Et bien c'est un tres joli fil

un peu vacillant au debut, mais il a trouvé son equilibre et ca devient interessant

Permettez moi aujourd'hui

d'ajouter quelques mots á propos de "comment on devient ce qu'on devient". J'ai passé longtemps á chercher les regles qui regissaient les comportements et les devenirs humains (oui, tout simplement

excusez moi, je suis jeune

!) .
Tout á fait normal en fait, voyez, c'est ce fameux effort de rationnaliser son monde pour le sentir moins imprevisible , creer ses raccourcis et automatismes mentaux pour réduire les risques d'etre pris au depourvu. Cartographier le reel contre la peur de l'inconnu et le doute. A peine sorti du jardin d'Eden (joli metaphore pour l'apparition de la conscience,non?) on s'echine á y retourner. C'est vrai que ne pas douter a sur le moment un truc de confortable.
Ben j'ai lamentablement echoué (puis c'est relativement contre productif en plus). Malgré quelques grands principes(genre, la plupart des gens preferent qu'on leur sourit et qu'on leur parlent gentiment) c'est un sacré bordel. Non seulement plusieurs personnes peuvent devenir trés différentes soumises á un meme vécu contexte, ou "semblables" malgré des vécus et contextes trés différents, mais en plus, une meme personne peut-etre tres différente d'elle meme(!)! Allez essayer d'etablir des regles avec tout ca. Y a priori pas de logique observable. Faudrais tout reevaluer a chaque instant, ou s'effondrer sous le poids de sa preconception du monde qu'il faut complexifier toute les 5 minutes.
Un truc que j'en ai tiré, c'est que si une regle se présente comme absolue, elle est probablement fausse. Mais pas toujours ! faut pas tout jeter non plus . La plupart des cosmogonies (au sens tres, tres large, disons, "proposition de systeme expliquant le réel") peuvent etre en partie, selon le contexte,la portion de réel qu'elles visent, l'age du capitaine et le sens de "vrai", vraies. On peut prendre certains morceaux de regles et d'automatismes, en fait. Y a peut-etre une sorte de logique, microscopique, ou, attention, quantique!
Bref..... Eh.Bref.
Et, par une pirouette spectaculaire, qui me surprend meme moi, me remettant d'un coup dans trois sujets evoqués dans le fil (humanité, devenir, cosmogonies), je rechauffe la metaphore et je tente un truc qui ressemble a une conclusion (pour mon post) :
La "sortie du jardin d'Eden" nous a donné notre statut d'humain, en nous eveillant au doute et á la conscience. Ca me va comme definition. Mais faudra alors peut-etre bientot inclure certaines especes de singes qu'on peut fortement soupconner de POUVOIR penser (
http://www.matin.qc.ca/articles/20071101114624/premiere_femelle_chimpanze_avoir_appris_langage_des_signes_est_morte.html ). Remarquez, ca me va aussi.
Ce serait une mauvaise chose (d'etre sorti, pas d'inclure les chimpanzés) dans la mesure ou il semblerait bien que la plupart d'entre nous, á des degrés divers, craignent ce qu'ils ne connaissent pas et refusent de douter. Mais bordel on doute pas non plus toujours. On a pris conscience de notre souffrance, ouais, mais de notre jouissance aussi. C'est ptet pas un paradis qu'on a perdu. Faut juste s'habituer á naviguer moitié a la carte, moitié au feeling, moitié á autre chose, et tout ca en meme temps.
Et paf pour l'équilibre du fil.
edit: accents, photes, eclaircissements....