
TAFDAK, C'est un des avantages de prendre de l'âge ;D on est plus à l'écoute, enfin en principe ;)
A+
Pierre
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Bon je vai essayer d'apporter ma petite pierre a l'édifice :D
Tout d'abord je tien à préciser que toutes les valeur que je vai donner sont des valeurs moyenne pour un home adulte pesant entre 70 et 80kg pour environ 1m80.
Les réserves glucidiques :
On possède 3 réserves glucidiques :
- Directement dans le sang, on possède 5 à 6g de glc(=glucose). Mais il n'est passible d'utiliser que 3g de cette réserve avant d'entrainer des troubles graves.
- Sous forme de glycogène. Il faut savoir que le glycogène contient aussi beaucoup d'eau : 2.7g d'eau pour 1g de glycogène.
Le glycogène est présent dans 2 tissus différents :
- Dans le foie. Contient 50 à 100g de glycogène. On estime que 2/3 de cette réserve est déstinée au système nerveux central. Ces réserves sont épuisée en 10 à 12h en activité normale
- Dans les muscles. Contient 16g de glycogène par kg de muscle pour le sujet sédentaire et 20 à 25g/kg chez un sujet entrainé. Représente en total 500 à 600 g de glycogène. Mais ce glycogène ne peut etre transformé en glc sanguin et de ce fait n'est utilisable que pour les muscles. Lors d'un effort musculaire intense et prolongé 'épuisement avec arret de l'exercice correspond à l'épuisement de ces réserves.
Ce sont les seules réserves glucidique que l'on a et comme ous pouvez le constater elles sont assez limité.
Les réserves lipidiques (les graisses):
C'est notre réserve d'énergie principale, elle représente 200Mj.
Lorsqu'il n'y as plus de glycogène et que nos muscles sont obligé d'utiliser des graisses pour fonctionner il faut savoir que nous ne pouvons plus utiliser notre capital musculaire qu'à 40% de sa puissance normale.
De plus l'utilisation des lipide comme énergie produit des corps cétoniques qui sont toxiques a trop forte concentration.
En les réserves protidiques :
En fait il n'y a pas de réserves protidiques a proprement parler, car il n'y as pas accumulation de protéine en période d'abondance. Toutes les protéines du corp sont utilisée.
Il n'empèche que pendant une période de jeune, de restriction alimentaire ou de fortes dépense énergétiques l'organisme puise dans les protéine musculaire pour produire de l'énergie. Permet notament la création de glc pour le SNC.
De ce fait durant un jeune complet on peut perdre 70g de protéine par jour voire plus. Un apport de 100g de glucide par jour fait baisser cette dépense de moitiée.
Voilà pour ce qui est de réserves.
J'espère avoir été clair et avoir fait progresser le débat.
PS: Toutes ces donnée proviennent du Professeur Denis, médecin spécialisé dans la physiologie à la Faculté de médecine de Saint-étienne.
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eh beh! Vraiment baleze! Perso je suis assez addict au velo et ca m'est deja arrivé qq fois de faire une bonne crise d'hypoglycémie , surtout dans les cols... ben la je suis direct cloué sur place si je mange pas un ptit truc.
Impressionant que t'ai reussi a faire 25 km , respect ^^
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Je prends toujours du sucre avec moi lors de mes sorties en vélo. Cela fait partie des précautions élémentaires si l'on veut rentrer chez soi en évitant la galère. Quelques sucres dans le bidon permettent également un ravitaillement glucidique régulier (Merx mettait du jus d'orange et de la bouilli de riz dans le sien).
Quel genre de sucre faut-il utiliser ? du bete sucre, ou bien un sucre lent ? (la bouillie de riz c'est pour son aspect sucre lent?)
Les sucres rapides ont tendance a créer l'hypoglycemie peu de temps après, mais si on est deja en hypoglycemie, ca donne quoi ?
Je trouverais pratique d'avoir un ou deux sucres en morceau, bien emballés dans le BOB pour les cas d'hypoglycemie : compact, resistant (plus qu'une barre de cereales en tous cas). Mais est-ce que ca convient, ou est-ce que ca ne fait que reporter le probleme de 10 minutes ?
Boh, aller, j'y vais aussi de ma petite histoire :) un peu du genre de ce que disait Nicogala.
Je faisais un trajet court en vélo (4 km), et je l'ai fait a fond la caisse. J'etais ado, donc pas d'echauffement, et direct au taquet a-fond-a-fond. Une fois arrivé a destination, je pose le velo et je fais la queue devant un camion de vente d'outillage (donc brutalement immobile). Et la, immediatement, je me suis senti epuisé, je suais a grosses gouttes brutalement, et j'etais essoufflé comme jamais auparavant. Je commencais a me sentir tres mal, je ne tenais plus sur mes jambes et impossible de reprendre mon souffle.
Et d'un seul coup, plus rien. On m'a dit par la suite que je m'etais evanoui, et que j'etais tombé en arriere raide et courbé, avec les coudes en arriere. Je devais etre vraiment tres raide, car ma tete n'a pas heurté le sol, j'avais juste un peu mal aux coudes.
J'ai mis un bon moment a m'en remettre ; je suis resté assis sans pouvoir me relever 5 bonnes minutes apres avoir repris conscience, et j'avais les mains gelées ; plusieurs heures apres je ressentais encore le malaise.
A une epoque, je pensais que c'etait de l'hypoglycemie, mais le fait que je sois tombé raide m'a par la suite fait penser a une hyperventilation (un comble, puisqu'au contraire, je n'arrivais pas a reprendre mon souffle). Qu'en pensez vous ?
Si c'est pas de l'hypoglycemie, desolé pour le hors-sujet :-[
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Salut Elkar :)
Pour l'hypoglycémie, pour une hypo réactive (suite à un repas trop sucré), perso un ou deux su-sucre ça ne m'a jamais rien fait. La dernière fois que ça m'est arrivé j'étais chez un pote au Québec. J'ai vidé une boîte de céréales "cheerios miel et noix". Entière... en 10 minutes chrono. Quand ça s'est calmé j'allais attaquer le pot de nutella à la pelle en alu :)
Bref je sais pas.
Concernant ta crise étrange... Question : Est-ce que tes doigts ont eu tendance à se crisper dans une pose bizarre juste avant l'incident (posture de l'accoucheur) ? Ce que tu décris ressemble beaucoup à une crise d'hyperventilation qui aurait causé un accès de spasmophilie. Ça peut être dû à plein de facteurs, mais en l'occurrence c'était peut-être dû à une hyperoxygénation du cervelet. Ça entraîne une sorte de contracture musculaire générale, puis le cerveau fait "reset". Perte de conscience partielle/brève, et malaise qui perdure ensuite pendant quelques heures...
Enfin chuis pas spécialiste du tout... mais pour le peu que j'en sais, ça pourrait éventuellement coller.
L'étiologie est loin d'être claire sur cet ensemble de symptômes qu'on hésite même à nommer maladie. C'est un truc étrange. Pour certaines personnes, c'est un truc qui arrive régulièrement, dans des circonstances diverses. Mais bon une hypothèse, c'est l'hyperoxygénation.
Ciao ;)
David
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Wais, la derniere fois que j'ai fait une Hypo, j'avais pas mange depuis 48 heures, et je me suis retrouve a faire 4 heures de VTT avec un furieux. Ca passe en descendant le rythme, mais j'ai quand meme dit au mec devant que si je le rattapait, je me faisait un gigot avec ses molets ! D'un autre cote, c'est une information que le corps apprend, tu lui fait ca quelques fois, et il fait plus d'hypo.
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Ha oui au fait on considère qu'il faut environs 2 jours de jeune total pour commencer à déstocker nos graisses et ne plus ressentir la faim.
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plutot 3/4
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J'espère avoir été clair et avoir fait progresser le débat.
Oui ! Merci Sayamon pour ces différentes précisions ;)
A+
Pierre
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Pour l'hypoglycémie, pour une hypo réactive (suite à un repas trop sucré), perso un ou deux su-sucre ça ne m'a jamais rien fait. La dernière fois que ça m'est arrivé j'étais chez un pote au Québec. J'ai vidé une boîte de céréales "cheerios miel et noix". Entière... en 10 minutes chrono. Quand ça s'est calmé j'allais attaquer le pot de nutella à la pelle en alu :)
En Allemagne, ils font des pots de nut de 2 Kg, dont l'ouverture est compatible avec l'usage de la pelle :)
http://img362.imageshack.us/img362/6639/sanstitre2tm.jpg
Concernant ta crise étrange... Question : Est-ce que tes doigts ont eu tendance à se crisper dans une pose bizarre juste avant l'incident (posture de l'accoucheur) ? Ce que tu décris ressemble beaucoup à une crise d'hyperventilation qui aurait causé un accès de spasmophilie.
Oui, on m'a dit que j'avais les doigts crispés. J'ai vu que la tetanie a laquelle peut aboutir l'hyperventilation est favorisée par un deficit en magnesium, or je suis toujours plus ou moins en carence de Mg. Donc ca colle. Donc pas hypoglycemie.
Ha oui au fait on considère qu'il faut environs 2 jours de jeune total pour commencer à déstocker nos graisses et ne plus ressentir la faim.
plutot 3/4
En fait, le délai depend des personnes, de ce qu'on a mangé les derniers jours, et de l'activité.
C'est le mécanisme qui est a la base des diètes amaigrissantes dites "hyperprotéinées".
En gros :
Lorsque l'organisme est privé de glucides et de lipides (qu'on mange des proteines, sels et vitamines ou non n'influe pas ou peu sur le mecanisme), on commence a avoir faim, puis très faim, puis le mecanisme d'utilisation des graisses se met en marche, comme dit précédement. Ca prend typiquement 2 jours, mais ca peut prendre plus effectivement. Le mecanisme a de multiples effets, essentiellement dus a la production des corps cetoniques liée au déstockage des graisses :
L'equilibre, dans l'organisme, entre le glycogene et les cetones est fortement modifié.
L'haleine change. Les corps cetoniques sont en partie evacués par la respiration, et cela donne une odeur d'acetone a l'haleine, c'est une sorte d'odeur fruitée un peu desagreable.
Ces corps cetoniques ont un effet anorexigène : la sensation de faim disparait.
L'organisme dispose d'une source d'energie a peu près continue, mais peu intense. On peut donc tenir longtemps, mais on ne peut pas faire d'effort violent ni trop soutenu.
Les cetones doivent aussi être evacuées par les reins. Pour eviter les dommages renaux, il faut se forcer a boire chaque jour un litre d'eau de plus que ce qui serait necessaire dans les mêmes conditions en ayant mangé.
Tant qu'on maintient cet état, on peut tenir assez longtemps et assez facilement (puisqu'on n'a pas faim, et qu'on a de l'energie en continu). Idealement, manger des proteines permet de limiter la perte musculaire (en effet, dans cet etat, sans proteines, on perd autant de muscle que de graisse), et on peut eviter les carences en ingurgitant des acides gras essentiels (ex : 1 cuiller a soupe d'huile d'olive par jour), des oligo-elements et des vitamines completes. Lorsqu'on n'a pas tout ca (ce qui devrait etre le cas en survie :) ) , c'est pas trop grave en situation de survie sur quelques jours, mais en survie "a long terme" ces carences sont evidemment serieuses.
Personnellement, j'ai maintenu actif ce mécanisme de déstockage de lipides et de production de cetones durant 6 mois (en ne mangeant aucun glucide (ou tres, tres peu) et le moins de lipides possibles). Donc ca peut vraiment tenir longtemps.
Lorsqu'on est dans cet etat, dès qu'on consomme des glucides, le déstockage s'arrete. Il faut a nouveau 2 jours pour que le mécanisme se réamorce, 2 jours durant lesquels on ne dispose plus de l'energie fournie par les graisses, ni de l'effet coupe-faim des cetones. Bien sur, il y a un effet de seuil, ce n'est pas au premier gramme de sucre que ca s'arrete, mais c'est assez imprevisible.
Lorsqu'on s'est mis dans ce mode de fonctionnement pour maigrir, on a donc interet a ne pas faire d'ecart, car perdre l'effet coupe-faim est un handicap. Par contre, en situation de survie, je ne sais pas ce qui est preferable. Si on n'a rien mangé depuis 2 jours, qu'on a amorcé le déstockage de graisse, et qu'on trouve de la bouffe, mais composée de glucides, que vaut-il mieux faire ? manger le peu de glucides trouvés, pour avoir un peu plus d'energie, au risque d'en chier un peu les 2 jours suivants si on n'a rien d'autre a manger ensuite, en attendant le réamorcage du destockage de graisses, ou bien rester sur l'energie du destockage et s'abstenir de manger si on n'a à disposition qu'une ration vraiment trop faible ... question delicate a mon avis. Par contre, si on trouve une source de proteines ou de lipides, pas de question a se poser : manger direct :)
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En Allemagne, ils font des pots de nut de 2 Kg, dont l'ouverture est compatible avec l'usage de la pelle :)
http://img362.imageshack.us/img362/6639/sanstitre2tm.jpg
On les a en France mais ils ne font pas deux kilo mais 1kg et quelques ;) j'en avais encore un il n'y a pas longtemps à la maison ;D
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Lorsque l'organisme est privé de glucides et de lipides (qu'on mange des proteines, sels et vitamines ou non n'influe pas ou peu sur le mecanisme), on commence a avoir faim, puis très faim, puis le mecanisme d'utilisation des graisses se met en marche, comme dit précédement. Ca prend typiquement 2 jours, mais ca peut prendre plus effectivement... ... Ces corps cetoniques ont un effet anorexigène : la sensation de faim disparait.
L'organisme dispose d'une source d'energie a peu près continue, mais peu intense. On peut donc tenir longtemps, mais on ne peut pas faire d'effort violent ni trop soutenu.
Les cetones doivent aussi être evacuées par les reins. Pour eviter les dommages renaux, il faut se forcer a boire chaque jour un litre d'eau de plus que ce qui serait necessaire dans les mêmes conditions en ayant mangé.
TAFDAK avec tout ca en ce qui concerne mon propre cas de figure : J'ai constaté chez moi qu'il fallait moins de 48 h pour que la faim disparaisse et je pense que le coté psychologique influe aussi. J'ai également constaté que faire des activités physiques etaient tout à fait possible et même surprenant . Le rendement est inférieur à la normale mais il suffit de prendre sont temps. Et effectivement il est très important de boire plus que de raison. Faire des infusions ou soupes à base de plantes locales permet de consommer de l'eau tout en accordant un "petit plaisir"
Lorsqu'on est dans cet etat, dès qu'on consomme des glucides, le déstockage s'arrete. Il faut a nouveau 2 jours pour que le mécanisme se réamorce, 2 jours durant lesquels on ne dispose plus de l'energie fournie par les graisses, ni de l'effet coupe-faim des cetones. Bien sur, il y a un effet de seuil, ce n'est pas au premier gramme de sucre que ca s'arrete, mais c'est assez imprevisible... ... Par contre, en situation de survie, je ne sais pas ce qui est preferable. Si on n'a rien mangé depuis 2 jours, qu'on a amorcé le déstockage de graisse, et qu'on trouve de la bouffe, mais composée de glucides, que vaut-il mieux faire ? manger le peu de glucides trouvés, pour avoir un peu plus d'energie, au risque d'en chier un peu les 2 jours suivants si on n'a rien d'autre a manger ensuite, en attendant le réamorcage du destockage de graisses, ou bien rester sur l'energie du destockage et s'abstenir de manger si on n'a à disposition qu'une ration vraiment trop faible ... question delicate a mon avis. Par contre, si on trouve une source de proteines ou de lipides, pas de question a se poser : manger direct :)
C'est une bonne question, mais trouver une source de glucide importante dans le cas de survie dans la nature, c'est quand même pas gagné ( à part du miel peut être ;) ) Sans compter que pour trouver et collecter ces glucides, il faudra aussi sans doute dépenser de l'énergie ... pour au bout du compte désamorcer le phénomène de destockage des graisses et l'utilisation des protéines. A mon avis le jeu n'en vaut pas la chandelle. A moins de trouver une source importante et durable, il vaut mieux laisser tomber.
A+
Pierre
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C'est une bonne question, mais trouver une source de glucide importante dans le cas de survie dans la nature, c'est quand même pas gagné ( à part du miel peut être ;) )
Je pensais par exemple aux carottes sauvages.
Pour 100g, la carotte maraichère contient 0.8g de proteines, 0 lipides et 8g de glucides (la sauvage ca devrait etre pas trop different je pense). C'est donc presque que des glucides.
Si, en survie, après 2 jours de jeune, on pense devoir tenir encore plusieurs jours (par exemple si on est immobilisé), et que l'opportunité de trouver d'autres nourritures semble peu probable, la question de les manger ou pas pourrait se poser au vu du mecanisme de destockage des graisses ... Mais je reconnais que c'est un cas limite :)
De toute facon, on peut tenir longtemps sans manger, donc la question ici n'est pas choisir entre les manger ou pas pour survivre ou pas. C'est, je pense, plus une question de confort dans la survie : je peux les manger pour avoir un regain de forme, et endurer ensuite un peu la faim et une petite baisse de forme, ou bien je peux ne pas les manger pour eviter d'avoir la dalle ensuite, c'est pas de ca que je mourrai si ca doit arriver :)
Je ne connais pas encore bien ce qui concerne la bouffe, mais peut-etre que si on trouve des carottes on trouvera d'autres trucs a manger dans le secteur ... je me pose peut etre des questions qui n'ont pas de sens ;)
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Tes questions sont, à mon avis, tout à fait interessantes et je me les pose aussi ;) En ce qui concerne les carottes sauvages pour en avoir fait aussi l'expérience, déjà pour en ramasser une quantité suffisante c'est du boulot car c'est pas bien gros, ensuite, la nature c'est pas un potager donc il faut cherche,creuser , arracher... et enfin, une fois épluché, il ne reste pas grand chose . De plus, au gout c'est bon, mais beaucoup moins sucré que la crotte cultivée. D'où ma question de l'effort fourni, donc de l'énergie utilisée par rapport à l'apport en glucide ... je suis sur que le rapport dépense/gain n'est pas dans le bons sens .
Mais bon , on s'éloigne du sujet initial là ;) ... mais pour revenir à ton questionnement je pense que si je n'avais pas les moyens de collecter facilement des quantités satisfaisantes de b*uffe, je préferais rester dans l'état stable : pas faim/forme moyenne. Tout ca dans le contexte de survie en attente des secours. Si c'est pour un séjour prolongé en autarcie c'est autre chose.
A+
Pierre
A+
Pierre
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après 2 jours de jeune
Pendant ces deux jours, dans un endroit idéal, après avoir construit l'abri et trouver de l'eau, tu recherches de la nourriture, non?
Donc le problème ne se pose pas puisque que le mécanisme n'a pas le temps de s'amorcer. Dans un endroit idéal, encore une fois.
Perso, si je suis en état de jeûne et que je trouve de la bouffe, je ne me pose pas la question, je mange. Ça me donnera un peu plus d'énergie pour avoir le courage d'améliorer mon abri, refaire le stocke d'eau et de bouffe!
a+
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Merci pour ce témoignage sirius. Cela nous rappelle qu'un en cas sucré et de l'eau c'est vital.
Beaucoup de gens ont en edc des trucs qui coute cher, lames, leatherman, torche tactique, téléphone haut de gamme et des trucs high tech (pda, clé usb...) qui n'ont rien d'économique. :)
Mais on voit pas souvent dans leur edc une simple bouteille d'eau, une barre de chocolat et une barre de céréale. cout : quelques euros.
J'en toujours ca avec moi en EDC dans le sac.
Et en quantité plus importante quand je pars dans la nature. :up:
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Dans les témoignages cités plus haut je pense qu'il y a deux choses différentes :
- hypoglycémie effectivement, avec faim intense, sueurs, vertiges, fatigue. Se reposer si on a pas de bouffe, l'organisme va compenser en quelques minutes. On s'allonge (meilleur moyen de ne pas tomber...), on boit un coup, on attend. Eviter les sucres rapides (ce qui est sucré) car risque d'effet rebond : ça fait trop d'un coup, l'organisme réagit en sécrétant de l'insuline, et re-hypoglycémie derrière...
- malaise vagal post-effort : c'est un malaise qui survient juste après un effort que l'on arrête trop brusquement.
C'est un déséquilibre entre nos deux systèmes de régulation : sympathique et parasympathique. En gros le sympathique marche à fond pendant l'effort (accélération du coeur, de la respiration, montée de tension) et à l'arrêt de l'effort il baisse trop rapidement. Du coup le parasympathique est proportionnellement trop fort et aboutit au malaise (ralentissement du coeur et baisse de tension).
Prévention : diminuer progressivement l'effort (c'est le "retour au calme" ).
Ma petite contribution... ;)
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- hypoglycémie effectivement, avec faim intense, sueurs, vertiges, fatigue. Se reposer si on a pas de bouffe, l'organisme va compenser en quelques minutes. On s'allonge (meilleur moyen de ne pas tomber...), on boit un coup, on attend.
A l'usage, j'ai l'impression que de boire aide un peu... comme du mentionnes "on boit un coup", je me demande si c'est fortuit ou si effectivement c'est lié ?
Ciao ;)
David
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A l'usage, j'ai l'impression que de boire aide un peu... comme du mentionnes "on boit un coup", je me demande si c'est fortuit ou si effectivement c'est lié ?
Ciao ;)
David
J'ai cette impression aussi. Effet psychologique de mettre quelque chose en bouche?
a+
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Oui, je ne vois pas d'explication "physio" sur le principe de boire un coup, mais effectivement je trouve aussi que ça aide...
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Pour ma part, il m'est arrivé des expériences de ce genre après un effort intense.
En cours de sport, après une course d'endurance
A vélo, après une côte en plein hiver avec l'air très froid dans les poumons
Après un rush d'adrénaline en général
A chaque fois, vertige, vision trouble (perso, j'y vois tout violet), audition étouffée, impression de manquer d'air (alors que je respirais bel et bien), impression de crever de chaud, mais esprit lucide, avec évanouissement à la clé. Quand j'étais môme, on m'a dit que c'était des chutes de tensions dues au retour à la normale après un rush d'adrenaline.
Ajoutez à cela que je fais de l'asthme d'effort ("léger" et que je maitrise bien) et que je n'ai jamais vraiment eu une forme physique olympique, et vous comprendrez comment j'appréhende l'effort...
Si il y a un truc qui me faisait du bien etre tombé dans les pommes c'était bien un bon bol d'air frais (pas soif...)
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Oui, je ne vois pas d'explication "physio" sur le principe de boire un coup, mais effectivement je trouve aussi que ça aide...
Placebo, peut-etre...
Merci de ta reponse en tout cas :up:
David
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Pour ma part, il m'est arrivé des expériences de ce genre après un effort intense.
En cours de sport, après une course d'endurance
A vélo, après une côte en plein hiver avec l'air très froid dans les poumons
Après un rush d'adrénaline en général
A chaque fois, vertige, vision trouble (perso, j'y vois tout violet), audition étouffée, impression de manquer d'air (alors que je respirais bel et bien), impression de crever de chaud, mais esprit lucide, avec évanouissement à la clé. Quand j'étais môme, on m'a dit que c'était des chutes de tensions dues au retour à la normale après un rush d'adrenaline.
Ajoutez à cela que je fais de l'asthme d'effort ("léger" et que je maitrise bien) et que je n'ai jamais vraiment eu une forme physique olympique, et vous comprendrez comment j'appréhende l'effort...
Si il y a un truc qui me faisait du bien etre tombé dans les pommes c'était bien un bon bol d'air frais (pas soif...)
Malaise vagal... pour éviter cela, ne pas s'arrêter brutalement. Par exemple, après avoir couru, marche rapide pendant quelques minutes pour "redescendre" progressivement.
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Malaise vagal... pour éviter cela, ne pas s'arrêter brutalement. Par exemple, après avoir couru, marche rapide pendant quelques minutes pour "redescendre" progressivement.
ça a l'air de coller, merki Cubi :doubleup:
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Malaise vagal... pour éviter cela, ne pas s'arrêter brutalement. Par exemple, après avoir couru, marche rapide pendant quelques minutes pour "redescendre" progressivement.
Malheureusement, ça ne se fait jamais en sport de nos jours >:(.
Je n'ai eu qu'une prof de sport qui nous faisait marcher après un effort :doubleup:, une seule :(.
Comment s'étonner, après, que l'on fasse la bêtise de s'arrêter brutalement >:(.
a+
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Ouais j'ai eu le coup en faisant mon jogging l'autre fois. Style je cours (piste forestiere en montagne), je m'arrete pour pisser et la mon champ de vision se retrecit, je vois tout blanc, je sens que je pars... woups !
Bah j'ai penche la tete en avant (sans m'arreter de pisser, je vous raconte meme pas les godasses ;D)... et le sang est remonte au cerveau. Je suis reparti (sploc sploch splochf)... pas de bobo.
Ciao ;)
David
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Seul remède : apprendre à pisser en marchant, voire en courant... Sujet d'un prochain tuto ??? ;D
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Seul remède : apprendre à pisser en marchant, voire en courant... Sujet d'un prochain tuto ??? ;D
Facile, une Nalgène et du ductape ;D :trash: