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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Cadrages mentaux/culturels, paradigmes, et possibles  (Lu 16866 fois)

06 novembre 2006 à 14:33:26
Lu 16866 fois

DavidManise


Salut tous :)

Pour citer Pagnol : "Tout le monde savait que c'était impossible.  Un jour, un imbécile est arrivé, et il l'a fait."

Parlons donc de ces limites mentales artificielles que nos cultures nous imposent et qui font que nous ne "pouvons pas" faire certaines choses...  Parlons donc de ces obstacles inventés que notre culture nous impose pour une raison que j'ignore...

Quelques exemples :

- Les "courriers" mayas et aztèques couraient souvent, quotidiennement, plus de 70km dans les montagnes.  Tous les jours...  à 3000m !

- "Tu vas prendre froid !" -- meuh non.  Mon corps est acclimaté.  Je n'ai pas froid. 

- Une femme ne peut pas soulever 200 kilos.  Mon oeil.  On a des tas de cas documentés où des femmes ont soulevé bien plus que ça pour sauver leur vie ou la vie d'un gamin.

- Un gars de 120kg qui fume ne peut pas courrir plus de 5 minutes.  Mon cul oui.  Je fais 120kg, je fume, et je fais mon 10km de jogging régulièrement.  Je mets une heure à peine, sur le plat...  mais je préfère courrir en montagne <rire>

- Le record du monde du 100m est tout juste un poil sous les 10 secondes.  Des clous.  J'ai vu (à la télé lors d'un documentaire) une icelandais bedonnant courrir devant une coulée de lave qui descendait à 12m/seconde (calculé grâce au film et à partir des plans du port sur lequel la lave allait couler).  Ça fait du 43,2 km/h.  Le gars a cavalé devant cette lave, avec les moon boots et la combinaison de ski, sur plus de 100m et il la DISTANÇAIT !!! 

- On ne guérit pas d'un cancer généralisé en phase terminale.  Pouet pouet c'est de la connerie.  Je connais personnellement au moins un gars qui l'a fait.  Il a plaqué sa femme et renié ses enfants (tous de purs parasites sans coeur) et déshérité tout le monde.  Il les a envoyé se faire foutre et il les a sorti à coups de poteau de soluté au cul de sa chambre, à l'unité de soins palliatif où il patientait avant de crever.  Il devait crever dans les jours à venir...  et pis après 3 semaines ils ont tout de même fait d'autres examens...  il avait l'air d'aller mieux.  Et de fait, c'était vrai : les tumeurs régressaient.  À ma connaissance le gars est encore en vie aujourd'hui, près de 15 ans après le "deadline" prononcé par le cancérologue.

Ils ont écrit "rémission inexplicable" dans son dossier...

Bref.  Notre culture et tout ce qu'on croit possible définissent ce qu'on peut faire.  C'est une limite souvent arbitraire.  Dans certains cas, on peut la faire reculer de BEAUCOUP.

Quelques histoires du même acabit ?  Des idées, vos opinions ?

Ciao :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

06 novembre 2006 à 14:48:29
Réponse #1

Cynry


Même si ça a pas prit longtemps, je l'ai attendu ce post  :).
Mon opinion: mais oui, oui OUI, et trois fois oui.
Le corp humain est capable de choses qui dépassent complètement l'entendement.
J'ai par exemple vu dans une émission un mec qui restait à poil dans la neige jusqu'au cou, et qui ressortait une heure plus tard sans la moindre trace de froid.
Un exemple en vidéo, vous avez tous déjà vu des trucs du style, mais là, quand même:
http://www.youtube.com/watch?v=g8fwYuhAMTA&mode=related&search=
(faites pas gaffe aux premières scènes, c'est pour le fun. Et d'ailleurs si quelqu'un sait de qui est le morceau de musique qui passe, je suis preneur)

Pour ce qui est de fumer, j'ai connu un guide de montagne qui avançait pas sans sa pipe allumée, ma soeur (elle fait médecine) a vu une mémé de plus de 90 ans qui s'enfilait toujours ses 2 paquets par jour, et qui pétait la forme.

Et le mec qui a distancé la lave, en plus à mon avis il avait rien de pas net dans le sang...


06 novembre 2006 à 15:04:06
Réponse #2

Pierrot


De toute façon, nous sommes conditionnés par la société dès la naissance et ensuite nous nous fixons nous même des limites, parfois sans nous en rendre compte.

Quand j'étais gamin, j'ai vu mon père prendre sur son dos des sacs de blè de 80 kg et monter à une échelle pour les vider dans le grenier, il faisait cela 10 heures par jour et pour lui c'était normal, pour les autres aussi.
Et après le boulot pour se détendre, ils faisaient des tours de force, du style je prends deux sacs sur mon dos et je fais deux cents mètres.

Aujourd'hui, un sac de ciment fait 35 kg au lieu des cinquantes du temps où je les remuais  tous les jours.
Tout est fait pour que nous fassions de moins en moins d'efforts, si c'est louable, je suis certain que cela nuit à notre résistance.

Pour ce qui est du conditionnement de la société, j'avais posté il y a quelques temps une histoire sur des singes et une banane, elle illustre admirablement cet état de fait, je trouve.
Je la remets:

Commencez l'expérience avec une cage contenant cinq singes.
Dans la cage, pendez une banane à une ficelle et mettez des escaliers dessous.

Rapidement, un singe va aller vers l'escalier et commencera à grimper vers la banane.
Dès qu'il touche les escaliers, aspergez tous les singes avec de l'eau froide.

Après un moment, un autre singe fait un essai avec le même résultat : tous les singes sont aspergés avec de l'eau froide.

Débranchez l'arrivée d'eau froide.

Si, plus tard, un autre singe essaie de gravir les escaliers, les autres l'en empêcheront même s'ils ne se font pas arroser.

Maintenant, retirez un signe de la cage et remplacez-le par un nouveau.
Le nouveau voit la banane et veut gravir l'escalier. Horrifié, il voit alors tous les autres l'attaquer.
Une autre tentative et attaque, il sait que s'il grimpe à l'escalier, il sera attaqué.

Ensuite, retirez un autre des cinq singes du début et remplacez-le par un nouveau.
Le nouveau venu se dirige vers les escaliers et se fait attaquer.
Celui arrivé juste avant prend part à la punition avec enthousiasme.
De nouveau, remplacez un troisième singe originel par un nouveau. Le nouveau se dirige vers les escaliers et se fait également attaquer.
Deux des quatre singes qui l'ont battu ne savent pas pourquoi ils ne sont pas autorisés à gravir les escaliers, ni pourquoi ils participent à l'attaque du dernier singe.

Après avoir remplacé le quatrième et le cinquième des singes d'origine, tous les singes qui ont été aspergés avec de l'eau froide ont été remplacés.

Cependant, aucun singe n'approche plus des escaliers. Pourquoi pas ?


" Parce que cela a toujours été comme ça par ici."

Je pense que nous agissons parfois ainsi, inconsciemment.

Pour ce qui est des maladies, il est reconnu qu'une personne qui se bat contre la maladie a plus de chances de guérir.

Mais les maladies ont aussi des causes méconnues, comme dans le cas que tu cites où la personne a viré de mauvaises gens de son entourage, c'était une des choses à faire, la preuve.


06 novembre 2006 à 15:34:20
Réponse #3

James


No comment, mais meme longueur d'ondes que David.

06 novembre 2006 à 15:36:15
Réponse #4

gglt


Salut,

"J'ai refait tous les calculs...notre idée est irréalisable. Il ne nous reste qu'une chose à faire:la réaliser!" Pierre-George LATECOERE (cherchant à construire un hydravion pouvant traverser l'Atlantique d'une seule traite sans bateau ravitailleur)

Certains me disent souvent : "Tu me donnes froid" juste en me voyant court vêtu l'hiver. Et pourtant, je me sens bien. Je ne suis pas un pinguoin, juste un peu moins frileux que la moyenne. Les mêmes en été se plaignent qu'il fait trop chaud et je me sens tout aussi bien qu'en hiver. J'ai parfois la chair de poule sans ressentir la sensation de froid. J'accepte la température, et je l'oublie. Eux, ils y pense sans arrêt. Du coup, il fait souvent trop chaud ou trop froid.
J'ai vu un reportage en Norvège, montrant des mères mettre leur bébé dehors en hivers pour leur sieste. Ils ne s'en portent pas plus mal.

C'est comme la peur du loup. Beaucoup auraient peur de le voir en vrai sans qu'il soit derrière une cage. Et pourtant l'animal se sauverait le premier, s'il nous voyait.

En spéléo, beaucoup me disent qu'ils auraient peur d'être claustrophobe, d'avoir le vertige, de n'être tenu que par une si mince corde, d'avoir froid, de se baigner dans une eau à 11°C, de se perdre ... la peur d'avoir peur peut-être ?

Les exemples sont nombreux, et se résument à deux choses : la peur et la motivation.
La peur, c'est l'inconnu. La motivation, c'est le plaisir.

Ceux qui avaient peur de la spéléo et qui ont finalement accepté de me suivre, sont pratiquement toujours ressortis le sourire aux lèvres. Ils avaient appris à conaître un peu le domaine souterrain, et aujourd'hui, ils m'en redemandent régulièrement.
Le tout, c'est d'oser. Il faut combattre la peur en s'instruisant et faire le premier pas qui montre que c'est possible, et que ce n'est pas si terrible que ça.

M'enfin, juste mon opinion désordonée ;)
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

06 novembre 2006 à 16:08:45
Réponse #5

Diesel


Oui hélas, nous avons une idée déformée par la société, l'éducation, les autres de ce que nous pouvons faire.
Nous mettons des limites ou il n'y en a souvent pas.

Citation de: Guigui
J'ai parfois la chair de poule sans ressentir la sensation de froid. J'accepte la température, et je l'oublie. Eux, ils y pense sans arrêt. Du coup, il fait souvent trop chaud ou trop froid.
Idem dans mon cas. Mais quand je dis ça, je passe encore pour un malade. ::)
On finit par trouver formidable ce qui était la norme à une époque. Mon oncle me raconte souvent qu'il faisait 60km par jour en vélo pour retrouver sa copine  (il l'a épousé d'ailleurs  ;D) et repartait dans le lendemain pour aller bosser.
Il y a plein d'exemple comme ça ou les gens faisaient des trucs (extra)ordinaires.
C'est à croire que marcher par 5° en t-shirt, porter 20kg sur le dos, courrir 10 bornes ou simplement dormir dans les bois (avec le risque de trouver l'ours bleu ;)) est devenu un exploit.
Un exploit pour la personne qui ne s'en sent pas capable. Surtout incapable de penser qu'il peux aussi le faire.
Le problème est là, les autres ne le font pas, je ne peux donc pas le faire.

06 novembre 2006 à 16:35:01
Réponse #6

Pierre


Je suis assez d'accord avec vous sur tout ce qui a été dit  :D.

Je n'ai pas d'exemple particulier dans le cas de capacités physiques mais en revanche, je ne sais pas si vous serez d'accord ,mais je trouve qu'il existe un blocage flagrant lié à la culture/éducation par rapport à ce que l'on va être capable de manger   ou pas : impossible de faire manger un fromage odorant à un africain, des cuisses de grenouilles à un anglais, du porc à un individu de culture musulmane même s'il n'est abosument pas pratiquant ... et que dire de notre réaction face à l'absorption d'un grosse larve d'insecte ou d'un cervelle de singe fraiche ...  :bheurk:
Personnellement je lutte contre ces imprégnations culturelles alimentaires mais cela reste toujours un barrage quasi infranchissable alors que ma raison me dit le contraire.   

Un autre exemple qui m'a toujours frappé et sur lequel je n'ai aucune information c'est le fait de marcher sur des braises ... cela parait totalement hallucinant ! :o Si certains ont des expériences ou infos à faire partager ...

A+
Pierre

06 novembre 2006 à 16:46:48
Réponse #7

gglt


Un autre exemple qui m'a toujours frappé et sur lequel je n'ai aucune information c'est le fait de marcher sur des braises ... cela parait totalement hallucinant ! :o Si certains ont des expériences ou infos à faire partager ...

J'ai vu un reportage sur un gars qui voulait démystifier la chose. Il le faisait en expliquant qu'on marche sur les braises quand elles sont "prêtes". Il attend qu'un léger voile de cendre se forme à la surface des braises. La chaleur, juste derrière cette pellicule) tournerait autour de 60°C (si ma mémoire est bonne). La sueur des pieds fait le reste de la protection. En marchant calmement, on n'attise pas les braises en les remuant et le risque de brûlures.
Personnellement, je n'ai jamais marché dessus, mais il m'est arrivé de prendre à main nue des braises tombées du foyer pour les y remettre immédiatement. Même pas mal :)
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

06 novembre 2006 à 16:55:15
Réponse #8

Maximil


Citer
il m'est arrivé de prendre à main nue des braises tombées du foyer pour les y remettre immédiatement. Même pas mal
Idem, il m'est arrivé de ramasser au vol un chalumeau acétylène, bah j'ai même pas eu mal: les terminaisons nerveuses ont été cautérisées directement !  ;D ok je sors
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

06 novembre 2006 à 17:07:50
Réponse #9

kazar


« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. » - Alexis de Tocqueville DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE (1840) 


"Ce qui est à la portée d'un homme est à la portée d'un autre" - Film "A couteaux tirés".


"Dans la vie, il existe 90 % de gens qui vivent d'excuses. Les 10 % restant agissent envers et contre tout."

Stéphen.

06 novembre 2006 à 17:09:08
Réponse #10

bison solitaire


Même si ça a pas prit longtemps, je l'ai attendu ce post  :).
Mon opinion: mais oui, oui OUI, et trois fois oui.
Le corp humain est capable de choses qui dépassent complètement l'entendement.
J'ai par exemple vu dans une émission un mec qui restait à poil dans la neige jusqu'au cou, et qui ressortait une heure plus tard sans la moindre trace de froid.
Un exemple en vidéo, vous avez tous déjà vu des trucs du style, mais là, quand même:
http://www.youtube.com/watch?v=g8fwYuhAMTA&mode=related&search=
(faites pas gaffe aux premières scènes, c'est pour le fun. Et d'ailleurs si quelqu'un sait de qui est le morceau de musique qui passe, je suis preneur)

Pour ce qui est de fumer, j'ai connu un guide de montagne qui avançait pas sans sa pipe allumée, ma soeur (elle fait médecine) a vu une mémé de plus de 90 ans qui s'enfilait toujours ses 2 paquets par jour, et qui pétait la forme.

Et le mec qui a distancé la lave, en plus à mon avis il avait rien de pas net dans le sang...



Démontrer le potentiel humain avec ce genre de vidéo... sans moi. Tout se paye un jour, et faire ça pour faire un numéro de cirque...
Quant à la musique, ça serait pas les doors?

06 novembre 2006 à 17:11:20
Réponse #11

Demo


     Salut tous!

    Bien que je n'aie pas le souvenir d'avoir été personnellement le témoin d'exploits paraissant irréalisables, je suis tout à fait conscient que ce genre de choses peut exister.

    Cependant (ah le rabat joie... ::)), je ne suis pas certain que tout ce qui a été dit ait beaucoup à voir avec nos cadres mentaux et culturels (si j'excepte la judicieuse remarque de Pierre sur les modes alimentaires).

     AMHA, (mais ça reste MHA...), la plupart des exemples donnés sont plus en rapport avec un dépassement de soi au niveau physique justifié par des circonstances exceptionnelles. Quand un enjeu occupe tout notre esprit, je crois qu'on ne se demande même pas si ce qu'on va faire est faisable ou pas, et le facteur douleur se trouve énormément amoindri (j'avais entendu dire sous toute réserve car je ne suis pas sûr de moi que la douleur, c'est à 90% dans la tête). Avec un flot de lave derrière les fesses, je suis sûr que je serais vachement motivé pour courir plus vite que les meilleurs sprinters, et ce sans même me le dire. ;D

     En même temps, je pense que ces réserves de capacités doivent rester des réserves, càd le puits où on va aller chercher pour éviter une mort IMMINENTE (là on est dans la survie à très très court terme, quelques dixièmes de secondes, peut-être moins).

     Mais là où je vois un enjeu pour la survie (ce n'est que mon avis), c'est que le fait de savoir certaines choses "folles" réalisables, c'est un gain de confiance en soi non négligeable, et en ce qui me concerne, je dirais presque qu'avoir confiance en soi est un des meilleurs outils mentaux dont nous disposons.

     Voilà...  Ciao. :)

06 novembre 2006 à 17:26:00
Réponse #12

ipphy


Un autre exemple qui m'a toujours frappé et sur lequel je n'ai aucune information c'est le fait de marcher sur des braises ... cela parait totalement hallucinant ! :o Si certains ont des expériences ou infos à faire partager ...

J'ai vu un reportage sur un gars qui voulait démystifier la chose. Il le faisait en expliquant qu'on marche sur les braises quand elles sont "prêtes". Il attend qu'un léger voile de cendre se forme à la surface des braises. La chaleur, juste derrière cette pellicule) tournerait autour de 60°C (si ma mémoire est bonne). La sueur des pieds fait le reste de la protection. En marchant calmement, on n'attise pas les braises en les remuant et le risque de brûlures.
Personnellement, je n'ai jamais marché dessus, mais il m'est arrivé de prendre à main nue des braises tombées du foyer pour les y remettre immédiatement. Même pas mal :)

Les tamouls ont un rituel, et marchent sur la braise, enfin bon, ce sont surtout des "vieux" qui le font, et ils marchent pieds nus toute la journée, ils ont donc une bonne protection, de plus la "marche" se limite à quelques pas. C'est quand même impresionnant  ;D

Sinon je si tafdak avec les autres  ;D
Certains bouquins comme "Aussi loin que mes pas me portent", "A marche forcée", "Survivre! estraordinaire odysée de la famille robertson" montrent bien qu'on a en chacun de nous un potentiel énorme.

06 novembre 2006 à 17:32:39
Réponse #13

kent1


Citer
il m'est arrivé de prendre à main nue des braises tombées du foyer pour les y remettre immédiatement. Même pas mal
Idem, il m'est arrivé de ramasser au vol un chalumeau acétylène, bah j'ai même pas eu mal: les terminaisons nerveuses ont été cautérisées directement !  ;D ok je sors

qui n'a jamais joué au voley-braise? moi j'y joue assez rarement (faute de volontaire) mais tous ceux à qui j'ai fait essayer on halluciné : on ne sent rien tant que la braise ne reste pas trop longtemps dans les mains (on voit tout de suite ceux qui font un "porté"  ;D)

06 novembre 2006 à 17:45:17
Réponse #14

Diesel


J'ai vu un reportage sur un gars qui voulait démystifier la chose. Il le faisait en expliquant qu'on marche sur les braises quand elles sont "prêtes". Il attend qu'un léger voile de cendre se forme à la surface des braises. La chaleur, juste derrière cette pellicule) tournerait autour de 60°C (si ma mémoire est bonne). La sueur des pieds fait le reste de la protection.
Oui le bois est un bien mauvais conducteur et notre corps est capable de dissiper une grande quantité de chaleur (grâce au sang). Guigui à raison de dire que ceux qui tentent le coup attendent aussi un certain temps pour qu'il y ai une pellicule de cendre qui isole de la braise.
Je ne donnerai pas cher de leurs pieds si ils restaient immobile quelques secondes ou si ils tentaient le coup sur une plaque de métal même beaucoup moins chaude. ;D
ça n'a rien a voir avec le fait de marcher lentement dessus, moins on reste en contact, moins on risque de conduire la chaleur.

06 novembre 2006 à 18:09:25
Réponse #15

kazar


Dans un autre registre de prouesse humaine : en Russie vit la plus grande population d'Ours du monde (du petit Ours du Caucase qui pend sur les 150 Kgs., au gigantesque Ours du Kamcatka qui arrive à 600 Kgs.). Dans la tradition russe existent différentes manières de chasse à l'ours, méconnues en autres parties du monde, comme par exemple la chasse à l'ours armé seulement d'un couteau .

Que dire de ce que nos ancêtres préhistoriques devaient être capables de faire pour survivre.



La Chasse aux Bisons chez les Indiens des Plaines d'Amérique - 1890 :


Stéphen.
« Modifié: 06 novembre 2006 à 22:33:28 par kazar »

06 novembre 2006 à 18:18:38
Réponse #16

Corin


Cela pose une question fondamentale en psychologie qui est celle de la motivation.
Pourquoi dans la même situation, un petit gars tout maigre va s'en sortir quand un balaise baissera les bras? Mais surtout, pourquoi quelques temps plus tard, notre petit gars tout maigre va abandonner dans une situation pas plus difficile que la première, voire plus facile pour un autre qui s'en sortira très bien (notre gros balaise?)? ;)

Comment expliquer que sur des épreuves sportives que personne n'avait pratiqué auparavant comme le parcours du combattant au service militaire, des différences de rendement très importantes se faisaient jour et qui n'avaient avoir ni avec le physique ni avec la forme du moment?
La motivation va se nourrir de ressorts qui sont propres à chaque individu. Face à une situation qui demande un effort hors du commun, il est impossible de voir une seule origine à la motivation de chacun. Certains le feront pour faire plaisir à Papa ou Maman, d'autres pour se faire plaisir, d'autres pour se punir...

Quand on évoque les mères qui soulèvent des montagnes pour sauver leur enfant, où est la part de culpabilité, la volonté de bien faire, l'image projetée de ce que doit être une bonne mère. Où est la part entre la volonté individuelle et la conformité à l'exigence de la société? Il y a des gens qui réussissent quand ils sont en public et s'effondrent tout seul. D'autres qui fonctionnent exactement à l'inverse.

On l'a déjà évoqué, la part du mental est essentielle dans la survie. La motivation, l'envie de vivre, est une clé de la survie. Elle se relie forcément à des fondamentaux de l'individu.

Je ne suis pas un spécialiste mais je le penserais ainsi. J'y ajouterais la question de la préparation mentale et de la prévisualisation comme on la pratique en soprologie.

Je pense que l'on est d'autant plus capable de se dépasser dans une situation risquée que l'on a déjà imaginé comment aller au-delà de ses limites et fait sauter un certain nombre d'interdits.

A+


06 novembre 2006 à 20:27:12
Réponse #17

flippysheep



HS ON :

 oui la zique c'est bien les Doors. le morceau s'appelle "The end" et il est extrait du premier et grandiose album au combien inegale "the Doors".

 :akhbar:
que Jim morrison et sa clique soit benis jusqu'a la fin des anes Star Ac' . (hein quoi, c'est deja fini ?! >:( ;D )

HS OFF.
« Modifié: 08 novembre 2006 à 19:53:33 par flippysheep »

06 novembre 2006 à 20:28:29
Réponse #18

Cynry


Ouiouioui, c'était déjà vérifié et approuvé :)

07 novembre 2006 à 10:34:51
Réponse #19

zwitt


Pour revenir à un des premiers post, j'ai déjà entendu parler de femmes capables d'une force physique inouie pour sauver son enfant.
Mais ds ce cas, les muscles "travaillent" au dessus de leurs capacités et en fait de détériorent. Des fibres musculaires se "sacrifient" pour fournir un effort incroyable.

D'ailleurs ds la nature, c'est le même cas lorsqu'une femelle oublie toute peur et fonce sur son "prédateur" (homme, lion, crocodile) pour sauver sa progéniture.

07 novembre 2006 à 17:45:38
Réponse #20

Vrorsh


Je suis d'accord sur la plupart des choses que vous dites.  :up:

Le corps et l'esprit sont capables de bien des choses inexplicables et un conditionnement mental (au sens positif du terme) peut amener très loin.

Une toute petite preuve : je tournais à un paquet de clopes par jour depuis dix ou douze ans et j'aimais ça, j'ai décidé d'arrêter, je me suis conditionné avec le bouquin d'Alen Carr ... Arrêt total du jour au lendemain, sans patch, sans gommes, sans rien >> Ca fait un an que j'ai pas touché une clope. Et j'ai aucun mérite, je n'ai pas eu envie de fumer (sauf quelques fois quand je bois un chtit canon et que les barrières s'abaissent ::) ).

Par contre, il faut quand même faire attention. Oui le corps est capable de choses insoupçonnées notamment en matière de guérisons mais ça reste une machine. Et à trop taper sur une machine, on finit par la casser.
Pour rester dans le domaine clope : plus haut quelqu'un a parlé de gens qui fument deux paquets de clopes à 90 balais. Oui, ça existe. Ca veut pas dire que c'est le cas général. Oui le corps peut encaisser beaucoup mais il y a quand même des facteurs génétiques et environnementaux à prendre en compte.
Effectivement il y a des fumeurs qui vivent jusqu'à 90 barreaux sans même connaître la notion d'hypertension ou celle de maladie cardio vasculaire. Mais pour un comme ça, y en a des dizaines qui font leur cancer à 45 ou 50 ans.

Enfin bref. La confiance en soi c'est vraiment très très important pour la réussite de quelque chose. Mais faut pas que ça devienne de l'aveuglement.
(et encore que ... Y a bien l'histoire de cette communauté religieuse de frappadingues au texas qui jouent avec des crotales, se font piquer régulièrement et n'en meurrent pas ... M'enfin à trop jouer avec le feu, on finit souvent par se brûler  ;D )

07 novembre 2006 à 17:56:12
Réponse #21

kazar


Tu l'as dit Vrorsh. Good bye Steve Irwin.



Il n'y a que ceux qui ne foutent rien qui ne font jamais d'erreur (à part celle de ne jamais rien faire...). Mais en même temps, plus tu agis plus tu prends de risque de faire des erreurs. Erreurs qui peuvent s'avérer fatales, notement en situation de survie où une blessure, même bégnigne, peut avoir de facheuses conséquences.

Sans aller aussi loin, lisez ce qui suit : "La Direction des Programmes communautaires (PC) a établi que les blessures représentaient un danger important pour la santé des membres des Premières nations et des Inuits. En fait, les blessures sont l'une des principales causes de mortalité dans ces populations, partout en Amérique du Nord. Au Canada, les blessures sont la deuxième cause de décès en importance pour l'ensemble des Premières nations et des Inuits et la principale cause de décès chez les personnes de 0 à 44 ans. Les blessures sont la cause de 28 à 35 p. 100 des décès chez les Indiens inscrits et les Inuits, comparativement à seulement 8 p. 100 dans l'ensemble de la population du Canada. En comparaison, le risque de décès par blessure est de deux à cinq fois plus élevé chez les Indiens inscrits que dans l'ensemble de la population canadienne, selon la région."

Source Direction des Programmes communautaires du gouvernement Canadien : http://www.hc-sc.gc.ca/fnih-spni/pubs/home-domicile/2000_cp-pc_rev-exam/27_injury-blessures_f.html

Les blessures sont la cause de 28 à 35 p. 100 des décès chez les Indiens inscrits et les Inuits, comparativement à seulement 8 p. 100 dans l'ensemble de la population du Canada : c'est énorme!

Stéphen.

07 novembre 2006 à 20:35:18
Réponse #22

guillaume


Je suis, dans l'ensemble, tafdac avec vous  ;).

Mais faut pas oublier la motivation de se sauver ou de sauver quelqu'un d'autre. Et si on la motivation, le corps prend le relais sur "l'esprit" et fait des choses incroyables impossible à réaliser à dehors du contexte  ::).

Concernant les fumeurs, comme le dit Vrorsh, pour 1 qui vit à 90 balais, 5 meurent à 45 ans  :(. Faut pas devenir aveugle non plus.

a+

07 novembre 2006 à 20:59:55
Réponse #23

guillaume


Ceux qui avaient peur de la spéléo et qui ont finalement accepté de me suivre, sont pratiquement toujours ressortis le sourire aux lèvres. Ils avaient appris à conaître un peu le domaine souterrain, et aujourd'hui, ils m'en redemandent régulièrement.
Le tout, c'est d'oser. Il faut combattre la peur en s'instruisant et faire le premier pas qui montre que c'est possible, et que ce n'est pas si terrible que ça.

C'est EXACTEMENT pareil pour moi et les bivouac en forêt (ou des fois, une simple marche  ^-^). Il faut les pousser pour qu'ils viennent mais une fois qu'ils sont, pas moyen de les faire repartir  ;). Et j'entends souvent:
-"qu'est-ce qu'on est bien ici" suivit d'une grosse bouffé d'air  :).
Plus tard, ce sont eux qui me diront: "on va en forêt?"  :)

a+

07 novembre 2006 à 21:09:54
Réponse #24

kazar


Dans un autre registre :

"Accroissement de la longévité humaine, y-a-t-il une limite ?

L’Homme pourra-t-il vivre plusieurs siècles ? Probablement, répond sérieusement un scientifique américain reconnu. "Les chercheurs ont déjà rajeuni des cellules de la peau en laboratoire et nous pouvons renverser l’ensemble du processus de vieillissement de l’être humain", a déclaré le professeur de médecine Michael Fossel, de l’université de l’Etat du Michigan (Etats-Unis) lors d’une conférence sur la longévité. "Nous sommes en train de modifier l’expression génétique et, dans le tissu cellulaire de la peau, nous pouvons en laboratoire renverser l’horloge et prendre les anciennes cellules pour les faire fonctionner comme des jeunes", a-t-il expliqué. "La question est, peut-on le faire sur des humains ? L’idée que nous ne pouvons pas renverser le processus dans des cellules est fausse. Nous le pouvons en agissant sur les séquences d’ADN qui forment les extrémités des chromosomes). Simplement, nous ne savons pas si cela pourra être efficace sur le plan clinique. "Ce que nous faisons est reprogrammer des cellules pour les forcer à faire ce qu’elles faisaient quand elles étaient jeunes. Nous ne les changeons pas, nous ne les modifions pas, nous ne faisons que les reprogrammer pour qu’elles puissent faire exactement ce qu’elles faisaient des décennies auparavant". "Si nous remettons à l’heure notre horloge interne en rembobinant nos télomères, nous ne savons pas quelle sera alors la limite. Personnellement, je dirais que cela serait probablement quelques siècles, mais je n’en sais vraiment rien". De nombreuses théories tentent d’expliquer le vieillissement mais la plus récente, la théorie des télomères, est certainement celle qui ouvre les perspectives d’action les plus fascinantes, comme le montrent ces surprenantes affirmations de Michael Fossel qui s’appuie sur cette théorie. Les télomères ont été découverts par les chercheurs de Geron Corporation (Californie). Les télomères sont des séquences d’acides nucléiques qui se trouvent au bout des chromosomes dont ils maintiennent l’intégrité. A chaque division cellulaire, les télomères raccourcissent, ce qui conduit finalement à la mort des cellules. L’enzyme de la télomérase, qui est présente uniquement dans les cellules germinales et les cellules cancéreuses, joue un rôle clé dans la maintenance et la réparation des télomères, conférant ainsi potentiellement aux cellules une capacité de division infinie. Les travaux de Geron Corporation visent à la fois à réparer les télomères des cellules usées, pour les remettre à neuf, et à inhiber l’action de la télomérase dans les cellules cancéreuses, pour les empêcher ainsi de se diviser. Les télomères humains sont programmés pour se raccourcir d’environ 100 paires de bases par division cellulaire et, lorsque la perte totale atteint plusieurs milliers de bases, les cellules cessent de se diviser et entrent en sénescence. Comme le font remarquer Andrea Bodnar et ses collaborateurs, la possibilité de rajeunir des cellules humaines grâce à la télomérase va donc ouvrir de nouvelles voies en recherche fondamentale et appliquée. Tout récemment (voir article dans ce numéro « La longueur du télomère est programmée dans l’embryon »), une équipe allemande a élucidé le mécanisme moléculaire déterminant la longueur initiale de ce télomère. Les chercheurs allemands ont démontré que les embryons des bovins et des souris contenaient un programme cellulaire qui, selon l’espèce, étalonne les télomères à une longueur donnée. Mais le vieillissement est un processus d’une grande complexité qui ne peut se réduire à la théorie des télomères et fait intervenir de multiples facteurs génétiques et environnementaux. Des chercheurs viennent ainsi de mettre en lumière le rôle-clé chez la souris d’un gène, dénommé Sirt1, et de sa protéine, qui s’activent en période de pénurie même relative et mobilisent les graisses contenues dans les tissus adipeux, entraînant ainsi des effets bénéfiques en terme de longévité et de bonne santé. (voir article dans ce numéro « Longévité et restriction calorique : confirmation du lien génétique »). Ces recherches montrent que la longévité du vivant dépend bien, pour une part qui reste à déterminer, d’un programme génétique sensible à certaines modifications de l’environnement. Il faut aussi rappeler une autre étude américaine évoquée dans @RT-Flash 227 (voir "Une souris génétiquement modifiée atteint une longévité record"). Dans cette expérience, réalisée par l’Université de l’Illinois, une souris naine génétiquement modifiée afin de ne plus répondre à l’hormone de croissance était parvenue à atteindre la longévité record de quatre ans et onze mois, ce qui correspond à 200 de nos années. Ces résultats éclairent d’une lumière nouvelle les liens complexes entre apport calorique, répartition des sucres et des graisses dans l’alimentation et longévité. On sait depuis quelques années que la restriction calorique peut prolonger l’espérance de vie d’une grande variété d’espèces animales, notamment par l’activation d’un gène de longévité, appelé SIR2. En cas de restriction calorique, ce gène est activé. Il active à son tour une protéine nommée Sir2, qui aurait pour conséquence de ralentir le vieillissement. Signalons enfin une toute récente découverte suédoise (voir article « Les mitochondries au cœur du vieillissement » dans ce numéro) qui révèle un nouveau mécanisme lié au vieillissement, situé dans les mitochondries, ces petites centrales énergétiques de la cellule, située hors du noyau et possédant son propre génome. Ces recherches montrent un lien puissant entre les mutations de l’ADN mitochondrial (ADNmt) et le vieillissement. On le voit, la compréhension des mécanismes intimes du vieillissement a considérablement progressé au cours de ces 10 dernières années mais a également révélé la multiplicité et l’intrication des facteurs biologiques, chimiques, génétiques et environnementaux impliqués dans le vieillissement. Ces recherches montrent également que la lutte contre le vieillissement passera non seulement par une connaissance intime du fonctionnement du génome mais également par une compréhension encore plus fine du fonctionnement cellulaire et du rôle de l’alimentation (calories, sucres, graisse, vitamines) sur le vieillissement cellulaire. Jusqu’où pourrons-nous reculer demain les limites du vieillissement ? Aujourd’hui, à la lumière de toutes ces découvertes récentes, plus personne ne se hasarde plus à fixer une limite maximale à la longévité humaine. Alors qu’il a fallu deux siècles pour doubler l’espérance de vie, la perspective d’un nouveau doublement au cours de ce siècle n’est plus impensable ! Une telle perspective entraînerait évidemment des conséquences sociales, économiques, éthiques et politiques absolument considérables ; c’est pourquoi nous devons dès à présent nous préparer à cette mutation vertigineuse de civilisation."

René TRÉGOUËT - Sénateur du Rhône. http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=41


Le possible? Juste un tout petit pas aprés l'impossible!

Stéphen  ;)
« Modifié: 07 novembre 2006 à 21:16:03 par kazar »

 


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