Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La paresse, mère de tous les vices.  (Lu 2885 fois)

31 mai 2008 à 18:50:49
Lu 2885 fois

Wla


Je ne pense pas qu'un fil existe déjà sur ce sujet.
Même si on en a déjà parlé dans un post sur la survie dans le grand nord (je crois que c'était à propos de : " Je me lève ou je me lève pas en pleine nuit, dans le froid pour aller faire pipi...") et David avait écrit : il faudra que je fasse un post là dessus un jour.
DONC :
Je vous propose ici de donner des exemples de situation où la flemme vous a couté cher (ou aurait pu vous mettre en danger)

Que peut-on faire pour combattre la paresse? cela dépend-t-il de l'age de l'individu, tout le monde est-il un peu fainéant sur les bords, comment se faire violence etc...

En ce qui me concerne, je l'avoue,  je suis un gros fainéant, et cela me mine. Mon problème, c'est que souvent, je ne sais pas par quel bout attraper le problème, donc je traine avant de faire les choses.

Quelques synonymes :
fainéantise, indolence,mollesse, oisiveté...

je savais pas où poster ce sujet, car il concerne quasiment toutes les situations, de survie ou pas.

Wla

Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

31 mai 2008 à 19:35:36
Réponse #1

Anke


Hum, pas si ininteressant que ça je trouve. La flemme...
Combien d'ntre nous ne s'est pas déjà dit devant une situation censée maitrisée ( dans sa tête) : "oh ça ira bien, j'ai déjà vécu ça...." et vlan patacaisse !
Tiens dans le Vercors, on est bien crevé, on a envie d'arriver, on traverse un passage plein de neige glissante et là, je me retourne : " Gaffe Vincent, si une connerie doit arriver c'est maintenant !".
Je me parlais plus à moi même qu'à lui. Il m'a fallu que je "m'électrochoque", que je me fasse un peu violence pour redoubler d'attention.
Trois secondes .......

31 mai 2008 à 21:05:38
Réponse #2

DavidManise


Demain décourage aujourd'hui.

Et la flemme tue (copyright woodrunner).

Un exemple ?

La flemme de nettoyer mes pédales de vélo (pleines d'huile) m'a valu un jour une chute qui s'est terminée par une fracture ouverte du coude, suivie par une ostéite résistante aux antibiotiques et 6 semaines d'hospitalisation, aux antibiotiques par intraveineuse...  le machin qu'ils me filaient était tellement costaud que j'avais la machine à dialyse dans la chambre à côté, juste au cas où mes reins lâcheraient.  Et encore aujourd'hui, malgré 9 mois de rééducation et de kiné, je garde une limitation de mouvement de 20° au coude.  Mais je m'estime heureux, à une heure près on me coupait le bras pour me sauver la vie.

Je me suis vu plusieurs fois, par la suite, nettoyer cette pédale...  j'aurais dû le FAIRE. 

La flemme tue.  Point barre.

En survie, c'est d'autant plus vrai qu'on a tendance à s'économiser, et à se dire que "ça va aller"...  puis en fait on se rend compte que ça n'allait pas aller, qu'on aurait dû agir, mais qu'il est trop tard maintenant...  Style "je devrais allumer un feu et me sécher"... "boarf ça va aller"...  puis la nuit vient, la pluie redouble, tout est trempé, nous on l'est encore plus, et on ne peut plus allumer de feu, et on crève. 

La flemme tue.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

01 juin 2008 à 09:59:37
Réponse #3

Patrick


Bein souvent la flemme c'est la conscience que quelqu'un peut faire le boulot à notre place et trouver toutes les bonnes justifications philosophico/métaphysiques pour ce : "ah non la sécurité c'est l'affaire de la police, des pompiers, du gardien d'immeuble, de l'agent de sécurité, du bureau de contrôle" ou "l'éducation c'est l'affaire de l'école" créant ainsi une espèce de substitution aux cultes religieux en instituant un nouveau culte païen, "l'état" qui devrait s'occuper de tout et nous laisser pénards choisir simplement le programme télé.

Bein non, notre sécurité c'est notre affaire et pour bouffer c'est pas l'ANPE ou les ASSEDIC qui vont y pourvoir, c'est nous, comme la culture et l'éducation de nos mômes.

Pour recadrer au sujet du forum, celui qui ne fait pas l'effort de chercher, apprendre et pratiquer ne pourra survivre en mode dégradé surtout au sein d'un groupe où on reviendra immanquablement au mode "celui qui ne sert à rien ne bouffe pas" voire "on le bouffe".

Tu dit ne pas "arriver" à te bouger mais c'est peut-être tout simplement un manque de motivation et ça ça peut arriver dans une société totalement délétère et dépourvue de valeurs réellement humaines avec un projet.

Mais sache, qu'en cas de coup dur la sélection est absolument simple, ceux qui ont des tripes survivent les autres crèvent.
« Modifié: 01 juin 2008 à 10:05:05 par Patrick »

01 juin 2008 à 11:22:27
Réponse #4

DavidManise


"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

01 juin 2008 à 11:38:41
Réponse #5

Woodrunner




Pour beaucoup de force spécial les épreuves de sélections sont des marches successives de plus en plus longues (15km à 75km), avec de plus en plus de paquetage (10kg à + de 50kg) et avec de moins en moins de temps pour récupérer et plein d'exercices autant physique que psychologique, un de critère de sélection est justement que le soir le gars malgré ça fatigue prenne le temps de ce faire à manger, à boire chaud, de contrôler son équipement, prendre soins de ses pieds,... des trucs tout con mais qui peuvent faire la différence entre la vie et la mort,....

Le fait de devoir nettoyer son équipement  le soir après une journée d'exercice (genre journée qui commence à 5h et qui finit a 23h et à 23h t'es là accroupi au dessus de ta toile de tente à frotter tes semelles et te battre contre tes lacets,..... ) c'est pénible et barbant, mais c'est une étape importante pour apprendre la discipline personnel! Si tes pompes sont pas graissé ce soir tes pieds seront mouillés demain et après demain, et après après demain tu seras malade et ça iras pas mieux pour aller plus loin,....

La flemme ça tue lentement ou vite,.........

                                     Woodrunner grand flemmard devant l'éternel,...mais je me soigne!
« Modifié: 02 juin 2008 à 07:37:42 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

01 juin 2008 à 22:41:59
Réponse #6

Wla


En résumé, la flemme représente un conflit entre le bien être apparent du présent, et le bien être certain dans le futur éloigné qui nécessite un effort dans un futur proche  :blink:(C'est rigolo, on dirait un sujet de philo du bac).  ;D
Si on prend l'exemple du râteau :
Je suis en train de ratisser le jardin, je dois partir pour faire autre chose. J'ai la flemme de la ranger, je le laisse trainer alors que j'aurai pu (dû) le ranger.  :down:Il est là, au milieu de la pelouse. L'instant d'après je reviens, j'ai oublié que le râteau traine au milieu, je mets le pieds dessus, et paf, je le prend en pleine gueule. >:(
Que faire pour combattre cela : la motivation
Donc, pour ce faire violence, il faut se motiver en se disant :
si je le fais maintenant, j'aurai pas à le faire plus tard, ce sera plus propre, plus joli, plus "safe"
La négligence est-elle une forme de flemme? Oui, je pense que cela se ressemble.
Citer
Bein souvent la flemme c'est la conscience que quelqu'un peut faire le boulot à notre place
Ma question concernait la flemme personnelle et individuelle.La flemme dont tu parles n'était pas ma préoccupation première, mais effectivement, puisque tu l'abordes...
Je partage un peu ton analyse, celui qui a la flemme de faire tel truc, en se disant qu'il y a bien quelqu'un d'autre qui le fera à sa place, ressemble beaucoup à de l'égoïsme, manque de respect etc... Cette forme de flemme là, est peut-être encore plus dangereuse que la première.
En espérant ne pas me tromper

Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

01 juin 2008 à 23:00:36
Réponse #7

kinette


Bonjour,
La flemme qui consiste à repousser au lendemain est appelé par les anglophones "procrastination". Le mot est d'ailleurs en train de se naturaliser en français.
En fait, c'est quelque chose de bien connu, et même étudié ;)
http://www.procrastin.fr/blog/index.php?q=repousser

Tant que la tendance n'est pas exagérée, ça peut être une stratégie valable... même si ça comporte une part de risque (la vie est faite de compromis).
Un autre problème, que je connais, est une sorte de paralysie liée à la quantité de choses à faire, celle qu'on doit faire mais sans date précise, celles qu'on aimerais bien faire... au total on se retrouve dans une sorte de paralysie où on a l'impression de ne rien faire.
Ceci dit, il me semble que parfois certaines choses se passent "sous la surface de l'iceberg", et quand on se décide à agir on a déjà une sorte de "plan mental" qui fait qu'on est plus efficace que si on s'y était mis plus tôt.

Cordialement,
K
PS: D'ailleurs faudra que je pense à regarder s'il est temps de réviser ma voiture ;)

01 juin 2008 à 23:02:01
Réponse #8

guillaume


Un petit exemple, ce WE :

Alors que je suis le premier à faire chier mes potes en rando pour qu'ils montent bien leur camp, qui se soignent, qui boivent, etc., je fais la connerie de ne pas remédié à un problème durant ma nuit. Résultat : grosse angine et température...
En fait je dormais en hamac et les bords de celui-ci remontaient trop haut, ce qui fait que le duvet ne me touchait pas et l'air s'engouffrait donc par le haut. J'ai finalement mis ma veste en "bouchon" au-dessus de ma tête sur le coup de 4H mais c'était trop tard...

Le flemme tue, merci Wood...

a+

06 juin 2008 à 17:38:16
Réponse #9

Sanjohn


:bienmal:

Dans une tradition que j'ai étudié, il y a cinq poisons*, dont la notion de flemme qui se disait "paresse/négligence". Son antonyme était bizarrement "rigueur".

La rigueur personnelle (et collective) fait partie des qualités nécessaires pour survivre (anticiper / faire face à / organiser aprés...la cata)

 :blink:

Sanjohn

*Les cinq poisons >>>> 1) Orgueil 2) ignorance 3) paresse/négligence donnent 4) Désirs et 5) Excès

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //