Le résultat m'a surpris : sur la montée d'un col avec 1000 mètres de dénivelée, après avoir fait un réglage exact au bas du col (carte 1/25 000 et borne géodésique à l'appui), on arrive avec quelques dizaines de mètres d'erreur en haut ! (alors que la météo n'a pas varié).
Deux explications possibles, non exclusives :
1. S'il y a du vent, il peut se créer une légère dépression au col par effet venturi.
2. Si la température ambiante n'est pas "standart" (je ne parle même pas de la température de l'instrument lui-même, suceptible de le dérégler), une montée de 1.000 m traverse une tranche d'altitude plus lourde (temps froid) ou plus légère (temps chaud) que celle pour laquelle l'alti est programmé. Donc une variation de pression moindre quand il fait chaud, et donc une altitude indiquée plus basse que "normale" par temps chaud.
Quinze degrés d'écart par rapport à la température normale, cela provoque une erreur de 5%, soit 50 m sur la différence de pression correspondant à une tranche de 1.000 m.
Cela n'est en aucun cas compensable : Il faudrait fournir à l'alti le sondage "pression/température" en athmosphère libre.
Les alti "à compensation de température" sont simplement ceux qui tiennent compte de la température règnant à l'intérieur du boitier pour compenser les effets de la température sur la précision des capteurs et transmetteurs.
AMHA c'est surtout une annonce marketing ... Dans le meilleur des cas, on utilise vraisemblablement par économie un algorithme de correction au lieu d'utiliser des capteurs et transmetteurs peu sensible à la température ...
ah rusticité, quand tu nous tiend!! 
J'ai bien compris que tu me charries, là ... donc ce qui suit est à "usage général" ...
Ben, si j'avais le besoin bien réel d'un alti, j'aurais
aussi un alti mécanique ...

Note déjà qu'il me reste aussi l'altitude-GPS pure si mon capteur de pression venait à foirer ... et note aussi que si mon gps foire, je peux utiliser son alti barométrique en mode dégradé, sans compensation automatique. C'est déjà pas mal, comme redondance (avec des piles de rechange cousues dans tous mes sacs, banannes et pochettes - partageables avec l'alim de mes lampes).
Celui que j'ai, intégré à mon GPS, ne m'a rien coûté grand chose, ne pèse rien, et représente le top au niveau simplicité d'emploi ... n'est-ce pas, d'une certaine manière "KISS" ?
Ceci dit, dès que l'on touche à une instrumentation quelquoncque, on passe en mode [Intellect=ON], par opposition à au mode [intelligence=instinct animal].
Dans le cas cité par managram, même mon alti intégré au GPS va se tromper quelque part : ce sera dans le calcul de la pression barométrique "réduite au niveau de la mer", donc si je n'ai pas tout bien pigé en matière d'altimétrie, je vais me gourrer dans l'interprêtation à donner à cette variation de baro ...
Les anciens allaient en montagne sans boussole, ni carte, ni alti ... pour moi c'est ok! Ils mettaient en oeuvre à plein régime leur intelligence "animale" : observation du terrain (relief, sol, végétation, cours d'eau), du vent, des nuages, du soleil et des étoiles et mémorisaient tout cela "naturellement" ...
Dès que l'on utilise - dans la verte ou en optique survie - un moyen "artificiel" fabriqué par l'homme, je crois que l'on n'a pas d'autre choix, à ce moment là : il faut étudier cet équipement (pour moi, une carte au 25.000ème c'est un "équipement"), bien piger comment il fonctionne, quelles en sont les limitations fondamentales, les modes d'erreur ou panne prévisibles, et les erreurs accidentelles possibles ... Bref, il faut "intellectualiser" la chose

... jusqu'à ce que son utilisation devienne "naturelle" ... C'est à ce moment que l'on commence à ce dire que ce que l'on maîtrise est "rustique" .

Mon avis pédagogique : il vaut mieux, en général commencer par développer les compétences naturelles (notre sens de l'orientation, notre sens de l'observation), écouter, reconnaître, exacerber nos instincts ... en mode "animal". C'est une "éducation" qui ne se perd pas. Elle refait surface en tous cas très vite en cas de besoin ...
L'apprentissage technologique doit venir après ... Ce sera toujours un acquis fragile.