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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Se fondre dans la pacha mama...  (Lu 45899 fois)

25 septembre 2010 à 22:47:49
Réponse #100

madenn23


J'avais comprit mais je te remercie de vouloir m'aider, ce que j'ai pas comprit c'est que j'ai l'impression que David fait parfois l'amalgame entre vie "simple" dans la nature (sans télé ni horaire de boulot) et la survie

Citer
 

Moi je fais pas de différence entre la vie sauvage et la survie.  Si tu veux, la survie fait partie de la vie sauvage comme la vie sauvage fait partie de la survie...  comme le yin et le yang.  Au pire, la vie sauvage sert à préserver la vie de notre mère la terre, et ça, moi, ça me parle, n'en déplaise à certains.

Donc OUI il y a une place pour la vie sauvage, au même titre que pour la self ou la survie urbaine.  Tout ça c'est de la survie aussi...  au sens large.

Ciao

David

Ou alors je suis con l'explication elle est peut être la ::)

28 décembre 2010 à 19:24:43
Réponse #101

saintlaurent


Apprendre ce que je suis et ne suis pas. :closedeyes:
Etre à l'écoute de cette grande verte car elle nous dit et nous apprend plus que les livres.
Lâcher prise sur toutes les futilités créées par l'homme de la ville. :down:

Et puis viennent ces instants magiques ou on aperçoit de nouveaux trucs que seuls les regards avertis voient.
Arrivent ces moments que seul le silence peut permettre de comprendre.
Ces odeurs, ces couleurs et toute cette magie exercée par la mère nature, car elle est notre mère et nous y retourneront tous.

je dirai qu'il faut la vivre pour le croire et puis c'est tout. :D

Que chacun vive ce qu'il a à vivre avec son rythme.

@ plus  :)
On est toujours le con d'un autre ...

28 décembre 2010 à 21:26:53
Réponse #102

StormX


[HS ON]

Et si pour la majorité d'entre nous la "vie dans la verte" n'est pas dangereuse, c'est que nous disposons de techniques et de logistiques (même si on essaie de les oublier quelques jours) qui nous rendent les choses plus faciles que ça ne l'était pour nos grands ancêtres chasseurs-cueilleurs  8) ...

Comparons ce qui est comparable. Ici l'on parle de deux esprits totalement différents.
J'ai du mal à comprendre pourquoi tu considére la vie de nos ancêtres, que l'on peut retrouver dans les modes de vie des quelques peuples  "Natifs" encore existant, plus difficile de ce que nous offre notre vie occidentale. Leur vie n'est pas plus difficile pour eux, dans leur environnement naturel (la nature qui les entours), qu'elle l'est pour nous dans notre environement de tous les jours (la vie occidentale "classique"). Place un de ces natifs dans la villes et il sera autant exposé et vulnérable que peut l'être un citadin téléporté en pleine forêt amazonienne.
A lire plusieurs récits d'occidentaux ayant passés de longues périodes de temps en compagnie de ces peuples remplis de sagesse, il est impressionnant de voir le nombre d'heures qu'ils peuvent se dégager pour leurs loisirs, le repos ou leurs religions. Certains peuples consacrent même moins de temps a la recherche de nourriture que le fait un occidentaux moyen !

Je crois qu'ils est important de sortir de notre esprit cette vision qui nous montre ces premiers peuples menant une vie rudes et sans repos.  

Mes deux pesos... :)

[HS OFF]
« Modifié: 28 décembre 2010 à 21:36:04 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

04 janvier 2011 à 22:10:10
Réponse #103

mad


Je crois qu'ils est important de sortir de notre esprit cette vision qui nous montre ces premiers peuples menant une vie rudes et sans repos.  
Une maladie courante est la diarrhée verbale et la constipation cérébrale.

J'ai hésité deux jours avant de te répondre.
Il se trouve que j'ai vécu un peu avec des peuples "primitifs" forestiers. Et que je sais donc un tout petit peu ce dont je parle.
Et que ce n'est pas le paradis du bon sauvage en parfaite harmonie avec son biotope, et qui passe l'essentiel de son temps à philosopher sur la beauté de la nature. C'est plutôt dur au quotidien, et on ne vit pas souvent bien vieux.
Désolé si je brise tes illusions.

Là où tu as raison, c'est que je ne pense pas que la vie du citadin stressé soit beaucoup plus enviable, même si elle dure bien plus longtemps.

06 janvier 2011 à 19:55:46
Réponse #104

madenn23


Bah je pense pas que la durée d'une vie soit un indice de bonheur,
vivre stressé obèse jusqu'à 100 ans, nourrit aux antidépresseurs, somnifère et vitamine dégueulasses ou me prendre une bastos, morsure de serpent (choisissez ;D) à 30 ans en m'étant éclaté pendant ces quelque années, mon chois est fait.
« Modifié: 19 janvier 2011 à 17:50:31 par madenn23 »

07 janvier 2011 à 05:25:18
Réponse #105

François


Rien n'y fait, le mythe du bon sauvage a toujours un succès fou :D

Quand on connait la réalité, ces rêveries de nantis ont quelque chose d'indécent.
Enfin, soyons positifs, pour ceux qui ressentent le besoin de connaître la faim et le froid, de s'éloigner des soins médicaux, de consacrer toute son énergie à la survie sans un instant de liberté et de mourir jeune après quelques années de maladie et de privation, les endroits ne manquent pas sur la planète.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

07 janvier 2011 à 14:57:22
Réponse #106

Campeur


Rien n'y fait, le mythe du bon sauvage a toujours un succès fou :D
(...)

je pense que si il a un succès fou c'est évidemment parce qu'il est fantasmé, idéalisé, mais aussi parce qu'il est le reflet du souhait d'une vie plus simple, dégagée des contraintes de notre monde moderne.

je pense que c'est ce que véhicule, aussi les activités orientées survie. hormi pour les professionnels pour qui les connaissances acquises sont réellement une question de vie ou de mort, bon nombre de pratiquants trouvent dans cette "discipline" (j'ai mis des guillemets hein !  ;#), le moyen de s'extraire d'un monde moderne stressant.

Prendre son sac à dos pour aller fabriquer son bivouac au milieu de la grande verte et mettre en application les techniques apprises en stage ou sur le forum, c'est aussi redécouvrir sa relation à la nature, à sa nature en se dépouillant d'un environnement parasite.
je pense que la démarche MUL en est  également un bon exemple, un retour à l'essentiel, pour profiter sans souffrance, de l'environnement naturel et reprendre contact avec lui.

On redevient pour un temps le bon sauvage qu'on aurait jamais du cesser d'être :

"1) on ne peut plus voir la nature comme étant un lieu hostile...
2) on ne peut plus avoir peur du noir, des bêtes ou des insectes...
3) on ne peut plus regarder un bullldozer défricher un hectare sans que ça ne nous fasse mal au bide...
4) on ne peut plus tuer pour rien, ni gaspiller grand chose...
5) on ne peut plus facilement consommer des trucs inutiles, en sachant qu'on nique la nature, et s'en foutre... 
6) on ne peut plus non plus gober n'importe quelle connerie sur la nécessité absolue de tel OGM ou de tel industrie...
7) on aime, par ailleurs, l'entreprise humaine un peu moins...  et la nature un peu plus..."
David - déut du fil

... et ça peut peut être finir par influencer le parasite industriel qu'on est devenu  ;#

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

08 janvier 2011 à 06:51:53
Réponse #107

François


Ben justement, je crois qu'on ne peut pas opposer développement humain et préservation de la nature. Si 60 millions de français se mettaient en tête de pratiquer la chasse, la pêche, la cueillette et l'agriculture à la façon néolithique sur un territoire pas plus grand que la France, ce serai un désastre écologique en plus du désastre humain. Et pour vivre correctement à 8 ou 10 milliards sur la planète en préservant l'environnement et en jouissant encore un peu de la nature de temps en temps, il va falloir se creuser un peu la tête et pas trop se laisser aller au rêves sur un mythique age d'or.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

09 janvier 2011 à 18:03:17
Réponse #108

madenn23


c'est ce qui fait la différence entre ceux qui disent qu'on peut être 12 milliard de moutons et ceux qui considèrent qu'on est déjà en sur population pour vivre convenablement.

10 janvier 2011 à 03:45:43
Réponse #109

jeantroovpa


Sans tomber dans le néolithique, je me demande ce que ca donnerai si la société s'organisait en petits villages plus ou moins autarciques avec un peu de confort, sans excés (ca doit pas brancher beaucoup de nantis ca  ;# ).
Bref, ni l'extrême de l'homme "sauvage", ni l'extrême de la société post-moderne mais l'entre deux du moyen age-modernisé ...

Est ce que ca permettrai de loger et nourrir 6milliards d'humain ? Aucune idée mais la nature ne s'en porterai surement pas plus mal... Et la santé mentale de l'individu ?

Reste que je crois qu'il ne faut pas oublier d'où on vient: la société et son organisation est largement influencée par l'individu; si il y a autant de marque/modèles de voiture, c'est qu'il y a de la demande de la part de la populasse.
Je suis pas sure que si on propose à un inden d'amazonie de vivre dans avec le confort de la ville, il le refuse.
Juste qu'entre l'amazonie et paris, il y a eu du temps; les gens d'y a 100ans voulaient le confort de la lumière dans les rues, ceux d'il y a 50ans celui de la machine à laver, ceux d'il y a 10ans du téléphone portable, ceux d'il y a 500/1000 le confort du moulin à farine, etc.

A mon sens, si aujourd'hui, la majorité de la société a un rythme de vie incompatible avec la vie sauvage, c'est bien parcequ' "on" a jamais refusé et qu' "on" a même demandé à se sortir de tout l'inconfort qui va avec la vie sauvage. Ironie, ironie du sort ?  :-\

10 janvier 2011 à 15:26:34
Réponse #110

François


Sans tomber dans le néolithique, je me demande ce que ca donnerai si la société s'organisait en petits villages plus ou moins autarciques avec un peu de confort, sans excés (ca doit pas brancher beaucoup de nantis ca  ;# ).
Bref, ni l'extrême de l'homme "sauvage", ni l'extrême de la société post-moderne mais l'entre deux du moyen age-modernisé ...

Est ce que ca permettrai de loger et nourrir 6milliards d'humain ? Aucune idée mais la nature ne s'en porterai surement pas plus mal... Et la santé mentale de l'individu ?


C'est un peu HS, mais pour situer le problème j'ai combiné les chiffres donnés par l'Insee pour l'occupation du territoire (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF01337) et les indications tirées du livre "Revivre à la campagne" de John Seymour :
- En additionnant les "sols bâtis", les "sols cultivés", les "surfaces toujours en herbe" et la moitié des "autres sols artificialisés", j'obtiens 300 000 km² (30 millions d'ha) qui me paraissent exploitables.
- D'après "Revivre à la campagne" le domaine permettant à une "grande famille" (5 personnes ?) d'être autonome au niveau alimentaire serai de 2,5 ha.

Au final donc la France métro serai capable de nourrir 30 / 2,5 * 5 = 60 millions d'habitants vivant en autarcie alimentaire.
Ce n'est qu'un calcul à la louche, mais çà tombe bien quand même :)

Mais cela ne laisse aucune marge et rien pour ceux qui s'occupent de transport, de commerce, de santé, d'éducation, de culture, de petite industrie ou d'artisanat, de sécurité (police et armée), de justice, etc …
Et en cas de mauvaise récolte dans une région ou une autre :(

Je serai responsable d'un tel projet, je dirai que cela n'est pas réalisable en l'état. Je serai consultant ou expert, je dirai qu'il faut étudier çà de plus près. ;D
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

11 janvier 2011 à 10:41:55
Réponse #111

StormX


Ca fait rêver !  ::)

Je me pose tout de même une question. On est tous en train d'imaginer une vie sans le confort de notre société moderne, pourquoi ?
Au final, je crois que l'on commence ressentir ce besoin, je crois que l'on commence a comprendre que notre science et tout ce qu'elle a permis de produire (c'est à dire parfaitement tout ce qui nous entour), ne créer que des objets dépourvus d'une chose que l'être humain a besoin de ressentir tout autour de lui : l'âme.
Appelez ça comme vous le voulez, représentez le comme vous le voulez, je parle ici de la quintessence même de l'esprit d'une chose vivante et je n'arrive pas à trouver d'autres mots dans notre langue pour le décrire.

Notre science nous décrit le monde comme inanimé, car elle est obligé de le figer pour pouvoir l'observer. Au final, elle nous donne une vision biaisé de ce dernier. Elle le découpe en écosystèmes totalement déconnectés les uns des autres. L'étudie petite partie par petite partie sans les relier au tout. Et a la fin, le monde vivant ne l'est plus, il n'est plus qu'un objet de science et comme tous les objets, ils sont sans vie. Et notre esprit fait ainsi tomber les dernière barrières qui protégeaient le vivant et nous autorise enfin à faire n'importe quoi.

Or, l'être humain, l'esprit humain, appelé ça l'âme suivant vos convictions, a, selon moi, toujours eu besoin d'être spirituellement relié à ce qui l'entour. Depuis les origines des hommes, nos archéologues nous ont prouvé que l'homme croyait était convaincu de l'existence des autres consciences qui l'entouraient. Je crois (et là je fais de la science à deux pésos), que l'évolution a écrit cela dans nos gènes et que c'est un besoin fondamentale, primaire. Or, depuis maintenant 200 ans que la science est devenu celle qui donne des réponses, voir le vivant autour de nous est maintenant une exception. Voir une forme de conscience autre que dans notre tête est impossible. Ne pas comprendre nombres de problèmes et y répondre (ou pas, mais ça c'est encore un autre débat) par une certaine forme de spiritualité (et je ne parle pas des grandes religions, ça c'est autre chose :glare:) est simplement interdit car cela ne correspond pas à ce que les scientifiques nous décrivent.

Et pourtant, nos esprits en on besoin !

La question que je me pose maintenant est simple : peut on combler ce besoin tout en bénéficiant du confort que nos brillants cerveaux ont su nous apporter en si peu de temps ? Car il ne faut pas le nier, aujourd'hui, on vie mieux, regardez vous assis devant vos ordinateur.
Cependant, pourrons nous un jour entendre à la radio qu'une multinationale forestière a été condamnée au démantèlement parce qu'elle n'a pas respecté le bien être de la forêt, des arbres, des animaux, des insectes, des hommes, des générations futur ?
Le progrès technologique va t il forcément de pair avec une négation de toute les consciences qui nous entourent ? Une exploitation et mise a mort des êtres vivants au profit de l'être humain ?

Ne pourrait on pas imaginer un progrès allant de pair avec une empathie, un amour profond pour tout les êtres vivants ?

J'ai pas la réponse, pourtant, j'aimerais le croire pour le bien être de l'humanité...  :(
« Modifié: 11 janvier 2011 à 11:05:33 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

19 janvier 2011 à 14:28:29
Réponse #112

Campeur


le jour ou l'on donnera un prix au vivant, les financiers commenceront à s'y intéresser, et le jour ou ce sera hors de prix, ils cesseront peut être de le gaspiller.

en attendant on peut toujours aller s'y immerger et ressentir, pour ne pas perdre de vue, qu'elle n'a justement pas de prix.

le problème c'est qu'on est pas sur les mêmes échelles de valeurs, on ne parle pas le même langage :bang:. les uns parlent rentabilité financière, les autres sentiments,bien être et préservation. les uns voient à court terme (une vie d'actionnaire) les autres sur plusieurs générations  :bienmal:...

A nous de trouver le lien entre ces deux univers pour espérer sauver quelquechose à terme :yeah:
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

01 mars 2011 à 12:33:46
Réponse #113

fouinies


C'est énorme, je me croirait de retour en cours de philo, mais c'est tellement vrai.

J'ai pas lu les 5 pages, juste l'article originel de david, ça pourrait être utile pour comprendre de quoi je parle.

J'ai jamais ressenti réellement ce que tu explique, mais ça donne vraiment envie, et je croit que j'ai trouvé de l'occupation pour minimum 3 semaines de grandes vacances, mais j'imagine que le retour doit être très dur.

J'habite en campagne, et rien que le fait de passer 2 semaines des vacances sans en sortir, a mon retour en ville je trouve que l'air pue et est limite suffocant, alors après 3 semaines, ça doit dur...

En tout cas ça donne énormément envie...

02 mars 2011 à 14:45:16
Réponse #114

Flo-Mac


J’avais pas vu ce post. C’est cool de discutailler là-dessus par ce que quand on en parle à la plus part des gens, ils croient qu’ont lis trop de bouquins et qu’on a trop vu « le dernier trappeur » ! Mieux, on vis tout ça !

Je partage ce sentiment de bien être. Moi je n’arrive plus à faire un footing sur un itinéraire préétabli par exemple. Je peux courir longtemps en m’arrêtant tous les 100 mètres pour sentir, écouter le silence et repartir a angle droit. Et dès qu’un bruit m’annonce qu’il y a qq chose à voir ou contempler je peux rester sans bouger 30 min pour que l’animal accepte ma présence et de me montrer comment lui aussi il profite. Un gars qui m’a vu de loin un jour, m’a dit quand je l’ai rejoint qu’il me croyait perdu   ;D. L’un de vous parle de rester une heure devant le feu sans penser ! J’adore aussi ;) Attendre 2 ou 3 heures que le civet se prépare…
L’hiver se termine  :( C’est quand même grandiose et calme les bivouacs en forêt montagneuse et enneigée, et ça se termine…

En ville ou je ne me sens pas vraiment en symbiose avec l’ambiance capitaliste pire ennemie de la vraie nature humaine, il me reste une faculté que la nature m’enseigne : la nonchalance !

02 mars 2011 à 14:54:11
Réponse #115

Tengu


- D'après "Revivre à la campagne" le domaine permettant à une "grande famille" (5 personnes ?) d'être autonome au niveau alimentaire serai de 2,5 ha.
Je trouve ce chiffre de 2,5 ha pour 5 personnes énorme  :'(
Avec cette surface tu n'as pas qu'un potager, tu as aussi du betail non ?

02 mars 2011 à 20:50:27
Réponse #116

Crochemuche


Je pense que dans ces 2.5 ha, l'auteur a pensé à une très large diversification des productions, à la fois alimentaires, mais aussi pour couvrir d'autres formes de besoins; du chanvre pour produire du tissus, un petit atelier pour les diverses réparations, une serre, un séchoir... tout cela prend de la place si l'on veut être parfaitement autonome !

Comme vous (toi ?, je n'ose pas tutoyer, mais visiblement, sur le forum, cela ne dérange pas) Tengu, je pense que l'élevage de bêtes a été pris en compte: poules, chèvres ou vaches pour le lait, peut-être même un cheval de trait pour aider au champ...

Les arbres fruitiers prennent eux aussi beaucoup de place (même s'il s'agit là plus du luxe que de la "survie" proprement dite).

Mon grand père possède un terrain de 2800m2, avec une soixantaine d'arbres fruitiers (en majorité des pommiers), un beau jardin qu'il réduit d'années en années (mais si à 84 ans, je tiens la même forme que lui, alors je serai le plus heureux des hommes!), diverses plantations très diversifiées etc etc...
On est très loin de l'autosuffisance alimentaire sur un an, même pour 3 personnes.
Bon, il faut savoir relativiser: 2800m2, c'est quand même loin des 2,5 ha annoncés...
"Croyez-moi, les gens les plus simples sont souvent les plus grands"

Eugène, 88ans, Massif des Bauges

02 mars 2011 à 21:07:15
Réponse #117

promeneur4d


Dans mes cours j'ai entendu que dans le monde, aujourd'hui, on a 0.25 hectares de surface agricole par personne...
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

03 mars 2011 à 08:47:56
Réponse #118

DavidManise


Je trouve ce chiffre de 2,5 ha pour 5 personnes énorme  :'(
Avec cette surface tu n'as pas qu'un potager, tu as aussi du betail non ?

Des céréales ;)

On se rend plus compte...  mais pour faire pousser du blé et avoir du pain, juste ça, il faut énormément de surface. 

Si on veut de la viande en plus...  à mon avis il faut ajouter 2 hectares au moins.  Au pifomètre...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

03 mars 2011 à 09:07:30
Réponse #119

Kilbith


Salut,

Il faut préciser un peu les choses :

Source : Wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9
Citer
Au niveau mondial, l'amélioration des techniques culturales et la sélection génétique (création de la variété Norin 10 par exemple) ont conduit à un accroissement considérable des rendements, passant de moins de 10 q/ha en 1900 - soit 1 tonne par hectare - à 29 q/ha en 2010. On pense désormais que la progression des rendements peut se poursuivre assez longtemps encore.
Les pays de l'Amérique du Sud demeurent stables avec 20 q/ha, et l'Afrique et le Proche-Orient avec 10 q, l'Égypte et l'Arabie saoudite ont atteint, en culture irriguée, 35 à 40 q.
En Europe, des rendements très élevés sont obtenus en culture intensive. Le rendement moyen y est passé de 30 à 60 quintaux par hectare durant les 30 dernières années, soit une progression moyenne de 1 quintal/ha/an. En France, les gains sont remarquables : aujourd'hui, la production s'élève à 80, voire 100 quintaux/hectare chez les agriculteurs les plus performants. L'augmentation des rendements et des surfaces cultivées ont ainsi conduit à un fort accroissement de la production, qui atteignait 275 millions de tonnes en 1965 et 600 en 1998.

Les rendements actuels de blés en France (100 quintaux) sont au moins 4 fois plus important que ce qu'ils étaient en 1900. Au moyen âge on considère que pour un grain de blé semé on en récoltait, les bonnes années 3. Un pour les semailles, un pour manger, un pour vendre (les bonnes années).

Vous venez de comprendre pourquoi la population française a stagné de la fin de l'Empire Romain à Louis XIV : les mauvaises années le "surplus" de population disparaissait. En temps normal les carences sévissaient et par conséquent l'état sanitaire de la population (handicaps physiques ou psychiques) étaient nombreux (genre 1/3 de la population).

On considère qu'un acre est le minimum pour survivre dans une économie "à l'ancienne", la mesure de cet arpent dépendant de la qualité des terres. On retrouve environ le chiffre ci-dessus de 2,5 hectares :

Définition acre :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_%28unit%C3%A9%29

N'oubliez pas qu'en l'absence d'engrais importés, on doit pratiquer l'assolement sous peine d'épuiser rapidement le sol.

Si on France on est passé de 80% d'agriculteurs à environ 10% en un siècle et qu'entre temps nous ne sommes pas mort  de faim c'est tout simplement parce que l'a productivité agricole à fortement augmentée entre temps. Si ce n'était pas le cas on serait tous en train de suer dans les champs depuis le lever du jour jusqu'à son couché plutôt qu'à lire un forum. comme on dit :" les faits sont têtus".


...C'est ça (aussi) le "good old time".  ;)

« Modifié: 03 mars 2011 à 09:17:04 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 mars 2011 à 10:05:13
Réponse #120

Tengu


Des céréales ;)

On se rend plus compte...  mais pour faire pousser du blé et avoir du pain, juste ça, il faut énormément de surface. 

Si on veut de la viande en plus...  à mon avis il faut ajouter 2 hectares au moins.  Au pifomètre...

David
Je vais visiter 0,5 Ha de terre agricole cet aprem, ça va être juste pour assurer l'autarcie  :'(

03 mars 2011 à 11:28:41
Réponse #121

François


Je n'ai plus le bouquin de John Seymour sous les yeux. De mémoire, il compte 0.5 ha pour les installations plus ou moins permanentes : bâtiments, verger, jardin, ruches. Sur les 2 ha restant, il fait une rotation : un tiers de la surface en praire, le reste en culture : céréales, patates, légumes, légumineuse, choux, etc. La prairie nourrie veaux, vaches, cochons, couvées, plus un cheval pour les labours et tirer la charrette. Ces animaux fournissent lait et œufs, plus un petit peu de viande (style un cochon et un veau par an, une poule par semaine) et ils aèrent et fument la prairie.
Je crois que dans ces 2.5 ha, il ne compte pas le petit morceau de forêt pour le bois de chauffage et le bois d'œuvre.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

03 mars 2011 à 11:50:58
Réponse #122

François


Je crois que non seulement il a vu, mais il a pratiqué pendant des années, et créé des exploitations qui font référence dans le monde anglo-saxon.

Si l y a des imprécisions dans mon post, elle sont dues à ma totale incompétence dans le domaine et à ma mauvaise mémoire, et ne sont pas à attribuer à Seymour. :)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

03 mars 2011 à 12:26:58
Réponse #123

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

03 mars 2011 à 13:10:15
Réponse #124

Loriot


Le cheval en agriculture est la Ferrari moderne... Si des vaches sont présente sur un domaine elles font très bien sinon mieux le travail du cheval. A ce propos nul besoins de race moderne, une race rustique est bien plus économe et rustique qu'une holstein...
Une vache aussi consomme beaucoup, pour une culture potagère vivrière, un homme suffit (ou une femme d'ailleurs) voire un âne si on a un hectare a dispo. Quelques poules qui se nourrissent de restes et sur le tas de fumier...
Pour  la iandes moi je partirais plutôt sur l'élevage de lapins...
Voila pour moi en gros cheval et vaches le luxe. Âne, confort et poules pour être heureux...
Mais je parle en amateur de viande! On vit très bien avec un potager...
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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