LE principe scientifique de base est celui-ci : un et un seul contre-exemple fout toute une théorie en l'air. Si on a une théorie qui dit qu'au repos on transpire 15 g par m² et par heure, alors cette "théorie" est de toute évidence kaput. (Mais je vais voir exactement comment c'est formulé)
Et inversement.

Je t'assure que nous sommes plusieurs à avoir fait pas mal de recherches (internet) sur les valeurs de la transpiration et de la perspiration. Il y règne la plus grande confusion, et tout le monde avance des chiffres sans vraiment fournir de sources "premières".
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Mais, je n'ai jamais vu quelqu'un transpirer au repos et en ayant froid.
On ne voit pas la transpiration. Ce que l'on voit c'est la sueur, c'est à dire quand le mécanisme de la transpiration fonctionne mal au point que l'eau qui doit nous refroidir ne s'évapore pas/plus.
Il semble bien qu'il faille un minimum de transpiration pour garder l'humidité de notre peau. Ce phénomène n'est pas déclenché par un besoin de régulation thermique, c'est juste pour que la peau garde ses propriétés.
En revanche, il y a plein d'information contradictoire à ce sujet et rien de bien concluant. D'une part, il est normal que la mesure de mécanismes physiologique ne donne pas le même niveau de précision qu'une mesure de type "physique". En effet, les hommes ne sont pas identiques et il est extrêmement difficile d'avoir les mêmes conditions d'expérience (température, hygrométrie, pression même niveau d'activité physique, hydratation du corps, nourriture...).
D'autre part, les expériences empiriques sont souvent assez approximatives. Par exemple, si quelqu'un me dit : j'ai pesé mon sac de couchage après une nuit froide et j'ai trouvé Xg d'eau....il ne précise pas toujours l'humidité relative de l'air, la température, le vent, la pression atmosphérique, le point de condensation, le niveau d'humidité de sac au départ (les tissus stockent plus ou moins l'humidité) ni le poids et la composition exacte de ses sous vêtements (ex : la laine peut stocker au moins 20% de son poids en eau de façon imperceptible, si un ensemble de sous vêtement pèse 500gr...).
Certain diront, "ma transpiration à saturé le sac de couchage". Mais c'est peut être tout simplement la respiration et peut être même le fait d'avoir cuisiné dans la tente...
Ce qu'il semble avéré :
- L'humidité de l'air est surtout son humidité relative perturbe notre mécanisme de régulation thermique le plus efficace : la transpiration.
- L'humidité de l'air peut dans, certaines conditions, condenser et détériorer les isolants ce qui modifie leur propriété (pas toujours à la baisse).
- Si on veut éviter l'accumulation d'humidité dans les vêtements il faut porter juste le nécessaire afin d'éviter "d'avoir trop chaud" ce qui veut dire en fait "suer" et donc ressentir de la moiteur parce que le mécanisme de la transpiration fonctionne mal.
- Cette dernière condition est très difficile à réaliser dans la pratique. Le jour : parce que notre activité physique varie énormément et que selon l'activité physique les besoins en isolation sont totalement différents. Ce facteur intervenant au moins autant que les conditions climatiques. La nuit dans le sac de couchage : Parce que là aussi le sommeil n'est pas "homogène" ni notre production de chaleur durant une nuit (digestion, phase de sommeil agitée, pipi). De plus, on a tendance à avoir au début de la nuit car on doit d'abord réchauffer la masse du sac (l'effet "drap froid" quand on se met au lit).
Les règles qui semblent couramment admises :
- Se couvrir à minima à l'effort. "avoir juste un peu froid". Ce qui veut dire se couvrir dès qu'on s'arrête "avant d'avoir froid". C'est un travail permanent.
- Eviter les vêtements "bloquant l'humidité" (de type membrane par exemple)
- La ventilation mécanique est un moyen très efficace pour éviter l'accumulation d'humidité dans les vêtements (ouvertures réglables, laisser "flotter" le vêtement, libérer les manches, la capuche et le cou..."
- Moins on a de zone froide (parois froides) entre deux milieux moins on a de condensation. Ce point est difficile à respecter en même temps que le point précédent.
- Ralentir avant d'arriver au camp le soir. Eviter les efforts excessifs (quand on sent la transpiration).
- Ne pas hésiter à changer la couche humide si on peut la faire sécher. Si ce n'est pas possible l'éloigner du corps.
- On peut employer la méthode du "sacrifice", par exemple les semelles en papier journal.
- Deux couches fines superposées auront une plus grande surface d'échange lors du séchage qu'une couche épaisse de même poids.
- même par temps froid, le soleil peut amener des calories s'il brille : privilégier les couleurs foncées pour les sous vêtements.
- On peut éliminer mécaniquement l'humidité sur certain vêtement isolant (pile).
- On devrait s'arranger pour que le point de condensation se situe le plus possible dans une couche isolante hydrophobe et pouvant sécher facilement (couleur, composition, résistance au feu, construction...)
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