Pour avoir déjà joué avec mon frangin, il y a longtemps et dans une autre galaxie, à ne manger
que ce que je trouvais dehors, sans tricher (pas de déchets humains) mais surtout sans connaissances ni en botanique ni en pêche ni en chasse, pendant une semaine, je te donne ma petite impression. Sur la semaine j'ai mangé quatre poissons (pas du saumon hein, plutôt dans la classe des 8-15cm...), cinq ou six cuisses de grenouilles, un grillon, beaucoup d'orties et quelques autres trucs que j'aurais mieux fait de ne pas manger. Il n'y avait pas de fruits ou baies comestibles qui nous soient connus là où on l'a fait à la saison où on l'a fait (garrigue calcaire très sèche en avril, avec quelques belles rivières dans des gorges).
J'ai gardé ma force physique normale sans aucun problème, perdu en endurance mais elle n'était pas trop sollicitée, et eu un bon gros mal au bide après une ingestion de plantes non comestibles. Les facultés de raisonnement semblaient normales aussi, mais par contre on se sent las, las las... la faim se fait oublier après deux ou trois jours, mais on est aussi mou que le cul d'une ménagère américaine de plus de 50 ans. Bien sûr on dormait dehors, y compris les nuits d'orage, ce qui pompe plus d'énergie qu'un jeûne à la maison. Et nos seules conversations un peu construites tournaient autour de ce qu'on allait se préparer à bouffer une fois rentrés à la maison, ou de la résolution de problèmes immédiats tel que comment traverser cette rivière ou comment récupérer le poisson parti avec le fil de pêche qui s'est détaché. Sinon, même causer ça paraissait trop fatigant

Si c'était à refaire, je prévoirais en backup un peu de sel ou une soupelette en poudre, et un complément en vitamines et minéraux. Et surtout je me documenterais mieux sur les plantes comestibles.
Pour le reste, je te renvois à la réponse Fabsah !!!