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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Se fondre dans la pacha mama...  (Lu 45920 fois)

19 juin 2008 à 00:16:37
Réponse #25

Anke


"ps : "sur le revenir en arrière" / il s'agissait d'une remarque quelque peu "profonde", dans le sens où plus la personne suit cette voie, moins elle a envie de revenir à la société des hommes. Je connais un ermite qui est dans ce cas là. "
C'est un peu ce que je ressents à chaque fois. Un peu comme Moitessier ( quand il eu gagné son premier tour du monde, il n'est pas allé chercher son prix. Il a seulement dit : je refais un tour ... l'avait pas envie de rentrer, son bateau non plus....)
Je crois que l'état de perception que l'on atteint au cours de nos "mises entre parenthèses ou escapades"( c'est comme ça que j'appelle ça) font de nous des gens privilégiés ( on a quand même de la chance d'accèder à ça); Pour le commun des mortels, c'est un peu incompréhensible, inopportun, marginal, original ( ce dernier adjectif m'est souvent attribué ! Avec la connotation du gars un peu timbré... mais gentil, le gentil fou quoi...). Je ne suis donc pas étonné que lorsque l'on se croise, pour peu que l'on ait les sens un peu affutés( et quand on "revient" Dieu sait qu'ils le sont), on se reconnaisse.
Ce n'est pas que nous fassions partie d'une élite ou d'une caste, bien évidemment que non. Mais pour moi, il est évident qu'un certain nombre de mes contemporains (et est-ce dans l'air du temps ?) adoptent cette démarche, font cette recherche ( ou bien c'est moi qui en ait plus conscience aujourd'hui) et par extension se retrouvent notamment ici.
Comment dire, pendant mes "récréations", je deviens brutalement plus attentif, plus en état de perception. Les informations arrivent avant que je n'en prenne réellement conscience. Je serais en quelque sorte " dedans". Inévitablement ces sentiments opèrent en nous des changements profonds, peut-être même irréversibles, suremetn d'ailleurs.
Ce qui pourrait peut-etre être gènant, c'est que dans la vie normale, cela devienne un handicap. Je veux dire, on en est à peine sorti que l'on veut y retourner, à force, pour notre entourage, cela peut-il devenir insupportable ? Pourrions nous devenir alors isolés, non par choix, mais de fait ?
Je ne sais pas trop...

19 juin 2008 à 00:23:36
Réponse #26

Olcos


je pense qu'il y a des explications beaucoup plus simples aux phénomènes que je décris.

Tu veux pas developper ?


Par ma remarque je cherchais à dire que ce sont les sensations que l'on a dans la nature qui ont peut être influencé les religions animistes (ciel et terre), ces sentiments que tu as très bien exprimés l'ont été par d'autre, a défaut d'autres explications ils ont pu être attribué à des forces invisibles.

 Je ne dis pas, a contrario, que gaya est une une puissance et que tu l'as ressenti (je laisse ca aux croyances de chacun).

Je voulais juste souligner que les religions sont un symptomes de notre relation avec la nature. Plus on s'en eloigne plus elle est demystifié, voir diabolisée.
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

19 juin 2008 à 01:34:36
Réponse #27

mad


Vivre plusieurs semaines (3 , 4, 5 ou 6) en forêt tropicale, loin de toute relation avec d’autres humains que les un, deux ou trois qui partagent la station de recherche ou l’expédition où tu travailles. Te trouver à quelques mètres d’un jaguar, d’un gorille, d’un anaconda ou d’un éléphant de forêt. Voir dans le sable les empreintes d’indiens non contactés.


Traverser un océan en voilier avec un ou deux autres êtres humains (je ne l’ai pour l’instant jamais fait seul – j’ai seulement skippé des transats pour dépanner des copains  :closedeyes: ). Des semaines sans voir un bateau ni un avion. Des semaines à te demander si tu auras assez de vent pour que les vivres tiennent jusqu’au bout. Des semaines à t’en foutre, parce que les couchers et les levers de soleil sont assez beaux pour que mourir importe peu  :) .


Faire des treks à pied, en France ou à l’autre bout du monde, ou des virées kayak en autonomie pendant une ou deux semaines avec ta bien aimée  ::) .


Bien sur que l’on retrouve une sérénité et un contact avec la nature que nous, "pauvres urbains", avions souvent oubliés  :( .


Mais combien aussi avons-nous rencontrés de gens de la campagne (je ne parle pas ici des pauvres accros à la technologie que notre « civilisation » entraîne dans la recherche éperdue du tracteur dernier cri – c’est un des tristes succès de notre civilisation de fric, de banques et de consommation aveugle que d’avoir pourri les derniers paysans  >:( ), combien disais-je, au moins pour les moins jeunes et/ou les plus voyageurs d’entre nous avons-nous rencontrés de fermiers ou d’éleveurs, sédentaires ou nomades, dans notre pays ou sur d’autres continents, dont le regard n’avait jamais été éteint par l’immonde lucarne qui ne prêche que le pèze et le clinquant ? Ceux là n’avaient pas besoin de retour à la terre, ils étaient (et certains le sont encore) en paix avec les saisons, l’herbe qui pousse et le vent qui siffle dans les branches. Avec les animaux qui naissent et avec ceux qui meurent. Avec la vie, et aussi la mort.


"Se fondre dans la pacha mama " …


Je suis tout à fait d’accord avec toi, David.


Et encore plus avec les derniers mots de ton post qui ouvrait ce fil :

Bref...  sans rentrer dans des délires mystiques ou religieux (chacun fait comme il veut mais moi c'est pas mon truc de parler de ça, surtout pas en public), il y a quelque chose de profondément précieux là-dedans.  Je pense.  Et on peut en ramener un peu en ville, de cet état d'esprit là.  C'est pas interdit.


Non seulement on peut en ramener un peu en ville, mais on le doit.


Sinon, le tout était vain …


Si le temps vécu au contact de la mer, de la forêt, du désert ne t’a pas changé assez pour que tu sois à la fois à jamais différent et « ailleurs », mais en même temps présent et ouvert aux autres, alors tu aurais aussi bien pu aller passer des vacances au Club Med.
« Modifié: 19 juin 2008 à 01:51:00 par mad »

19 juin 2008 à 08:54:21
Réponse #28

Pierre


Ce qui pourrait peut-etre être gènant, c'est que dans la vie normale, cela devienne un handicap. Je veux dire, on en est à peine sorti que l'on veut y retourner, à force, pour notre entourage, cela peut-il devenir insupportable ? Pourrions nous devenir alors isolés, non par choix, mais de fait ?
Je ne sais pas trop...

Non Je ne pense pas que ce soit un handicap, pourquoi ? Parce que :

Si le temps vécu au contact de la mer, de la forêt, du désert ne t’a pas changé assez pour que tu sois à la fois à jamais différent et « ailleurs », mais en même temps présent et ouvert aux autres, alors tu aurais aussi bien pu aller passer des vacances au Club Med.

AMHA L'ouverture à la nature apporte énormément d'un point de vue personnel (On est tous d'accord la dessus apparemment ) mais aussi une ouverture d'esprit de manière générale, une sensibilité, une écoute et une capacité d'adaptation qui permettent d'aller vers les autres ou de les laisser venir vers soi, de se sentir bien dans de nombreuses circonstances et parfois aussi de partager tout ca !

En tout cas c'est de cette manière que je le ressens : aimer être seul noyé dans la nature n'est pas incompatible avec apprécier ses congénères  ;)

Guillaume,
Je suis un peu comme Pierre (tient, serait-ce que tu te remettrais au forum :up:)
Un petit passage de temps en temps ...  ;)

A+
Pierre
   


19 juin 2008 à 15:16:22
Réponse #29

DavidManise


Tu veux pas developper ?

Je veux bien, mais en fait il n'y a pas grand chose à développer de plus :)

Cet état d'esprit là, en fait, c'est juste notre état normal...  je pense.  Concrètement, depuis des millions d'années, l'humanité vit dans la nature sauvage.  Il me semble donc normal que l'état d'esprit d'une personne vivant dans la nature sauvage, et si tout va bien pour elle, soit vraiment très cool...  dans la mesure où nous sommes physiologiquement FAITS POUR CA... 

C'est dans un contexte "civilisé" avec le stress qui ne peut pas exploser, les contraintes artificielles, et la peur de choses qu'on ne voit même pas, on se retrouve dans un monde qui nous fout la tête en vrac... 

C'est juste ça l'idée. 

Bref j'en viens à penser que notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi...  on est tous plus ou moins tarés à cause de la vie qu'on mène.  Le problème c'est que si, du jour au lendemain, tout le monde retournait vivre dans la forêt, on aurait un sérieux problème de compétition pour l'espace à gérer ;D

Donc SHHHHHH.  Faut pas le diiiiire ;)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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19 juin 2008 à 16:19:49
Réponse #30

Rouri


Citer
Bref j'en viens à penser que notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi...

Là je ne suis pas tout à fait d'accord... je crois que l'être humain est fondamentalement grégaire et il est «fait» pour vivre en bande dans un milieu naturel. Mais, dès que l'homme s'installe quelques part, il est tendance à changer son environnement... alors même si il est en pleine forêt, est-ce encore un milieu naturel? C'est une question philosophique!

19 juin 2008 à 16:44:31
Réponse #31

lambda


Salut  a vous...
en fait (a mon avis) il faut considerer vis 2 points de vue de facon complementaire...

Comme David, je pense que:

notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi...  on est tous plus ou moins tarés à cause de la vie qu'on mène...

mais en meme temps, il est vrai, et ca depuis nos origines :

l'être humain est fondamentalement grégaire et il est «fait» pour vivre en bande dans un milieu naturel. Mais, dès que l'homme s'installe quelques part, il est tendance à changer son environnement...

Le truc c est qu on a passe un optimum depuis quelques dizaines d annees pour le moins a mon avis.
nos densites de populations deviennent telles en ville et en Europe occidentale (par exemple), qu il n y a plus le respect de l "espace vital" individuel. nos territoires individuels n existent plus vraiment... ce qui est a l origine, entre autre, de beaucoup nos soucis psychologiques et nevroses latentes.

Ce retour a la nature nous aide a redefinir cette zone physique dont nous somme maitre (enfin plus ou moins  ;D ), et du coup a trouver notre place dans notre environnement... en ville c est plus possible. qui de nous se sent a l aise dans un transport en commun n avez vous pas remarquez comment, dans un ascenceur, vous passez votre temps (et les autres aussi) a essayer de trouver la place optimum, l equilibre precaire, vous offrant la maximum d espace autour de vous. c est un truc que je ressens tous les jours en ville...

et quand je me barre dans la verte, y a plus ce probleme... j ai ma place, je deviens maitre de mon environnement immediat, de ma sphere de sens, sans plus d agression... du coup, je peux trouver "ma place" si petite soit elle dans cette nature, y a une espece d acceptance reciproque qui fait que tout simplement tout va mieux...

maintenant, je pense que ce serait tout a fait possible en communaute de ressentir individuellement ca, par le respect de nos "espace vitaux respectifs"... ainsi donc, de respecter notre nature gregaire tout en s integrant, chacun a sa place, dans un environnement naturel, se fondre en communaute restreinte et respectueuse de l individu (loin d etre un paradoxe a mes yeux...) "dans la pacha mama" dixit David...

un peu illustre sur ce graphique schematique (juste mon point de vue encore une fois).

J enfonce sans doute des portes ouvertes, mais bon... c est pas encore illegal  :D

QUALITE pour QUALITE de VIE
et
INTEGRATION pour INTEGRATION HARMONIEUSE DANS SON ENVIRONNEMENT("se fondre)

pas assez de place pour ecrire...  :-[
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

19 juin 2008 à 16:50:32
Réponse #32

Rouri


Lambda,

Je comprends ton raisonnement... c'est pourquoi j'ai utilisé le mot bande et non en cité... C'est une question que je me pose... Sommes-nous fait pour vivre en ville ou en bande en zone de moins grande densité? Car même en ville souvent nous avons tendance à nous regrouper en bande...

19 juin 2008 à 16:55:49
Réponse #33

emile


Bon, je vois que mon premier post sur le sujet était pas si idiot. Que l'humain soit grégaire, ça ne fait aucun doute. Ici, la communion avec la nature est principalement spirituelle: On s'y sent bien, comme si le peu de milliers d'années de "civilisation" n'avait que peu altéré la nature de l'homme (qui a été autre chose avant).
On ne parle pas de vie matérielle comme ce qu'on vit au quotidien, on parle d'un lien qui n'a jamais disparu mais qu'il faut retrouver.
je pense qu'on parle aussi de quelque chose d'individuel, au ressenti unique. Souvent, ça fait penser à une maison qu'on a pas visité depuis longtemps, on a ses repères même si y a longtemps.

La société au sens large nous a éloignés de la nature: La sédentarisation et ses progrès, la fonction sociale et la religion  et très récemment le consumérisme nous ont fixé dans un cadre rassurant mais étroit. C'est ce qu'il y avait de mieux à faire pour la majorité, cependant ce mode de vie à un coût, notamment l'impact que ça a sur la planète, donc c'est bien que des gens comme nous commençions à penser autrement, voire  vivre autrement.

19 juin 2008 à 17:05:41
Réponse #34

DavidManise


Salut :)

On peut très bien se fondre dans la pacha mama en groupe hein.  C'est pas un problème ;)

Lambda : tafdak avec toi pour ce qui est de l'espace vital.  Quand je suis arrivé en France j'ai eu ENORMEMENT DE MAL justement à cause de ça.  Pour moi, avant d'être en France, mon espace vital minimal c'était une distance de bras autour de moi...  si quelqu'un était assez proche pour me cogner, j'étais mal à l'aise...  dans le sens de "casse toi de ma bulle toi !!"...  Je te raconte pas comment j'ai pris sur moi pendant les premiers mois ;D

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

19 juin 2008 à 17:32:20
Réponse #35

lambda


Je veux bien te croire!  :)

Je me suis rendu compte que, si on supprimait mentalement les murs de briques et cloisons en tout genre qui peuvent nous entourer en ville, et ben en fait, il est impossible de se retrouver sans quelqu un a cote de soi a + de 10 metres (aller on va pousser jusqu a 20 metres dans la rue). et ca dans les 3 dimensions a partir du sol  :D. et ca 24/heures sur 24 pour ceux qui vivent en centre-ville ou proche banlieue...
Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous...
et ben ca, 24h/24, c est pas normal pour moi...
arretez vous un moment de bosser dans votre bureau, usine, garage...et faites ce petit exercice mental de visualisation de l environnement humain... c est affolant!

desole du debut de HS...  :-[

a+,
Lambda

tiens je vais faire l exercice different... je vais faire disparaitre les gens (dans ma tete  ;D ) et garder les murs.... ca ira peut etre un petit peu mieux...  :D
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

19 juin 2008 à 19:35:39
Réponse #36

Anke


" Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous..."

Euh et si y font "crac crac biscotte" en étant expressifs...t'imagine !
J'aime mieux les bois.


Pas la tête on a dit....

20 juin 2008 à 01:29:46
Réponse #37

lambda


"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

20 juin 2008 à 07:38:34
Réponse #38

Corin


Coucou,

Je passe en vitesse (avant d'aller au boulot m'occuper de plein de trucs inutiles liés à la mondialisation :D).
Je crois que ce genre d'expériences dans lesquelles on finit par se "retrouver", te marque.
Depuis l'adolescence, j'ai passé presque tous les ans des semaines en forêt ou montagne sans avoir eu besoin d'aller loin. Souvent seul. Pas par fuite des autres, bien au contraire mais pour le bonheur de la tranquillité que cela donne.

A y réfléchir, le sentiment de liberté, cette force que vous donne ces périodes d'autonomie où l'on mesure sa vraie force et ses vraies faiblesses, créent un décalage par rapport à la société dans laquelle on vit.
Ca donne aussi une tranquilité d'âme sans pareille face aux choses "hyper importantes" ou "super urgentes". Bon, faut faire attention aussi au risque de cynisme ou d'associabilité... ;).

A+

20 juin 2008 à 07:59:39
Réponse #39

bison solitaire


Il me manque l'expérience d'une telle... expérience, cela dit, je n'en ai pas eu besoin que ce soit pour me sentir en décalage ou pour réaliser le foutage de gueule des choses urgentes et importantes.
Mais il est vrai que je ne dispose pas de cette tranquilité d'âme qui me permet des les appréhender sereinement.
...
Salut Corin!!!  :)
Bon courage pour le boulot!!!

20 juin 2008 à 09:13:30
Réponse #40

manu3259


Je me suis rendu compte que, si on supprimait mentalement les murs de briques et cloisons en tout genre qui peuvent nous entourer en ville, et ben en fait, il est impossible de se retrouver sans quelqu un a cote de soi a + de 10 metres (aller on va pousser jusqu a 20 metres dans la rue). et ca dans les 3 dimensions a partir du sol  :D. et ca 24/heures sur 24 pour ceux qui vivent en centre-ville ou proche banlieue...
Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous...
et ben ca, 24h/24, c est pas normal pour moi...
arretez vous un moment de bosser dans votre bureau, usine, garage...et faites ce petit exercice mental de visualisation de l environnement humain... c est affolant!



Je vois pas ce qu'il y a d'affolant, une fois que tu as pris conscience du truc. Si je fais ton exercice, j'en arrive a 6 foyers dans une bulle de 10/20 m de rayon autour de moi, soit une  douzaine de personnes, avec les plus proches à 2 m. Quand je vivais au 7e étage d'une tour ça devait certainement tourner autour de 30 foyers, mais il y en a surement ici qui vivent dans des zones encore plus densément peuplées.
Pendant mon service dans certaines casernes il y avait des chambres/dortoirs pour 50 personnes, la compagnie tenait dans 4 chambres. C'est vieux comme le monde les gens qui s'entassent les uns sur les autres.  ::)
En être conscient quand on est seul a dormir dans la nature avec personne d'autre dans un rayon de 2 km ou plus, c'est ça le luxe ! ;) (Mais ça ne rend pas le retour à la civilisation plus facile).

Citer
Le truc c est qu on a passe un optimum depuis quelques dizaines d annees pour le moins a mon avis.
nos densites de populations deviennent telles en ville et en Europe occidentale (par exemple), qu il n y a plus le respect de l "espace vital" individuel. nos territoires individuels n existent plus vraiment... ce qui est a l origine, entre autre, de beaucoup nos soucis psychologiques et nevroses latentes.


Je suis pas sur que le problème vienne vraiment de la densité de population, beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée. J'ai plutot l'impression que c'est du au fait que dans nos sociétés on vit chacun dans un rythme différent. Entre ceux qui se lèvent tres tot, ceux qui se couchent tres tard, qui ont l'idée d'organiser un tournoi de foot de rue en pleine nuit ou les ouvriers qui construisent du matin au soir, les moments de calme sont rares...
Bien que dans la nature, les animaux font du bruit aussi... :huh:
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

20 juin 2008 à 11:42:11
Réponse #41

lambda


Salut a vous!
Justement Manu, pour moi, c est quand on prend "conscience du truc" que ca devient affolant...  :'( sinon, et ben on le vit et puis voila...
et tu as raison, c est un fait ancien , cet entassement, mais les problemes qui en decoulent: stress, baisse de qualite de vie, rupture par rapport a un environnement naturel, ca ne date pas d hier non plus...
et quand aux villes de plus d un million d habitants a plusieurs million d ahabitants, meme si il y en avait avant la guerre (seconde), je pense que c etait moins frequent que de nos jours , la vie rurale etant bien plus courante (avant les exodes ruraux: XVIII et XIX siecle) et la population Europeenne (on va parler de par chez nous pour l exemple) bien moins importante.
tiens, un peu de chiffre et d exemple d evolution de villes europeenne:

http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=5427&document_type_id=5&document_id=8716&portlet_id=11661
http://www.toulouse.fr/fr-32/toulouse-ma-ville-1/toulouse-chiffres-189/

tiens pour aller un peu plus loin que de par chez nous...
http://marienaudon.free.fr/evolution.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:World_population_history.svg

donc en resume, plus de ruralite avec plus de villages et villes de petites a moyenne importance (50000-100000 habitants) et ca avant l exode rural, associe a une population mondiale moins importante (cf le lien du dessus) ben forcement, je pense pas que, comme tu dis:

"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui"

qu il y en ait, je veux bien mais je pense pas que ca ai ete la tendance generale, quand on remonte le temps que ce soit avant la seconde guerre ou plus loin...

ensuite tu dis que:

"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée"

je ne suis pas d accord sur le point souligne, au contraire, un immeuble ou une cite genre agglomerat de barres HLM, ne peut qu augmenter la densite (nombre d habitants au km carre), puisque das un immeuble ayant une surface au sol de par exemple, oh aller... 600 m carre, genre 30mX20m  (un exemple parmi tant d autre) et 10 etages avec 5 apparts par etage(moyennement "spacieux") pour 5 familles, ou si tu veux pour pas damatiser: 2 familles de 3 personnes et 3 celibataires, on se retrouve avec 90 personnes (si je me plante vous corrigerez, mais c est juste pour illustrer mes propos...), donc
90 persones pour 600 m carre au sol... en prportion je te laisse faire le calcul pour 1 kilometre carre (1000 metre X 1000 metre)... :blink: je trouve 150 000 personnes au km carre !!!! meme si je me goure d un 0 (chuis specialiste de ce genre d erreur!  ;D ), pour moi ca reste "affolant", oui oui...
alors evidemment, les villes ne sont pas faites que d immeubles! mais des quartiers entiers oui... quand je vois les tours "Carlitos" a Pau, les barres du Mirail a Toulouse, ou les immeubles a Rotterdam ou La Haye, ôu encore les maisons mitoyennes rangees en rangs d oignon a La Haye ou amsterdam et ca sur des km carres... ben, je sens comme une grosse angoisse qui monte au fond de moi  :'( ...

Donc bien au contraire... meme si, et la je veux bein l admettre, il y avait deja des cites comparables a certaines de nos "moyennes agglo" de par chez nous, avant la guerre ou meme plus loin (cas minoritaires quand meme a mon avis, cf plus haut), ces cites ne devait pas avoir la densite de population qu on connait de nos jours du fait que les immeubles (memes si on en a trouve a l epoque gallo-romaine... :o ) n etaient pas aussi frequents qu aujourd hui, et surtout pas comparables en taille et capacite d integration de population comme ceux d aujourd hui, et ca grace au "progres techniques" en architecture et construction...

apres sur ce dernier point que tu soulignes:

J'ai plutot l'impression que c'est du au fait que dans nos sociétés on vit chacun dans un rythme différent. Entre ceux qui se lèvent tres tot, ceux qui se couchent tres tard, qui ont l'idée d'organiser un tournoi de foot de rue en pleine nuit ou les ouvriers qui construisent du matin au soir, les moments de calme sont rares...
Bien que dans la nature, les animaux font du bruit aussi... :huh:

je suis plutot d accord avec toi, ca rejoins le fait que le fait qu on a tendance a se couper de la nature, et bien ce n est pas seulement une histoire d endroit ou on se trouve et qu on frequente, mais aussi un probleme de chronologie: on ne respecte plus nos rythmes naturels, biologiques, et c est aussi un peu ca a mon avis "se fondre dans la pacha mama"... le fameux "se coucher avec les poules et se lever a l aurore", bref c est pas seulement spatial, mais aussi temporel comme "rupture avec la nature". d ailleurs, quand je pars en viree ans la verte, ca reviens au bout de quelques jours... (enfin un peu, j ai du etre  marmotte ou paresseux dans une autre vie...  :D).
« Modifié: 20 juin 2008 à 23:07:55 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

22 juin 2008 à 12:36:09
Réponse #42

Apivok


merci david de nous faire partager cette histoire.

de mon coté je suis souvent en foret en tant que musher. mais la majorité de la comunauté de musher reste en mode (ville). ne débitant que des résultat de courses. je trouve qu'on ne prend pas assez le temps pour décortiqué des moment anodin comme celui la mais qui sont sans doute les plus mémorable.

les rues, les trottoire, quel m*rde quand on sort de la foret!! je me sens etourdis au debut. :doubleup:

a+

23 juin 2008 à 09:17:09
Réponse #43

manu3259


Salut,

"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui"

qu il y en ait, je veux bien mais je pense pas que ca ai ete la tendance generale, quand on remonte le temps que ce soit avant la seconde guerre ou plus loin...


en effet tu as raison, j'ai regardé pour l'évolution des villes autour de chez moi, et c'est pareil, ça augmente ... :-[ Je sais pas pourquoi j'avais cette idée en tête.

"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée"

je ne suis pas d accord sur le point souligne, au contraire, un immeuble ou une cite genre agglomerat de barres HLM, ne peut qu augmenter la densite (nombre d habitants au km carre), puisque das un immeuble ayant une surface au sol de par exemple, oh aller... 600 m carre, genre 30mX20m  (un exemple parmi tant d autre) et 10 etages avec 5 apparts par etage(moyennement "spacieux") pour 5 familles, ou si tu veux pour pas damatiser: 2 familles de 3 personnes et 3 celibataires, on se retrouve avec 90 personnes (si je me plante vous corrigerez, mais c est juste pour illustrer mes propos...), donc
90 persones pour 600 m carre au sol... en prportion je te laisse faire le calcul pour 1 kilometre carre (1000 metre X 1000 metre)... :blink: je trouve 150 000 personnes au km carre !!!! meme si je me goure d un 0 (chuis specialiste de ce genre d erreur!  ;D ), pour moi ca reste "affolant", oui oui...
alors evidemment, les villes ne sont pas faites que d immeubles! mais des quartiers entiers oui... quand je vois les tours "Carlitos" a Pau, les barres du Mirail a Toulouse, ou les immeubles a Rotterdam ou La Haye, ôu encore les maisons mitoyennes rangees en rangs d oignon a La Haye ou amsterdam et ca sur des km carres... ben, je sens comme une grosse angoisse qui monte au fond de moi  :'( ...

Donc bien au contraire... meme si, et la je veux bein l admettre, il y avait deja des cites comparables a certaines de nos "moyennes agglo" de par chez nous, avant la guerre ou meme plus loin (cas minoritaires quand meme a mon avis, cf plus haut), ces cites ne devait pas avoir la densite de population qu on connait de nos jours du fait que les immeubles (memes si on en a trouve a l epoque gallo-romaine... :o ) n etaient pas aussi frequents qu aujourd hui, et surtout pas comparables en taille et capacite d integration de population comme ceux d aujourd hui, et ca grace au "progres techniques" en architecture et construction...

Ok je suis toujours d'accord avec toi, en fait je voulais parler de la densité de la population par rapport à la surface de la ville. Les villes étant moins étendues, la population devait se concentrer davantage.
En fait je pensais ça parce qu'un jour un type agé avait montré, à la tv locale, une vieille grosse maison alsacienne que j'avais reconnu, et il dit qu'il avait grandi dans cette maison et qu'une dizaine de famillles y logeaient. Et j'ai connu plusieurs autres témoignages ou une ou plusieurs familles vivaient dans de petites maisons. Et pas des petites familles, grands parents jusqu'a petits enfants. En fait une maison occupée par un couple ou une personne seule c'était surement rare.
Bref fin du HS.
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

23 juin 2008 à 12:33:59
Réponse #44

Anke


relire "les monades urbaines".

16 juillet 2008 à 21:59:03
Réponse #45

polomir


ca donne envie tout ca! bonjour a tous ! je suis nouveau et tout vos recits reveille en moi une terrible envie de nature !

22 juillet 2008 à 17:03:17
Réponse #46

Yak


Il en va de meme pour moi, je n'ai jamais meme passé une nuit en nature,meme si j'en crève d'envie, a 17 ans, c'est pas le genre de chose qu'on me laisserais faire, meme accompagné... C'est moins dangereux de rester vautré devant une télé a longueur de journée sans doute...  :glare:

22 juillet 2008 à 18:15:30
Réponse #47

Peyo


Il en va de meme pour moi, je n'ai jamais meme passé une nuit en nature,meme si j'en crève d'envie, a 17 ans, c'est pas le genre de chose qu'on me laisserais faire, meme accompagné... C'est moins dangereux de rester vautré devant une télé a longueur de journée sans doute...  :glare:

Pédagogie, pédagogie, les parents aussi ça s'éduquent... Et puis l'année prochaine t'es majeur, ça te laisse une année de préparation  :)
Be Light - Be Alive

22 juillet 2008 à 18:33:58
Réponse #48

Yak


L'année prochaine, en Octobre, en effet (j'ai pas encore tout a fait 17 ans) et après, il va faloir travailler, s'acheter un voiture, ect...  :glare:
Et pour ce qui est préparation, je doit avouer que j'aimerais me faire une idée de la chose autrement qu'en lisant... Je trouve que c'est mieu d'apprendre de quelqu'un, on retient mieu... Et comme je l'ai lu sur le site, c'est pas en situation extreme qu'on doit sortir le bouquin ;D  vaut mieu mémoriser... Mais il est vrai que j'espere tout de meme apprendre de ce forum, et de tous les membre qui on plus d'experience que moi (qui en ont simplement  ::) ) Bon pour l'instant je n'en parle pas a ma mere qui me voit déja chef d'entreprise... C'est vrai je vais l'eduquer  :lol:

22 juillet 2008 à 18:49:49
Réponse #49

Peyo


Perso pour ceux qui me connaissent, ils savent que rien ne m'est plus désagréable que de théoriser les choses de la vie avec de grands noms et surtout avec des concepts esothériques ou religieux. Je ne critique pas, chacun voit le soleil se lever où il le veut, mais je suis trop terrien pour voir les choses sous cet angle.

Par contre se fondre dans la nature, lui permettre de nous constituer, de nous imprégner oui!

La nature m'a permis de grandir et de me constituer, j'aime à croire qu'elle m'a permis de trouver des automatismes ataviques que les urbains n'ont pas pu acquérir (sans aucun élitisme dans mes propos). Savoir travailler avec ses mains, savoir se reperer dans l'espace, voir les choses en mouvements, se servir de son odorat... Bien des choses que certains urbains doivent avoir mais qui prennent une toute autre dimension dans la Grande Verte.

Mais là, où se fondre dans la Nature prend réellement un sens c'est par rapport à notre capacité à interragir avec quelque chose d'autre que l'Humain!

Nos société humaines nous apprennent à interagir avec elles, nous savons plus ou moins quels sont les codes à mettre en place face à un autre individu.

Ce qui pourrait être le plus proche d'un contact avec la nature dans nos sociétés ça serait nos animaux de compagnie... Mais là encore la main de l'homme est trop présente pour que l'interaction ne soit pas faussée.

Alors il reste quelques "originaux" (pour "l'occident") qui savent que l'on peut interragir avec autre chose (nommé le ou la comme vous voulez, moi j'aime bien La Grande Verte).
Mais ce qu'il reste, c'est que dans ces lieux (rares) où la main de l'homme n'est pas trop visible, on peut être face à nous même. Dans ces cas, ce n'est pas le regard de l'autre (quoi qu'on en dise) qui nous impact, c'est notre propre regard qui nous constitue.
Un peu comme quand on est sur une route et qu'on évite de justesse un gros carton, le coeur vibrant on se dit "ben là tu l'as achappé belle"
Dans la nature, on se retrouve on se parle comme on ne le fait jamais ailleurs.

Et le plus fort c'est que l'on peut être face à nous même mais au contact d'un élément avec lequel on interragit et qui nous fait interragir sans qu'on le solicite.
C'est rare ça! Que dis-je c'est inconcevable pour ceux qui ne s'y sont jamais collé!

Alors oui quand je rentre de plusieurs jours ou semaines de la Grande Verte, j'ai les pieds qui ne supportent pas le plat, j'ai le coeur qui y reste accroché et qui prend son temps avant de vouloir atterrir. Alors oui j'en rapporte un peu à chaque fois quand je rentre dans le coin des Hommes.

Pour finir, je ne dirai pas que je me fonds dans la Grande Verte, je dirai qu'elle me constitue, que les senteurs, les brises, les écorces, les animaux de ces zones me rendent "exceptionnellement différent". Attention, ce n'est pas une différence qui me permet d'écraser les autres, c'est plutôt mon jardin, le potager de mes songes, la terre de mes errances et de mes retrouvailles (ben ouais pour ce trouver, il faut bien se perdre, non ?)
Alors quand j'en vois un qui à l'oeil qui brille de la même manière, je le comprends et j'ai envie de lui dire "toi aussi ? ;)"
Be Light - Be Alive

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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