Bon, on aura donc progressé dans la compréhension des témoignages d'affection que vous autres témoignez à nous autres
! Il sert à tout ce forum, même à la réconciliation entre les peuples 
Bah! On aime bien taper sur les français, mais cela demeure comme entre frères et soeurs d'une même famille qui se chamaillent. D'ailleurs, un français qui désire immigrer au Québec est mieux de partir avec l'idée qu'il va en prendre plein la gueule sinon il risque de vivre un enfer.
jilucorg, vient ici que je te tape dessus!

Toi qui s'intéresse aux subtilités de la langue française, je me dois de te signaler que l'expression "maudits français" est typiquement québécoise. Une différence dans l'emploie de langue entre nos deux peuples c'est que les québécois n'accordent pas de sens péjoratif aux mots en dehors du contexte globale. Autrement dit, le mot maudit n'est pas péjoratif au Québec. Maintenant à savoir ce que les français pensent d'eux-même, c'est une autre histoire...
Au Canada le mot maudit signale une certaine connotation affectueuse. D'ailleurs seuls les français sont maudits. Les autres peuples sont des "écœurants".

L'approche du
CNRTL est très intéressante à ce sujet.
III. − Région. (Canada).
A. − Subst. [En appellatif hypocoristique] ,,Coquin, diable. Mon petit maudit, laisse mes poules tranquilles`` (Bél. 1957).
B. − Subst. et adj. (Personne) très habile, très rusée. C'est un maudit pour jouer aux cartes (Canada 1930). Il est maudit pour tricher (Bél. 1957).
C. − Loc. verb. Être en maudit. Être en colère. Elle ne veut pas m'entendre dire, par exemple, que je suis en maudit. Cela m'arrive pourtant assez souvent. Comme elle a déjà passé quelques jours sur les bords de la Seine, elle veut me faire dire que je suis en rogne ou que je suis en colère (A. Thério, Le Mors aux flancs, Montréal, éd. Jumonville, 1965, p.13).
Hypocoristique, oui c'est exactement cela!
LING. (Terme) qui exprime une intention caressante, affectueuse, notamment dans le langage des enfants ou ses imitations. Redoublement hypocoristique; usage, valeur hypocoristique d'un mot. Les procédés formels employés pour créer des termes hypocoristiques sont par exemple les suffixes dits « diminutifs » (fillette), le redoublement (chien-chien, fifille), l'abrègement des prénoms (Mado, Alec), ou le choix de termes conventionnellement hypocoristiques (fr. mon petit poulet, mon chou) (Mounin 1974).
Prononc. : [ipɔkɔʀistik]. Étymol. et Hist. 1893 (DG). Empr. au gr. ὑποκοριστικός « caressant » et « propre à atténuer »; cf. l'angl. hypocoristic (1796 ds NED).
et voilà la lumière est fait à propos des maudits français.

Néanmoins, selon le contexte, l'expression "Maudits français" peut devenir un piège. Par exemple le fait de juxtaposer le mot niais à maudit m'a amené à écrire : "Maintenant à savoir ce que les français pensent d'eux-même, c'est une autre histoire..." et c'est pourquoi j'ai employé l'expression "c'est dans ta tête" par rapport à : "Donc, le maudit niais de Français que je suis est bien....".
Dans un contexte québécois, si l'expression devient vraiment péjorative, le québécois va adjoindre des mots sacrés. Par exemple : "Siboire de colisse de maudit français je t'ai dit de farmer ta yeule". Dans ce cas, il vaut vraiment mieux de s'éloigner de la scène sans chercher à comprendre ou à se justifier. En général, les québécois sont très amicaux et habituellement dans ce genre de situation l'ensemble intervient pour calmer le jeu...
Attachons le barde à la branche de vieux chêne et faisons cuir les sangliers pour fêter la grande victoire des gaulois. Ah! non on a pas de sangliers ici au Québec. Bah! Alors mangeons quelques touristes...
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