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Auteur Sujet: le viol  (Lu 115586 fois)

10 novembre 2006 à 23:26:30
Réponse #25

guillaume


Pour répondre à Guillaume:
effectivement, si tu es un pointeur, mieux vaut ne pas dire pourquoi tu es en prison mais une prison est milieu très clos (par définition) où tout se sait très vite.
Voilà le sort des pointeurs:

Tafdac.

Je voudrais modérer mes propos par rapport à mon post précédent, je me suis emporté un peu vite, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop  :-[.

Ceci dit, je parlait de manière générale, je ne parlais pas des violeurs (j'y connais rien du tout là dessus).

En revanche, concernant les agressions en GENERALE, plusieurs personnes y prennent part (agresseur(s) et victime(s)). La agression peut être la plus immonde possible, on ne connaît pas le fin mot de l'histoire, ce qui c'est passé avant (peu être des années avant). Alors SVP, évitez les conclusions trop hâtives.

a+

PS: David, si tu veux discuter, je suis toujours OK  ;)

13 novembre 2006 à 01:49:31
Réponse #26

zoltan charles henderson


Je pense qu'en la matière le viol c'est purement et simplement la négation de la liberté, de l'existence d'une personne par une autre parce qu'elle possède ou veut prouver qu'ele possède une dominance physique sur elle.

C'est un acte abjecte qui relève de la pathologie et qui dans certaines circonstances, à diverses époques et dans certaines régions a été aussi une arme ethnique. C'est dire s'il est puissant

Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

Pour moi, il y a peu de hiérarchie dans l'horreur de la violence - je parle de cibles et formes et non pas d'escalade - mais ayant deux filles de 20 ans j'avoue éprouver une aversion profonde pour ce type de nuisible.
« Modifié: 13 novembre 2006 à 02:34:31 par zoltan charles henderson »

13 novembre 2006 à 07:43:29
Réponse #27

Pierrot


Citer
Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

+1  :up:

Sinon toute cette violence et tout ce vice dans notre société me font  :bheurk:

13 novembre 2006 à 12:33:21
Réponse #28

Persea


Citer
Une société qui ne sait donner à la femme la place qui lui revient d'essence....celle de la vie et de l'espoir n'est pas une organisation humaine digne de ce nom.

+1  :up:

Sinon toute cette violence et tout ce vice dans notre société me font  :bheurk:

Même sentiment que toi Pierrot....J'ai entendu parler récemment d'une affaire sordide où en Indonésie trois écolières avaient été décapitées manifestement par des islamistes parce qu'elles étaient chrétiennes. Cette histoire de pouvoir encore et toujours, étendre son territoire, faire de l'argent, écraser ceux qui pensent ou vivent différemment, abuser des plus faibles, on ne s'en sortira jamais tant qu'il y aura une telle étroitesse d'esprit...  :(
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

13 novembre 2006 à 15:38:24
Réponse #29

emmuel


Kazar, je réfléchis. Ce que tu me dis me dérange mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Faut que ça fasse son chemin. A plus.

13 novembre 2006 à 16:06:02
Réponse #30

kazar


Donc, si l'on suit la même logique du respect inaliénable attribué de droit à tout être humain, le fait qu'un violeur devienne à son tour l'objet de ses co-détenus est INACCEPTABLE. La société les as jugé coupable et leur punition est le retrait de leur liberté d'action par enfermement dans une prison. Point barre. Il m'est intolérable de penser qu'un détenu, quels que soient ses crimes, puisse être torturé. Une organisation carcérale qui rend possible ce genre de passages à l'acte est une abomination.

Quant aux tordus qui violent les violeurs : belle contradiction dans les termes et dans les actes! Nous sommes bien plutôt en présence de l'expression pure et simple de leur vaine perversion sous le couvert d'une "pseudo morale". Cette pseudo-morale n'a pour objectif (conscient ou inconscient) que d'atténuer la souffrance liée à la culpabilité de ces hommes. Culpabilité elle-même reliée à la vanité de leur actes (vanité dans le sens de "vide de sens" comparativement au sens social, et par extension au sens de la vie).

Stéphen.

13 novembre 2006 à 16:11:43
Réponse #31

kazar


Kazar, je réfléchis. Ce que tu me dis me dérange mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Faut que ça fasse son chemin. A plus.

Je sais. Il s'agit d'un sujet délicat et c'est une des raisons pour laquelle j'ai momentanément suspendu la rédaction de mon article Wiki sur le thème de la Psychologie de la Motivation.

Baby steps. Petit à petit.
Stéphen.

13 novembre 2006 à 23:05:10
Réponse #32

drazgul


Bonsoir,
Il me semble que dans le viol comme dans n'importe quel autre crime, ce qui compte n'est pas tant de savoir si la victivme a pu par son comportement ou sa tenue jouer un rôle dans son agression (car le fait de se poser la question laisse déjà planer un doute sur elle). Nous savons bien que le viol existe depuis toujours et que les minis jupes n'ont pas toujours été là... Ce qui m'interresse beaucoup plus et de savoir ce que notre société fait des violeurs et des victimes. La prison sans soins ne fait qu'augmenter la pathologie déjà existante donc un violeur même après 20 ans de prison n'en sortira pas "gueri" c'est une évidence. Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ? Car cela nous couterait trop cher ! Voilà ce qui pour moi est une abomination bien plus que l'acte en lui même. Les victimes quant à elles ne bénéficient guère de plus d'égards dans leur souffrance puisque rien n'est fait dans les commissariats pour rassurer et épauler (on voit bien comment se déroulent certains "interrogatoires" porte ouverte ou la victime doit se "justifier" de ne pas avoir eu une attitude ayant pu provoquer son agression. Là aussi la formation des policiers me semble indispensable mais encore une fois inexistante car trop coûteuse ! Alors qui blâmer?


je vous jure c'est pas moi qui ai écris ça c'est ma Nana qui est psy!!!!

14 novembre 2006 à 00:29:47
Réponse #33

Corin


Il est toujours difficile de s'exprimer théoriquement sur un sujet.
Je pense que le viol est intolérable et inexcusable.

Quel homme pourrait accepter que l'on justifie qu'il se soit fait sodomiser au pretexte que son attitude ou sa tenue ait pu être jugée comme aguichante?

Ne tournons pas autour du pot. Le viol est une menace qui pèse, consciemment ou inconsciemment, sur les femmes. Les hommes qui en parlent ont toujours un détachement qui les protège.

Le viol est inexcusable. Il procède du fait qu'un individu se croit autorisé à en dominer un autre. C'est inacceptable.

A+
« Modifié: 14 novembre 2006 à 07:14:42 par Corin »

14 novembre 2006 à 08:14:31
Réponse #34

zoltan charles henderson


Je dévie un tout petit peu mais autant je hais les violeurs autant j'estime qu'une société à le devoir absolu de protéger les personnes placées sous sa responsabilité en prison.

En effet, quelle est la valeur d'exemple si le violeur se fait violer par d'autres condamnés etc. ?

D'autre part j'ai toujours trouvé très nauséabond que les repris de justices, voleurs, assassins, parricides, trafiquant de morts etc  se sentent pousser des ailes d'anges et rendent justice derrière les murs bien opaques.

Cela aussi c'est un déni de justice. L'idée même m'écoeure.

En fin de compte je rejoins assez Drazgul mais en élargissant le propos  si on ne donne pas à la prison les moyens - humains et financiers -  d'être autre chose qu'un mur permettant aux concitoyens de se protéger d'individus dangereux, alors notre système carcéral restera un échec.

Il faut se protéger bien entendu mais il ne sert à rien de créer artificiellement comme une faille temporelle pendant laquelle le détenu est inoffensif - et pour cause - puis du jour au lendemain le relâcher dans la jungle humaine en étant le même prédateur que lorsqu'il a été arrêté.
« Modifié: 14 novembre 2006 à 12:37:52 par zoltan charles henderson »

14 novembre 2006 à 09:06:43
Réponse #35

Pierrot



14 novembre 2006 à 11:39:03
Réponse #36

bison solitaire


Les victimes quant à elles ne bénéficient guère de plus d'égards dans leur souffrance puisque rien n'est fait dans les commissariats pour rassurer et épauler (on voit bien comment se déroulent certains "interrogatoires" porte ouverte ou la victime doit se "justifier" de ne pas avoir eu une attitude ayant pu provoquer son agression. Là aussi la formation des policiers me semble indispensable mais encore une fois inexistante car trop coûteuse ! Alors qui blâmer?


je vous jure c'est pas moi qui ai écris ça c'est ma Nana qui est psy!!!!

Tout cela est souvent vrai, mais il faut savoir que des policiers se sont déjà fait accuser de viol... abusivement; d'où la consigne tacite de ne pas rester seul avec une femme dans un bureau, ou à défaut de laisser la porte ouverte. Quant au fait que la victime doit se justifier, c'est parce que, que ce soit par le procureur ou l'avocat, ces questions lui seront posées, et parfois de façon très agressive afin de la déstabiliser. D'autres part, outre le fait que certains viols sont correctionnalisés, la dénomination juridique n'en est pas moins un crime: à cet égard, il est normal qu'une audition de victime ou de témoin laisse entrevoir le plus de détails possible (même s'ils sont sordides).
Mais encore une fois, il est vrai que la formation est quasi inexistante, hormis par exemple pour des services tels qu'une brigade des mineurs.
Maintenant, faites moi plaisir... oubliez le terme d'interrogatoire. Il s'agit d'audition, qui d'après ce qu'on peut entendre dans les médias seront bientôt toutes enregistrées en audio visuel (la procédure française est déjà une des plus lourdes au monde... je vous raconte pas ce que ça va être, c'est pas comme ça que du temps et des finances seront disponibles pour former les policiers.)

14 novembre 2006 à 20:56:30
Réponse #37

guillaume


Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ?

Si il l'est! Mais c'est le juge qui décide.

a+

14 novembre 2006 à 21:08:52
Réponse #38

sharky


Pourquoi donc n'est-il pas suivi psychologiquement durant toutes ces années ?

Si il l'est! Mais c'est le juge qui décide.

a+

Par rapport aux soins, je vais mettre de côté le fait qu'il y ait pénurie de moyens sanitaires et imaginer un monde parfait où tous les établissments pénitenciaires soient pourvus en Psys divers et variés.
Le problème c'est que soigner quelqu'un, le juge peut le décréter mais si la personne ne veut pas se soigner tu lui faire voir des psys pendant des dizaines d'années, s'il estime qu'il est normal et qu'il n'a pas commencer à prendre conscience de ses difficultés il n'évoluera pas sur le plan de la personnalité.
Après il y a la camisole chimique et la castration chimique mais avec les médicaments on peut les arrêter et tout redevient comme avant (sortie de prison pas préparer par exemple) ou alors développer une tolérance ce qui fait que les médocs ont moins d'effets.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

15 novembre 2006 à 22:30:48
Réponse #39

drazgul


Bonsoir,

Autant pour moi pour "l'interrogatoire" il s'agit en effet plus d'audition. Tout à fait d'accord avec le dernier message, la personne condamnée doit être volontaire pour les soins sinon cela n'a pas de sens. Finalement vous réfléchissez pas trop mal pour des mecs "survivors"......... :nana: Aller, sans rancunes.

22 mai 2008 à 15:08:01
Réponse #40

BULLYSSON


En ce moment j'ai du temps et je me retrouve quotidiennement à zapper devant ma TV entre 12h30 et 14h30.

Le hasard fait que je viens de tomber sur l'émission de JL Delarue à l'instant, le sujet :  "Viol, on m'a volé ma première fois"

Les témoignages des 4 jeunes filles aujourd'hui agées d'une vingtaine d'années présentes sur le plateau m'ont particulièrement touché. J'ai  dans mon entourage un certain nombre de jeunes femmes qui ont aussi été victimes de viol (plus qu'on ne pourrait l'imaginer), soit par un petit ami trop pressant, soit par un copain d'un copain, soit par des jeunes du quartier, dans une fête d'anniversaire un peu trop arosée, dans une voiture après une soirée en boite de nuit, pendant leur vacances ou même un après midi chez elles en l'absence de leurs parents...

Je n'ai pas de soeur, pas d'enfants mais j'ai des cousines, des amies et je pense à elles. Les filles qui ont témoigné dans cette émission ont toutes été violées entre 14 et 16 ans, toutes étaient vierges, et le plus vieux des agresseurs toute affaires réunies avait 19 ans, pas plus !

Inutile de dire qu'une jeune fille qui a découvert le sexe pour la 1ère fois au travers d'un viol en sort hyper traumatisée et il lui très difficile d'appréhender ses futures relations amoureuses de façon équilibrée.

Sans se lancer dans des statistiques hasardeuses je pense que c'est à cette période (14/18 ans) que les femmes sont le plus exposées à ce type de risque. Alors que peut-on faire ?


« Modifié: 22 mai 2008 à 16:02:14 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

22 mai 2008 à 16:03:17
Réponse #41

Berhthramm


J'ai pas la TV, mais j'ai une fille (deux fils aussi), elle est petite mais effectivement tout ce "background" me préoccupe déjà. Pas facile d'organiser mes idées là dessus pour un post vraiment constructif, le fond de mon interrogation étant qui s'occupe de l'information à ce sujet ? Les parents ? avec quelles compétences ? Sous quelles démarches ? C'est déjà pas facile (en tout cas pour moi) de faire ou d'imaginer comment on va pouvoir faire l'éducation sentimentale (avant de faire l'éducation sexuelle ça me parait une base) puis justement l'éducation sexuelle... Pour moi il est hors de question de laisser l'éducation "nationale" s'en charger, ils veulent déjà chapeauter l'éducation sexuelle en piétinant parfois l'idéologie de ceux qui leur confie (par obligation) leurs gamins (je précise pour clarifier ce point que je suis catholique pratiquant (ça empêche pas les crises de foi) et donc à contrepied du programme officiel sur ce point).
Question faut il par la prévention aborder un aspect assez cruel du monde qui est que le sexe n'est pas forcément beau mais qu'il peut être violent ?

Forcément il faut la prévention qui passe par l'information, mais comme dit Bullysson (que je remercie bien bas pour l'ouverture de ce post) comment le faire, quand ? Le par qui a peut-être pour moi une réponse évidente, du moins pour l'acteur de départ, c'est un devoir de parent même si il est rude et si je sais pas comment je vais pouvoir m'y prendre.


22 mai 2008 à 16:03:56
Réponse #42

BULLYSSON


- Stages SD spécifiques "menace viol" en Europe par exemple comme ça existe outre atlantique ?

- Document type REPERES/PROTEGOR spécifiques avec des arguments qui "parlent" aux filles pour les sensibiliser et faire passer les concepts.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

22 mai 2008 à 16:14:41
Réponse #43

BULLYSSON


J'ai pas la TV, mais j'ai une fille (deux fils aussi), elle est petite mais effectivement tout ce "background" me préoccupe déjà. Pas facile d'organiser mes idées là dessus pour un post vraiment constructif, le fond de mon interrogation étant qui s'occupe de l'information à ce sujet ? Les parents ? avec quelles compétences ? Sous quelles démarches ? C'est déjà pas facile (en tout cas pour moi) de faire ou d'imaginer comment on va pouvoir faire l'éducation sentimentale (avant de faire l'éducation sexuelle ça me parait une base) puis justement l'éducation sexuelle... Pour moi il est hors de question de laisser l'éducation "nationale" s'en charger, ils veulent déjà chapeauter l'éducation sexuelle en piétinant parfois l'idéologie de ceux qui leur confie (par obligation) leurs gamins (je précise pour clarifier ce point que je suis catholique pratiquant (ça empêche pas les crises de foi) et donc à contrepied du programme officiel sur ce point).
Question faut il par la prévention aborder un aspect assez cruel du monde qui est que le sexe n'est pas forcément beau mais qu'il peut être violent ?

Forcément il faut la prévention qui passe par l'information, mais comme dit Bullysson (que je remercie bien bas pour l'ouverture de ce post) comment le faire, quand ? Le par qui a peut-être pour moi une réponse évidente, du moins pour l'acteur de départ, c'est un devoir de parent même si il est rude et si je sais pas comment je vais pouvoir m'y prendre.




J'imagine (je n'ai pas d'enfant) la difficulté d'aborder toutes ces questions avec sa fille, la peur de ne pas arriver à déliverer le "bon message", à provoquer la prise de conscience qui aménera à une meilleure prévention etc..

Par exemple, au dernier stage ACDS on était 75 je crois, quelque chose comme ça, parmi ceux là il doit y avoir aussi des parents, peut être même de jeunes filles dans ces tranches d'âges...

Parcequ'au delà des simples régles de SP, un peu de pratique de SD ne peut pas faire de mal, ne serait ce que pour apprendre à frapper sans retenue sur des paos, et à "lâcher les chevaux" là où ça ferait le plus mal...
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

22 mai 2008 à 16:26:32
Réponse #44

Savatan


Je pense qu'un point capital de l'information et la sensibilisation à faire à l'adolescente ou de la jeune femme sur le risque du viol concerne justement le "Profil possible de l'agresseur"... Contrairement aux idées reçues ou à ce qu'elles peuvent penser à cet âge là, l' "agresseur-type" n'est pas uniquement le "vilain pervers au fond d'un bois" (ou d'une rue), mais peut justement prendre la forme de quelqu'un de familier, d'un ami ou d'un proche (les exemples cités par Bullyson sont à relire attentivement sur ce point là, car ils sont excellents!)

Maintenant que peut-on faire et comment ???, ça c'est plus difficile à dire... Ma femme, qui est très "directe" dans son éducation, parle beaucoup de tout ça avec sa fille de 12 ans (ma belle-fille donc)... De langue maternelle hispanophone, elles se sont quand même lancée toutes les deux dans la lectures des REPERES et du PROTEGOR, avec il me semble une très grande efficacité de compréhension (je parle de la compréhension du "processus de l'agression ou du viol", pas de la compréhension du français, qu'elles maîtrisent aussi... )
« Modifié: 23 mai 2008 à 07:43:21 par Savatan »

22 mai 2008 à 16:29:44
Réponse #45

Berhthramm


ne serait ce que pour apprendre à frapper sans retenue sur des paos, et à "lâcher les chevaux" là où ça ferait le plus mal...

Yep même comme ça a été souligné, je ne sais plus où sur le forum, les femmes (filles) ont déjà du mal avec la violence, avec les concepts de préventions, avec les notions de code couleurs (je pense qu'une fille est plus facilement en code blanc alors qu'un garçon avec un peu d'entrainnement reste  quasi en permanence en code jaune orangé (et rose sans entrainnement)... c'est aussi un des trucs qui est difficile à aborder apprendre à se défendre à un garçon je les fait avec mon grand, un peu, juste des trucs simples : le respect, la distance, éviter les situations "pots de pue" et si il y a violence alors VIOLENCE... J'ai pas eu franchement de barrière culturelle avec ça, mais l'apprendre à une fille...c'est difficile à aborder, rien que la démarche "tiens il faudrait t'inscrire à un stage SD "prévention viol"" rien qu'en couple on risquerait de pas partager la notion d'interet par rapport à ça... aprés je fais absolument confiance aux instructeurs pour que ce soit bien fait mais la démarche en amont me semble quasi insurmontable :( . J'aimerais bien avoir aussi votre expérience là dessus, comment l'amener, comment vous voyez le sujet, comment des jeunes filles qui viennent à vos stages y sont venues, par quel biais de sensibilisation ?

Un des plus gros challenge de la vie que celui d'être parent, j'ai pris 20 ans d'âge à mon premier gamin et ça augmente à chaque fois...

22 mai 2008 à 16:33:19
Réponse #46

Maximil


mmm la façon la plus naturelle ne serait-elle pas de regarder "innocemment" une émission de télé sur le viol et d'en débattre à la suite entre-vous ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

22 mai 2008 à 16:42:00
Réponse #47

Berhthramm


j'ai pas la TV et je compte pas l'avoir (trop cher, trop taxée, trop peu d'interet, politiquement incorrect par rapport à notre orientation de vie).

:)


22 mai 2008 à 16:47:20
Réponse #48

Maximil


Parle lui du soi-disant droit de cuissage aux temps anciens alors et comment y échapper aux temps modernes ^-^  :D
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

22 mai 2008 à 16:49:37
Réponse #49

BULLYSSON


c'est peut être facile à dire mais c'est plus facile d'aborder le sujet avant que après... parler de l'amour, de la sexualité c'est rendre service à son enfant si on sait rester à se place et ne pas s'immiscer dans son intimiter. Peut être expliquer déjà ce qu'est un viol dans un premier temps ?

est ce que faire l'amour avec son petit copain juste pour lui faire plaisir, pour ne pas se faire quitter alors qu'on en a pas envie, est ce que c'est du viol ?

se laisser peloter par des copains pour avoir l'air cool, est ce que c'est du viol ?

faire l'amour quand on est sous excta, alcool ou cannabis, est ce que c'est du viol ?

etc...

je sais pas
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

 


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avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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