Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: crotale le 29 décembre 2008 à 13:53:24
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A l'heure où bien souvent, les questions existentialistes et matérialistes de tout un chacun prédisposent à un raisonnement pratique et opportuniste, le besoin de retour à la source et à mère Nature peut aussi surprendre.
Les peurs et les angoisses ponctuent la vie, mais celles qui sont irréprésibles et incontrôlables, peuvent rapidement prendre le pas, être subies et devenir trés handicapantes voir dangereuses.
Qui n'a jamais eu peur de l'obscurité, de l'eau, de certains animaux, de l'altitude, etc...
Je souhaiterai ici, orienter le débat sur les phobies assez primitives mais néanmoins trés ancrées chez l'homme.
Alors quelles sont vos solutions de dépassement pour lutter par exemple contre la phobie de la nage en eau profonde ou au large.
Comment trouver des solutions pour pallier au vertige et à l'angoisse de l'altitude.
Et dans les situations où démuni de tout, certains paniquent dans l'obscurité, comment feriez-vous pour retrouver calme et discernement ?
Quels sont les animaux qui vous rebutent le plus, et comment trouver vous les moyens de les affronter, cotoyer si nécessaire ?
Avec ou sans matériel, mais surtout avec les solutions qui existent déjà en vous, consistant en un travail sur soi-même ;)
Et oui aujourd'hui c'est la saint David, alors faut trouver des solutions pour prolonger la vie encore et encore ;D
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Crotale, je trouve ce sujet très interessant.
J'y vais de mon analyse, la peur nous pousse a agir mais pas forcement dans le bon sens, elle engendre du stress qui déclenche l'effet chimpanzé. Or il va de soit qu'une situation de survie implique une bonne maitrise de soi (3 secondes avec la connerie). Il devient donc vital de supprimer la peur (qui n'enlève pas le danger) ou au moins d'apprendre à la maitriser.
Le seul moyen que je connaisse pour supprimer mes peurs c'est l'accoutumance à ce qui la déclenche. Tu parles de la peur de nager en eau profonde, gamin je la ressentais, elle a disparu quand j'ai commencé à plonger avec masque et tuba. Tout comme la peur de dormir dans les bois. Le vent, la noirceur, le bois qui craque, la faune sont autant de stimulis inhabituels pour la plupart des gens qui vont déclencher de la peur, cette peur disparait avec l'habitude de passer la nuit en forêt. On pourrait multiplier les exemples de ce types.
En revanche, il y a des peurs que l'on ne découvre que lorsque l'on y est confronté (je me suis intéréssé a la survie apres m'être perdu dans le brouillard à plus de 2000m d'altitude) sur le coup je n'étais pas fier... On ne peut pas anticiper sur ces peurs ou plutot sur ces situations qui nous font peur. Il est donc important je pense d'apprendre à maitriser sa peur, ou plutot d'apprendre à fonctionner avec la peur. C'est là que les techniques de gestion du stress sont utiles.
Comment concrètement dépasser sa peur ?
1) Comprendre sa peur, ce qui la déclenche (le vide = peur de tomber, les eaux profondes = peur d'être attaquer par en dessous...)
2) Déterminer si cette peur est rationnel, si elle l'est il va falloir apprendre a limiter les risques.
3) se fixer des objectifs, des paliers à franchir. Dans mon cas j'ai repris l'idée de mur psychologique. Si l'on a peur de passer une nuit dans les bois il ne faut pas chercher à partir avec un tarp et sans sac de couchage. La premiere fois on emmenne la tente, les lampes, les potes... La deuxieme fois pareil sans les potes, etc. On franchi un mur à la fois, étape par étape.
Comment fonctionner avec la peur :
il y a de très bon articles sur le wiki et le forum sur l'effet chimpanzé, la gestion du stress, etc. Comme je n'ai rien à y ajouter, je ne vais rien en dire (j'essaierai d'aller chercher les liens)
Par contre j'ai le sentiments que multipliers les experiences avec des paramètres différents (pourquoi pas farfelu) est un bon moyen d'apprendre à réagir. devenir un Mac Gyver, s'affranchir des règles préétablies, il n'y a pas une bonne ou une mauvaise solutions, il y a ma solution ( ;) ). lorsque j'écris cela je pense au post "survie en hypermarché", il est plus qu'improbable qu'un jour je me retroiuve confronté à une situation de ce type et pourtant en jouant le jeu je vais dévellopper des qualités utiles en survie. 1) analyser le problème 2) gérer les priorités 3) mettre en oeuvre les solutions.
En se confrontant ainsi à des situations inattendu et nouvelles on va apprendre à "connaitre l'inconnu", pour être plus clair, on va dévelloper des qualités qui permettent de faire face à n'importe quel situation mieux qu'un autre.
Plusieurs fois nous nous sommmes demandé si "la survie" n'était pas en train de devenir une pratique sportive... Or, les entrainements ou préparation à la mise en oeuvre de savoir faire de survie sont justement là pour nous mettre face à l'inconnu. La seule différence avec une situation réel de survie c'est la possibilités de dire stop.
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Salut,
Dans le genre phobie, j'ai l'enfermement dans une pièce et qu'on me mette quelque chose sur la figure (genre sac plastic), dans ces cas là, je panique totalement et me retrouve avec une sacré force pour ouvrir une porte ou sortir d'une tente qui vient de tombée. Jamais trouvé de solution pour ces deux là.
Par contre j'ai un très bon vertige, mais je fais de l'escalade et plein de truc en hauteur, il faut simplement essayé de vivre avec et même les utiliser: sa me procure des montés d'adrénaline terribles... :D
A++
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J'ai l'impression qu'en rationnalisant et en prenant de la distance (d'esprit) on réduit déjà la peur ou le dégout de la chose cause de la phobie. En tout cas ça marche (un peu) pour moi. Mais ça s'applique davantage à des phobies légères, quand on est pas pris de panique.
Par exemple, j'ai une aversion limite phobique de ce que juge "sale" (secretions corporelles, crasse...). Mais des fois on ne peut y échapper. Alors passé le premier moment d'aversion, je tente d'objectiver : "non ceci n'est pas un affreux vomi de chat encore tout chaud, mais un composé organique qui n'est pas une menace pour moi, et qu'il faut de toute façon nettoyer". Je fais encore la grimace, mais je peux affronter la chose armé d'un sopalin. L'exemple est bénin, mais la méthode peut aider pour des choses plus critiques, même si pas de miracle.
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Salut,
Je n'ai pas de phobie à ma connaissance... remarque si peut être au con... mais c'est un autre sujet.
Donc je disais, pas de phobie. En revanche des appréhensions oui. Plus ou moins forte.
Ma femme à le vertige : nous avons trouvé un mode opératoire simple... quand cela survient, on en parle, on se pos, on respire, on papotte et elle se focalise sur moi (voix, yeux) et je lui occupe l'esprit par un ton directif et questionnant sur un sujet divers.
Ma femme à peur des araignées. Elle m'appelle... MAIS... et c'est la ou je veux en venir, nous avons constaté que nous somme plus apte à refuser de céder à la peur / phobie quand nos enfants ou autres nous regardent... comme si nous refusions de leurs transmettre cette peur... Donc quand elle voit une araignée si nous sommes seul je dois venir la sauver, sinon quand les enfants sont là, elle fait l'air de rien (sauf la crispation du visage !) et elle s'en occupe...
Donc ma conclusion est que les phobies doivent pouvoir se contourner par accoutumance et le collectif. Seul non.
Amicalement
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Je ne sais pas trop si on peut parler de la peur ici mais comme le sujet y touche, je vais m'en toucher 2 mots (sinon les modos supprimeront/déplaceront) :
Je n'ai jamais ressenti de peur incapacitante à chaque fois que j'étais confronté à une situation "chaude" (accident manqué de peu, perdu en montagne dans le brouillard, pote qui glisse dans une pente dangereuse et qui se rattrape de justesse, etc.), j'étais au contraire très lucide voire même "détaché" de moi-même. J'avais l'impression que que le temps allait un peu moins vite et que mon cerveau analysait la situation à vitesse grand V.
En revanche une fois tiré de ces situations, j'ai eu très très peur, une peur rétrospective mais qui faisait quand même monter l'adrénaline et cœur qui battait à 100 à l'heure...
Pas de peur qui m'arrête donc sur le coup mais qui par la suite (voire tout de suite après) m'empêche quasiment toute action : jambes qui tremblent, difficulté à réfléchir, etc. Mais toujours lorsque le situation était résolue.
a+
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Bonsoir à tous.
Moi j'avais la phobie des araignées depuis tout gamin, jusqu'au jour ou quelqu'un (après mon accord bien sur) ma posé une Tarentule dans la main, depuis ce jour plus de problèmes, bon j'irais pas les inviter dans mon sac de couchage (allez venez les filles) mais maintenant je trouve ça désagréable alors qu'avant je sursautais et me sauvait en courant :-[ (oui j'avoue) je voulais essayer quelque chose de radical et mon problème le permettait, il m'a fallu 5 bonnes minutes à l'accepter les yeux fermés, je ne bougeais plus d'un poil limite je salissais mes couches, puis j'ai trouvé une ligne de conduite, le poids de l'animal, plutôt surprenant que terrifiant, elle était tranquille et profitait de la chaleur de ma main, je sentais qu'elle bougeait légèrement son abdomen comme çi elle appréciait d'être dans ma main, ensuite il m'a montré d'autre araignées qui agressive, attaquaient derriére le verre de leur euh ! vivarium, mais le pas était donné.
Sinon j'ai toujours un problème, mais je ne pense pas que ce soit une phobie, je suis très mal à l'aise sous terre, en visitant une grotte par exemple, sous l'eau pas de problème même en zone sombre, bon je vais pas tourner de l'oeil, mais là où quelqu'un aura froid, moi je transpirerais abondament, la respiration rapide et les jambes en coton et je n'ai aucune explication pour ça car je n'éprouve pas de peur précise, mon cerveau doit perdre un de ses multiples repaires et ça va pas.
;)
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Orientons alors le débat vers les peurs viscérales, instinctives que nous ne pouvons que difficilement surmonter, à base de sur-efforts et d'analyses laborieuses en amont.
Des personnes trés courageuses ont des peurs trés primaires, déraisonnables. A un moment critique où leur propre survie ou celle d'autrui peut entrer en jeux, il devient urgent de savoir les dépasser, de faire avec, de savoir les contourner...
Comme l'a trés bien développé Olcos :up:, le dépassement de la peur ne peut s'entreprendre qu'en toute connaissance de cette même peur, et de volonté de la surmonter.
Parmi les phobies les plus courantes en milieu naturel :
- La peur de nager en eaux inconnues : on ne voit pas le danger qui se stigmatise par l'inconnu (ce que l'on ne voit pas dessous, et ce que l'on considére comme potentiellement dangereux dans l'eau). Des bons nageurs ressentent cette peur dès qu'il dépassent leurs limites de sécurité (éloignement, profondeur, eaux troubles, saumâtres, présence éventuelles d'espèces inconnues...);
- La peur du vide, travailler sur ses sensations internes avec une aide extérieure, un guide (relaxation, discernement);
- La peur d'animaux particuliers due à leur apparence, à la répugnance qu'ils suscitent, mais qui ne sont pas forcément hostiles ni dangereux;
- La peur de l'isolement, se sentir loin de tout, "seul au monde";
- La peur de l'obscurité et des images effrayantes (conditionnement, resentis) qu'elle véhicule;
D'ailleurs, il arrive parfois que l'on fasse des choses surprenantes en agissant de la sorte, que l'on effectue des exploits en puisant dans des réserves (mentales) insoupçonnées ou sous-estimées.
Et ce que je voudrais faire ressortir ici, c'est la capacité à se mettre volontairement en état de peur "obsessionnelle", instinctive ou déraisonnable, afin de travailler sur ce sentiment parasite, pour évoluer.
Nous pourrions évoquer comme outils de progression, la visualisation, la méditation, le fait de rechercher par une démarche positive ce qui nous freine, nous limite, nous répulse sans raison juste...mais par instinct !
Certains "maîtres" et pas que d'arts martiaux ;D, parviennent à se mettre dans des états de peurs irrépréssibles, tout en ressentant les symptômes d'angoisse, pour ensuite mieux travailler en dépassement de soi et vaincre leurs craintes.
La peur, celle qui paralyse au détour d'un effet surprenant et inattendu, lors d'un événement tragique ou accidentel, se différencie par le fait qu'elle est soudaine et inattendue, alors que les phobies sont elles connues et plutôt souvent occultées et rarement surmontées & dépassées.
* edit pour la réponse de Gros Calou ;)
A souligner aussi la peur de l'enfermement, de la claustrophobie, suite à éboulement, spéléo, etc...
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Bonsoir Jean Phil.
La mienne, enfin on s'est pas mariée ensemble hein! était complètement noire avec le bout des pattes rouges ou orangées (trente ans, j'ai dormis depuis ;) ).
Mais c'est une expérience que je recommande à tout le monde, avec le recule, ce n'est pas plu désagréable que d'avoir un poussin dans la main.
;)
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Salut Crotale :love:
C'est un super sujet que tu nous sors là. Nous n'en avons pratiquement jamais parlé, et pourtant c'est vraiment, vraiment fondamental.
Il y a des peurs vraiment fondamentales et irrationnelles que nous avons tous, je pense. Ce sont des peurs qui doivent être câblées en dur dans les tréfonds des parties de nos cerveaux les plus primitives, dans le système limbique et encore plus profond... La peur du noir c'est vite dépassé, par exemple, par rapport à la peur d'être mangé... la peur de sentir un objet pointu pénétrer sa chair et l'arracher.
Cette peur d'être mangé est à la base, je pense, de la peur qu'inspire pas mal de bestioles comme les sangsues ou les tiques chez certaines personnes. On a l'impression de se faire dévorer en vie. C'est pas un truc que notre instinct apprécie.
La peur de la solitude, sinon, est un peu du même ordre... et plus on est dans un contexte merdique, et plus le groupe nous manque. Ca doit être aussi une adaptation instinctive qui poussait nos ancêtres poils à retrouver la protection du groupe quand ça sentait le caca.
Il y a pas mal de trucs comme ça qui sont en nous, ancrées très profondément. Pas évident de se libérer de ça. Je pense qu'il est impensable de s'en affranchir totalement... mais on arrive à vivre avec, je pense.
Vivre avec la trouille, c'est un truc normal. Tout le monde se chie dessus, au propre ou au figuré. La vraie question c'est de savoir ce qu'on fait juste après s'être sali le slip.
Ciao ;)
David
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Bonsoir Fred, je pense que les Phobies ou la peur est plus forte si on n'est pas en situation de danger immédiate, ou en situation pouvant faire perdre notre crédibilité fasse à un être cher (Athlon, maman et les araignées ;) ) ou autre. Je m'explique, pendant des années je me suis baladé avec une magazine roulé, une boule de billard dans la banane, un stylo en acier dans la veste, parce-que je prenais le RER C qui n'est pas un monstre de popularité vers 21 h, 22 h. Il m'arrivais d'être tétanisé quand un groupe de 8 à 10 gars bruyants bouteilles et pétards à la main entrait vers 22 h dans le wagon où le seul occupant était mes zigues.
Par contre, quand à la pharmacie de Grand vaux (c'est dans notre coin), 2 camés, un avec une lame et l'autre avec un manche de pioche, nous ont agressé moi et mon fils, je peux te dire et c'était clair dans ma tête, ils ne toucherait pas un cheveux de mon fils qui se tenait derriére moi et c'est ce qui c'est passé ( je te raconterais ça en privé, on est pas des héros hein ! ).
Je pense que nos peurs sont scénarisées par nos phobies et que dans un besoin vital, tout est balayés, notre instinct primitf de survie reprends les rennes.
;)
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Par contre, je n'ai aucun pouvoir ici, mais je te décerne le post de l'année.
Vraiment très très intéressant.
;)
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Le seul moyen que je connaisse pour supprimer mes peurs c'est l'accoutumance à ce qui la déclenche.
C'est la thèse développée dans le livre Psychologie de la peur - Craintes, angoisses et phobies de Christophe André (édition Odile Jacob poches, novembre 2006).
Les phobies seraient dues à une sorte d'emballement des mécanismes de défense du cerveau. Par exemple, il semble raisonnable d'être prudent vis-à-vis des araignées et des serpents, car de nombreuses espèces sont venimeuses, et il est possible qu'un mécanisme de méfiance face à ces animaux soit codé en dur dans le cerveau humain. Maintenant, si on ne peut pas regarder une photo d'araignée, voire entendre le mot prononcé, sans avoir une crise de panique, on peut dire que le mécanisme est devenu trop sensible. Christophe André décrit pas mal d'exemples intéressants.
Pour se guérir ou limiter les phobies, l'auteur préconise de se désensibiliser en s'exposant progressivement au stimulus craint. Par exemple, dans un cas d'une phobie grave des araignées, le thérapeute pourrait commencer par parler d'araignées avec son patient, puis lui montrer des photos, puis lui faire manipuler des araignées en plastique, puis regarder une vraie araignée derrière une vitre, puis s'approcher, etc. Quand il parvient à prendre une mygale dans la main, comme Gros Calou, on peut dire qu'il est guéri :-).
Je conseille la lecture de ce bouquin, que j'ai trouvé très intéressant.
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C'est la thèse développée dans le livre Psychologie de la peur - Craintes, angoisses et phobies de Christophe André (édition Odile Jacob poches, novembre 2006).
Les phobies seraient dues à une sorte d'emballement des mécanismes de défense du cerveau. Par exemple, il semble raisonnable d'être prudent vis-à-vis des araignées et des serpents, car de nombreuses espèces sont venimeuses, et il est possible qu'un mécanisme de méfiance face à ces animaux soit codé en dur dans le cerveau humain. Maintenant, si on ne peut pas regarder une photo d'araignée, voire entendre le mot prononcé, sans avoir une crise de panique, on peut dire que le mécanisme est devenu trop sensible. Christophe André décrit pas mal d'exemples intéressants.
Pour se guérir ou limiter les phobies, l'auteur préconise de se désensibiliser en s'exposant progressivement au stimulus craint. Par exemple, dans un cas d'une phobie grave des araignées, le thérapeute pourrait commencer par parler d'araignées avec son patient, puis lui montrer des photos, puis lui faire manipuler des araignées en plastique, puis regarder une vraie araignée derrière une vitre, puis s'approcher, etc. Quand il parvient à rendre une mygale dans la main, comme Gros Calou, on peut dire qu'il est guéri :-).
Je conseille la lecture de ce bouquin, que j'ai trouvé très intéressant.
C'est étonnant, il suffirait de changer quelques mots et on obtiendrait lé définition d'une allergie et son traitement. :)
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Moi j'ai remarqué que j'ai aussi un problème lié au vertige.
Lors d'un voyage en Floride, Il y à 6 ans, lors d'un parcours de cordes et ponts de singe dans la cime des arbres de la foret, j'ai été vraiment surpris d'avoir le vertige.
C'est bizarre car je n'avais jamais connu ça avant. J'ai fait de l'escalade sur des rochers au centre de commandos, à Freyir (pour ceux qui connaissent), en salle,... pas de problèmes.
Mais depuis ce voyage, je ressens le vertige même lorsque je passe sur un pont. L'estomac qui se noue, des frissons dans la colonne vertébrale et les jambes en coton. Ça me fait ch***
J'essaye de me calmer, souffler un bon coup et de prendre sur moi pour me concentrer. Ça passe un peu mais pas complètement.
Ce que je ne comprends pas, sur un mur d'escalade je n'ai pas ce problème. :blink:
C'est grave docteur ? Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer? Est-ce qu'il y a un traitement?
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Bonsoir Acorn,ce n'est pas le vertige c'est de l'appréhension au vide.
Le vertige ne se soigne pas et tu l'as déjà sur une chaise,que l'appréhension au vide se soigne par la pratique de sport d'altitude ex:piste de corde,escalade sur rochers,et acrobranche.
J'ai vu des client que j'avais sur pistes de cordes avoir peur au début du parcour et faire les fanfarons à la fin de ce parcourt.(j'ai été moniteur piste de cordes et escalade chez Durbuy Adventure.
De plus tu dit que tu n'as pas peur en salle ce qui veut dire que se n'est pas le vertige.
@+.
Commandos.
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Merci pour ta réponse Commandos.
Donc alors la clé serait de "m'acclimater" et pratiquant des sports en altitude?
C'est vraiment bizarre, avant j'avais pas ça...
Je viens de repenser à un truc:
Nous sommes allés à Walliby il y a qques mois, rien qu'à voir les gosses sur les attractions, j'étais déjà mal à l'aise :bheurk:
J'ai vu une émission à la télé sur un genre de montagnes russe perchée sur le toit d'une tour à Las Vegas => Idem :bheurk:
Alors tout ça serait de l'appréhension au vide ?
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Acorn parle en toujours à ton médecin traitant cela peu venir de l'oreille interne aussi (perte d'équilibre et peur du vide sont 2 des symptomes du à un problème d'oreille interne.
@+.
Commandos.
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Merci pour ton conseil Commandos.
Je lui demanderai à la prochaine occasion. Je vous tiendrai au courant.
En fait c'est pas vraiment "peur"
Mon cerveau me dit que je n'ai pas peur mais mon corps refuse de suivre (je ne sais pas si je suis clair??? :blink:)
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L'effet chimpanzé : http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Effet_chimpanz%C3%A9
la psychologie de l'homme (presque) perdu : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,357.0.html
Voila un peu de lecture :)
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L'effet chimpanzé : http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Effet_chimpanz%C3%A9
la psychologie de l'homme (presque) perdu : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,357.0.html
Voila un peu de lecture :)
Merci Olcos,
Je connaissais l'effet chimpanzé mais je n'avais pas fait le rapprochement. Tu as raison, je crois que c'est ça. Je vais relire les infos encore une fois.
ACORN
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Salut Acorn,
Je mettais ce lien de manière général, mais si tu as trouvé une piste interesante j'en suis content. 8)
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C'est étonnant, il suffirait de changer quelques mots et on obtiendrait lé définition d'une allergie et son traitement. :)
Intéressant, je n'avais pas fait le rapprochement.
Un autre concept du livre me revient en mémoire : celui de l'évitement. Le problème des personnes phobiques, c'est qu'elles cherchent (logiquement) à éviter le stimulus qui les indispose. Du coup, leur phobie gagne du terrain. Dans les cas les plus graves, toute la vie de la personne est réorganisée autour de l'évitement de la phobie (peur panique des ascenseurs, par exemple). D'où la nécessité, d'après ce livre, d'arrêter l'évitement et d'affronter progressivement la phobie pour la faire reculer.
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Moi j'ai remarqué que j'ai aussi un problème lié au vertige.
(...)
Ce que je ne comprends pas, sur un mur d'escalade je n'ai pas ce problème. :blink:
J'ai toujours eu un genre d'appréhension du vide, il me semble que c'est normal (surtout que cela ne m'a jamais empêché de faire des trucs de ouf au bout d'une corde!).
Mais maintenant, je souffre de vertige, très fort, et même parfois assez handicapant. Ce n'est pas l'oreille interne, mais la proprioception de mes jambes qui pose problème. Mais c'est le même processus: une fois que les différents moyens d'estimer la position et les mouvements ne sont pas d'accord entre eux, le vertige est là (et le mal de mer aussi!).
Mais je peux faire de la varappe, à condition de ne jamais poser mes deux jambes bien à plat, au même niveau. Tant que le corps ne peut pas comparer les infos venant des deux jambes, pas de vertige. Dès que ces deux idiotes essaient de faire la même chose, le cerveau se déglingue.
On peux donc avoir le vertige, mais pouvoir monter sur une paroi d'escalade! (le problème, c'est une fois arriver en haut ...).
Mais normalement, cela s'éduque un peu, sur le plan de comportement (comme le font Athlon et sa dame), et avec des exercices d'accoutumance: exposé tout doucement à des situations légèrement conflictuelles entre les différents systèmes de mesure, le cerveau apprend progressivement à gérer ces infos, sans complètement perdre la boule. Et une excellente méthode, c'est ... l'escalade.
Sinon, la phobie qui me taraude, c'est bien celle présentée par David. Se faire manger, surtout petit à petit, par plus petit que moi. J'en fait même parfois des cauchemards. Du coup, toute bestiole qui me court dessus me fait perdre plusieurs degrés de dignité. :'(
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ma plus grande peur, et j'en ai deja fait l'experience :( , c'est le petit insect qui vas se loger dans une oreille! ça m'est arrivé qu'une fois et je doit avouer sans honte que ça m'a rendu fou!!! >:( j'avais l'envie de prendre un tige et le tuer tellement il s'etait mis à bouger une fois all'interieur! le probleme c'etait qu'on le voyait pas de l'exterieur!
Apres un passage aux urgence, j'ai toujours sur moi, lors de balade un peu eloigné de la societé, une seringue pour pouvoir chasser la bebete!
sinon, pas de phobie "speciales"
A+
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C'est pas un sujet très facile de parler de ses peurs sur le net mais bon, en ce qui me concerne, j'ai deux grosses phobies :
- certains animeaux (particulièrement les serpents)
- la peur de me noyer
Ma principale méthode reste la stratégie de l'évitement, particulièrement en ce qui concerne les serpents car mon mode de vie ne m'expose pas vraiment a en rencontrer hormis lors de petites randonnées à la journée. J'y reviendrai un peu plus tard.
Pour la peur de se noyer, là il a fallu faire un véritable travail que je n'ai pas terminé (et je ne cherche pas à le faire) étant arrivé à un compromis acceptable pour moi. Le désagrément principal de cette phobie est d'ordre social dans la mesure ou ne sachant pas nager, je ne pouvais pas aller à la piscine et encore moins à la mer avec mes ami(e)s. J'ai donc commencé par apprendre à nager avec une personne en qui j'avais absolument confiance (impossible de me faire aller à l'eau avec un inconnu).
Je rejoins là tout ceux qui ont dit dans les posts précédents la nécessité d'être accompagné et dans la confiance que l'on accorde à l'accompagnement.
J'ai commencé par faire 1 mètre dans l'eau et je me suis appliqué quant à la technique utilisé (la brasse). Le fait de "maîtriser" cette technique m'a permis de prendre confiance.
J'ai continué à travailler, toujours en piscine (avec une piscine ou on commence par avoir pied, puis sur la fin on a plus pied) et j'ai essayé de faire un maximum de longueur sans m'arrêter, j'ai pu prendre confiance dans mon endurance.
Parallèlement, pour se détendre, je faisais un peu d'apnée soit statique (toujours en piscine) soit une longueur de bassin, avec un pote. Il y avait la dimension du jeu et toujours les repaires rassurants de la piscine et le fait d'avoir quelque un à côté de soi au cas ou.
Finalement, j'ai pu aller à la mer. Je ne peux pas nager au large, j'ai essayé de sauter d'un voilier un jour mais je n'y suis pas arrivé, pourtant j'avais des amis prêts à me repêcher.
J'ai toujours une appréhension vis à vis de l'eau, particulièrement des grandes étendues. Mais il suffit que je reste une semaine, par exemple, à la mer en nageant un peu tous les jours pour que cela disparaisse progressivement (accoutumance). C'est le 1er jour le plus dur.
De même, récemment on a voulu essayer de me faire faire un peu de plongée avec masque et tuba et palmes et là, grosse crise de panique car je n'arrivai plus à respirer avec le tuba et les palmes m'empêchaient de me remettre sur les pieds.
Comme je l'ai dit un peu plus haut, je ne tient pas à faire ce travail avec les serpents. Pourquoi ?
Tout d'abord, j'en vois peu et quand j'en rencontre, c'est en France (donc ils ne sont pas trop dangereux) et jusqu'à présent j'ai pu les contourner d'assez loin. D'autant plus qu'ils ont aussi peur de moi que moi j'ai peur d'eux.
D'autre part, combattre ces phobies est vraiment une épreuve qui fatigue. Le simple fait d'en parler et d'écrire à ce sujet me fait augmenter ma fréquence cardiaque et me met dans un état de tension nerveuse désagréable.
Voilà, en espérant que cela réponde un peu aux questions initiales
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Merci pour ce témoignage Yeror.
J'ai ressenti à te lire que c'était effectivement éprouvant pour toi de décrire ces sensations ...
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Je ne sais pas trop si on peut parler de la peur ici mais comme le sujet y touche, je vais m'en toucher 2 mots (sinon les modos supprimeront/déplaceront) :
Je n'ai jamais ressenti de peur incapacitante à chaque fois que j'étais confronté à une situation "chaude" (accident manqué de peu, perdu en montagne dans le brouillard, pote qui glisse dans une pente dangereuse et qui se rattrape de justesse, etc.), j'étais au contraire très lucide voire même "détaché" de moi-même. J'avais l'impression que que le temps allait un peu moins vite et que mon cerveau analysait la situation à vitesse grand V.
En revanche une fois tiré de ces situations, j'ai eu très très peur, une peur rétrospective mais qui faisait quand même monter l'adrénaline et cœur qui battait à 100 à l'heure...
Pas de peur qui m'arrête donc sur le coup mais qui par la suite (voire tout de suite après) m'empêche quasiment toute action : jambes qui tremblent, difficulté à réfléchir, etc. Mais toujours lorsque le situation était résolue.
Je fonctionne exactement comme ça pour ce qui est de la PEUR, par contre pour ce qui est des phobies, étant petit j'avais trois grandes phobies : l'eau, le vide et les serpents. Depuis j'ai appris à nager (mon maître-nageur de l'époque mérite une médaille d'ailleurs), j'ai fait toutes sortes de con***ies avec le vide mais toujours lors de sorties avec des copains (il m'ont rendu un grand service sans le savoir!!) car comme le disait Corin il me semble on montre moins sa peur devant d'autres personnes comme les amis ou les enfants. Pour ce qui est des serpents et bien j'ai bien progressé : j'arrive à en voir à la TV sans hurler et faire des cauchemars!! Oui j'en étais rendu à ce point là, dans un zoo je passais devant les vivariums des serpents en courant par contre les autres reptiles ne me faisaient pas peur. Peut être ais-je compris que ces bêtes là ne pouvaient me faire aucun mal de derrière un vitre blindée ou une télé... une sensation "inconsciente" de sécurité sans doute? Par contre je ne me sens pas prêt du tout à vivre une expérience telle que celle à propos des araignées, ou éventuellement dans un cadre spécifique du genre trois personnes compétentes qui tiennent la tête de l'animal et trois autres la queue. Dans ce cas il est possible que je tente de toucher l'animal du bout du doigt et encore!! Je suis incapable de dire pourquoi mais je ne trouve pas la force...
Il y a quelques années j'étais fan de l'émission "Fort Boyard", et comme chacun sait il y a dans cette émission une épreuve ou un candidat doit chercher des indices écrits sous le ventre des mygales, serpents et autres scorpions. J'ai vu un jour le comédien Jean-Pierre Castaldi brasser ces bestioles avec une facilité déconcertante et déclarer en sortant : " J'ai une peur bleue des serpents mais je les ai considérés comme des accessoires de théâtre". Peut-être est-ce une solution?
Donc pour résumer j'ai vaincu ma phobie de l'eau et j'ai découvert un élément merveilleux dont je ne me lasse pas, pareil pour le vide mais les serpents je crois que je vais avoir du mal avec eux pendant encore un sacré bout de temps >:(