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Auteur Sujet: La Retraite : prévoir, la survie c'est aussi ça.  (Lu 24393 fois)

06 novembre 2006 à 14:31:09
Lu 24393 fois

kazar


D'un côté, les dépenses de retraite ne cessent de croître: augmentation de la durée de la vie et, donc, du nombre de retraités et du nombre d'années pendant lesquelles il faudra leur verser une pension ; arrivée massive à l'âge de la retraite de la génération du baby boom qui, parce qu'elle a bossé plein pot pour des salaires en augmentation permanente, va bénéficier de retraites conséquentes; diminution régulière de l'âge de la retraite augmentant ainsi le nombre des retraités... Et de l'autre, le nombre et le montant des cotisations servant à financer ces dépenses ne cessent de diminuer : baisse de la natalité, diminution du pourcentage d'actifs dans la population, chômage "structurel", précarisation des emplois...

La Retraite : prévoir, anticiper, prendre des mesures, la survie c'est aussi ça.
Bref, si on s'en tient à l'essentiel du message, sauf à augmenter sans cesse (mais il y aura forcément une limite) les cotisations ouvrières et patronales ou à diminuer sans cesse (mais il y aura là encore forcément une limite) le montant des pensions de retraite, le principe même d'une retraite par répartition qui consiste à payer les retraites d'aujourd'hui avec les cotisations d'aujourd'hui serait tout simplement condamné.

Stéphen.

06 novembre 2006 à 16:49:05
Réponse #1

Maximil


Sur le côté financier:
-  concernant la diminution régulière de l'âge de la retraite, la tendance va en s'inversant. On parle plutôt d'allongement désormais, mais si certaines professions revendiquent un statut plus avantageux (ou moins désavantageux, pas de polémique).
- Le montant des cotisations ne cesse pas de diminuer, au contraire.
- La précarisation des emplois n'intervient pas dans ce domaine.

Il faut voir ce problème comme un problème d'une génération puisqu'à la suivante, cela sera différent. Il faut donc faire tenir le système 15 ans maximum. D'un autre côté, il faut voir que le nombre de fonctionnaires (ou assimilés) partant à la retraite (donc en haut des echelles de grilles indiciaires) va permettre de récuperer une somme conséquente pour aider au financement des retraites, mais aussi de permettre plus d'emploi (si adéquation formation/emplois libérés) donc taux de chômage plus faible et indemnisations plus faible aussi etc...
L'approche est beaucoup plus compliqué, et peu de modèles existent à ce jour.

D'un autre coté, et là sur mon opinion uniquement, s'imaginer que le système des retraites va perdurer gentiment, c'est se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Le système actuel, toujours à mon avis et je n'en débattrais pas le pourquoi, ne tiendra plus longtemps (je parle du système général, de la societé telle que nous la connaissons). Donc la retraite... :branleur: je n'y cotise que parceque j'y suis obligé, c'est tout.

 La prévoyance de la retraite (dans 35-40 ans ???), je me préoccupe plutôt de savoir si l'eau sera encore potable à cette date si je suis encore en vie. Je pense que la Vème république s'effondrera dans les mêmes conditions que les autres, mais à un point de vue mondial, nous avons vraiment autre chose à nous préoccuper qu'à notre argent et notre petit bien-être...
« Modifié: 06 novembre 2006 à 16:51:43 par Maximil »
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06 novembre 2006 à 17:17:35
Réponse #2

James


Citer
baisse de la natalité
Pas en France, renseigne-toi! baisse du nombre de gens qui ont envie de travailler, oui, de natalite, non!

06 novembre 2006 à 17:20:56
Réponse #3

Demo


mais à un point de vue mondial, nous avons vraiment autre chose à nous préoccuper qu'à notre argent et notre petit bien-être...

     C'est pas faux... :-\
     Mais en même temps, il ne faut pas nier qu'aujourd'hui, pas grand monde ne se soucie à temps plein du reste de la planète. Si tu as la télé, je te conseille de regarder un JT un soir (pas plus hein... un ça suffit bien :down:)
     Les problèmes humains, il n'y a pas besoin d'aller au bout du monde pour les trouver. Et un système social bien conçu et -oserais je le mot- égalitaire ne me parait pas complètement hors de propos.

      

06 novembre 2006 à 17:29:29
Réponse #4

Maximil


Très peu de gens s'en soucient: soient parcequ'ils sont trop riches pour s'en soucier (les pays développés), soit trop pauvres pour y faire quoique ce soit (les autres pays).
Regarder le JT à la télé: j'ai pas la télé, alosr si en plus c'est pour regarder le JT  :)

James a tout à fait raison, notre taux de natalité est en augmentation depuis 90-91. Il ne faut pas tenir compte des données de l'après guerre et des 30 glorieuses pour voir cette évolution
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06 novembre 2006 à 19:49:07
Réponse #5

kazar


La prévoyance de la retraite (dans 35-40 ans ???), je me préoccupe plutôt de savoir si l'eau sera encore potable à cette date si je suis encore en vie. Je pense que la Vème république s'effondrera dans les mêmes conditions que les autres, mais à un point de vue mondial, nous avons vraiment autre chose à nous préoccuper qu'à notre argent et notre petit bien-être...


Cela signifie-t'il Maximil que tu fais le choix de ne pas capitaliser?

Stéphen.

06 novembre 2006 à 20:10:47
Réponse #6

zoltan charles henderson


Très clairement, et je ne vis pas en France mais l'analyse de Maximil est pertinente ici aussi, j'ai fait le choix de...ne plus y croire...

Je prépare cela à ma manière.

Et ne pensez pas que c'est par le biais d'épargnes pensions ou autres solutions bancaires privées.


06 novembre 2006 à 20:15:59
Réponse #7

kazar


C'est un sujet aussi important que de savoir comment faire du feu quand il pleut ou comment dormir dans la neige.

Qu'y-a-t'il comme autre possibilités que les épargnes pensions et autres solutions bancaires privées?

Stéphen.

06 novembre 2006 à 22:08:52
Réponse #8

bloodyfrog


Salut Kazar,

Citer
Qu'y-a-t'il comme autre possibilités que les épargnes pensions et autres solutions bancaires privées?

Un petit bout de terrain, une bêche et un 12 pour défendre tes carottes... ;D

 ;)

Manu.

06 novembre 2006 à 22:30:42
Réponse #9

L'Yéti


Qu'y-a-t'il comme autre possibilités que les épargnes pensions et autres solutions bancaires privées?

Accepter de réduire ses besoins au strict minimum et viser l'autarcie  :D Il restera toujours à payer des impôts et avoir son argent en banque  :-\

06 novembre 2006 à 22:35:07
Réponse #10

kazar


salut manu,

A condition de pouvoir le conserver le bout de terrain pour faire pousser les carottes...

Moi je vois plutôt ceci : amasser le maximum d'argent et se barrer dans un autre pays plus stable.

Stéphen.

07 novembre 2006 à 08:58:51
Réponse #11

mijour


Il est sûr qu'il ne faut pas compter sur les années à venir pour pouvoir récupérer une "bonne retraite".

Cependant, ne plaignez pas les retraités actuels.... Mon père était bien comtent d'être en retraite (il y a un peu plus d'un an), et de voir que sa pension équivalait à 90% (mini) de son salaire, certes, il doit payer en plus sa police d'assurance (santé) vu qu'elle était prelevée sur son salaire lorsqu'il était en activité... Donc vive la retraite actuelle...

Mais pour les années futures, on ne sait pas ce qui se passera...
Donc, pour ma part, même à l'âge de 26 ans (vu que j'ai un salaire qui me le permet), je cotise à une assurance retraite, c'est rien par mois, mais ça me permet en plus de réduire mes impôts... Mieux faut que mon argent soit bloqué pour ma retraite que donné aux impots...

Si j'avais encore plus d'aissance financière, j'investirai dans l'immobilier... Les rentes immobilières (grâce à la location) sont des revenus certains et stables. Enfin, delà, il faut penser qu'il y aura des impôts à repayer derrière.

Cercle vicieux... On est surement trop taxé, mais c'est pour la solidarité (idéologie de notre république).... (dommage que l'état ne partage pas si équitablement, et profite allégrement de l'argent public pour faire (quelques) fastes)

Mais ça, ça ne changera pas...

07 novembre 2006 à 09:43:42
Réponse #12

Maximil


Kazar: se barrer dans un pays plus stable: tu en connais beaucoup des pays plus stable que la France ??

Oui, je refuse de capitaliser (bon pour le moment, le problème ne se pose même pas  :D). Ce qui dit BloddyFrog est très juste à mon sens: vivre au maximum en autarcie donc
- potager
- de quoi chasser et cueillir (donc les connaissances qui vont avec)
- savoir se passer d'electricité et de gaz (donc cheminée ou poele absolument)
- proteger ses acquis  (proprietaire quitte à prendre çà sur 40 ans) et soi-même (12, 22...  ::))
- et le reste on verra bien.

Je pars du principe que de toutes façons, les premiers à en patir seront ceux qui seront en ville. Donc vive la campagne. Partir de France ? non merci. Quant à gonfler vonlontairement son compte en banque dans la vision d'une future retraite, à moins que ce soit à très court terme ou pour éviter de payer des impôts, non merci. Renseignez vous sur ce qui s'est passé en Argentine, et notamment le rôle passionant qu'ont eu certaines banques francaises (honte à nous sur ce coup)... vous verrez qu'un chiffre inscrit sur un bout de papier, quant il s'agit de manger, ne nourrit absolument pas.
« Modifié: 07 novembre 2006 à 09:45:44 par Maximil »
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07 novembre 2006 à 10:13:18
Réponse #13

Pierrot


Pour ma part, je commence doucement à m'habituer à l'idée que lorsque j'atteindrais l'age de la retraite, celle ci n'existera peut être plus.  :o

En revanche tout ce que je demande, c'est d'y arriver en bonne santé et avec toutes mes facultés, physique et mentales,  à partir de là ça devrait pas trop mal se passer quand même.

07 novembre 2006 à 15:00:13
Réponse #14

kazar


Difficile comme sujet...
Je suis convaincu qu'il est important que nous l'approfondissions.


Pour partir sur la meilleure base possible, voyons d'abord quelles sont les différents types de retraites (Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_%28sociale%29) :

Plusieurs grands principes de fonctionnement, qui peuvent être combinés, existent :

A - les systèmes étatiques obligatoires :

  la répartition : ce sont les cotisations des travailleurs et employeurs actuels qui payent les retraités actuels. Deux présentations existent de ce système.

   - Le principe est celui d'une solidarité élargie, collective et intergénérationnelle, où chaque (futur) retraité prend en charge les retraités du moment (et sera pris en charge lui-même par les cotisants futurs). Dans cette logique, le cotisant d'aujourd'hui n'a aucun droit réel, et le système se fiscalise : les cotisations sont fixées par le niveau d'impôt, on partage le montant entre les retraités selon des clefs complexes.

   - Dans l'imaginaire collectif et dans la présentation publicitaire, ce système est plutôt conçu comme une épargne collective, un système de capitalisation mutuel, où le futur retraité acquiert des droits réels sur les futurs cotisants ; les pensions sont fixées par des règles complexes, et on se débrouille pour trouver les ressources financières nécessaires.

Ces deux doctrines cohabitent, plus ou moins bien selon la souplesse qu'on laisse aux inévitables variations de population et la gestion politique des intérêts contradictoires des pensionnés et des cotisants. En pratique, ce système n'est pas exempt de défaut (la gestion des cotisations des actifs peut n'être pas irréprochable), ce qui peut conduire par contrecoup à réhabiliter les autres systèmes, y compris la capitalisation.


B - les systèmes individuels non obligatoires :

  1. la solidarité familiale : chaque groupe (famille, famille élargie, clan etc.) prend en charge ses retraités et leur assure l'existence.

  2. l'épargne, appelée aussi capitalisation : le futur retraité épargne une partie de ses revenus dans le but d'avoir un capital pour le moment où il décidera de ne plus être actif. La forme de cette épargne peut prendre différentes formes :
     - fond de placement / assurance vie / fond de pension : il confie son épargne à des gestionnaires à qui il donnera le mandat de gestion dans lequel il choisira un mode de gestion privilégiant la rentabilité à long terme et des risques les plus faibles. lorsqu'il ne sera plus actif, il pourra tranformer tout ou partie de son capital en :
         . rente à montant déterminée. Dans ce cas, si la mort intervient avant l'épuisement du capital, le capital restant sera reversé à ses héritiers. Dans le cas contraire, le retraité se retrouve sans ressource. Il devra être secouru par la solidarité familiale.
         . rente viagère, ce mécanisme donne plus de sécurité au retraité, car il lui assure un revenu fixe jusqu'à la fin de ses jours. En contrepartie du rique d'espérance de vie, le gérant du capital gardera le capital restant au moment de la mort.

   - devenir propriétaire de son habitat : la première des sécurités pour ses vieux jours est d'avoir un toit. L'épargnant pourrait donc mettre les fruits de son travail qu'il souhaite épargner dans l'achat de son habitat.

************************

Sur cette base (qui demande sans doute à être précisée, enrichie), peut-être pourrions-nous essayer de trouver des solutions possibles, des pistes, etc... Ces connaissances seront peut-être le "bois gras" de notre avenir.

Stéphen.
« Modifié: 07 novembre 2006 à 15:02:34 par kazar »

07 novembre 2006 à 15:06:42
Réponse #15

Maximil


Ce système oublie un certain nombre de principes, comme l'absence de retraite. Regarde dans pas mal de pays africains, il n'y a pas de retraite: quand les vieux sont trop vieux pour faire leur metier habituel, ils deviennent des "sages" ou "anciens" et dirigent ou enseignent. Pas de retraites à prévoir !!

Maintenant, les systèmes de retraites étatiques ou individuels autre que solidarité familiale sont tous basés sur l'argent et une societé en place. Je te pose la question suivante: n'est-ce pas un peu optimiste comme hypothèse de départ ?  ::)
« Modifié: 07 novembre 2006 à 15:08:38 par Maximil »
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07 novembre 2006 à 15:45:56
Réponse #16

kazar


Je te pose la question suivante: n'est-ce pas un peu optimiste comme hypothèse de départ ?  ::)

Yessss  ;)  C'est volontaire.

Stéphen.

07 novembre 2006 à 15:48:48
Réponse #17

James


Bah, la retraite est au travailleur ce que le paradis est au croyant... Un moyen d'avoir des gentils bon moutons qui produisent sans se revolter.

07 novembre 2006 à 16:06:33
Réponse #18

kazar


"Re - traite" : action de traiter à nouveau.

> traite
(nom féminin)
Action de traire.• Trajet que l'on fait sans s'arrêter.• Lettre de change.• Transport et échange de marchandises.


Difficultés orthographiques :
• traite des Noirs.
• traite des Blanches.
• traite des travailleurs???  ;)


Stéphen.

07 novembre 2006 à 16:51:42
Réponse #19

kazar


Plus serieusement :

Au Kosovo : "Ce que les femmes et les hommes au Kosovo reçoivent aujourd’hui, même si on appelle cela une pension, est en fait une assistance sociale minimale d’environ 40 euros par mois. Le seul critère retenu pour recevoir ce micro-soutien est d’avoir eu la chance de survivre dans les Balkans jusqu’à l’age respectable de 65 ans, que vous ayez ou non travaillé toute votre vie auparavant.

Cette allocation mensuelle, qui était de 28 euros quand elle a été introduite, est complètement irréaliste. Que peut-on faire avec cette broutille de 40 euros par mois ? Cela fait 1,3 euro par jour et au Kosovo, le bénéficiaire peut à peine s’acheter un litre de lait et une miche de pain. Il est pratiquement impossible de se nourrir avec ces quelques sous et il ne faut pas penser à avoir un toit sur la tête ni faire d’autres dépenses de base pour survivre.
Et que dire de ceux qui sont forcés de partir bien avant l’âge de la retraite ? Que deviennent-ils sur un marché du travail qui favorise ouvertement les jeunes générations ?

Les gens réussissent à survivre malgré tout. Peut-être cette survie est-elle due à la nature de la communauté albanaise du Kosovo, qui est fortement basée sur la solidarité des structures familiales étroitement liées. Les membres de la famille s’offrent un soutien mutuel, s’ils ont les moyens de le faire. Certains ont de la famille qui vit à l’étranger et qui envoit assez d’argent pour aider les aînés. Mais il est qu’en même difficile d’espérer recevoir beaucoup de la part de parents qui ont du mal à trouver du travail et, en plus, quand il n’y a pas d’aide pour les chômeurs.

De nombreuses personnes âgées avaient accumulé de confortables intérêts dans les banques de l’ex-Yougoslavie, dans l’espoir que ces économies leur permettraient d’avoir un minimum de sécurité financière pour leurs vieux jours. Aujourd’hui, on leur dit qu’ils pourraient, peut-être, retrouver une partie de ces économies à condition qu’ils paient des droits en Serbie. Ils viennent me voir et ils me demandent : comment allons-nous payer ces droits serbes ?

Les gens qui ne vivent pas ici ont du mal à croire qu’il n’y a toujours pas de système de pensions au Kosovo. La situation est encore plus embrouillée parce que ces retraités ont touché une pension jusqu‘en 1999, quand les premières bombes ont commencé à tomber sur le territoire. Ces gens qui ont des années d’activité professionnelle derrière eux jettent leur carnet de pension sur ma table et me demandent : où est l’argent ?

Où est l’argent, demandent-ils, pour payer l’électricité ? l’eau ? pour survivre ? Car, en recevant ce maigre pécule mensuel, les retraités au Kosovo ne sont pas exemptés de payer pour toutes les dépenses de la vie quotidienne. Dans certains pays, une forme d’aide sociale consiste à accorder des tarifs préférentiels ou des exemptions de paiement aux personnes qui vivent sous un seuil économique minimum. Les personnes dans cette catégorie peuvent prétendre recevoir des crédits pour la fourniture d’eau et d’électricité pour survivre. Ces fonds pour payer ces services sont couverts par le budget du gouvernement.

Le problème au Kosovo, c’est qu’il n’y a pas de tel système pour aider les gens à payer les dépenses indispensables. Il est vrai que les services publics et la Compagnie d’électricité du Kosovo (KEK) ne sont pas des organisations de bienfaisance. Ces services doivent gagner de l’argent pour continuer à fonctionner. Mais la question est de savoir dans quelle mesure les gens ne veulent pas ou ne peuvent pas payer. Si le choix se joue entre acheter le pain quotidien ou payer la facture d’électricité, les besoins biologiques et nutritionnels sont à chaque fois gagnants.

Si certaines de ces personnes souffrent de maladies et ont des besoins particuliers pour leur santé, elles ont alors besoin de puiser dans leurs maigres revenus pour payer les médicaments ou les soins. Chacun sait bien que si vous allez chez le médecin, vous devez payer. Et tout le monde sait pourquoi tant de gens ne vont pas chez le médecin, ou n’arrivent pas à acheter les médicaments indispensables ou ne reçoivent pas les traitements dont ils auraient besoin."
Source : http://www.globalaging.org/armedconflict/countryreports/europefsu/easterneurope/transikosovo.htm


En France, chaine télévisée Tf1, présentation "nian nian" : http://tf1.lci.fr/infos/media/economie/0,,3345497,00-commerce-rural-multiplier-activites-pour-survivre-.html


Une République qui n'est plus capable d'assurer un droit de subsistance digne à chacun quel que soit son age et son statut économique ou social, n'est plus une République. Si les gens n'ont pas le ventre plein et un toit pour se nourrir on va droit vers de lourds conflits sociaux, voire une guerre civile.

La solidarité de tous garantit la subsistance à chacun. Accepter un niveau de vie minimal est un acte de solidarité. Partager le travail et le chômage relève de la solidarité : un revenu par ménage devrait être la rêgle.

Stéphen.
« Modifié: 07 novembre 2006 à 16:58:26 par kazar »

07 novembre 2006 à 21:17:04
Réponse #20

guillaume


Ok. Je vais sûrement passer pour un égoïste mais tant pis: comment fait-on, alors, pour économiser en vue de subvenir à ses besoins plus tard?
Acheter une bague très cher et la revendre?  ;)

a+

08 novembre 2006 à 03:29:02
Réponse #21

kazar


Salut Guillaume,

Je trouve super que tu t'interresses à ce sujet. Il est peut-être moins "passionnant" que la survie sauvage (EDC, bois gras, construire un radeau avec un Cold Steel Bushman, piéger un ornithorynque avec un euf Kinder, etc...), mais il est essentiel pour les jeunes et les moins jeunes. J'espère que ce post fera long feu.

Stéphen.

08 novembre 2006 à 07:54:04
Réponse #22

BULLYSSON


Ok. Je vais sûrement passer pour un égoïste mais tant pis: comment fait-on, alors, pour économiser en vue de subvenir à ses besoins plus tard?
Acheter une bague très cher et la revendre?  ;)

a+


Salut Guillaume,

à titre informatif, l'Epargne type Assurance-Vie (défiscalisée au bout de 8 ans) peut être une partie de la solution en l'ouvrant dès maintenant et en versant un peu tous les mois dessus par exemple.

on distingue pour faire simple :
 
- l'assurance vie sur "fonds Euro", qui rémunère peu mais qui est très sécuritaire, on a pas de mauvaise surprise à l'arrivée.
- l'assurance vie "multi-supports" qui rémunère mieux sur du long terme (20 ans et +) mais qu'il faut suivre un minimum quand même car elle est plus sujette à variations (actions, obligations, sicav). C'est celle qui a le plus de succès actuellement.

Pour un jeune qui commencerait à épargner aujourd'hui, je préfère l'assurance vie à tous les autres produits type "plan épargne" qui sont souvent moins souples et toujours sujets à de nouvelles taxes de l'Etat (PEL par exemple).


Avec l'Assurance vie :
- ton argent est disponible, ce n'est pas du "fonds perdus", tu le retires quand tu veux
- tu verses dessus quand tu le souhaites,périodiquement ou ponctuellement
- la rémunération est interressante, beaucoup plus en tout cas que sur un livret classique
- tu disposes d'une sécurité que tu n'as pas quand tu "vas en bourse"... souvent les établissements te permettent de choisir ton profil d'épargnant : "sécurité, équilibre ou dynamique", ce qui limite les mauvaises surprises ainsi que certaines options (sécurité des plus-values).
- En cas de décès l'argent est facilement transmissible à tes proches.


Sinon il y a aussi l'achat immobilier qui peut être une solution parmi d'autres...


@+


Bully


« Modifié: 08 novembre 2006 à 08:05:40 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

08 novembre 2006 à 09:47:43
Réponse #23

Maximil


Concernant l'investissement dans des bijoux, de l'or ou des diamants, c'est quelque chose de.... complètement idiot et voué à la perte.
Pour info, quand tu achètes un bijou en or dans une bijouterie, il est vendu à un facteur de 3 à 3,3 .
Un exemple, tu achètes un bijou en or à 3300 euros.
A partir du moment où tu sors de la bijouterie, il ne vaut plus en tant que bijou 1000 euros. Mais à qui peux-tu revendre çà ? A un particulier ? Très difficile. A un professionnel ? ok mais tu retires à ces 1000 euros la TVA, le coût d'exposition, les frais etc... bref sa marge. Et si par bonheur cela peut se vendre, il va te le racheter au maximum dans les 650-700 euros. Mais rassure-toi, si tu ne veux le vendre qu'au poids de l'or, ton bijou en vaut en fait maximum 500 avec de la chance... Rentable ?

Tu veux investir dans un diamant, cela va être moins pratique à la revente, et avec un perte colossale aussi sauf à prendre de très gros gemmes, d'une beauté splendide. Mais tu y perdras sur un facteur de 2 au moins.

Investir dans de l'or (lingot) : ok mais il faut l'acheter (ca coute cher), le revendre (frais aussi) et surtout le stocker: donc location d'un coffre fort à une banque pendant longtemps ainsi que l'assurance qui va avec. Et le prix de l'or fluctue un peu.

Prendre des actions en bourse ou des produits dérivés: sans doute le meilleur truc à faire MAIS, il faut que tu sois sûr et certain qu'au moment de ta retraite, il n'y ait pas eu de crack boursier ou de faillite à grandes échelles. Encore une fois, je t'invite à relire ce qui s'est passé pour l'Argentine.

Enfin tu as l'option d'investir dans de l'immobilier. Sans doute le moins risqué si tu prends plusieurs petits logements plutôt qu'un gros et à des endroits géographiques très différents. Mais il faut avoir les moyens de le faire. Donc en priorité vise d'abord à être proprietaire toi-même, histoire de ne pas avoir de loyer à payer et à perdre (mieux vaut payer tous les mois l'équivalent d'un loyer en traites de remboursement à une banque pour avoir une maison qui t'appartient de plus en plus, que de perdre l'argent définitivement dans un loyer).

Mon avis: apprends encore et encore pour être le plus autonome possible. Tout ce que tu sauras faire par toi-même, tu ne devras pas l'acheter à la societé. Et puis il faut se poser la question serieusement de ce que tu penses que seras la societé ou non dans X années. Cela peut parfois changer grandement les choix dictés.


Avec l'assurance-vie, si tu retires ton argent AVANT la fin de l'échéance, ne perd-on pas la grande majorité des interêts ?
Il faut se rappeler que tous ces produits fonctionnent avec les marchés boursiers, je repose la même question sur les prévisions futures.
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08 novembre 2006 à 10:03:46
Réponse #24

guillaume


Concernant l'investissement dans des bijoux, de l'or ou des diamants, c'est quelque chose de.... complètement idiot et voué à la perte.

C'était une blague t'inquiètes pas  ;).

Citer
Enfin tu as l'option d'investir dans de l'immobilier. Sans doute le moins risqué si tu prends plusieurs petits logements plutôt qu'un gros et à des endroits géographiques très différents. Mais il faut avoir les moyens de le faire. Donc en priorité vise d'abord à être proprietaire toi-même, histoire de ne pas avoir de loyer à payer et à perdre (mieux vaut payer tous les mois l'équivalent d'un loyer en traites de remboursement à une banque pour avoir une maison qui t'appartient de plus en plus, que de perdre l'argent définitivement dans un loyer).

OK. Mais bon ça reste quand même aléatoire dans une société où rien ne va plus non?

Citer
Mon avis: apprends encore et encore pour être le plus autonome possible. Tout ce que tu sauras faire par toi-même, tu ne devras pas l'acheter à la societé. Et puis il faut se poser la question serieusement de ce que tu penses que seras la societé ou non dans X années. Cela peut parfois changer grandement les choix dictés.

Je vise la semi-autarcie pour plus tard  :).

Citer
Avec l'assurance-vie, si tu retires ton argent AVANT la fin de l'échéance, ne perd-on pas la grande majorité des interêts ?
Il faut se rappeler que tous ces produits fonctionnent avec les marchés boursiers, je repose la même question sur les prévisions futures.

C'est bien ce que j'avais compris: c'est bien pour une société où tout va bien mais pas dans une société qui vient de se casser la gueule.

a+

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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