Un shoot them up (aussi écrit shoot'em up ou contracté shmup, littéralement « descendez-les tous ») est un type de jeu vidéo dérivé du jeu d'action dans lequel le joueur incarne un véhicule ou un personnage devant détruire un grand nombre d'ennemis à l'aide d'armes de plus en plus puissantes, au fur et à mesure des niveaux, tout en esquivant leurs projectiles pour rester en vie.(Wikipedia)
Comment les jeux vidéos apprennent à nos enfants à tuer
Interview de l’officier américain Dave A. Grossman
Horizons et débats: Récemment, à l’occasion de l’«Electronic Entertainment Exposition» de Los Angeles, l’armée des USA a lancé sur le marché des jeux vidéos permettant aux enfants à partir de 13 ans de s’entraîner à tuer dans des situations réelles. Il y a quelques mois s’est produite la tuerie d’Erfurt, en Allemagne. Vous êtes depuis longtemps psychologue militaire et vous vous opposez aux jeux vidéos à contenu violent. Pouvez-vous nous en parler?
Dave Grossman: Prenons le cas d’Erfurt. Le jeune homme jouait constamment au counterstrike qui consiste à tuer quelqu’un d’une manière particulière: plus on s’approche de la personne, mieux on l’atteint. C’est ce que le meurtrier d’Erfurt a appris à faire. Il fréquentait certes un club de tir mais ne passait pas beaucoup de temps au stand de tir. Cependant, grâce au jeu, il s’entraînait par l’imagination à aller droit vers quelqu’un, à lui braquer un pistolet en plein visage et à appuyer plusieurs fois sur la gâchette. La police d’Erfurt a rapporté que certaines victimes n’étaient plus identifiables tellement elles étaient défigurées. Cela prouve bien que le jeune homme s’était entraîné.
On reconnaît là l’entraînement militaire au combat rapproché. Il faut savoir que l’armée américaine utilise ces jeux (classés dans la catégorie P13, qui signifie: à partir de 13 ans et en compagnie d’un adulte) pour entraîner les jeunes gens à tuer virtuellement des personnes. Or maintenant, on s’aperçoit que des jeux de ce genre, mais beaucoup plus réalistes, plus violents et plus destructeurs sont offerts sans discernement aux enfants! Imaginez la dureté de cœur et la brutalité qu’il faut avoir pour tirer plusieurs fois dans le visage de quelqu’un.
C’est inimaginable.
Effectivement. Même les nazis ne pouvaient être amenés à tirer dans le visage des humains. Les tueurs de la Mafia non plus: ils les tournent et leur tirent sur l’occiput pour ne pas avoir à les regarder. Dans les jeux vidéos, le tueur doit regarder ses victimes dans les yeux. Le seul moyen d’y arriver est de s’entraîner et de se rendre insensible à la souffrance d’autrui. Le meurtrier d’Erfurt l’avait fait déjà des milliers de fois: la tête des victimes éclate, elles gémissent, sont prises de convulsions, elles saignent et le joueur est récompensé!
Nous nous servons d’un matériel militaire d’entraînement au combat rapproché, nous le rendons beaucoup plus brutal, plus destructeur et plus nuisible et le remettons sans réfléchir à nos enfants. Nous ne nous préoccupons guère du fait que ces jeux servent à la formation militaire parce que cela nous montre ce qu’est l’armée. Peut-être que cela devrait également nous inquiéter. Mais le fait que des jeux vidéos qui sont beaucoup plus violents soient mis à la disposition de nos enfants sans restrictions légales devrait nous inquiéter encore davantage. Il y a naturellement toute une industrie qui en profite. On n’autoriserait certainement pas la vente d’armes aux enfants. En mettant à leur disposition un matériel destiné à l’entraînement des soldats, l’industrie des jeux vidéos dépasse vraiment les bornes.
Nous sommes aussi très étonnés par autre chose: vous avez dit ailleurs que les enfants qui ne sont pas naturellement violents sont également concernés. Quand ils pratiquent cet entraînement, ils développent des sortes de réflexes; ils deviennent alors comme des machines. C’est épouvantable. Nous avons d’abord cru que Littleton était spécifique à votre pays, mais maintenant de telles tueries se produisent également chez nous en Europe: en Allemagne, en Angleterre, en France, les cas se multiplient.
Oui, il faut comprendre qu’il s’agit là de quelque chose de tout à fait nouveau: en Allemagne, en Autriche, pendant toute la Première Guerre mondiale, dans l’entre-deux-guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale, il y avait des centaines de jeunes gens qui possédaient des armes de poing, des Mauser, des Luger, des Walther – mais aucun n’a commis de massacre comme celui d’Erfurt. Il doit y avoir un nouvel «ingrédient». Les armes ne sont qu’une variable de l’équation. Nous savons bien que si les enfants veulent avoir accès à des armes, ils y arriveront! Si un criminel veut se procurer des drogues, il y parviendra, ce qui ne veut pas dire que les drogues ne doivent pas être illégales. On a besoin de trois choses pour tuer quelqu’un: une arme, un savoir-faire et la volonté de tuer. Les jeux vidéos en fournissent deux.
II est donc faux de dire que nous ayons besoin de lois plus sévères en matière d’armes. La Suisse en est un bon exemple: malgré notre armée de milice, nous n’avons jamais eu de tuerie comme celle d’Erfurt.
Pour continuer de garantir sa sécurité, la Suisse peut faire quelque chose de très important, à savoir ce qu’on a appelé le «téléguidage» (remote control).
Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas avoir d’influence en interdisant les armes. Mais ce qu’on voit à la télévision et dans les jeux vidéos est plus important que ce qu’on tient dans la main. Les armes ont toujours existé. L’instrument meurtrier principal au lycée Columbine de Littleton (Colorado)[1] était un fusil à pompe de calibre 12, mais cette arme existe depuis plus de cent ans. Des millions d’exemplaires ont été fabriqués et vendus, mais c’est aujourd’hui seulement que des jeunes gens en font un pareil usage. L’arme principale à Jonesboro, Arkansas[2], était une carabine de calibre 30, une arme de la Seconde Guerre mondiale. Le jeune homme d’Erfurt a utilisé un pistolet de 9 millimètres. Cette arme existe déjà depuis plus d’un siècle. Des centaines de milliers de jeunes Allemands portaient ces armes pendant les deux Guerres mondiales. Mais c’est aujourd’hui seulement que nous voyons des enfants utiliser ces armes pour des massacres collectifs. L’Association américaine de médecine et l’Académie américaine de pédopsychiatrie ont dit clairement que cela est dû à la violence dans les médias et surtout dans les jeux vidéos. Ces jeux sont interactifs et par conséquent particulièrement dangereux.
Est-ce qu’il y a aujourd’hui aux USA plus de personnes qui sont contre ces jeux?
Il y a de plus en plus de gens informés et ceux-là sont contre. En ce moment, nous livrons une vraie bataille: nous avons fait passer des lois pour limiter l’usage des jeux vidéos. L’année dernière, l’industrie de ces jeux a fait un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars, plus qu’Hollywood. C’est une industrie incroyablement influente, puissante et riche. Actuellement, elle se défend bec et ongles avec une armée de lobbyistes chaque fois que l’on tente de lui imposer des restrictions. Quelques lois ont quand même été promulguées dont une à Indianapolis qu’un jugement de la Cour d’appel a déclarée anticonstitutionnelle. Mais à St. Louis, on a promulgué une loi qui a été déclarée tout à fait conforme à la Constitution par la Cour d’appel. Vous voyez donc que nous devons vraiment nous battre pour faire aboutir nos revendications au sommet du système juridique. Je pense qu’on ne proclamera jamais de droit constitutionnel de l’enfant à tuer des gens dans une salle de jeux vidéos en visant leur tête.
L’industrie des jeux vidéos pourra encore résister un certain temps en se retranchant derrière le «First Amendment» [premier article additionnel de la Constitution américaine] qui concerne la liberté d’expression et de la presse. Elle revendique donc cette liberté pour les jeux vidéos. Bien sûr que c’est totalement absurde, mais elle réussit à en convaincre quelques juges.
Voilà donc la lutte que nous menons en ce moment, mais petit à petit, les gens commencent à comprendre de quoi il retourne et nous faisons donc quelques progrès.
Qu’en est-il des parents? Est-ce que vous parlez beaucoup avec eux?
Voyez-vous, l’attitude des parents est un produit de l’incroyable campagne de désinformation. Toute tentative d’informer les gens est systématiquement combattue; c’est pourquoi la lutte est longue et dure. L’élément le plus important est le travail d’information. Peut-être que l’enquête la plus importante qui ait jamais été entreprise à ce sujet a été publiée à la fin de l’année dernière. Elle a été menée à l’université de Stanford. Des médecins sont allés dans deux écoles primaires et ont informé et convaincu l’une d’entre elles des effets des représentations de la violence dans les médias. Le médecin du district a expliqué aux enseignants que la violence dans les médias a des conséquences néfastes et que les jeux vidéos sont nuisibles. Ce qui est capital, c’est de savoir que la plupart des enfants ont renoncé d’eux-mêmes à ces jeux après que les instituteurs et institutrices leur eurent dit que la violence dans les jeux vidéos leur était nuisible. Et le résultat a été que la violence dans cette école a diminué de 40%. Le lien vers cette enquête se trouve sur la première page de mon site Internet (www.killology.com).
Cet été, l’université d’Indiana va publier des informations sur un procédé permettant de visualiser l’activité du cerveau (brain scan). Les images montrent ce qui se passe avec les enfants qui consomment beaucoup de jeux vidéos violents. Ce qui est fondamental, c’est l’effet de ces jeux. Ils réduisent la fonction cérébrale et causent d’énormes dommages au cerveau des enfants. Autrefois on pouvait dire: «Regardez, voici le poumon d’un fumeur et voici celui d’un non-fumeur». Vous compariez les deux radiographies et le résultat était étonnant.
Maintenant nous pouvons comparer le cerveau d’un amateur de jeux vidéos et celui d’un «non-amateur». Le résultat est tout à fait surprenant: On constate en effet que l’image du cerveau d’un enfant sain est toute colorée là où a lieu l’activité cérébrale. En revanche, chez l’amateur de jeux vidéos violents et de scènes de violence à la télévision, l’activité cérébrale est supprimée. Le lobe frontal, typiquement humain, siège de la raison, de la pensée, est déconnecté; seul le système limbique, la zone affective du cerveau, est encore en activité. Nous déconnectons donc le «cerveau cognitif» de ces enfants pour en faire des créatures totalement affectives. Et quand ils tuent dans ces jeux, c’est sans réflexion consciente.
C’est le point décisif. On a toujours prétendu que ces enfants sont issus de familles profondément perturbées, ce qui est faux.
L’industrie des jeux vidéos a produit quelques recherches qui sont des impostures. Souvenez-vous du combat que nous avons mené contre l’industrie du tabac. Elle a ses lobbyistes et ses larbins qui font pour eux des recherches «scientifiques». Récemment, j’ai eu connaissance en Suède d’une étude danoise qui concluait que les enfants sont tout à fait capables de faire la distinction entre fiction et réalité. Ce n’est pas vrai du tout. Il s’agit là d’une de ces recherches commandées par l’industrie. Savez-vous comment on procède? Nous appelons cela «l’effet pas-moi». On demande à des enfants (oui, à des enfants!): «Est-ce que tu crois que le tabac est dangereux pour toi?» et ils répondent «non». Ensuite on leur demande: «Est-ce que tu crois qu’il est dangereux pour ton ami?» et ils répondent «oui». Ils n’avoueront jamais que c’est nuisible à leur propre santé! Ce ne sont que des enfants! Va-t-on demander à des enfants si les jeux vidéos ont des effets néfastes pour eux?
Il existe cependant des recherches japonaises récentes qui prouvent que pour les enfants, les jeux vidéos sont plus réels que la réalité. Si on demande à un enfant ce qu’il a fait le 3 du mois écoulé, il n’en sait rien; mais si on lui demande ce qui se passe au «niveau 3» de son jeu vidéo préféré, il vous racontera dans les moindres détails ce qui s’y passe. Voici un exemple montrant que les films sont plus réels que la réalité. Si je vous demande de me raconter votre film préféré, vous m’en ferez un récit extrêmement détaillé mais est-ce que vous vous souvenez de ce que vous avez fait avant de regarder le film, ou la veille? Non. Nous appelons cela «effet d’hyperréalité». Les jeux vidéos laissent une impression plus forte que le réel.
[1] Le 20 avril 1999, à Littleton, un élève de 17 ans et un autre de 18 ans du lycée Columbine avaient tué 12 élèves et 1 enseignant et blessé 23 autres personnes pour finir par retourner l’arme contre eux-mêmes.
[2] Le 24 mars 1998, deux garçons de 11 et 13 ans déclenchèrent une fausse alerte incendie et tuèrent 4 camarades de classe et 1 enseignant et blessèrent 10 autres élèves.
C'est le second point (facilitation) que je souhaite souligner.
La facilitation est du domaine du behaviourisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Behaviourisme), qui atteint indiscutablement des sommets avec certains FPS (pas tous...).
On est la dernière génération à avoir grandi dans le monde réel !!!
On est la dernière génération à avoir grandi dans le monde réel !!!Je suis d'accord avec ton texte hormis la dernière partie.
Pour info, j'ai appris à tuer en jouant au cowbows et au indiens, en tirant sur les guêpes au fusils à plomb, sur des boites de conserves, des cibles, à l'arc, au lancer d'opinel etc ... Je suis un spécialiste entraîné depuis mon enfance par tous mes jeux de gamin. :ninja: Et pourtant je n'ai encore tué personne. ;D
Pour les mili je me souvient d'une interview du Général Bigeard qui disait qu'il aurait été incapable de tuer une poule de sang froid...
c'est tres different: ca devient dangereux quand cela isole un etre de la realite, surtout s'il a deja peu de contact ou de vecu avec celle-ci...Tafdak avec toi. :closedeyes:
Non mais quand même ! "tiens j'pourrais prendre cette bagnole", se dire ça dans la rue, y'a un souci...
Bullyson, pour Bigeard il a suffisament été au charbon avant d'être général pour que l'aspect "de sang froid" soit à souligner.
:)
je souhaite juste ajouter mon ressenti :
on doit être quand même relativement mature avant d'accéder à des jeux qui naturalisent trop la violence. Il faut faire une distinction entre les genres...
Par exemple, Hitman est un jeu mettant en scène un tueur à gages qui pour arriver à ses fins, doit se camoufler, se déguiser, utiliser sa réflexion pour arriver à sa cible et la tuer. Mais quand j'y joue ce qui m'intéresse, c'est réussir à passer sans me faire voir, trouver le bon chemin... Tuer le type à la fin, je m'en tape, c'est arriver jusqu'à lui que je veux. Alors niveau violence certes il y en a mais c'est pas très déstabilisant je trouve.
Par contre: GTA. J'ai beaucoup joué, lors de vacances, à San andreas. Beaucoup beaucoup. Eh bien lorsque je sortais dans la rue, pendant 1 éclair de seconde, je me disais "ah j'pourrais prendre cette bagnole tiens, j'irais plus vite qu'à pied"...
Cet univers est très grand, on peut y faire tout ou presque, et très destabilisant. Je ne suis pas quelqu'un de "fragile" mais à cette époque, j'ai senti le "mal" que me faisait ce jeu, la déconnexion totale que je subissais.
Non mais quand même ! "tiens j'pourrais prendre cette bagnole", se dire ça dans la rue, y'a un souci...
voilà. Juste pour dire que l'on peut facilement et même si l'on se pense fort, être destabilisé et déconnecté de la réalité.
Bullyson, pour Bigeard il a suffisament été au charbon avant d'être général pour que l'aspect "de sang froid" soit à souligner.C'est surtout un vieux renard qui cherche à se donner un air débonnaire. Comme on dit, plus c'est gros, mieux ça passe.
Ce n'est pas le jeu vidéo qui les a amené à TUER...Eh ben déjà si ça n'avait pas lieu, ce serait pas un mal tu crois pas ?
Le jeu les a désinhibé, formé au combat rapproché, certes, mais le terreau de leur misère personnelle c'était quoi ?
Flocon d'avoine - 21 ans, ayant joué à des jeux violents depuis plusieurs années, sans contrôle parentalÇa me rappelle tristement les propos de personnes accros à certaines drogues (y compris alcool et tabac) : "j'en prends depuis tant de temps et je me porte bien" => conclusion c'est pas mauvais et y a pas de raison pour les interdire ou les dénoncer.
Pour info, j'ai appris à tuer en jouant au cowbows et au indiens, en tirant sur les guêpes au fusils à plomb, sur des boites de conserves, des cibles, à l'arc, au lancer d'opinel etc ... Je suis un spécialiste entraîné depuis mon enfance par tous mes jeux de gamin. :ninja:Oui, mais tu n'as pas été entraîné à tuer des milliers de fois des êtres humains virtuels, tu n'as pas été déshinibé de voir des têtes humaines hyperréalistes éclater sous tes balles, du sang gicler, des victimes souffrir puis mourir etc. . Ni encore moins été récompensé pour ça. (et le nombre d'heures que tu y as passé n'a aucun rapport avec les plusieurs heures quotidiennes durant des années des accros aux jeux)
Et pourtant je n'ai encore tué personne. ;D
Oui, mais tu n'as pas été entraîné à tuer des milliers de fois des êtres humains virtuels, tu n'as pas été déshinibé de voir des têtes humaines hyperréalistes éclater sous tes balles, du sang gicler, des victimes souffrir puis mourir etc. . Ni encore moins été récompensé pour ça. (et le nombre d'heures que tu y as passé n'a aucun rapport avec les plusieurs heures quotidiennes durant des années des accros aux jeux)Oui, je n'ai pas eu a faire face à ça. Et plus je vous lis, plus j'en suis heureux. :o
Tes guêpes n'avaient rien d'humain. Et c'étaient tes jeux, avec ta propre imagination d'enfant et surtout tes propres limites, pas un scénario et un contexte imposés par des adultes.
La différence...
Les simulations c'est bien, mais je dois dire qu'un jeune joueur de jeu video battra les doigts dans le nez tous les militaires non spécialistes des jeux. Je ne suis ni un très bon joueur aux jeux vidéos, ni un militaire d'élite, mais j'ai toujours implosé les scores des militaires d'actives au sital, qui sont surement meilleurs que moi sur le terrain. C'est deux choses différentes, ce qui ne veut pas dire que ça n'apporte rien. C'est comme le tir, tu as d'excellents tireurs sur les pas de tir qui auront surement beaucoup de mal à tirer sur une personne dans des conditions réelles.
J'avoue que je ne comprends même pas le plaisir de jouer à des jeux vidéos pour des adultes en bonne santé qui ont la vie devant eux et pas tellement de temps pour tout faire. J'ai essayé, comme tout le monde devant l'attrait quasi hypnotique que ces jeux exercent sur des copains, mais ça me gonfle au bout de 3 minutes. Quand à faire du sport grâce à wii :blink:
Par contre, en tant qu'entraînement de simulation dans un but donné c'est manifestement très intéressant.
Par contre, comment on fait quand on est parent et qu'on a laissé les gamins s'auto initier à des jeux de plus en plus violents et qui évoluent dans un monde où on ne peut plus les rejoindre pour les aider à décoder le bien du mal ?
Quant à favoriser le passage à l'acte il me semble quand même que quand une société trouve hyper cool et branché de vous reconnaître le droit d'exploser des congénères à longueur de journée à 12 ans, il se peut qu'il y ait quand même une légère incidence.
Il serait intéressant de savoir s'il y a eut des "Colombine" avant le règne du massacre "on line". Pourtant des armes aux states (et ailleurs) il y en avait déjà et on apprenait à s'en servir à 8 ans sans jamais trucider son prochain. :closedeyes:
pour le 4eme point, tout a fait d'accord, d'ailleurs, on devient accro au jeu a cause d'une substance libéré par le cerveau (une substances faisant partie des opiacés, par exemple, l'opium est un opiacé) qui donne une sensation apprécié par le joueur, au meme titre que fumer un joint ou vider son verre de vodka
4- Le jeu vidéo est une addiction comme l'alcool ou autres drogues : une addiction d'abord psychique et la volonté de fuir la réalité.
8- Ne serait-ce pas un bouc-émissaire un peu facile au même titre que le métal (musique) ou autres délires autour du monde gothique, satanique, etc... ?
C'est toujours moins con que de buter des gens.
oui, mais maintenant on est accro au forum, c'est pas mieux..... :lol:
Quand je lis ce genre de réflexion, je me demande qui des joueurs ou non joueurs font le mieux la distinction entre le jeu et le réel...tu ne créer pas forcément une dépendance quand tu fume de l'herbe ou autre, seuement, moi aussi au début je jouais comme ca, jusqua ce que je sois entrainer par le jeu, a la fin, ce'st le plus le jeu qui joue avec toi que le contraire
Je pense que la majorité des joueurs est bien consciente qu'il s'agit d'un gros tas de pixels. Chacun est libre de donner la signification qu'il veut à ces tas, mais ça ne dépend plus du jeu, quel qu'il soit.
De même, jeu = drogue, je trouve ça très réducteur. Bien sûr il y a des cas de dépendance, moi même je l'ai été, mais c'est pas une fatalité, aujourd'hui j'apprécie encore de jouer, à petite dose, ou même des fois en y passant 3 jours d'affilés, mais je suis tout à fait capable de faire autre chose sans pour autant penser au moment où je rentrerais chez moi pour jouer.
Ce qui est intéressant dans ces jeux, c'est que l'acte violent, meurtre, destruction, soit récompensé ;
En temps normal, on sauve sa peau et si l'on est ""humain"", on ne pourra pas éviter un certain malaise face à la barbarie ;
Le jeux permet donc via un système de conditionnement de désinhiber le joueur...
Sans intention de polémiquer, voilà ce que je me dis à la lecture de vos messages :
Est-ce que la société, le monde étaient moins violents avant ?
Avant l'avènement de la société de consommation ?
La violence s'est-elle réduite de manière significative depuis ?
Passionant sujet d'observation.Cependant, cela fait des années que mon cousin Antoine et moi meme jouons à Mortal Kombat et nous entrainainons [...] et on est parfaitement normaux, plein de confiance, et on ferait pas de mal à une mouche.
Qui d'entres nous n'a jamais joué aux indiens et aux cowboys ou aux gendarmes et aux voleurs ?
On se défoule point c'est un jeu si on a du recul.
Ce qui est intéressant dans ces jeux, c'est que l'acte violent, meurtre, destruction, soit récompensé ;
En temps normal, on sauve sa peau et si l'on est ""humain"", on ne pourra pas éviter un certain malaise face à la barbarie ;
Le jeux permet donc via un système de conditionnement de désinhiber le joueur...
Plus que de s'en prendre au jeu vidéo en lui-même - qui n'est qu'une simple simulation programmée, prenez-vous en au conditionnement qui est opéré...
Tout est question de conditionnement...
Si l'on envoyait une décharge électrique via la manette lorsque le joueur tue et qu'il n'était pas récompensé, le résultat serait bien différent...
Qu'est-ce qu'on souhaite récompenser aujourd'hui, dans une société de service, pacifiée ?
Comment les pulsions violentes peuvent-elles être exprimées/canalisées ?
Dans les sociétés primitives il y avait le sacrifice avec "le bouc émissaire" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouc_%C3%A9missaire)...
Aujourd'hui on a le cinéma d'action et les FPS...
Autres temps, autres moeurs...
;)
Cela ne présume en aucun cas de ce qui les amène à fondre un fusible, on l'a déjà dit. Mais lorsque cela arrive, c’est une boucherie démultipliée. C'est le sens du titre de l'article d'ailleurs. Il y a au moins 3 facteurs en cause, purement nerveux, et qui posent quand même un gros problème :
Premièrement, la pratique de certains FPS présente les deux caractéristiques d'un apprentissage avec automatisation de la tâche (répétition et consistance). La tâche (tuer, tirer à la tête, etc..) devient spontanément machinale, et ne se délabre plus sous stress (comportement stabilisé).
Secondement, le cadre ludique permet une distanciation émotionnelle avec l'action de tuer, et rompt l'inhibition normale qui devrait être présente à le faire. Il faut savoir que l'armée a eu un mal fou à faire viser ses soldats durant les engagements, voir même à les faire tirer tout court. C'est grâce à des modifications dans les protocoles d'entraînement que l'amélioration s'est faite sentir. Des protocoles... superposables à ceux rencontrés dans les jeux incriminés.
Enfin, la séquence [ tir / touche / récompense ou punition], est une boucle de conditionnement opérant. Sur cette base, l’ancrage en profondeur est d’autant plus efficace que la cible est réaliste (ancrage nul avec un canard, meilleur avec un zombie, idéal avec un être humain et ses parties constitutives… ). L’ancrage est également proportionnel avec la brièveté de l’intervalle de temps entre l’action motrice et la réponse (feedback) récompense (HEADSHOT !!) ou punition (riposte). C’est également les cas.
C'est le gros problème ! la majorité des jeunes (12/16 ans)que je côtoie n'ont aucun reculDans un n° de Sciences & Avenir de l'été le thème était justement le cerveau et les étapes de son développement.
Mais dites moi les gars, c'est pas marqué "interdit au moins de 18 ans" sur ces beaux jeux super gore? Donc, techniquement, les momes devraient pas pouvoir les acheter ;) Et splaf! :D P*tain, je devrais bosser pour Rockstar Games moi, comment je leur calmerais Liebermann LOL!
Se pose plutôt la question de la représentation de la violence : le développement phénoménal des moyens de communication et de représentation n'a-t-il pas débouché plutôt sur une spectacularisation de la violence plutôt que sur sa banalisation ?
Ce qui est intéressant dans ces jeux, c'est que l'acte violent, meurtre, destruction, soit récompensé ;
En temps normal, on sauve sa peau et si l'on est ""humain"", on ne pourra pas éviter un certain malaise face à la barbarie ;
Le jeux permet donc via un système de conditionnement de désinhiber le joueur...
Plus que de s'en prendre au jeu vidéo en lui-même - qui n'est qu'une simple simulation programmée, prenez-vous en au conditionnement qui est opéré...
Tout est question de conditionnement...
Si l'on envoyait une décharge électrique via la manette lorsque le joueur tue et qu'il n'était pas récompensé, le résultat serait bien différent...
Qu'est-ce qu'on souhaite récompenser aujourd'hui, dans une société de service, pacifiée ?
Comment les pulsions violentes peuvent-elles être exprimées/canalisées ?
Dans les sociétés primitives il y avait le sacrifice avec "le bouc émissaire" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouc_%C3%A9missaire)...
Aujourd'hui on a le cinéma d'action et les FPS...
Peut tu simplement développer les cas ou le tueur était effectivement accro aux jeux vidéos? Si je prend 2 exemples qui me viennent à l'esprit, la tuerie de Nanterre par richard Durn,et celle de Virginia tech par un jeune coréen , les auteurs n'étaient pas adeptes de jeux vidéos.
In Paducah, Kentucky, Michael Carneal, a fourteen-year-old boy who stole a gun from a neighbor's house, brought it to school and fired eight shots at a student prayer group as they were breaking up. Prior to stealing this weapon, he had never shot an actual handgun before. Of the eight shots he fired, he had eight hits on eight different kids. Five were head shots, the other three upper torso. The result was three dead, one paralyzed for life. The FBI says that the average, experienced, qualified law enforcement officer, in the average shoot-out, at an average range of seven yards, hits with less than one bullet in five.
Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.Oui mais dans le cas d'une fusillade en milieu scolaire, on ne peut pas comparer avec un engagement avec un ennemi, il s'agit davantage d'une situation d'exécution.
Voici un exemple avec les chiffres.
Le jeu qui a été mis en cause dans ce cas était Doom.
http://www.killology.com/book_stop_summary.htm (http://www.killology.com/book_stop_summary.htm)
Traduction à la louche: au Kentucky, un garçon de 14 ans (Michael Carneal) est rentré dans une école avec un pistolet volé, et a tiré 8 coups sur un groupe d’élèves. Il n’avait jamais tiré une cartouche auparavant avec une véritable arme à feu. Le 8 balles touchèrent 8 personnes différentes, avec 5 tirs à la tête, et 3 tirs dans la partie supérieure du buste. Le résultat fut 3 morts et un paralysé à vie. Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.
Il me semble que les deux cas en Finlande étaient des joueurs également :-\En mêmet temps sur les millions de joueurs de jeux vidéo, difficile de dire que c'est significatif. De nos jours, quel jeune (et de moins en moins jeune d'ailleurs) ne joue pas aux jeux vidéos.
Dans le même contexte à savoir tir une cible innocente sans stress pour le tireur ou dans un contexte différent ?Les officiers tirent pour se défendre, sur des criminels plus ou moins endurcis, ça veut dire qu'ils sont face à un adversaire armé et qui cherche activement à les tuer avec une arme à feu ou une arme blanche. Ca complique la situation.
Je demande car ça me parait énorme de pouvoir améliorer des performances de manière aussi importante seulement par jeux vidéos...
Les officiers tirent pour se défendre, sur des criminels plus ou moins endurcis, ça veut dire qu'ils sont face à un adversaire armé et qui cherche activement à les tuer avec une arme à feu ou une arme blanche. Ca complique la situation.
Pas grand chose à voir avec des écoliers qui sont surpris quand ce n'est pas sidérés.
Traduction à la louche: au Kentucky, un garçon de 14 ans (Michael Carneal) est rentré dans une école avec un pistolet volé, et a tiré 8 coups sur un groupe d’élèves. Il n’avait jamais tiré une cartouche auparavant avec une véritable arme à feu. Le 8 balles touchèrent 8 personnes différentes, avec 5 tirs à la tête, et 3 tirs dans la partie supérieure du buste. Le résultat fut 3 morts et un paralysé à vie. Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.
Ceci étant, tout comme la plupart d'entre nous je connais des joueurs acharnés mais qui portent un regard lucide et "carré" sur leur passion et qui ont une vie sociale normale en parallèle.
les jeux ne sont la cause de rien du tout!
certains jeux devraient etre interdit pour incitation a la haine...
Heuu.. Là je commence à avoir du mal à suivre le raisonnement :huh:certains jeux permettent une violence gratuite dans un environnement normal et réaliste, comme GTA (personellement je ne l'aime pas...)
certains jeux permettent une violence gratuite dans un environnement normal ...
d'autre comme Doom (que j'adore ;D) permettent de tirer sur tout ce qui passe, mais ce sont des zombies/démons,
exactement...disons que tuer un zombie,on n'a pas de mal a se direque c'est du pipeau...(enfin moi je n'ai pas de zombi par chez moi)
Mais le fait est que tous ces jeunes [...] lorsqu'ils sont confrontés à une situation similaire dans la vraie vie, leur réaction est souvent dicté par le mécanisme des jeux !
mais pour moi il est prouvé que ces jeux influent sur les plus jeunes dans leur vie de tous les jours
Peut-on connaître les références précises des études scientifiques ayant établi des conclusions faisant autorité ("il est prouvé que"), et conduisant à ces certitudes inconditionnelles ("le fait est que") ? Parce que sinon, il s'agirait simplement et tout bonnement d'assertions ne délivrant que ton point de vue...Comme je le précise "pour moi" et seulement pour moi si cela peut conforter la suite de ton discours ! ;)
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
ils ne parlent pas du shoot'em up mais de gymnastique ! pourquoi rajouter du bruit ? Y'en a suffisamment je trouve ! :down:tu pense pas que t'en fait trop la? on a de super modos pour ca,et on peu plaisanter quand meme ;)
- Sur la vision subjective : au cinéma on a vu l'an passé plusieurs films - disons post-11septembre - utilisant la vision subjective, les plans sont filmés caméra à l'épaule comme en reportage et le point de vue de la caméra représente le point de vue d'un des personnages auquel on se trouve associé en tant que spectateur et qui finit par être notre point de vue comme si l'on était présent dans la scène...
Trois étudiants en cinéma disparaissent mystérieusement après s'être égarés dans les bois et avoir été terrorisés par un antagoniste invisible. Ils étaient en train de tourner un documentaire sur la légende d'une sorcière vivant dans la forêt de Blair. Présenté brut de décoffrage, ce film est la bande vidéo retrouvée sur les lieux de la disparition.
ça me fait penser aux pilotes militaires qui s'engagent pour voler avec de superbes machines et qui sont choqués lorsqu'ils se rendent compte qu'on leur demande de tirer sur les gars d'en face.
C'est drôlement vrai ce que tu dis, David, quelqu'un fesant un boulot où il rique d'être amené un jour à tuer aura de serieuses dificultés s'il ne s'est pas en partie déshinibé (par "en partie" je veux dire: passer du stade "je ne tue personne" au stade "je peux tuer les personnes en voulant à ma vie" et surtout sans aller jusqu'au stade "je tue tout le monde" qui est réservé aux very bad guys)
f2000
C'est amusant de parler de blocage psychologique face à la notion de tuer un semblable... on a le même face à la notion de risquer son cul pour un semblable (et a priori il saute pas facilement non plus celui-là)...
Au risque de jeter un gros pavé dans la mare, j'ai envie de dire que c'est peut-être pas nécessairement une mauvaise chose d'être désensibilisé et désinhibé un minimum, et d'être en mesure de tirer sur un méchant., quand on n'a plus d'autre choix ? enfin tout dépend des boulots qu'on fait bien sûr. Si la seule chose qui nous empêche de tuer les autres c'est un blocage psy basique, ça me semble un peu léger.
Par ailleurs, le vrai problème est-il réellement là ?
Pas de réponses... mais une piste de réflexion ?
David
Au risque de jeter un gros pavé dans la mare, j'ai envie de dire que c'est peut-être pas nécessairement une mauvaise chose d'être désensibilisé et désinhibé un minimum, et d'être en mesure de tirer sur un méchant., quand on n'a plus d'autre choix ? enfin tout dépend des boulots qu'on fait bien sûr. Si la seule chose qui nous empêche de tuer les autres c'est un blocage psy basique, ça me semble un peu léger.Ouis et non.
Par ailleurs, le vrai problème est-il réellement là ?
Pas de réponses... mais une piste de réflexion ?
David
par rapport a nos ancien je trouve que nous sommes au contraire tres sensible a la violence et la detresse des autres mais malheureusment encore plus sensible au regard des autres et a sa propre douleur. qui parfois nous enpeche d'intervenir.
par rapport a nos ancien je trouve que nous sommes au contraire tres sensible a la violence et la detresse des autres mais malheureusment encore plus sensible au regard des autres et a sa propre douleur. qui parfois nous enpeche d'intervenir.
c'est un avis
erben
La facilitation de l'accés aux images porno contriburait même à faire baisser les viols.
A défaut de favoriser une sexualité harmonieuse et épanouissante et le respect d'autrui.
deja a base il a pas a avoir acces aux jeux violents -18, ta mere doit reprendre la main.
il y a vraiment des choses dans ces jeux qu'un enfant ne doit pas voir, il n'a pas le recul suffisant pour comprendre la partie ludique de ces jeux.
jeff fan de manhunt :D
"non, ta vie ne réside pas dans cette machine, c'est juste UN JEU"Juste comme ça, dans ce genre de situation, ce type de raisonnement "élaboré" est tout à fait improductif. Non pas que ce soit faux, mais ce genre de raisonnement est trop abstrait pour le toucher.
« Coller » cet enfant dans une structure extérieure, je ne crois pas que cela va magiquement porter remède à la névrose qui est décrite et qui témoigne d'une grande souffrance chez ces deux personnes.Non mais c'est une première solution à court moyen terme qui consiste justement à le sortir de cet environnement et à lui donner un autre cadre pour se structurer.
De plus en plus fort :'(...
Son frère la poignarde pour une console
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/01/01011-20090301FILWWW00015-son-frere-la-poignarde-pour-une-console.php
Soit dit en passant le procès que l'on fait aux jeux vidéos à deja été fait au jeu de role, au roman de science fiction, a la television, au cinema...
Je ne suis pas sur que les massacres religieux du moyen age, les SS, les khmer rouges aient été des geeks (joueurs invétérés). je fais des jeux de role, j'ai beaucoup joué sur PC, ca ne fait pas de moi un individu dangereux, et quand j'ai vu une gamine se faire renverser j'ai été choqué (et dieu sait que j'ai écrasé du monde sur la console (carmagedon entre autre ;) ).
La seule question que je trouve qu'il vaille d'être posée est : vivons nous dans une société plus violente qu'avant ? je n'y crois pas une seconde.
Olcos, ancien joueur sevré de BF2, postal2, medal of honnor et un paquet d'autre shoot...
C’est un scénario qui surfe sur l’image artificielle que les médias fabriquent eux-mêmes du jeu vidéo et non pas sur une image réelle, statistique et informée, qu’ils renverraient après l’avoir observé. C’est cette boucle autiste, cette circularité d’un cliché qui s’auto-alimente en dehors de toute raison et jusqu’au dérapage cruel que le fait divers d’Uckange met au jour.
Interdire, interdire, interdire, interdire, interdire, franchement, même si les jeux vidéos violents m'horripilent et si je ne trouve pas tout à fait sain de passer plusieurs heures par jour à étriper, même virtuellement, je crois qu'il faudrait arrêter cette litanie rassurante qui vise à interdire la manifestation plutôt que traiter la cause.
En effet, pourquoi diable des jeunes et moins jeunes passent ils des heures à fuire la réalité par tous les moyens. Que proposent les parents/tuteurs en matière ludique et culturelle et, au delà, que proposent nos sociétés en matière de projet collectif ?
Il faut arrêter avec, c'est la faute des jeux vidéos, des flingues, de la société, des autres.
put**n, C'EST NOTRE FAUTE
Moi je dis, il faudrait interdire à certains d'avoir des enfants, comme ça ça leur évitera de les affubler de prénoms ridicules et de reprocher un jour à l'abstraction sociétale de les avoir mal élevé, n'ayant pas le plus petit début de conscience que c'est leur devoir à eux.
Je viens d'un quartier très populaire de Marseille où sur 10 gamins de même origine sociale, 6 sont devenus des voyous dont 2 sont morts et 4 sont au gnouf ou vont y retourner. Sur les 4 autres, y'a un flic, un avocat, un prof et un faignant qui tire au cul. Ils ont juste pas eu les même parents qui ne leur ont pas donné les même repères et pas fait les mêmes choix.
En effet, pourquoi diable des jeunes et moins jeunes passent ils des heures à fuire la réalité par tous les moyens. Que proposent les parents/tuteurs en matière ludique et culturelle et, au delà, que proposent nos sociétés en matière de projet collectif ?
il y a toujours des choses a faire.Résumé parfait :doubleup:
C'est une réflexion qui ne porte pas à l'allégresse, mais je la partage tout à fait...
Je rajouterais juste le conditionnement parental, qui est un peu absent de ton équation et qui, selon moi, a (ou devrait) avoir une influence importante.